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Régiment Normandie-Niémen

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Monument aux aviateurs du Régiment Normandie-Niémen.

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Affiche ukrainienne du film Normandie-Niémen.

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Maurice Challe, dernier tué du Régiment Normandie-Niémen.

Le Groupe de chasse Normandie devient, mi-1943, le Régiment Normandie, puis Régiment Normandie-Niémen, un régiment de Chasse, le 1er régiment de chasse allié et soviétique, qui, pendant la Seconde Guerre mondiale lutte contre les forces de l'Axe sur le front germano-soviétique .


En 1943 c'est un escadron de chasse, qui va devenir un régiment formé de trois escadrons de l'Armée de l'Air française. Il sert sur le front de l'Est du théâtre européen de la Seconde Guerre mondiale avec la 1re Armée de l'air soviétique. Le régiment est connu pour être une des deux seules unités de combat aérien d'un allié pays d'Europe occidentale à participer sur le front de l'Est pendant la Seconde Guerre mondiale, l'autre appartenant àla RAF et le seul à lutter avec les Soviétiques jusqu'à la fin de la guerre en Europe.

L'unité est née à la mi-1943 pendant la Seconde Guerre mondiale. Initialement, le groupe comprend un groupe de pilotes de chasse français envoyés pour aider soviétiques forces sur le front de l'Est à la suggestion de Charles de Gaulle, chef des Forces françaises libres, qui a jugé important que les militaires français servent sur ​​tous les fronts de la guerre.

L'unité est le GC3 (Groupe de Chasse 3 ou Fighter Group), d'abord commandée par Jean Tulasne. Le régiment participe à trois campagnes en Union soviétique entre le 22 mars 1943 et le 9 mai 1945. Il détruit 273 avions ennemis et reçoit de nombreuses hommages, des citations et des décorations à la fois de France et l'Union soviétique, dont la Légion d'Honneur et l'Ordre du Drapeau Rouge. L'URSS attribue à l'unité le nom Niémen, en Prusse Orientale, en 1944, pour sa participation à la bataille de la rivière Niémen.

27.000.000 de Russes meurent du fait de la Grande guerre patriotique. En 1945, plus de 1.800 grandes unités combattent le fascisme hitlérien. Ces chiffres sont à comparer avec les 200 000 tués des troupes alliées sur le front occidental[1]. Le palmarès du Régiment Normandie-Niémen fait que cette unité combattante se place au firmament de l’histoire de l’aviation militaire française : avec 96 pilotes, volontaires, dont 42 ne sont pas revenus. Le groupe de chasse Normandie-Niémen inscrit à son tableau 5.240 missions, 273 victoires confirmées et 36 probables. Les Russes attribuent l'héroïsme des Français a la maxime apprise de Staline :

Tu ne vaincras l'ennemi que si tu apprends à le haïr[2].
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Normandie-Niémen

L'escadron Modifier

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L'alliance russe voulue par de Gaulle Modifier

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Image symbolique : en 1941, marins et aviateurs se retrouvent en Grande-Bretagne pour poser ensemble l'insigne de l’Île-de-France sur les Spitfire V du Squadron 340 de la RAF.

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Luguet et Valin sont à l'origine de Escadrille Normandie-Niemen.

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Groupe de chasse Alsace.

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Le Général est à l'origine de l'escadrille Normandie.

Pendant les batailles du printemps 1940, malgré des sacrifices de pilotes, notre aviation n'arrive pas à protéger nos troupes au sol et mettre à mal les avions et blindés allemands.

Du fait de l’appel de juin 1940 du général de Gaulle, certains Français vont en Grande-Bretagne pour continuer la lutte aux côtés des Alliés. Ce pays devient la plus importante base militaire des forces aériennes, navales et terrestres libres. Les Forces aériennes françaises libres (FAFL), créées le 8 juillet 1940 commencent à exister réellement à l'été 1941 avec la constitution des premiers groupes de chasse (GC) et groupes de bombardements (GB) essentiellement intégrés dans le dispositif de la Royal Air Force.

