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                            Le Siège de Narbonne


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Siège de Narbonne.

Le Siège de Narbonne se déroule en 737 et oppose le Royaume franc au Califat omeyyade.


Après la chute de la citadelle de Narbonne, en 720, le gouverneur omeyyade d'al-Andalus As-Samḥ ibn Mālik Al-Ḫawlāniyy[1], utilise la ville comme base militaire pour les opérations futures[2].

Après son succès à la Bataille d'Avignon (737) Charles Martel assiège Narbonne, mais ses forces sont incapables de prendre la ville. Toutefois, lorsque les Arabes envoient des renforts venus d'Espagne les Francs les interceptent à l'embouchure de la rivière Berre. La Bataille de la Berre (737) est une victoire importante pour les Francs qui partent ensuite délivrer Nîmes.

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Armée musulmane en Gaule.

AVANT LE SIÈGE Modifier

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Les Sarrasins de 720 à 726 Modifier

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La prise de Narbonne (720) Modifier

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Narbonne en 720.

2 à 3.000 Maures franchissent le Perthus en 719 et s'approchent de Narbonne. Cette petite troupe aborde la ville mais sans plus d'espoir qu'en 717. Les responsables Musulmans doivent admettre que les cités fortes, bien approvisionnées par la mer, ont une capacité de résistance fort longue[3].

Au début de l'année 720, les musulmans peuvent investir Narbonne avec 8.000 hommes et possède suffisamment de bateaux pour isoler la ville de la lagune, les approvisionnements des Narbonnais sont compromis. Certes au VIIIe siècle, Narbonne dispose toujours des murailles héritées de l'époque romaine, mais à l'automne 720, les Musulmans rassemblent 10 à 12.000 hommes sous les murs de la ville: la reddition devient inévitable[4].

Les fantassins maures sont affectés à des travaux d'approche et à la construction de rampes d'accès. Enfin, à leur grand désespoir, les Narbonnais voient une flottille Musulmane chasser leurs bateaux de la lagune et venir bloquer l'accès du port[5].

Le chef musulman fait mettre à mort les hommes ayant tenté de défendre la cité, déporter leurs femmes et enfants en esclavage et laisse une petite garnison[6].

Raid dans la vallée du Rhône (721) Modifier

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Les Sarrasins chassent les moines nîmois de leurs couvents (721).

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Les arènes d'Arles au début moyen-âge sont fortifiées du fait des attaques des musulmans.

Au printemps 721, les chefs Musulmans établis à Narbonne rassemblent leurs troupes qui se sont égayées dans la région pour l'hiver. Restent surtout les Berbères d'une fidélité inébranlable à leur chef coutumier, mais ils ont maintenant dix années de campagne et un légitime désir de profiter de leurs conquêtes. Avec l'assentiment de leur maître ils commencent à rejoindre leurs tribus bien installées en Espagne, avec des terres et privilèges dix fois supérieurs à ceux de naguère. Les héros sont fatigués et les années 720/725 seront marquées par ce phénomène[7].

Les corsaires barbaresques imposent de remonter et de piller la riche vallée du Rhône. Commence alors un raid dont le retentissement est considérable. 6 à 7.000 fantassins et cavaliers Musulmans traversent le Languedoc sans coup férir. Ils abordent Nîmes dont ils saccagent et brûlent les faubourgs puis font leur jonction avec les 250 bateaux armés de 6 à 7.000 hommes qui ont longé la côte et remonté le petit Rhône. Tandis que cavaliers et hommes à pied pillent et brûlent toutes les agglomérations de la rive Ouest, les équipages attaquent les riches villes de la rive Est, en les abordant par leur face portuaire, la plus vulnérable. Cette sanglante opération remonte toute la vallée du Rhône pour s'arrêter aux portes de Lyon dont une partie des faubourgs est également touchée. Ensuite, la troupe chargée de butin, emmenant en esclavage une partie de la population, redescend la vallée pour rejoindre le Languedoc[8].

Bataille de Carcassonne (721) Modifier

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Carcassonne.

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Siège de Carcassonne, aux mains des Sarrasins, par les Francs.

En 721, Narbonne est à nouveau une base militaire pour une opérations, cette fois-ci en Aquitaine[9].

Le wāli Al-Samh trouve difficilement 5.000 hommes environ qui marchent sur Carcassonne.

Le site qui commande la haute vallée de l'Aude est une ville entourée par des murailles imposantes. Le château qui forme un quadrilatère de 45 x 75m abrite les chefs militaires et leurs familles, soit 40 à 60 personnes, ainsi qu'une puissante garde de 100 à 150 soldats. Il y a avec les civils 750 défenseurs pour 1.100 m de courtines. La redoutable forteresse est donc difficilement défendable à long terme[10].

De leur côté, les Musulmans n'ont qu'une troupe médiocre mais leur supériorité de 10 contre 1 doit pallier cette faiblesse, ils vont donc jouer l'investissement et la durée[11].

