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                            PROSOPOGRAPHIE DES RAMBAUD
                            et leurs ancêtres agnatiques.


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Pour l'amour du Dauphin.

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La famille Gaillard de Saint Germain, comporte un important chapitre sur les Rambaud. Du fait des recherches de mon cousin les Saint Germain font partie de l'ANF.


Pour les historiens de l’Antiquité, la prosopographie est une science auxiliaire de l'histoire, dont l'objectif est d'étudier les biographies des membres d'une catégorie spécifique de la société... leurs origines, leurs alliances et leurs environnements familiaux.

La plupart des familles, autres que princières, sont incapables de fournir une généalogie avant le XIIe siècle. Chorier nous dit que : … jusques à l’an M.CC les nobles n’eurent ny noms, ny titres particuliers qui les diftinguaffent d’avec ceux qui ne l’estoient point. Il y en eut peu qui adjoûtaffent rien au nom qu’ils avoient receu au baptefme et encore moins qui euffent des tiltres affectez à leurs familles. C’eft ce qui caufe dans l’hiftoire des obfcuritez que l’on ne fçauroit efclaircir et qui couvre l’origine des familles les plus nobles d’une nuit que nulle clarté ne peut diffiper[1].


Tout commence en des temps très reculés :

¤ Gens Latinia


Des ancêtres des Mevouillon et des Mevouillon à nos jours, cet article raconte l'histoire d'une famille de petite noblesse, mais fort ancienne. Il ne s'agit en rien de la généalogie des ancêtres mythiques de Jésus, Mahomet, ou Charles Quint mais d'une tentative d'établir des liens entre les biographies de personnages plus ou moins célèbres. S'il y a erreurs il reste des biographies qui sont souvent inédites en français et plus complètes du fait de l'outil de recherches Google.

J'étudie ses différentes branches, sans oublier ses descendants illustres comme les Périer, les Condorcet, les Jarente, Pléville Le Pelley ou Madame de Rambaud. Des liens et des illustrations permettent d'encore mieux connaître son histoire au cours des siècles.

du temps de Rome, à Deusone (Diessen), un officier de l'armée romaine, certainement mi-Batave, mi-Romain est le père de Marcus Cassianius Latinius Postumus, empereur, chef de l'Empire gaulois. Sa femme est la fille de Junius Donatus, préfet de Rome pendant les années 257 et 259, et consul l'année suivante. Elle appartient à la gens Junia. Les premiers descendants de Postumus sont des administrateurs romains, ou des lettrés célèbrent natifs d'Aginnum (= Agen), païens, puis chrétiens. La littérature reste florissante jusqu'à la fin de l'Empire, en 476[2]. Du temps d'Alethius, de son fils, Latinus, mari de Syagria de Lyonl'Empire est remplacé parfois brutalement, parfois lentement par LES ÉTATS BARBARES.


¤ Les Ra(y)mbaud d'Aix-en-Provence (1364-1564)


DU TEMPS DE ROME Modifier

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Première génération Modifier

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Stèle d'un officier batave de l'armée romaine.

Du premier ancêtre agnatique des Rambaud, le père de Postumus, nous savons peu de choses. Le lieu de naissance de Postumus semble évoqué par certaines de ses monnaies affichant au revers la légende HERC DEVSONENSIS (l'Hercule de Deusone). A l'époque romaine Diessen n'est pas sans importance. La bourgade au centre du Limes qui défend la Gaule contre les invasions des Frisons et autres barbares. La divinité Deusoniensis Hercules y est honorée. C'est probablement un mélange du demi-dieu romain Hercule avec une divinité indigène. Il est de même de Marcus Cassianius Latinius Postumus, même si un historien néerlandais le voit Batave. Le nom complet, pour un citoyen romain, se compose d’un praenomen (= prénom) et d'un nomen (= patronyme), suivis d’un Cognomen (= surnom). Pour le praenomen l’usage est de donner le prénom d'un ancêtre), dans le cas présent Marcus Cassianius. Le nomen se termine généralement en -us/ius. Il est le gentilice (nom de famille) d'une gens, groupement social de la taille d’un clan. Latinius vient de Latium, auquel on a ajouté le suffixe nus/nius. Certaines sources, reprises par un bon article de la Wikipédia francophone, le disent d'une famille romaine ayant fait souche dans le nord de la Gaule. Postumus est son surnom. Il veut peut-être dire que le mort de cet officier de Rome est antérieur à la naissance de son fils, d'où le surnom de ce Postumus.

Deuxième génération Modifier

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L'empereur Postumus.

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L'Empereur Marcus Cassianius Latinius Postumus.

Marcus Cassianius Latinius Postumus[3] est né, peut-être le 4 avril 217, à Deusone (= Diessen, aux Pays-Bas)[4], et est assassiné par ses soldats au début de l'année 269, à Mayence[5]. Postumus est un Batave, paraît-il, d'origines modestes[6]. Marcus Cassianius Latinius Postumus est un officier quand il est acclamé empereur en 258, après avoir tué son rival Solonius[7]. Face à la l’implosion du pouvoir central et la menace constante des invasions barbares, Postumus va réédifier l'Empire des Gaules, pour la Gaule. Il est reconnu dans la Gaule, Germanie, Britannia et Iberia, comme le chef de l'Empire gaulois. Il a sa capitale (d’abord Cologne), son hôtel de monnaies (à Trèves), son Sénat, son armée. Postumus s'oppose d'abord à l'empereur Gallien, puis à Claudius II, et adopte les titres et les honneurs du pourpre, sans vouloir semer la guerre civile en s’avançant vers Italie. La plupart des sources le décrivent comme un bon empereur. Ses forces armées défont leurs ennemis germaniques et rétablissent la paix et le salut des Gaules. Postumus est assassiné, tout comme son fils et les membres de sa garde, par des soldats révoltés par sa décision de ne pas piller Mayence. Le bien-être de son pays est la préoccupation constante de cet empereur, oublié de l’histoire pour ne pas avoir contraint le Sénat à Rome de le reconnaître[8]

Junia Donata est la femme de Postumus. Cette Junia Donata est certainement la fille de Gaius Junius Donatus, préfet de Rome pendant les années 257 et 259, et Consul l'année suivante[9]. Ils appartiennent à la Gens Junia, l'une des familles les plus célèbres de Rome. Leur famille est déjà importante dans les derniers jours de la monarchie romaine, mais on la retrouve jusqu'à Junius Quartus Palladius, consul en l'an 416, selon le Dictionary of Greek and Roman Biography and Mythology. Les praenomina favoris, au début, des Junia sont Marcus, Lucius, et Decimus. Sauf pour les Bubulci Bruti, qui sont une branche cadette de la famille, et favorise le praenomen Gaius. Certaines des autres branches des Junia utilisent Gaius et d'autres Quintus. Nous ne connaissons pas la généalogie précise de Gaius Junius Donatus. Junia Donata, épouse de Postume, est à-peu-près coiffée comme Otacile Sévère[10]. Une médaille présente la tête de Junia Donata, dans une lune en croissant. On y lit IVN. DONATA AUG. & au revers FECVNDITAS AUG. où l'on voit une femme debout, tenant à sa droite à un enfant, qui est à ses pieds ; et à gauche, elle porte une corne d'abondance ; dessous cette corne est un A[11]. Junia Donata et Postumus sont les parents de :

Troisième génération Modifier

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Junius Cassius Postumus.

Junius Cassius Postumus (ca 235 - 269), dit Postume le jeune, est né vers 235. Valérien fait, vers 254, de ce fils de Postume tribun des Vocontiens. Il a les cheveux et la barbe courts[12]. C'est un usurpateur, selon la Historia Augusta, un des Trente Tyrans.

Junius Cassius Postumus est tué avec son père, pendant la rébellion de Laelianus. Ce fils de Postumus est un rhéteur habile, et que son Controversiae est associé aux Declamationes de Quintilien. Son praenomen lui vient du prénom de son grand-père, Gaius Junius Donatus, et de la Gens Junia.

Latinius Martinianus (ca 250 - ca 310) est procurator Augusti, vir egregius (= chevalier romain)[13], procurator Alpium Graiarum et Poeninarum, le nouveau procurateur des Alpes Atrectiennes[14], en 283/284. Il est fils de Junia Donata et Postumus[15].

Latinius Martinianus (ca 250 - ca 310) est le père de Latinus Alethius Alcimus (ca 300 - 363).

Quatrième génération Modifier

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Latinus Alethius Alcimus (ca 300 - 363) fait ses études à Burdigala (= Bordeaux), où il apprend le grec et le latin. Latinus Alethius Alcimus est professeur de rhétorique sous Constance, empereur romain de 337 à 361, et Julien, Flavius Claudius Julianus, empereur romain de 361 à 363. originaire d'Agen. Historien, orateur et poète, il écrit l'histoire de Julien surnommé l'apostat, et celle de Flavius ​​Sallustius (= Salluste), préfet du prétoire des Gaules de 361 jusqu'à 363, et consul en 363, qui n'existe plus, car nous n'avons rien de lui, mais une épigramme sur Homère et Virgile, dans le Corpus poetarum, de Michael Maittaire[16]...

Latinus Alethius Alcimus laisse des enfants[17]. Saint Jérôme parle avec estime d'Alethius, qui a un fils, Alethius Minervius Latinus également célébré par Ausone, et est aussi professeur au collège de Bordeaux. Il marche sur les traces de son père qui lui survit[18]. Latinus Alethius Alcimus est aussi le père de Latinus (ou Latinius ) Pacatus Drepanius[19].

Cinquième générationModifier

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Alethius Minervius Latinus est né vers 330 et mort avant 363. C'est un rhéteur latin, de religion païenne, né à Aginnum (= Agen), et qui est lié avec Ausone. Claudius Claudianus (= Claudien) est un poète latin qui écrit au tournant des IVe et Ve siècles. Il passe la dernière décennie de sa vie (ca 395-404) à la cour de l'empereur Honorius. De là, il lègue un corpus de poèmes latins notamment sur le palatia impérial à Milan et Ravenne. Le vingt-troisième de son carmina minora, le Deprecatio in Alethium quaestorem (= Apologie de Alethius le questeur), est la meilleure preuve de l'existence de Alethius dans cette période[20].

Latinus (ou Latinius ) Pacatus Drepanius[21], ou Latinus Pacatus de Drepane, ou Pacatus est né vers 340, selon Sidoine Apollinaire, à Aginnum (= Agen), et mort après 393. Ce Gaulois païen est étudiant à l'école de rhétorique de Burdigala (= Bordeaux). Pacatus découvre un goût remarquable pour la poésie dès sa jeunesse, et Ausone nous apprend qu'il écrit des vers d'amour. Ausone ajoute, qu'il est égal à Catulle, et dépasse tous les poètes latins, à l'exception de Virgile. Ausone l'appelle son fils par amitié, parce que Pacatus est plus jeune que lui. Il en use de même avec Paulin, Symmaque et Gregorius.Ce poète et orateur latin est député à Rome, au mois de juin 389, pour triompher du tyran Maxime, vaincu et tué l'année précédente. Nous avons de lui ce panégyrique de l'Empereur de 378 à 398, Théodose le Grand. Il le prononce devant ce Prince l'an 389, dans le sénat après la défaite du Tyran Maxime. Tillemont le voit Proconsul d'Afrique en 390, et Surintendant du domaine en 393[22]. Sidoine Apollinaire fait mention de cet auteur en écrivant à Loup de Troyes (393-478).

Ausone fait mention d'un de ses fils qui porte le même nom que le Proconsul. Ce Latinus Drepanius Pacatus (poète) est poète et chrétien[23].


Sixième génération Modifier

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Latinus Drepanius Pacatus (poète) est un poète chrétien du Ve siècle. Il est le fils du Proconsul Latinus (ou Latinius ) Pacatus Drepanius[24]. Il est peut-être l'aïeul de Latinus (430 - 493)[25].

