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Raymond Motet

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Garin de Montaigu.

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Généalogie des Mottet (L'état et le nobiliaire de la Provence).

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Couronnement de Marie de Montferrat et de Jean de Brienne, le 3 octobre 1210 à Tyr.

Raymond Motet est né vers 1160 , au château de Faucon-de-Provence (= Faucon-de-Barcelonnette), et mort après 1225 en Terre Sainte[1].


Raymond Motet est certainement le frère du futur saint Jean de Matha ou Mota. C'est un membre de la famille Mottet, comme le gentilhomme troubadour Jacme Motet, ou Mote, ou Mota ou bien encore Moter, d'Arles, comme aussi Galiot Mottet ou Moutet commandeur de Bourdeaux, chevalier de Rhodes, le 28 novembre 1417[2]. Raymond-Berenguer IV fait Euphème de Mota, père de Jean de Matha ou Mota et de Raymond, baron et lui donne la terre de Faudon.


Raymondus Motetus est cité dans Epistolarum Innocenti III. Romani Pontificis libri undecim. accedunt gesta ..., par III Innocent (1198-1216).

Le testament d'Agoult de Goult nous apprend, en 1212, que Guilhem Porcellets doit deux mille sous à Raimondus Motetus, dit chevalier arlésien[3]. Ce Guillaume Porcelet, fils de Porcel (1150-1184) est pourtant l'époux d'Ermessinde d'Uzès, fille de Bermond Ier d'Uzès.

Raymond signe une promesse d'Hugues III des Baux de défendre les Marseillais en 1218, nous dit l'Histoire générale de Provence, de Jean-Pierre Papon[4]. Depuis 1208, il est frère hospitalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et va le rester 17 ans, selon The Central Convent of Hospitallers and Templars: History, Organization, and Personnel (1099/1120-1310)[5].

Maître Garin de Montaigu l’an 1222, va solliciter en Europe du secours pour la Terre Sainte. Pendant son absence, Bohémond IV dit le Borgne, prince d’Antioche, maltraite les Hospitaliers de ses états. En son absence, Judith Bronstein, faisant des recherches pour écrire The Hospitallers and the Holy Land: Financing the Latin East, 1187-1274 (2005), a découvert que R. Motet est commandeur general de l'Ospital de Jherusalem (1222-1225)[6]. Il remplace frater Golferius (1221) comme Commandeur general ou plutôt Grand Commandeur des hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Avant lui, en 1203, Pierre de Mirmande et Jean de Ronay, en 1245 remplacent des Maîtres[7]. Les Hospitaliers se structurent dès le début du XIIIModèle:Exp siècle. Les statuts de 1204/1206 précisent que le lieutenant du Maître tenra lieu de maistre pendant son absence[8].

Jochen Burgtorf, dans The Central Convent of Hospitallers and Templars: History, Organization, and Personnel (1099/1120-1310) (2008), a découvert une lettre à Nicholas Lou de Fraire Raimon Motet, commandeur general de l'Ospital de Jherusalem. Le texte mentionne un don fait par un Reyne Man, ce qui, à son avis, est une faute d'orthographe ou de lecture. Il faut comprendre Reyne Mari[e], la reine Maria la Marquise, reine de Jérusalem de 1205 à 1212[9].





LES MOTET ET LA DÉFENSE DE LA TERRE SAINTE Modifier

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Raymond de Saint-Gilles, l'évêque Adhémar et les Provençaux.

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Commanderie hospitalière de Manosque.

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Les chevaliers de Rhodes prennent Smyrne (1344).

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Auberge de la langue de Provence à Rhodes.

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Bordeaux au moyen-âge.