Les villageois des alentours fuient, mais les Maures les rattrapent. Sous le fouet, la lance dans les reins, ils doivent démolir leur demeure dont le bois sert à construire les claies et rampes d'assaut, puis prendre la pelle et la pioche pour préparer le terrain. L'effet conjugué de la famine, et de quelques actions ponctuelles, font tomber la place.

En 721, le wāli Al-Samh gagne donc la Bataille de Carcassonne (721).

L'armée des Sarrasins s'avance ensuite du côté de Toulouse. Mais le wāli étant informé que le duc Eudes d'Aquitaine se dispose à marcher contre lui avec des forces bien supérieures aux siennes, se replie sur Carcassonne, qui devient dès ce moment la limite du territoire sarrasin[12].

Bataille de Toulouse (721) Modifier

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Eudes d'Aquitaine.

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Eudes à la bataille de Toulouse (721).

La Bataille de Toulouse (721), le 9 juin 721, entre Toulouse et Carcassonne, voit la victoire du Duc d'Aquitaine, Eudes d'Aquitaine, sur l'armée d'al-Andalus, sous la direction du wāli Al-Samh. Alors que les troupes musulmanes ont franchi les Pyrénées dès 716 et pris Narbonne en 719. Après un siège de Toulouse d'au moins deux mois, cette cuisante défaite des maures permet d'arrêter le Djihad, en Europe de l'Ouest, pendant un peu plus d'une décennie. L'année suivante Pelayo des Asturies à la Bataille de Covadonga (722), et dix ans plus tard; c'est au tour de Charles Martel de les mettre en déroute à la Bataille de Poitiers (732). Cette victoire permet à Charles Martel d'avoir assez de temps pour se préparer à l'attaque des Sarrasins.

La bataille se termine par la mort du gouverneur arabe de al-Andalus, Al-Samh et la défaite d'une grande armée. Toulouse n'est pas un raid mené par quelques cavaliers maures.

Mais les Omeyyades continuent d'être maîtres du terrain, à l'ouest de la Septimanie. Eudes d'Aquitaine met deux fois en déroute l'émir Anbasa ibn Suhaym Al-Kalbi, en 725 et 726. Les Sarrasins conservent néanmoins Nîmes et Carcassonne (725)[13]. Moins connue que celle de Poitiers, en 732, la victoire de Toulouse joue un rôle déterminant pour l’avenir de la France[14].

La victoire de Covadonga (722) va être est totale, et comme la Bataille de Toulouse (721), ce sont de grandes victoires à l'origine de la Reconquista espagnole et de la Reconquèsta occitane et catalane.

Malgré cette victoire, les razzias de plus en plus fréquentes des Musulmans, tant en Aquitaine que dans la vallée du Rhône – à l’instar du sac d’Autun en 725 – accroissent la menace... Dans les Alpes et en Provence les Maures vont terroriser et piller ces régions pendant des siècles. Sur les mers et les zones côtières les pirates barbaresques vont tuer et envoyer en esclavage les marins et les riverains jusqu'en 1830.

Abd el Rahman prend la tête des troupes musulmanes en retraite et se réfugie à Narbonne. Élu par ses soldats, il assure l'intérim comme gouverneur de Cordoue jusqu'à la nomination d'Ambiza en août[15].

Les musulmans en Septimanie Modifier

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Les moines soit sont tués, soit sont deviennent esclaves des Maures.

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Seigneurs sarrasins et esclaves noirs et européens.

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Un chef musulman, deux de ses femmes et deux de ses guerriers.

Dans le Languedoc et le Roussillon, il y a là 12 à 15.000 hommes et toujours peu de combattants disponibles. Les chefs, leurs familles et serviteurs se sont confortablement installés dans les trois cités comtales, Narbonne, Carcassonne ainsi que Béziers récemment conquis. Leurs troupes se sont partagés les terres de l'arrière pays. Les populations locales sont soit envoyés comme esclaves dans le monde musulman, soit esclaves des musulmans de Septimanie.

En juillet 721 un édit iconoclaste du calife omeyyade Yazid II proscrit toute représentation de créature dans l’art, pour les chrétiens et les musulmans. De nombreuses statues antiques sont brisées, des peintures et des icônes sont lacérées, les crucifix supprimés (annulé à la mort de Yazid en 723)[16].

Ce sont plus des aventuriers en armes que des colons désireux de s'installer. Ils vivent donc de prélèvements et leur charge devient lourde pour une province qui s'appauvrit d'année en année. Ces hommes ont pris coutume de mener des actions de pillage sur les terres périphériques et si le butin alimentaire, grain, troupeaux est consommé sur place, les objets de valeur sont négociés sur Narbonne avec les navigateurs, ou pirates et commerçants se mêlent et parfois se confondent[17].