Après la rupture du pacte de non agression germano-soviétique le 22 juin 1941 les représentants de Vichy sont déclarés personae non grata par les autorités Soviétiques et sont priés de rentrer en France. Le général De Gaulle pense que la présence de la Russie dans le camp des alliés apporte à la France combattante, vis à vis des Anglo-Saxons, un élément d'équilibre dont il compte bien se servir[3]. Le Colonel Luguet lui propose, courant décembre 1941, la création d'un groupe de chasse qui combattant aux côtés des soviétiques. Le Colonel Luguet est l'ex-attaché de l'air à l'ambassade de l'Etat Français (Vichy) à Moscou[4].

Le Colonel Luguet remet donc, à son arrivée à Londres, un rapport au Général Valin. Ce dernier commande les minuscules Forces Aériennes de la France Libre[5].

Dans une conversation avec l'ambassadeur de l'URSS Alexander Bogomolov, de Gaulle déclare à plusieurs reprises être prêt à envoyer une division blindée de Syrie, mais cela déplaît aux Britanniques qui veulent que cette division aille en Libye[6].

Un petit nombre d'unités françaises continue la lutte. En Egypte, en Syrie, au Liban, au Tchad, en Libye, dans les îles du Pacifique, sur terre et dans les airs, l'armée française est présente.

Le général de Gaulle décide qu'une unité d'aviation de chasse française sera présente sur le front de l'Est[7]. Le Général Valin remet à la délégation soviétique à Londres une note sur la mise sur pied d'un groupe de chasse de la France Libre en Russie.

Après de longues négociations avec le colonel Mirlesa Levandovychem le haut commandement soviétique décide que ce groupe de chasse est une unité de combat indépendante, subordonné au Comité national français de la Libération.

La Chasse française compte, à l'époque, deux unités : le Groupe de Chasse l'Alsace (opérant au Moyen-Orient) et le Free French Squadron, ou Groupe de Chasse Île-de-France (opérant en Grande Bretagne)[8]. Le troisième groupe s'appellera Normandie.

L'accord définitif (26 novembre 1942) Modifier

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Les premiers pilotes de l'escadrille.

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Terrain de Rayak.

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Entier postal de la poste aérienne russe à l’effigie du lieutenant Marcel Lefèvre avec le blason de l’escadrille, l’insigne des pilotes de chasse et les Yak-3 au nez bleu-blanc-rouge de l’escadrille Normandie-Niémen.

Le 19 février 1942, le Capitaine Mirlesse remet, avec le Colonel Luguet une note du Général Valin à l'attaché militaire de l'Ambassade Soviétique à Londres. L'unité, contrairement à ce que souhaitaient les russes, d'après un rapport erroné, sera entièrement française (les pilotes ne seront pas saupoudrés comme dans certaines unités de la RAF). Fin juin 1942, les Soviétiques envoient leurs contre-propositions. Le Général de Gaulle les acceptent. Dès lors, il ne reste qu'à régler que des détails mineurs... Le 26 novembre 1942, le Général Petit et le Général Falalieiev signent l'accord définitif. Les français exigent que l'unité soit exclusivement utilisée pour la supériorité aérienne et pas les attaques au sol[9].

Le général Valin, commandant les Forces aériennes françaises libres, reçoit l'ordre de former une unité aérienne constituée d'éléments provenant de Grande-Bretagne, d'Afrique du Nord et du Proche-Orient[10]. Le premier groupe de bénévoles composée de 14 pilotes, 39 ingénieurs et 4 officiers chargé de l'administration.

Les 14 premiers pilotes proviennent d'unités de la RAF ou du Groupe de chasse Île-de-France installées en Angleterre et d'autres du Groupe de chasse Alsace, alors installé en Afrique du Nord.

Du Royaume-Uni : aspirant Joseph Risso, aspirant Yves Mahé, lieutenant Didier Béguin, aspirant Marcel Albert, aspirant Marcel Lefèvre, aspirant Albert Durand, aspirant Yves Bizien et aspirant Roland de la Poype.

De Libye : aspirant Noël Castelain, lieutenant Raymond Derville, lieutenant André Poznanski, lieutenant Albert Preziosi, capitaine Albert Littolff et commandant Jean Tulasne.