Pacatus fait sa demeure au-delà de la mer, par rapport à la ville de Nole, c'est-à-dire dans les Gaules, et très probablement dans le Bourdelois. Il est né vers 375 et mort après 431. Moreri lui donne trente années de moins que Latinus (ou Latinius ) Pacatus Drepanius[26]. Le jeune Pacatus, héritier des talents de son père et de son goût pour la poésie, est - à la différence de ce dernier - un des chrétiens les plus distingués de l'Aquitaine. Il paraît qu'il vit dans la plus grande intimité avec saint Paulin de Nole (353-431), dont il veut être l'historien[27].

Latinus Drepanius Pacatus (poète) est le père de Alethius.


Septième génération Modifier

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Sarcophage d'Alethius (512).

Alethius est né en 428[28] et décédé en 512[29], peut-être à Charmes-sur-Rhône, dans le Valentinois.

Son épitaphe parle des premières années de sa vie qui heureuses et tranquilles[30]. Il veut parler de l'état florissant des Gaules sous le gouvernement d'Aetius (396-454). Sidoine Apollinaire nous montre même que, dès 469, il fait partie des premiers parmi les citoyens de Lyon.

Le 4 septembre 476 marque la fin de l'Empire romain d'Occident avec l'abdication de l'empereur Romulus Augustule.

Alethius, après avoir exercé dans sa cité les plus hautes fonctions, est élevé au clarissimat, ou dignité sénatoriale. C'est un clarissimus vir, sénateur consulaire de la province lyonnaise. Il est homme de la première classe et éminent conseiller des proceres de Lyon[31].

Alethius n'a rien à voir avec l'Alethius d'Ausone[32]. Cet autre Alethius est l'arrière-grand-père de notre Alethius Latinus Alethius Alcimus et vit au début du IVe siècle.

Le tombeau d'Alethius est élevé par son gendre et sa fille[33], dont nous ignorons les noms. Son fils, Latinus, mari de Syagria de Lyon, est mort depuis longtemps.

On trouve au début de VIIIe siècle la révolte du patrice Alethius de la race royale des Burgondes dans le pagus ultrajuranus[34].

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Huitième génération Modifier

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Latinus (450 - 493), mari de Syagria de Lyon est selon Francia; Forschungen zur Westeuropaischen Geschichte, du Deutsches Historisches Institut, un descendant de l'empereur des Gaules, Postumus. L'Institut le voici aussi descendant d'un Latinius Martinianus, procurator Augusti, en 283/284 et de Latinus Pacatus Depranius, rhéteur et Proconsul[35]. Il semble être le fils du Consul Alethius. Latinus est dux dans le royaume de Bourgogne, une fonction militaire importante[36], qui n'est pas héréditaire. Latinus vit au nord de Lyon, comme son fils Gondedaud de Burgondie, dont le prénom est germanique. Il lui vient de son grand-oncle, roi des Burgondes et est romanisé.

Syagria de Lyon et Latinus, seigneur romain, font une donation au monastère de Saint-Rambert. Il est redit dans cet acte, Dux. Leur fils, Gondobadus est témoin[37]. Lagnieu, appelé d'abord Calonnia, suivant la légende de saint Domitien, est surtout constituée autour de l'importante villa du romain Latinus et de sa femme Syagria. Au reste, c'est à Latinus que Latiniacus, Lagnieu, doit son dernier nom. Il est dit dans la légende de Domitien très noble personnage consulaire.


DU TEMPS DES ÉTATS BARBARES Modifier

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Descendance de Latinus, patrice de Lyon

Semblable à ces voyageurs, dont parle Virgile, qui marchent dans l'obscurité de la nuit, parmi les ombres, Ibant obscuri sola nocte per umbras, nous éclairerons notre marche à travers les siècles, aux pays et aux temps mérovingiens, du flambeau de la Tradition confirmée par les données de l'histoire.

Neuvième génération Modifier

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Gondedaud de Burgondie Gondobadus, est né vers 470. Ce noble gallo-romain du Lyonnais est le fils du dux Latinus[38] et Syagria de Lyon. Sa mère et son père lui donnent une villa appelée Vallis[39].est de beau-frère de Désiré de Bourges, chancelier de Clothaire, archevêque, puis saint.

Nous ne savons rien de sa vie, si ce n'est qu'il se marie avec Agia, de Sancy, et qu'il est le père de Désiré de Verdun, 9e évêque de Verdun (529 - 554).

Dixième génération Modifier

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Radegonde et son frère survivant au massacre de sa famille. Désiré de Verdun est peut-être à gauche de la gravure.

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Saint Salvi d'Albi.

Désiré de Verdun, Desideratus, ou Didier de Verdun, né vers 500, peut-être à Dijon, mort le 8 mai 554[40], à Verdun. Ce saint est fêté le 23 août. Désiré est d'abord précepteur de la future reine et sainte Radegonde et ses deux frères à la cour de Thuringe. Il est aussi Premier conseiller du roi Berthachar[41]. Puis il est conseiller du roi Thierri à la cour d'Austrasie, à Metz, mais aussi son prisonnier, avec son tout jeune fils, Syagrius[42]. Il conseille dans ses courriers à sa pupille Radegonde de ne pas se marier à Clotaire et consacrer le reste de sa vie à Dieu. Thierri le chasse de sa cour et lui défend de jamais reparaître devant lui[43]. Il est élu 9e évêque de Verdun (529 - 554). Ce qui provoque à nouveau la colère du roi. Il est injurié, dépouillé, mais encore mis à la torture. Désiré est obligé de fuir auprès de son métropolitain Nicet de Trêves. Didier demande au roi Théodebert sept mille pièces d'or afin d'aider ses concitoyens pour la reprise des affaires[44]. Désiré de Verdun sollicite la tenue d'un concile en Auvergne, et y assiste avec quinze autres évêques, qui en font l'ouverture le sept décembre de l'an 535. Il assiste au Concile d'Orléans. Roussel rapporte qu'il y a alors à la cour d'Austrasie plusieurs seigneurs qui vivent dans des incestes et des adultères publics. Les remontrances de Désiré ne les ayant pu corriger, il les dénonce à Nicet, de Trêves, qui les excommunie. Cela montre bien les pouvoirs importants de ce 9e évêque de Verdun (529 - 554).

Deux noms appartiennent au patrimoine de la gens Syagrii : le premier et le plus prestigieux, Syagrius, rappelle l'ancêtre illustre, dont entend descendre la famille : Flavius Afranius Syagrius, préfet du prétoire pour la Gaule et consul dans les années 380, qui semble avoir fait souche dans la région lyonnaise (où il est enterré). Ses descendants se lient par la suite au gré d'alliances matrimoniales à de puissantes familles gallo-romaines du Lyonnais, de Provence, d'Auvergne et d'Aquitaine. Or, celle qui nous intéresse, compte dans son patrimoine anthroponymique d'autres noms : Didier/Désiré (Desiderius). Le principe héréditaire de la transmission de ces trois noms s'avère donc fort utile à l'historien qui peut ainsi, face à des sources disparates, ordonner et reconstituer une esquisse de généalogie à travers ces deux siècles[45].

Désiré, ou Didier, de Verdun est le fils de Gondebaud de Burgondie, un noble lyonnais et d’une jeune femme noble de Soissons, d'origines gallo-romaines. Il est neveu de l'évêque Désiré de Bourges. Désiré de Verdun est marié à une noble dame de Toulouse, qui est peut-être une fille du roi Gesalic. Il a au moins quatre fils :

  • Syagrius, évêque d'Autun à la fin du VIe siècle. En 599, le pape Grégoire lui décerne le pallium.
  • Salvi d'Albi, évêque d'Albi entre 571 et 584, est d'une famille de l'Aquitaine première (Bourges)[46]. Ce denier est le père avec la noble et pieuse Herchenfrède de :
    • Syagrius (564-629), comte d'Albi et gouverneur de Marseille; se marie avec une jeune fille d'une famille très illustre, c'est-à-dire sans doute romaine, malgré son nom germanique Bertolène[47].
    • Rusticus, évêque de Cahors, assassiné en 630,
    • Didier de Cahors (né à Albi-† 15 novembre 655), évêque de 630 à 655. Frère de Rustique, nommé par le roi Dagobert Ier pour rétablir l'ordre franc à Cahors.
  • La femme du duc Launebode de Toulouse, Bérétrude, est peut-être une fille de Désiré de Verdun. Son petit-fils est Didier, comte de Boulogne, dont nous allons retrouver l'arrière-petite-fille mariée au premier Robertien.

Onzième génération Modifier

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Enluminure du Bréviaire d'Alaric le Wisigoth : notables gallo-romains.

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Fresque de Disciola (Sainte-Radegonde, Poitiers)

Didier de Toulouse, Desiderius, est né en 548, certainement à Albi. Il est tué en 587, lors d'une bataille devant Carcassonne. Didier est l'un des derniers membres de la gens Syagrii. Il devient dux de Toulouse et d'une partie de l'Aquitaine (583-587). Didier est originaire d'Albi - ou sa famille s'y installe à cette époque. Il est certainement peut-être le fils de l'évêque Désiré de Verdun et de la noble dame Clotilde de Toulouse. Didier est apparenté à un grand nombre d'évêques et de seigneurs laïcs. Didier est un des généraux de Chilpéric Ier, roi de Soissons (561-584), roi de Paris (567 - 584). Ce dernier envoie Didier avec la tâche de conquérir l'Aquitaine. Ce chef d'armée profitant des conflits fratricides entre les héritiers du royaume franc, pour servir ses intérêts personnelsErreur de référence : Balise fermante </ref> manquante pour la balise <ref>.. Un an plus tard, en 577, Didier ravage la future Touraine. Il séjourne dans la région parisienne et affronte le roi Sigebert (d'Austrasie) à qui il prend Périgueux, Agen, et Albi[48]. En 581, toujours pour le compte de Chilpéric, il profite de la discorde entre Childebert et Gontran pour s'emparer de l'Agenais et du Périgord, possessions de Gontran[49]. Didier fait en 582 une alliance avec Eunius Mommulus[50]. En 583, Chilpéric Ier donne la province d'</nowiki></nowiki></nowiki></nowiki></nowiki></nowiki>Aquitaine à un certain Bladast et à Didier. Le roi les envoie au Pays Basque où ils subissent une lourde défaite. Au printemps 583 le roi envoie le duc Didier attaquer les armées de Gontran à Châteaumeillant. Didier et Bladast, rejoint par le duc de Poitiers, Berulfus, assiègent Bourges, mais Chilpéric signe la paix avec Gontran. Après la mort de Chilpéric II en 584, Didier de Toulouse, s'empare du trésor de Rigonde, fille du roi défunt. Un usurpateur Gondovald quitte Avignon, traverse l'Auvergne, et se fait proclamer roi à Brives en décembre 584. Puis il parcours l'Aquitaine et la Novempopulanie pour se faire reconnaître et réunir une armée<ref>Ferdinand Lot, ''Naissance de la France'', Librairie Arthème Fayard, 1948.</ref>. Gondovald et Didier malmènent l'évêque de Toulouse, Magnulf<ref>[http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/70/12/41/PDF/Les_familles_aristocratiques_de_l_Albigeois.pdf Les familles aristocratiques de l'Albigeois au VIème et VIIème siècle.]</ref>. Gontran, qui a fait du jeune roi d'Austrasie, Childebert, son héritier, rassemble ses forces. Gondovald, l'usurpateur, est trahi par le duc Didier, en 585. Pour lui c'est la fin ! Didier parvient à rentrer en grâce auprès de Gontran et est toujours duc de Toulouse. Il doit cependant rendre sa captive, Rigonde. Il intervient en 587 pour soutenir la Septimanie révoltée contre le roi Récarède, mais est tué devant Carcassonne. Ce portrait est celui d'un véritable chef de guerre, passant le plus clair de son temps à cheval, guerroyant de longs mois, officiellement au service des rois, profitant en réalité de ses missions pour piller des régions entières et s'enrichir personnellement. Sa zone d'action est centrée sur l'Aquitaine, mais le lieu où il réside entre ses campagnes guerrières n'est jamais mentionné. La seule indication précise que nous donne Grégoire de Tours concerne pourtant Albi dont il dit que Didier de Toulouse avait placé surtout dans le territoire de cette ville le meilleur de sa fortune. S'il n'y réside peut-être pas, il y possède au moins des propriétés qui lui assurent l'essentiel de ses revenus et que sa femme, Tétradie, et ses fils vont recevoir en héritage après sa mort[51]. Sa veuve, Tétradia, fille d'un paysan et une femme d'ascendance noble, est renvoyée à la cour de son premier mari, Eulalius, comte d'Auvergne. Il la dépouille de ses biens et les enfants de Didier de Toulouse et Tétradia sons déclarés illégitimes. Didier de Toulouse est marié puis veuf vers 565. Nous ne savons pas s'il a des enfants avec sa première femme, juste qu'elle meurt assassinée<ref>''L'Abbaye de Saint-Pierre de Lyon'', Volume 24 de Université de Lyon. Fac. des lettres, Joseph Picot, Société d'édition Les Belles Lettres, 1970.</ref>. Tétradia abandonne son mari, le comte Eulalius d'Auvergne, car il entretient une concubine, pour épouser le duc Didier. Les dignités des deux maris sont précisées mais Tétradia est juste dit par Grégoire de Tours nobilis ex madre, padre inferiore (= noble par sa mère mais d'un père inférieur)<ref>''La noblesse de l'Empire romain: les masques et la vertu'', Epoques, collection d'histoire, Christophe Badel, Editions Champ Vallon, 2005.</ref>. Euladius qui a tué sa mère, son neveu, son demi-frère... qui vit avec des prostituées... donne à l'Eglise son propre fils pour obtenir un jugement partial de son ex femme. Son fils est tondu, vêtu de loques, mange de l'orge pour que l'archevêque organise une mascarade de synode. Les prêtres et les grands du pays se réunissent en 589. Eulalius se porte partie contre Tétradia. Il est décidé que Tétradia restituera au quadruple ce qu'elle a emporté. Les fils qu'elle a eu de Didier sont déclarés bâtards; mais il lui est accordé, en rendant à Eulalius ce qui est ordonné, de pouvoir revenir en Auvergne et de jouir, sans que personne puisse y porter atteinte, des biens qu'elle a de la succession de son frère<ref>Volume 1, ''Biographie Toulousaine, ou Dictionnaire historique des personnages qui se sont rendus célèbres dans la ville de Toulouse, ou qui ont contribué à son illustration,'' Etienne-Léon de Lamothe-Langon, Alexandre Du Mège, J. Théod Laurent-Goss, Michaud, 1823.</ref>. Didier et Tétradia ont plusieurs enfants, dont :  

