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Wâlîs à Cordoue au service des califes Omeyyades de Damas

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        Wâlîs à Cordoue au service des califes Omeyyades de Damas




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Mihrab de la mosquée de Cordoue.

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Porte de la moquée de Cordoue.

Le royaume wisigothique de Tolède traversant une grave crise politique et sociale caractérisée par des problèmes de succession royale, des rivalités au sein de l'aristocratie, de fuites d'esclaves et une intolérance croissante à l'égard des Juifs, est envahi[1].

L'envahisseur arabo-berbère, après la conquête confie le pouvoir à des wâlîs. Ces gouverneurs sont généralement nommés par les wâlîs de l'Ifriqiya, parfois par les califes omeyyades de Damas, dont ils dépendent. De 711 à 756, dix neuf gouverneurs arabes ou berbères (wâlî) se succèdent pour la direction la péninsule nouvellement conquise, du fait de l'instabilité[2]. La rivalité entre nobles arabes et combattants berbères aboutit aux défaites de Covadonga (718), de Toulouse en 721, puis de Poitiers (732) et de Sigean, en 737. Les Arabo-Berbères sont chassés de Gaule avec la reprise par les Francs de Narbonne en 759[3].


Article détaillé : Cordoue du temps des Ommeyades


Voir aussi Cordoue avant l'invasion musulmane





La conquête d'al-Andalus Modifier

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Guerriers de Tarik.

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Timbres commémorant le 1300Modèle:Exp anniversaire du débarquement de Tariq.

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Bataille de Guadalete (711)

Ce qui s'est passé dans la péninsule ibérique au début du VIIIModèle:Exp siècle fait l'objet d'une grande incertitude. Il existe une source chrétienne contemporaine, les Chroniques mozarabes de 754, considéré comme fiable mais souvent vague. Il n'y a pas de textes musulmans sur cette période de l'histoire d'al-Andalus. Al-Maqqari vit au XVIIModèle:Exp siècle.

L'ascension au trône du roi Roderic n'est pas claire. On sait juste par la numismatique que l'autorité royale est contestée. Par contre cette histoire d'un Julien, comte de Ceuta, dont la fille est violée par Rodéric d'Hispanie (688-711) et qui demande l'aide des musulmans relève de la légende et ne figure pas dans les premiers récits de la conquête[4].

Le débarquement de Tariq et sa faible armée est-elle :

  • une troupe envoyée à l'aide des ennemis de Rodéric d'Hispanie (688-711), dans l'espoir de piller et de se faire des alliés
  • d'une reconnaissance envoyée pour tester la force militaire du royaume wisigothique,
  • la première vague d'une invasion à grande échelle
  • une grande expédition de pillage sans intentions stratégiques directes.

En 711, 1.700 musulmans, venant du Rif, dirigé par Tariq Ibn Ziyad débarquent à Tarifa, au sud de l'Espagne[5]. Ibn Abd-el-Hakem, historien égyptien malikite, auteur de Conquête de l'Egypte, de l'Afrique du Nord et de l'Espagne, la première chronique en langue arabe relatant cet événement, nous dit que les Wisigoths pensent qu'il s'agit de navires de commerce. Tariq est appelé par les héritiers du roi wisigoth Wittiza. Comme le catholicisme des évêques wisigoths et hispano-romains est farouchement antisémite, les juifs vont accueillir les envahisseurs musulmans comme des libérateurs[6].

Tariq Ibn Ziyad défait l'armée wisigothe, dirigée par le roi Rodéric d'Hispanie (688-711), dans une bataille décisive à Guadalete en 712. Les forces armées de Tariq sont là, renforcées par celles de son supérieur, le wali Musa ibn Nusair. Les deux prennent le contrôle de presque toute la péninsule ibérique avec une armée estimée à environ 10.000 à 15.000 combattants[7]. La population de la péninsule en 711 est d'environ sept ou huit millions d'habitants, et environ 200.000 Wisigoths qui constituent la classe dirigeante.

L'armée conquérante est composée principalement de Berbères, vaguement convertis, qui voit, dans cette invasion la continuation des razzias dans la péninsule ibérique, datant de la période pré-islamique. Côté chrétien les Chroniques mozarabes de 754 signalent que de nombreux habitants fuient vers les collines plutôt que de défendre leurs villes, car ils croient à nouveau à un raid temporaire plutôt qu'à la fin du monde romano-wisigoth.



Les wâlîs Modifier

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Le wâlî al-Hurr ibn Abd ar-Rahman ath-Thaqafi (716-719) Modifier

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Guerriers musulmans durant la conquête de l'Espagne.

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Convoi arabe représenté dans le Maqamat d’al-Hariri.

Les musulmans prennent Cordoue en 711. De 711 à 756, dix neuf gouverneurs arabes ou berbères (wâlî) se succèdent pour la direction la péninsule nouvellement conquise, du fait de l'instabilité[8].

Cordoue est choisie par le wâlî al-Hurr pour être la capitale et le centre administratif d'al-Andalus, en 716, à la place de Séville. Cordoue dépend du califat de Damas. Les terres conquises néanmoins d'abord dépendent de l'Ifrîqiya et sont divisées en circonscriptions administratives (qûra) fondées sur d'anciens modèles wisigothiques. Chacun de ces territoires de 80 à 100 km2 est dirigé par un caïd.