Le groupe constitué à Rayak au Liban, rejoint après un long périple, le 29 novembre, la base d'Ivanovo, ville située à 250 kilomètres au nord-est de Moscou[11].

Soixante militaires français, tous volontaires, vont représenter la France sur le sol soviétique pour combattre le nazisme. L'instruction des Français, cette fois-ci en Russie, dure du 2 décembre 1942 au 14 mars 1943[12].

L'instruction des Français (1942-1943) Modifier

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Les Yak du Groupe de Chasse, Ivanovo (hiver 1943).

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Escadrille Normandie-Niemen : Yak.

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Marcel Albert et un officier russe (Ivanovo, janvier 1943).

Le 12 novembre 1942, les soixante volontaires du groupe, pilotes et mécaniciens, s’envolent pour l’Union soviétique via Bagdad, Bassorah et Téhéran, destination : Ivanovo, base aérienne située à 250 km au nord-est de Moscou. Le plus fort du groupe y arrive fin novembre - début décembre 1942, rejoint en mars 1943 par ses derniers éléments restés temporairement en Iran.

Les 29 et 3 novembre 30 avions arrivent à Ivanovo.

L'entraînement, sur matériel soviétique, commence aussitôt, dans des conditions climatiques très rudes, les températures oscillant entre –25° et –30°. Il faut se familiariser avec la langue et surtout s'adapter aux conditions climatiques. En février 1943, le commandant Pouliquen est affecté à la mission militaire de Moscou. Le commandant Tulasne le remplace.

Les Soviétiques, malgré les difficultés économiques liées au conflit, font le maximum pour aider ces combattants venus de l'Ouest. La vie est très dure pour tous (température descendant jusqu'à -30° ayant une incidence directe sur l'entretien des avions), nourriture, difficulté d'adaptation pour les pilotes pour naviguer et retrouver leur terrain sur ces énormes étendues enneigées.

Le 19 mars 1943, le général Petit visite la base du groupe et s'intéresse à la question du logement, de la nourriture et des vêtements. Il rencontre les pilotes et discute avec eux de leurs objectifs. Le matériel de combat choisi ne peut être que soviétique. C'est le chasseur Yak dont les versions successives satisferont toujours les Français.

Le général Petit, chef de la mission militaire française à Moscou et le colonel Stephen Timofeevich Levandovycha du commandement supérieur des Forces aériennes de l'Armée Rouge concluent après leur visite de deux jours :

Par ses qualités militaires et morales, cette unité est prête pour partir sur le front.

L'aventure du Normandie commence et la première campagne se déroule du 22 mars au 6 novembre 1943.

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Yak1b de l'escadrille, hiver 42/43.

Première campagne de mars à novembre 1943 Modifier

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Polotniane Zavod (printemps 1943).

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Polotniani-Zavod.

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yak 1B de d'Yves Bizien, premier pilote mort au combat de l'escadrille.

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Bruno de Faletans, mort en mission, et une opératrice radio soviétique en avril 1943.

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Yak 1M du futur Normandie-Niémen, en avril 1943, à Mosalsk.

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Albert Littolf, été 1943. Commandant de l'escadrille "Le Havre", il est tué en juillet 1943, lors de l'offensive sur Orel.

Le 22 mars 1943, l’unité s’envole avec ses 14 Yak pour s’installer à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Moscou, sur la base de Polotniane Zavod. Le dégel rend les décollages et les atterrissages très périlleux, d’autant plus que les pistes ne sont, le plus souvent, que de simples champs. Il faut trois hommes sous chaque aile pour rouler les avions sur la piste. Le terrain de Polotniane Zavod est distant de 50 km du front.

Le groupe est engagé à partir du 22 mars 1943, dans la 1ère armée aérienne soviétique, et s'illustre dans la bataille de Koursk-Orel au cours du mois de juillet.

Les premiers succès des pilotes français chargés d’escorter les bombardiers russes ne tardent pas. Le 5 avril, Préciozi et Durand abattent chacun un Focke-Wulfe 190. Le 13 avril, trois nouvelles victoires s’ajoutent au tableau de chasse de l’unité. Les missions se succèdent avec plusieurs nouvelles victoires mais également plusieurs pertes parmi les pilotes du Normandie[13].