Yahya ibn Salama al-Kalbi, le nouveau wāli, dénonce les injustices des politiques d'Ambiza, ex général et wāli, notamment en ce qui concerne la perception des impôts et la confiscation des biens.

Même en Bourgogne bien éloignée de la Septimanie les djihadistes font de certains terroirs des colonies de peuplement. Malgré la Reconquesta franque, de nos jours les villages de Boz, d'Orang, d'Arbigny et de Sermoyer sur la rive orientale de la Saône et ainsi que la commune d'Uchizy, sur la rive occidentale comptent une population bourguignonne, mais différente dont l'origine remonte aux Sarrasins[18].

Nouveau raid dans la vallée du Rhône (725) Modifier

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Eudes d'Aquitaine.

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La Noble et bonne ville d'Arles. Les villes et les villages sont de plus en plus souvent entourés de remparts.

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La fin d'un monde.

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L’armée Omeyyade à cette époque.

En 725, Ambiza, général et wāli (gouverneur) d'Al-Andalus, prend lui-même la direction des opérations.

Les forces rassemblées en 725 sont nombreuses. 10 à 12.000 cavaliers et fantassins et 8 à 10.000 hommes sur une flottille de 200 à 300 bateaux. Bon nombre d'aventuriers fixés sur le littoral se sont joints à la meute. Il y a là plus de 20.000 hommes soit la force la plus importante jamais rassemblée au Nord des Pyrénées[19].

Ambiza quitte Narbonne, reprend Carcassonne, et occupe tout le pays jusqu’à Nîmes, qui se rend sans résistance[20]. Eudes d'Aquitaine lui barre alors le passage et l'oblige à s’engager dans la vallée du Rhône, qu’il ravage. Le chemin suivi est le même qu'en 721 mais le butin obtenu sur la vallée du Rhône est bien maigre. Les villages et les bourgs ne se sont pas remis de l'opération précédente. Les artisans et commerçants des villes de la rive Est, Arles, Avignon, Orange, Valence et Vienne ont reconstruit léger et se précipitent derrière les murs de la cité avec leurs biens les plus précieux, dès l'annonce du danger. Il en est de même à Lyon où toutes les richesses sauvegardées rejoignent rapidement la colline de Fourvières très puissamment défendue[21].

La Chronique universelle d'Adon (800 -875), écrite au milieu du IXe siècle, à Vienne, nous dit que les Sarrasins viennent sur les rives de la Saône, et s'emparent de Besançon, dans la Franche-Comté de Tournus, de Châlons, d'Auxerre, de Dijon, de Mâcon, en Bourgogne, qu'ils ruinent ou dévastent.

Ambiza remonte en effet la vallée de la Saône, conquiert le Royaume de Bourgogne jusqu’à Autun, qu’il met à sac le 22 août 725[22]. Mâcon et Chalon sont ravagées et pillées[23].

Les musulmans se séparent en deux groupes, l'un gagne Dijon où le caractère bicéphale de l'agglomération ne facilite pas la défense. Après Dijon, cette troupe se dirige vers Langres, saccage les installations ouvertes installées sur la chaussée d'accès, mais s'arrête aux puissantes murailles de la ville forte.

L'autre groupe aborde Autun où l'ensemble de l'agglomération se trouve toujours à l'intérieur de l'enceinte Romaine mais elle est en partie désaffectée et beaucoup trop vaste pour être défendue selon les règles. Toutes les petites installations qui subsistent encore sur l'ancien maillage urbain sont détruites. La prochaine ville abordée est Auxerre. Les nombreuses installations artisanales qui se trouvent le long du quai, ainsi que le bourg et l'abbatiale Saint-Germain, sont pillées et brûlées[24].

Une partie de la région de la Loire est aux mains des Arabes. La colonne arrive à Sens où les bourgeois menés par l'Évêque négocient et paient tribu. Ambiza déCide de retourner en Espagne avec son butin[25].

Les nobles Burgondes lancent des actions ponctuelles sur les petits groupes adverses rencontrés. Ambiza est blessé et meurt de ses plaies[26].

100 à 150.000 personnes voient leurs biens pillés et brûlés. Ils fuient dans les provinces environnantes faisant souffler un vent de panique.


L'Église voit ses plus illustres sanctuaires sur le bord de la Chaussée d'Agrippa profanés. Elle oublie la parabole de la joue tendue et voit dans les musulmans une création de l'Antéchrist. Il est désormais permis aux chrétiens de s'armer, de se défendre et même de tuer. Le petit clergé va grandement participer à cette défense de l'Europe. Les dignitaires ecclésiastiques ne peuvent plus l'ignorer. L'avenir appartient à ceux aux Francs de Charles Martel qui lèvent l'étendard de la Chrétienté[27].

Les Sarrasins de 726 à 732 Modifier

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Les chrétiens fuient ou résistent Modifier

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Combat d'un chrétien contre un musulman.