Les conversions à l'Islam sont nombreuses chez les élites. Les chrétiens et juifs deviennent des dhimmis, sujets qui paie les impôts, la djizyâ (ou capitation), comme le tiers-état avant 1789. Mais, leurs contraintes sont nombreuses (prosélytisme interdit, pas de construction de nouveaux lieux de culte intra-muros, port de signes distinctifs ...)[9].

Les premières traces de l'histoire de la mosquée de Cordoue apparaissent dans les écrits transmis par Rhazès. Les musulmans passent, en 714, un accord avec les Wisigoths de Cordoue pour prendre la moitié de leur plus grande église située à l'intérieur de la ville. C'est l'église Saint-Vincent qui est choisie. Par la suite, toutes les églises hormis celle attenante à la mosquée sont détruites[10].

Al-Hurr ibn Abd ar-Rahman ath-Thaqafi, petit-fils du wâlî Musa ibn Nusair, est le premier wâlî qui s'installe à l'Alcazar dès 716, avec 400 chefs venus de l'Ifriqiya. Ce gouverneur des Omeyyades est wâlî d'al-Andalus entre 716 et 719. Il jette les bases de la future administration omeyyade en envoyant des fonctionnaires ommeyades vers les villes. Il fait payer des impôts aux propriétaires chrétiens et reprend aux Berbères une partie des biens pillés lors de la conquête[11]. Des Wisigoths, commandés psr le traître Oppas, archevêque de Séville, sont à son service.

Ce travail permet d'établir une administration civile. Ses successeurs al-Samh ibn Malik al-Khawlani et le wâlî Yahya ibn Salama al-Kalbi complête sa tentative de création d'un état centralisé.

Abd al-Rahman al-Thaqafi, dont l'une des réalisations est la construction de la résidence émiral à Cordoue, en face du pont du Guadalquivir et de la mosquée. Balât al-Hurr va devenir par la suite le Palais des Princes Omeyyades[12].

Les chroniques qui parlent de ces années là disent que Cordoue connaît une grande anarchie au niveau urbanisme[13]. Cet émir est dur, avare, inflexible, et aussi cruel envers les Musulmans, qu'envers les chrétiens. Il punit de mort la plus légère faute, et tout le monde tremble en sa présence. Ubayd ibn Yusuf se plaint du manque de combativité d'al-Hurr. Comme il a pris pour lui une partie du tribut des vainqueurs, il est accusé de corruption et chassé[14].

Pelayo des Asturies fuit Cordoue en 717.


Le wâlî al-Samh ibn Malik al-Jawlani (719-721) Modifier

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Les trois grandes expéditions musulmanes.

Al-Samh ibn Malik al-Jawlani (en arabe, السمح بن مالك الخولاني) est wâlî de al-Ándalus en mars-avril 719 jusqu'à sa mort le 9 juin 721. Il est envoyé directement par le calife Omar[15].

Le siège du gouvernement est définitivement transféré de Séville à Cordoue. Al-Andalus devient indépendante de l'Ifriqiya[16].

Al-Samh attire des savants à Cordoue. Il fait en 720 reconstruire le pont en pierres romain sur le Guadalquivir, et fait restaurer l’enceinte romano-wisogothe de sa capitale. Le gouverneur prend ses précautions et ne s'impose pas par la force au niveau des habitants de Cordoue. Il est à l'origine du premier cimetière musulman de Cordoue[17], Maqbarat al rabat. Il renforce et restaure l'alcazar wisigoth et fait deux murailles d'enceinte, sans oubler Qasr-al-Umara[18].

Al-Samh a amené avec lui des renforts. En 721, il va en Gaule à la tête d'une armée et assiège Toulouse. La ville est secourue par Eudes d'Aquitaine. Lors de cette Bataille de Toulouse (721) le wâlî al-Samh est encerclé. Les chroniqueurs musulmans parlent de Balat al Shuhada (= chemin des martyrs). Après un dernier combat son armée est décimée par les forces chrétiennes, et il y laisse la vie, le 9 juin 721.



Le wâlî Abd al-Rahmân ibn Abd Allah al-Gafiqi de 721 à 722 Modifier

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Abd al-Rahman.

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La bataille de Toulouse (721).

Abu Said Abd al-Rahmân ibn Abd Allah al-Gafiqi (en arabe, أبو سعيد بن عبد الرحمن بن عبد الله الغافقي ) est un wali d'Al-Andalus, au service du califat omeyyade de Damas. Il dirige deux fois le gouvernement. La première de 721 à 722 (par intérim), et la seconde de 730 à 732.

Abd al-Rahmân, l'un des généraux qui s'est le plus distingués à la Bataille de Toulouse (721), sauve les restes de l'armée. Il est proclamé wâlî par ses soldats.

Il est membre, comme son nom l'indique, des Banu Ghafiq, puissant clan arabe, puissant en Egypte et nombreux dans la région de Séville et Cordoue [19].

Le nouvel émir impose ses lois aux chrétiens de la Gaule narbonnaise. Il étouffe la révolte de ceux qui habitent les Pyrénées. Abd al-Rahmân impose tribut aux uns et aux autres; et, en ayant retiré des trésors considérables, dont il réserve la cinquième partie pour le Calife. Il distribue le reste à ses soldats, sans en rien garder.

