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                         Rabé de las Calzadas



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Rabé de las Calzadas après la Reconquista, puis du temps des comtes de Villarezo, selon Rafael Pampliega Pampliega.

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Habitation Turmodigi (Turmogos).

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Fouille sur la Vía de Italia qui mène à Deobrigula (Tardajos-Burgos). Foto Junta de Castilla y León, Cultura-Burgos.

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Les premiers pèlerins.

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Nid de cigognes sur le clocher de l'église de Rabé de las Calzadas.

Rabé de las Calzadas est un municipio (municipalité ou canton), situé au nord de l’Espagne, dans la comarca (comté ou pays ou arrondissement) de Alfoz de Burgos, dans la Communauté autonome de Castille-et-León, province de Burgos. C'est aussi le nom de la localité chef-lieu du municipio.

L'étymologie du nom Rabé est l'objet de contre-verses. Ce nom vient de riba, car le village est situé sur les rives des rivières Úrbel et Arlanzón[1]. Par contre las calzadas se sont les chaussées qui traversent le village du temps des voies romaines, ou du Camino francés depuis plus de 1.000 ans. La première référence au nom date de 946, mais n'est pas mentionné de las Calzadas (des chaussées).

Les Turmodigi sont un peuple pré-romain d'origines celtiques[2] du nord de l'Espagne qui occupe la zone dans les vallées des rivières Arlanzón et Arlanza au 2e âge du fer. Leurs terres correspondant aujourd'hui à la province centrale et occidentale de Burgos et à la province orientale de Palencia. Or, Rabé de la Calzadas est situé sur la rivière Úrbel, à 2 ou 3 lieues à l'ouest de Burgos[3].

La Vía de Italia (ou del Oro) traverse Deobrigula et à proximité d'une autre voie romaine relie Clunia avec Juliobriga. Deobrigula ou Teobrígula, signifie ville des dieux. C'est une ville romaine assez importante, citée dans l'Anonyme de Ravenne, étant également mentionnée dans L'Itinéraire d'Antonin (en latin Itinerarium Antonini Augusti). Deobrigula se trouve t'elle à Tardajos, en face de Rabé, ou à Rabé, comme l’affirment d'autres historiens[4]. Cette importante ville romaine n'est pas vraiment qu'à Tardajos, car elle compte 5.000 habitants. Initialement en hauteur, à l'emplacement du Castro, de l'âge du Bronze, la ville s'installe dans la vega de la rivière Úrbel au Ier siècle avant J.C.. Deobrigula existe encore à la fin du quatrième siècle ou au début du cinquième siècle. D'ailleurs le village avant Rabé du cinquième siècle au IXe siècle se trouve plus près de la rivière. Cependant, il y a un manque de documents et surtout de fouilles qui ne permettent pas de déterminer l'emplacement exact. Reste le pont romain de Rabé de las Calzadas. Les barbares celtes cantabres ravagent la région en 456.

Au début de la Reconquête, en 882, Alphonse III le Grand, roi de León, commence à repeupler la région. Il existe un territoire dans la vallée de l'Úrbel presque indépendant, même s'il dépend de l'autorité supérieure des rois de Léon et des Asturies. Puis, Rabé de las Calzadas appartient à Alfoz de Burgos[5].

Dans le Rabé d'après la Reconquista le Cartulario de Cardena, de l'année 949, dit que lors d'un mariage un don est fait aux basiliques de Santa Maria, San Martin et San Juan de Rabé. Le 15 août 949, Veremundus et uxor mea Passarella, sive Frater Montanus Presbiter. Veremundus, et sa femme Passarella, ou son frère Montanus, Doyen[6], font cadeau de Sancta Maria Rabe (la basilique de Santa Maria) au Monasterio de San Pedro de Cardeña, qui reçoit d'ailleurs d'autres dons de biens à Rabé. Salustiano Moreta Velayos sur sa carte du dominio de Cardeña ne voit à cette époque que des basiliques à Rabé, mais Rafael Pampliega sort de l'oubli trois monastères[7]. Luis Martínez Pardo cite le monastère de Santa Maria de Rabé en 949[8]. Des sources plus récentes et universitaire parle d'un monasterio de Santa María, San Martín y San Juan en Rabé de las Calzadas, 22 janvier 950 et pas de trois[9].

En 1128, Alfonso VII donne l'hôpital du Roi à Burgos avec tous ses biens - donc Rabé - aux évêques et archevêques de Burgos. L'évêché de Burgos en conserve la propriété jusqu'en 1675[10].

Le village médiéval de Rabé, défendu par son château, a trois basiliques, selon le cartulaire de Cardena, de l'année 949, des monastères et plusieurs.

Rafael Pampliega Pampliega cite le testament en entier le testament d'Isabelle la catholique (1451 - 1504) et on voit que Don Luis Osorio de Acuña (14?? - 1496), évêque de Burgos (1457 - 1495) fait construire avant 1475 un château à Rabe de las Calzadas[11].

A Rabé de Las Calzadas se trouve le Palais des Condes (Comtes) de Villariezo. Don Ramón Pardo dit qu'il doit avoir été construit au début du XVIIe siècle[12].

Le Camino de Santiago traverse l'Alfoz de Burgos d'est en ouest, rejoignant dans la ville de Burgos les deux chemins principaux. Sur le Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, on vient de Tardajos, dans le municipio du même nom.

