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Teodomiro

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Teodomiro.

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C'est peut-être Teodomiro le fondateur du Palais del Pla de Nadal[1].

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Rodéric à la Bataille du Guadalete (19 juillet 711). Il y est tué. Teodomiro, battu, continue le combat jusqu'en 713.

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Après la défaite.

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Teodomiro et son royaume.

Teodomiro (Theudimer dans les sources latines, en arabe : تدمير, Tudmir ibn Abdush, le fils du Goth[2]), Théodomir d'Orihuela ou de Murcie, est né vers 670, et décédé en 743.


C'est un magnat wisigoth de la fin du VIIe siècle et de la première moitié du VIIIe, comes ou dux[3], seigneur de Auriola (= Orihuela)[4]. Il possède un patrimoine territorial considérable dans la contrée de Murcie, au sud-est de la péninsule ibérique[5]. Il est parfois dit de sang royal [6], fils ou gendre du roi Egica[7]. C'est le Gouverneur de la Carthaginoise wisigothe, provincia Aurariola [8] et un chef militaire de la fin du royaume wisigoth hispanique [9].

C'est un membre éminent de la cour de Tolède[10]. C'est peut-être Teodomiro qui fonde le Palais del Pla de Nadal, à Ribarroja del Turia (Valencia)[11].

Selon la Cronica Mozarabe, le dux est un excellent militaire et un homme politique très sage, un exemple de militum magister. C'est un homme très cultivé, écrivant très bien le latin, et qui a le désir de maintenir des contacts avec d'autres cultures méditerranéennes et européennes. C'est un ami du Roi Rodéric d'Hispanie (688-711) et de sa famille[12].

Dans sa jeunesse Theudimer participe à une récolte contre le Roi Egica[13]. Vers 695, les forces de l'empereur byzantin Justinien II sont repoussées par le comte wisigoth Théodemir (ou Theudimer)[14]. Ce dux Teodomiro, Gouverneur de la Carthaginoise, remporte une autre grande victoire sur les Byzantins chassés de Carthage en 698, qui attaquent la côte du sud de l'Espagne[15]. En 709 il vainc une flotte musulmane[16][17].

Rodéric d'Hispanie (688-711) combattant dans les régions montagneuses du nord[18], nomme Teodomiro Lugarteniente (= lieutenant du royaume). C'est Teodomiro qui en premier avertit le Roi que les musulmans viennent de franchir le Détroit de Gibraltar [19]. Teodoro et les partisans de Rodéric d'Hispanie (688-711) sont battus à la Bataille du Guadalete (19 juillet 711).

Après la défaite wisigothe ce caudillo organise une guérilla dans la Sierra Morena (711), puis dans les sierras au relief tourmenté de Segura et de Cazorla (712). Abd al-Aziz ibn Musa est chargé par son père, Musa, le premier des Valíes de Al-Andalus, de massacrer les rebelles, prendre de force des villes, envoyer en esclavage une partie de la population, les remplacer par des Berbères, et établir la primauté du droit musulman dans le sud-est de l'Hispanie. Durant l'hiver 712, Abd al-Aziz ibn Musa qui devine les intentions de son ennemi, lance des attaques et force Teodomiro et ses combattants à rejoindre la province de Murcie.

Abd al-Aziz ibn Musa, ayant su attirer Teodomiro dans les plaines de Lorca, le vainc et le poursuit jusqu'à Orihuela[20]. Selon la légende Teodomiro fait habiller toutes les femmes en guerriers et les fait monter, armés, sur le mur pour veiller à ce que les Arabes n'attaquent pas la faible garnison d'Orihuela[21]. Excellent stratège, Teodoro de Auriola (= Orihuela), se voyant vaincu, et seul chrétien, à part Pelayo des Asturies, à continuer la lutte, négocie une capitulation honorable avec les Arabes[22]. Selon des auteurs, comme Ibn al-Marrakusi Idari, Teodomiro a du batailler ferme pour obtenir le sulh ou alliance de protection[23].

La kûra de Tudmir (713-743) est-elle un royaume indépendant ou fantoche ? Atanagildo, son successeur, est-il le Roi de la kûra de Tudmir (743-779) ?

Avant l'invasion musulmane de 711 Modifier

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Gouverneur de la Carthaginensis Modifier

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Élection du Roi Rodéric d'Hispanie (688-711)

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Le royaume wisigoth vers 700.

Entre 692 et 693, le roi Égica est vraisemblablement forcé de quitter le pouvoir et la capitale du royaume, Tolède, victime d'un complot organisé par Teodomiro, d'autres nobles, l'archevêque Sisbert de Tolède, et la reine douairière Liuvigoto, et plusieurs conseillers... qui projettent de le faire assassiner avec son épouse. C'est un échec ! Sisebert est défroqué et excommunié[24].

