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Widukind, Dux Saxonum

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                         Widukind




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Widukind (Wittekind), dalle dans l'église de Egern.

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Carte de la Saxe du temps de Widukind.

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Baptême d'Attigny (785) : Widukind, chef des Saxons, à genoux devant son parrain.

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Haithabu, ville viking, dont sa femme est princesse et où Widuking se réfugie.

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Evangelist Markus. Codex Wittekindus, Berlin, Staatsbibliothek.

On hésite entre de nombreuses orthographes de son nom : Widukind, Witikind, Wittikind, Vitigind, Widokind, Widuchind, Witochind, ou Wittekind ou Widochindis rebellis[1][2]. Il est né vers 743[3], en Angrie (= Engern) et est tué dans un combat en Souabe, le 7 janvier 810[4]. Il est inhumé dans l'église d'Engern[5], dans le Kreis d'Herford.


Le mythe de Widukind comporte des éléments héroïques, mais ils ne sont que rarement évoqués, souvent déformés, ou niés, par les auteurs ecclésiastiques[6]. Ce païen va devenir un roi saxon, puis même un saint pour les chrétiens[7]. Par la suite, il va être récupéré par la propagande nazie, alors qu'il est en partie d'origines slaves et qu'il combat les Francs allié aux Sorabes, qui sont des Slaves.

Dans sa jeunesse Widukind voit son pays ravagé par les troupes franques aux ordres des missionnaires. Widukind est d'abord seigneur d'Engern (Angrie). Le roi chrétien Charlemagne, futur empereur, engage en 772 une guerre de 32 ans contre les Saxons. Il s'agit de réduire en esclavage un million de paysans, écrivent Diderot et d'Alembert dans l'Encyclopédie. Les païens rebelles sont massacrés. Le grand temple des Externsteine est attaqué en 772. Irminsul, l'arbre sacré des Saxons, est abattu par les chrétiens. En 775, le roi des Francs vient camper à Lodbad, sur les bords de la Weser. Les guerriers westphaliens de Widukind se mêlant aux fourrageurs francs, entrent avec eux dans le camp, tuent des soldats ennemis et font du butin. C'est là le premier exploit du chef des Saxons. Les Annales Laurissenses nous disent que Widochindis rebellis est le seul Saxon, qui ne se soumet pas aux Francs, à la diète de Paderborn, en 777.

Comme Dux Saxonum, de 778 à 785, Widukind résiste à Charles. Les Annales royales franques nous disent que Charles envahit et soumet la Saxe. Widukind s'enfuit au Danemark, la Nordmannia, à la fin de l’année 777. Au début de l’année suivante, Widukind déclenche une nouvelle révolte. Il veut profiter que le roi Charles fait campagne en Espagne, mais il est battu près de Leisa, sur la rivière Eder. La victoire saxonne de Süntel est à l’origine du massacre de 4.500 païens à Werden. Mais Widukind (743 - 807 ) est un homme fort. Après cette première défaite en 782 il décide de déclencher un soulèvement massif contre les Francs dans le nord et le centre de la Germanie[8].

Les Annales Laurissenses nous apprennent que Charles envoie son missus Amelwinum pour assiéger Widochindum et Abbionem en 785. Les chefs des païens se rendent. Dans les archives d’Adam de Brême, on nous parle de Widichind qui cède et accepte le baptême, en 785, à Attiniacum villa (= Attigny). Charlemagne est son parrain.

Widukind devient le comte de Buddinesfeld qui met son épée et ses troupes au service de l’empire chrétien. L’ancien duc contribue à y établir le fameux capitulaire de 793. Il meurt en 807 en Souabe, où il combat les ennemis de son vainqueur.

Charles IV (1316 -1378), empereur romain germanique de 1355 à sa mort fait ériger en signe de réconciliation un monument au duc de Saxe Widukind[9].


Thomas Mann voit dans Widukind un protestant :

Il proteste contre le reste du monde, ainsi que le fit avant lui Arminius.


Montesquieu, dans L'esprit des lois écrit :

Les Vikings attribuoient aux ecclésiastiques la destruction de leurs idoles, et toutes les violences de Charlemagne, qui les avoit obligés les uns après les autres à se réfugier dans le nord.

Le Codex Wittekindeus est un manuscrit enluminé contenant les évangiles, réalisé à l'abbaye de Fulda en Allemagne vers 970-980. Il est très longtemps conservé à l'église d'Enger, où selon la légende il a appartenu à Widukind de Saxe qui lui a donné son nom. Il est actuellement conservé à la Bibliothèque d'État de Berlin. On dit qu'il a été offert à Widukind par Charlemagne. Cependant, Widukind a vécu un siècle avant la réalisation du codex. Otton Ier du Saint-Empire et sa femme ont fait de nombreux dons à cette même église et sont peut-être à l'origine de la commande de ce manuscrit[10].


Widukind est la tige des Immedinger une famille saxonne noble.

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Widukind.

SON NOM, SES ORIGINES ET SA JEUNESSE Modifier

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Son nom Modifier

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Religion des Germains : Odin et des loups.

Widukind, forêt enfant, l'enfant de la forêt, est un kenning vieux norrois. un mot est remplacé par une périphrase à valeur métaphorique. Il ne faut pas faire en ce cas une traduction au mot à mot. Comme pour les textes de la poésie islandaise, ils sont chargés de sens.

Le loup c'est l’enfant de la forêt et un animal lié à la mort et à la guerre[11], dans les traditions et croyances germaniques du temps du paganisme[12]. Le nom Widukind peut donc à l' origine être une épithète honorifique, pas un nom propre[13], un surnom gagné grâce à sa valeur.

C'est le contraire de ce que toutes les sources chrétiennes disent de lui. Elles proviennent de ses ennemis, les Francs, qui en donnent une image négative, le représentant comme un second Attila et un traître.

Ses origines Modifier

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Ancêtres de Widukind, Bruno et leur soeur Emhild.

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Les parents de Widukind.

Widukind, selon certains généalogistes, est le fils du duc Theodoric, car il parfois associé à son nom dans certaines annales. Mais Widukind et Theodoric sont juste deux ducs saxons qui résistent aux Francs et aux chrétiens.

En effet les chroniques médiévales et les historiens lui donnent pour père le Duc de Engern, Warnechin, l’un des principaux chefs de la nation saxonne[14].

Ce Warnechin d’Engern (ca 815 - 868) n'est que comte. Kunhilde de Rügen, sa mère, est d’origines alémaniques et alsaciennes, mais aussi de Rügen[15]. Son père est né dans cette île, peuplée principalement de Slaves à cette époque. Par les femmes, il descend en partie des Wendes et des Obotrites, donc de princes slaves occidentaux. La grand-mère de Widukind, Dobzogera, est la fille de Billung, roi des Wendes.

Pourtant Widukind va devenir onze siècles plus tard le modèle de la race des seigneurs, pour les nazis, partisans de la supériorité des Germains sur les Slaves.


Widukind est le frère de Emhild de Engern (755 - 780), qui se marie avec Harald, second roi de Haithabu (Hedeby). Harald (755 - 804) est le frère de son épouse, Geva de Haithabu[16]. Le roi du Danemark, Sigefried, est le beau-frère de sa soeur et un autre frère de sa femme.

Du fait de ses liens familiaux avec les Vikings et les Slaves, Widukind va disposer à la fois d’alliés puissants dans sa lutte contre les Francs chrétiens et de refuges pour lui et ses armées défaites.

Sa jeunesse Modifier

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Charles Martel et la Germanie[17].

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Hoohseoburg.

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Le Duché de Saxe, au centre Engern.

Quand après la défaite d'Odilon, Carloman marche contre les Saxons, qui se sont rebellés, leur duc, Theodoric, se retranche dans une forteresse. Carloman oblige le duc à capituler. Il va lui-même en otage, pour garantir la paix, que le vainqueur lui accorde. Eginhard nous dit que Karlomannus est en Saxe au castrum Hohseoburg et il accepte la reddition de Theodericum Saxonem loci illius primarium, en 743.

