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Sébastien Zoude (1707 - 1779)

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Très beau catalogue d'Anna Cassano sur la cristallerie Zoude.

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Marie-Thérèse d'Autriche donne à Sébastien Zoude un terrain Porte de Gravière pour installer sa manufacture, puis l'anoblit[1].

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Namur La porte de gravière vers 1780.

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Servants de verrerie au XVIIIe siècle.

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Le travail à l'intérieur d'une grande verrerie au XVIIIe siècle.

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Zoude, gobelet en cristal taillé de diamants guillochés, piliers de filets et deux cordons biseautés, orné de deux fleurs bleues[2].

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Sa descendance, la famille de Louis II Zoude au château des Épioux, en 1885[3].

Sébastien Zoude est né le 8 octobre 1707, à Namur et décédé le 20 août 1779, à Bruxelles, à l’âge de 71 ans, de saturnisme. Il se marie le 29 juin 1735, à Namur, avec Marguerite Petiaux (1712 - 1785).


Le nom des Zoude occupe une place de choix dans les annales de la vie économique de la province. Dans l'histoire du sillon Sambre-et-Meuse, la verrerie est avec le charbon et la métallurgie un secteur majeur de l'activité industrielle. Forte d'une tradition verrière millénaire, cette région devient au siècle dernier un centre mondial de production, réputé tant par la qualité des produits que par le savoir-faire de ses verriers. Ce rayonnement international, elle le doit à la somptuosité de ses cristaux, issus des cristalleries de Zoude (Namur), de Vonêche et du Val-Saint-Lambert. Voici l’histoire d'un grand créateur et des grands mouvements artistiques. C’est aussi une plongée au cœur des techniques, artisanales comme industrielles, qui rend accessible à tous les mystères de la fusion, du façonnage et de la décoration du verre[4].

Sébastien Zoude est un membre de la Famille Zoude. Il est d'abord marchand et rechangeur de monnoies de son état[5], changeur juré en la ville de Namur, et un maître orfèvre jalousé.

Sébastien Zoude, en juin 1744, rachète la verrerie de Colnet, qui continue de fonctionner[6]. Protégé par les comtes de Sart et par le prince Charles de Lorraine, gouverneur général des Pays-Bas autrichiens (1741 à 1744 et de 1749 à 1780), on lui accorde des faveurs et des facilités, et on élève les droits d'entrée sur les produits étrangers[7]. Le 9 juin 1753 il obtient, de l’impératrice Marie-Thérèse, une lettre patente l’autorisant à construire une cristallerie sur un terrain qu'elle lui donne près de la Porte de Gravière.

La Belgique est le premier pays du continent à produire du cristal au plomb à la façon anglaise, dès 1761, grâce à Sébastien Zoude. Ce bourgeois de Namur obtient l'octroi de sa verrerie dès 1744. Ce n'est qu'en 1764 que le roi Louis XV donne la permission de fonder une verrerie de verre plat et de verre d'art : les Verreries de Sainte-Anne, à Baccarat. Les cristalleries du Val-Saint-Lambert ne sont créées qu'en 1826, près de Liège. La Cristallerie de Vonêche est d'abord une verrerie fondée en 1778. La cristallerie est développée en 1802 par Aimé-Gabriel d'Artigues.

Dix ans plus tard, aucune manufacture européenne ne peut produire autant d’espèces de verres, cristaux et émaillés que la sienne. Il est le premier, sur le continent européen, à produire industriellement un cristal au plomb et parvient à concurrencer le cristal anglais en le fabriquant à 30 % meilleur marché que les verreries londoniennes[8].

Malheureusement en 1768, il doit être interné à la Maison des Riches Imbéciles de Bruxelles ; son épouse, Marguerite Pétiaux, assure la gestion de l’usine qui, après son décès, devient une entreprise familiale gérée par les frères Zoude et son fils François. En 1776, la firme ne produit plus que du verre et non du cristal. Les affaires sont difficiles au début du régime hollandais où elle doit réutiliser du bois comme combustible[9].

L’entreprise va être redressée par le petit-fils de Sébastien, Louis Zoude (1787 - 1854), qui rallume les fours, traite avec les autres verriers, réutilise la houille peu après 1830, rachète matériel et machines de Vonêche avant d’installer une taillerie fonctionnant avec une machine à vapeur (en 1835). Une nouvelle usine est créée à Jambes et il acquiert des fours à gaz[10].