Est-il le Teodomiro qui apparaît dans les actes du XVIe Concile de Tolède, en 695 ? Il est parfois dit de sang royal[25], fils ou gendre du roi Egica[26]. D'autres auteurs le disent Byzantin[27].

C'est peut-être Teodomiro qui fonde le Palais del Pla de Nadal, à Ribarroja del Turia (Valencia)[28]. Le Pla de Nadal est considéré par de nombreux auteurs comme le plus important élément architectural de la péninsule ibérique de la deuxième moitié du VIIe siècle et du début du VIIIe. C'est un bâtiment wisigoth, mais il confirme la continuité en architecture entre les civilisations à Valence. Il devient une grande ferme habité exclusivement par des musulmans. Le palais est pillé et incendié.

Vallejo (1993, p. 331, note 115) dit Teodomiro Dux prouinciae disposant des pouvoirs civils et militaires comme le prouvent sa victoire sur la flotte grecque à la fin du VIIe siècle et la signature du Pacte de Teodomiro (713)[29]. Teodoro est amiral[30], mais il aussi sa propre armée, et agit en toute indépendance, sans attendre les ordres, ni pour soutenir le roi. Ce fait montre clairement qu'il peut opposer au roi[31].

Avant le 27 avril 711 Teodomiro est le gouverneur de la Carthaginensis (= Carthaginoise wisigothe)[32]. E. Manzano (1998) parle d'une provincia Aurariola, citée dans la Cosmographie de Ravenne (VIIe siècle)[33]. C'est une région vaste et prospère, autonome de Tolède, sept diocèses ecclésiastiques[34].

Ses victoires d'avant 711 Modifier

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Le château de Auriola (= Orihuela) d'origines wisigothes.

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L’armée de l’empire Romain Byzantin au VIIe siècle.

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Le roi Roderic.

Selon la Cronica Mozarabe, le dux Teodomiro, Gouverneur de la Carthaginoise, sous les règnes des rois Egica et Witiza, remporte un grand victoire sur une flotte byzantine, qui attaque la côte du sud de l'Espagne[35].

La date de l'événement est discutable :

  • Edward Arthur Thompson nous dit que vers 695, l'empereur byzantin Justinien II tente vainement, par sa flotte, de réduire le Roi Égica à l'obéissance, mais les forces grecques sont repoussées par le comte wisigoth Théodemir (ou Theudimer)[36].
  • Roger Collins suggère que c'est à l'époque de l'expédition envoyée par l'empereur Léonce, en 697, pour récupérer Carthage par les Arabes.
  • D'autres sources disent qu'en 698 il y a une tentative de débarquement de troupes byzantines dans les environs de Orihuela, mais qu'ils sont repoussés par les Wisigoths du dux Teodomiro. Ils viennent par mer, mais la bataille n'est pas navale. Ce sont d'après Margarita Vallejo Girvés les Byzantins vaincus de Carthage[37]. Divers auteurs ont des hypothèses ingénieuses :
  • une intervention pour appuyer un clan wisigoth contre un autre,
  • le désir de compenser la perte de territoires perdu du fait de la conquête
  • ou même tenter de trouver un refuge après la défaite de Carthage[38].

Margarita Vallejo Girvés pense qu'après l'échec de l'expédition de Carthage contre les musulmans, un groupe d'officiers, appréhendant de subir les conséquences de cette défaite, se mutine contre Jean le Patrice et vont conquérir le sud de la péninsule ibérique [39].

Vicente Palao pense que Cartagena est à cette époque aux mains des Byzantins et que Teodomiro craignant l'invasion arabe encercle Cartagena et la reprend aux Byzantins[40].

Le dux Teodomiro repousse certainement aussi des raids des musulmans. Ils sont nombreux dans le bassin occidental de la Méditerranée avant 711[41]. En 709 il vainc une flotte musulmane[42]. De nombreux indices permettent de conclure que la pratique des pillages est fréquente sur les côtes wisigothiques[43]. Certaines sources parlent de tentatives d'invasion à Cadix et Malaga[44].

Teodomiro va participer à la résistance contre l’envahisseur musulman au nom de ses engagements envers Rodéric d'Hispanie (688-711). Une source arabe, le savant Ibn Habîb, présente Teodomiro comme le lugarteniente (lieutenant du royaume) du dernier souverain wisigoth Rodéric d'Hispanie (688-711). C'est aussi l'avis de Govert Westerveld (2014)[45].

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Les derniers rois wisigoths : Egica, Witiza, Rodrigo.

Sa résistance aux musulmans (711 - 713) Modifier

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Le débarquement de Tariq (27 avril 711) Modifier

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Le débarquement de Tariq.

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Timbres commémorant le 1.300e anniversaire du débarquement de Tariq.

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Guerriers de Tarik.

Selon Govert Westerveld (2014), Rodéric d'Hispanie (688-711) entreprend une campagne contre les Basques et les partisans de Witiza dans les régions montagneuses du nord[46]. Il nomme Lugarteniente (= lieutenant du royaume) Teodomiro, jusqu'alors Gouverneur de la provincia Aurariola[47][48].