  • Dagobert nomme Werner (= Warnachaire), un héritier des Hattuaires au comté de Laurenbourg[53]. Il se marie à une fille de Didier. Ils sont les ancêtres de la maison de Nassau.
  • Une autre fille se marie avec un autre Warnachaire. Ils sont les parents de :
    • Sandrégisile, duc d'Aquitaine et sans doute Gallo-Romain d'origine[54], seigneur de Bobigny, maire du Palais. Lui-même père de :

Douzième génération Modifier

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Autharius et ses fils bénis par Saint Colomban.

Authaire de Sancy est né vers 565, certainement à Sauciacum oppidum et décédé vers 620 dans le saltus Joranus[55]. Il est enterré dans le parc de sa Villa Vulciacum (= Ussy-sur-Marne, Seine-et-Marne)[56]. Ce seigneur réside ordinairement à Sancy, près Soissons, et exploite ses terres de Braine, ainsi que celles de Condé. L'historien Jonas nous apprend qu'</nowiki></nowiki></nowiki></nowiki></nowiki></nowiki>au commencement du VIIe siècle, Autharius, Grand fonctionnaire Royal à la cour, convive du roi (= sous les rois Francs, personnage qui est dans la familiarité du roi, au nombre de ses fidèles) du roi d'Austrasie Théodebert (598-612), est parent de Hagnéric, comte de Meaux. Autharius possède donc en plus de Braine et Condé le saltus Joranus, c'est-à-dire le district dont le vicus gallo-romain de Jouarre est le chef-lieu. Il s'étend même au-delà dans le Multien[57]. Du fait certain de la possession du sol on peut induire qu'Autharius, soit directement, soit par délégation de Hagnéric, exerce sur les bords du Morin et de la Marne, des fonctions civiles et militaires. La racine Agil se retrouve dans toute une série de familles appartenant à un même groupe : chez les Faronides (saint Agil, fils de Chagnoald), dans la famille des fondateurs de Jouarre (Aïga, épouse d'Autharius, Agilbert)<ref>''Famille et pouvoir dans le monde franc (VIIe-Xe siècle): Essai d'anthropologie sociale'', Volume 33 de Publications de la Sorbonne: Histoire ancienne et médiévale, Régine Le Jan, Publications de la Sorbonne, 1995. </ref>. Aïga est la sœur d'un Neustrien noble nommé Betto, qui est père de l'évêque Agilbert et Theodechildis, abbesse de Jouarre. Autharius porte un nom gallo-romain. Par contre, sa première femme, Aïga pourrait évoquer une origine franque. Toutefois il faut se méfier des romanisations de noms francs, ainsi que des francisations de noms romains[58]. Trois enfants sont nés de son premier mariage avec Aiga, Adon (fondateur de Jouarre), Dadon (futur saint Ouen), et Rado. Après la mort d'Authaire, ses deux fils, du consentement du roi, se partagent l'héritage paternel[59].

Treizième génération Modifier

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Rado Rado, ou Radon, vir inluster, et Maior domus, est né vers 580, à Sauciacum oppidum (Sancy, entre Soissons et Meaux), et décédé après 637. Il est l'aîné et pas le puiné des fils du vir inluster Authaire de Sancy et sa propinquus (parente) Aïga[60]. Il est élevé comme ses frères à l'</nowiki></nowiki></nowiki></nowiki></nowiki></nowiki>école de la chapelle du palais des rois. En 610, Rado rejoint Arnoul (582 - 641) (évêque de Metz et futur saint Arnoul) dans son opposition à la reine Brunehaut (547 - 613), qui veut rétablir l'impôt foncier, provoquant ainsi la colère des leudes. Rado, Pépin de Landen, Arnoul de Metz et les leudes décident d'accorder la couronne à Clotaire II (613 - 629), roi de Neustrie, qui réunifie leur royaume. Rado fait partie, selon la Vita Audoin, des aristocrates qui négocient avec le roi. L'édit de 614 maintient une mairie de Palais en Austrasie qui reste un royaume indépendant même si Clotaire II est roi de Neustrie, d'Austrasie et de Bourgogne. Rado exerce la fonction d'intendant de cette date à environ 617 du roi Clotaire II. Il est mentionné dans le testament de l'évêque Berthram du Mans, le 27 mars 616. D'autres sources le voient Maire du palais d'Austrasie dès 613<ref>''L'espace et le pouvoir: étude sur l'Austrasie mérovingienne'', Volume 17 de Publications de la Sorbonne: Histoire ancienne et médiévale, Fabienne Cardot, Publications de la Sorbonne, 1987.</ref>. Rado est maire du palais d'Austrasie de Dagobert en Austrasie en 623/24. Radulf, son fils, est dit, selon la chronique de Frédégaire, quand il reçoiy la charge de duc-gouverneur de la Thuringe du roi Dagobert filius chamaro (fils de Camerarius, de chamar en vieux français). Rado, est palatii thesaurorum custos(= trésorier) de Dagobert Ier 630/31. Rado est le fondateur du monastère Radolium (= Reuil-en-Brie), après la mort de son père, vers 630/635[61]. Ussy-sur-Marne, du fait de sa famille, peut donc être considéré comme le berceau du monachisme briard. Rado est le père de Radulf.

Quatorzième génération Modifier

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Chrodobert d'Alémanie; comme l'écrit la Wikipedia allemande, il est difficile de savoir si Radulf, duc de Thuringe, et Hruodi, duc à la même époque à Würzburg ne sont pas une seule et même personne. Ils ont les mêmes enfants, Theotbald et Heden[62]. Il est possible que Chrodobert soit la même personne que le Hruodi mentionné dans la passio de Saint Killian, selon la Wikipedia anglophone [63]. La descendance de ces ducs peut être suivie sur plusieurs générations :

    • Hetan (= Heden) le plus âgé de ses fils

Radulf de Thuringe est le fils d'un aristocrate franc, le maire du palais, Rado, né probablement dans les provinces voisines du Rhin[65]. Effectivement, selon Famille et pouvoir dans le monde franc: VIIe-Xe siècle, Volume 33 de Publications de la Sorbonne : Histoire ancienne et médiévale, de Régine Le Jan[66] il est d'origines franques. Chrodobert-Radulf-Hruodi est né vers 595 et décédé en 639[67], ou plutôt après 642[68]. En effet, officiellement Chrodobert est un dux d'Alémanie du début du VIIe siècle (622 - 632). Mais en ces temps obscurs la réalité semble plus complexe ! En tous les cas, Chrodobert d'Alémanie, Hruodi ou Radulf de Thuringe combattent les Slaves en 632. Si l'on pense que Chrodobert d'Alémanie, Hruodi ou Radulf de Thuringe, sont une seule et même personnage, il est possible qu'il soit duc d'Alémanie en 622, puis duc de Thuringe du fait de Dagobert, roi des Francs de 629 à 639.

LES ROBERTIENS Modifier

. La famille des Robertiens est une famille de la noblesse franque qui tire son nom du prénom Robert que portent un grand nombre de ses membres. L'origine de la famille est longtemps restée méconnue. Ils forment un groupe familial constitué de serviteurs des derniers Mérovingiens et de proches des premiers Carolingiens.

Quatorzième génération Modifier

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Erlebert de Thérouanne (ca 620-après 659).. Selon la Wikipedia néerlandaise, c'est un duc des Alamans en 632 qui donne naissance à un fils prénommé Robert, futur maire du palais de Neustrie en 654. Il donne également naissance à Erlebert, père de saint Lambert dont le frère, Robert, est duc en Neustrie entre 654 et 677. Erlebert est un nobilis[69], fils Chrodobert de Chrodobert d'Alémanie, dux (622-632) et de Wulfgurde. Il est le frère de Robert (= Chrodobert II), référendaire de Dagobert, maire du palais des royaumes de Neustrie et de Bourgogne, en 663, évêque (665) et d'un moine. Erlebert et Fumerse de Boulogne sont les parents de :

Quatorzième génération Modifier

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Chrodobert (Robertien), duc et chancelier[71] marié à Théodrade, parente de Nanthilde, épouse du roi Dagobert.

ASCENDANCE DE MILON (hypothèse) Modifier

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Milon de Narbonne (ca 735-791) et Liebulf de Provence sont-ils des descendants d'une branche cadette des Robertiensc ? Certains domaines ayant appartenu à Leibulf des Baux (ca 830-900), en Argence et ailleurs dans la vallée du Rhône, sont ensuite détenus par Pons le Jeune (Pontius Juvenis), petit-fils de Poncius d'Arles<ref>[http://bianco.thierry.perso.neuf.fr/mevouillon_1.htm ''Les origines de la famille Mévouillon'']</ref>.