Quelques généraux, jaloux de la réputation et de la popularité d'Abd al-Rahmân, écrivent contre lui au gouverneur de l'Ifriqiya. En rendant justice à sa bravoure et à ses talents militaires, ils lui reprochent une administration négligée, et une indiscrète libéralité qui corrompt les mœurs simples et frugales des musulmans. Ces plaintes récidivées, et peut-être, le désir de placer un de ses parents dans un poste brillant, déterminent le wali d'Afrique, Baschar al-Kalbi, à révoquer Abd al-Rahmân, et à lui donner Anbasa Suhaym ibn al-Kalbi pour successeur, en août 722.

Loin de murmurer de cette injustice, le généreux Abd al-Rahmân est le premier à prêter serment de fidélité au nouveau gouverneur, et va reprendre le commandement des troupes dans l'Espagne orientale, comme auparavant[20].


Le wâlî Anbasa Suhaym ibn al-Kalbi (722 à 726) Modifier

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Les Sarrasins chassent les moines nîmois de leurs couvents (724).

Anbasa ibn Suhaym al-Kalbi (en arabe : عنبسة بن سحيم الكلبي) est un général qui devient wâlî (gouverneur) d'al-Andalus de 722 à 726.

Le nouveau wâlî Anbasa Suhaym est envoyé par l'émir de l'Ifriqiya. Immédiatement après sa nomination, Anbasa double les taxes sur les dhimmis chrétiens et confisque des biens juifs[21]. Cette confiscation est justifiée. En ce temps là, les juifs d'al-Andalus sont nombreux et très riches. Ils s'insurgent et partent en Syrie en se figurant qu'un nouveau messie les attend. Leurs propriétés sont confisquées au profit du domaine du Calife[22].

Anbasa impose le monnayage officiel omeyyade[23].

Vue de Cordoue la rébellion de Pelayo des Asturies, en 722, n'est qu'un problème local et ne méritait plus d'attention du wâlî.

Le kalbite Anbasa ibn Suhaim,à l'exemple de son prédécesseur, se consacre à la guerre sainte.

En 726, Anbasa lance une nouvelle campagne contre les Francs, mais au retour de cette expédition, il est attaqué par le duc d'Aquitaine, et reçoit, dans le combat, plusieurs blessures, dont il meurt peu de jours après, au début de 726 (sha'ban 107).

Anbasa est remplacé en tant que wâlî par Udrra ben Abd Allah al-Fihri, qui, après quelques mois, est remplacé par Yahya ibn Salama al-Kalbi.

Le wâlî Yahya ibn Salama al-Kalbi (726 à 728) Modifier

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Enceinte wisigothe devenue arabe.

Yahya ibn Salama al-Kalbi est envoyé comme gouverneur de al-Andalus par le calife de Damas, Hisham ibn Abd al-Malik, et son mandat dure deux ans.

C'est un capitaine d'un courage éprouvé, et qui joint, à une grande expérience dans le métier des armes, beaucoup de prudence et de justice. Mais, malgré l'impartialité que Yahya montre dans ses jugements, son excessive sévérité le rend également redoutable et odieux aux musulmans et aux dhimmis chrétiens[24].

Yahya dénonce les injustices des politiques de Anbasa, en particulier en ce qui concerne la collecte des impôts et la confiscation des biens. Il faut probablement attribuer à Yahyâ ibn Salama al-Kalbî, gouverneur de 726 à 728 (107-110 H), le retour de l'Andalousie dans le droit commun en matière de monnayage ommeyade[25].

Tandis qu'il visite les frontières du nord et qu'il parcoure les provinces conquises, les Arabes, mécontents de la dureté de son administration, demandent sa déposition au wâlî de l'Ifriqiya. Le nouveau gouverneur autoritaire fait condamner des Arabes et des Berbères qui ont pillé ou accaparés des biens appartenant aux chrétiens[26]. Il rétablit les taux d'imposition aux niveaux existants en 722 et entreprend une restitution des biens saisis illégalement aux dhimmis. Le wâlî de de l'Ifriqiya lui retire ses fonctions avant la fin de l'année 108 (728). Le nouveau gouverneur est d'une tribu arabe rivale, les Qays[27].


Quatre wâlîs pour les Omeyyades d'al-Andalus (728-730) Modifier

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Fals des wâlîs d'Andalus datant de cette époque.

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La noria arabe de Cordoue est en réalité un moulin romain.

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Ruelle dans la Judería de Cordoue.

Cordoue voit se succéder très rapidement quatre wâlîs jusqu'à la nomination à nouveau de Abd al-Rahman ibn Abd Allah al-Gafiqi, comme wâlî pour les Omeyyades d'al-Andalus, de juin 728 à mars 730. Gouverner la péninsule ibérique et la Septimanie est l'objet de l'ambition de tous les capitaines arabes. Leurs intrigues sont encouragées par l'inconstance et la vénalité des wâlîs de l'Ifriqiya, qui trouvent leur compte dans ces fréquentes mutations. Aussi les factions commencent alors à troubler l'Espagne et cela va dégénérer plus tard en guerres civiles[28].


  • Hudhaifa ibn al-Ahwas al-Ashja'i, juin 728 - décembre 728, ne trouve ni le temps, ni le moyen de faire quelque chose de mémorable. Il paraît d'ailleurs que c'est un homme vain, léger et sans capacité. Les plaintes des Arabes d'Espagne déterminent le wâlî d'Afrique à le déposer, après en avoir référé au Calife[29].