Teodomiro combat les premiers Arabes qui débarquent en 711[49]. Il écrit au Roi Rodéric d'Hispanie (688-711) pour lui signaler que les musulmans viennent de franchir le Détroit de Gibraltar [50]. C'est de lui que le Roi apprend l'invasion de son royaume.

Le débarquement de Tariq et sa faible armée est-elle :

  • une troupe envoyée à l'aide ds ennemis de Rodéric d'Hispanie (688-711), dans l'espoir de piller et de se faire des alliés
  • d'une reconnaissance envoyée pour tester la force militaire du royaume wisigothique,
  • la première vague d'une invasion à grande échelle,
  • une grande expédition de pillage sans intentions stratégiques directes.

L'histoire de Julien, comte de Ceuta, dont la fille est soi-disant violée par Rodéric d'Hispanie (688-711), et qui demande l'aide des musulmans, relève de la légende et ne figure pas dans les premiers récits de la conquête[51]. C'est un partisan de la famille de Wittiza, qui devient un traître.

En 711, 1.700 musulmans, venant du Rif, dirigé par Tariq Ibn Ziyad débarquent à Tarifa, au sud de l'Espagne[52]. Selon, Ibn Abd-el-Hakem, historien égyptien malikite, auteur de Conquête de l'Egypte, de l'Afrique du Nord et de l'Espagne, la première chronique en langue arabe relatant cet événement, les Wisigoths pensent qu'il s'agit de navires de commerce.

Tariq est appelé par les héritiers du roi wisigoth Wittiza. Comme le catholicisme des évêques wisigoths et hispano-romains est farouchement antisémite, les juifs vont eux-aussi accueillir les envahisseurs musulmans comme des libérateurs[53]. Ils fournissent des garnisons pour les villes conquises.

Bataille du Guadalete (19 juillet 711) Modifier

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Bataille du Guadalete (711)

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Plan de la Bataille du Guadalete (711).

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Futures esclaves avec les têtes de leurs maris, parents et amis.

Les Arabes prennent le contrôle de presque toute la péninsule ibérique avec une armée estimée à environ 10.000 à 15.000 combattants[54]. La population de la péninsule en 711 est d'environ sept ou huit millions d'habitants, dont environ 200.000 Wisigoths qui constituent la classe dirigeante.

L'armée conquérante est composée principalement de Berbères, vaguement convertis, qui voient, dans cette invasion la continuation des razzias dans la péninsule ibérique, datant de la période pré-islamique.

Côté chrétien les Chroniques mozarabes de 754 signalent que de nombreux habitants fuient vers les collines plutôt que de défendre leurs villes, car ils croient à nouveau à un raid temporaire plutôt qu'à la fin du monde romano-wisigoth.

Tariq Ibn Ziyad défait l'armée wisigothe, dirigée par le roi Rodéric d'Hispanie (688-711), dans une bataille décisive à Guadalete en 712. Les forces armées de Tariq sont là, renforcées par celles de son supérieur, le wali Musa ibn Nusair.

Teodomiro, Roderic lieutenant du Roi Rodéric d'Hispanie (688-711), commande l'armée goth. Il fait face avec seulement 1.700 chevaliers à 12.000 hommes commandés par Tariq.

La demande d'aide à Roderic le surprend dans le nord combattant les partisans de Witiza et les Basques. Le Roi essaie immédiatement de rallier des opposants pour combattre l'ennemi commun. Rodéric vient avec une partie de sa cavalerie pour renforcer l'armée de Teodomiro bien inférieures en nombre aux Arabes.

Qui plus est cette aide, si clairsemée, arrive épuisée et bien incapable d'arrêter les raids contre Medina Sidonia[55].

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Mariano Barbasán - Bataille du Guadalete (711).

Guérilla dans la Sierra Morena (711) Modifier

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La fin d'un monde.

Après la défaite wisigoth à la bataille de Guadalete (711) le Roi Rodrigo est mort et l'aristocratie décimée ou envoyée en esclavage. Teodomiro organise une guérilla dans la Sierra Morena (711). Il se sent responsable de la transmission du pouvoir royal wisigoth. Il s'y retire avec des volontaires survivants des troupes royales [56][57]. Ses camarades fuient à Tolède, au Portugal et de nombreuses autres villes et villages. Teodomiro rencontrent de nombreux fugitifs, et recrute des bénévoles.

C'est une zone territoriale mal contrôlée. Trop faible néanmoins pour se présenter à découvert face à une grande armée ennemie, il se contente d'harceler les musulmans et leur enlever quelques villes, puis de se retirer toujours dans les endroits les plus escarpés.

Luttes dans les Sierras de Segura et de Cazorla (712) Modifier

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Cordoue est prise du fait de la trahison d'une partie de la population.

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Sierra de Segura.

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Sierra de Cazorla.