En 1867, la vente de l’usine de Zoude à Herbatte donne la Compagnie anonyme des cristalleries et verreries namuroises qui va être confrontée au cristalleries du Val-Saint-Lambert, devenues filiales de la Société Générale. L’absorption est réalisée en 1879, avec fermeture de la verrerie initiale et du dépôt de Bruxelles mais subsistance des usines de Jambes et d’Herbatte[11].


Sébastien Zoude n'est en rien un immigré irlandais, comme l'imagine Rosette Choné, dans La circulation des idées et des hommes entre Meuse et Rhin, de Liège à Bâle, 1815-1870, L’exemple des cristalleries. Sa famille est citée des le XVe siècle à Moustiers-sur-Sambre.

Cette Famille Zoude après le mariage de Frédégond avec une Hubert de Saint Hubert se divise en deux branches :

  • Celle de Georges Zoude (1639 -1704) qui s'établit à Namur et compte parmi ses membres Sébastien Zoude (1707 - 1779), pionnier de l’industrie du verre dans les Pays-Bas autrichiens ; de Léopold Zoude (1771 -1853, homme politique belge libéral ; et Charles Zoude (1794 - 1860), homme politique belge de tendance catholique...

Avec ses sous-branches :

¤ Michel Zoude (1665 - 1759), échevin de Namur, maître de forges, est l'auteur de la sous-branche des Zoude de Ferooz et de Courrière.

¤ Gilles de Zoude (1668 - 1740), est l'auteur de la sous-branche des Zoude de Saint-Hubert.



Voir aussi :


SA FAMILLE, SA JEUNESSE (1707 - 1745) Modifier

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Sa famille Modifier

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Armes des premiers Zoude : D'azur au cormoran ravissant d'argent.

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Blason de Michel Zoude, maître de forges, mais aussi de Gilles et de Sébastien Zoude[12].

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Blason de Sébastien Zoude.

Sébastien Zoude est le fils de Pierre Zoude (1671 - 1708). Il appartient à la Famille Zoude, qui compte encore de son temps plusieurs maîtres-bateliers, même si plusieurs de ses membres sont déjà de riches maîtres de forge. C'est le cas de son oncle Michel Zoude, maître de forges, échevin de Namur, seigneur de Ferooz et Beuzet en partie ou de son cousin germain Georges Zoude, seigneur de Courrière.


Né en 1707, dès qu'il est en âge Sébastien apprend le métier d'orfèvre[13]. Sébastien devient vite maître orfèvre et maître cristallier-verrier. En 1744, il est doyen des orfèvres de Namur[14].

Mais pour gagner correctement sa vie il mène diverses autres activités, notamment marchand mercier de Namur[15]. De nombreux orfèvres se déclarent marchands merciers, dont Sébastien Zoude. En 1744, il est mentionné comme marchand mercier et doyen des orfèvres de Namur [16]. Il est toujours marchand mercier vers l'an 1749[17].

Sébastien Zoude est rechangeur de monnoies de son état, établi changeur[18]. Le 24 novembre 1749, Sébastien Zoude est changeur juré, et bourgeois de Namur[19].

Cela ne lui pas toujours de payer ses dettes. Martin Chenu, riche orfèvre et doyen ce métier lui offre l’hospitalité et le couvert, quand ce dernier éprouve des difficultés financières[20].

Le fait que Namur soit un port fluvial et sa riche famille dans les transports fluviaux va l'aider toute sa vie à faire des affaires.

Son séjour chez Chenu est certainement du à de grosses dettes pour des projets ambitieux. Zoude est très jalousé par les autres joailliers du fait de sa réussite sociale. On va en voir les conséquences.

Sébastien Zoude n'est pas fier d'être orfèvre. Sa passion c'est le verre et le cristal. D'ailleurs,La branche des verriers adopte d'autres armes que celles des Zoude, en rapport avec son industrie : D'azur au four de verrerie d'argent, maçonné de sable et enflammé de gueules, à deux lions couronnés d'or et lampassés de gueules, accroupis et brochants sur le four, le tout sur une terrasse de sinople.

Zoude rosse un confrère jaloux (1738) Modifier

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Giovanni Francesco Cipper, dit Todeschini (1664-1736), Rixe.

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A la cantine du château, en 1740, Zoude frappe le graveur Claude Delorme.