À partir du 16 avril, les Français gagnent Mosalsk, situé à quelque 40 km des lignes. Missions d'escorte, attaques de colonnes et d'aérodromes allemands se poursuivent[14].

Pendant cette première campagne, les 14 pilotes du Normandie vont, parfois au prix du sacrifice suprême, impressionner très favorablement le Haut-Commandement de l'Armée Rouge[15]. Leur technique du combat aérien va faire l'objet d'un modèle de tactique qui va être cité en exemple et copié même par leurs homologues aviateurs soviétiques.

Le Normandie est à la pointe du combat. Les missions consistent notamment à escorter les bombardiers Pe2. La chasse ennemie du secteur est assurée par la très fameuse Première Armée aérienne Mölders.

Les pertes sont si importantes que des renforts deviennent nécessaires. Ils arrivent à partir du 10 mai 1943. En mai 1943, le maréchal Wilhelm Keitel donne l'ordre selon lequel que les pilotes français capturés sur le front Est doivent être immédiatement fusillés sur place[16].

Le juin 1943 un second groupe de pilotes arrivent d'Ecosse. Après une trop brève formation ils sont engagés dans la bataille aérienne. Huit des douze pilotes meurt avoir combattu moins de trois mois.

Le 19 juin pour la première fois, la Pravda publie le nom de cinq officiers français décorés de l'Ordre de la Guerre pour la Patrie (Jean Tulasne, Albert Littolf, Albert Durand, Marcel Lefebvre et Louis Dupré).

Le 14 juillet, Normandie, unité minuscule sur l'immensité du territoire soviétique, voit flotter le drapeau français lors d'une prise d'armes de dix minutes entre Français et Soviétiques.

Le commandant Tulasne ne rentre pas. Il est remplacé par le commandant Pouyade. Son adjoint Albert Littolff est lui-aussi tué au cours de cette bataille[17].

Le sous-lieutenant Albert et le capitaine Préziosi obtiennent la trentième victoire du groupe.

Après les six premiers mois de combats, vingt-et-un pilotes sont morts, prisonniers ou disparus, quatre autres sont blessés. Le 6 novembre, le groupe, qui compte alors plus de soixante-dix victoires, se replie à Toula pour l'hiver avec ses quelques survivants[18]. Les mécaniciens français, débordés et trop peu nombreux, sont remplacés par des mécaniciens soviétiques.

Trente-trois pilotes arrivent en renfort du 22 décembre 1943 au 28 février 1944, puis dix-huit autres en mai. En juin-juillet, deux escadrilles sont formées : Rouen et Le Havre, respectivement sous les ordres du commandant Pouyade et du capitaine Littolf[19]. Normandie, qui compte maintenant quatre escadrilles, est à juste titre considérée comme une unité d'élite.

Normandie est en 1943 la seule unité de chasse française à porter l'appellation de régiment et à être pourvue d'un drapeau.

Normandie compte alors 61 pilotes et entre dans sa deuxième campagne.

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Les Commandants successifs.

Deuxième campagne de mai à novembre 1944 Modifier

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Pilotes et mécaniciens de la 3e escadrille du régiment Normandie, Doubrovka, printemps 1944.

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Lituanie : aéroport Alytus en 1944.

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Roland de La Poype pilotant un Yak 9, en 1944.

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Timbre Normandie-Niemen, 1969.

À l'automne 1943, Normandie participe à l'attaque sur Smolensk. En novembre, le régiment abat 12 avions ennemis, mais dans les rangs il ne reste plus que neuf pilotes. Au début de novembre, les restes du Normandie sont envoyés à Toula pour se reposer et se réformer.

En mai 1944 sont formés :

  • 1er escadron Rouen sous le commandement du lieutenant Marcel Albert;
  • 2e Escadron Le Havre sous le commandement du lieutenant Yves Murye;
  • 3er Escadron Cherbourg sous le commandement du lieutenant Marcel Lefebvre;
  • 4e Escadron "Caen" sous le commandement du capitaine René Châle.