Rabe de las Calzadas marque l'entrée dans la Meseta, un plateau sec (secano), qui accompagne le pèlerin jusqu'à la ville de Léon[13]. Rabé de las Calzadas est une halte sur le Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

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Rabé de las Calzadas.

HISTOIRE Modifier

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Blason des Villariezo à Rabé de las Calzadas.

L'histoire de Rabé de las Calzadas comporte des lacunes, malgré tout le travail de recherche effectué par Rafael Pampliega Pampliega, historien spécialiste et en amour avec Rabé, auteur de : Rabe de las Calzadas noble village burgalesa[14]. Rabé de las Calzadas change plusieurs fois de seigneurs[15].

Rafael Pampliega Pampliega (Burgos, 1970) étudie à la Cardenal López de Mendoza Institut. En 1993, il obtient son diplôme en géographie et en histoire de l'Université de Valladolid (CUI). Il travaille pendant 10 ans dans le catalogage des archives de la cathédrale de Burgos. Il a également enseigné l'histoire et l'histoire de l'art au centre civique Vena River. À l'heure actuelle, il est professeur de l'enseignement secondaire à l'école La Merced et San Francisco Javier (Jésuites). Il est l'auteur des livres suivants : Villa Rabé noble burgalesa, Pontido et d'autres unités de la cathédrale de Burgos, L'école de Saint-Nicolas-Instituto Cardenal López de Mendoza et Villalbilla de Burgos, depuis ses débuts à l'aube du XXe siècle.

Etymologie du nom Rabé - de las calzadas Modifier

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Rabé de las Calzadas est une bourgade où passent de nombreuses chaussées qu'elles soient romaines ou médiévales.

Rabé porte t'il ce nom du fait d'un Rabbi (rabbin). Il n'y a aucune trace dans les archives d'une colonie juive dans ce village[16]. Les premiers princes chrétiens, les comtes de Castille, et les rois de León, traitent les Juifs aussi mal que les Maures qu'ils combattent. Ils détruisent les synagogues et tuent les docteurs de la loi. Donc on imagine mal des chrétiens donner le nom de Rabbi à un nouveau village en pleine Reconquista.

Rabé peut venir de ripa, ribera, riba (rive, berge... ) du fait de la rivière Úrbel et de l'Arlanzón[17][18].

Fray Justo Pérez de Urbel, Santiago Barquín Tobar et Luis Martínez Pardo disent le nom Rabé a son origine dans le repeuplement de ces terres. Un nom du lieu ou le nom ou surnom du seigneur de 946, un mozarabe du nom de Rabi ou Rabih[19].

A cette époque, le village se nomme uniquement Rabé et le de las Calzadas est plus récent[20].

Les calzadas se sont tout simplement des chaussées. Tout d'abord celles de l'époque romaine, car il y a d'ailleurs plusieurs voies romaines qui traversent le municipio, et bien entendu le Camino francés[21]. Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle débute du début du IXe siècle, mais ne devient un grand pèlerinage de la Chrétienté médiévale qu'à partir du XIe siècle.

La préhistoire Modifier

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Dans cette région vivent il y a million d'années les ancêtres des Européeens.

Dans cette région, les êtres humains de la préhistoire nous ont laissé des outils de pierre (à Pedernales) et des peintures (à Atapuerca).

L'Homo antecessor est le nom donné à des restes humains découverts récemment à Atapuerca en Espagne. Il s'agit d'une espèce éteinte du genre Homo ayant vécu en Europe méridionale entre 1,2 et 0,7 million d’années avant notre ère (Calabriense, Pléistocène précoce). C'est l'ancêtre probable de la lignée Homo heidelbergensis - H. neanderthalensis. Il est grand, fort, avec comme visage des traits archaïques et ces individus ont un cerveau plus petit que l'être humain actuel, et avec moins de circonvolutions cérébrales.

Turmogos Modifier

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Les Turmogos sont un peuple d'origine indo-européenne qui se propage au sud-ouest de l'actuel Burgos[22].

Les Turmodigi sont un peuple pré-romain d'origines celtiques, calme et laborieux[23], du nord de l'Espagne qui occupe la zone dans les vallées des rivières Arlanzón et Arlanza au 2e âge du fer. Leurs terres correspondant aujourd'hui à la province centrale et occidentale de Burgos et à la province orientale de Palencia.

Les rivières Úrbel et Arlanzón leur fournissent de l'eau et la confluence de vallées autour de Rabé fertiles permettent la culture des céréales[24]. Ils sont surtout (chevaux, moutons et porcs) sur la Meseta, mais aussi artisans[25]. Dans presque tous les villages on trouve des ateliers de textile. Le tissage ainsi que la fabrication d'instruments en céramique et en métal sont la réalité[26].

Les activités économiques les plus importantes de Turmogos sont complétées par des activités de la chasse et de la pêche[27].

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Huttes celtibères (Burgos).

Rabé et la ville romaine de Deobrigula Modifier

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Deobrigula et Rabé de las Calzadas.

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Depuis sa restauration le Pont romain, n'a plus de romain que les pierres.

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Autre pont romain à côté de Deobrigula, le Puente de Sandoval de la Reina.