  • Uthman ibn Abi al-Nisa Khathami (ca 690-731), décembre 728 - avril 729, surnommé Munuza, capitaine renommé pour son extrême valeur, commande sur la frontière de France, lorsqu'il est nommé gouverneur d'Espagne, à la place de Yahya. Les nombreux et puissants ennemis de Yahya, au bout de quelques mois, obtiennent sa déposition du Calife Hischam[30].


  • Al-Haytham ibn Ubayd al-Kinani, avril 729 - février 730, montre très rapidement son caractère cruel et avare. Il nomme son prédécesseur commandant des troupes sur les frontières de France, et reste à Cordoue. Il fait rentrer dans le Trésor public les biens pris aux chrétiens. Les conspirateurs sont torturés et il confisque les biens de toute leur famille. Le Calife Hischam le fait espionner. Arrivé à Cordoue, son homme de confiance se renseigne sur les excès de cet émir. Ayant acquis la conviction que sa conduite est répréhensible, il le fait promener ignominieusement sur un âne dans les rues de Cordoue, nu, rasé, les mains attachées derrière le dos et fustigé par la main du bourreau.


  • Muhammad ibn Abd Allah al-Ashja'i, février 730 - mars 730, dirige, pendant deux mois, pour les Omeyyades de Damas, les affaires avec autant de sagesse que d'intégrité. Ayant reconnu le mérite supérieur Abd al-Rahman ibn Abd Allah al-Gafiqi, il le nomme wâlî d'Espagne, en vertu des pouvoirs qu'il a reçu du Calife, mérite par ce choix l'approbation générale, et repart pour la Syrie, comblé de bénédictions[31].


Le wâlî Abd al-Rahmân ibn Abd Allah al-Gafiqi de 731 à 732 Modifier

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Dirham d'al-Andalus (711-756).

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Bataille Poitiers (732).

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Attaque du camp d'Abd al-Rahmân.

La facilité avec laquelle s'est déroulée la progression des contingents arabo-berbères s'achève rapidement. Les musulmans sont défaits dans les Asturies à Covadonga (718), mais aussi à Toulouse en 721, Poitiers (732) et Sigean, en 737. Les Arabo-Berbères sont chassés de Gaule avec la reprise par les Francs de Narbonne en 759[32].

Les guerres civiles, qui éclatent à cette époque en Espagne, par suite de la rivalité qui existe entre les Arabes et les Berbères, préserve la Gaule d'une nouvelle invasion. Les Berbères, plus nombreux que les Arabes, sont pourtant souvent traités par ceux-ci comme des êtres inférieurs. La haine entre les deux races, haine qui éclate souvent en hostilités ouvertes. On parle d'une mutinerie à Narbonne, dirigée contre le pouvoir de Cordoue par son gouverneur berbère, ancien wâlî, un certain Othman Abou Nezha, Othman ibn Abi Nis'a Al-Khatami ou Abou-Nissa (les sources divergent sur ce patronyme)[33]

Othtnan, dit Munuza par les chrétiens, chef berbère, négocie une alliance avec son voisin Eudon, alliance que celui-ci accepte pour pouvoir de son côté tenir plus facilement tête au puissant maire du palais des Francs.

Le dixième calife omeyyade (724-743), Hišām ou ʾAbū Al-Walīd Hišām ibn ʿAbd Al-Malik, investit Abd al-Rahmân du gouvernement d'al-Andalus.

Abd al-Rahman rend à certains chrétiens leurs églises encore debout pour respecter les capitulations. Mais il détruit celles que les autres chefs arabes avaient autorisés à bâtir[34].

Le wâlî rétablit l'ordre dans le pays et punit Othman-Munuza en 731. A côté de Puigcerda l'ancien wâlî, sa famille, de fidèles domestiques sont égorgés. La fille du duc d'Aquitaine, épouse du chef berbère, descendant des Mérovingiens est emmené comme esclave à Damas et se retrouve dans les harems du Calife.

Abd al-Rahmân passe les Pyrénées en 732. Il ne s'agit pas d'une des habituelles expéditions ponctuelles (ġazawāt). Il a l'intention de soumettre la Gaule à la loi de Mahomet.

Eudes, vaincu sur les bords de la Garonne, se réfugie auprès de Charles Martel, et l'innombrable armée arabe prend Bordeaux, Toulouse et Poitiers. De là elle s'avance vers Tours, célèbre par le tombeau de saint Martin. Charles accourt alors à la tête des peuplades germaines qui habitent les vastes régions situées entre la Loire et le Weser, et sauve la société chrétienne de l'Europe par la brillante victoire de Poitiers, qui lui vaut ce surnom de Martel. Les débris de l'armée arabe se sauvent à Narbonne. Abd al-Rahman est tué.


Le wâlî Abd al-Malik ibn Qatan al-Fihri (732 à 734) Modifier

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Bataille entre chrétiens et musulmans.

Abd al-Malik ibn Qatan, un puissant membre des Banu Fihri, un clan de la tribu Quraysh († 741 Cordoue) devient wâlî de al-Andalus (732 à 734).

La défaite à la mort d'Abd al-Rahman sème la consternation en Espagne. Toutes les troupes se mettent en mouvement et marchent vers les Pyrénées. Le wâlî d'Ifriqiya, informé de ce malheureux événement, s'empresse d'envoyer un corps nombreux d’infanterie et de cavalerie sous les ordres d'Abd al-Malik, qu'il a nommé au gouvernement de l'Espagne.