 Chrodobert d'AlémanieWulgurde ???
 │
 ├── Robert = Chrodobert II, référendaire, maire de Neustrie, évêque (665)
 │ ∞ ??? de Lombardie
 │
 │  
 ├── Erlebert de Thérouanne (ca 590 - après 659), nobilis<ref>Hervé Pinoteau, ''La symbolique royale française, Ve - XVIIIe siècle'', P.S.R 2004, p. 45.</ref>.
     ∞ 639 '''[[Fumerse de Boulogne]]''', sœur de [http://fr.wikipedia.org/wiki/Wulmar saint Wulmar]
     │  
     ├── [http://de.wikipedia.org/wiki/Lantbert_von_Lyon Lambert de Fontenelle (640 - 688)], abbé, évêque, saint.
     │  
     │    
     ├── '''[[Chrodobert (Robertien)|Robert de Thérouanne]]'''<nowiki>, duc et chancelier<ref>Hervé Pinoteau, ''La symbolique royale française, Ve - XVIIIe siècle'', P.S.R 2004, p. 45.</ref>.
       ∞ Théodrade, parente de Nanthilde, épouse du roi Dagobert 
      │  
      ├── Angadrisma
      │  ∞ Ansbert (629 - 694), abbé, évêque, saint
      │  
      ├── Folchaide de Salzbourg 
      │   ∞ Théodon II de Bavière, duc    
      │   │  
      │   ╰──┄┈ Agilofinger
      │   
      ├── Lambert de Maastricht (636-705), évêque, saint          
      │  
      │ 
      ├── ??? Robertien, né vers 640.
         │
         ├── Robert de Salzbourg, évêque de Worms, saint.
         │
         ├── Érentrude de Salzbourg (ca 650 - 710), sainte     
         │
         ├── Hervé de Laon (660 - 696), comte
         │  ∞ Irmine, fille d'Hugobert    
         │  │
         │  ├── Rolande 
         │  │  ∞ Guy, abbé de Fontenelle, et ancêtre des Widonides
         │  │
         │  ├── ??? Robertien
         │  │  ∞ Bertrade de Prüm
         │  │  │ 
         │  │  ├── Caribert de Laon
         │     │  ∞ Gisèle ???
         │        │
         │        ├── Berthe au Grand Pied (726-783)
         │           ∞ Pépin le Bref
         │           │          
         │           ╰──┄┈ Carolingiens
         │ 
         ├── Roger, comte du Mans
         │  │
         │  ├── Hervé, comte du Mans          
         │  │  │ 
         │     ╰──┄┈ Rorgonides
         │         
         │
         ├── Lambert de Hesbaye<nowiki><ref>http://mauriceboddy.org.uk/Narbonne.htm de Narbonne</ref>, comte, ancêtre direct des Capétiens<ref>Hervé Pinoteau, ''La symbolique royale française, Ve-XVIIIe siècles'', P.S.R. éditions, 2004.</ref>.
             ∞ Chrotlind de Neustrie
            │    
             ├── Willigarde<ref>[http://www.rootsweb.ancestry.com/~medieval/charladdend.htm ''Addenda à Les Ancêtres de Charlemagne'']</ref>
             │  ∞ Liutwin de Trèves, saint
            │  │
            │  ├── Milon de Trèves, évêque de Reims et de Trèves.
            │     │
            │     ├── Milon d'Angers
            │        ∞ Bertha, sœur de Charlemagne
            │        │ 
            │        ├── Roland 
            │  
            ├── Landrade de Hesbaye
            │  ∞ Sigramm
            │  │       
            │  ├── Chrodegang de Metz, évêque, saint.
            │  │
            │  ├── sainte Opportune
            │  │
            │  ├── Gunderland de Hesbaye, deuxième abbé de Lorsch
            │  │
            │  ├── Ingramm de Hesbaye
            │     ∞ Hedwige de Bavière
            │     │
            │     ├── Ermengarde (778-818)
            │        ∞ Louis le Pieux
            │
            ├── Rotrude<nowiki><ref>[http://www.rootsweb.ancestry.com/~medieval/charladdend.htm ''Addenda à Les Ancêtres de Charlemagne''] </ref>
             │   ∞ Charles Martel (690 - 741), prince
            │
            │
            ├── Robert de Hesbaye (697-avant 764), comte
               ∞ ca 730 Williswinte, fille du comte Adalelm
               │
               ├── Cancor de Hesbaye<nowiki>, comte, ancêtre des Popponides<ref>Alfred Friese, ''Studien zur Herrschaftgeschichte des fränkischen Adels'' ("Geschichte und Geselschaft. Bochumer historische Studien" 18), Stuttgart, 1979. Hervé Pinoteau, ''La symbolique royale française, V<sup>e</sup> - XVIII<sup>e</sup> siècle'', P.S.R. éditions, 2004, p.45.</ref>
                │
                ├── Thurimbert de Hesbaye (ca 730-après 770), comte
                  │
                  ├── II de Hesbaye
                  │  │
                  │  ├── Robert III de Hesbaye
                  │  │
                  │  │ ├── Robert le Fort
                  │  │ ╰──┄┈ Descendance Capétiens... 
                  │  │  
                  │  │ 
                     ├── Guérin de Thurgovie, gouverneur[72].
                  ∞ Adelindis de Buchau, abbesse.
                  │ 
                  ├── Isembard von Thurgau (ca 735 - 806), comte  
                  │  │
                  │  ├── Guerin de Provence
                  │ 
                  │
                  ├── Milon de Narbonne (ca 735-791), comte 
                     ∞ F de Nîmes (tante de Dadilà) 

DE MILON DE NARBONNE (ca 735 - 791) AU XXIee s. Modifier

.

Milon de Narbonne (ca 735-791), comte

F de Nîmes, tante de Dadilà 
   │       
   ├── Leibulf de Provence (ca 780 - 835)<ref>''De Clovis à Charlemagne: histoire et généalogie'', Didier-Georges Dooghe, MCD, 2000, p.127.</ref>.
            ∞ Odda Balthes (ca 800 - après 835)
           │ 
           │
           ├── Leibulf des Baux<ref>''Old Provence'' - p. 127, Theodore Andrea Cook - 1905.</ref>
                    ∞ F des Médulles
                   │
                   ├── Guigó de Girona, évêque
                   │
                   ├── H d'Arles
                   |  │
                   |  ├── Dadilà d'Arles
                   |  │
                   |  ├── Arnoux d'Apt (900 - 964), évêque
                   | 
                   │
                   ├── Poncius d'Arles<ref>Bulletin de la Société d’études scientifiques et archéologiques de Draguignan et du Var, Volumes 16 à 17, C. et A. Latil, 1887.</ref>.
                           ∞ Blismodis
                           |
                           ├── Ison d’Arles (ca 910 - 983)
                           |   ∞ Blismodis de Bénévent (ca 915 - 1005)
                           │   |
                           │   ├── Poncius Major
                           │     ∞ 945 Belletrude N 
                           │     ╰──┄┈ Descendance Maison des Baux ...
                           |
                           ├── Garnier d’Avignon (ca 925 - 1002), évêque
                           │
                           ├── Humbert de Vaison (ca 930-1007), évêque
                           │
                           ├── Blismodis d'Arles (ca 930-1007)
                           |  ∞ Hugues N
                           │ 
                           │
                           ├── Pons II d'Arles (920 - 986)
                                  ∞ Richilde, de l’Uzège
                                  |
                                  |
                                  ├── Laugier de Nice (ca 1050 - 1032)
                                  |   ∞ Odile de Provence (976 - 1032) 
                                  |   ╰──┄┈ Descendance 1re maison des Orange-Nice
                                  │
                                  |
                                  ├── Féraud de Gap, évêque
                                  │
                                  │
                                  ├── Rambaud (XIe s.) 
                                  | 
                                  │                                                                       
                                  ├── Raoul
                                  │  
                                  │
                                  ├── Arnoul 
                                  │                      
                                  │
                                  ├── Pierre de Mirabel
                                  │
                                  |
                                  ├── Pons III d'Arles
                                  │  ∞ Ermengarde
                                     │
                                     │
                                     ├── Laugier d'Arles 
                                     │     ∞ Percipia
                                           │
                                           │
                                           ├── Ripert MethulensisBeatrix               
                                             │  
                                             |    
                                             ├── Ripertus Geraldi de Trescléoux, 
                                                ∞ Odile de Mison (1024 - 1095)
                                             │   
                                             │
                                             ├── Pontius Rayembaldi de MisonAustrudis                                                                                                                                                        


 Pontius Rayembaldi de Mison 
  ∞ Austrudis (1040 - 1100)
  │
  ├── Catherine de Rambaud (1055 - 1100)
  │   ∞ 1067 Jean Joannis
  │   
  │
  ├── Raimbaud de Lachau (1060 - 1120)
  │  ∞ Oliva
     │
     ├── Bertrand de Raymbaud 
         │
         ├── Pierre Rambaud de Montgardin
            │
            |
            ├── Pierre II Rambaud de Montgardin (1180- 1255)
            │   ∞ 1230 membre Famille d'Adhémar
            |   │
            |   | 
            |   ├── Hugues de Rambaud (1230 - 1285)                                              
            |      │
            |      ├── Hugues II Rambaud de Montgardin (1270 - 1352)
            |      │  ∞ 1342 Françoise Artaud d'Ancelle
            |         |
            |         |
            |         ├── Etienne Rambaud de Montgardin (1340 - après 1399)
            |            │
            |            |
            |            ├── Pierre Rambaud d'Ancelle (1345 - 1414)
            |            |  ∞ 1380 Catherine Isoard
            |                ╰──┄┈ Descendance Rambaud de Montgardin, Ancelle, Furmeyer
            |           
            |           
            ├── Bertrand Raymbaud (1180/90 - av. 1268)
                |                 
                |   
                ├── Bertrand Raymbaud de Dulions (1230 - ap. 1277)
                   |             
                   |          
                   ├── Raymond Ra(y)mbaud de Dulions (1230 - ap. 1277)
                      ∞ membre Famille d'Auberuffe
                      |
                      |
                      ├── Pierre Ra(y)mbaud de Suze (1280 - 1340)
                          |
                          │
                          ├── Pons Ra(y)mbaud (1280 - après 1352)
                             ∞ 1305 Jeannette de La Bâtie Verdun
                             |  
                             |
                             ├── Raymond Rambaud de La Bâtie Verdun
                                |
                                |           
                                ├── Pierre II Raymbaud (ca 1310 - après 1365)
 Pierre II Raymbaud (ca 1310 - après 1365)
 |
 ├── Catherine Raymbaud 
 │   ∞ 1360 Esprit membre Famille Isoard
 │   
 ├── Bertrand Raybaudi (1340 - 1375)
 │  ∞ 1370 Antoinette Raymbaud (1350 - 1384)
    │
    ├── Baude Raymbaud 
    │  ∞ 1384 Bérenguier Vulpure de Littera
    |
    │
    ├── Guillaume Raymbaud de Venelles
       ∞ Mariola ??? (1390 - après 1468)
       │
       ├── Thomas Raymbaud (+ après 1487)   
       │                                                                                                                            
       │
       ├── Chiara Rimbaud (1420 - 1470/78)
       │  ∞ Jean de Monteux (+ avant 1469)
       │   
       │
       ├── Guillaume II Rambaud (1420 - après 1475)
       │   
       │
       ├── Pons Raybaudi (1420 - 1470/78)
         ∞ Antoinette Paul (1430 - après 1478)
         │   
         ├── Elziasse Rimbaud
         │  ∞ Pierre Mondin 
         │
         |   
         ├── Catherine Rimbaud 
         │  ∞ 1472 Jean Guyot (1450 - après 1531)
         │  |                                  
         |  ├── Izoarde Guyot
         │     ∞ Pierre de Trets
         │
         |
         ├── Pierre III Rambaud (1450 - ap. 1490)
            │                                    
            ├── F Rambaud
            │   ∞ 1518 H de Triennes
            |   |                                 
            |   ├── François de Triennes
            |      ∞ Jacqueline des Ayvelles
            |
            │                                    
            ├── Benoît Rambaud (1490 - av. 1552)
               │
               ├── Honorat Rambaud (1516 - 1586)
               |  ∞ Catherine Fabre (1530 - 1586)
               |   │   
               |   ├── Pierre Rambaud (1550 - 1627)
               |      ∞ 1585 Lucresse Reynier Manoly (1560 - 1628)
               |      │   
               |      ├── Pierre II Rambaud (° 1593)
               |      │ 
               |      │
               |      ├── Jeanne Rambaud (1600 - 1663)
               |         ∞ 1629 Jean-Christophe de Tournon (1580 - 1660)
               |         │   
               |         ├── Diane de Tournon 
               |            ∞ 1662 Antoine de Chateauneuf des Mées
               │
               │
               ├── Guillaume III Rambaud (1520 - avant 1562)         
                  ∞ 1552 Estevenette Ensuque (1539 - 1595)
                   │   
                   ├── Madeleine Rambaud (1553 - 1607)
                   │  ∞ 1572 Antoine de Rians (1550 - 1610)
                   |  │   
                   |  ├── Joseph de Rians (1573 - 1631)
                   │     ∞ 1606 Sybille d'Estienne
                   │                   
                   │   
                   ├── H Rambaud 
                   │  ∞ 1576 F de Beaumont
                   |  
                   │   
                   ├── H Rambaud 
                   │  ∞ 1588 F de Saint Honoré
                   │ 
                   |  
                   ├── Claude Rambaud 
                   │  ∞ 1604 Madeleine de Jarente-Maulsang
                   |  │   
                   |  ├── H de Rambaud
                   |     │   
                   |     ├── H de Rambaud
                   |        │   
                   |        ├── Thomas de Rambaud (1660 - 1718)
                   |           │   
                   |           ├── Thérèse Madeleine de Rambaud (1675 -1739)
                   │           |  ∞ 1717 François de Jacques (1685 - 1739) 
                   |           │   
                   |           ├── Jean Bernard de Rambaud (1690 - 1726)
                   │           |   ∞ 1717 Marie-Marguerite Monet (1695 - 1726) 
                   |               │   
                   |               ├── Jean-Charles de Rambaud (1725 - 1785)
                   |               │   
                   |               ├── Simon-Thomas Rambaud (1715 - 1788)
                   │  
                   │
                   ├── André Rambaud (1553)
                      ∞ 1583 Antoinette Bedos
                      │   
                      ├── Melchior Rambaud (1585 - 1649)
                         ∞ 1623 Alexandra de Lavison (1605 - 1664)
Melchior Rambaud (1585 - 1649)
  ∞ 1623 Alexandra de Lavison (1605 - 1664)
  │   
  ├── Jean Rambaud (1634 - 1679)
      ∞ 1655 Jeanne Maillet (1635 - 1697)
      │   
      ├── Jacques Rambaud (1675 - 1731)
         ∞ 1698 Catherine Chapus (1676 - 1721)
         │   
         ├── Jean II Rambaud (1703 - 1762)
             ∞ 1730 Magdeleine Lieutaud (1711 - 1787)
             │   
             │── Marie Ursule Rambaud (1738-1780)
             |  ∞ 1757 Georges Pléville Le Pelley (1726 - 1805)
             │
             │   
             ├── Jean Michel Rambaud (1738 - 1792)
             │
             │   
             ├── Benoît de Rambaud (1750 - 1787)
                  ∞ 1785 Agathe Mottet (1764 - 1853) 