La province de Castille est parsemée de colonies de peuplement, de forts, de villages, de champs, qui démontrent la présence des Romains sur la Meseta. Il existe à Burgos et dans sa région une centaine de sites avec vestiges romains, enregistrés par David Pradales dans son étude sur la romanisation du plateau nord. Deobrigula est un des sites les plus importants[28].

Deobrigula signifie ville des dieux et est une importante ville romaine qui, se trouve à Tardajos, en face de Rabé, ou à Rabé, selon de nombreux historiens[29].

Deobrigula ne correspond pas à l'emplacement actuel des maisons de village de Rabé. En tout cas difficile il est difficile de déterminer sa position du fait de l'absence de documents et de fouilles sérieuses[30].

Deobrigula est une ville sur La Vía de Italia (ou del Oro), une voie romaine importante. Son emplacement, auparavant discuté, doit être identifié avec Tardajos, plus précisément El Castro, le noyau primitif qui date de la fin de l'âge du bronze[31]. Mais comme la ville compte 5.000 habitants il est possible qu'elle s'étende jusqu'à Rabé de las Calzadas, selon Rafael Pampliega[32]. Sotillo, sur les rives du rio Úrbel, fait partie de Rabé et est mentionné en 988[33].

On a la Via Aquitana entre Deobrigula y Segisamo[34].

L'un des cultes les plus répandus dans la Péninsule est celui dédié à Jupiter ; c'est une fois encore les régions nord-occidentales qui fournissent le plus grand nombre de nouvelles dédicaces. On peut y ajouter une dédicace de l'emplacement de Deobrigula[35], que les auteurs associent à Rabé de las Calzadas.

La frontière entre la Cantabrie, l'Autrigonie et les Turmogos passe par la ville turmoga de Deobrigula[36]


Depuis sa restauration le pont romain sur l'Úrbel, de Rabé de las Calzadas, n'a plus de romain que certaines pierres.

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La route romaine remontant au Castro de Deobrigula.

La Reconquista Modifier

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Les débuts de la Reconquista Modifier

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Alfonso III le grand

Alfonso III des Asturies et ses proches.

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Ruines de Burgos datant de la Reconquista, porte sud.

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Rabé de Las Calzadas est lié en 949 au Monasterio de San Pedro de Cardeña (902 - 2017).

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Château de Castrogeriz.

Les barbares celtes cantabres ravagent la région en 456. Toujours au Ve siècle, les Wisigoths les en chassent et refoulent les Suèves.

Au VIIIe siècle, les Arabes occupent toutes les Castilles. Mais peu nombreux et sur pour une période aussi brève ils ne laissent aucune trace de leur occupation.

Du fait de la fin de l'Empire romain et de ses invasions les villas des Hispano-Romains et les villes romaines dans région sont réduites en cendres, notamment Deobrigula[37].

Au début de la Reconquête, en 882, Alphonse III le Grand, roi de León, commence à repeupler la région. Il existe un territoire dans la vallée de l'Úrbel presque indépendant, même s'il dépend de l'autorité supérieure des rois de Léon et des Asturies. Puis, Rabé de las Calzadas appartient à Alfoz de Burgos.

A la fin du Xe siècle, Alfonso III ordonne au comte de Castille Diego Rodríguez Porcelos de fortifier Burgos et Ubierna et d'enrichir la région. Ces forces armées protègent les agriculteurs. À la page 205 de Lafuente nous lisons :

... après une période de paix, le roi Alfonso charge le comte Diego Rodriguez de construire une forteresse et une ville. En 884, le comte Diego Rodriguez Porcelos choisit une petite colline au nord du fleuve d'Arlanzón pour construire la forteresse, l'entourant avec six groupes de maisons dominant la vallée. Toutefois, c'est un fait admis par les historiens que Burgos a existé beaucoup de siècles avant cette fondation officielle. En 864 un autre seigneur appelé Gundisalviz a défendu le village existant contre les Maures. Le comte Diego Porcelos n'est pas vraiment le fondateur de Burgos, mais il repeuple la ville et bâtit une forteresse[38].

La région est surtout aux mains des moines. En 899 est fondé le Monasterio de San Pedro de Cardeña le plus important de Castille en matière de foi, de culture et de politique de colonisation, pendant deux siècles. Le Monasterio de San Pedro de Cardeña reçoit beaucoup de dons de biens à Rabé, qui fait parte de son Domine[39].

Muño Núñez établit une ligne défensive qui suit le río Arlanzón. Dans ces défenses on trouve les châteaux de Tardajos de Rabé. L'existence à cette époque de ce château est certaine du fait de mentions dans de nombreux documents[40]. Muhammad ibn Lubb (840 - 898), chef des Banu Qasi, estime que les nouvelles forteresses des bords de l'Arlanzón ne sont pas suffisamment organisées. Et effectivement Muño Núñez, comte de Castille, chargé de la défense de Castrogeriz doit abandonner la place. Mais il est sûr que dès 884 ces places sont renforcées. Rabé revient donc à Muño Núñez, comte de Castille, pendant de nombreuses années[41].

Un charte datant de 949 du Comte Fernán González (ca 910 -juin 970) comte de Castille de 920 à 970 nous dit que Rabé de las Calzadas est au confluent des rivières Úrbel et Arlanzón[42].

Après l'an 1000 Modifier

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Rabé de las Calzadas est vassal de Burgos, que l'on voit ici au Xe siècle.

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Conquêtes et raids d'Al-Mansûr.

