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Ripertus Geraldi de Trescléoux

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Donation par Ripert et sa famille.

Ripertus Geraldi de Trescléoux est né vers 1020, peut-être au castrum de Mevouillon et décédé après le 11 octobre 1094 au Castellum Geraldum (= Château-Giraud à Ribiers).

Ce domnus, seigneur de Trescléoux et de Ribiers est marié à Odile de Mison (1024-1095).

Biographie Modifier

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Trescléoux et emplacement du castrum de Ripert II.

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Chevalier et sa dame (XIe s.)

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Noblesse des Rambaud... "actes signez en l'année 1067". Fornier, Marcellin (1592-1649) "Histoire générale des Alpes Maritimes ou Cottiènes."

Ripertus Geraldi est le petit-fils de Pons II d'Arles et le fils de Ripert Methulensis. Ripertus Geraldi, seigneur de Trescléoux, dit tenir ses terres de ses aïeux[1]. Trescléoux est un village adossé à la colline de Chastel (où se trouve le château) qui s’ouvre à l’est sur une large plaine agricole plantée de vergers et prairies. 

Son frère, Rambaud II, vit au début du XIe siècle. Le P. Fournier fixe à 992 l'expulsion définitive des Sarrasins du fort de Puy-Maure. Rambaud II s'installe à Chorges, selon Joseph Roman[2]. Ce Rambaud fait certainement partie des vainqueurs, même si la devise de la famille, Et habet sua gaudia luctus, est là pour nous rappeler que cette victoire a été acquise par bien des deuils. Le premier blason des Rambaud est un drap mortuaire[3]. Ce blason est différent du sceau des premiers Mevouillon, mais pas contre au XVIIIe siècle, toutes les branches descendant de ces Rambaud-Mevouillon ont un blason presque identique à se sceau. Rambaud II, qui n'a pas de descendance fait hériter un de ses neveux, Pontius Rayembaldi. Ses descendants sont à la fois seigneurs de Montgardin et sa région, mais aussi possessionnés dans les Baronnies.

Le 21 août 1075, Ripert Géraldi, seigneur de Trescléoux, et Ripert, évêque de Gap, fondent un prieuré à Trescléoux, en faveur de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille.

Cette libéralité, à l'abbaye de Saint-Victor, est augmentée le 11 octobre 1094 (= 5 des ides d'octobre, lune 27) par Ripert et Odila. ses enfants. Ripert Giraldi et sa femme donnent une condamine à l'abbaye de Saint-Victor au château de Trescléoux en présence de leurs enfants Giraud (= Girald de Padernas), Guillaume (= Guillaume de Urel), Ségura, Pons Raymbaldi et son épouse Austrudis. L’indice onomastique et la localité de Trescléoux nous ramène au Mévouillon. Sur cette condamine est construit le moulin prieural. On a aussi une donation par Ripert et Odila, à l'abbaye de Saint-Victor, Ricard étant abbé, d'une seigneurie à Trescléoux, avec les arbres qui y sont, confrontant le torrent qui descend de Saint-Clément, le cimetière et le monastère de Sainte-Marie. Bermond et Bertrand d'Arzeliers sont cités en plus des autres enfants[4]. L'évêque de Gap, destitué pour cause de simonie, finit ses jours au château de Trescléoux.

Ripertus Geraldi habite aussi le Castellum Geraldum (= Château-Giraud à Ribiers). C'est la famille de Mison qui possède alors la seigneurie de Ribiers[5]. Son fief est limité par les territoires de Creyssint, Ribiers, Saint-Pierre-Avez et Antonaves[6].

Ce château-Girard, est détruit au XVIIe siècle. Il est cité dès 988, prend le nom de Ripertus Giraldi de Mevouillon. A l'origine, du moyen-âge au XIe siècle, une famille et un château-fort dominent toute la vallée du Buëch inférieure, les de Mison. Il devient entièrement la possession de la famille de Mévouillon, en 1120. La Seigneurie de Ribiers s'est transmise dans la famille de Mévouillon par droits héréditaires, sans aucune vente.

Ripertus Giraldi en devient coseigneur certainement du fait de sa femme, Odile, fille ou nièce de Waldemar de Mison. Ce n'est qu'en 1120 que Raymbaud de Mévouillon devient seigneur de Ribiers. Nous ne connaissons pas sa parenté exact avec Ripertus Geraldi. C'est peut-être un petit-neveu ou son arrière-petit-fils. Raymbaud de Montgardin (ca 1100-1170) et Raymbaud de Mévouillon sont peut-être une seule et même personne.