 Benoît de Rambaud (1750 - 1787)
  ∞ 1785 Agathe Mottet (1764 - 1853)
  │   
  │── Auguste de Rambaud (1786 - 1834)
      ∞ 1817 Françoise Gaudelet d'Armenonville (1800 - 1877)
      │
      ├── Ernestine de Rambaud (1821 - 1895)
      │  ∞ 1844 Léon Verger (1817 - 1891)
      |  │
      |  ├── Louise-Félicité Verger (1845 - 1934)
      |     ∞ 1868 Eugène Gaillard de Saint Germain (1835 - 1917)
      |     │
      |     ╰──┄┈ Descendance Gaillard de Saint Germain
      |
      │
      ├── Ernest de Rambaud
      |  ∞ 1868 Marguerite Le Clerc de Pulligny (1845 - 1920)
         │
         ├── Jean III de Rambaud (1874 - 1952)
Jean III de Rambaud (1874 - 1952)
 |   [hyp] N Iôn
 |   │
 |   ├── [hyp] Marie Antoinette Iôn (1915 - 1970)
 |   │    ∞ 1931 François Geoffray 
 |   │
 |   ├── ∞ 1947 Jacques Chaban-Delmas (1915 - 2000)
 |
 |
 │   ∞ Ernestine Million (1890 - 1978)
 |   │
 |   ├── Pauline de Rambaud (1919 - 2010)
 |   │    ∞ 1931 Désiré Roy (1899 - 1971)
 |   │
 |   ├── ∞ 1977 Henry Delbes (1915 - 2011)
 |
 |
 │   ∞ 1897 Eugénie Renault (1876 - 1949)
     │
     ├── Gérard de Rambaud (1898 - 1969)
        ∞ 1922 Valentine Odant (1900 - 1993)
        │
        ├── Édouard de Rambaud (1924 - 2012)
        │   ∞ 1946 Monique Lecouteux (1926 - 2012)
        │
        ├── Michel de Rambaud (1927 - 1980)
           ∞ 1952 Françoise Coëffet (1927 - 1994)
           │
           ├── Guy de Rambaud (° 1954)
              ∞  Nadia Arrivé (° 1964)
              │
              ├── Olivier de Rambaud (° 1990) 


Tous les historiens sont d'accord pour dire qu'il est extrêmement difficile de savoir de ce qui s'est passé avant le XIIe siècle dans le nord de la Provence. Ces vallées subissent les invasions réitérées des Arabes, des Hongrois et les compétitions de plusieurs princes rivaux.

En 1032, la région de Montgardin fait partie du Heiliges Römisches Reich Deutscher Nation, en latin Sacrum Romanum Imperium Nationis Germanicæ (= Saint-Empire romain germanique). En ces temps obscurs, grâce aux travaux de quelques historiens et généalogistes nous connaissons les documents que Gaspard Rambaud de Beaurepaire fournit au XVIIe siècle pour être maintenu dans sa noblesse[2]. Il parle du mariage de la fille de Pons Rambaud, en 1067, et nous dit qu’il seigneur de Montgardin en 1080. Il fait voir en premier lieu le mariage de noble Catherine, fille de noble Pons Rambaud, coseigneur de Montgardin de l'année 1067 d'où l'on peut voir une Race conservée dans son lustre et ses qualités depuis plus de 600 ans. Un autre membre de cette famille montre ses actes à Marcellin Fornier (1592-1649), le spécialiste de l’histoire des Alpes du Sud qui conclut : Ce qu'il a parlé de la no­blesse des Messieurs Rambaud de Montgardin, m'a paru par actes signez en l'année 1067, comme lors coseigneurs de Montgardin[3]. Au XIXe siècle, le directeur des AD 05, et historien du Haut-Dauphiné, Joseph Roman, reprend ses deux dates de 1067 et 1080.

Les Rambaud sont des vassaux des comtes de Forcalquier, dans le royaume de Bourgogne. Car cette maison est du Gapençais, nous dit le Nobiliaire[4]... plus précisément de la vallée de Chorges, comme le précise Joseph Roman. Comme toutes les familles connues à cette époque, les Rambaud sont certainement des compagnons de Guillaume II, marquis de Provence (953-993), dit le libérateur, qui chassent du Haut Dauphiné et de Provence les bandes de pillards sarrasins. Ce sont les comtes de Forcalquier qui récompensent leur bravoure en les faisant castellanus, châtelains de Montgardin. La victoire est chèrement payée La famille Rambaud pleure les siens, comme le rappelle sa devise : Et habet sua gaudia luctus[5](= le deuil a ses charmes) et son premier blason est un drap mortuaire[6].

Pons Rambaud vivant en 1067 à Montgardin et Pons de seigneur de Montgardin en 1080 sont certainement la même personne, c'est qu'il n'existe pas vraiment de patronyme avant le XIIe siècle. Et nous retrouvons sur les actes le nom Rambaud écrit encore Rambaudi, Raymbaudus, Rambaldus, Raimbaldus, Raginbaldus, Raybaudus.... Et cela va durer des siècles. Rambaud vient du germanique Ragin-balths (= esprit audacieux) Le prénom Rambaud, très répandu du Ve au XIe siècle, devient patronymique dès cette époque lointaine. Plusieurs familles de noblesse chevaleresque conservèrent leur prénom pour nom, comme les Adhémar, les Grimoard, les Albert, les Béranger... devant lesquels par la suite l’usage a fait introduire la particule dite nobiliaire[7].

Les Rambaud sont donc des nobles de race, des gentilshommes de nom et d’armes. La noblesse chevaleresque est sans principe connu, et résulte d'une concession si ancienne , que les titres primordiaux se perdent dans la nuit des temps...[8]. Toutefois du fait de le leur patronyme, des dates, du blason de leurs descendants et des terres qu'ils possèdent, il est possible d'émettre une hypothèse sérieuse sur leurs origines.  

UNE BRANCHE CADETTE DES MEVOUILLON ?

Une étude récente sur Les origines de la famille Mevouillon fait que Pons Rambaud (ca 1020-1080) peut être relié à cette famille. Pons II de Mevouillon (ca 930-986) et Richilde, originaire de l’Uzège, ont un nombreuse et illustre descendance, sauf un certain Rambaud qui est le puîné.

Nous le connaissons par la donation des huit frères à l'abbaye de Cluny en 1023[9]. C'est un grand propriétaire dans le Nyonsais[10]. Ses fils se prénomment Rambaud et Ripert Giraldi. Celui-ci, et sa femme, donnent, en 1094, une condamine au château de Trescléoux, en présence de leurs enfants Giraud, Guillaume, Pons et Ségura et Ponce Raymbaldi (CSV n° 302). L’indice onomastique et la localité de Trescléoux nous ramènent aux Mévouillon. Ripert est peut-être le filleul de son parent Ripert, évêque de Gap.

Rambaud a comme petit-fils Pons Raymbaldi, que je suppose être la même personne que Pons Rambaud. Les dates et les prénoms coïncident. Toutefois ce n'est pour l'instant qu'une simple hypothèse. Même si j'ai découvert dernièrement que les premiers Rambaud possèdent dans la Drôme au XIIIe siècle de nombreuses terres qui étaient jadis aux Mevouillon. Tout cela n'a jamais été vraiment étudié par les historiens du Dauphiné.. Le premier sceau des Mevouillon ressemble au blason de mes ancêtres à Marseille. Il figure dans l'Armorial de la ville de Marseille: recueil officiel, dressé par les ordres de Louis XIV. Les blasons des Rambaud de Maurienne, La Rocque et Maillou sont également presque identiques à ce sceau. Le prénom Rambaud est celui de nombreux descendants de Pons de Mevouillon. Ce dernier est précariste de Montas 945-954 (GCN Arles, n°256)[10]. Le terminium de la villa Jocondis à Mornas, lui est concédé en précaire par l’archevêque Manassès d'Arles, en 954[11]


LES RAMBAUD DE MONTGARDIN

Les premiers Rambaud

Les Rambaud héritent de la terre de Montgardin dès 1067. Pierre Rambaud de Montgardin est présent quand Guillaume de Forcalquier fait don à l’une de ses filles, le 5 juillet 1193, des châteaux de Ventavon, Upaix, Le Puget, Alamon. En juin 1202, noble Pierre Rambaud, seigneur important, assiste au mariage d’André Guigues VI, Dauphin du Viennois, à Saint-Firmin sur le Buech, avec Beatrix Claustral de Sabran, héritière des Forcalquier, du Dauphin du Viennois. Le premier coseigneur connu est Guy de Laval en 1170.

