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Roland de La Poype.

Roland Paulze d'Ivoy de La Poype est né le 28 juillet 1920, au château de la Grange-Fort, sur la commune des Pradeaux, près d'Issoire et mort le 23 octobre 2012 à Saint-Tropez[1].


Comte, d'une famille qui compte de nombreux héros, ancien du Parti Social Français, Roland de La Poype entend l'appel du 18 juin 1940. Il a vingt ans et choisit de rejoindre de Gaulle à Londres. Il s'engage dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL), puis dans la Royal Air Force. Il devient l'un des officiers du Régiment Normandie-Niémen. Cet as de la chasse française de la Seconde Guerre mondiale est fait héros de l'Union soviétique[2].

Vers 1955, le Général de Gaulle donnait son imprimatur, après l'avoir visionné, au film réalisé par Roger Stéphane : Des hommes libres, ou la France libre par ceux qui l'ont faite. Roland de La Poype y figure en bonne place.

Après la guerre il est un industriel pionnier de la plasturgie (Société d'Etudes et d'Applications du Plastique). On lui doit le berlingot Dop et de la Méhari. Il est à l'origine du Marineland d'Antibes en 1970[3]. Il est également maire de Champigné (Maine-et-Loire) de 1955 à 1971, et agriculteur (propriétaire de fermes modèles, éleveur)[4].

Ann12.

Normandie-Niémen

Sa famille Modifier

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Lavoisier et son épouse, une arrière-grand-tante de Roland, en 1788.

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Un de ses grand-oncles, le Général Christian Paulze d'Ivoy de la Poype.

Les La Poype descendent d'une très ancienne famille originaire du village de Trept, près de Crémieu, dans l'Isère. La filiation remonte au Xe siècle, époque à laquelle elle apparaît déjà comme l'une des premières du Dauphiné. La famille Paulze d'Ivoy, originaire de l’île-de-France, relève le nom de la maison de la Poype éteinte en 1851.

Le prénom de Roland lui est donné en hommage à la mémoire d'un oncle tué en octobre 1916, à vingt-huit ans, par un éclat d'obus, au cours d'une reconnaissance dans la Somme[5].

Du côté maternel, Roland est issu d'une famille originaire du Finistère. Sa mère, Victoire de Saint-Genys, est descendante des familles Bonamy et Mallassis, imprimeurs renommés à Brest et propriétaires du château de Kerhuon en Guipavas[6].

Roland de La Poype le descendant de Jacques Paulze (1723 - 1794), sieur de Chasteignolles, avocat et fermier général, directeur de la compagnie des Indes. Son ancêtre est condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire le 19 floréal an II, et exécuté le jour même, avec son gendre Lavoisier.

Jacques-Christian Paulze d'Ivoy (1788 - 1856, château de Courtiras), homme politique français, est aussi son ascendant. Son grand-père a fait Navale et est officier d'administration de la Marine Nationale. Roland est le descendant de l'amiral Louis-Armand de La Poype de Vertrieux (1721 - 1801)[7].

Son père, le comte Xavier Paulze d'Ivoy de La Poype, est ingénieur agronome, mais aussi commandant de réserve. Le conflit qui s'annonce va décider de son destin et dévaster la famille. Son père qui a déjà fait une guerre s'engage. Roland écrit :

C'était un type très courageux qui avait monté le premier syndicat agricole de France [8].

Détaché à l'Etat-major de la IXe armée, il s'est fait démolir au Catelet, au nord de l'Aisne, le 18 mai 1940. Sa mère va mourir de chagrin.

Sa jeunesse Modifier

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Château de la Grange-Fort.

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Vitrail dans la chapelle du château familial.

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Roland de La Poype admire Jean Mermoz.

On connaît, depuis 1150, à Auberive, Roland de La Poype, père d'une Villelme[9].

Notre Roland, son descendant, est né au château de la Grange-Fort, aux Pradeaux, près d'Issoire, son père exploite le domaine agricole du château, après la Première guerre mondiale avec Victoire de Saint Genys.