Des milliers de réfugiés Hispanii, des chrétiens ibériques, se réfugient dans le sud de l'Aquitaine et en Provence[28].

Le gouverneur de Saragosse épuise ses faibles moyens à de constantes incursions dans les vallées Pyrénéennes sans grand résultat. Eudes d'Aquitaine apparaît comme le maître d'un très puissant bastion. Même chose sur l'ensemble de la cordillère Cantabrique où chaque petite vallée a mis en place un système de défense et d'alerte qui permet aux villageois de s'armer et de se rassembler dès l'annonce d'une menace.

En 716, les Maures de la haute vallée de l'Èbre rassemblent une force importante et occupent Pompaelo (Pampelune), ancienne grande cité Romaine fondée par Pompée. Le contrôle de cette position, située à 60 km de l'Ebre, donne accès au col de Roncevaux et à l'importante route Romaine qui mène à Bordeaux par Dax.

Les grandes batailles Bordeaux et Poitiers (732) Modifier

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Charles Martel à la bataille de Poitiers.

Le Wāli Abd ar-Rahman essaie en 732, d'aller d'envahir l'ancienne Gaule. Il gagne plusieurs batailles autour de Bordeaux et en Aquitaine. Mais il est battu et meurt lors d'une bataille à côté du Vieux-Poitiers.


Article détaillé : Bataille de Bordeaux (732)


Article détaillé : Bataille de Poitiers (732)


Les vaincus de Poitiers (732) Modifier

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Mort du Wāli Abd ar-Rahman, dans son camp, d'un jet de lance lors de la bataille de Poitiers.

La Vie de Saint Pardulphe nous dit que les vaincus de la Bataille de Poitiers (732) vont se réfugier à Narbonne. Des petits groupes arrivent sur la côte Méditerranéenne.

Au passage, ils ravagent à nouveau le Rouergue, le Quercy et le Velay. On peut toutefois en douter. Le gouverneur doit faire venir des troupes pour défendre la Septimanie musulmane. Il faut rappeler les contingents épars afin de protéger la voie côtière qui doit assurer, le cas échéant, un repli sur l'Espagne.

A Narbonne, la garnison entreprend de grands travaux d'aménagement. A l'intérieur de la ville la force d'occupation craint de se trouver mêlée à la population qui manifeste quelques signes d'agressivité.

LA BATAILLE D'AVIGNON Modifier

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Arles et Avignon se rendent aux Maures (733) Modifier

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Avignon au Haut Moyen-Âge.

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Siège d'une ville par les musulmans.

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Combat d’un chevalier chrétien (à gauche) et d’un cavalier sarrasin (à droite).

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Avignon, une bataille inconnue.

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Arles.

Avec les garnisons de Carcassonne et de Béziers, le nombre de soldats réguliers disponibles ne doit pas excéder 6 à 7.000, par contre, le nombre d'auxiliaires, de marins et de pirates installés sur la côte augmente régulièrement. Ils sont alors plus de 15 à 20.000. Ils décident de dériver la majeure partie de ces forces vers un objectif qu'ils convoitent depuis longtemps: les deux cités fortes de l'estuaire du Rhône, Arles et Avignon[29].

En 733, le wāli Yússuf ibn Abd-ar-Rahman al-Fihrí arrive en poste à Narbonne et consolide l'autorité du pouvoir califal sur la région[30].

Les Arabes sont maîtres du sud de la Gaule jusqu'au Rhône. Mais ils ne se sont point interdit de faire sur les possessions franques au delà de la Durance de ces lucratives excursions qui forment alors la solde des armées.

Les châteaux de Provence occidentale sont confiés à des Comtes venus de Provence qui doivent défendre les villes avec de modestes garnisons et espèrent bien être secourus. Mais, à la fin de l'année, ne voyant rien venir, ils négocient leur départ avec l'accord de la noblesse de l'arrière pays. Arles et Avignon abandonnées par leurs défenseurs se rendent aux Musulmans. En Occident, la population et l'Église voient là une infamie que Charles Martel va exploiter[31].

Pour le Comte Mauronte, un des seigneurs les plus puissants de la Provence, qui apparaît dans la Chronique de Frédégaire en tant que duc de Marseille, c'est un cas différent. Il appelle à l'aide le wāli de Narbonne Yússuf ibn Abd-ar-Rahman al-Fihrí. Il vient à Avignon en Provence, en 733[32].

Mauronte et ses pareils n’empêchent certes pas selon le Continuateur de Frédégaire la population avignonnaise de se défendre un peu[33]. En représailles la région est dévastée, pendant presque quatre années, selon la Chronique de Moissac.

Avignon est appelée par eux la roche d'Anyoun, parce que la ville n'occupe alors que la colline où s'élève aujourd'hui le Palais des Papes. Ils chassent les faibles garnisons de Charles Martel de leurs domaines et dévastent tout le pays[34]. Joignant à la force des armes, les ressources de la politique, le wâlî de al-Andalus (734-741) se ménage des alliances, à la faveur desquelles les musulmans pénètrent à nouveau en Provence, en Dauphiné, et jusques dans le Lyonnais[35].