La contribution des ordres militaires implantés en Provence à la défense de la Terre sainte apparaît de prime abord comme une évidence. Pourtant, peu d’historiens ont vraiment affronté cette question[10]. Les Motet, à cette époque ne sont pas des consuls d'Arles ou le gentilhomme troubadour Jacme Motet, ou Mote, ou Mota ou bien encore Moter, d'Arles. Saint Jean de Matha ou Mota est à sa façon un miles Christi mais certains membres de sa famille le sont plus que lui. D'ailleurs ils sont alliés aux Aramon et aux Porcellets qui sont cités comme des responsables des ordres de chevalerie en Provence et dans le Languedoc :


  • A la génération suivante Raymond II Motet (ca 1190-après 1239) est cité à Manosque : La prise de possession par Raimon de Villemur, précepteur de Manosque, a lieu le 13 des calendes de janvier 1215, à l'entrée du Palais, devant la porte ferrée. Témoins de l'acte : Raymond de Pierrevert ; Hadillo de ST Julien ; R. prieur de ST Marie (de Manosque), Raimon Motet...[11]. Il est simple frère, mais là encore témoin, à Acre, en avril 1239, qui signe une charte de Maître Bertrand de Comps pour Lutold, le grand maître de l'Ordre teutonique[12].


  • A la commanderie hospitalière de Manosque, la veille des ides de mars de l'année 1234, une commission composée d'Aldebert Ricavis et de Jean Pierre, agissant pour l'ordre de Saint-Jean ; de Bertrand Pierre et de Pierre de Mota, institués par la Communauté de Manosque, rédige, en trente-sept articles, une espèce de code pénal spécifiant les délits desquels le juge peut informer d'office[13]. Petrus Motetus (ca 1190-après 1234) donne cinq sous pour réparer un pont d'Avignon effondré en 1233, selon Inventarium bonorum communis Avinis de 1233, cité par Mémoires pour servir à l'histoire des propriétés territoriales dans le département de Vaucluse, et principalement dans la ville et le territoire d'Avignon..., par le marquis Agricol Joseph François Fortia d'Urban.


  • Gilius Mottetus (ca 1190-après 1244) est cité dans de nombreux textes de le commanderie de l'Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem d'Avignon (1229, 1232, 1235, 1244)[14].


  • Pons Moteti est prieur des Hospitaliers[15]. Jochen Burgtorf, dans The Central Convent of Hospitallers and Templars: History, Organization, and Personnel (1099/1120-1310) (2008), le voit de la famille Mottet, mais n'arrive pas à le relier aux autres. Le prénom Pons est assez fréquent dans cette maison. Nous avons fraire Pons Motet, capelans de la commanderie hospitalière de Manosque, mais sans date précise (1169-1315)[16]. Il s'agit peut-être de Pons Motetus (ca 1200-après 1250), chanoine d'Arles en 1224, canonici Arelatenses, cité le 18 janvier 1250, comme le montre la Gallia christiana novissima : Arles, de Joseph Hyacinthe d'Albanès, Ulysse Chevalier, Louis Fillet.


  • Arnaldus Raimundus de La Mota (ca 1205-après 1246) est cité en 1242, 1245, 1246 au Domus Templi, de Argenteins (Département: Lot-et-Garonne, Arrondissement et Canton: Nérac — 47)[17].


  • Pierre de La Mota (ca 1210-après 1273), Commandeur de St. Jean de Viviers (Ardèche) en mai 1273[18].


  • Gui Motet (ca 1260/1265-1291), reçu et transféré outre-mer à partir de Marseille en 1289. Il meurt en Terre Sainte en 1291[19].


  • Le profane Guillaume Motetus (ca 1265-après 1309) est mentionné comme commandeur dans les archives de la commanderie hospitalière de Manosque, en 1293[20]. Sous le nom de Guillaume de Mota, il rend hommage au roi Robert, pour le castro de Motta (baillage de Sisteron) et ses terres, en 1309[21].



  • Jean de Mottet, le 1er mai 1672 est présent à l’Assemblée des chevaliers, en qualité de commandeur de Barbentane et de Bourdeaux[23].



Descendance d'Halduin Motetus Modifier

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Blason Mottet médiéval (Dauphiné-Provence)

A Faucon il existe encore en 1783 un oratoire où Jean de Matha ou Mota (1160-1213) prie. Il s'appelle l'oratoire de saint Michel, car son aïeul et celui de tous les Motet/Mota a nom Michel[24].