Cette famille pourtant noble ne rechigne pas au boulot. Il grandit donc sur une exploitation agricole au fin fond de l'Auvergne. Roland de La Poype écrit :

J'avais une passion pour la marche. Je visitais les lacs pendant mes vacances et je faisais du camping[10].

Il dit aussi à ses amis :

Quand j'étais petit, je braillais toute la nuit. Mon père qui était impétueux m'a un jour soulevé et m'a dit : Si tu ne te tais pas, je te laisse tomber. Et je me suis tu. J'ai toujours eu une chance formidable dans ma vie[11].

Des parents autoritaires et une éducation très religieuse. De 10 à 12 ans, il est mis en pension chez le curé des Pradeaux, puis envoyé comme pensionnaire au lycée Jésuite de Notre-Dame de Sainte-croix du Mans, qui ne garde pas l'adolescent devenu turbulent.

Etudiant en droit, il milite au Parti Social Français (P.S.F.), certainement du fait de Jean Mermoz. Un des ancêtres de Roland, qui a été ambassadeur de France à Moscou, est descendant d'un frère de Montgolfier, inventeurs du ballon à air chaud, ou montgolfière. Émerveillé par les exploits des As de la Grande Guerre, admirateur des Mermoz et autres figures de l'Aéropostale, Roland de La Poype est attiré très tôt par l'aéronautique :

Lorsque l'on est jeune, on aime toujours débuter dans des métiers relativement nouveaux, et, plus ces métiers donnent l'impression d'être glorieux, plus l'impatience vous vient d'y participer le plus rapidement possible[12].

L'Aviation populaire Modifier

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Roland de La Poype pilote.

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Promotion Z.

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L'Ettrick en 1940.

Roland, après avoir difficilement obtenu l'accord de son père, profite de l'Aviation populaire pour réaliser son rêve. Il effectue ses premiers vols au-dessus du terrain des Hunaudières, près du Mans, sur Caudron Luciole. Son moniteur, nommé Deschamp, lui délivre son brevet de pilote en mai 1939.

Conscient du danger que représente l'Allemagne, Roland entend se préparer à servir son pays. C'est ainsi qu'il se porte volontaire pour suivre une préparation militaire supérieure. Celle-ci, outre la perspective d'être incorporé en qualité d'officier, lui offre la possibilité de choisir son arme[13].

Âgé de 19 ans, le 5 décembre 1939, l'étudiant Roland de La Poype s'engage dans l'armée de l'Air pour la durée de la guerre. Il souscrit son engagement au Bataillon de l'Air n° 131 du Mans. Affecté comme élève pilote à l'école élémentaire de pilotage d'Angers, il est nommé caporal et breveté pilote en février 1940. Il est promu caporal-chef le mois suivant[14].

Le 15 mars 1940, au terme de sa formation, sorti troisième de la fameuse promotion Z (ainsi baptisée par le commandant de l'école en colère, un jour de février 1940, au lendemain d'un chahut mémorable dans les rues d'Angers), Roland se porte candidat pour l'Ecole de chasse d’Étampes. Il complète son instruction en pilotant des Morane 225 et 406 ainsi que des Dewoitine 500[15].

Roland de La Poype entend l'Appel du 18 juin et décide de rallier l'Angleterre. Il quitte la France à Saint-Jean-de-Luz le 24 juin 1940 en embarquant clandestinement sur l'Ettrick, un bateau polonais, à destination de l'Angleterre[16], comme Pierre de Chevigné, autre futur compagnon de la Libération.

Avec de Gaulle en Afrique Modifier

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Roland de La Poype.

Parvenu à Plymouth, il s'engage rapidement dans les Forces aériennes françaises libres ; il est promu au grade de sergent le 1er août 1940[17].