La principale occupation des habitants de la forteresse est de soutenir la guerre contre les Maures, jusqu'à ce qu'ils soient loin des frontières[43]. En l'an 1000 Al-Mansûr fait un raid contre Burgos. On peut imaginer que la région est dévastée et pillée. Une partie des hommes sont tués et les femmes et enfants sont violés et envoyés en esclavage.

Rabé de las Calzadas change plusieurs fois de seigneurs à cette époque[44].

Le 22 février 1085, le Roi Alfonso VI fait don des villas de Rabé, Villarmentero, Castellanos y Villasidro, ad illa albergia... ut serviant ibi ad usurn pauperum et substentacione peregrinortun... (pour secourir les pauvres et les pèlerins à l'Hôpital de l'Empereur, situé dans la ville de Burgos, quartier de San Pedro de la Fuente[45]. L'Hôpital de l'Empereur est le premier de la ville de Burgos[46].

En 1128, Alfonso VII donne cet hôpital avec tous ses biens - donc Rabé - aux évêques et archevêques de Burgos. L'évêché de Burgos en conserve la propriété jusqu'en 1675[47].

En 1234, Don Rodrigo de Rabé donne la moitié de ses terres, vignes, maisons et terrains avec des domestiques ou pas à cet hôpital de Burgos[48].

Don Juan Pérez de Rabé, donne un de ses biens à Rabé de las Calzadas en 1322[49].

La chartreuse Santa María de Miraflores selon un recensement de Rabe de las Calzadas a comme dons, en 1449, une maison et quelques vergers et champs dans la ville de Burgos[50].

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Pendant des siècles Rabé fait partie du Domine du Monasterio de San Pedro de Cardeña.

Les trois basiliques, monastères et monastères Modifier

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Les trois basiliques Modifier

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Sont réemployés aussi : un calvaire du XIIIe siècle et des fonts baptismaux du XVIe venant peut-être de la basilique Saint-Martin.

Dans l'ensemble urbain de Rabé avec de grandes maisons en blocs de calcaire et de larges rues, il ne reste comme église que l'église paroissiale de Santa Marina, construite en 1675. L'église paroissiale de Santa Marina a une de ses portes qui est cistercienne et du XIIIe siècle. C'est un réemploi des matériaux des précédents édifices religieux de Rabé de Las Calzadas du Xe siècle. Elle recèle aussi un calvaire du XIIIe siècle et des fonts baptismaux du XVIe venant peut-être de la basilique Saint-Martin.

La ville médiévale de Rabé, défendue par son château, a trois basiliques ou églises. Cela se reflète dans le cartulaire de Cardena, de l'année 949. Dans ce Cartulario il est dit que lors d'un mariage un frère des mariés qui est prêtre fait un don aux basiliques de Santa Maria, San Martin et San Juan de Rabé[51].

Les basiliques c'est du au succès du Camino francés et du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

De ces basiliques du Xe siècle il ne reste rien aujourd'hui. Peut-être que l'une d'elles correspond à l'ancienne église démolie, au moins en partie, du temps de la construction de l'église actuelle, Santa Marina, du temps de Don Baldemoro Pampliega[52]. C'est aussi l'avis de Rafael Pampliega Pampliega qui pense que Santa Marina est construite à l'emplacement de la basilique Saint-Martin avec une partie de ses matériaux[53]

Cette église paroissiale, dédiée à Santa Marina et la chapelle, qui recèle l'image de Nuestra Señora del Monasterio, sont très vénérées dans toute la contrée. On trouve aussi une croix romane dans l'église et deux images gothiques sont conservées dont l'une de Santa Ana avec la Vierge.

La basilique de Santa Maria Modifier

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L'église paroissiale de Santa Marina a une de ses portes qui est cistercienne et du XIIIe siècle. C'est un réemploi des matériaux des précédents édifices religieux de Rabé de Las Calzadas du Xe siècle.

Le 15 août 949, Veremundus et uxor mea Passarella, sive Frater Montanus Presbiter. Veremundus et sa femme Passarella ou son frère Montanus, Doyen[54], font cadeau de Sancta Maria Rabe (la basilique de Santa Maria) au Monasterio de San Pedro de Cardeña, qui reçoit d'autres dons de biens à Rabé. Selon Cuadernos de historia de España ils sont fondateurs et propriétaires de cette basilique[55].

Elvira de Toro (1038 - 1099), infante de León, et sœur de Alfonso VI de León donne la basilique de Santa Maria au monastère de Oña, en 1088[56].

Les trois monastères Modifier

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García Fernández.

Si certains auteurs nous parlent des trois monastères de Rabé de las Calzadas : Santa Maria, San Martin et San Juan[57], d'autres sources plus récentes et universitaire nous parlent d'un monastère de Santa María, San Martín y San Juan à Rabé de las Calzadas[58].


Monastère de San Miguel (Xe siècle) : Le 24 novembre 978 García Fernández (938 - 995), comte de Castille 970 - 995, fils de Fernán González, et son épouse Ava de Ribagorza, donne à leur fille Urraca de Castille, future abbesse de Covarrubias et corégente en 1017, la vallée de Rabe avec son monastère de San Miguel[59].