Le 25 mai 1944, dotée de 61 pilotes, Normandie reprend les opérations. Cette campagne est moins meurtrière que la précédente, malgré la perte de 12 pilotes, dont Lefèvre. Le mois d'octobre est favorable au régiment, qui ne rencontre que des Ju-87 Stuka et des FW-190 JaBo (Jagd-Bomber, chasseur bombardier). Ces appareils sont aux mains de jeunes pilotes qui ne peuvent que tenter de se cacher près du sol ou bien de vétérans connaissant bien le Yak et sachant les esquiver pour éviter le combat tournoyant[20].

Le 29 juillet le régiment est transféré en Lituanie à l'aéroport Alytus. En Août, le régiment reçoit des Yak-3.

C'est au tour de l'aviation allemande d'être surclassée. Notons, lors de cette deuxième campagne, la faste journée du 16 octobre pour Normandie qui, en cent sorties, s'octroie 29 victoires sans une seule perte.

En quatre vingt-huit sorties, les casseroles d'hélices tricolores abattent 12 avions.

Le 20 octobre, soixante-neuf sorties, onze nouvelles victoires, le 22, cinquante-six sorties, quatorze autres victoires sans perte.

Le 27 novembre 1944, Normandie a le privilège d'être la première unité française à stationner sur le sol allemand.

Le 28, les lieutenants Albert et Roland de La Poype, ancien du Parti Social Français sont élevés à la dignité de héros de l'Union soviétique[21], et, par ordre de Staline, l'unité reçoit le titre de Régiment du Niémen. A compter de ce jour, Normandie porte fièrement l'appellation de Régiment Normandie-Niemen.

Le 9 décembre, le général de Gaulle accueille à Moscou tous les pilotes du Normandie-Niemen qui reçoivent honneurs et décorations.

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Yak-3 (1944).

Troisième campagne de janvier à mai 1945 Modifier

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Escadrille Normandie-Niemen.

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Yak3 sur l'aérodrome d'Elbing.

Le 12 décembre 1944, le Régiment se prépare pour sa 3e campagne sous les ordres du commandant Delfino. Les anciens partent en permission et, le 30 décembre 1944, le lieutenant Marchi remporte la deux centième victoire.

Le 12 janvier, le rouleau compresseur soviétique se remet en marche sur la Prusse orientale et la Pologne. Les chars soviétiques se battent à sept contre un, l'aviation à dix-huit contre un. Néanmoins cette offensive sur l’Allemagne est le théâtre d’âpres combats aériens contre les pilotes de la Luftwaffe, lesquels combattent avec l’énergie du désespoir. Les crimes de certaines unités de l'Armée rouge font qu'ils veulent stopper les soviétiques pour permettre aux Anglo-Saxons d'occuper l'est de leurs pays.

Les 19, 21 et 23 janvier 1945, l'héroïsme du Normandie-Niemen est récompensé par trois citations à l'ordre du jour du maréchal Staline.

Le 21 février, il ne reste que vingt-cinq pilotes.

Le 20 mars 1945, le Régiment est décoré de l’Ordre du Drapeau Rouge.

Au printemps 1945, l'offensive menée en Prusse Orientale, sous une météo très mauvaise, est très dure et malgré les victoires, 9 pilotes disparaissent au combat[22]. Le lieutenant-colonel Pouyade, victime d'un accident de voiture, laisse son commandement au commandant Delfino.


Le 12 avril, le lieutenant Henry abat un FW 190 ; c'est la dernière victoire du Normandie-Niemen, un as Allemand qui a abattu 174 avions alliés abattus. Hélas, ce pilote est, quelques heures plus tard, victime d'une salve d'artillerie.

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Le Yak 3 de Roger Sauvage à Friedland en mars 1945.

Après la guerre Modifier

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Le Bourget, cérémonie de réception du Groupement Normandie Niémen, 21 juin 1945.

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Hommage aux héros russes et français morts de 1942 à 1945 en combattant les Allemands.