C'est l'expédition de Dakar, le Cameroun, le Dahomey, entre juillet 1940 et janvier 1941 avec les Forces aériennes françaises libres (FAFL). Il prend part à l'expédition de Dakar puis à la campagne du Gabon en qualité de mitrailleur du Groupe réservé de bombardement n° 1 (GRB 1)[18].

En novembre 1940, il est renvoyé en Grande-Bretagne pour parfaire son entraînement dans les écoles de pilotage de la Royal Air Force.

Il écrit :

Moi, j'étais avec le Général de Gaulle en Afrique[19].

La bataille d'Angleterre Modifier

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Roland de La Poype, son Spitfire et à droite sa signature.

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Lieutenant Brendan Paddy Finucane.

Roland de La Poype participe à la bataille d'Angleterre. En février 1941 il parfait son entraînement dans les écoles de pilotage de la Royal Air Force, à Odiham, puis à Sywell en avril et à Ternhill en juillet.

A partir d'octobre 1941, Roland de la Poype suit les cours de l'Operationnal Training Unit de Llandow, au Pays de Galles, avant d'être affecté au Squadron 602 (City of Glasgow), en février 1942, au sud de Londres[20]

Preuve de ses qualités, le chef du squadron britannique, l'as irlandais aux 23 victoires Paddy Finucane, chef de groupe, le choisit comme adjoint. Pendant cette période, il escorte des bombardiers dans leurs missions.

Promu au grade d'aspirant en mars 1942, il endommage un Messerschmitt 109 le 13 avril 1942 et abat son premier avion ennemi, également un Messerschmitt 109, le 22 août 1942[21].

Pour lui ce n'est pas de la gloire :

Le pauvre gars que j'ai descendu ne m'a même pas vu venir, je suis arrivé par derrière[22].

Après une soixantaine de missions et la mort de Paddy Finucane, La Poype se porte volontaire pour rejoindre le Groupe de chasse n°3 Normandie, qui doit se constituer au Moyen-Orient avant de partir pour la Russie[23].

Normandie-Niémen Modifier

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Groupe de chasse n°3 Normandie Modifier

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Pilotes et mécaniciens de la 3e escadrille du régiment Normandie, Doubrovka, printemps 1944.

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Roland de La Poype et une opératrice radio russe.

Roland de La Poype apprenant la formation d'un groupe de volontaires français pour le front soviétique, le jeune pilote s'inscrit au groupe de chasse no 3 (G.C. 3). Il arrive en Russie à Astrakan via l'Afrique noire, l'Egypte et Téhéran fin novembre 1942 avec le premier contingent du CG 3[24]. Il débarque à Ivanovo en Russie le 28 novembre 1942.

Sous-lieutenant, pilote chef de patrouille, à bord de son Yak de fabrication soviétique, Roland de la Poype est promu lieutenant en décembre 1943, Roland de la Poype se distingue pendant les opérations d'Orel, de Briansk, d'Ielna, de Smolensk, de Vitebsk, d'Orcha, de Borissov, de Minsk et bien sûr du Niemen[25]

Il obtient sa première victoire homologuée en Russie, sa deuxième de la guerre, le 31 août 1943 sur un Stuka. En septembre 1943 il abat deux Fw 190. Le 18 octobre 1944, il abat à quelques heures d'intervalle deux Ju 87 et deux Fw 190. Il clôt son palmarès les 23 et 26 octobre 1944, sur un Fw 190 et un Me 109[26].

Il est nommé commandant en second de la 1ère Escadrille du Groupe de chasse n°3 Normandie en octobre 1943.

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Yak1b de l'escadrille, hiver 42/43.

Normandie-Niemen (28 novembre 1944) Modifier

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Roland de La Poype pilotant un Yak 9, en 1944.

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Chaque croix de fer indique une victoire.

Le 28 novembre 1944, les lieutenants Marcel Albert et Roland de La Poype sont élevés à la dignité de héros de l'Union soviétique[27], et, par ordre de Staline, l'unité reçoit le titre de Régiment du Niémen. A compter de ce jour, Normandie porte fièrement l'appellation de Régiment Normandie-Niémen.