Réagissant aux critiques sur les wâlîs de al-Andalus dans le califat de Damas, Abd al-Malik ne perd pas de temps. Il prépare ses troupes à l'invasion. Puis il mène son armée dans le Dauphiné et en Bourgogne. Il prend au passage Lyon. Cependant la mésintelligence divise ses généraux. Ceux qui viennent d'Ifriqiya se montrent plus avides de richesses que de gloire, et les troupes sarrasines, livrées aux mêmes vices, s'abandonnent à toutes sortes d'excès[35].

Abd al-Malik revient de son expédition, par l'Aquitaine et par le Pays Basque. Il est battu, fin 733, d'abord par les Francs, puis par les Basques. Il réussit néanmoins à s'échapper et regagner Cordoue. Là, il est destitué et incarcéré par son successeur Uqba ibn al-Hajjaj. Le gouverneur de l'Ifriqiya le fait enchaîner dans sa geôle.

Nous allons le retrouver wâlî de al-Andalus, après la mort naturelle de son successeur Uqba ibn al-Hajjaj, en 740.


Le wâlî Uqba ibn al-Hajjaj (734-740) Modifier

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Conflits au nord d'al-Andalus vers 740.

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Charles Martel au combat.

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Vallée de la Berre.

Uqba ibn al-Hajjaj al-Salūlī (en arabe, عقبة بن الحجاج السلولي), s'impose wâlî de Al-Andalus (734-741). Officiellement il est nommé par Ubayd Allah ibn al-Habhab, wâlî d'Egypte et d'Ifriqiya.

Tous les gouverneurs locaux d'Espagne tremblent du fait du nouveau wâlî. Il vient de se signaler comme particulièrement injuste et sévère en Ifriqiya. Droit et pieux musulman il veut percevoir plus d'impôts et consolider le contrôle des Omeyyades sur l'ensemble de al-Andalus.

Uqba destitue les caïds et les commandants nommés par son prédécesseur. Il remplit les prisons de profiteurs arabes, et les oblige à restituer au fisc le fruit de leurs rapines.

Il nomme ses qāḍis (juge)cadhis pour protéger les familles et maintenir l'ordre. Il forme des corps de troupes spécialement chargées de réprimer le brigandage.

Uqba ibn al-Hajjaj fonde des mosquées et des mosquées, fait payer de nouveaux impôts payés même par les Arabes.

Il examine la gestion de son prédécesseur, Abd al-Malik, et n'ayant rien trouvé de répréhensible, il le nomme commandant de la cavalerie sur la frontière des Pyrénées. Après avoir obtenu une victoire dans les Asturies (735), au printemps de l'année suivante, Uqba conduit son armée à la frontière Nord, et prend Pampelune. Les dirigeants navarrais et les Francs fuient avant l'entrée des Arabes.

Un cinquième des terres des Navarrais et des Basques vont au Trésor et les autres sont réparties entre les musulmans qui ont pris part à la campagne. Il établit une garnison dans la ville et nomme un gouverneur.

Narbonne est assiégée par les Francs. Il envoie une armée qui met fin au siège. Uqba fournit des secours aux fils d'Eudes contre les Francs et envoie des troupes qui traversent le Rhône et s'emparent d'Avignon, du fait de la trahison du comte de Marseille. Joignant à la force des armes, les ressources de la politique, il se ménage des alliances, à la faveur desquelles les Musulmans pénètrent en Provence, en Dauphiné, et jusques dans le Lyonnais[36].

Charles Martel, en 737, emporte d'assaut Avignon, chasse les Maures des provinces qu'ils ont envahies, les bat sous les murs de Narbonne, à la bataille de la Berre. L'hiver l'oblige de lever le siège de cette place, mais cette suite de défaites leur ôte pour jamais l'espoir de se rendre maîtres de la France.

En 740 ce Banu al-Hajjaj, noble arabe, rejoint le nord de l'Afrique pour tenter de récupérer Tanger, occupée par les Berbères. L'insurrection devient générale quand ces derniers apprennent que son armée a traversé le détroit pour appuyer les Arabes. Uqba ibn al-Hajjaj meurt en l'an 740, probablement à la غزوة الأشراف , Ghazwat al-Ashraf (bataille de Noble), où il est à la tête d'une force andalouse.


Le wâlî Abd al-Malik ibn Qatan al-Fihri (740) Modifier

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Prisonnier crucifié par des Sarrasins.

Vers 740 apparaissent de grandes difficultés intérieures qui aboutissent à l'indépendance par rapport à l'Orient. Ces années sont marquées par l'opposition des Arabes du Nord (ou Qaysites) et des Arabes du Sud (ou Yéménites). Les anciennes divisions tribales perdurent. Une véritable guerre civile se déclare[37].

Après avoir été destitué et incarcéré par son successeur Uqba ibn al-Hajjaj, il est été nommé à nouveau wâlî (gouverneur) de al-Andalus. Cette fois, il doit faire face à de graves révolte berbères en Afrique du Nord et en Hispanie. Le gouverneur ne voie pas d'autre choix que de prendre les troupes syriennes, commandée, par son vieil adversaire Balj ibn Bishr al-Qasi, comme alliées et de réprimer la rébellion.

En fin de compte Abd al-Malik est arrêté à Cordoue pour une vieille histoire d'otages syriens. Il est torturé et crucifié en 742, dans la périphérie de la ville. A ses côtés un porc et un chien, animaux impurs pour un musulman sont massacrés de manière similaire[38].