Le chef saxon est ensuite relâché, et remis en possession de son duché, après avoir fait un nouveau serment de fidélité. Dès l'année suivante, il se révolte encore. Théodoric est capturé à nouveau, en 744, lorsque Carloman envahit la Saxe avec son frère Pépin.

Widukind voit donc son pays envahit et pillé par les Francs dès son enfance. Des missionnaires essaient de convertir de force son peuple. Sur les pignons de leurs maisons on voit les crânes des chevaux sacrifiés. Les Saxons adorent Odin, les héros tombés au Valhalla...

Les Saxons forment, à l'époque de Charlemagne, une sorte de confédération composée de trois peuplades différentes, dont chacune a son duc ou chef de guerre :

¤ les Ostfales,

¤ les Westfales,

¤ et les Engern (Angares).

Les Ostfales sont établis au bord de l'Elbe, les Westfales sur ceux l'Ems, et les Engern (Angares) au milieu. Ces deux dernières tribus sont en contact avec les possessions franques sur le Rhin. Selon Vingt-cinq ans d'études dynastiques, de Hervé Pinoteau, Theodoric est le duc des Ostfales et pas des Engern (Angares), le peuple de Widukind.

Toute son enfance Widukind a vu les Francs ravager le nord de la Germanie. Les guerres saxonnes recommencent quand les Westphaliens dévastent l'église de Deventer et les Angares assiègent la cour franque à Fritzlar.

772 Modifier

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Saint Boniface coupe les arbres sacrés des Germains.

À partir de 772, les Saxons attaquent la Thuringe. Charlemagne les repousse. Le roi franc emploie la force et la terreur afin de soumettre les Saxons.

A partir du Rhin moyen, Charlemagne conduit son armée dans des territoires perdus par les Francs en l'an 695. Il prend Eresburg...[18]. Le danger saxon transforme Cologne en citadelle avancée des Francs[19].

Cette guerre est parée de légitimations religieuses : lutter contre le paganisme est un devoir sacré et les lieux de culte païens sont détruits, notamment l'Irminsul et Externsteine.

La destruction de l'Irminsul (772) Modifier

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Le Irminsul est un symbole païen germanique. Il représente le Yggdrasil, axis mundi.

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Kloster Hamersleben : guerriers et Irminsul.

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Destruction d'Irminsul par Charlemagne

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Un cairn à l'emplacement d'un autre Irminsul à Friedrichsgrund, près de Dresde.

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Guerriers francs.

Irminsul signifie grande ou puissante colonne, cela semble plutôt être un arbre géant a, dédié à une divinité saxonne de la guerre, nommée simplement Irmin. Il se rencontre dans les annales franques à propos de la campagne de Charlemagne contre les Saxons en 772, année où l’empereur s’empare de la forteresse d’Eresburg et la détruit. Tout près d'Eresburg se dresse le Priesterberg (le mont du prêtre), qui surplombe la vallée de la Diemel. Cette colline est selon la tradition le lieu où se dresse l'arbre sacré Irminsul.

Irmin est un dieu méconnu, selon plusieurs, une représentation de Odin pendu à l'arbre divin Yggdrasil ou encore, d'Arminius, celui qui réussit jadis à unifier les peuples germaniques. C'est un divinité indépendante de Saxe[20], associée aussi à Widukind[21].

Nous connaissons les liens entre les hommes et les arbres dans le nord. Le premier homme et la première femme sont créés à partir d’arbres. Yggdrasil est l’arbre sacré et Heimdal le dieu des hommes, de la société humaine lorqu’il crée les trois fonctions. L’arbre Yggdrasil est le lien entre les mondes, un pont, tout comme l’arc-en-ciel Bifrost.

Ces arbres sacrés sont pour cette ancienne religion de l’Europe les merveilles de la création, des symboles sacrés, alliant le soleil et les sources de force et de vie. En Gaule les chrétiens ont déjà remplacé les arbres sacrés aux carrefours routiers par des calvaires. Le moine Rodolphe de Fulda († 865), à qui l'on doit la description la plus complète d'Irminsul, rapporte au chapitre 3 de son hagiographie De miraculis sancti Alexandri :

Il y avait aussi un tronc d'arbre d'une taille peu commune, dressé verticalement, que les Saxons vénéraient en plein air, et qu'ils appelaient dans leur langue « Irminsul », qu'on peut rendre en latin par « pilier du monde », comme s'il soutenait toutes choses.

Nous connaissons les liens entre les hommes et les arbres dans le nord. Le premier homme et la première femme ont été créés à partir d’arbres. Yggdrasil est l’arbre sacré et Heimdal le dieu des hommes, de la société humaine lorqu’il a créé les trois fonctions. L’arbre Yggdrasil est le lien entre les mondes, un pont, tout comme l’arc-en-ciel Bifrost. C'est une évocation de l'arbre Monde des mythes germaniques, c'est-à-dire une représentation de l'équivalent d'Yggdrasil, évoqué dans l'Edda et toute la mythologie scandinave.

Adam de Brème, archevêque de Hambourg et responsable de la christianisation du Nord, écrit vers 1080 à propos du grand temple païen d’Uppsala, en Suède :

Près de ce temple se trouve un arbre gigantesque qui étend largement ses branches ; il est toujours vert, tant en hiver qu’en été. Personne ne sait quelle sorte d’arbre c’est [22].

La popularité de ce mythe auprès des anciens Saxons est par ailleurs attestée chez les Anglo-Saxons du haut Moyen Âge, notamment à travers nombre de représentations qui mêlent mythes germaniques et religion chrétienne et qui associent Odin/Wotan au Christ sur la Croix.

Charlemagne s'amuse de la croyance des Saxons selon laquelle Irminsul empêche le ciel de leur tomber sur la tête, et qu'il voit ainsi une raison de s'y attaquer pour discréditer ses adversaires. À la fois symbole de la résistance du paganisme saxon et lieu de réunion des Païens qui lui apportent une offrande après chaque victoire, Irminsul est abattu en 772, sur l'ordre du roi des Francs, Charlemagne.

La reconversion du sanctuaire païen d'Externsteine (772) Modifier

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Runes sur un rocher d'Externsteine.

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Externsteine… Le mystère de l'Irminsul… L’arbre cosmique et la guerre contre les Saxons.

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Fête saxonne.

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Fouilles archéologiques à Externsteine en 1935.

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Tableau urbain présentant Externsteine.

Le roi des Francs fait successivement quatre expéditions contre les Saxons.

Durant le solstice d'été 772, les Francs attaquent par surprise le grand temple saxon des Externsteine. Cet acte constitue une double félonie pour un esprit saxon : la loi germanique exige que l'on prévienne l'adversaire du lieu et du moment de l'attaque et prohibe l'attaque surprise et le viol d'un sanctuaire religieux païen[23].

Les Saxons désarmés sont massacrés. Les Francs détruisent les symboles sacrés du lieu et font éclater le dôme de l'observatoire en engageant des poutres dans des entailles et en les mouillant ensuite pour faire éclater la roche[24].

Nous n’avons aucune certitude relative à la localisation exacte d’Irminsul, plus exactement, de l’Irminsul détruite par Charlemagne en 772. Plusieurs raisons plaident en faveur du site des Externsteine. Dans le Teutoburger Wald, nous avons un point d’appui concret. Les Externsteine sont un ensemble de rochers en grès aux formes impressionnantes et dans lesquels sont ciselées des gravures rupestres. Certains rochers atteignent une hauteur de 38 m. On suppose qu’il s’agit avant 772 d’un sanctuaire païen. Les Germains sont connus pour célébrer leurs divinités en plein air, notamment dans des bosquets, sur des collines ou sur des rochers.