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Un des nombreux défilés de Sierra de Cazorla.

Néanmoins les Arabes et leurs alliés deviennent trop nombreux dans la Sierra Morena. Tariq la traverse pour prendre Tolède[58]. Les musulmans commencent à envoyer en esclavage une partie de la population et à les remplacer par des Berbères.

Teodomiro se réfugie avec ses guerriers et des fugitifs dans les Sierras de Segura et de Cazorla. Il compte sur le relief tourmenté de ces montagnes pour pouvoir résister aux envahisseurs. Les chroniques arabes et chrétiennes démontrent la justesse de son plan.

Teodomiro, continuant à esquiver les puissantes armées arabes, n'occupe pas La Guardía, distante d'une lieue de Jaen, où l'ennemi a des troupes. Par contre il prend la ville d'Ubeda, proche de ses repaires dans les montagnes, selon Mármol.

Une poignée d'Arabes ne peut pas à la fois conquérir le vaste territoire de la péninsule et défendre simultanément toutes les villes et provinces. De faibles garnisons d'Israélites et de traîtres même armés ne peuvent s'opposer victorieusement aux forces de Teodomiro, bien que battues à la bataille de Guadalete (711). Le Caudillo chasse de ses sierras les quelques Arabes laissés en garnison par Musa, tue les blessés et les malades. Son armée compte plus 1.000 guerriers[59].

En 712 Musa, accompagné de son fils Abd al-Aziz ibn Musa et d'une armée de 18.000 hommes, traverse le détroit de Gibraltar pour conquérir le reste du territoire wisigoth[60].

Abd al-Aziz ibn Musa est chargé par son père, Musa, le premier des Valíes de Al-Andalus, de massacrer les rebelles, prendre de force des villes, et établir la primauté du droit musulman dans le sud-est de l'Hispanie.

Ce Prince sait que Teodomiro organise la résistance de son peuple. Les juifs et les chrétiens renégats sont massacrés un peu partout. Contre cet ennemi redoutable Abd al-Aziz ibn Musa vient avec sa cavalerie et sous ses ordres des fils des plus nobles familles arabes, entre autres Otman, Edris, Abulcacin.

Teodomiro est à Valence, où il est élu Roi. Sachant que Abd al-Aziz ibn Musa arrive avec une intention hostile, IL recrute d'autres volontaires, se cache dans les forêts et surveillent les défilés les Sierras de Segura et de Cazorla. Il veut rester dans ces abris sans exposer ses guerriers aux colonnes de lanciers arabes.

Abd al-Aziz et Otman pourchassent les Goths. Mais ces marches donnent du courage à la rébellion et lui permet d'encore mieux connaître les montagnes. Ils ont affaire à forte partie. Les pertes sont importantes et les soldats et chevaux épuisés.

Profitant de la douceur du climat qui rend possible une campagne d'hiver, l'Arabe marche en personne, vers la fin de l'an 712, contre le dernier défenseur de l'indépendance espagnole. Abd al-Aziz ibn Musa qui devine les intentions de son ennemi, lance des attaques et force Teodomiro et ses combattants à rejoindre la province de Murcie.

Bataille de Lorca (713) Modifier

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Bataille de Lorca.

Abd al-Aziz ibn Musa, ayant su attirer Teodomiro dans les plaines de Lorca, le vainc et le poursuit jusqu'à Orihuela[61].

En effet, les armées arabes chassent les Goths des montagnes. Teodomiro croient pour pouvoir défendre les environs de Murcie et les Confins de la province de Valence. Son armée se retrouve dans la campagne aride de Lorca.

La bataille est courte. Si certains guerriers peuvent s'échapper, les autres sont capturés et deviennent esclaves des Maures. Beaucoup finissent tué à coup de lance ou poignardé.

Teodemir fuit et se réfugie dans la forteresse de Orihuela[62].

Siège de Orihuela (713) Modifier

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La péninsule ibérique aux mains des musulmans.

Teodomiro, suivi de quelques soldats, réussit à se réfugier dans la forteresse de Orihuela. Abd al-Aziz ibn Musa se retrouve devant des portes closes. Teodomiro pour impressionner son adversaire veut que les murs et les tours paraissent défendus par un grand nombre de guerriers. Selon la légende Teodomiro fait habiller toutes les femmes en guerriers et les fait monter, armés, sur le mur pour veiller à ce que les Arabes n'attaquent pas la faible garnison d'Orihuela[63].

Les Sarrasins se préparant à donner l'assaut, voit quitter la ville un chevalier qui prétend être un émissaire du magnat goth, et demande à parler avec Abd al-Aziz ibn Musa. Le général arabe, ses lieutenants et les capitaines reçoivent le chevalier chrétien. Une rencontre, hors des murs est organisée au camp d'Abd al-Aziz ibn Musa.

Le Pacte de Teodomiro (30 juin 713) Modifier

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Signature du Pacte de Teodomiro Modifier

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Signature du Pacte de Teodomiro.