L'exécution de Abd al-Malik ibn Qatan marque le débuts du conflit entre les Arabes du Nord, partisans de Balj ibn Bishr al-Qasi, et les Arabes du Sud, dirigés par le Gouverneur de Narbonne, Yusuf al-Fihri[39].


Le wâlî Balj ibn Bishr al-Qasi (742) Modifier

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Le Maghreb après la révolte berbère.

Balj ibn Bishr al-Qasi (arabe : بلج بن بشر القشيري) ( † août 742) est un Syrien, commandant militaire arabe en Afrique du Nord et Ibérie, brièvement chef de al-Andalus en 742. Balj ibn Bishr al-Qasi est le neveu de Kalsoum ibn Iyad al-Qasi, gouverneur de l'Ifriqiya en 741, chargé de l'écrasement de la grande révolte berbère en Afrique du Nord.

Les Cordouans et l'armée proclament Balj, émir de al-Andalus, au milieu d'une insurrection, à Cordoue, la capitale. Thalaba ibn Salama al-Amili, offensé d'une préférence dont il se croie plus digne, prétend que l'irrégularité de cette élection porte atteinte aux droits du Calife omeyyade et à ceux du wali de l'Ifriqiya. Il prend la route de Mérida.

Les Syriens viennent aider les Arabes d'al-Andalus à mater la rébellion berbère dans la péninsule. Ils essaient d'écraser les trois principales armées rebelles berbères dans une série de rencontres,à Medina-Sidonia, Cordoue et, enfin, Tolède.

Balj n'a plus que 12.000 hommes, il attaque les Berbères et des Arabes andalous 0 Aqua Portora, à côté de Cordoue, le 6 août 742. La mêlée est terrible. Balj, malgré l'infériorité de ses forces, fond sur tous les assaillants. Il est tué par la lance de son rival, Abd al-Rahman ibn al-Qama al-Lakhmi, le gouverneur omeyyade de Narbonne.


Le wâlî Thalaba ibn Salama al-Amili (742 à 743) Modifier

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Thalaba ibn Salama al-Amili est un Arabe, miltaire, wâlî en Jordanie, en Afrique du Nord et dans la péninsule ibérique de 742 à 743.

Thalaba ibn Salama se rend en Afrique du Nord avec l'expédition dite syrienne en 741, pour réprimer la grande révolte berbère en Afrique du Nord. L'armée syrienne est vaincue. Après de longues négociations avec le wâlî d'al-Andalus Abd al-Malik ibn al-Fihri Qatan , les forces syriennes se réfugient en al-Andalus au début 742. Après avoir vaincu les armées rebelles berbères en al-Andalus au printemps de 642, le wâlî d'al-Andalus est exécuté et Thalaba ibn Salama est nommé nouveau wâlî d'al-Andalus.

Les Arabes andalous prennent les armes. Les Syriens écrasent les Andalous à la bataille de Aqua Portora, à Cordoue, en août 742.  Thalaba ibn Salama  est pourtant d'origines yéménites, comme la plupart des Arabes d'Andalousie. Les vainqueurs sont des Syriens, des Arabes du Nord, appartennant au clan des Banu Qays[40].

L'autorité de Thalaba ne s'étend pas au-delà de Cordoue, où les régiments syriens se sont réfugiés. Fin 642 ou début 643, Thalaba va à Merida, combattre des rebelles, mais il se retrouve encerclé avec sa petite armée dans la forteresse de cette ville par les Andalous. Pensant qu'il n'y a pas d'échappatoire, les Andalous font le siège de Merida. Leurs familles et domestiques les rejoignent[41]. Cependant, un beau matin, alors que les assaillants se reposent, Thalaba lance une attaque inattendue. Il revient à Cordoue avec dix mille prisonniers, dont beaucoup de femmes et d'enfants. Il les vend comme esclaves[42].



Au début de 743, Abou al-Khattar ibn al-Husam al-Kalbi Darar veut régler le différend. Il vient de la même tribu que les Arabo-andalous, mais est lié aux cercles de l'aristocratie de Damas. Il prend possession du gouvernement, avec peu d'opposition.

Selon le chroniqueur Ibn al-Hakam, Thalaba sert comme gouverneur omeyyade de al-Urdan (Jordanie) à la fin des années 740. En 750, il accompagne le calife omeyyade Marwān II dans sa fuite, en Egypte, pour échapper aux assassins abbassides.


Trois wâlîs pour les Omeyyades d'al-Andalus (743-747) Modifier

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  • Omeyyade Damas Cordoue الأمويون Umayyade Cordoba Damascus05:26

    Omeyyade Damas Cordoue الأمويون Umayyade Cordoba Damascus

    Abu l-Hattar al Husam al-Kalbi, Abu-l-Jattar ou Abul Jatar (en arabe : أبو الخطار الحسام بن ضرار الكلبي) est un wâlî des Omeyyades d'al Andalus de mai 743 à août 745. Il est d'origines yéménites, mais natif de Damas. Donc les djunds (tribus, divisions) syriens ne s'opposent pas au départ à lui. La situation politique est catastrophique. Abu l-Hattar, nommé par le gouverneur d'Ifriqiya, va se révéler un excellent conciliateur qui organise une amnistie générale[43]. Il envoie chaque djund dans une région distincte d'al-Andalus. Ils perçoivent 1/3 des impôts versés par les chrétiens[44]. C'est le dernier wâlî envoyé d'Orient et ses origines yéménites finissent par être la cause de nouvelles guerres tribales. Son armée est battue sur les rives du Guadalete et il est fait prisonnier. Tuwaba ibn Salama al-Gudami le remplace[45].