Halduin Motetus (ca 1030-après 1060)





NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. The Central Convent of Hospitallers and Templars: History, Organization, and Personnel (1099/1120-1310), Volume 50 de History of Warfare, Jochen Burgtorf, BRILL, 2008, p.398.
  2. Etat de la noblesse dans la Provence, par l'abbé Robert de Briançon, p.41.
  3. Actes de la famille Porcelet d'Arles, 972-1320, Volume 27 de Collection de documents inédits sur l'histoire de France: Série in-80, Martin Aurell, Comité des travaux historiques et scientifiques - CTHS, 2001, p.181.
  4. Histoire générale de Provence, Papon, Jean-Pierre, Moutard Paris, 1786, p. XLVI.
  5. The Central Convent of Hospitallers and Templars: History, Organization, and Personnel (1099/1120-1310), Volume 50 de History of Warfare, Jochen Burgtorf, BRILL, 2008, p.410.
  6. The Hospitallers and the Holy Land: Financing the Latin East, 1187-1274, Judith Bronstein, Boydell Press, 2005, p.152.
  7. L'ordre du Temple en Terre Sainte et à Chypre au XIIIe siècle, Volume 53 de Sources et études de l'histoire de Chypre, Pierre-Vincent Claverie, Centre de Recherche Scientifique, 2005, p.40.
  8. The Central Convent of Hospitallers and Templars: History, Organization, and Personnel (1099/1120-1310), Volume 50 de History of Warfare, Jochen Burgtorf, BRILL, 2008, p.99.
  9. The Central Convent of Hospitallers and Templars: History, Organization, and Personnel (1099/1120-1310), Volume 50 de History of Warfare, Jochen Burgtorf, BRILL, 2008, p.630.
  10. LES TEMPLIERS DELA PROVENCE A LA TERRE SAINTE:MOBILITÉ ET CARRIÉRES(XIIE- DÉBUT XIVE SIÉCLE), Damien Carraz.
  11. Manosque de 984 à 1603, Paul Pottier, Comité du patrimoine manosquin, 2008.
  12. The Hospitallers and the Holy Land: Financing the Latin East, 1187-1274, Judith Bronstein, Boydell Press, 2005, p.152.
  13. Bertrand Chicholet, ou Manosque en 1357, Arnaud, Camille (1798-1883), Arnaud (Marseille) 1861, p.64.
  14. Jérusalem d'Avignon au temps de la commune (1170-1250), Volume 63 de Documents, études et répertoires - Institut de recherche et d'histoire des textes, Claude-France Rochat-Hollard, CNRS éditions, 2001, p.256.
  15. The Central Convent of Hospitallers and Templars: History, Organization, and Personnel (1099/1120-1310), Volume 50 de History of Warfare, Jochen Burgtorf, BRILL, 2008, p.630.
  16. Livre des privilèges de Manosque: cartulaire municipal latin-provençal (1169-1315), Camille Chabaneau, Z. Isnard, H. Champion, 1894.
  17. Domus Templi in Provincia
  18. The Hospitallers and the Holy Land: Financing the Latin East, 1187-1274, Judith Bronstein, Boydell Press, 2005, p.161.
  19. LES TEMPLIERS DE LA PROVENCE A LA TERRE SAINTE : MOBILITÉ ET CARRIÈRES (XIIE- DÉBUT XIVE SIÈCLE), Damien Carraz.
  20. The Central Convent of Hospitallers and Templars: History, Organization, and Personnel (1099/1120-1310), Volume 50 de History of Warfare, Jochen Burgtorf, BRILL, 2008.
  21. Ancienne chambre des comptes à Marseille, Reg. Pergamenor, fol. 258.
  22. Etat de la noblesse dans la Provence, par l'abbé Robert de Briançon, p.41.
  23. [http://www.nemausensis.com/Nimes/templiers/Barbentane-Liviers.pdf COMMANDERIE DE SAINT-JEAN DE BARBENTANE, Dossier réalisé par Philippe Ritter et Georges Mathon] (Chailan, page 323).
  24. Histoire Géographique, Naturelle, Écclésiastique Et Civile Du Diocese D'Embrun, Volume 1, 1783, p.383.
  25. Procès-verbaux des preuves des chevaliers

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