Catherine Rambaud, fille de Pons Rambaud (ca 1020-1080), se marie en 1067 avec un croisé Jean Joannis (1050-1097). Par contre nous ne connaissons pas les noms des premières épouses des Rambaud, à part Austrudis, femme de Pons Rambaud (ca 1020-1080).


LES RAMBAUD DE MAURIENNE

Au niveau des branches cadettes, Guillaume Rambaud est certainement un fils cadet de Bertrand. Il est cité à Embrun, en 1238, par l'Armorial haut-alpin. Guillaume est co-seigneur de La Bastie-Verdun après 1237, puis cité en 1254, pas en 1280. Il semble qu'il soit la tige d'une branche en Maurienne, qui est à l'origine des Rambaud de Maurienne, de Maillou et de La Roque, mais aussi de familles roturières en Savoie et à Lyon, comme le montre Philippe Rambaud, dans Les Rambaud, de la Maurienne au Lyonnais - XIVe- XIXe siècle[12] et P. Martin-Civat, dans Note sur les Rambaud, de La Grave en Dauphiné, dans le Cognaçais au XVIIIe siècle[13].

D'ailleurs, La France héraldique, de Charles Poplimont[14], nous dit que la famille de Rambaud a de son temps deux représentants : mon trisaïeul, Ernest de Rambaud, chef d'escadron d'état-major, à Versailles et de Louis Rambaud de La Roque, président du conseil général de la Charente.

Joseph Roman et l'Armorial haut-alpin confirment ce lien entre les Rambaud du Gapençais et ceux de Maurienne. En 1309, on a une sentence de l'officialité de Maurienne, portant déclaration de lettres de noblesse en faveur d'Humbert Rambaud et de ses frères. La famille Rambaud, de la Planoville de Valloires, se trouve ainsi être une des plus anciennes familles nobles de Valloires. Elle a fourni, dit M. de Cazenove, auteur d'un remarquable ouvrage sur les Rapin de Valloires, plusieurs hommes distingués. Parmi eux on cite le chevalier Rambaud de Tarsac, capitaine au régiment de royal-marine, qui vivait à la fin du siècle dernier et s'illustra par son courage. Les armes de cette famille, aujourd'hui éteinte, sont : D'azur au lion couronné d'or, tenant entre ses pattes dextre et senestre un bâton noueux au naturel posé en pal. Un cachet confirme cette description des armoiries des Rambaud ; mais il y a, de plus, au bas une croix de Saint-Louis. Voici la légende mise par M. Berard au-dessous : M. Rambaud de Tarsac, chevalier de Saint Louis, capitaine au régiment royal-marine en France, originaire de Valloires en Maurienne[15].  

Les Rambaud de Maillou

Parmi eux on cite le chevalier Rambaud de Tarsac, capitaine au régiment de royal-marine, vit à la fin du XVIIIe siècle et s'illustre par son courage.  

Les Rambaud de La Roque


Les Rambaud de La Sablière

Pierre-Thomas de La Sablière fédéraliste lyonnais, baron de l'Empire, Procureur général impérial, puis maire de Lyon.

Pierre-Thomas Rambaud est né dans une famille de notables lyonnais, dont plusieurs de ces ancêtres ont été Prévôt des Marchands et échevins. Ils sont originaires de La Grave et forment une branche cadette de la famille Rambaud, descendante des nobles Rambaud de La Maurienne. Nous avons une sentence de l'officialité de Maurienne, en 1309, portant déclaration de lettres de noblesse d'Humbert Rambaud et ses frères. Joseph Roman et les historiens spécialistes des Alpes, montrent que tous les Rambaud nobles de cette région descendent de Pons Rambaud et des Mevouillon. La famille Rambaud de Valloire se trouve ainsi être une des plus anciennes familles nobles du Valloires. Elle a fourni, dit Cazenove, auteur d'un ouvrage sur les Rapin de Valloires, plusieurs hommes distingués.

Noble Jean V Rambaud de Choseaux (1520-1565), marié à Marguerite Rapin de La Choudane meurt de la peste à Saint-Jean de Maurienne (près de la chapelle Saint-Roch) en 1565.

Leurs fils, noble Pierre Rambaud, est né à Saint-Jean de Maurienne (rue de l'Orme). Sa soeur Anne Rambaud ((1560-1632) est mariée à noble Humbert de La Balme, fils de Pierre. Noble Guillaume Rambaud est, en 1602, professeur en lettres humaines au collège de Lambert. Il est né à Valloires, d'où cette famille est originaire.

Au XVIe siècle, les premiers Rambaud émigrent et Jean VI Rambaud, s'installe aux Hières, à La Grave, en Dauphiné, vers 1580. Pourquoi Hières ? Il existe en 1229 un célèbre troubadour provençal du nom de Rambaud et qui est natif d'Hières. Cependant, ni les détails de la vie de Rambaud d'Hières, ni la date de sa mort ne sont connus. Hières est un gros hameau de La Grave et la coïncidence est troublante.

Gaspard Rambaud, l'un de ses fils, vit aux Hières (La Grave), au début du XVIIe siècle. Il est marchand et se marie avec une Marguerite, dont le patronyme nous est inconnu. Ils ont au moins deux fils :

  • Jean VII Rambaud qui est l'ancêtre des Rambaud de Maillou et de La Rocque, dans les Charentes et se fixe à Vibrac dès 1650.
  • Vincent Rambaud (ca 1620-1679), époux avant 1646 de Marguerite Mallein, des Hières, un marchand. Il est le père entre autres de :


Paul Rambaud (ca 1655-1713), marchand des Hières résidant à Lyon. Selon Pouvoir, identités et migrations dans les hautes vallées des Alpes occidentales, XVIIe-XVIIIe siècle (2003), de Laurence Fontaine, loge et nourrit un apprenti passementier venu de son village à Lyon. Il le raccompagne chez son maître. Il se marie le 15 juin 1679 dans son village avec Cécile Liotaud. Paul Rambaud déclare ses armes en 1692 : d’azur à l’aigle d’or. (d'Hozier). Il meurt le 12 novembre 1712 à Lyon.

Pierre Paul Rambaud (1687-1748), son fils, est né le 7 septembre 1687, paroisse Saint-Nizier à Lyon. Ce négociant de Lyon est cité comme faisant fonction de banquier dans Bourgeoisie et propriété immobilière en Forez aux XVIIe et XVIIIe siècles (1982), de Josette Garnier. Il se marie avec Claudine de Jame, fille de Charles, fille d'un marchand moulinier de soie à Lyon, le 28 février 1713, paroisse des Cordeliers à Lyon. Il meurt le 5 novembre 1748 à Lyon. Lui et sa femme ont six enfants dont :

  • André Rambaud (1715-après 1789), maître passementier, quatrième échevin à Lyon en 1768, fait enregistrer en l'élection de Bresse son certificat d'échevinage. Il épouse le 20 février 1748 à Lyon Jeanne Françoise Guiguet de La Chapelle. Les Guiguet de Vaurion porte : d'or, à l'arbre arraché de sinople ; au chef de gueules, à un lion léopardé d'argent. Ils sont seigneurs de Vaurion en Beaujolais, de 1751 à 1772, par acquisition et représentés à Lyon. Les prévôts des marchands et échevins de la ville de Lyon, attestent que André Rambaud, a exercé la charge d'échevin de la ville de Lyon pendant les années 1768 et 1769. André est recteur de l'Hôtel-Dieu de Lyon de 1756 à 1759, puis Trésorier en 1762/1763 et consul en 1774 et 1775. Il est aussi directeur de la Maison des filles pénitentes, selon l'Almanach astronomique et historique de la ville de Lyon: et des provinces de Lyonnois, Forez et Beaujolois; pour l'année 1787. Son blason est un différent : d'azur, à l'aigle d'or, au chef d'argent chargé de trois étoiles de sable.
** Jacques Claude Rambaud (1749-1826) est né à Lyon, rue Saint-Joseph, le 21 février 1749. Cet écuyer, devient lieutenant particulier civil en 1772, selon le Catalogue des gentilshommes de Lyonnais, Forez et Beaujolais, qui ont pris part ou envoyé leur procuration aux assemblées de la noblesse pour l'élection des députés aux États Généraux de 1789, publié d'après les procès-verbaux officiels... Nouvelle édition... accompagnée d'un index bibliographique de Henri de Jouvencel. En 1783,  Gesse de Poizieux décède ; il est vivement regretté, et remplacé dans sa présidence de l'hôtel-Dieu par Claude Rambaud de la Vernouse. Il fait, le 13 juillet 1785, reprise de la seigneurie de la Vernouze. Le médecin naturaliste, ou Observations de médecine et d'histoire naturelle de Jean Emmanuel Gilibert nous dit que Rambaud de la Vernouse fut dangereusement malade d'une hémitritée ou fièvre tierce pernicieuse, en juillet 1786...  qui a conduit un malade si intéressant à la cécité. Depuis sa rougeole , il avait toujours conservé les yeux tendres et la vue faible, avait abusé de ses organes par des lectures trop longtemps soutenues. Il produit, le 22 mars 1789, pour assister l'assemblée de la noblesse de Bresse les certificats d'échevinage d'André et son extrait de baptême, dixit l'Armorial historique de Bresse, Bugey, Dombes, Pays de Gex, Valromey et Franc-Lyonnais, d'après les travaux de Guichenon, d'Hozier...   Claude se marie à Lyon (Ainay), le 21 décembre 1779, avec Sophie Agniel de Lavernouze, fille de Jean-Baptiste Agniel et de Catherine Cizeron. Les Agniel sont une notable famille protestante d'Uzès, venue à Lyon au début du XVIIIe siècle et qui abjurent. Les six soeurs de sa femme sont Sophie Agniel (Mme Terrasse du Pont de l'Aube), Mme de Saint-Priest, Mme de Varenard, Mme de Brosse, Mme de Chateauvieux et Mme de Corcelle. Rambaud relève le nom de Lavernouze, nous confirme Le Mémorial de Lyon en 1793, vie, mort et famille des victimes lyonnaises de la Révolution, Volume 2. Ils ont une fille. Puis on a le 5 septembre 1786 le mariage dans la chapelle de l'abbé Perrichon, chamarier de St Paul, prieur du Monlier, de Jacques-Claude Rambaud, écuyer, seigneur de La Vernouse, lieutenant particulier, avec Marie-Anne-Jeanne Valous, fille d'un chevalier, seigneur de La Prodi. Ils ont trois filles. Pendant le soulévement de 1793, il préside une commission, écrit dans Provincial magistrates and revolutionary politics in France, 1789-1795, Philip Dawson. Jacques Claude Rambaud rejoint l'orient éternel le 26 février 1826 à Lyon. Albert Lardret dans Le grand siècle de la franc-maçonnerie nous dit qu'il est membre de La Bienfaisance de 1784 à 1786.
    • Thomas Rambaud de Montclos (1750-1825), garde du corps de la compagnie de Luxembourg, combat lors du siège de Lyon en 1793. Ce capitaine de cavalerie réussit à passer en Allemagne, mais revient dès 1795. Thomas Rambaud rejoint l'orient éternel le 10 février 1825 à Lyon. Albert Lardret, dans Le grand siècle de la franc-maçonnerie, nous dit qu'il est membre de La Bienfaisance de 1777 à 1786[1].
  • Louis Rambaud (1718-1804) est né le 22 septembre 1718 à Lyon et décédé le 27 fructidor an XII (14 septembre 1804), à Saint-Cyr, à l'âge de 85 ans. La terre de La Sablière est acquise en 1765 par Louis Rambaud, écuyer, conseiller-secrétaire du Roi, Maison et Couronne de France, qui participe à l’Assemblée de la noblesse de la ville de Lyon, le 14 mars 1789. Louis Rambaud, en acquérant la Sablière y trouve établie une chapelle élevée par un de ses devanciers, le 18 septembre 1677. Le 29 septembre 1681, M. Goy, alors curé de Saint-Cyr, est chargé de la bénir. La chapelle est rénovée par le nouveau propriétaire. Louis Rambaud de La Sablière a pour successeur son neveu Pierre-Thomas Rambaud (14 mars 1754– 20 février 1845). Louis fait à deux hôpitaux un legs de 1.000 livres. C'est Maître. Pré, notaire à Lyon, qui en prévient l'administration.
  • Le premier Pierre-Thomas Rambaud (1716-1795) est anobli par lettres patentes, données à Versailles en mai 1777. Il est négociant, directeur de la Chambre de commerce, recteur de l'Hôtel-Dieu en 1760 et 1761, puis Trésorier en 1766/1767. Pierre-Thomas fait enregistrer dans les actes consulaires, le 18 février 1777, un certificat constatant qu'une maladie douloureuse a empêché son élection à l'échevinage. Il habite 70 rue Saint-Dominique.