Les Arabes promettent à la Provence paix et protection, mais les chrétiens deviennent esclaves. Marseille est probablement conquise en 734[36].

Le wāli Yússuf ibn Abd-ar-Rahman al-Fihrí, après quelques mois, est remplacé par Yahya ibn Salama al-Kalbi.

En 735, le nouveau gouverneur arabe de Narbonne, Jussef Ibn Abd-er-Rhaman s’empare d’Arles appuyé par les complicités qu’il trouve dans le pays. La Bourgogne, récemment soumise par Charles Martel, est menacée[37].

Cependant, dès 734, les Francs et leur chef franchissent à nouveau la Loire et marchent vers le Sud. Ils abordent Saintes, lancent quelques assauts d'intimidation et obtiennent le repli de la garnison. Ensuite ils poursuivent leur marche, franchissent les deux fleuves au point coutumier et lancent quelques actions sans rencontrer la moindre opposition.

Par contre, Aquitains et Toulousains relèvent la tête et vont bientôt sillonner la province. Les forces musulmanes de Bordeaux, Dax et Bayonne doivent négocier leur repli avec les Aquitains[38].

L'armée Franque (735) Modifier

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Charles Martel.

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Fantassins francs contre cavaliers arabes.

A la fin de l'été 733, des groupes de pillards dont la flotte vient de débarquer dans le delta du Rhône, s'aventurent jusqu'à Lyon et abordent la vallée de la Saône. Une petite armée Franque et Burgonde s'avance à leur rencontre et les met en fuite. Leur pillage et destruction sont de peu d'importance, mais les Chrétiens font grand tapage à ce sujet[39].

Maintenant bien installés dans le delta autour des cités fortes d'Arles et d'Avignon, les Barbaresques renouvellent leur action en 734 et de nouveau une armée Franque et Burgonde, de 2 à 3.000 hommes intervient, atteint Chalon sur Saône, longe le fleuve et chasse tous les petits groupes de pillards qui s'y sont aventurés.

Généralement, ces derniers refusent le combat, rejoignent leurs barques au plus vite et grâce au courant peuvent aisément distancer leurs poursuivants. La nuit venue, les chevaux fatigués doivent prendre du repos, tandis que les embarcations filent et acquièrent une bonne avance.

Arrivée à Lyon l'armée Franque franchit le Rhône et entreprend une marche vers la Provence par Vienne, Valence et Orange. Les pillards qui sévissent sur cette rive fuient à grands coups de rames et les quelques fantassins et cavaliers qui les ont accompagnés s'égayent vers la Septimanie[40].

Excédée de courir après un inaccessible adversaire, l'armée Franque arrive devant Avignon et Arles, mais les cités sont fortement occupées. Sans moyen d'investissement les Francs doivent renoncer. De toute manière il faudrait également une flotte et des équipages armés pour compléter l'action. Les Provençaux ont de nombreux bateaux à Fos et à Marseille mais ils ne participent pas à l'opération. Cette neutralité ajoutée aux trahisons de 733 leur vaut la colère des armées venues du nord les délivrer. L'armée reprend la route du Nord mais se promet de revenir en force pour châtier les Provençaux[41].

L'année suivante, en 735, Charles Martel rejoint la côte Méditerranéenne avec 3 ou 4.000 hommes, marche sur Aix en saccageant toutes les installations nobles qu'il rencontre. En fin de saison, il prend comme de coutume la route du retour non sans laisser de bonnes garnisons à Aix et dans les environs. Il y a là 1 à 1.500 hommes qui ont pour mission de contrôler le pays mais c'est une tâche bien lourde et les pirates Barbaresques, ce chancre qui ravage la côte Méditerranéenne et le Languedoc, paraît difficile à extirper[42]. Ce vir inluster (homme illustre) va être fait duc en Provence vers 737

CHARLES MARTEL LIBÈRE LE SUD DE LA GAULE Modifier

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La vallée du Rhône Modifier

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En réaction, Charles Martel envoie en 736 son frère, le duc Childebrand Ier, reprendre la ville, avant de le rejoindre[43]. Childebrand est au côté de son frère, Charles Martel, dans les expéditions entreprises contre les Sarrasins à Avignon et en Narbonnaise[44].

Charles Martel revient d’Aquitaine pour pacifier la Provence et la Bourgogne qui se sont révoltées avec l'aide des Arabes de Septimanie. Il soumet la vallée du Rhône jusqu’à Marseille, qu'il pille, et Arles[45].

Batailles autour de Montfrin Modifier

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Chapelle Saint Pierre, édifiée à Fournè par Charles Martel.

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Fontaine de Font Cluse.

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L'église Saint Sauveur de Sernhac est construite en 736, après les victoire, sur ordre de Charles Martel.