Excellent stratège, Teodoro de Auriola (Orihuela), se voyant vaincu, et seul chrétien, à part Pelayo des Asturies, à continuer la lutte, négocie une capitulation honorable avec les Arabes[64]. Selon des auteurs, comme Ibn al-Marrakusi Idari, Teodomir a du batailler ferme pour obtenir le sulh ou alliance de protection[65].

De son côté, Abd al-Aziz ibn Musa est très inquiet de la situation sur la Marca Superior (frontière nord, et il n'a envie de perdre d'autres centaines de soldats[66].

Les négociations commencent le 5 avril 713 et Teodomiro signe le 30 juin 713[67], après trois mois de dures négociations, un traité de protection et d'amitié avec Abd al-Aziz ibn Musa, le traité de Orihuela, en échange de sa soumission[68]. Ce traité est le seul à être conservé[69]. Comme il ne peut négocier en tant qu'ambassadeur d'un roi espagnol, ou de l'empire byzantin, il fait en tant que Roi. Il est considéré par certains auteurs comme le premier roi de la Reconquista[70].

Les conditions Modifier

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Le Pacte de Teodomiro (713).

Ce pacte sauvegarde :

  • lui, ses pairs et leurs familles de la captivité[71].
  • ses biens, ses titres[72], les propriétés de ses sujets.
  • la liberté de culte de ses sujets : la religion catholique et ses lieux de culte doivent être respectés[73].
  • l'autonomie : il n'existe aucune autorité au dessus de la kûra de Tudmir[74].

La kûra de Tudmir est un peu plus grande que les actuelles provinces de Murcie, Valence, Alicante et une partie de la Nouvelle Castille. Ce petit état est nommé, par les arabes , pais de Tudmir et comprend les villes de Orihuela, Mula, Lorca, Alicante, Hellín, Valencia, Aspe, Biscaret[75], et soit Elche, soit Villena ou bien encore Bigastro.

Les sujets de Teodomiro sont tenus de :

  • payer un tribut annuel à al-Andalus (jizya),
  • donner des terres (kharaj),
  • ne pas coopérer avec les ennemis des conquérants musulmans.


Les conséquences Modifier

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Pelayo des Asturies et le roi d'Aragon sont les derniers défenseurs de l'Espagne chrétienne

Teodomiro collecte les impôts dans son royaume vassal. Le tribut se compose d'un dinar, quatre mesures de blé par personne, de l'orge, du jus de raisin, et du vinaigre, plus deux mesures de miel et de l'huile.

Pelayo des Asturies apprend dans les détails ce qu'il perçoit comme la trahison de comte Teodomiro, seigneur de Orihuela, que les Arabes appellent affectueusement Tudmir ibn Abdush, le fils du Goth[76].

Teodomiro fait un peu penser au comte Casio vallée de l'Ebre, l'ancêtre des Banu Qasi, sauf qu'il se bat de 711 à 713 contre les envahisseurs et qu'il ne se convertit pas à l'islam.

Al-Walīd (668 - 715), sixième calife omeyyade, non seulement reconnaît le traité, mais en plus libère de son tribut Teodemiro[77].

La kûra de Tudmir (713-743) Modifier

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Abd al-Aziz ibn Musa et Teodemiro (713) Modifier

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Détail du Cartulaire de Orihuela.

Après la signature du traité, Teodemiro quittant le rôle d'ambassadeur, se fait connaître comme prince. Abd al-Aziz ibn Musa lui témoigne une extrême bienveillance, et contracte avec lui une étroite amitié. Le prince goth retourne le soir dans la ville, en fait ouvrir les portes le lendemain matin pour y recevoir Abdel-aziz, ses principaux officiers et une partie de l'armée musulmane. Étonné de voir si peu de garnison dans la place, le général arabe demande où sont les soldats qu'il a vus sur les remparts ? Ayant appris le stratagème des femmes déguisées en soldats par Teodemiro, il n'en n'a que plus de considération pour son ancien adversaire.

Trois jours après, il quitte Orihuela, défend à ses troupes de commettre le moindre dégât sur les terres de son hôte; et, après avoir traversé la Sierra de Segura, il entre sans coup férir dans Baeça, Jaen, Elbira, Grenade, alors habitées par des juifs. Antequera, Malaga, et les autres places fortes maritimes capitulent.

Teodomiro en Syrie (715-716) Modifier

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Musa ibn Nusayr réprimandant Tariq.

Musa ibn Nusayr reçoit l'ordre d'aller à Damas du nouveau Calife Sulaymān (674 - 717). Il emmène des trésors immenses au Calife (pierres précieuses, perles, or, argent... ), quantité d'esclaves, plusieurs jeunes filles nobles wisigothes d'une rare beauté. Tariq, Teodomiro et un chrétien africain d’une haute extraction, appelé Urbain, sont du voyage.