Le 9 décembre, le général de Gaulle accueille à Moscou tous les pilotes du Normandie-Niemen qui reçoivent honneurs et décorations.

Roland de la Poype, après une permission en France début 1945, reçoit le commandement de la 1re Escadrille avec le grade de capitaine.

Jusqu'à début 45, il accomplit 3 ou 400 missions, la majorité sans combat mais ça fait partie du travail. Il écrit :

Le climat était dur et la nourriture c'était pas... c'est comment le bon truc qu'on mange ici ?... ah oui, de la potée auvergnate. Enfin c'était pas formidable. Notre passion c'était de rentrer pour voir nos familles. Ceux qui étaient mariés se demandaient si leur femme n'avait pas pris des amants[28]


Son palmarès compte au total 16 victoires confirmées, et deux probables obtenues pour beaucoup en tandem avec son camarade du groupe Normandie-Niémen, Marcel Albert. 42 pilotes soit plus de la moitié des hommes engagés dans le groupe y laissent leur peau.

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Le Yak 3 de Roger Sauvage à Friedland en mars 1945.

Ses décorations Modifier

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Le 9 décembre 1944, le général de Gaulle remet la légion d'honneur au général russe Lavine. Au second plan, le lieutenants Albert, de La Poype et Risso du régiment Normandie-Niemen qui viennent d'être fait compagnons de la Libération.

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Le Bourget, cérémonie de réception du Groupement Normandie Niémen, 21 juin 1945.

La guerre terminée, après un bref séjour à Moscou, le Régiment part pour la France et arrive au Bourget le 20 juin 1945. Comme tous les autres pilotes survivants du Régiment, Roland de la Poype, en raison de sa conduite au combat, titulaire de 10 citations à l'ordre de l'armée aérienne et de 2 citations à l'ordre de l'aviation de chasse, et totalisant 1.200 heures de vol est autorisé par Staline à ramener son Yak sur le territoire français[29]


  • Grand'croix de la Légion d'Honneur 30 janvier 2008
  • Compagnon de la Libération - décret du 29 décembre 1944
  • Croix de Guerre 39/45 (12 citations)
  • Croix de Guerre Tchécoslovaque
  • Héros de l'Union Soviétique (URSS)
  • Ordre du Drapeau Rouge (URSS)
  • Ordre de Lénine (URSS)
  • Mérite de la Guerre pour la Patrie (URSS)
  • Ordre de la Victoire (URSS)[30]
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Yak-3 que Roland de La Poype le ramène d'URSS avec les remerciements du Camarade Staline (Paris Le Bourget).

Après la guerre Modifier

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Bureau de l'Etat-major (1946 - 1947) Modifier

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Roland de la Poype après la libération.

Présent en Union soviétique jusqu'au 20 juin 1945, le marquis, ou Pohype, comme le surnomment ses camarades, devient attaché de l'Air en Belgique, puis en Yougoslavie, à seulement 27 ans, auréolé des titres de héros de l'Union soviétique et de compagnon de la Libération. Affecté au 2e Bureau de l'Etat-major de l'Armée de l'Air en mars 1946, Roland de la Poype quitte l'armée en 1947[31].

Il écrit :

J'ai tourné un peu dans les corridors du Ministère de l'air, je n'ai rien appris [32].

Industriel en plasturgie Modifier

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Le berlingot DOP Modifier

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Le berlingot DOP.

Visionnaire et inventeur, Roland de La Poype comprend que l'avenir appartient au plastique et aux emballages jetables.

Roland de la Poype prend la tête de la SEAP, Société d'Etudes et d'Applications des Plastiques, dès le mois de mai 1947 et se lance, en 1952, dans la fabrication d'un produit novateur : le berlingot DOP, pour le groupe L'Oréal. Dessiné par Vasarely, il constitue une réelle avancée en termes de packaging sur l'époque.