  • Tuwaba ibn Salama al-Gudami est un wâlî des Omeyyades d'al Andalus d'août 745 à octobre 746.


  •  Abd al-Rahman ibn Katir al-Lahmi est l'avant-dernier gouverneur omeyyade de al-Andalus d'octobre 746 à janvier 747.


Yusuf ibn 'Abd al-Rahman al-Fihri (747-756) Modifier

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Bataille.

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Abd al-Rahman I

Yusuf ibn 'Abd al-Rahman al-Fihri (en arabe : يوسف بن عبد الرحمن الفهري‎), de son nom complet Yusuf ibn Abderrahmane ibn Habib ibn Abi Obeida ibn Okba ibn Nafie Al-Fihri (700-après 756) est gouverneur de Narbonne en Septimanie dans les années 730, puis le 22Modèle:Exp et dernier gouverneur de al-Andalus de 747 à 756.

C'est un puissant membre des Banu Fihri, un clan de la tribu Quraysh. Son grand-père est Oqba Ibn Nafi Al Fihri, conquérant du Maghreb Arabe, et constructeur de la ville de Kairouan et wali de l'Ifriqiya au temps de Moawiya ibn Abi Sofiane[46].

Après la bataille de Poitiers, Yusuf ibn Abd al-Rahman est nommé gouverneur de Narbonne, selon la Chronique de Moissac, où il a le commandement des opérations militaires. Pendant quatre ans, il pille et saccage le Bas-Rhône, et en 735 il prend Arles.

Le pro-qaysite Yûsuf al-Fihri est imposé à Cordoue par le notable syrien al-Sumayl. Comme beaucoup de ses prédécesseurs Yusuf adu mal à contrôler les luttes intestines entre les Berbères majoritaires et les Arabes. Il doit régler des querelles entre tribus arabes syriennes et yéménites de son armée[47].

Il parvient à écraser les Arabes du Sud en 747 à la bataille de Secunda. A partir de là, il commence à se comporter en gouverneur indépendant, tâche facilitée par les troubles qui affectent l'Orient.  Al-Fihri recense, avec l'aide de l'évêque Hostegesis, les dhimmis qui doivent payer des impôts, dont la jizya. L'évêque lui fait des visites annuelles pour s'assurer que les taxes sont perçues par l'occupant arabe[48].

Yusuf brise une tentative de révolte à Saragosse, en 755. Il mène une campagne contre les Basques de Pampelune, la même année. Mais son armée est anéantie[49].

C'est le moment choisi par Abd al-Rahman Ier, qui a fui la Syrie quelques années pour s'échapper des Abbassides, de débarquer à Almuñecar, en Andalousie. Rapidement il prend Malaga et Séville.

Yusuf ibn 'Abd al-Rahman al-Fihri n'arrive pas à un accord avec Abd al-Rahman. Il est battu à la bataille de Musarah[50], à côté de Cordoue en mars 756 par Abd al-Rahman qui devient ainsi le premier émir de Cordoue.