Cette fois, nous possédons des indices épigraphiques puisque sur l’un de ces rochers figure un bas-relief représentant le Christ mort et descendu de la Croix. On y voit la victoire remportée par le Christ crucifié sur l’ancienne religion. En effet, l’Irminsul s’incline devant le Christ. Une copie de cette œuvre se trouve en grandeur originale dans l’ancien couvent de Dahlheim près de Lichtenau, non loin de Paderborn[25].

Walther Matthes émet l’hypothèse selon laquelle la première fondation de monastère sur le sol saxon est effectuée à proximité des Externsteine par des moines venus de Corbie (Picardie) au début du IXe siècle[26]. Le bas-relief date de cette époque.

Wilhelm Teudt, dans les années 1920, suggère aussi que l'emplacement de l'Irminsul est en ce lieu sacré. Teudt pense également que le Externsteine sert d'observatoire jusqu'à sa destruction par Charlemagne[27].

Probablement que l’Irminsul des Extersteine est particulièrement spectaculaire, mais il y a d’autres colonnes répertoriées, par exemple à Eresburg, Heligoland ou Fulda.


Charlemagne, après sa victoire en 772, convertit le sanctuaire païen d'Externsteine en un lieu chrétien. L'Irminsul est, nous l'avons vu abattu. Les heargh qui servent d'abris aux divinités des Saxons, sont détruits pour laisser les moines et les prêtres francs élever, à la place de ces sanctuaires païens, des chapelles et des églises.

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Campagnes militaires des Francs.

LA RÉVOLTE SAXONNE Modifier

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773 - 775 Modifier

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La révolte saxonne.

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Widukind est un nouvel Arminius.

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La guerre entre Charlemagne et les Saxons.

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Ville saxonne.

La destruction du célèbre sanctuaire païen d’Irminsul n’a pour effet que d'inciter les Saxons à se venger en brûlant les édifices religieux en Hesse[28]. Le monastère de Fritzlar, construit en bois en 724 avec les branches du Chêne de Thor, est en 773 ravagé par les païens[29].

La conquête franque se double d'une conversion forcée des habitants[30]. Karl va comme chaque année avec une grande armée en Saxe. Ses troupes incendient les villages et piétinent les champs. Ils emmènent avec eux le bétail et les fils des nobles et des prêtres en otage. Mais à peine sont ils partis que les paysans saxons chassent les fonctionnaires et les missionnaires. Les Saxons profite de l’absence de Charlemagne pour réoccuper l'Eresburg, en 773.

La guerre contre Widukind est ralentie durant la guerre de 773-774 contre les Lombards, reprise avec vigueur sitôt Didier défait[31].

En septembre 774, les Saxons violent leur promesse contrainte, et reprennent leurs incursions dans la Hesse. Ils recommencent à pénétrer en Rhénanie.

Charlemagne, occupé en Italie, lance contre eux quatre fortes colonnes qui dévastent tout sur leur passage.

En 775, Charlemagne convoque les grands du royaume à Quierzy, et décide d'en finir avec la rébellion saxonne en convertissant les Saxons au christianisme. La loi du fer de Dieu consiste à choisir entre le baptême ou la mort.

L'armée de Charlemagne marche contre la Saxe de nouveau. Les Francs réoccupent le château d'Eresburg, ainsi que celui de Sigibourg. À Höxter les Francs traversent la rivière Weser et font la guerre contre la partie Ostphalienne. Les Ostphaliens et Angrariens se rendent sans la moindre résistance, tandis que les Westphaliens font subir des dommages importants à l'armée franque, jusqu'à l'arrivée du roi. Pour éviter d'être alors exterminés, ils se rendent et demandent la paix.

Mais la vengeance et la volonté de rester libres font que les troupes chrétiennes pourtant bien supérieures en nombre vont essuyer de cuisants échecs à tel point que Charlemagne va pleurer de rage et être contraint de céder du terrain plus d'une fois face aux guerriers d'un très grand chef, Widuking. Celui-ci se réfugie parfois dans sa belle-famille viking [32].

Les premières victoires de Widukind (775 - 777) Modifier

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Widukind appelant à la révolte les Saxons.

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Widukind, le rival acharné de Charlemagne.

Les Westphaliens infligent à Charlemagne une grande défaite. Le roi des Francs vient camper à Lodbad, sur les bords de la Weser. Les guerriers de Widukind se mêlent aux fourrageurs francs, entrent avec eux dans le camp, tuent des soldats ennemis et font du butin. C'est là le premier exploit du chef des Saxons.

Charles retourne en Italie pour mater le duc de Frioul, en 776. Widukind en profite pour s'emparer du château de Heresbourg. Mais malgré un siège, il ne prend pas celui de Sigibourg. Ses troupes ne savent pas bien se servir des machines de siège. Et puis, ces paysans et bûcherons sont superstitieux. Ils croient que des esprits célestes défendent la place et s’enfuient. Les Danois, connus alors sous le nom de Normands, attendent patiemment leur heure afin de reconquérir leurs territoires perdus. Ils les reprennent mais le retour rapide de Charlemagne les surprend et les oblige à capituler.

Charlemagne réunit une grande armée contre Widukind[33]. Il contraint ainsi une grande partie des nobles de Saxe à se soumettre. La Saxe devient une Marche du royaume.

Les Royal Frankish Annals nous disent que Widukind fuit en Nordmannia (Danemark), en 777[34]. Noble Widukind se réfugie en effet pendant un an chez le roi du Danemark[35], Sigefried, qui est le frère de sa femme et le mari de sa soeur[36].

En 777, le roi construit le Karlsbourg, à Paderborn. Il s'en sert pour son Heerschau. Il veut la paix et les réunit au champ de mai de 777.Quelques Saxons y viennent et se convertissent à la religion chrétienne. Le roi des Francs les fait baptiser aux sources de la Lippe.

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Siège d'une ville par des guerriers francs.

LA DIÈTE DE PADERBORN (mai 777) Modifier

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La fondation de Paderborn (776) Modifier

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Couverture des Actes du VIIe Congrès international d'Archéologie Médiévale (Le Mans 1999). Nouvelles données sur le palais de Charlemagne et de ses successeurs à Paderborn.

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Vue de la partie nord de la fortification, avec les couches stratigraphiques en contrescarpe.

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La première phase de l'ensemble, avec l'aula et l'église du Saint-Sauveur (776-777).

Les Actes du VIIe Congrès international d'Archéologie Médiévale (Le Mans 1999), relatifs aux Nouvelles données sur le palais de Charlemagne et de ses successeurs à Paderborn nous disent que :

La présence de Charlemagne dans la zone de Paderborn est attestée neuf fois : en 776, année de la fondation du Karlsburg super fluvio Lippiaeb, identifié avec le palatium récemment fondé, puis en 780, 782 et 804 dans le secteur des sources de la Lippe, mais aussi en 777, 783, 785 et en 799 à Paderborn même. En 777 sont attestés en même temps la première assemblée royale et le synode au cours duquel il est discuté des questions relatives à l'organisation ecclésiastique et traité des missions. C'est la même année qu'est fondée l'ecclesia in honore Salvatoris (église en l'honneur du Sauveur)[37].
Contrairement à ce que l'on observe dans la plupart des palais carolingiens, les bâtiments de Paderborn se trouvent à l'intérieur d'une fortification. Il ne reste aucun témoignage d'une construction en terre et bois antérieure aux réaménagements consécutifs à l'incendie de 778, qui n'a lui non plus pas laissé de traces[38].
Les fouilles permettent d'identifier le mur d'enceinte sur le côté nord de l'ensemble. Il est réalisé en blocs de pierre calcaire et suivi d'une berme placée en contrescarpe du côté des sources situées au bas de la pente. Il convient de bien souligner ici le rôle défensif et fortement militaire que Paderborn A dès l'époque de sa fondation[39].
À l'intérieur de la fortification, en bordure nord et à proximité immédiate des sources de la Pader, se trouve une aula, lieu de représentation où ont lieu les assemblées : c'est la aula regalis mentionnée pour la première fois dans le récit de la rencontre entre le pape Léon III et Charlemagne. Une église, bâtie avec les mêmes matériaux et du même volume que cette aula, se trouve au sud-est de celle-ci. Elle n'a pu être repérée totalement et se trouve en partie sous les murs de l'actuelle cathédrale. Dans son état actuel, cette aula est le fruit de la dernière reconstruction consécutive aux insurrections saxonnes de 778 puis de 793-794 attestées par les sources écrites. Le bâtiment conserve ses dimensions, au moins jusqu'au début des années 800. Il ne s'agit pas d'une reconstruction a fundamentis, mais d'un réaménagement des murs précédemment détruits[40].
Aucune trace de pavement n'est trouvée à l'intérieur de l'aula apte à souligner la fonction royale de l'apparat décoratif, qui est d'ailleurs très faible sur tout le complexe, si on compare, par exemple, avec les palais d'Ingelheim ou d'Aix-la-Chapelle, à la même époque ou dans les années suivantes. La présence d'un sol en terre battue s'explique peut-être par le fait que l'étage conservé sert de cave et de dépotoir[41].