Dans les années d'après guerre, la société de cosmétique est passée maître dans l'art de la communication. Toute la France écoute le radio crochet qu'elle parraine et chante à l'unisson Allez donc vous vous faire laver la tête, avec Dop-dop-dop pour éjecter les mauvais bardes.

La Citroën Méhari Modifier

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La Poype est également l'inventeur de la carrosserie de la Citroën Méhari.

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La Flipper.

Par la suite, la SEAB (Société d’Exploitation et d’Application des Brevets, nouveau nom de la SEAP) devient un fournisseur de Citroën, réalisant pour la firme aux chevrons les tableaux de bord de Deudeuche, les garnitures de porte pour l'ID 19, et les ailes arrière des Ami 8 break Service. Il écrit :

C'était très intéressant économiquement parlant[33].

Fort de son statut de spécialiste de l'ABS (nom vulgaire de l'Acrylonitryle Butadiène Styrène), Roland de la Poype fait rhabiller par ses collaborateurs un châssis de Citroën 2CV Fourgonnette d'une carrosserie de voiture de plage réalisée dans ses ateliers en ABS thermoformé, teinté dans la masse.

Roland de la Poype compte le commercialiser lui-même sous le nom de Donkey. Mais ala direction de Citroën est intéressé. La SEAB n'ayant pas de capacités de production suffisantes (c'est tout de même elle qui fabrique les modèles de présérie pour la présentation à la presse), la production est confiée à la société ENAC (Exploitation Nouvelle d'Automobile et de Carrosserie) qui réalise déjà la 2 CV Fourgonnette.

Faute d'une capacité suffisante toutefois, Citroën rapatrie bien vite la fabrication dans ses propres usines. Un transfert qui n'a pas empêché la société de perdurer ni Roland de la Poype de se lancer sur de nouveaux marchés.

Roland de la Poype élabore un projet de petite voiture de ville. Il commercialisa près de 3000 voiturettes, dont l’extraordinaire Flipper 1 ,dont le train avant qui porte le moteur pivote totalement. La Poype écrit :

Elle s'appelait Flipper, une petite bagnole adorable, plus intelligente que la Smart. Quand Motobécane a fait faillite, on s'est retrouvé sans moteur, on a dû arrêter [34].

Fondateur du Marineland d'Antibes Modifier

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Le Parc Marineland est fondé en 1970 par un passionné du monde marin, le Comte Roland de la Poype qui a pour mission : mieux faire connaître les animaux et mieux les comprendre.

En 1970, passionné du monde marin, il crée le Marineland d'Antibes sur la Côte d'Azur avec pour mission de faire connaître la vie du milieu difficilement accessible des grands animaux marins et de la mer à un large public.

C'est l'un des plus grands parcs aquatiques d'Europe. Une réussite quant à la fréquentation, même s'il prend sa retraite en 1985 et reste propriétaire du Marineland jusqu'en 2006.

Il est pendant des années maire de Champigné (Maine-et-Loire), où il vit. Il y possède une ferme qu'il a transformée en parcours de golf, en 1989. Et puis en 1999, il fait fabriquer un dirigeable elliptique en polyester et laine de verre.

Obsèques Modifier

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Cérémonie religieuse pour les obsèques de Roland de la Poype.

Ses obsèques ont lieu le 30 octobre 2012, en la cathédrale Saint-Louis des Invalides, à Paris, en présence d'une délégation de l'armée de l'air et des Chœurs de l'Armée rouge, de ses anciens compagnons d'armes et de ses amis. Les honneurs militaires sont rendus par un détachement de la base aérienne 123 d'Orléans et en présence d'une délégation du régiment de chasse 2/30 Normandie-Niemen.

Des représentants du monde économique, politique (un ancien Premier ministre), mais aussi des grandes familles de la noblesse et évidemment des représentants de son régiment, le Normandie-Niémen. Le général Denis Mercier, CEMAA représente l’armée de l’Air.