Le Castellum Geraldum. est à l'origine du bourg de Ribiers (XIe siècle). Le nom d'origine du village Riperi, est une forme de très basse latinité.

Les origines des Mison Modifier

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Isoard du Valgaudemar Modifier

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Isoard est peut-être à l'origine du Castellum Geraldum. Il inflige une défaite aux Sarrasins au Col de la Bataille (Vercors).

Au XIe siècle la terre et le Castellum Geraldum (= Château-Giraud) de Ribiers appartiennent à la famille de Mison qui occupe le château du même nom, dont la situation est inexpugnable. Au XIIe siècle, c’est la maison de Mévouillon qui lui succède. Ripertus Geraldi, seigneur de Trescléoux du fait des Mevouillon, est certainement seigneur de Ribiers du fait d'Odile, sa femme. Le château des Mison est cité dès 988[7].

Le Mison qui est à l'origine du Castellum Geraldum, à Ribiers doit être Isoard du Valgaudemar, descendant de Godemar, roi des Burgondes ou d'un de ses compagnons.

Après que Guillaume, comte de Provence, eût exterminé en 973 les Sarrasins qui mettaient les Alpes à feu et à sang, il reçut le surnom de « Libérateur » et il distribua les terres vacantes à ses guerriers vainqueurs. Un chef burgonde, nommé Isoard reçut sa part. Il fut la souche des comtes de Die, des vicomtes de Gap et probablement père de Waldemar auquel il donna la vallée de la Séveraisse.[8].

Gaudemar (Waldemar) de Mison Modifier

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Ruines du prieuré Saint-André de Rosans.

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Château des Mison (Xe s.).

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Les remparts de Rosans au XVIe s..

Comme ce château et cette terre appartiennent aux de Mison-Dromon, sa femme, Odile (après 1023 - après 1094), lui apporte certainement une part de ce château. Gaudemar (Waldemar) de Mison semble être son père.

Gaudemar (Waldemar) de Mison, frère d'Isoard II de Mison, est seigneur du pagus Rosanensis, ou peut-être uniquement de Rosans, en 1027[9]. Waldemar est né vers 970. Il épouse Agnès, puis meurt vers 1030[10].

Le prieuré de Saint-André de Rosans est établi à la suite d'une donation d'un clerc, prénommé Richaud, à l'abbaye de Cluny en 988. Les biens donnés s'étendent sur plusieurs communes situées aux confins des Hautes-Alpes et de la Drôme, mais aussi dans le Vaucluse (Malaucène) ou dans les Alpes-de-Haute-Provence (Mison). Ce clerc est certainement un grand-oncle de Gaudemar (Waldemar) de Mison. En tous les cas, selon les chartes il lui est apparenté.

Un Cartulaire de Saint-Victor datée de l'an 1030, sous le règne de Rodolphe, cite deux frères, Izoard et Waldemar ou Gaudemar, qui disposent en faveur de ce monastère de diverses propriétés situées à Dromon, comté ou diocèse de Gap, et font pour plus de solennité, suivant l'usage du temps, concourir à cet acte et leurs femmes et leurs enfants : una curnfiliis nostris, disent-ils. Parmi ces enfants ou petits enfants et une suite de parents , au nombre de plus de trente, tous présents, tous nommés dans la charte, on remarque Isnard de Niozelles, (de Nuacellas), et Isnard de Volone (Isnardus de Volona)... [11].

La même année, Izoard et son frère Gaudemar reparaissent dans une donation faite par Feraud, évêque de Gap, et ici Izoard s'appelle : Izoardus de Misone. A côté d'eux figurent en outre, Hugues de Dromon et Pierre de Volone (Petrus de Folona). Voilà peut-être les plus anciens noms de fiefs bien caractérisés, que présentent les chartes du XIe siècle. 

Gaudemar ou Waldemar, mari d'Agnès, auteur probable des Gras du Valgaudemar de la même souche que les vicomtes de Gap, les comtes d'Embrun et de Die, seigneur de Dromon, est surnommé Forsannus, ce qui veut dire seigneur de Fos Amphous, c'est à dire de Forsans localité situé près de Senez[12].

Outre les fiefs que nous venons de mentionner, les vicomtes de Gap, possèdent la plupart des terres situées sur la rive gauche de la Durance dépendante comme on sait de l'ancien diocèse de Gap. Quoique très-nombreuse, cette famille disparaît avant la fin du XIe siècle. Ce n'est pas sans doute qu'elle se soit éteinte tout-à-coup à cette époque. Mais à l'apparition des comtes de Forcalquier, vers 1054, ceux-ci ne veulent point voir leur autorité partagée entre tant de mains dans un si petit état. Les seigneurs de Gap, comme ceux de Sisteron, prennent alors le nom de leurs fiefs et fondent dans la Haute-Provence des familles nouvelles avec de nouveaux noms. On ne peut plus les distinguer, ni suivre leurs filiations[13].