Des cérémonies grandioses (777) Modifier

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Diète à Paderborn (777) : Charlemagne reçoit des émissaires maures.

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Diète à Paderborn (777) : Les Francs.

Le monarque carolingien fait de Paderborn sa résidence en 777.

La Diète à Paderborn en 777] est la première Assemblée du Reich et un synode pour les missions en Germanie. Charlemagne la préside tenue Karl le Grand à Paderborn. Cest là aussi la première attribution officielle de la colonie de Pader (patris Brunna), même si son rôle est aussi défensif.

Le roi des Francs veut que ces négociations se fassent dans un appareil de solennité qui en impose aux barbares. Il fixe l'audience au moment du champ de mai de 777, qu'il tient cette année là à Paderborn, en Westphalie[42].

Charles rassemble la quasi-totalité des chefs saxons. L'assemblée est donc marquée par un déploiement inouï de cérémonies grandioses. Le roi veut y recevoir, aux yeux des Saxons, les députés des Sarrasins d'Espagne, qui viennent lui demander secours [43].

Karl assis sur un banc de pierre, est entouré par des moines, des évêques, et des guerriers francs.

L'Abbé Sturmius (705 - 779) Modifier

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Comme on peut le voir sur cette gravure l'Abbé Sturmius (705 - 779) vandalise le patrimoine germano-romain.

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Les nazis ne sont pas tous païens : timbre allemand de 1944 commémorant la création de l'abbaye de Fulda.

Le monarque carolingien donne la parole au moine Sturmius (705 - 779), le priant d'exposer aux païens la doctrine de la foi catholique.

Sturm, abbé de Fulda, issu d'une noble famille de Bavière, est un ancien disciple de saint Boniface, un de ses plus précieux auxiliaires. D'une austérité de vie qui s'allie en lui, paraît-il, à une extrême douceur de caractère, formé à la vie monastique par un long séjour au Mont-Cassin, où il est allé puiser à sa source l'esprit de saint Benoît, frère par la race de ces hommes qu'il évangélise, Sturm leur parle avec cette éloquence qui est toujours persuasive lorsque la vie et le caractère de l'orateur plaident pour lui autant que sa parole.

Le territoire saxon est divisé en territoires pour des missions chrétiennes. L'organisation de l'église se calque sur la forme de constitution des comtés.

La plupart des chefs saxons viennent jurer fidélité à Charlemagne à ce confluent de la Lippe et de la Patra. Beaucoup demandent le baptême, qu'ils reçoivent dans les rivières, disent les chroniqueurs, revêtus de blanches tuniques.

D'autres diètes et synodes vont se tenir à Paderborn par la suite, entre autres en 782, 783, 785, 799...

A celui de 777 Widukind manque à l'appel. Celui-ci — nouvel Arminius — refuse de se soumettre[44]. Les Annales Laurissenses nous disent que Widochindis rebellis est le seul Saxon, à la diète de Paderborn, qui ne se soumet pas aux Francs en 777[45].

DUX SAXONUM (778 - 785) Modifier

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Duc de Saxe (778) Modifier

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Widukind est l'un des ennemis de Charlemagne.

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Widukind, Duc de Saxe (778).

Ayant appris que Charlemagne combat les Maures en Espagne[46], Widukind se précipite en Saxe avec des bandes de Vikings en annonçant qu'il va porter la guerre dans le pays même des Francs. Toute la jeunesse saxonne, Angraniens, Ostphaliens, Westphaliens, accourt avec enthousiasme se ranger sous ses étendards.

En 778, Widukind est élu par le Thing (= assemblées démocratiques dans les anciennes sociétés germaniques) dux Saxonum (= duc de Saxe).

Ses guerriers vont en Rhénanie. Partout où ils passent, ils brûlent les églises, qui sont le symbole le plus visible de l'oppression. Ils brûlent aussi la forteresse de Karlsburg, qui commande le cours de la Lippe[47]. Widuking fait couvrir la Saxe de forteresses, puis sans s'arrêter aux sièges des villes, il marche droit au Rhin. Le trouvant gardé, il se replie sur la rive droite du fleuve, et ravage tout le pays de Deutz à Coblenz en 778[48]. Les moines, les Francs et les chrétiens fuient devant ses armées[49].

Le roi apprend ces nouvelles, à Auxerre, après la défaite de Roncevaux. Il envoie en Germanie un corps d’armées considérable. Aussitôt Widukind va en Hesse, et détournent ses hommes du pillage de l'abbaye de Fulda et des trésors de saint Boniface. Les Saxons traversent à gué une petite rivière, près du village de Badenfield, lorsqu'une charge subite de la cavalerie franque les met en déroute.

Les Annales Laurissenses nous disent que Widukind incite les Saxons à une autre révolte, fin 778, alors que le roi Charlemagne les fait campagne en Espagne, mais il est défait près de Leisa, sur la rivière Eder[50].

Charlemagne tient son champ de mai à Düren, en mai 779. Il part en campagne. Les Saxons sont battus à Bocholt, du fait de l'immense supériorité numérique de leurs adversaires. Puis le roi chrétien soumet la Westphalie jusqu'à la Weser et hiverne à Worms[51].

L'Elbe (781) Modifier

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Personnifications de Sclavinia, Germania, Gallia et Roma, apportant des offrandes à Otto III ; à partir d'un livre de l'évangile de 990.

Charlemagne tient son plaid général à Eresburg et rassemble ses troupes. Il obtient le baptême de nombreux Saxons, à Orheim, crée cinq évêchés (fin 780). Puis il marche jusqu'au confluent de l'Elbe et de l'Ohre, où il règle les différents entre Slaves et Saxons. Ils campent dans la région de la future ville de Hambourg et rencontre peu de résistances [52].

Charlemagne reçoit les ambassadeurs des Huns et des Danois, pour faire la paix dans un camp, près des sources de la Lippe, en bordure de la forêt de Teutoburg. Charlemagne repasse alors le Rhin[53].

Réfugié de nouveau chez son parent, Sigefried, Widukind l'apprend. Il fait alliance avec les Sorabes, des Slaves occidentaux.

Le Capitulatio de partibus Saxonia Modifier

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Carte des opérations après la bataille de Süntel (782 - 783)[54].

Charlemagne instaure le Capitulatio de partibus Saxonia (782). Ce capitulaire comporte 34 ordonnances. Le non-respect de 11 de celles-ci est punie de la peine de mort[55] :

¤ la crémation des morts[56] ;

¤ l'enterrement sous les tumuli[57] ;

¤ la consommation de viande pendant 40 jours avant Pâques ;

¤ bien entendu agresser un ecclésiastique ou détériorer un édifice religieux ;

¤ les pratiques sacrificielles[58].

Pour appuyer le texte, une cour de justice expéditive est installée en Westphalie. Les condamnations à mort sont prononcées parfois sur simple dénonciation, que le prévenu soit présent ou non.