Charles Martel passe le Rhône que les Sarrasins se sont empressés, dès la veille, de mettre entre eux et lui, mais il les poursuit, vers la plaine de Signargues, près de Remoulins. Charles Martel, poursuivant les sarrasins, remporte les batailles décisives de Meynes, Montfrin, Fournès et Sernhac.

Les Sarrasins, harcelés par les Francs, se divisent en deux parties : la première passe le Gardon à Remoulins, et l’autre se dirige sur Montfrin.

Charles Martel, après quelques moments d’hésitation, se détermine à poursuivre ses derniers, et les atteint près de Montfrin. Il leur livre bataille, et les met en déroute. Trois jours entiers sont consacrés à enterrer les morts. Charles Martel, en commémoration de ce fait d’armes, fait construire sur les lieux mêmes, une église appelée Saint-Jean des Vignes, à Montrin.

Après quelques jours de repos, le vainqueur force le passage du Gardon à l’aide d’un cavalier de Montfrin qui lui indique un gué favorable. Il atteint l’autre division de Sarrasins et en fait un horrible carnage. Cette seconde bataille est livrée à peu de distance de la rive droite du Gardon non loin de Montfrin. La résistance qu’opposent les sarrasins aux troupes de Charles Martel fait qu’un grand nombre de soldats français restent en arrière du corps d’armée, et ne peuvent être secourus par leurs frères d’armes.

Quelques-uns, ranimés par le bruit d’une source voisine, se traînent jusqu’à elle, et y lavent leurs blessures. Les plaies se cicatrisent avec une rapidité qu’on reconnait immédiatement à cette source une vertu particulière[46].

Charles Martel, informé de cet événement, veut voir cette eau, et ordonne à ses médecins de la décomposer. Ces derniers découvrent qu'elle renferme des parcelles dissoutes de vitriol, de fer et de soufre, qui, jointes à son excessive fraîcheur, opèrent ces cures merveilleuses.

Charles Martel fait creuser un grand bassin, et construire sur ses côtés trois niches dans une desquelles est un Saint-Jean-Baptiste ; dans une autre, une simple croix, et dans la troisième, une image de la Vierge. Par ses ordres cette fontaine est recouverte ; de là il vient le nom de Font-Cluze ou fontaine close, aujourd’hui fontaine de Meynes[47].

L'église Saint-Pierre de Signargues, d'après l'auteur de l'Histoire des rois d'Arles, est bâtie en 798, par les ordres de Charlemagne, en mémoire de la victoire remportée par Charles Martel sur les Sarrasins, dans la plaine de Signargues où s'élève cette église. La vallée contiguë à la plaine de Signargues porte encore le nom de Coumbo de Mars, vallée de Mars.

Le 6 août 736, Charles Martel bat aussi les Arabes à Sernhac, près du Pont du Gard. Il ordonne en 736 la reconstruction des églises détruites de Meynes, Montfrin, Fournès et Sernhac. L'église Saint-Sauveur de Sernhac est bâtie en incorporant les débris de l'ancien sanctuaire échappés à la tourmente sarrasine.

La bataille d'Avignon (737) Modifier

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Gravure du XVIIIe. Siège Avignon. Conquête du Languedoc (737), par Charles Martel.


L'armée franque utilise des échelles et des béliers pour prendre d'assaut la ville[48].

La bataille d'Avignon se déroule en 737 et se conclut par la prise par le Royaume franc de la ville d'Avignon, possession du Califat omeyyade depuis quatre ans. Les armées franques prennent Avignon, égorgent les traîtres, brûlent une partie de la ville après sa capture[49].

Après la prise d'Avignon, les Francs continuent leur campagne et traversent le Rhône[50]. Les troupes sarrasines sont dispersées à Montfrin, puis écrasées sur le plateau de Signargues, près du Pont du Gard.


Article détaillé : Bataille d'Avignon (737)


Bataille de Nîmes (737) Modifier

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Arènes de Nîmes fortifiées.

bataille de Nîmes (736) : mais dévaster la plupart des autres colonies, y compris Nîmes , Agde , Béziers et Maguelonne , qu'il considère comme des bastions potentiels des Omeyyades[51].

La bataille de Nîmes a lieu peu de temps après la capture et d'Avignon début 737. Les Francs sous Charles Martel ne parviennent pas à capturer Narbonne

Charles Martel n'a pas réussi à capturer la Omeyyades ville de Narbonne , mais dévasté la plupart des autres établissements principaux de Septimanie , y compris Nîmes , Agde , Béziers et Maguelonne , qu'il considérait comme des bastions potentiels des Sarrasins . [1]

La ville de Nîmes Chronique de Frédégaire [2] et l'amphithéâtre romain (transformé en forteresse par les Wisigoths ) [3] ont été détruits sous les ordres de Charles Martel.