Burgondes Modifier

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Valgaudemar.

Les premiers Mison doivent descendre ou être proches parents d'un Datilus, dont le frère Richaud, clerc le 19 avril 988 fait un don à l'abbaye de Cluny[14].

L'abbé Guillaume fait de Gaudemar un nom de famille, l'analogue burgonde (Godemar, Goudcmar, Gaudemar), du nom saxon Waldemar. Découragés, les chrétiens des Alpes firent appel à l'aïeul des chevaliers Gras, lequel se targuait de descendre du Roi burgonde Gaudemar, parrain de la vallée. Il parvint à expulser les Sarrasins, après les avoir battus au col de la Bataille[15].

Descendance Modifier

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Premier blason des Rambaud.

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Ruines du château-fort d'Arzeliers.

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Le fort de Mévouillon.

Ripert Giraldi de Mevouillon et Odile de Mison sont les parents de :


      • Girald de Pernes (Padernas). Il est le grand-père Gérard. Le haut domaine en appartenait au comte de Forcalquier en 1189; il acheta le tiers de ce fief à Gérard de Padernis pour 10,000 sous melgoriens, et le sixième à Albert de Montclus, beau-frère du précédent, pour 5,000 sous de la même monnaie, le 5 mars de la même année[16].
      • Guillaume de Urel
      • Bermond d'Arzeliers. De temps immémorial Arzeliers est qualifié de baronnie.
      • Bertrand d'Arzeliers. C'est leur petit-neveu, Raymbaud de Mévouillon, en 1120, qui leur succède[17].
      • Segura
      • Pontius Cabaçut.

Notes et références Modifier

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  1. Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes, Société d'études des Hautes-Alpes, 1926 (A45, SER5).
  2. G 1513 et La Critique, article Rambaud.
  3. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Archives départementales des Hautes-Alpes, Jouglard père et fils, 1897.
  4. Arch. des Bouches-du-Rhône, G, 302. Tableau historique du département des Hautes-Alpes. Inventaire et analyse des documents du Moyen âge relatifs au Haut-Dauphiné, 561-1500, Roman, Joseph (1840-1924), A. Picard (Paris) 1887-1890.
  5. Châteaux, villages, terroirs en Baronnies Xe-XVe siècle, Marie-Pierre Estienne, Publications de l’Université ́de Provence, 2004.
  6. Joseph Roman, TABLEAU HISTORIQUE DES HAUTES-ALPES, MANDEMENT DE RIBIERS
  7. DERNIÈRE PHASE DE TRAVAUX POUR LES REMPARTS DU CHÂTEAU DE MISON (04)
  8. Généalogie et Histoire N° 132, Source 142, p. 8, article de Jean Jean Gueydan. Voir aussi : Florian Mazel, La Noblesse et l'’Église en Provence, fin Xe - début XIVe siècle, Éditions du CHTS, 2008 (extraits en source 150), p. 645.
  9. http://hautes-alpes1789.fr/05126.html TABLEAU HISTORIQUE DES HAUTES-ALPES, MANDEMENT DE ROSANS.
  10. Généalogie et Histoire N° 132, Source 142, p. 8, article de Jean Jean Gueydan. Voir aussi : Florian Mazel, La Noblesse et l’Église en Provence, fin Xe-début XIVe siècle, Éditions du CHTS, 2008 (extraits en ource 150), p. 645.
  11. Histoire de Sisteron: tirée de ses archives ..., Volume 1, Édouard de Laplane, Guichard, 1843.
  12. Bulletin d'archéologie et de statistique de la Drôme, Volume 78.
  13. Histoire de Sisteron: tirée de ses archives ..., Volume 1, Édouard de Laplane, Guichard, 1843.
  14. Miscellanea di storia italiana, R. Deputazione sovra gli studi di storia patria per le antiche provincie e la Lombardia, R. Deputazione subalpina di storia patria, Stamperia Reale, 1892.
  15. Le Valgaudemar: nature, histoire, légendes, Gabrielle Sentis, Sentis, 1977.
  16. Joseph Roman, TABLEAU HISTORIQUE DES HAUTES-ALPES, MANDEMENT DE TRESCLÉOUX
  17. TABLEAU HISTORIQUE DES HAUTES-ALPES MANDEMENT DE ARZELIERS

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