La bataille de Süntel (été 782) Modifier

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Willehad Modifier

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Charlemagne et l'évêque Willehad à côté de la Cathédrale de Brême.

Charlemagne, en mai 782, tient son champ de Mai aux sources de la Lippe. Après ces brillantes campagnes Charles pense être maître de la Saxe, et la divise en paroisses épiscopales. Son choix est de faire gouverner l'ancien duché de Saxe par le clergé. Il crée des forteresses-monastères dans les plaines du nord de l'Allemagne.

Dans la Saxe elle—même, tout est tranquille. Les princes et les chefs se présentent devant leur souverain pour recevoir ses ordres. La religion chrétienne a fait des progrès en descendant la Weser. Willehad fonde une église à Brême. Avec ses compagnons, il travaille avec zèle à l‘œuvre du Seigneur. Karl ne doute donc plus de voir les Saxons convertis. Il laisse aux ecclésiastiques le soin de gagner ce peuple. Charlemagne prononce donc la dissolution du champ de mai et repasse le Rhin pour veiller sur d’autres parties de son Empire[59].

Luttes contre les Sorabes et retour Widukind Modifier

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La noblesse carolingienne .

Depuis que Charlemagne a planté ses drapeaux sur les rives de l’Elbe inférieur, les Sorabes prévoient que leur soumission va commencer après celle des Saxons. Donc à peine Charlemagne s'est-il éloigné et dispersé ses forces que les Sorabes s’avancent en deçà de la Saale et, soulevant les peuples ou les ruinant, ils se jettent d‘un côté sur la Thuringe, de l'autre sur la Saxe[60].

Aussitôt Charlemagne ordonne a trois de ses fidèles, au camérier Adalgis, au maréchal Geilo et au comte du palais Worado, de passer le Rhin avec des troupes, de réunir dans la Francie orientale et en Saxe les forces nécessaires et de repousser les Slaves.

A peine ces hommes ont-ils commencé a remplir leur mission qu’ils reçoivent de la Saxe septentrionale la nouvelle que Widukind est de retour. A cette nouvelle annonce tous les Germains non chrétiens le rejoignent. Charlemagne en forçant les Saxons à se convertir provoque un soulèvement plus important que les précédents[61].

Widukind déclenche un soulèvement massif contre les Francs dans le nord et le centre de la Germanie[62]. Les églises sont renversées et les ecclésiastiques tués ou mis en fuite. Bientôt tous les Saxons sont sous les armes.

La bataille (été 782) Modifier

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La bataille de Süntel en 782. Le duc saxon Widukind vainc Charlemagne.

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La conquête de la Saxe, illustrée par Grahem Turner[63].

Les trois généraux renoncent donc à leur campagne contre les Slaves et marchent contre les Saxons, qui semblent les plus dangereux.

De son côté, le comte Théodéric, parent du roi, convoque en toute hâte les Francs des bords du Rhin pour étouffer la révolte à sa naissance. Sans perdre de temps, il se met en communication avec les trois généraux, leur recommande la plus grande prudence et convient avec eux de réunir leurs forces sur le Weser et d’agir en commun contre l’ennemi [64].

Ils s’avancent donc du sud par la Thuringe. Théodérich vient du Rhin. Sur le revers septentrional du mont Süntel et sur la rive droite de la Weser se tiennent les Saxons, commandés par Widukind. Ce sont des Westfaliens et des Angriens[65].

Les deux armées franques vont camper sur les deux versants opposés du mont Süntel (vallée du soleil). Adalgise, Geilon, et Woradus croient qu’un combat contre les Saxons va être chose facile. Ils craignent que Karl estime trop peu leur victoire s’ils la partagent avec le comte Théodérich. Sans le prévenir ils passent soudain la Weser, tournent le mont Süntel à l’est et attaquent les Saxons[66].

Les Francs sont cruellement punis de leur témérité. Ils sont cernés et presque tous massacrés. Les Saxons de Widukind, alliés aux Sorabes, anéantissent la cavalerie franque d'Adalgise, de Geilon, et de Woradus, en Weserbergland. Le chambrier Adalgise et le connétable Geilon périssent, avec eux quatre comtes et vingt personnages éminents et distingués. Leurs compagnons regardent comme une honte de leur survivre. La plupart combattent jusqu’à la mort. Un petit nombre seulement se sauve près de Théodérich, qui se tient tranquille dans son camp sans savoir ce qui se passe[67].

La bataille de Süntel est une grande victoire sur l'armée franque d'occupation.

Après la bataille Modifier

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Wittekindsburg (Nordrhein-Westfalen), le château de Widukind.

L’histoire s’arrête avec cette issue. Elle tait ce que les Saxons font après cette victoire. Elle dit seulement que Charlemagne vient aussitôt en Saxe avec une armée, sans qu’il soit fait mention d’aucune résistance de la part des Saxons. Le critique se voit donc réduit à des conjectures [68].

Ce qu‘il y a de plus vraisemblable, c‘est que Charlemagne rassemble une armée dès avant le désastre du mont Süntel, à la première nouvelle de ce qui se passe en Saxe. Lors qu’il est informé de ce désastre, il s’avance à marches forcées[69].

Les pertes humaines les empêche de risquer le passage de la Weser. L’appel de Widukind à la révolte reste sans réponse. Privé des troupes nécessaires pour reconquérir la Saxe, le duc va chercher des Normands, pour l’aider à vaincre.

Certains Saxons espèrent rejeter avec succès toute la faute sur ce héros[70].

Dans le même temps, Charlemagne entre avec fureur dans la Saxe. Il rassemble les magnats saxons, convertis au christianisme, auxquels il a donné des titres et des terres. Cela se passe à Verden, sur les bords de l'Aller. Il menace de tout dévaster si on ne lui livre pas les complices du crime de Widukind.

Le massacre de Verden-sur-l'Aller (octobre 782) Modifier

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Vignette de 1921 commémorant le massacre de 4.500 païens en 782 par les Francs chrétiens.

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Dans la nuit, à la lueur des torches, les soldats du roi Charles vont longtemps poursuivre leur terrible besogne. Le fer a raison de ceux qui refusent la croix.

La bataille de Süntel a comme conséquences le massacre de Verden.

Les fanatiques chrétiens vont jusqu'à effacer les inscriptions runiques sur les pierres. Le Capitulaire de partibus Saxonie prévoit la mort de tous les Saxons récalcitrants et la suppression de leurs traditions ancestrales.

Environ 4.500 soi-disant coupables sont livrés à Charlemagne ou se constituent prisonniers. 4.500 chefs saxons sont décapités à Verden.

La nature tout autour de Verden vire au rouge avec le sang des victimes. Les chrétiens somment tous les prisonniers saxons de se convertir au christianisme sous peine de mort[71]. Ils sont tous décapités par ordre du roi en un jour :

sque ad Quattuor milia D et traditions Super Alaram Fluvium in loco Qui sunt vocatur Verdun, iussu enregistré omnes una l'decollati.

Certains soi-disant historiens chrétiens, comme Guillaume von Bippen en 1889, nient le massacre de Verden. Le Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques, en 1938, parle de mesure énergique :

Des révoltes répétées l'obligèrent à prendre des mesures répressives énergiques : massacre de Verden.

Le Mémorial de Verden et la propagande nazie (1934 - 1936) Modifier

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Le Mémorial nazi de Verden.

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Mémorial de Sachsenhain.

Dans les milieux nationalistes allemands et pour des historiens laïcs, comme William Teudt et son ouvrage Germanische Heiligtümer (= Sanctuaires germaniques à l'appel), les Saxons païens sont le dernier bastion de résistance à l'asservissement des Germains au christianisme gaulois. Un certain nombre de ces néo-païens vont devenir nazis en 1933. D'ailleurs le ministre de la Propagande, Joseph Goebbels, apprécie la pièce de propagande de Edmund Kiss, un autre archéologue nazi, sur Widukind.

