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Thérèse Madeleine de Rambaud

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Thérèse Madeleine de Rambaud est de Pernes, dans le Comtat venaissin.

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Caromb avant la Révolution.

Thérèse Madeleine de Rambaud est né vers 1695 à Pernes et décédée après 1738. Elle est la fille de Thomas Rambaud et la soeur de Bernard Rambaud, ecclésiastique, et de Jean-Bernard Rambaud, docteur-médecin, marié à Marie-Marguerite Monet, de la ville de Pernes. Elle est la tante de Simon-Thomas Rambaud, ecclésiastique, et Jean-Charles de Rambaud. Elle a peut-être un lien de parenté avec Les Ra(y)mbaud d'Aix-en-Provence (1364-1564), qui vivent un temps à Pertuis, là encore dans le Vaucluse. Mon ancêtre Benoît de Rambaud a comme autre prénom, en 1750, Thérèse. Or la tante de Jean-Charles de Rambaud est bien la seule Rambaud - ou alliées - à avoir ce prénom.


Thérèse Madeleine de Rambaud se marie le 25 juillet 1717, à Caromb, Vaucluse, avec François de Jacques. La famille de Jacques, est l'une des plus anciennes et des plus honorables de Caromb. Cette famille noble réside dans une maison située à l'angle de la Rue Dorée et de la Rue de la Juiverie. Sur six garçons et trois filles un seul des Jacques, prêtre à la cathédrale de Saint-Louis des Français, à Rome, échappe aux massacres pendant la Révolution[1].


On ne sait pas grand-chose sur la famille de Jacques avant la Révolution. A cette époque, c’est une famille nombreuse qui, outre le père et la mère, compte neuf enfants : six garçons et trois filles.

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Huit des neuf enfants de Thérèse Madeleine de Rambaud sont guillotinés par les révolutionnaires.

LA RÉVOLUTION Modifier

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De 1789 à 1793 Modifier

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Francesco Barberini et son frère Antonio, cardinaux-légats d'Avignon résident à Caromb.

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Ex-libris de Simon-Thomas Rambaud, de Pernes, docteur en théologie, son neveu.

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Massacre de la Glacière (16 et 17 octobre 1791).

Durant la Révolution française, le tribunal révolutionnaire fait exécuter 332 personnes à Orange, dont 32 de Caromb. Les victimes sont souvent des ecclésiastiques.


La famille de Jacques est très catholique. Deux filles sont religieuses. :

Sur les six garçons, cinq sont d’Eglise. Ces prêtres qui exercent leur ministère à Caromb ou à Crillon avaient vieilli dans la pratique des vertus ecclésiastiques et refusèrent le serment de 1791, n’obéirent pas à l’inique loi de déportation et se croyaient en sécurité dans leur canton, à raison de l’esprit qui animait la Provence au début de 1793[2].

Les 31 accusés sont soi disant condamnés à mort pour avoir égorgé inhumainement une foule de patriotes qui venaient de combattre la rébellion du Comtat, après les avoir fait creuser à eux-mêmes, en présence de leurs pères, mères, femmes et enfants, la fosse dans laquelle ils furent bientôt enterrés. A Caromb, au mois de juillet 1792, il y a, en effet, une exécution populaire. Neuf habitants de cette commune étant allés, se joindre à la troupe de Jourdan, coupe-tête, qui faisait le siège de Carpentras. A leur retour à Caromb, ces patriotes sont l'objet d'un soulèvement du parti contre-révolutionnaire. Ils sont emprisonnés, puis fusillés hors de la ville; sept, le premier jour, près du torrent la Malagrome; deux, le lendemain, au lieu dit le Graveron. Tel est ce coupable massacre; mais la foule des victimes, la présence obligée de leurs familles, la fosse creusée, les mourants ensevelis, tous ces incidents horribles sont autant d'inventions des juges d'Orange[3].

Le sceptre de fer de la Convention montagnarde s’abat sur la région et les événements tragiques de Caromb modifient les conditions de sécurité. Alors la commission populaire et le farouche proconsul Maigret s’installent à Orange.

La Terreur Modifier

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Chasuble de Polycarpe-Etienne de Jacques, prêtre à Caromb.

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Charles-Thomas de Jacques est curé de Crillon.

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Le tribunal révolutionnaire d'Orange, Musée Arlaten, Arles.

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Un Tribunal révolutionnaire.

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Religieuses guillotinées en 1794 à Orange.

En juin et juillet 1793, toute la famille de Jacques présente à Caromb est écrouée au couvent des Bernardines à Carpentras. Il y a là, au milieu de bien d’autres prisonniers, le curé de Crillon, Charles-Thomas, ses frères Félix-Xavier-Arnould, prêtre et le plus jeune Chrysogone-François, et aussi Polycarpe-Etienne, celui qui a fui, les trois filles, religieuse ou pas, et même la pauvre domestique de la famille, Louise Martin, alors âgée de 24 ans. Jean Joseph, 65 ans, qui vit à Caromb dans la maison familiale, bien que mon prêtre, est également arrêté.

L'itinéraire des frères Jacques n'est pas le même au début de la révolution : deux d'entre eux ont prêté le serment qu'ils rétractent dès le commencement de l'audience[4].

On connaît la suite : dans sa première séance du 1er Thermidor (19 juillet) 1794, quatre frères sont poursuivis comme nobles, prêtres, ayant participé aux émeutes et à la fusillade de la Malagronne. Ils sont aussi accusés d’avoir excité et dirigé la populace contre-révolutionnaire. Le juge de paix de Caromb, à la demande de la Commission populaire, établit un inventaire des objets en leur possession :

un plein sac de reliques, d'os de saints, des portraits de Pie VI, du tyran d'Angleterre, des médailles d'autres tyrans, des chapelets, des cœurs de la Vendée, etc. Le tout a été consumé par les flammes.