Notes et références Modifier

  1. Al-Andalus, de la conquête au califat (711-1031)
  2. Arts et civilisations de l'Islam, Peter Delius, Markus Hattstein, Könemann (20 novembre 2000).
  3. Al-Andalus, de la conquête au califat (711-1031)
  4. Rucquoi, Adèle (1993), Histoire médiévale de la Péninsule ibérique, Seuil, p. 71.
  5. Collins, Roger (1983). Early Medieval Spain. New York: St. Martin's Press. p. 151.
  6. Durant Will, Age of Faith, New York : Simon and Schuster. 1972.
  7. Sefardíes y moriscos siguen aquí.
  8. Arts et civilisations de l'Islam, Peter Delius, Markus Hattstein, Könemann (20 novembre 2000).
  9. Al-Andalus, de la conquête au califat (711-1031)
  10. Jerrilynn Denise Dodds, Al-Andalus: The Art of Islamic Spain, 1992.
  11. Collins, Roger (1989). The Arab Conquest of Spain 710-797. Oxford, UK / Cambridge, USA: Blackwell.
  12. The Legacy of Muslim Spain, Volume 12 de Handbook of Oriental Studies : The Near and Middle East, Vol. 12, Salma Khadra Jayyusi, Manuela Marín, BRILL, 1992.
  13. Genèse de la ville islamique en al-Andalus et au Maghreb occidental: actes [des tables rondes des 24 et 25 mars 1994 et 16 et 17 novembre 1995], Patrice Cressier, Mercedes García Arenal, Mohamed Méouak, Casa de Velázquez, 1998.
  14. Al-Andalus: 711-756, Marcos José María Peña, Vision Books, 2005.
  15. Genèse de la ville islamique en al-Andalus et au Maghreb occidental: actes [des tables rondes des 24 et 25 mars 1994 et 16 et 17 novembre 1995], Patrice Cressier, Mercedes García Arenal, Mohamed Méouak, Casa de Velázquez, 1998.
  16. Genèse de la ville islamique en al-Andalus et au Maghreb occidental: actes des tables rondes des 24 et 25 mars 1994 et 16 et 17 novembre 1995, Patrice Cressier, Mercedes García Arenal, Mohamed Méouak, Casa de Velázquez, 1998.
  17. Al-Andalus: 711-756, Marcos José María Peña, Vision Books, 2005.
  18. Genèse de la ville islamique en al-Andalus et au Maghreb occidental: actes [des tables rondes des 24 et 25 mars 1994 et 16 et 17 novembre 1995], Patrice Cressier, Mercedes García Arenal, Mohamed Méouak, Casa de Velázquez, 1998.
  19. [Afro-Arabian Origins of the Early Yemenites and their Conquest and Settlement of Spain – Dana Marniche.]
  20. L'Art de vérifier les dates depuis l'année 1770 jusqu'à nos jours, formant la continuation [de l'art de vérifier les dates], Arthus-Bertrand, 1821.
  21. Collins, Roger (1989). The Arab Conquest of Spain 710-797. Oxford, UK / Cambridge, USA: Blackwell.
  22. L'Art de vérifier les dates depuis l'année 1770 jusqu'à nos jours, formant la continuation [de l'art de vérifier les dates], Arthus-Bertrand, 1821.
  23. Les Andalousies de Damas à Cordoue: exposition présentée à l'Institut du monde arabe du 28 novembre 2000 au 15 avril 2001, Éric Delpont, Hazan, 2000.
  24. L'Art de vérifier les dates depuis l'année 1770 jusqu'à nos jours, formant la continuation [de l'art de vérifier les dates], Arthus-Bertrand, 1821.
  25. Les Andalousies de Damas à Cordoue: exposition présentée à l'Institut du monde arabe du 28 novembre 2000 au 15 avril 2001, Éric Delpont, Hazan, 2000.
  26. Collins, Roger (1989). The Arab Conquest of Spain 710-797. Oxford, UK / Cambridge, USA: Blackwell.
  27. Collins, Roger (1989). The Arab Conquest of Spain 710-797. Oxford, UK / Cambridge, USA: Blackwell.
  28. L'Art de vérifier les dates depuis l'année 1770 jusqu'à nos jours, formant la continuation [de l'art de vérifier les dates], Arthus-Bertrand, 1821.
  29. L'Art de vérifier les dates depuis l'année 1770 jusqu'à nos jours, formant la continuation [de l'art de vérifier les dates], Arthus-Bertrand, 1821.
  30. L'Art de vérifier les dates depuis l'année 1770 jusqu'à nos jours, formant la continuation [de l'art de vérifier les dates], Arthus-Bertrand, 1821.
  31. L'Art de vérifier les dates depuis l'année 1770 jusqu'à nos jours, formant la continuation [de l'art de vérifier les dates], Arthus-Bertrand, 1821.
  32. Le monde musulman: des origines au Xe siècle, Philippe Sénac, Armand Colin, 2011.
  33. Abd er-Rahman contre Charles Martel: la véritable histoire de la bataille de Poitiers, Salah Guemriche, Perrin, 2010.
  34. L'Art de vérifier les dates depuis l'année 1770 jusqu'à nos jours, formant la continuation [de l'art de vérifier les dates], Arthus-Bertrand, 1821.
  35. L'Art de vérifier les dates depuis l'année 1770 jusqu'à nos jours, formant la continuation [de l'art de vérifier les dates], Arthus-Bertrand, 1821.
  36. L'Art de vérifier les dates depuis l'année 1770 jusqu'à nos jours, formant la continuation [de l'art de vérifier les dates], Arthus-Bertrand, 1821.
  37. L'Art de vérifier les dates depuis l'année 1770 jusqu'à nos jours, formant la continuation [de l'art de vérifier les dates], Arthus-Bertrand, 1821.
  38. Collins, Roger (1983). Early Medieval Spain. New York: St. Martin's Press.
  39. Le monde musulman: des origines au Xe siècle, Philippe Sénac, Armand Colin, 2011.
  40. P. Crone (1980) Slaves on Horses: The Evolution of the Islamic Polity, p.171.
  41. Al-Maqqari, The History of the Mohammedan dynasties in Spain, v.2.
  42. Levi-Provencal, Histoire de l'Espagne musulmane, Vol. 1.
  43. A la marca extrema, en terra de solitud: Una passejada per les fronteres d'alguns comtats catalans a l'època del Califat de Còrdova (segle X), Volume 66 de Cavall Bernat Enric Vilalta Serra, L'Abadia de Montserrat, 2010.
  44. Historia de Espana antigua y media, Volume 23 de Manuales universitarios Rialp, Luis Suárez Fernández, Ediciones Rialp, 1976
  45. Historia de Espana antigua y media, Volume 23 de Manuales universitarios Rialp, Luis Suárez Fernández, Ediciones Rialp, 1976
  46. Hitti, Philip Khuri (1970). History of the Arabs from the Earliest Times to the Present. Macmillan, p. 504.
  47. Gerli, E. Michael & Armistead, Samuel G. (2003). Medieval Iberia: An Encyclopedia. Taylor & Francis, p. 4.
  48. Wolf, Kenneth Baxter (2000). Conquerors and Chroniclers of Early Medieval Spain. Liverpool University Press, p. 156 et Imamuddin, S. M. (1981). Muslim Spain - 711-1492 A.D: A Sociological Study. Brill Academic Publishers, p. 58.
  49. Trask, R. Larry (1996). The History of Basque. London: Routledge.
  50. Al-Sulami, Mishal Fahm (2004). The West and Islam: Western Liberal Democracy Versus the System of Shura. London: Routledge

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