Néanmoins d'autres historiens nazis, tels que Hermann Oncken, soulignent au contraire le caractère éminemment politique des mesures de Charlemagne, et comparent la soumission des Saxons aux combats des chevaliers teutoniques et le Drang nach Osten contre les slaves païens. Huit historiens hitlériens de renom rendent hommage en 1935 à Charlemagne dans Karl der Große oder Charlemagne ? Acht Antworten deutscher Geschichtsforscher, et démontrent qu'il n'est en rien un Gaulois, mais au contraire un empereur très germanique[72].

Karl Bauer, autre historien nazi, va, dans son livre Die Quellen für das sogenannte Blutbad von Verden (= Les sources du massacre que l'on appelle de Verden, Münster 1937) jusqu'à raconter que les scribes à cette époque confondent decollati et delocati, c'est à dire délocalisés. Les nazis vont jusqu'à nier les faits et les textes, comme certains chrétiens avant eux.

Oubliés par les manuels scolaires après 1990 Modifier

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Les 12.000 veuves et orphelins des Saxons sont victimes des pires exactions de la part des Francs.

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Puis ils sont vendus comme esclaves aux musulmans par Charlemagne.

La splendeur de la vie de Charlemagne est ternie par plus d’une tache, mais l'horrible massacre de Verden est la plus ineffaçable de toutes ; rien ne peut la laver, rien ne peut l‘affaiblir[73].

Si certains nazis cachent les crimes de leur ancien empereur, Claude Carpentier, dans Identité nationale et enseignement de l'histoire: contextes européens et africains (1995), nous montre que :

De nos jours l'histoire de Charlemagne est devenue une idylle européenne... Charlemagne fait massacrer - lors de la «journée» de Verden - 4.500 Saxons qui avaient été livrés en gage de bonne volonté par la noblesse saxonne[74].

Les crimes contre l'humanité de Charlemagne disparaissent des manuels scolaires dans les années 1990. On n'évoque même plus les reproches du sage et savant Alcuin pour sa dureté qui s'exprime dans le Capitulaire de partibus Saxonie[75]. Agénor de Gasparin note que :

Le prince, considéré comme précurseur d'une Europe sans frontière, qui faisait décapiter en un jour à Verden 4.500 Saxons prisonniers, faisait aussi baptiser par centaines de mille les guerriers vaincus et frémissants encore de Witikind. Ainsi se cimentait dans le sang le contrat solennel des chrétiens et des Carolingiens [76].

Les 12.000 veuves et orphelins sont déportés et vendus comme esclaves aux musulmans sur les côtes méditerranéennes, selon le Charlemagne de Georges Minois. Les chrétiens veulent anéantir surtout les femmes, gardiennes de la maison la femme dans les anciennes religions indo-européennes. Car la femme pour les anciennes religions de l'Europe est un partenaire égal, et une camarade seule responsable de ses actes. Autre symbole le château sacré d'Heresbourg est brûlé, puis rasé, et la statue d'Arminius détruite[77].


Charlemagne quitte la Saxe sans avoir rien obtenu de plus. Il nourrit la folle pensée, comme par la suite les hitlériens, que ce massacre va produire la terreur et que la terreur amènera une entière soumission. Il se voit bientôt trompé dans cet espoir[78].

La vengeance d'un peuple (783 - 785) Modifier

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783 Modifier

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La religion chrétienne est imposée aux Saxons par la force.

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Combat des Saxons contre les Francs.

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Les massacres continuent.

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L'attaque de Wittekindsburg (Nordrhein-Westfalen), le château de Widukind[79].

Le peuple saxon, que cette affreuse boucherie a pénétré d’horreur et de dégoût, se lève redoutable contre le puissant auteur de ces scènes atroces et se révolte avec plus d’énergie que jamais. Il ressent dans toute leur étendue les maux d‘une domination étrangère[80].

Charlemagne envoie Willehad convertir la Wihmadie (entre les bouches de l'Elbe et celles de la Weser). La révolte de Widukind (783 - 785) va le contraindre à se replier à Echternacht dont l'abbé est un de ses compatriotes[81].

En mai 783, comme presque tous les ans Charlemagne entre en Saxe avec des forces considérables. Il vient à peine d’ensevelir sa femme Hildegarde, morte le 30 avril 783, lorsqu’il entre en campagne.

Selon les Publications de la Section historique de l'Institut grand-ducal de Luxembourg :

Certainement repoussé durant l'été près de Detmold, il se replie sur Paderborn, où il fait venir des renforts[82].


Selon : The Conquest of Saxony AD 782/785 : Charlemagne's defeat of Widukind of Westphalia, de David Nicolle :

En hiver Charlemagne bat les rebelles saxons lors d'une bataille qui dure trois jours à côté de la rivière Hase[83].

6.000 guerriers sont morts au combat à la bataille de Detmold. Les deux camps sont très affaiblis par ces guerres meurtrières et fratricides[84]. Une tradition rapporte que les chrétiens se retirent jusqu'au Main, et essaient en vain de passer le fleuve, quand une biche, se jetant devant eux, leur montre le gué. On appelle ce lieu depuis le Gué des Francs : Francfort.

Eginhard considère néanmoins que la bataille de Detmold et celle qui suit, la bataille sur la rivière Hase, sont de grandes victoires franques à l'origine de la paix avec les Saxons.

Widukind, aidés par les Frisons, résiste à ces soudards accompagnés de missionnaires. Mais ces armées, grossies de nouvelles recrues, écrasent les Saxons et leurs alliés frisons, au bord de la Hase[85], puis passe la Weser et pousse pour la première fois jusqu’à l’Elbe.

Les Francs rasent les fortifications du château de Widukind, à Wittekindsberg[86].

Les Francs ravagent le sud de la Saxe[87].

Alors que d'habitude les troupes franques entrent en campagne à la belle saison, tout l'hiver 783-784 elles ravagent les campagnes de Saxe. Les forteresses sont détruites. Les chrétiens cherchent les malheureux Saxons dans les hameaux perdus, dans des forêts presque impénétrables, sur les routes, dans les champs et même au fin fond des cavernes. Ils n'épargnent ni les vieux, ni les bébés et surtout pas les femmes, torturées et violées. Ils brûlent toutes leurs maisons et prennent les récoltes et les troupeaux.

784 Modifier

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Alboin, compagnon d'armes de Widukind.

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Massacre des Saxons par les chrétiens.

Widukind doit se replier sur son château à Rulle, près de Osnabrück.

Charlemagne veut terminer la guerre contre les Saxons en 784. Il marche le long de la Lippe et de la Weser. De fortes pluies rendent le pays impraticable. Le roi laisse son fils, Charles le jeune (772 - 811), un enfant, pour tenir les Saxons en respect. Il marche lui-même à travers la Thuringe avec le gros de l’armée, dévastant au passage le pays entre la Saale et l’Elbe.

Compte tenu de la victoire certaine des chrétiens, Widukind a maintenant à lutter contre l'opposition d'une partie de la noblesse saxonne. Les vrais Saxons succombent après une opiniâtre résistance. Un grand nombre tombent sur la place où ils ont combattu; beaucoup sont faits prisonniers; le reste se disperse[88].

La rébellion saxonne contre Charlemagne sous Widukind (784) a également affecté les régions de la Frise. Les Saxons réussissent à mettre la main sur une partie de la Frise, jusqu'à la Vlie. Ils détruisent les églises nouvellement crées et les Frisons redeviennent païens [89].

Charles rentre à Worms avant l’automne 784, puis rassemble de nouvelles troupes pour retourner sur la Weser. Devant les pluies et les inondations, il se replie sur Eresburg, où il passe pour la première fois l’hiver en territoire ennemi, et prépare la campagne suivante[90].

785 Modifier

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Charlemagne conquérant de la Saxe.