A Damas, Sulaymān condamne à mort Musa bin Nusayr pour détournement de fonds. La peine est commuée en payant une somme considérable. Musa n'est pas autorisé à retourner à al-Andalus. Peu de temps après il est tué dans une mosquée de Damas, autour de l'an 716.

Teodomiro est traité d’une maniéré bien différente. Le Calife le reçoit avec affabilité et bonté, en considération de ses grandes qualités, connues de tous les Chrétiens du Levant. Teodomiro s’en retourna en Espagne, après que Calife Sulaymān (674 - 717) ait ratifié son traité.

Royaume indépendant ou fantoche Modifier

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Le Royaume de Tudmir va devenir une Cora (= un territoire) d'al-Andalus dès 825.

En 718, les musulmans occupent toute l'Espagne à l'exception des montagnes des Asturies dans le nord.

Sur le papier, selon l'historien andalou al-Udri, le Royaume de Tudmir comprend de nombreuses villes, parmi lesquelles Uryula' (= Orihuela), Medina Laqan (= Alicante), Mola (à Novelda), Bqsara (= Begastri), Albacete, Blntla (= Valentula), Elche, Lawrka (Lorca), Iyya (= Ilunum romaine, de nos jours Hellín, Murcia Algezares. Il n'y a pas l'unanimité parmi les auteurs sur la limite nord de la principauté, la région montagneuse entourant Denia, tandis que d'autres estiment que ce domaine appartient à la Cora de Valence. Certains auteurs parlent cite le cas de Huéscar ???

Cependant, on ne sait pas combien de temps ce traité dure dans la pratique, s'il continue jusqu'à la mort de Teodomiro ou après.

Teodemir est mort en 743 ans (décès enregistré dans la Chronique de 754)[78].

Après la mort de Teodomiro (743-???) Modifier

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Depuis le milieu du VIIIe siècle jusqu'en 1031, le royaume semble devenir une Cora d'al-Andalus, avec sa capitale à Madinat al-Mursiya (Murcia), après sa fondation en 825 sur ordre de Abderramán II.

Cette Cora occupe le territoire de l'actuelle région de Murcie, la province d'Alicante, Hellin et une partie de Albacete, territoire connu depuis 713 comme le Royaume de Tudmir. Il est créé probablement après les réformes administratives introduites par Rahman lors de la proclamation de l'émirat indépendant. Il va rester indépendant à l'époque omeyyade et est définitivement rétablie par le retrait des villes intérieures, en raison de menaces des Vikings et des autres tribus du nord de l'Europe en 844.

Après la chute du califat, il est divisé entre plusieurs Taïfas : Murcia, Denia (plus Baléares) et Grenade (910 - 1031).

Les Banú Jattáb et les Banû Abl Yamra (VIIIe/XIVe s.) Modifier

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Muraille de Madinat Mursiya (= Murcia).

Teodomiro marie sa fille, après 741, avec un noble syrien, 'Abd al-Yabbár b. Jattáb b. Marwán b. Nadïr, Abd al-Yabbar. Il est l'arrière petit-fils d'un mawla (= proche) du calife omeyyade de Damas, Marwan ibn al-Hakam (623 - 685), un certain Nadir. Il arrive à al-Andalus avec les troupes du wali Balŷ ibn Bisr al-Qusayri (123/741)[79].

De Cordoue il déménage et s'installe dans le Royaume de Tudmir et épouse la fille de Teodomiro, qui lui donna en dot deux villages de Tarsa, à trois miles de Elche, et Tall al-Jattúb, à huit miles de Orihuela[80].

Leurs descendants jusqu'à la fin de la domination musulmane, constituant une des familles les plus puissantes de la Taifa de Murcia, sur le plan économique, car en politique Murcia est dirigée par une autre grande famille, les Banú Tahir.

  • Les Banú Jattáb, de Madinat Mursiya (= Murcia)
  • Les Banû Abl Yamra.

Atanagildo est-il le Roi de la kûra de Tudmir (743 - 779) ? Modifier

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Seigneurs muladíes.

Atanagildo est un noble wisigoth successeur de Teodomiro dans aa principauté autonome dans le sud-est de la péninsule ibérique créé en 713 par le traité de Orihuela.

On parle d'un lien familiale entre Teodomiro et Atanagildo, mais ce qui apparaît surtout c'est la puissance économique de Atanagildo. Selon al-Udri le mariage d'une fille de Teodomiro démontre que la progéniture mâle manque à Teodomiro.

Un grand nombre de nobles goths de cette région vont prétendre descendre de Teodomiro. Selon la Chronique de 754, Theudimer laisse un fils, Athanagild, qui est décrit comme très riche, mais est-il vraiment son successeur ? La région de Tudmir perd-elle son indépendance avant les années 780 ?

Selon la Chronique de 754 le dominus Athanagild, successeur et fils présumé de Teodomiro de Orihuela, est caractérisé par sa munificence et pas sa naissance :

Athanagild après la mort de Théodomir est considéré comme possédant beaucoup de noblesse et d'honneur. Il est effet le "dominus" (= seigneur) le plus opulent et parmi eux le plus prodigue de son argent[81].