On cherche un représentant du gouvernement socialiste. Il est pourtant l'un des quatre Français faits héros de l'Union soviétique, compagnon de la libération...

La télévision russe est présente (pas de télé française à l'horizon...), avec l'ambassadeur de Russie, dans la grande cour des Invalides.

La France ne sait pas remercier ceux qui ont défendu la Patrie.. Vous n’entendrez aucun commentaire de la part de nos médiatiques communicants, pas de rappel historique dans les écoles... [35].

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. AFP, « Décès de Roland La Poype, pilote du Normandie-Niémen et Compagnon de la Libération », sur lepoint.fr, Le Point,‎ 24 octobre 2012.
  2. Les français libres, l'autre résistance, Jean-François Muracciole, Tallandier 2013.
  3. AFP, « Roland de La Poype, pilote du Normandie-Niémen est mort », sur lemonde.fr, Le Monde,‎ 24 octobre 2012.
  4. ROLAND POYPE DE LA
  5. PAULZE D'IVOY DE LA POYPE Roland
  6. PAULZE D'IVOY DE LA POYPE Roland
  7. Henri Caburet, Pages d'Histoire des communes,‎ 1983.
  8. Roland de La Poype et Jean-Charles Stasi, L'épopée du Normandie-Niémen : mémoires, Paris, Perrin,‎ 2007.
  9. Les Origines féodales en Savoie-Dauphiné: la vie et les rapports sociaux d'alors, Félix Bernard, Guirimand, 1969.
  10. Roland de La Poype et Jean-Charles Stasi, L'épopée du Normandie-Niémen : mémoires, Paris, Perrin,‎ 2007.
  11. Roland de La Poype et Jean-Charles Stasi, L'épopée du Normandie-Niémen : mémoires, Paris, Perrin,‎ 2007.
  12. Roland de La Poype et Jean-Charles Stasi, L'épopée du Normandie-Niémen : mémoires, Paris, Perrin,‎ 2007.
  13. PAULZE D'IVOY DE LA POYPE Roland
  14. ROLAND POYPE DE LA
  15. PAULZE D'IVOY DE LA POYPE Roland
  16. ROLAND POYPE DE LA
  17. PAULZE D'IVOY DE LA POYPE Roland
  18. PAULZE D'IVOY DE LA POYPE Roland
  19. Roland de La Poype et Jean-Charles Stasi, L'épopée du Normandie-Niémen : mémoires, Paris, Perrin,‎ 2007.
  20. ROLAND POYPE DE LA
  21. PAULZE D'IVOY DE LA POYPE Roland
  22. Roland de La Poype et Jean-Charles Stasi, L'épopée du Normandie-Niémen : mémoires, Paris, Perrin,‎ 2007.
  23. PAULZE D'IVOY DE LA POYPE Roland
  24. PAULZE D'IVOY DE LA POYPE Roland
  25. ROLAND POYPE DE LA
  26. Les as de la guerre, 1939-1945: de L à W Volume 2 de Les as de la guerre, 1939-1945,. Daniel Porret, Franck Thévenet, France. Armée de l'air. Service historique de l'Armée de l'air, 1993.
  27. Les français libres, l'autre résistance, Jean-François Muracciole, Tallandier 2013.
  28. ROLAND POYPE DE LA
  29. ROLAND POYPE DE LA
  30. ROLAND POYPE DE LA
  31. Roland de La Poype
  32. Roland de La Poype et Jean-Charles Stasi, L'épopée du Normandie-Niémen : mémoires, Paris, Perrin,‎ 2007.
  33. Roland de La Poype et Jean-Charles Stasi, L'épopée du Normandie-Niémen : mémoires, Paris, Perrin,‎ 2007.
  34. Roland de La Poype et Jean-Charles Stasi, L'épopée du Normandie-Niémen : mémoires, Paris, Perrin,‎ 2007.
  35. Obsèques de Roland de la Poype

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