Zoude déclenche une rixe au cabaret La trompette marine, vers 1731-1732[21].

L’exemple de l’altercation entre Zoude et Barbaix est un témoignage frappant de la jalousie et de la violence des rapports entre maîtres orfèvres. Les insultes pleuvent, une troupe de badauds s’amasse devant la boutique de Dufourneau d’où résonnent les cris et Zoude n’a d’autre choix que de rosser Barbaix de tant de coups de pied et de poing que l’on disoit qu’il en moureroit bien afin de préserver sa réputation suite aux insultes que la populace a entendues et échapper par la même occasion à la dépréciation sociale. Se sentant méprisé par celui qu’il considère inférieur à lui, l’orfèvre Zoude recourt à la violence et assène quelques soufflets, fait habituel dans une société où les hommes sont profondément théâtraux, gestuels et extravertis. Cette théâtralité transparaît pareillement à travers divers témoignages relatifs à la personnalité de Zoude et suit le même schéma bipolaire : injures-coups. Toutefois, la fréquentation des cabarets aidant, l’alcool favorise indéniablement ce comportement agressif[22].

Zoude rétorque à Barbaix lors des joutes verbales précédant les heurts physiques qu’il a donné du travail au second par charité, ce à quoi Barbaix réplique audit Zoude qu’il avoit été nourri par charité et mange avec la servante chez l'orfèvre Martin Chenu, remémorant au premier ses déboires financiers passés[23].

En 1740, Zoude se bat avec Nicolas Lahaye à la taverne Chez André Duruisseau, après que ce dernier lui ait offert des marons amers[24].

Toujours en 1740, Zoude malmène l’orfèvre Vélart et le serrurier Treffe au retour d’une soirée arrosée[25] et aussi à la cantine du château frappe le graveur Claude Delorme où échauffé par la boisson, Zoude veut le faire sortir… en prenant une chaise pour l’en frapper à la teste[26].

Orfèvre Modifier

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Encyclopédie Diderot et D'Alembert – Atelier orfèvrerie (XVIIIe). De gauche à droite : coulage du métal fondu dans une lingotière, martelage sur l'enclume, mise en forme au marteau et finition d'une bordure de plat.

Sébastien Zoude personnifie l’archétype de l’artiste innovateur et entreprenant abhorré par les orfèvres et, malheureusement, doté d’un tempérament sanguin. Autour de cet orfèvre talentueux se cristallisent les rancœurs, la jalousie et la mesquinerie de ses ennemis au sein de la frairie. Le conflit qui oppose Léonard Barbaix, maître sans le sou, n’ayant aucuns biens pour gagner la vie et nourrir un enfant qu’il a retenu de sa feue épouse que son travail orfèvrerie et Zoude, qui le roue de coups sur tout le corps et même dans ceux les membres que la bienséance ne permet pas de nommer est l’occasion pour les autres maîtres d’exprimer leurs velléités à l’encontre de celui qui leur crée une concurrence intolérable, qui bafoue le principe d’égalité théorique entre chaque maître orfèvre[27].

Le faire passer pour un brouillon et un homme a faire noise et querelle a tout le monde. Tels sont les propos élogieux formulés par le maître orfèvre Nicolas Lahaye, dans le procès que soutient la généralité des orfèvres à l’encontre de Sébastien Zoude, son confrère, pour s’être battu avec Léonard Barbaix à l’intérieur de la boutique de Dufourneau en 1738[28].

Les archives de l'État en Belgique ont les Comptes de la douairière de la famille van der Straten Waillet avec Sébastien Zoude, marchand à Namur, pour une livraison d'argenterie. 1737-1738[29].

Son mariage (1735) Modifier

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Michel Zoude prête de l'argent à Hubert Petiaux (1684 - 1751), beau-père de Sébastien Zoude (1707 - 1779). La maison de ce dernier sert de garantie.

Marguerite Petiaux est née le 2 décembre 1712 à Namur, et y est décédée le 14 juillet 1785, à l’âge de 72 ans

Elle se marie le 29 juin 1735, à Namur, avec Sébastien Zoude (1707 - 1779).

Dans la paroisse de Notre-Dame, dite aussi de Saint-Michel, vers la fin du dix septième siècle. nait Hubert Petiaux, beau-père de Sébastien Zoude (1707 - 1779). Habite ouvrier, Petiaux acquiert bientôt une grande renommée dans les arts mécaniques. Il envente une voiture qui roule sans chevaux...[30].