Charles peut sans doute pris Narbonne il avait été prêt à engager son armée et des ressources complètes pour un siège indéfini, mais il n'a pas été disposé à le faire. Il avait accompli ses principaux objectifs en détruisant les armées arabes. Les Arabes ont été temporairement contenu à la ville de Narbonne, mais une seconde expédition était nécessaire plus tard cette année pour reprendre le contrôle de la Provence après que les forces arabes retournés. Selon Paul Diacre de l ' Historia Langobardorum les Arabes se retirèrent quand ils ont appris que Martel avait formé une alliance avec les Lombards . [4] Les années restantes de Martel - il avait seulement quatre à vivre - ont été dépensés la mise en place et le renforcement de la structure administrative qui est devenu l' Empire carolingien , et l'Etat féodal qui persiste à travers les âges sombres . Son fils serait de retour en 759 et terminer le travail de son père en prenant Narbonne et conduire l' émirat de Cordoue en arrière sur les Pyrénées .


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Les Sarrasins en Provence.


Les géographes arabes ont gardé le souvenir de la Narbonne musulmane, comme Zuhrî, au XIIe siècle qui donne une description de la ville à cette époque :

Après la défaite de l'armée sarrasine à la bataille de la Berre, seule la garnison enfermée dans la citadelle résiste, mais son sort est scellé.La population locale est en ébullition, entre 752 et 759 les conflits sont incessants entre francs, sarrasins et wisigoths. En 756 Saragosse se soulève contre les omeyyades. Le califat ne peut rien pour sa garnison de Narbonne : la population égorge les sarrasins à l'approche de Pépin le Bref en 759.


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Liutprand, roi des Lombards, vient chasser les musulmans du sud de la Gaule.

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Charles Martel combattant les Sarrasins (bataille d’Avignon).


Au printemps de 736, Charles Martel se met en route, au moment où les Arabes font des préparatifs pour une expédition en Aquitaine. Les Arabes ayant presque abandonné Lyon, situé hors des limites naturelles de leur domination en Gaule, Charles s'en empara sans coup férir.

La poursuite de la libération de la Gaule se fait d'abord en Bourgogne, où Charles Martel se présente en libérateur de cette province du royaume. Il boute les Arabes mais n'a même pas eu besoin de tirer l'épée, c'est pour son armée une simple promenade militaire. Évêques et Seigneurs, impressionnés par sa réputation, s'empressent de lui jurer fidélité, et les musulmans se retirent partout, redescendant le long du Rhône, en abandonnant à mesure toutes les villes conquises. Charles s'impose ainsi comme le sauveur venu reprendre la terre aux infidèles. Lyon, Vienne, etc.. Les villes tombent; et partout il installe des hommes à lui, chargés de parfaire la conquête et de contenir le pays, de protéger la province contre l'Arabe, et surtout de réprimer d'éventuelles séditions[52].

Les Sarrasins font le djihad, donc ils ont pillé mais surtout ruiné partout en Provence des églises et des monastères. Charles Martel et ses nobles francs ou alliés, après avoir réuni cette province à la monarchie franque, et en avoir chassé les Barbares, ne se sont empressés de relever les ruines de plusieurs de ces édifices religieux.

On attribue aussi à Charles Martel la construction de l'église de Sainte-Croix près d'Arles, et autour de laquelle des chrétiens morts dans le combat sont inhumés.

Charles est resté jusqu'à sa mort déterminé à arrêter les musulmans.

Mais la garnison arabe se replie sur Avignon, qui, défendue d'ailleurs par sa position sur un roc escarpé, fait une vigoureuse résistance. En 736, Liutprand, roi des Lombards d'Italie, traverse les Alpes avec une armée pour aider Charles expulser les Maures d'Aix-en-Provence, Arles et Montfrin. A Arles ils brûlent la ville pour éviter son utilisation comme un bastion pour l'expansion des Omeyyades[53]. Nîmes, Agde et Béziers, tenues par l'Islam depuis 725, sont aussi reprises et leurs forteresses sont détruites.

LE SIÈGE DE NARBONNE Modifier

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Les Sièges de Narbonne.

Charles Martel libère les riches campagnes de la Septimanie, et marche droit sur Narbonne, pour attaquer ainsi dans son centre la puissance arabe dans les Gaules. Narbonne est assiégée par les Francs. Le wâlî Uqba ibn al-Hajjaj al-Salūlī envoie une armée qui met fin au siège. L'invasion arabe vient de la mer et secourt Narbonne. Ils cherchent aussi à se venger de la Bataille de Poitiers (732) et tentent une autre invasion de la Gaule[54]. Uqba dit fournir des secours aux fils d'Eudes d'Aquitaine contre les chrétiens.

Après le siège de Narbonne Modifier

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En 838, les Sarrasins, pillent et incendient Marseille. Une grande partie de la population, dont les clercs et les nones, est réduite en esclavage.

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Les Sarrasins quittent Narbonne (759).