Le 9 juin 1945, considérant le comportement exemplaire des pilotes français sur le front soviétique, le maréchal Staline estime qu'il serait injuste de les désarmer. Il leur fait don de leurs avions Yak 3, qui se poseront, le 20 juin, au Bourget devant une foule énorme venue les accueillir.

Ainsi se termine l'épopée commencée le 22 mars 1943 ; le « Normandie-Niemen » a obtenu 273 victoires confirmées, 37 probables et 47 avions endommagés en 869 combats aériens.

Quatre pilotes sont élevés à la dignité de Héros de l'Union soviétique.

Vingt-et-un ont été faits compagnons de la Libération par le général de Gaulle.

Quarante-deux pilotes français sont morts pour la France sur un total de quatre vingt-seize, qui participèrent aux trois campagnes. Leurs noms sont inscrits sur une plaque commémorative, scellée sur la façade de la maison de la Mission militaire française à Moscou.

Un musée, créé aux Andelys (Eure), retrace cette fabuleuse épopée. Quand vous visiterez ce musée, unique en France, vous serez pris comme nous par une espèce de culte pour toute l'abnégation, l'héroïsme, les joies, les peines, les sacrifices que représentent ces souvenirs que nous nous devons de citer en exemple aux jeunes générations.

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Yak-3 que Roland de La Ramène d'URSS avec les remerciements du Camarade Staline (Paris Le Bourget).

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. WWII Statistics
  2. De Königsberg à Kaliningrad: L'Europe face à un nouveau "Département d'Outre-terre" russe sur la Baltique, MARE BALTICUM, Viviane Du Castel, L'Harmattan, 2008.
  3. Charles de Gaulle, Mémoires de guerre – L'Appel : 1940-1942 (tome I), Plon, Paris, 1954. p.193.
  4. Intoduction
  5. Introduction
  6. De Königsberg à Kaliningrad: L'Europe face à un nouveau Département d'Outre-terre russe sur la Baltique, MARE BALTICUM, Viviane Du Castel, L'Harmattan, 2008.
  7. Yves Donjon, L’exceptionnelle épopée du groupe de chasse Normandie-Niémen, Espoir n° 129, janvier 2002.
  8. Les unités de chasse des FAFL à l'époque
  9. Les contacts entre français et soviétiques
  10. [file:///C:/Documents%20and%20Settings/Guy%20de%20RAMBAUD/Mes%20documents/Downloads/MC26.pdf NORMANDIE-NIÉMEN Épopée des chasseurs français sur le front de l’Est].
  11. Charles de Gaulle, Mémoires de guerre – L'Appel : 1940-1942 (tome I), Plon, Paris, 1954. p.193.
  12. Charles de Gaulle, Mémoires de guerre – L'Appel : 1940-1942 (tome I), Plon, Paris, 1954. p.193.
  13. Normandie-Niemen, les ailes de l’espoir
  14. [file:///C:/Documents%20and%20Settings/Guy%20de%20RAMBAUD/Mes%20documents/Downloads/MC26.pdf NORMANDIE-NIÉMEN Épopée des chasseurs français sur le front de l’Est].
  15. Yves Donjon, L’exceptionnelle épopée du groupe de chasse Normandie-Niemen, Espoir n°129, janvier 2002.
  16. Yves Courrière, Normandie Niémen. Un temps pour la guerre, Paris, Presses de la Cité, 1979.
  17. Yves Courrière, Normandie Niémen. Un temps pour la guerre, Paris, Presses de la Cité, 1979.
  18. [file:///C:/Documents%20and%20Settings/Guy%20de%20RAMBAUD/Mes%20documents/Downloads/MC26.pdf NORMANDIE-NIÉMEN Épopée des chasseurs français sur le front de l’Est].
  19. [file:///C:/Documents%20and%20Settings/Guy%20de%20RAMBAUD/Mes%20documents/Downloads/MC26.pdf NORMANDIE-NIÉMEN Épopée des chasseurs français sur le front de l’Est].
  20. NORMANDIE-NIEMEN
  21. Les français libres, l'autre résistance, Jean-François Muracciole, Tallandier 2013.
  22. NORMANDIE-NIEMEN

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