Le tribunal condamne à mort pour leur attachement inviolable au tyran et à la tiare :

  • Jean Joseph Thédée Maurice, bourgeois, 65 ans,
  • Charles Thomas, curé de Crillon, 68 ans,
  • Félix Xavier Arnauld, prêtre 61 ans,
  • Chrysogone François, prêtre, 56 ans.


Le lendemain, la Commission écrit au Comité de Salut Public :

Quoique ces quatre monstres, qui faisaient tous les soirs parler une vierge, fussent déjà jugés dans l'opinion des juges, la Commission a fait durer les débats assez longtemps pour avoir celui de jeter sur les prêtres et sur leurs saintes reliques le ridicule que ces objets méritent. Cette manière d'éclairer le peuple est des meilleures; elle produit de très bons effets[5].
Cette manière d'éclairer le peuple est des meilleures; elle produit de très bons effets. A mesure qu'on interrogeoit ces cafards sur les mérites de ces reliquaires, et surtout d'un mouchoir qui avoit frotté l'occiput d'un très-grand saint, l'auditoire rioit de bien bon cœur, tandis que les prêtres scélérats levant les yeux au ciel sembloient appeler la sainte mère à leur aide, heureusement que ces grimaces ne leur ont attiré que le mépris et ensuite l'exécration des assistants. A peine le jugement de mort a-t-il été prononcé sur ces demi-saints que les cris de vive la République ont retenti de toutes parts[6].

Trois jours après, le 22 juillet 1794, le tribunal condamne à mort Etienne Polycarpe de Jacques, le dernier des prêtres de cette famille, et à de la prison la jeune domestique.

Les filles :

  • Delphine de Jacques (1723 - 1794), religieuse augustine à Carpentras,
  • Thérèse de Jacques (1731 - 1794), religieuse.
  • Marie-Françoise de Jacques (1723 - 1794) ne l'est pas.

Elles sont emprisonnées pendant la Terreur et exécutées en 1794[7].


Un seul membre de la famille de Jacques, prêtre à la cathédrale de Saint-Louis des Français, à Rome, échappe au supplice.

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Saintes Martyres d'Orange.

Jean Joseph Thédée Maurice de Jacques Modifier

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Caromb, la vieille ville.

Jean Joseph Thédée Maurice de Jacques (né le 20 avril 1729 à Caromb), le seul des frères qui ne soit pas religieux, est l’un des douze membres désignés pour former le Comité de sûreté publique de Caromb, le 11 juillet 1793, par le maire Jean Antoine Félix Constantin, tout juste élu président de la section fédéraliste de Caromb, par 141 voix sur 166 votants. Le maire prononce alors un discours exhortant le peuple à la paix, à l’union, à l’oubli de tout. Il proposa de jurer le maintien de la liberté, de l’égalité, de la République et une guerre éternelle aux tyrans.

Les fédéralistes sont des modérés. Faire partie de leur Comité de sûreté publique est contre-révolutionnaire pour les robespierristes.

Comme ses frères Jean Joseph Thédée Maurice de Jacques, simple bourgeois, monte aussi sur la charrette. Le zèle des commissaires chargés des arrestations n’a pas de limites : Il se trouve une erreur parmi les noms des frères De Jacques. Ne sachant pas la deviner, tu en recevras un de plus que tu me demandes. dit l’un d’eux[8].

Polycarpe-Etienne de Jacques Modifier

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Église Saint-Maurice de Caromb.

Le prêtre Polycarpe-Etienne, prêtre à Caromb, préfère partir de la ville. On trouve son nom dans la liste des fugitifs dressée le 23 mai 1794 (4 prairial an II) en compagnie du baron d’Aillaud d’Entrechaux.

Trois jours après, le 22 juillet 1794, le tribunal en est à sa 32e séance et juge encore des Carombais. En début de séance, la domestique des Jacques est seulement condamnée à la prison. Puis viennent Etienne Polycarpe de Jacques, le dernier des prêtres de cette famille ainsi que deux autres prêtres François Vincent et Joseph Toussaint Gallian. Ces trois ont été dénoncés le 21 juillet 93 pour cause d’incivisme, à Derat, Barjavel et Ruchon, les trois commissaires envoyés à Caromb, par le district de l’Ouvèze, pour rétablir la paix.

Les prêtres sont accusés d’être les ennemis jurés de la Liberté et de la Révolution, d’avoir prêché la haine de la République, d’avoir provoqué et dirigé les émeutes de Caromb. Tous trois sont condamnés à mort et, comme sept autres, sont guillotinés. Polycarpe-Etienne (64 ans) est exécuté le 22 juillet 1794, le soir même, à 18 heures[9].

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. La Terreur dans le Vaucluse : le drame d'Orange, Le Cabinet historique : revue... contenant, avec un texte et des pièces inédites.
  2. La Terreur dans le Vaucluse : le drame d'Orange, Le Cabinet historique : revue... contenant, avec un texte et des pièces inédites.
  3. La justice révolutionnaire Août 1792 - Prairial an III d'après des documents originaux la plupart inédits, Jacques Berriat Saint Prix, Volume 1, Michel Lévy frères, 1870.
  4. Le Comtat et la Révolution française: naissance des options collectives, Publications de l'Université de Provence, Martine Lapied, Université de Provence, 1996.
  5. La Terreur dans le Vaucluse : le drame d'Orange, Le Cabinet historique : revue... contenant, avec un texte et des pièces inédites.
  6. La Terreur dans le Vaucluse : le drame d'Orange, Le Cabinet historique : revue... contenant, avec un texte et des pièces inédites.
  7. Carombais de Jadis
  8. Carombais de Jadis
  9. Carombais de Jadis

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