Athanagild est Roi de la kûra de Tudmir jusqu'en 779. Le royaume s'agrandit : Carthagène, Chinchilla, Aguilas et l'île de Grosa[82]. Mais le fait qu'en 743, le nouveau Vali, Abu-l-Jattar Dirar ibn al-Husam al-Kalbi, cantonne des troupes égyptiennes à Tudmir, laisse supposer un changement du statut juridique de la région, et donc le traité de Orihuela a déjà pris fin.

Abu-l-Jattar, après avoir rendu le calme à la Province, exige 27.000 sous de Atanagildo de Tudmir, Comte des Chrétiens.

Après 778 ses terres sont annexées aux possessions de l'émirat[83].

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. La géographie du pouvoir dans l'Espagne visigothique, Volume 861 de Temps, espace et société: Histoire et civilisations, Céline Martin, Presses Univ. Septentrion, 2003.
  2. Pelaius Rex, Colección de historia, GRUPO IBERSAF, 2006.
  3. Genèse de la ville islamique en al-Andalus et au Maghreb occidental, Patrice Cressier, Mohamed Méouak, Mercedes García-Arenal, Casa de Velázquez, 1998.
  4. Pelaius Rex, Colección de historia, GRUPO IBERSAF, 2006.
  5. Lorenzo Jiménez, Jesús (2010). La dawla de los Banū Qasī: origen, auge y caída de una dinastía muladí en la frontera superior de al-Andalus. CSIC. p. 92.
  6. Diccionario histórico, ó Biografia universal compendiada, Narciso Oliva 1830.
  7. Dizionario universale della lingua, Italiana: preceduto da una esposizione Grammaticale ragionata della lingua, Carlo Antonio Vanzon 1842.
  8. Nuevas ideas sobre la conquista árabe de España: toponimia y onomástica : discurso leído en el acto de su recepción pública, Emilio García Gómez, Real Academia de la Historia, 1989.
  9. Díaz, Pablo C. (2004). En tierra de nadie: visigodos frente a bizantinos. Reflexiones sobre la frontera. En Inmaculada Pérez Martín, Pedro Bádenas de la Peña. Bizancio y la península ibérica de la antigüedad tardía a la edad moderna 1. Taravilla. p. 54.
  10. Hispania y Bizancio: Una relación desconocida, Volume 338 de Akal universitaria: Serie Reinos y dominios en la historia de España, Margarita Vallejo Girvés, Ediciones AKAL, 2012.
  11. La géographie du pouvoir dans l'Espagne visigothique, Volume 861 de Temps, espace et société: Histoire et civilisations, Céline Martin, Presses Univ. Septentrion, 2003.
  12. seis preguntas sobre el tratado de teodomiro (parte 1).
  13. La géographie du pouvoir dans l'Espagne visigothique, Volume 861 de Temps, espace et société: Histoire et civilisations, Céline Martin, Presses Univ. Septentrion, 2003.
  14. Thompson, Edward Arthur (1998). Los Godos en España. Altaya.
  15. Nuevas ideas sobre la conquista árabe de España: toponimia y onomástica : discurso leído en el acto de su recepción pública, Emilio García Gómez, Real Academia de la Historia, 1989.
  16. Claude Dietrich, Istorija Vestgotov, Geschichte der Westgoten, Stuttgart u.a. 1970.
  17. Dizionario universale della lingua, Italiana: preceduto da una esposizione Grammaticale ragionata della lingua, Carlo Antonio Vanzon 1842.
  18. RODERICO Y LAS DOS ESPAÑAS, RECUERDOS DE LA HISTORIA (2014)
  19. Diccionario histórico, ó Biografia universal compendiada, Narciso Oliva 1830.
  20. Claude Dietrich, Istorija Vestgotov, Geschichte der Westgoten, Stuttgart u.a. 1970.
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  22. Claude Dietrich, Istorija Vestgotov, Geschichte der Westgoten, Stuttgart u.a. 1970.
  23. seis preguntas sobre el tratado de teodomiro (parte 1).
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  26. Dizionario universale della lingua, Italiana: preceduto da una esposizione Grammaticale ragionata della lingua, Carlo Antonio Vanzon, 1842.
  27. Los reinos olvidados de España, OBRAS DIVERSAS, José María de Mena, Penguin Random House Grupo Editorial España, 2012.
  28. La géographie du pouvoir dans l'Espagne visigothique, Volume 861 de Temps, espace et société: Histoire et civilisations, Céline Martin, Presses Univ. Septentrion, 2003.
  29. La materialidad del Pacto de Teodomiro a la luz de la arqueología, Sonia Gutiérrez Lloret, Universidad de Alicante.
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  34. La Alhambra, Volume 17 Universidad de Granada, 1914.
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  36. Thompson, Edward Arthur (1998). Los Godos en España. Altaya.