En avril 785, Charlemagne célèbre Pâques à Eresburg. Il sait qu'il a gagné. Willehad se rend auprès de Charlemagne en Saxe qui lui confie l'organisation de l'Église de Saxe. Liudger est chargé d'évangéliser la Frise orientale.

A l'été suivant, il chasse le chef saxon jusqu'aux marais de la mer du Nord.

Les Annales Laurissenses nous disent que Charles, Roi des Francs, envoie son missus Amelwinum et des députés faire des propositions à Widochindum et Abbionem (Abbion) en 785. Ils se rendent[91].

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Épées franques.

UN COMTE CHRÉTIEN (785 - 804) Modifier

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Son baptême (785) Modifier

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Le baptême de Widukind.

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Soumission des Saxons à Charlemagne.

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Charlemagne et Widukind.

Le guerrier défiant exige des otages, et, les ayant reçus, avec Alboin, son compagnon d'armes, ils vont à Attiniacum villa (Attigny)[92], où ils sont reçus avec une certaine admiration, en 785. Widukind et son fils abandonnent la religion d'Odin. Michael Frassetto dans son Encyclopedia of barbarian Europe: society in transformation, nous dit :

Pour ces païens et leur roi Widuking, il n'y a d'autre alternative que le baptême ou la mort[93].

Le récit par les Saxons de sa conversion est différent :

Le jour de Pâques, Widukind, en habit de mendiant, s'introduit dans le camp pour en observer les dispositions. Le roi fait dire la messe sous sa tente; et quand le prêtre éleve la sainte hostie, Widukind voit, dans le pain consacré, la figure d'un enfant d'une beauté parfaite. Après la messe on distribue les aumônes. Le guerrier se présente à son rang, et reconnu sous ses haillons, arrêté, conduit au roi. Alors il raconte sa vision, demande à devenir chrétien, et fait enjoindre aux chefs de son parti de poser les armes. Charlemagne le fait duc, et change contre un cheval blanc le cheval noir de son écu.

Cet exemple entraîne la Saxe, et la Frise l'imite. Charlemagne voit que ses desseins sont accomplis. Il écrit à Offa, roi des Saxons, pour lui annoncer une conversion qui fait la joie de son règne. Le pape Adrien en reçoit la nouvelle. Il répond

en rendant des actions de grâces à la clémence divine, parce que les nations païennes, rangées sous la puissance du roi, entraient dans la grande religion.

Pour louer Dieu d'une si éclatante victoire, le Pape ordonne trois jours de processions solennelles dans toutes les contrées habitées par les chrétiens.

Les Saxons, ce peuple inflexible ne veut avoir cédé qu'à l'intervention de la Divinité. D'un autre côté, les généalogistes placent Widukind à la tête de la troisième race des rois de France, en le faisant aïeul de Robert le Fort. Plusieurs légendaires le comptent au nombre des saints, et au XIIIe siècle la Chanson de Widukind le Saxon est encore récitée par les jongleurs français. Son nom ne périt pas; il reste comme ceux de Roland, d'Arthur, de tant d'autres illustres vaincus que la poésie est allée ramasser sur les champs de bataille, comme pour montrer que l'imagination des peuples est généreuse, et ne se range pas toujours du côté du plus fort.

La fin de sa vie (786 - 804) Modifier

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Widukind et Charlemagne.

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Lutte contre les Slaves : Capture des Wendes.

Charlemagne, fondateur de l'Europe, répète sans cesse :

II faut que la Saxe soit chrétienne ou détruite.

Charlemagne conduit Widukind au baptême d'Attigny (785). Le roi est le parrain de Widukind. Il signe un traité de paix avec lui.

Sa défaite et sa soumission n'amènent même pas les Saxons à composition. Leur volonté de résistance est, il est vrai, entretenue par les violences des Francs et la législation féroce[94].

L’ancien duc conserve en Saxe sa dignité de chef de clan, et contribue à y faire appliquer un nouveau capitulaire en 793, qui organise le pays pour la première fois. Dans le même temps, Widukind renforce la position de la noblesse saxonne dans le futur empire. Des nobles saxons sont faits comtes après leur baptême.

L'historien Widukind de Corvey nous dit que dès le IXe Siècle, les liens sont nombreux entre les deux peuples. Charlemagne conclue la paix définitive de 803, qui met fin à l'extension saxonne vers l'Ouest. Dès lors, la Germanie lutte contre les Slaves, et, lasse des luttes indécises, meurtrières et hasardeuses avec l'Occident, cherche vers l'Orient des succès et des résultats plus faciles[95] .

Widukind exerce les fonctions de comte et de juge de Buddinesfeld, Duc de Sassoigne[96]. Il entretient des relations cordiales avec le clergé[97]. Il occupe une position influente, car en 922 des documents vont parler de l'héritage du vieux comte ou duc Widukind.

Widukind, selon la Vita Liudger, fait une campagne contre les Wilzen, des Slaves poméraniens. Selon la chronique impériale, Widukind est tué dans une expédition en Souabe le 10 août 807. Il est inhumé dans l'église d'Engern.

MARIAGE ET DESCENDANCE Modifier

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Son mariage Modifier

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widukind. Au premier plan sa femme. Derrière lui Irminsul, puis un cromlech.

Widukind de Saxe épouse, vers 773, Geva de Haithabu (ca 755 - 782), fille de Eystein Halfdansson (718 - 780)[98], fils de Halfdan, Roi de Raumarike, royaume au sud-est de la Norvège actuelle, marié à Hildi Eiriksdottir, fille du roi Erik Agnarsson de Vestfold.

Elle est la sœur du roi Harald de Haithabu (750 - 804), Roi de Jutland, père de Halfdan de Haithabu, mort au combat [99]. Harald de Haithabu (750 - 804) est marié avec la soeur de Widukind[100]. Haithabu est un comptoir commercial viking important aux frontières entre la Saxe et le Danemark, région prospère entre le VIIIe et le XIe siècles. C'est l'un des petits royaumes norvégiens qui existent avant l'unification de la Norvège par Harald Ier à la belle chevelure.

Geva est sœur de Sigurd, roi de Haithabu, pour la plupart des historiens, mais pour d'autres elle est sa fille.

C'est à la villa royale d'Attigny, en 785, que Widukind, un de ses fils, Abbion et un nombre considérable de Saxons sont baptisés par les chrétiens. Sa femme Geva l'est aussi.

Leur descendance Modifier

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Descendance de Widukind.

Widukind est la tige des Immedinger une famille saxonne noble. Les Immedinger ont d'importants avoirs en Ostfalen et sont en partie les héritiers de la famille de Widukind en Westphalie. Ils tirent leur nom du couvent de Immendingen sur leurs terres.

Le comte Wicbert le Pieux a pour sœur Hasala (x Bernon, duc de Engern en 775, père de Brunon II) ; ils sont les enfants de Widukind (fils de Warnechim) duc des Saxons en guerre contre Charlemagne[101]. Ils sont les tiges des Billung, une famille de la noblesse saxonne au service de la dynastie ottonienne. Jean-Pierre Leguayes dans L'Europe carolingienne: VIIIe-Xe siècle écrit que :

Les fils de Widukind, Wicbert et Brunhard, firent carrière dans l'Empire, épousèrent des Franques et reçurent des terres en Basse-Rhénanie[102].

Sa fille, Hasala, épouse un des douze Edelingen de Saxe, dont descendent diverses maisons régnantes[103].