Le 19 août 1738, Hubert Petiaux, contracte un emprunt de 4.225 florins auprès de Michel Zoude, oncle de son gendre. Le septembre 1743, Petiaux rembourse à Michel Zoude la rente de 169 florins au denier 25 créée cinq ans auparavant sur la maison portant pour enseigne le Cheval renversé...[31].

Le 20 mars 1730, les travaux de démolition d'une partie de la tour de Hoyoul sont adjugés à Hubert Petiaux pour le prix de 870 florins, et il s'est engagé à déposer à l'hôtel de ville les cloches, l'horloge et le cadran. Hubert Petiaux est un entrepreneur qui détruit le patrimoine namurois.



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Sébastien Zoude n'est pas le seul Zoude à s'enrichir. En 1737, son cousin germain, Georges Zoude, maître de forges, achète le château-ferme de Courrière et le rénove.

VERRIER (1745 - 1768) Modifier

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La verrerie de Colnet (1745) Modifier

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Gilly au début du XVIIIe[32].

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Le siège de Namur en 1746.

Le 27 mars 1743, François de Colnet, seigneur de Lignières en Hainaut, obtient un octroi pour établir une verrerie à Namur. Il est fils de Jean de Colnet, de Gilly. A peine installé, et alors que l'usine marche bien, François de Colnet meurt en 1743. Sa veuve, inapte à continuer l'entreprise, vend l'outillage de la fabrique à Sébastien Zoude, bourgeois, orfèvre de Namur, en juin 1744, au moment de l'invasion des Pays-Bas autrichiens par Louis XV. Le matériel reste sur place et l'usine continue de fonctionner[33].

Sébastien Zoude a une passion pour le verre et particulièrement le cristal. En 1745 déjà. il songe à créer sa propre manufacture :

Tout mon temps était occupé à former ma verrerie, à instruire mes élèves. à faire fouiller aux quatre coins de la province après les matières nécessaires et à les essayer jour et nuit.

Pendant le siège de Namur en 1746, par le comte de Clermont, les bâtiments de la verrerie sont renversés[34], par la garnison hollandaise pour mieux régler les tirs d'artillerie. Deux verriers sont arrêtés[35].

Sébastien Zoude entreprend à partir de 1745 plusieurs voyages en France afin d’étudier les différentes techniques de fabrication du verre et de se familiariser avec le métier. Zoude envoie aussi son fils, François Zoude (1737 - 1797), en Angleterre s'enquérir les techniques et procédés des maîtres verriers anglais[36].

Ce n'est qu'en 1752 que Sébastien Zoude, homme actif et entreprenant, songe à redémarrer la verrerie. Les verriers allemands inventent les fours canes à l'allemande apprécies comme d'une manœuvre plus active, d'une chauffe plus riche et d'une réduction plus féconde et plus abondante. Zoude adopte ce type de four[37].

La manufacture de la porte de Graviaire (1753) Modifier

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Le quartier de la Porte de Gravière où l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche donne à Sébastien Zoude un terrain pour installer sa manufacture.

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Les différentes étapes du soufflage du verre.

Une gravière, c‘est une carrière dont on extrait du gravier. Sans doute est-ce aussi pour cela que des verriers s‘y sont installés ? En plus de trouver sur place une partie de la matière première indispensable à la fabrication du verre, ils peuvent acheminer par la Meuse et par la Sambre les bois, puis plus tard la houille. nécessaires à l'alimentation de leurs fours. Ils peuvent aussi par le fleuve exporter leurs produits[38].

Le 8 novembre 1853, Zoude sollicite l'autorisation d'ériger à Namur, sur un terrain dont il a fait l'acquisition, à la porte de Gravière, où il y en a déjà eu deux établies cy-devant, une verrerie de cristal. Il insiste surtout sur ce point : que son octroi soit perpétuel et exclusif afin que ayant huit enfants mâles, il pourra les y employer, afin d'acquérir la connaissance de cet art, etc.[39].

L‘impératrice Marie Thérèse d'Autriche, en 1753, accorde à ce fils de batelier namurois, Sébastien Zoude, l'autorisation de construire une :

Verrerie et Manufacture de Verres de Cristal sur un terrain lui appartenant, à la porte de Graviaire, où il y en a déjà eu ci-devant deux établies[40].