En 949 existe déjà un monastère Santa Maria de Rabé[60]. Il fait partie du Domine du Monasterio de San Pedro de Cardeña[61]. L'hôpital monastère de Santa Maria de Torres est sur le chemin de Hornillos, à la finca el Zarzal. Un document de 1181 atteste l'existence de l'hôpital de Santa Maria de Torres[62].

Ainsi, en 1449 un chartreux, obtient une maison à Rabe de las Calzadas, par la volonté de Dom Juan de Burgos, pour entrer dans la religion[63].

Les quatre ermitages Modifier

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Ermitage Santa Ana de Rabé de Las Calzadas (détruit en 1791), Statue de Santa Ana Trina datant du début du XVIe siècle (Valladolid).

L'Ermitage San Roque disparaît en 1756. Déjà supprimé lors des visites épiscopales du XVIIIe siècle[64].


L'Ermitage Santa Ana disparaît en 1791. Il possède une statue de Santa Ana Trina, datant du début du XVIe siècle, de nos jours conservée dans un musée de Valladolid, et une autre de San Esteban[65].


L'Ermitage Baudilio (Baudel) disparaît en 1791. Il possède une statue de San Baudel[66].


L'Ermitage Nuestra Señora del Monasterio de Rabé de las Calzadas est construit au XVIe siècle dans le style Renaissance. Son nom de cet ermitage lui vient d'une image de la Vierge, Nuestra Señora del Monasterio, qui vient d'un ancien monastère, se trouvant à l'emplacement où la chapelle est construite. C’est le seul ermitage aujourd’hui conservé des trois qui sont cités dans les visites épiscopales du XVIIIe siècle. L'Ermitage, détruit en 1819[67], est restauré en 1980.

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Ermitage Nuestra Señora del Monasterio de Rabé de las Calzadas

San Cristobal, le château de Rabé de las Calzadas Modifier

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Don Luis Osorio de Acuña (14?? - 1496), évêque de Burgos (1457 - 1495).

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Juana la Beltraneja.

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Isabelle de Castille, dite la catholique (1451 - 1504).

Près du village, sur un emplacement connu sous le nom de Nevera (réfrigérateur), se dresse le château de San Cristobal, qui n'est pas le même que celui de la Reconquista.

Plusieurs documents témoignent de l'existence de ce château. Don Ramón Pardo confirme dans ses écrits sur la position topographique du village, ses limites, et antiquités. L. Huidobro mentionne le château d'un de ses illustres habitants Don Luis Osorio de Acuña (14?? - 1496), évêque de Burgos (1457 - 1495). Mention est également dans le testament d'Isabelle la catholique (1451 - 1504) et notamment la clause qui dit :

otrosí mando se vea luego el derecho que tiene el Obispo de Burgos a la fortaleza de Rabé[68].

Mais Rafael Pampliega Pampliega cite le testament en entier le testament d'Isabelle la catholique (1451 - 1504) et on voit que Don Luis Osorio de Acuña (14?? - 1496), évêque de Burgos (1457 - 1495) fait construire avant 1475 un château à Rabe de las Calzadas[69].

Il ne faut donc pas confondre la forteresse de la Reconquista et celui de 1475 - 1675. C'est juste l'emplacement qui est le même et une partie des pierres.

Au début de la Guerre de Succession de Castille (1475 - 1479) Ferdinand, marié à Isabel de Castilla, assiège la ville de Burgos en mai 1475. L'évêque est chassé par les habitants car il est partisan de Juana la Beltraneja[70]. De San Cristobal, le château de Rabé de las Calzadas, Don Luis Osorio de Acuña (14?? - 1496), évêque de Burgos harcèle les fidèles d'Isabel à Burgos et en Castille. La forteresse de Burgos est défendue par Iñigo de Stuñiga, ancien gouverneur de Burgos. Il est traître à son Roi et à Isabel, comme l'évêque, car partisan de Juana la Beltraneja. Il doit se réfugier dans la forteresse de Burgos[71].

Comme Don Luis Osorio de Acuña (14?? - 1496), évêque de Burgos, le frère bâtard du Marqués de Astorga, Alvar Pérez Osorio est un des fils des premiers comtes de Trastámara, les ministres de Roi Ferdinand sont gênés d'avoir un ennemi qui est un des grands seigneurs de l'Espagne de 1475. Surtout que le Mayor de Castille, beau-frère du Marquis de Vilena, est lui-aussi partisan de Juana[72].

Les troupes du Roi sont en nombre inférieur et sans l'appui de la plupart des Grands. Elles ne peuvent sur le papier gagner. Surtout qu'il y a crainte de voir arriver les troupes envoyée par l'allié de Juana, Louis XI.

La venue de la jeune Reine Isabelle de Castille, dite la catholique (1451 - 1504) rassure les habitants de Burgos. En janvier 1476 le château de Burgos se rend à Isabelle par un pacte qui évite des représailles contre les vaincus.

Du temps de Don Don Luis Osorio de Acuña (14?? - 1496), évêque de Burgos (1457 - 1495), où il vit dans la forteresse de Rabé, les habitants de Quintanadueña achêtent avec 48 pichets de vin et 500 maravedis l'alcayde Juan de Aguilar ou l'alcayde Juan de Cuéllar[73].

Aujourd'hui rien ne reste rien du château, détruit au XVIe siècle. Même les fossés ont été supprimés car - paraît-il - Pas adaptés à la mécanisation agricole[74].