Wicbert le pieux de Engern (778 - 856) Modifier

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Odrade de Frise est la cousine germaine de Rorik-Rurik (813 - 879)

Wibreht est désigné comme fils de Widukind dans la Translatio Sancti Alexandri. Wicbert le pieux de Engern est né en 778, à Wildeshausen, Oldenburg, et mort après le 10 décembre 834. Il est baptisé, avec son père et sa mère, en 785, à Attigny. Avec son propre fils, il fait une donation à Saint-Martin d'Utrecht (un grand sanctuaire)[104]. Il fait carrière dans l'Empire, épouse vers 805 une alliée des Francs, Odrade ou Ourada de Frise[105]. Elle est la fille du Co-roi Reginfried et la cousine germaine de Rorik-Rurik (813-879). Elle lui amène Osterbeke et Praast. Lui est doté de biens et serfs à Holzhausen, Hanstede, Dungstrup, Bergley, Varnshorn, Astrup, Rechterfeld, Holwede, Sage, Lutten, Bunne et Holtrup[106], en Basse-Rhénanie[107] et hérite de biens allodiaux sur la Weser. Il est Comte de Wildeshausen[108]. Est-il duc de Engern, comme l'affirme certains historiens ? Meginhard rapporte dans son document sur le transfert des reliques de saint Alexandre un fils de Widukind nommé Wikbert. Il meurt à Wildeshausen[109], en 856[110]. Wikbert fait avec son fils, en 834, un don à l'église de Saint-Martin à Utrecht[111].

¤ Le Duc Wicbert de Engern et Odrade de Frise sont les parents du Duc Waldbert de Engern (802 - 876), comte de Ringelberg[112].

¤ Selon Christian Settipani, un autre comte Walbert, fils d'Hasala d'Engern, est marié à une fille de Wicbert le pieux de Saxe (778 - 835), qui est donc sa cousine germaine.

Waldbert de Engern (802 - 876) Modifier

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Wicbert et son fils fondent le monastère de Wildeshausen[113].

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Fondations en bois de la ville d'Altenburg (de nos jours Oldenburg).

Waldbert de Engern (810 - 872), comte de Vreden et de Ringelberg[114], vit à la Cour et reçoit, en 859, de l'Empereur Louis II de Germanie (806 - 876) des terres. Il est fidelis noster vasallus, puis en 871 Comes noster[115]. Waldbert, son épouse Altburga, et son père fondent le monastère de Wildeshausen. Après l'acte de fondation le monastère Wildeshausen est doté de biens et serfs à Holzhausen, Hanstede, Dungstrup, Bergley, Varnshorn, Astrup, Rechterfeld, Holwede, Sage, Lutten, Bunne et Holtrup. Waltbert a des biens en Osterbac et Prast à Arnhem, qu'il donne en 834 à l'église Saint-Martin à Utrecht[116]. Il part en 850 à Rome et rapporte au monastère de Wildeshausen des reliques de saint Alexandre en 751. Waldbert se marie avec Altburga, fille d'Inmed, comte de Lesmona[117]. Selon les résultats des fouilles archéologiques la ville d'Altenburg (de nos jours Oldenburg) est fondée au VIIe ou VIIIe siècle. Plusieurs historiens voient Waldbert fonder la ville et lui donner le nom de sa femme Altburg[118]. Il est mentionné de 834 à 874. Le 17 octobre 872, Waldbert et sa femme, Altburg, font dire des messes pour le salut des âmes de leurs parents[119].

Altburga et Waldbert de Engern (810 - 872) sont les parents de :

¤ Wigbert de Verden (ca 840 - 908), évêque de Verden de 874 à 908.

¤ Reginhbern de Ringelheim (828 - avant le 17 Octobre 872)

Reginhbern de Ringelheim (828 - avant le 17 Octobre 872) Modifier

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Monastère Herford, où Mathilde de Mersebourg est Abbesse.

Reginhbern de Ringelheim (828 - avant le 17 Octobre 872) est comte de Ringelheim, en 856, et d'Altenburg. Il fait la guerre aux Danois et met fin à leurs incursions[120].

Il épouse, vers 850, Mathilde de Mersebourg (828 - après 911). Elle est la fille de Siegfried de Mersebourg et Mathilde, héritière de Herford et de Paderborn. Cette première Mathilde est la fille du Comte Reguimbert de Herford et d'une héritière du comté de Paderborn, originaire du Roussillon. Reguimbert de Herford est fils du Duc Bernon des Angriens (756 - 813) et d'Hasala de Saxe (773 - 827), fille de Widukind. L'héritière du comté de Paderborn est certainement la fille d'Anschaire, Comte de Paderborn, marié à une fille d'Eric duc du Frioul, lequel s'empare en 796 de la forteresse des Huns[121]. Jeune veuve elle devient Abbatis Hervordiensis, abbesse du monastère de Herford, où elle élève ses petites-filles, dont la future impératrice et sainte Mathilde (896 - 968).

Reginhbern de Ringelheim (828 - avant le 17 Octobre 872) et Mathilde de Mersebourg (828 - après 911) sont les parents de :

¤ Théodoric de Ringelheim (853 - après 929), qui suit.

¤ Widukind (855 - 909)

¤ Immed (860 - 953).

Théodoric de Ringelheim (853 - après 929) Modifier

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Mathilde de Ringelheim et Henri Ier l'Oiseleur

Théodoric de Ringelheim (853 - après 929) est mentionné 900 à 909), comte en Westphalie. Il épouse Reinhilde du Danemark († 11 mai après 929), fille du Comte Harald de Rustringen, converti au Christianisme. Ils sont les parents de :

¤ Sainte Mathilde (896 - 968) se marie avec l'empereur Henri Ier ( 876 - 936).

¤ Bia († 25 mai précédant 954) ∞ Wichmann l'Ancien († 23 Avril 944), également Wigmann , gen. The Elder (Bill Unger)


¤ Frederuna (887 - 917) se marie en 907 avec le roi Charles III. le Simple de France

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. L'Image du Germain dans la pensée et la littérature allemandes: de la redécouverte de Tacite à la fin du XVIème siècle : contribution à l'étude de la genèse d'un mythe, Volume 3, Jacques Ridé, Atelier Reproduction des thèses, Université de Lille III, 1977.
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  4. SAXONY, DUKES & ELECTORS
  5. Le Souvenir et la Légende de Charlemagne, Collectif, Slatkine (1973).
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  8. Niederländische Religionsgeschichte, Fred van Lieburg, Joris van Eijnatten, Vandenhoeck & Ruprecht, 20 juil. 2011.
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  11. Matthias Springer, Die Sachsen, Kohlhammer, Stuttgart, 2004, pages 195-196.
  12. Le Souvenir et la Légende de Charlemagne, Collectif, Slatkine (1973).
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  106. Wigbert Saxon Earl
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  108. Wildeshausen
  109. Tableau Historique Pour Servir À la Connoissance Des Affaires Politiques De L'Électorat De Saxe Et Des Provinces Incorporées Ou Réunies, Johann Georg Canzler, Breitkopf, 1786.
  110. Wildeshausen
  111. Wigbert Saxon Earl
  112. Histoire généalogique de la royale Maison de Savoie', Volume 1, Samuel Guichenon, G. Barbier, 1660.
  113. Wigbert Saxon Earl
  114. Histoire généalogique de la royale Maison de Savoie', Volume 1, Samuel Guichenon, G. Barbier, 1660.
  115. Wigbert Saxon Earl
  116. Wigbert Saxon Earl
  117. Tableau Historique Pour Servir À la Connoissance Des Affaires Politiques De L'Électorat De Saxe Et Des Provinces Incorporées Ou Réunies, Johann Georg Canzler, Breitkopf, 1786.
  118. Manuel Chronologique Et Généalogique Des Dynasties Souveraines De L'Europe: Ouvrage Élémentaire Pour Servir A L'Étude Et A La Rédaction De L'Histoire Moderne; Fondé: 1°. Sur la fixation des époques ... 2°. Sur la Chronologie ... 3°. Sur la Généalogie ..., Wegener, 1797.
  119. Wildeshausen
  120. Le mars francois ou La guerre de France, en laquelle sont examinées les raisons de la justice pretendue des armes et des alliances du roi de France, Cornelius Jansenius (bisschop van Ieper), 1637.
  121. Les origines franco-saxonnes des Capétiens: essai, Joseph Denoyelle-Lelong, Martine Denoyelle-Lelong, Éditeur Selbstverl. der Verf., 1994.

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