  37. Hispania y Bizancio: Una relación desconocida, Volume 338 de Akal universitaria: Serie Reinos y dominios en la historia de España, Margarita Vallejo Girvés, Ediciones AKAL, 2012.
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  42. Claude Dietrich, Istorija Vestgotov, Geschichte der Westgoten, Stuttgart u.a. 1970.
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  44. Los reinos olvidados de España, OBRAS DIVERSAS, José María de Mena, Penguin Random House Grupo Editorial España, 2012.
  45. Historia de Blanca (Valle de Ricote), lugar más islamizado de la región murciana. Años 711 – 1700. Tomo I., Volume 1, Govert Westerveld, Lulu.com, 2014.
  46. RODERICO Y LAS DOS ESPAÑAS, RECUERDOS DE LA HISTORIA (2014)
  47. Historia de Blanca (Valle de Ricote), lugar más islamizado de la región murciana. Años 711 – 1700. Tomo I, Volume 1, Govert Westerveld, Lulu.com, 2014.
  48. Nuevas ideas sobre la conquista árabe de España: toponimia y onomástica : discurso leído en el acto de su recepción pública, Emilio García Gómez, Real Academia de la Historia, 1989.
  49. Dizionario universale della lingua, Italiana: preceduto da una esposizione Grammaticale ragionata della lingua, Carlo Antonio Vanzon 1842.
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  54. Sefardíes y moriscos siguen aquí.
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  56. Claude Dietrich, Istorija Vestgotov, Geschichte der Westgoten, Stuttgart u.a. 1970.
  57. Dizionario universale della lingua, Italiana: preceduto da una esposizione Grammaticale ragionata della lingua, Carlo Antonio Vanzon 1842.
  58. Atlas histórico de España, Volume 169 de Fundamentos (Ediciones Istmo), Volume 156 de Libro de bolsillo Istmo: Colección Fundamentos, Enrique Martínez Ruiz, Consuelo Maqueda Abreu, Emilio de Diego, AKAL, 2000.
  59. Los reinos olvidados de España, OBRAS DIVERSAS, José María de Mena, Penguin Random House Grupo Editorial España, 2012.
  60. Atlas histórico de España, Volume 169 de Fundamentos (Ediciones Istmo), Volume 156 de Libro de bolsillo Istmo: Colección Fundamentos, Enrique Martínez Ruiz, Consuelo Maqueda Abreu, Emilio de Diego, AKAL, 2000.
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  66. Los reinos olvidados de España, OBRAS DIVERSAS, José María de Mena, Penguin Random House Grupo Editorial España, 2012.
  67. Atlas histórico de España, Volume 169 de Fundamentos (Ediciones Istmo), Volume 156 de Libro de bolsillo Istmo: Colección Fundamentos, Enrique Martínez Ruiz, Consuelo Maqueda Abreu, Emilio de Diego, AKAL, 2000.
  68. Mahomet et les grandes conquêtes arabes, Volume 24 de Univers des connaissances, Francesco Gabrieli, Hachette, 1967. p.195.
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  70. Los reinos olvidados de España, OBRAS DIVERSAS, José María de Mena, Penguin Random House Grupo Editorial España, 2012.
  71. La géographie du pouvoir dans l'Espagne visigothique, Volume 861 de Temps, espace et société: Histoire et civilisations, Céline Martin, Presses Univ. Septentrion, 2003.
  72. Pelaius Rex, Colección de historia, GRUPO IBERSAF, 2006.
  73. La géographie du pouvoir dans l'Espagne visigothique, Volume 861 de Temps, espace et société: Histoire et civilisations, Céline Martin, Presses Univ. Septentrion, 2003.
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  76. Pelaius Rex, Colección de historia, GRUPO IBERSAF, 2006.
  77. Claude Dietrich, Istorija Vestgotov, Geschichte der Westgoten, Stuttgart u.a. 1970.
  78. Claude Dietrich, Istorija Vestgotov, Geschichte der Westgoten, Stuttgart u.a. 1970.
  79. LOS BANU JATTAB Y LOS BANU ABl YAMRA (SIGLOS II-VIII/VIII-XIV), Luis MOLINA, C .S .I.C. Granada.
  80. LOS BANU JATTAB Y LOS BANU ABl YAMRA (SIGLOS II-VIII/VIII-XIV), Luis MOLINA, C .S .I.C. Granada.
  81. La géographie du pouvoir dans l'Espagne visigothique, Volume 861 de Temps, espace et société: Histoire et civilisations, Céline Martin, Presses Univ. Septentrion, 2003.
  82. Los reinos olvidados de España, OBRAS DIVERSAS, José María de Mena, Penguin Random House Grupo Editorial España, 2012.
  83. Claude Dietrich, Istorija Vestgotov, Geschichte der Westgoten, Stuttgart u.a. 1970.

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