Le Palais des Comtes de Villarezo (XVIIe) Modifier

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La Torre-palaciega (XVIIe) Modifier

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Calvaire du XVIe.

Un calvaire du XVIe siècle à Tardajos indique la route de Rabé de Las Calzadas[75].

A Rabé de Las Calzadas se trouve le Palais comtal. Ce Palais est celui des Condes (Comtes) de Villariezo. Don Ramón Pardo dit qu'il doit avoir été construit au début du XVIIe siècle[76].

La Torre-palaciega est l'un des bâtiments les plus emblématiques de Rabé de las Calzadas. Par un acte de vente du 1er juillet 1656 son premier propriétaire connu est la Comtesse de Montalvo.

Don Diego Riaño et Gamboa (1659 - 1663) Modifier

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Rabé de las Calzadas : Le Palais des Comtes de Villarezo.

A sa mort, le palais est vendu à Don Diego Riaño et Gamboa (1589 - 1663), 1er Comte de Villariezo (1659 - 1663).Comte de Villariezo est un titre de noblesse espagnole créé le 2 mars 1659, par le roi Felipe IV en faveur de Diego Riaño et Gamboa, évêque de Jaen, juriste espagnol et homme d'Etat[77]. Son nom fait référence à la commune de Villariezo, située dans la province de Burgos. Mais les comtes de Villariezo sont aussi seigneurs de Rabé de Las Calzadas et autres lieux. Don Diego Riaño et Gamboa (1589 - 1663) souffre de la goutte et incapable de mener à bien ses tâches, en 1662 il démissionne de la fonction publique et se retire dans son palais de Rabé de las Calzadas, où il meurt l'année suivante.

La Torre-palaciega des Comtes de Villarezo (1659 - 1778) Modifier

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Le Palais comtal, la fontaine, l'église Santa Marina... vus de l'hôtel-restaurant La Fuente.

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Le Palais comtal vu de la fontaine.

Ce palais est en possession de cette famille pendant sept générations, jusqu'à Angel Francisco de Riano et Arriaga (1707 - 1778), Conde de Villariezo, Vizconde de Gonzalo et Villa de Pedernales, seigneur de Villayudas et Castañares, marié le 18 novembre 1725 à Juana Orovio. Il a un fils à Don Antonio qui n'hérite pas du palais. Le Palais comtal de Villarezo est acheté par le Marqués de Castromonte, mais il conserve son nom[78]. Rafael Pampliega Pampliega constate que cet aristocrate vit à Madrid et ne participe pas à la vie de Rabé[79].

Ce palais a des lignes sobres au niveau architectural. Le palais est grand avec des façades en pierre de taille de Hontoria de la Cantera. La porte d'entrée est flanquée de deux tours et sur son linteau figure le blason du comte de Villariezo est situé. Entre les deux tours est une grande cour paysagée.

Le palais est actuellement divisé en différentes petites propriétés, appartenant à des propriétaires différents. L'aile droite et le centre de l'édifice sont remis en état.

Seule la tour gauche n'est pas restaurée. C'est la partie qui est en vente. Cette tour a une superficie d'environ 250 m² de plancher. Le rez-de-chaussée Renaissance est en assez bon état. Le premier étage présente également 250 m². Ces dimensions sont mesures réduites de moitié au troisième étage, donnant l'apparence de la tour. A l'intérieur on trouve des restes de trumeaux sur les murs, un plafond à caissons et les détails architecturaux ou le plancher d'origine. Ils laissent deviner le luxe de ce palais.

LE PÈLERINAGE DE COMPOSTELLE Modifier

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Les Caminos pour Saint-Jacques-de-Compostelle. Les triangles correspondent à La Bastide de Clairence, Rabé de las Calzadas, San Pedro des Esla.

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Le Camino à la sortie de Rabé.

La Bastide de Clairence, Rabé de las Calzadas, San Pedro del Esla sont trois étapes qui me tiennent particulièrement à cœur, car je suis originaire en partie de La Bastide de Clairence et donc certainement descendant de Francos (pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle) qui peuplent la bastide (forteresse). Au niveau de Rabé de las Calzadas c'est du - exceptionnellement - à la qualité de l'accueil de mes hôtes à l'hôtel-restaurant-bar La Fuente et la beauté du petit village. Pour San Pedro del Esla mon choix n'est pas du qu'à l'accueil des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, mais surtout à mon intérêt pour l'art wisigoth et les Balthes.


Le Camino de Santiago traverse l'Alfoz de Burgos d'est en ouest, rejoignant dans la ville de Burgos les deux chemins principaux. Sur le Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, on vient de Tardajos, dans le municipio du même nom.

Le pèlerinage médiéval chemin parcourt un terrain marécageux entre Tardajos et Rabé. A l'extrémité ouest de la ville de Rabé, juste avant le cimetière, est l'ermitage de Nuestra Senora del Monasterio Le pèlerinage médiéval chemin parcouru terrain marécageux entre Tardajos et Rabé, ... A l'extrémité ouest de la ville, juste avant le cimetière, est l'ermitage de Nuestra Senora del Monasterio[80].

La prochaine halte est Hornillos del Camino, dans le municipio du même nom, via Nuestra Señora del Monasterio .