Le 14 juin 1753 il inaugure sa propre manufacture. non loin de la rue Gravière[41], porte de l’ancienne abbaye de Floreffe[42].

Bien que fabriquant des bouteilles, des flacons et du verre à vitres, cette verrerie construite en 1754 par Sébastien Zoude, produit avant tout de la gobeleterie[43].

Le promoteur de cette manufacture n'a qu'une seule ambition produire du cristal anglais[44].

Ses rapports avec les Français Modifier

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Les verreries dans le Nord, la Picrdie et la Wallonie.

Sébastien Zoude récupère de la main d'oeuvre d'origine française venant des verreries de Nouvion-en-Thiérache, Houy prés de Mondrepuis, Charles-Fontaine, Sart-Moulin et Namur[45].

Outre des spécialistes anglais il engage des souffleurs français : Jean-Joseph Duret et Joseph Lepape[46].

Les rapports entre Sébastien Zoude et Pierre Le Vaillant de La Cloperie, maître de la verrerie de Nouvionen-Thiérache, sont excellents quant à l’échange d'ouvriers[47]. Les Le Vaillant sont apparentés aux Colnet et comme eux ont des difficultés financières.

L'aide des princes Modifier

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Le Duc Charles-Alexandre de Lorraine (1712-1780) accorde à Sébastien Zoude des faveurs et des facilités, et élève les droits d'entrée sur les produits étrangers.

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Sébastien Zoude : flûtes à champagne.

Zoude, verrier namurois, dit avoir eu recours à des capitalistes. En 1762, il a recours au comte du Sart pour transmettre une requête au gouverneur général ? Sébastien Zoude envoie ses plus belles pièces de cristal, Charles de Lorraine, gouverneur général des Pays-Bas autrichiens (1741 à 1744 et de 1749 à 1780). Elles sont accompagnées d'une longue requête, qu'il lui fait tenir par l'intermédiaire du comte du Sart, dans le but d'obtenir un prêt d'argent.

Sébastien Zoude s'adresse au prince en qualité de protecteur des arts. Charles de Lorraine s'intéresse vraiment à sa production de verre. Aussi est-elle, dès les années 1752, favorisée par le gouvernement[48]. Sébastien Zoude est donc Protégé par les autorités officielles, par ce prince-gouverneur. On lui accorde des faveurs et des facilités, et on élève les droits d'entrée sur les produits étrangers[49]. Et cela date du temps de sa première verrerie. Marie-Thérèse d'Autriche donne à Sébastien Zoude un terrain Porte de Gravière pour installer sa manufacture, puis l'anoblit[50].

Le comte du Sart qui aide Sébastien Zoude à obtenir un prêt d'argent ou un appui du duc Charles-Alexandre de Lorraine, c'est Philippe-Roger-Joseph de Varick, comte de Sart, vicomte de Bruxelles, baron de Bonlez... chambellan, grand-maître des cuisines à la cour du duc Charles Alexandre de Lorraine, membre de l'état noble du duché de Brabant...[51]. Sa femme est une Cobenzl, une famille de conseillers intimes de la famille impériale. Le Comte de Sart est aussi Trésorier et grand bailli du Brabant-Wallon.

Le Comte de Sart aide Zoude dans ses entreprises, comme son père - lui aussi Chambellan - avant lui. Cela ne cesse pas quand Sébastien Zoude découvre comment fabriquer du cristal. Le 28 juin 1762 Zoude fait une requête à Charles de Lorraine en vue d'obtenir des secours supplémentaires du gouvernement[52].

Aide du Conseil des Finances Modifier

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Sébastien Zoude, verrerie namuroise, époque 1760.

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Sébastien Zoude,Bénitier incolore.