Marie Briasson, mère de notre futur maire est la fille de Charles Claude et la nièce d'Antoine-Claude Briasson éditeur de l’Encyclopédie et de Catherine Geneston (1709-1796). Elle est la soeur de Marguerite Briasson, Madame de Brosse, mais aussi de Marie Madeleine Briasson (1735-1813). Charles-Claude Briasson est échevin lui-même en 1757 et 1758. Il fabrique des étoffes de soie. C'est une tradition de famille qu'il a mis quelques années pour faire sa fortune, toujours avec les deux mêmes dessins : ses robes à l'éclipse et ses robes à la comète qui brillent d'un vif éclat sur les paniers des grandes dames, dans les salons de Versailles. Madame Marie Briasson, veuve de Pierre-Thomas Rambaud fait à chaque hôpital de Lyon un legs de 150 francs. Ils ont trois enfants dont

    • Charles-Claude Rambaud-Brosse (1751-1825) est maire-adjoint de Lyon. Le 21 juin 1803, l'administration de la Bibliothèque et son conservateur sont installés par lui. L'adjoint Rambaud-Brosse évoque, en installant Delandine, les dilapidations révolutionnaires et l'envoi de livres à l'Angleterre ! Il espère combler les vides avec les séquestres des corporations séculières... La seconde station de télégraphe de la ligne Lyon-Toulon, inaugurée en 1821, est celle de Sainte-Foy-lès-Lyon. Le 29 août 1821, une convention est signée par Abraham Chappe et Rambaud-Brosse, maire de Sainte-Foy-les-Lyon (1820-1823). Il se marie en 1785 avec Marie-Victoire Brosse, qui meurt âgée, puisqu'elle donne pour des missions en Océanie en 1850.
      • Leur fils, Louis, est juge-auditeur au Tribunal, conseiller auditeur. (1829-1830).
    • Madeleine Rambaud (1756-1842) mariée le 9 avril 1777 à Lyon à Jean Baptiste Daudé de Valette, chevalier, seigneur du Poussey. Il est administrateur des hôpitaux de Lyon, puis négociant. Cette famille de Saint- Jean-de-Breuil est possessionnée à Romanèche. Ils sont représentés aux assemblées de la noblesse à Bourg, le 23 mars 1789, par Jean-Baptiste Daudé, seigneur du Poussey. Il habite place Louis le Grand.
    • Pierre-Thomas Rambaud


LES RAMBAUD DE MONTGARDIN (1352)  

Dès 1352, les Rambaud, coseigneurs de Montgardin, deviennent aussi coseigneurs d'Ancelle et dans le circuit de douze ou quinze comtés, où ils ont possédé du Bien. Mais bien que noble et fort ancienne, comme le précise l’Armorial haut-alpin, et avant lui Raoul de Warren, cette famille reste toutefois relativement obscure, jusqu’à la fin du XVe siècle. Pourtant Hugues Rambaud (1220-1285) se marie avec une Montauban et son fils, Hugues II Rambaud (1275-1352) en 1342 avec Françoise Artaud d'Ancelle. Cette maison favorise le rattachement du Dauphiné à la France. Ils font hommage en se tenant debout les mains jointes entre les mains du Seigneur le baiser entre eux par marque de perpétuel amour, le 24 août année 1352 … à Henri de Villars, archevêque et comte du Lieu, Lieutenant d'Illustre prince Charles aimé du Roi de France qui fut depuis Roy sous le nom de Charles V dit le sage. Puis, ils accueillent ensuite chez eux Guy Pape, qui négocie pour le compte de Louis XI avec les Gapençais.

Cela n’est pas avant le début de la Renaissance qu’ils deviennent célèbres. A cette époque Antoine et Jean Rambaud sont chevaliers de Saint Jean de Jérusalem (Malte), et un autre Antoine, juriste éminent, éditeur de Guy Pape. Ils donnent la notoriété à ma famille, comme André Rambaud de Montgardin, qui est écuyer du roi Louis XII, pendant les guerres d’Italie.

Il existe plusieurs terres dans le Gapençais, mais les seigneurs sont généralement les mêmes. En général ils vont vivre en leur château d'Ancelle (détruit par les catholiques) ou à Gap. &nbsp

LES RAMBAUD D'ANCELLE

Hugues II Rambaud (1275-1352) est né vers 1275, soit à Montgardin, soit dans les baronnies et est décédé le 12 décembre 1352. Hugues II a ces mots considérables : seigneur de Montgardin depuis si long temps qu'il n'y a point de mémoire d'homme, au contraire. Il est cité dans un acte du 17 février 1333 comme coseigneur de Montgardin, puis en 1342-1343 (Regeste, VI-31971). Hugues Rambaud, chastelain de l’archevêque d’Embrun, rend hommage, le 4 décembre 1342, à Humbert II, Dauphin du Viennois (1333-1349), pour le mandement de Faudon (à Ancelle) que sa femme Françoise Artaud possédait. Hugues II rend le 24 août 1352 hommage au roi de France. Hugues Rambaud de Montgardin et d'Ancelle fait construire un château à Ancelle. Il sera encore nommé château d'Hugues, au XIXe siècle.

Dans les Baronnies, Hugues II Rambaud (1275-1352) après un différend avec les seigneurs des environs, voit son château d'Eygalayes-Gaudissard complètement rasé vers 1302. Il vend ce fief aux Pontevez. Hugues II Rambaud en 1330 devient à La Bâtie-Verdun vassal des Montauban, puis des Dauphins. Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze, possédée en 1277 par les Rambaud et les Gaufridi, est partagée vers 1334 entre les Dauphins, qui donnent à ses habitants une charte de libertés municipales (1341), et plusieurs coseigneurs les Remuzat, les Barrière, les Durfort, les Mauvoisin, les Ollivier et Hugues II Rambaud.

Le fils de Hugues II Rambaud (1275-1352), Pierre Rambaud de Montgardin, rend hommage au Dauphin le 20 juin 1373 et est cité le 17 février 1395, jour où il hérite des biens de Guillaume Artaud, coseigneur d'Ancelle, son cousin. Pierre se marie avec Catherine Isoard en 1390, selon La Critique , fille de Rodolphe, seigneur de Faudon (TH I, 75). Catherine est dame en partie d'Ancelle. Pierre décède en 1413.

Son fils Antoine lui succède comme coseigneur d'Ancelle. Les Rambaud sont coseigneurs d'Ancelle, mais aussi d'un grand nombre de fief. Antoine Rambaud d'Ancelle (1381- 1421) est le cousin paternel de Jean mort à la bataille de Verneuil. Depuis 1399, Antoine de Rambaud fut homme Lige & Vassal du Prince et veut tenir de lui en fief franc, noble gentil et bien fonctionné la Seigneurie de Montgardin en l'Embrunois, Juridiction de haute, moyenne et basse justice, avec ses dépendances et appartenances. Les Seigneurs en signe de perpétuelle amitié et délections, le baise en la joue auquel foy &hommage. Le 3 juin 1413, une sentence arbitraire est rendue par Thomas du Bois, entre les mandements de Faudon et de Montorcier fixant leurs limites. Antoine rend hommage au Dauphin le 15 février 1413 et le 25 novembre 1414, pour ses fiefs d'Ancelle, Romette et La Rochette. Il est cité en en 1415. Il est cité aussi en 1399 et le 17 novembre 1407 comme possédant des terres à Chorges et Espinasses, en 1410, le 9 février 1412, le 26 août 1413, et en 1419, comme ayant des droits seigneuriaux dans le Queyras. Antoine épouse Artaude Philochi, fille de Genton Philochi, coseigneur d’Ancelle, en 1413. Les Philochi, seigneurs en partie d'Ancelle (village et château, fille de Genson de Flotte) se sont éteints au XIV ou XVe siècle. Elle est aussi dame de la moitié de Montgardin. Antoine, mari d'Artaude Philochi teste le 1er septembre 1421. Le 18 août 1422, Artaude est veuve d’Antoine Rambaud et habite Chorges. Les Extraits de la Production de Gaspard de Rambaud au XVIIe siècle, pour la vérification de ses titres de noblesse nous disent que : De plus ledit noble Antoine Rambaud a exhibé au Seigneur la forme d'hommage par avant faite par luy de tout ce qu'il a à Montgardin, Espinasses et Chorges, acte remis par Pierre Pau le 17 septembre 1407. Ensuite le dit noble Antoine Rambaud pour sa moitié à son nom et comme procureur de Catherine et Pierre Rambaud confirme qu'eux et luy sont hommes liges d'Illustre Prince Louis, fils aimé du Roy de France (qui fut depuis Roy, sous le nom de Louis XI, fils de Charles VII), dauphin du Viennois et de Monsieur l'archevêque d'Embrun qui tiennent d'eux tout ce qu'ils ont à Ancelle, Romette et La Rochette. Acte reçu par François Nicolet... Plus a exhibé livre Antoine Rambaud ancien Seigneur le testament de Jean Rambaud par lequel in dispose de ses biens en faveur des Antoine, Pierre et Catherine au cas où sa fille meure en pupillarité. Comme elle a fait, le 10 acte est du 17 juillet 1410... Je laisse que les Rambaud, précurseurs dudit Seigneur les actes suivant. Le 9 février 1412 comme noble Jean de Rambaud fils de noble Etienne, Coseigneur de Montgardin est ordonné par son dernier testament que si sa Fille Catherine venait à mourir que la pupillarité ainsi qu'elle l'est, la moitié de son bien vienne à Antoine Rambaud son cousin paternel, l'autre moitié à Pierre Rambaud et à Catherine sa sœur. Comme ils sont, Pierre et Catherine font procuration au dit Antoine Coagat avec lux et héritage et papier. Hommage de celluy à illustre Prince ou à son Lieutenant en Dauphiné.

André Rambaud (1438-1503) est le dernier des Rambaud connus dits de Montgardin ou d'Ancelle. Après lui l'on parle des Rambaud ou même des trois capitaines Furmeyer. Et après des Rambaud de Beaurepaire, des Rambaud à Marseille sur les bords de l'étang de Berre et à Marseille, puis à partir de 1786 des de Rambaud.

André Rambaud (1438-1503) est toutefois écuyer du roi Louis XII, ce qui démontre son appartenance à une famille ancienne. D'ailleurs Guy Pape et Nicolas Chorier écrivent dans La jurisprudence du célèbre conseiller et jurisconsulte Guy Pape, dans ses décisions qu'en 1506, avant ces différentes personnalités illustres, la famille de Rambaud étoit en ce tems-là confédérée entre les plus nobles du Gapençois. Les Rambaud sont certorum nobilium(= nobles authentiques) par les documents historiques conservés à la bibliothèque de Grenoble et aux archives de l'Isère, nous dit l'abbé C.-U.-J. Chevalier.

André est le premier des Rambaud cité au niveau des guerres d'Italie. Sa descendance en dehors des Rambaud comporte nombre de personnages parfois de renommée mondiale, comme les Périer, dontJean Casimir-Perier (1847-1907) et Nicolas Caritat de Condorcet (1743-1794) ou Suzanne de Jarente (1736-1815). Dès la Renaissance, les Rambaud ne sont plus une famille d'obscurs seigneurs du Dauphiné, avant les capitaines Furmeyer, Antoine Rambaud (ca 1450-après 1516), le jurisconsulte, leurs cousins Lesdiguères et Farel, sans oublier Honorat Rambaud.