Bien que l'Espagne soit le deuxième pays le plus montagneux d'Europe, environ 40% du pays est constitué d'un plateau central élevé (Meseta Central) allant de 400 à 1000 m d'altitude. La Submeseta Norte (Submeseta du Nord), va de la Castilla au León. La traversée commence à Rabé de las Calzadas et va jusqu'à la région d'El Bierzo, s'étendant tout au long de la province de León. La Meseta est en grande partie sans arbres et il y souffle des vents étouffants au cours de l'été.

L'Hôpital des Peregrinos Santa Mariña y Santiago est construit en suivant le cadastre du Marqués de l'Ensenada, en 1752, et offre l'hospitalité aux pèlerins depuis 1819. Depuis 2000, il est restauré et devient une albergue pour recevoir des pèlerins allant à Compostelle.

Les hébergements Modifier

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Fuente (fontaine) des Pèlerins à Rabé de las Calzadas. Pèlerins et poneys merens. En arrière-plan le Palais comtal.

Libranos Domine est le nom d'une auberge de pèlerins privée qui se trouve au rez-de –chaussée du 10, Place Francisco Riveras, à Rabé de las Calzadas.

Dans le couvent de « las Hermanitas de la Caridad » (Sœurs de la Charité), les pèlerins ont la possibilité d´assister aux vêpres et à la bénédiction et, en plus, ils reçoivent la médaille de la Vierge Miraculeuse.

Hostal La Fuente de Rabé : Hostal - Bar -Restaurant La Fuente - est situé au cœur du village de Rabe de las Calzadas, rue Santa Marina 17, sur la route du Camino de Santiago. Il est situé dans une maison ancienne rénovée plus de 200 ans, en face du palais des comtes de Villarejo datant du XVIIe siècle, à côté de la fontaine du village d'où son nom.

RABÉ DE LAS CALZADAS DE NOS JOURS Modifier

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Festivals et événements Modifier

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Santa Marina. 18 juillet. (déplacé vers le troisième dimanche de Septembre).

San Isidro Labrador. 15 mai.

Gastronomie locale Modifier

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Le bar hôtel restaurant de Rabé de las Calzadas, Fuente, propose à ses clients des plats castillans avec un excellent rapport qualité/prix.


¤ Agneau de Castille rôti.

¤ beaucoup de plats de poulet.

¤ la soupe castillane, bouillon avec du chorizo, du Jamón Serrano, des œufs et du pain.

¤ porc et ses nombreuses recettes, dont le porcelet rôti à la castillane et le boudin.

¤ les lentilles, l'oignon horcal et les haricots rouges

¤ les truites et les anguilles venant de la rivière Arlanzón et du bassin du Duero.

¤ le poisson de l'Atlantique tout proche, en particulier les anchois.


Le restaurant typique est un asador avec ses fours à bois, contrairement aux autres provinces espagnoles où l'on cuisine avec des planchas ou bien on confectionne des ragouts.

Citoyens illustres Modifier

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Buste de Francisco Riberas Pampliega.

¤ Baldemoro Pampliega y Villalobos, chirurgien ophtalmologiste est un spécialiste du traitement de la cataracte. Dans le village, sa générosité répond aux préoccupations de la communauté villageoise. En 1864, il finance la rénovation de l'église, en 1875, et de la Ermita. En 1883, il construit l'école et de la Escuela de Artes y Oficios à Burgos.

¤ Baldomero Pampliega. Patron du XIXe siècle, il paie pour la construction de l'église, le cimetière et l'école de commerce pour les jeunes (aujourd'hui résidence des Filles de la Charité). Il remet également en état les vitraux de la cathédrale de Burgos qui ont été brisées et le collège de Palacios de Benaver.

¤ Francisco Riberas Pampliega. Bienfaiteur de XXe et XXIe siècles. Ils financent la plupart des travaux de la ville : l'éclairage des rues, la réparation nt de la chapelle, les cloches, le centre sportif et la nouvelle mairie, entre autres.

¤ SOR SOR Angeles et Aurea. Les Filles de la Charité.

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Rabé de las Calzadas.