Charles de Lorraine n'est pas le seul à aider Zoude à créer des emplois et des richesses. Le Conseil des Finances acquiesce à toutes ses demandes :

4 juin 1753 une Consulte du Conseil des Finances proposant d'accorder à Sébastien Zoude, bourgeois de Namur, l'octroi demandé pour l'érection en cette ville d'une verrerie et en outre diverses faveurs. Le Conseil propose d'y consentir
22 décembre 1759 Consulte du Conseil des Finances au sujet de la requête de Sébastien Zoude, entrepreneur de la verrerie à Namur, tendant à obtenir diverses exemptions de droit municipaux et autres. Le Conseil propose d'y consentir[53].
14 mai 1760 Consulte du Conseil des Finances proposant d'accorder à Sébastien Zoude, maître d'une verrerie à Namur, l'octroi nécessaire pour l'établissement dans cette ville d'une fabrique d'alun, et en outre diverses faveurs douanières[54].
9 septembre 1762 Consulte du Conseil des Finances au sujet de la requête de Sébastien Zoude demandant des mesures de protection pour sa verrerie établie à Namur. Le Conseil propose de prendre des mesures pour entraver l'importation des verres étrangers[55].
22 juin 1763 Extrait de protocole du conseiller de Müllendorff proposant de permettre sur sa requête à Sébastien Zoude de colporter les verres de sa fabrique dans l'ensemble du pays[56].
11 mars 1766 Extrait de protocole du conseiller Paradis au sujet de la requête de Sébastien Zoude, maître verrier de Namur, demandant d'entraver ou d'empêcher l'importation des verreries étrangères. L'avis du Conseil est défavorable[57].
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Namur, le confluent de la Sambre et de la Meuse. Les deux rivières sur lesquels vont permettre aux Zoude de vivre et s'enrichir pendant 500 ans.

CRISTALLIER (1761 - 1776) Modifier

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Corbeille et son plateau et petite corbeille en vannerie de cristal de Sébastien Zoude à Namur ca 1760 (Source : Patrimoine verrier en Namurois).

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Lustre XVIIIe siècle, Sébastien Zoude.

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Zoude, manches de couteaux, troisième quart du XVIIIe siècle.

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Autre cristal de Zoude.

Dans les Îles Britanniques le procédé du cristal est connu depuis la fin du XVIIe siècle. En effet, la fabrication du vrai cristal est mise au point pour la première fois en Angleterre, en 1676, par Georges Ravenscroft.

Après d’intenses recherches et des contacts avec des verriers anglais, dont l’un d’eux travaille à la verrerie de Namur, Sébastien Zoude met au point une formule proche ce celle du cristal plombeux à l'anglaise. En effet les registres aux comptes de sa manufacture nous livrent en date du 2 janvier 1761 une écriture très intéressante :

payé à Holte Bridgeman, anglois, 6 pistolles pour plusieurs compositions à la mode d'Angleterre ; item sa nourriture de lui et d'un interprète pendant 3 semaines, 63 florins[58].

La fabrication du verre dans la province de Namur est pour produire du verre au plomb plus généralement appelé cristal. Ce verre est composé de 1/6e de potassium, 2/6e de minium, 3/6e de silice. Le manque de bois oblige Zoude à avoir recours au charbon, il doit adapter ses techniques et met au point le système de la fusion à pots couverts. La fumée dégagée par le charbon n’altère alors plus la couleur du verre.

Le fondateur de la verrerie déclare qu'il emploiera une main-d'œuvre étrangère - entendez des verriers qualifiés, parmi lesquels des Anglais spécialistes du cristal[59].

Sa cristallerie occupe plus d'une centaine de personnes[60].

Sébastien Zoude ne fabrique pas de verre pressé et ne produit que du cristal luxueusement taillé. Sébastien Zoude bénéficie même de la clientèle de Charles de Lorraine. En temps normal, Zoude fabrique pour une centaine de florins de marchandises[61].

Dans une lettre qu'il adresse le 26 mars 1762 aux Députés de l'Etat du Pays et Comté de Namur, Sébastien Zoude se vante que la réussite de ses usines de Namur est si complète en toutes espèces de verres, cristaux et émaillés, qu'il n'y a point une manufacture en Europe qui puisse en faire de tant d'espèces différentes, ni servir le public dans toutes ses idées nouvelles et journalières. Il ajoute qu'il sait maintenant fabriquer de façon parfaite le cristal d'Angleterre à trente pour cent meilleur marché que les verreries de Londres[62].

Sébastien Zoude est le premier producteur de cristal sur le continent, notamment de 1761 à 1776[63], comme le confirment ses achats de minium. Son catalogue manuscrit et daté de 1762 appartiennent à la collection Raymond Chambon et est conservé aujourd’hui au Corning Museum of Glass, à New-York. contient 460 pièces différentes allant de l’objet ordinaire au plus luxueux. Les prix sont effectivement près de 30% inférieurs aux productions anglaises[64].