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. Christys, Ann (2002). Christians in Al-Andalus (711-1000). London: Routledge, ISBN 0-7007-1564-9, p. 28.
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  6. Philippe Sénac, Les Carolingiens et al-Andalus : VIIIe-IXe siècles. Maisonneuve & Larose, 2002 (ISBN 978-2-7068-1659-8).
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  11. CAROLINGIENS CONTRE MUSULMANS 718 - 768
  12. Histoire du comté et de la vicomté de Carcassonne, précédée de recherches historiques sur Carcassonne et son histoire sous les Volkes, les Romains, les Wisigoths et les Sarrazins, Gabriel Cros-Mayrevieille, J. B. Dumoulin, 1846. p.92.
  13. Michel Dillange, Les comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine : 778-1204, Mougon, Geste éd., coll. « Histoire »,‎ 1995.
  14. Anne Le Stang, Histoire de Toulouse illustrée, Toulouse, Le Pérégrinateur éditeur 2006.
  15. Emilio Lafuente y Alcántara Ajbar Machmuâ: crónica anónima del siglo XI, dada à luz por primera vez, Imprenta y Estereotipia de M. Rivadeneyra, 1867.
  16. Leslie William Barnard, The Graeco-Roman and oriental background of the iconoclastic controversy, BRILL, 1974 (ISBN 978-90-04-03944-5).
  17. CAROLINGIENS CONTRE MUSULMANS 718 - 768
  18. Uchizy. Une colonie de Sarrazins en Bourgogne, Dumont (Arsène), Bulletins de la Société d'anthropologie de Paris, Année 1894, Volume 5, Numéro 5, pp. 444-449.
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  22. Évariste Lévi-Provençal Histoire de l'Espagne musulmane, Volume 1, Maisonneuve & Larose, 1999 (ISBN 978-2-7068-1386-3 et 9782706813863)
  23. CAROLINGIENS CONTRE MUSULMANS 718 - 768
  24. CAROLINGIENS CONTRE MUSULMANS 718 - 768
  25. Philippe Sénac, Les Carolingiens et al-Andalus : VIIIe-IXe siècles. Maisonneuve & Larose, 2002 (ISBN 978-2-7068-1659-8).
  26. Collins, Roger (1989). The Arab Conquest of Spain 710-797. Oxford, UK / Cambridge, US: Blackwell. ISBN 0-631-19405-3.
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  29. CAROLINGIENS CONTRE MUSULMANS 718 - 768
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  32. Geary, Patrick J. Before France and Germany. Oxford University Press: 1988.
  33. Pierre Riché (trad. Michael Idomir Allen), The Carolingians : A Family Who Forged Europe, Philadelphie, University of Pennsylvania Press, 1er mars 1993 (ISBN 0812213424), p. 45.
  34. David Nicolle (2008). Poitiers AD 732, Charles Martel turns the Islamic tide (p. 19). ISBN 978-184603-230-1.
  35. L'Art de vérifier les dates depuis l'année 1770 jusqu'à nos jours, formant la continuation de l'art de vérifier les dates, Arthus-Bertrand, 1821.
  36. David Nicolle (2008). Poitiers AD 732, Charles Martel turns the Islamic tide (p. 19). ISBN 978-184603-230-1.
  37. Amédée Gabourd, Histoire de France, Volume 3, 1856.
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  43. Paul Fouracre, The Age of Charles Martel, Longman, 8 juin 2000 (ISBN 0582064767), p.96.
  44. Christian Settipani, La Préhistoire des Capétiens (Nouvelle histoire généalogique de l'auguste maison de France, vol. 1, Villeneuve d'Ascq, éd. Patrick van Kerrebrouck, 1993 (ISBN 978-2-95015-093-6).
  45. Irad Malkin, La France et la Méditerranée : vingt-sept siècles d'interdépendance, BRILL, 1990 (ISBN 978-90-04-08930-3).
  46. Statistique du département du Gard, Volume 2, Jacques Nicolas Hector Rivoire, Ballivet et Fabre, 1842.
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  48. Guy Halsall, Warfare and Society in the Barbarian West, 450 – 900, Londres, Routledge, 15 mai 2003 (ISBN 0415239400).
  49. Guy Halsall, Warfare and Society in the Barbarian West, 450 – 900, Londres, Routledge, 15 mai 2003 (ISBN 0415239400).
  50. Paul Fouracre, The Age of Charles Martel, Longman, 8 juin 2000 (ISBN 0582064767), p.97.
  51. Riche, Pierre (1993). The Carolingians: A Family Who Forged Europe. University of Pennsylvania Press, p. 45. ISBN 0-8122-1342-4.
  52. Charles Martel, Jean DEVIOSSE, Tallandier (2006).
  53. Battle of Tours, John C. Scott, eBookIt.com, 2011.
  54. Battle of Tours, John C. Scott, eBookIt.com, 2011.

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