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. Las peregrinaciones jacobeas, Volume 2, Publicaciones del "Instituto de España", Luciano Huidobro Serna, Mariano Domínguez Berrueta, Instituto de España, 1950.
  2. Strabon, Geographikon, III, 4, 12.
  3. Dictionnaire géographique de l'Espagne et du Portugal..., Depping, Georges Bernard (1784-1853), Masson et Yonet (Paris) 1829.
  4. Iberische Landeskunde: Las Tribus y las ciudades de la antigua Hispania. Tarraconensis. Volume 3. Iberische landeskunde: Die Völker und die Städte des antiken Hispanien. Antonio Tovar. Édition 2. Éditeur V. Koerner, 1989.
  5. Villa de Las Quintanilla, Marciano Burgos Sancidrián.
  6. El Monasterio de San Pedro de Cardeña. Historia de un dominio monástico castellano (902-1338). (Bibliotheca Altera). Volume 63 de Acta Salmanticensia: Filosofía y letras, Salustiano Moreta Velayos. Universidad de Salamanca, 1971.
  7. Rafael Pampliega, Rabe de las Calzadas noble village burgalesa, Monte Carmelo, Burgos 2000.
  8. Rabé de las Calzadas: (la historia y el destino de un pueblo), Santiago Barquín Tobar, Luis Martínez Pardo. El Monte Carmelo, 1980.
  9. Recuerdos literarios en honor a un gran historiador de Castilla Gonzalo Martínez Díez (1924-2015), Elibro Catedra, Martínez Llorente, Félix, Ruiz Rodríguez, Ignacio (coords.), Éditeur Dykinson, 2016.
  10. Le chemin de Saint-Jacques: itinéraires et lieux habités, Jean Passini, Maisonneuve & Larose, 1993.
  11. Rafael Pampliega Pampliega, Rabe de las Calzadas noble village burgalesa, Monte Carmelo, Burgos 2000.
  12. Rabé de las Calzadas (site de la mairie)
  13. Compostelle, vous en pensez quoi ?, Alain Humbert, Edilivre, 19 févr. 2016.
  14. Rafael Pampliega Pampliega, Rabe de las Calzadas noble village burgalesa, Monte Carmelo, Burgos 2000.
  15. Villa de Las Quintanilla, Marciano Burgos Sancidrián.
  16. Rafael Pampliega Pampliega , Rabe de las Calzadas noble village burgalesa, Monte Carmelo, Burgos 2000.
  17. Rafael Pampliega Pampliega, Rabe de las Calzadas noble village burgalesa, Monte Carmelo, Burgos 2000.
  18. Las peregrinaciones jacobeas, Volume 2, Publicaciones del "Instituto de España", Luciano Huidobro Serna, Mariano Domínguez Berrueta, Instituto de España, 1950.
  19. Rafael Pampliega Pampliega, Rabe de las Calzadas noble village burgalesa, Monte Carmelo, Burgos 2000.
  20. Rabé de las Calzadas (site de la mairie)
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  22. LOS TURMOGOS COMO PUEBLO ANTIGUO EN LA PROVINCIA DE BURGOS. Burgospedia, la enciclopedia del conocimiento burgalés.
  23. Strabon, Geographikon, III, 4, 12.
  24. Bulletin de la Real Academia de la Historia. 1969.
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  26. LOS TURMOGOS COMO PUEBLO ANTIGUO EN LA PROVINCIA DE BURGOS. Burgospedia, la enciclopedia del conocimiento burgalés.
  27. LOS TURMOGOS COMO PUEBLO ANTIGUO EN LA PROVINCIA DE BURGOS. Burgospedia, la enciclopedia del conocimiento burgalés.
  28. El Burgos romano. La huella de Roma en la provincia
  29. Iberische Landeskunde: Las Tribus y las ciudades de la antigua Hispania. Tarraconensis. Volume 3. Iberische landeskunde: Die Völker und die Städte des antiken Hispanien. Antonio Tovar. Édition 2. Éditeur V. Koerner, 1989.
  30. Rabé de las Calzadas (site de la mairie)
  31. LOS TURMOGOS COMO PUEBLO ANTIGUO EN LA PROVINCIA DE BURGOS. Burgospedia, la enciclopedia del conocimiento burgalés.
  32. Rafael Pampliega, Rabe de las Calzadas noble village burgalesa, Monte Carmelo, Burgos 2000.
  33. Le chemin de Saint-Jacques: itinéraires et lieux habités, Jean Passini, Maisonneuve & Larose, 1993.
  34. J. A. Abasólo, El miliario de Villanueva de Argano y el recorrido de la Via Aquitana entre Deobrigula y Segisamo, dans Zephyrus 44-45, 1991-92, p. 389-404.
  35. Fontaine Jacques, Sillières Pierre, Moret Pierre, Rouillard Pierre, Le Roux Patrick, Bost J.-P., Roddaz Jean-Michel, Navarro Caballero Milagros, Tranoy Alain, Gorges Jean-Gérard, Morand Isabelle, Guerreiro Rosa, Velázquez Soriano Isabel, Ripoll López Gisela, Cau Ontiveros Miguel-Ángel, Tuset Bertrán Francese. Histoire et archéologie de la Péninsule Ibérique antique, chronique V : 1988-1992. Revue des Études Anciennes. Tome 97, 1995.
  36. Autrigonia Romana: zona de contacto Castilla-Vasconia, Volume 12 de Anejos de Hispania Antiqua, José María Solana Sáinz, Secretariado de Publicaciones, Departamento de Historia Antigua, Universidad de Valladolid, 1978.
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  39. El Monasterio de San Pedro de Cardeña. Historia de un dominio monástico castellano (902-1338). (Bibliotheca Altera). Volume 63 de Acta Salmanticensia: Filosofía y letras, Salustiano Moreta Velayos. Universidad de Salamanca, 1971.
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  49. PARTE III.-LA PEREGRINACIóN PoR LAS REGIONES
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  72. Les Rois Catholiques: La conquête du trône, Volume 1, Volume 13 Forgerons Histoire, Luis Suárez Fernández, Ediciones Rialp, 1989.
  73. EL ALFOZ DE BURGOS, TEOFILO LÓPEZ MATA.
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  76. Rabé de las Calzadas (site de la mairie)
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  78. Rabé de las Calzadas: (la historia y el destino de un pueblo), Santiago Barquín Tobar, Luis Martínez Pardo. El Monte Carmelo, 1980.
  79. Rafael Pampliega Pampliega, Rabe de las Calzadas noble village burgalesa, Monte Carmelo, Burgos 2000.
  80. The Pilgrimage Road to Santiago: The Complete Cultural Handbook, David M. Gitlitz, Linda Kay Davidson, St. Martin's Press, 2000.

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