LA FIN DE SA VIE (1768 - 1779) Modifier

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Maison des riches imbéciles et des foux de Bruxelles, où Zoude finit ses jours, atteint de saturnisme.

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Le petit-fils de Sébastien Zoude, Louis Zoude (1787 - 1854), rachète le matériel et l'outillage de la cristallerie-verrerie de Vonêche.

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Une de ses descendantes, Louise Zoude.

À 63 ans, Sébastien Zoude perd la raison et il doit être interné, en 1768, à la Maison des riches imbéciles à Bruxelles[65]. Le plomb provoque des troubles neurologiques, avec réduction des capacités cognitives (difficulté de concentration, trouble de la mémoire), fatigue et comportement léthargique ou au contraire hyperactivité, irritabilité. Zoude va mourir de saturnisme.

Marguerite Pétiaux essaie de vendre la verrerie de Namur, et plusieurs maisons, dont celle qui a appartenu à François Nollet, rue Saint-Nicolas, et deux autres situées sur le derrière, du côté de la Basseneuveville[66]. Les Nollet sont des écuyers très riches, seigneurs du grand fief de Namèche.

Son épouse, Marguerite Pétiaux, assure la gestion de l’usine[67]. Marguerite Petiaux, l'épouse de Sébastien Zoude, sur laquelle repose pendant plusieurs années le soin de la gestion de l'entreprise et qui nous rappelle d'autres figures féminines actives dans le négoce et l'industrie au XVe siècle, telles que Madame Peterinck, l'épouse du célèbre fabricant de faïences et de porcelaines de Tournai[68].

Toutefois, en 1776, la firme ne produit plus que du verre et non du cristal. Les affaires sont difficiles au début du régime hollandais où elle doit réutiliser du bois comme combustible[69].

Certains historiens font remonter le décollage économique de la Wallonie à la fin du XVIIIe siècle, mais ce décollage est un mouvement plus long, ne débutant que vers 1796 et s'étendant jusque 1849[70]. Les Zoude abandonnent la production du cristal en 1776 car il n'y a plus de clientèle pour les industries du luxe[71].

En 1784, c'est la veuve de Sébastien Zoude qui paye au fisc la redevance annuelle de trois florins et, en 1786, ce sont ses héritiers[72]. L'entreprise de Sébastie Zoude devient une entreprise familiale gérée par les frères Zoude et son fils François[73].

On sait que les Etats de Namur accordent à Peterinck la libre circulation sur toutes leurs chaussées et que, en retour, ils obtiennent des Etats de Tournai-Tournaisis une faveur semblable dans leur province pour François Zoude, fils de Sébastien[74].

Notes et références de l'article Modifier

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  1. Douxchamps (Alain). La verrerie Zoude et les cristalleries namuroises (1753-1879). Contribution à l'étude de la croissance économique de la Belgique aux XVIIIee et XIXe siècles. Kortrijk-Heule : UGA, 1979.
  2. Cristallerie impériale de Vonêche, Nicole Hanot, Documentation Charles Ménage (2013)
  3. Les Ardennes en 1885, 71 photos des Ardennes belges, don R. Bonaparte, 1885.
  4. Douxchamps (Alain). La verrerie Zoude et les cristalleries namuroises (1753-1879). Contribution à l'étude de la croissance économique de la Belgique aux XVIIIee et XIXe siècles. Kortrijk-Heule : UGA, 1979.
  5. Douxchamps (Alain). La verrerie Zoude et les cristalleries namuroises (1753-1879). Contribution à l'étude de la croissance économique de la Belgique aux XVIIIe et XIXe siècles. Kortrijk-Heule : UGA, 1979.
  6. Aperçu de la verrerie à Namur avant 1750
  7. Le guetteur wallon, 4e ANNÉE — N° 10, NOVEMBRE 1927.
  8. [http://www.musee-gourmandise.be/fr/articles-de-fond/77-musee-gourmandise/articles-fond/162-cristallerie-de-voneche Cristallerie impériale de Vonêche, Nicole Hanot Documentation Charles Ménage (2013)]
  9. Cristallerie impériale de Vonêche, Nicole Hanot, Documentation Charles Ménage (2013)
  10. Cristallerie impériale de Vonêche, Nicole Hanot, Documentation Charles Ménage (2013)
  11. Cristallerie impériale de Vonêche, Nicole Hanot, Documentation Charles Ménage (2013)
  12. Armorial du Namurois
  13. Silicates industriels, Volume 18, 1953.
  14. Silicates industriels, Volume 18, 1953.
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  16. Silicates industriels, Volume 18, 1953.
  17. Douxchamps (Alain). La verrerie Zoude et les cristalleries namuroises (1753-1879). Contribution à l'étude de la croissance économique de la Belgique aux XVIIIe et XIXe siècles. Kortrijk-Heule : UGA, 1979.
  18. Douxchamps (Alain). La verrerie Zoude et les cristalleries namuroises (1753-1879). Contribution à l'étude de la croissance économique de la Belgique aux XVIIIe et XIXe siècles. Kortrijk-Heule : UGA, 1979.
  19. Ramquin, C.J.R., Namur ville, A Namur : chez Guillaume Joseph Lafontaine, 1749.
  20. Témoignage de Charles Dufourneau, 19 août 1739, dans A.É.N., CP enquêtes, n° 9819, [f° 8]).
  21. Témoignage de Philippe-François de Lahaye, 29 mars 1740, A.É.N., CP enquêtes, n° 9819, f° 19.
  22. La sociabilité des artisans du métal à Namur au XVIIIe siècle, Kevin TROCH, Cahiers de Sambre et Meuse, n° 200864
  23. Témoignage de Charles Dufourneau, 19 août 1739, dans A.É.N., CP enquêtes, n° 9819, [f° 7 v°-f° 8]
  24. Témoignage de François Hanozet, 6 avril 1740, Ibid., f° 19 v°
  25. Témoignage de Mathias Cloes, 5 février 1740, Ibid., n° 9827, [f° 22 v°]
  26. Témoignage de Claude de Lorme, 27 juin 1740, Ibid., f° 28- f° 28 v°
  27. La sociabilité des artisans du métal à Namur au XVIIIe siècle, Kevin TROCH, Cahiers de Sambre et Meuse, n° 200864
  28. La sociabilité des artisans du métal à Namur au XVIIIe, Kevin TROCH, Cahiers de Sambre et Meuse, n° 200864
  29. Famille van der Straten Waillet, Inventaire des archives de la famille van der Straten-Waillet / A. Van Nieuwenhuysen, Fr. Ladrier
  30. Histoire de l'automobile, Pierre Souvestre, MAXTOR, 2014.
  31. LA MAISON L'ENSEIGNE DU CHEVAL RELEVÉ (1738), RUE DE L'ANGE, N° 105, NAMUR, RÉSIDENCE DE L'ENTREPRENEUR HUBERT PETIAUX.
  32. Le guetteur wallon, 4me ANNEE — N° 10, NOVEMBRE 1927.
  33. Aperçu de la verrerie à Namur avant 1750
  34. Le guetteur wallon, 4e ANNÉE — N° 10, NOVEMBRE 1927.
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  36. Rue de Gravière à Namur, Ville de Namur
  37. Annales du 7e Congres International Historique du Verre Berlin-Leipzig, 15-21 août 1977
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  39. La verrerie au pays de Liège : étude rétrospective
  40. Rue de Gravière à Namur, Ville de Namur
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  42. La vie intellectuelle à Namur sous le régime autrichien - page 153, de Th Pisvin - Namur (Belgium).
  43. Annales du 7e Congres International Historique du Verre Berlin-Leipzig, 15-21 août 1977
  44. Douxchamps (Alain). La verrerie Zoude et les cristalleries namuroises (1753-1879). Contribution à l'étude de la croissance économique de la Belgique aux XVIIIee et XIXe siècles. Kortrijk-Heule : UGA, 1979.
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  48. Charles de Lorraine, gouverneur général des Pays-Bas autrichiens (1744-1780), Volume 20 de Études sur le XVIIIe siècle, Michèle Galand, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1993.
  49. Le guetteur wallon, 4me ANNÉE — N° 10, NOVEMBRE 1927.
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  54. Inventaire analytique des consultes du Conseil des Finances (Département du Commerce et des Douanes, 1715-1794) / J. Lefèvre, M. Soenen
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  74. L. Génicot, Etudes sur la construction des routes en Belgique. Université catholique de Louvain. Bulletin de l'Institut de Recherches Economiques et Sociales, t. XII, fasc. 5, 1946, p. 535 n. 353.

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