LES RAMBAUD DE FURMEYER

Au XVIe siècle, Guélis II Rambaud devient seigneur majeur de Furmeyer, du fait de l’achat de la terre de Furmeyer, en 1525, à Jaymonne Raymond Montrond. D’où le nom des capitaines Furmeyer que l’on retrouve chez tous les historiens qui parlent du Dauphiné, du temps des guerres de religion. Guélis Rambaud est grièvement blessé au début du siège de Pavie, pendant un hiver rigoureux qui pénalise les français, en décembre 1524 (G 1513). Après la captivité du roi François 1er, il est récompensé pour ses actes de bravoure et achète avec cet argent des terres dans le Gapençais. Guélis est coseigneur de Montgardin, Ancelle (1511), La Rochette, Veynes (1525), Montorsier, Faudon et Saint-Laurent du Croy en Champsaur (1563).

Les fils de Guélis II Rambaud, héros des guerres d’Italie, sont tous des chefs des protestants du Dauphiné et du Nord de la Provence et ses filles sont mariées à d'autres capitaines protestants.

Les biens du célèbre théologien Farel et de sa famille sont donnés par des juges papistes à leur cousin proche, Guélis II Rambaud, mais celui-ci a été converti clandestinement au protestantisme par le frère de ce grand humaniste. Autre proche parent célèbre des Rambaud, Lesdiguères est guidé vers le protestantisme et le métier des armes par le capitaine Antoine Rambaud de Furmeyer. A sa mort,Lesdiguères lui succède, et va être le dernier connétable des armées françaises.

Ce capitaine Furmeyer, Antoine Rambaud de Furmeyer, éphémère gouverneur du Haut-Dauphiné pour les réformés est de tous les affrontements qui ensanglantent le Dauphiné et la Provence, au début des guerres de religion, de 1562 à 63. Dans Les trois Furmeyer[16] Joseph Roman écrit :

Le premier capitaine protestant dont il soit fait mention à propos des guerres religieuses dans le Haut-Dauphiné, est Antoine Rambaud, seigneur de Furmeyer. Il fournit une carrière brillante mais éphé­mère, puisqu'il n'est pas question de lui hors des années 1562 et 1563. Videl, Chorier et les autres historiens qui ont prononcé son nom dans leurs ouvrages ne sont d'accord ni sur sa vie, ni sur sa mort, ni même sur son prénom, puisque les uns le nomment Jacques et les autres Antoine. Quelques documents nouveaux que j'ai pu recueillir me permettent de compléter la biographie de ce personnage et de donner sur sa famille des détails inédits. Ce ne fut pas un seul, mais en réalité trois frères Rambaud de Furmeyer qui embrassèrent le protestantisme et le soutinrent l'épée à la main dans le Gapençais.

Cette participation massive des Rambaud et des familles qui leur sont alliées à ces guerres n’est pas due uniquement au lien de parenté de parenté avec Farel (1489-1565), l’ami de Calvin. A la fin des guerres d’Italie, la plupart de ces officiers se retrouvent sans revenu. La perte progressive de certains droits féodaux, la pression démographique suscitent bien des vocations militaires. Le fameux Lesdiguères, François de Bonne, doit avant les guerres emprunter un cheval à l’aubergiste du village pour se déplacer.

Les Rambaud, eux, sont relativement riches, mais ils recherchent la gloire et veulent une vraie réforme de la religion, et un changement de la société vers plus de justice. D’ailleurs, un membre d'une branche cadette de la famille Rambaud, Honorat Rambaud (1515- 1585), à Marseille, ébauche et publie en 1572, une réforme de l’écriture, pour en faciliter l’accès aux laboureurs, bergers, porchiers, qui n’ont pas le temps de se consacrer à l’orthographe[17]. Luther et Farel en traduisant la bible veulent la rendre compréhensible au peuple.

Les buts des chefs protestants sont des plus variés. Dans le Haut-Dauphiné, comme ailleurs, les pouvoirs de la noblesse sont amoindris et les libertés munici­pales ou provinciales diminuées. Une nouvelle société se met en place. La Cour voit des jeunes gens aux mœurs décadentes s’emparer du pouvoir et vouloir déjà asseoir le pouvoir absolu de la monarchie française, de l’Église dans toutes les campagnes ou les villes de France. Les Rambaud sont en face d’une Église décadente et toujours aussi intolérante, qui augmente encore ses pouvoirs et sa fortune aux dépens d’une noblesse enracinée dans ses terroirs, nostalgiques des guerres d’Italie et inquiète pour son avenir. A tout cela s’ajoute une certaine tradition locale de révolte : La province de Dauphiné, grâce à l’apostolat de Guillaume Farel, au vieux levain vaudois qui fermentait encore dans les vallées des Hautes-Alpes et à l'esprit novateur qui s'était répandu dans les universités de Grenoble et de Valence, s'engage, l'une des premières, dans la voie de la réforme, et du milieu des rangs protestants comme du sein des bataillons catholiques, on vit s'élever de hardis capitaines et d’habiles politiques. Le fait que Jacques Rambaud (1525-1595) soit chassé de l'Église et perde ses bénéfices va en grande partie provoquer la révolte de la noblesse du Gapençais, qui lui est très souvent apparentée.

La victoire d’Henri IV va coûter très cher aux survivants de la famille Rambaud et aux familles qui lui sont alliés. Sous le règne de Louis XIV, les descendants de cette famille protestante seront chassés de l’administration royale, mais également des conseils municipaux, contraint à une dispersion forcée et à abjurer, comme l’expliquera Ernest de Rambaud, leur descendant, un brillant polytechnicien, à ses enfants… pour que jamais ce crime ne soit oublié ! Leurs temples et leurs demeures sont rasés. Ils devront se cacher. Un million de Français sont tués, torturés, envoyés aux galères ou contraints à l’exil du fait de leur religion. Les Rambaud actuels descendent d’une branche cadette. Il est étonnant que cette famille ait survécu, et qu’elle se soit retrouvée à nouveau noble, hélas seulement juste avant la Révolution. La branche aînée, les Beaurepaire va également beaucoup souffrir de la Contre-Réforme.  

LA BRANCHE AÎNÉE

Les Rambaud de Beaurepaire

Jacques Rambaud de Furmeyer épouse Louise de Moustiers (1540-1607), fille d’Henri, seigneur de Ventavon et de Suzanne de Combourcier[18]. Le contrat de mariage est signé le 11 mars 1565 : mariage de noble Jacques de Rambaud, seigneur de Furmeyer, coseigneur de Montgardin, fils de Guélis...[19]. Le mariage a lieu le 26 mai 1565 à Ventavon. Les Moustiers sont une noble et ancienne famille du Gapençais de laquelle est Anselme de Moustiers, considéré à la cour de Bérenger II, comte de Provence en 1150, et qui porte : D'azur au lion d'or porté et lampassé de gueules[20]. Mais cette famille est autant engagée dans le camp catholique lors des guerres de religion que les Rambaud le sont dans le camp protestant. Charles, un de ses frères est capitaine chez les carcistes. Balthazard de Moustiers, c’est le fameux capitaine Gargas qui se bat contre Antoine Rambaud pour la possession de Tallard, en 1562. Il a tué en duel à Paris, en 1545, Claude de La Chaux. Condamné à mort, ses biens sont saisis, mais il est absous[21]... Jacques Rambaud de Furmeyer et Louise de Moustiers (1540-1607) n'ont pas d'enfant.

Jacques est séduit par le charme de Marguerite de Montauban, fille du seigneur Simon de Montauban et de Marguerite Rambaud. Marguerite, née en 1541. C'est sa jeune nièce. Il lui fait un enfant ! Les hommes du XVIe siècle ne condamnent pas la consanguinité, comme leurs descendants. Les dispenses de consanguinité sont nombreuses, permettant des mariages en famille. Marguerite est d'une famille très ancienne qui joua un rôle considérable dans l'histoire du Haut-Dauphiné et du Diois. Veynes, par exemple fit partie du fief des comtes de Die, ses ancêtres, puis de ses héritiers, les Aix-Artaud de Montauban[22]. Les de Flotte-Montauban-Rambaud descendent des Rambaud par les femmes.

Gaspard de Montauban-Rambaud (1545-1624)est un personnage important de l'histoire des Hautes-Alpes. Joseph Roman lui consacre un chapitre de son Tableau historique du département des Hautes-Alpes. Lesdiguièresle nomme gouverneur de Serres de 1576 à 1581, puis gouverneur de la citadelle de La Mure en 1580. Il prend Gap en 1577 pour le compte de Lesdiguières : Nota que du mercredy second de janvier 1577, sur les quatre heures après midy les seigneurs du Villar, de la Bastide, le capitaine Bragard sont despartis de cette ville avec troppe de quatre vingtz arquabusiers pour surpprandre Gap… Le 24 septembre 1588 il est dépêché par Lesdiguières pour aller visiter Monsieur de la Fitte qui commande Revel. Gaspard revient à Chasteau-Dauphin avec La Fitte le 26 septembre 1588. En 1590, il est le maître de l'artillerie de Lesdiguières. Il assiste le futur connétable et duc dans presque toutes ses expéditions. Gaspard devient également coseigneur de Rambaud le 3 avril 1599. Avant cela, il est nommé, en 1597, bailli des Montagnes, fonction qu’il occupe jusqu’en 1618. Il est également gouverneur de Gap de 1593 à 1619. Gaspard de Montauban-Rambaud est général des armées de Genève en 1602, puis colonel d'infanterie dans l'armée française. Syndic de la noblesse du Dauphiné, député par la noblesse des Alpes à tous les états de la province, il est également envoyé par les protes­tants à plusieurs synodes. Le roi le fait gouverneur d'Embrun, le 15 juin 1610. En 1614, il s'oppose à l'établissement des Capucins à Gap, en ayant lettre et commandement de Lesdiguières. Hélas celui-ci change d'avis. Gaspard est désormais considéré par les catholiques comme un protestant invétéré. Il teste le 22 novembre 1618 et le 20 novembre 1623. Gaspard de Montauban-Rambaud meurt le22 novembre 1624 à Grenoble. Gaspard a épousé Catherine de Flotte (1560-1627), fille du Capitaine Jean de Flotte et Ysabeau du Puy-Montbrun, le 1er septembre 1576, à Neffes. Son père, Jean de Flotte, a autorisation d'établir la RR dans sa maison. Elle est dame de Jarjayes, de Saint-André, et de Neffes et porte ses seigneuries à son mari Gaspard de Montauban en 1573. Sa femme est aussi en famille avec Charles du Puy-Montbrun, qui mène la lutte des protestants dans le Dauphiné, après la mort d'Antoine Rambaud, le premier des trois Furmeyer. Il conquiert presque toute la province. Le premier Flotte connu avec certitude est Arnaud Ier, témoin en 1044 dans un traité entre l'évêque de Gap et le comte de Provence. Parmi les descendants on peut citer le célèbre amiral Wilhelm Anton Souchon, dont la famille émigre vers 1700.

La famille de Nicolas Caritat de Condorcet (1743-1794)reste en France. Il épouse en 1786 Sophie de Grouchy (1764-1822) et ils sont les parents d'Elisa Caritat de Condorcet (1790-1859) qui se marie avec Arthur O'Connor (1763-1852).

Jean de Rambaud de Beaurepaire, leur fils, se marie en 1613 avec Judith d'Armand de Saléon (1601- 1656), née à Eyguians. Elle est la fille de Daniel, conseiller du Roi, avocat à la Chambre de l'Édit, bailli de robe courte en Piémont et Savoie, seigneur de Saleon et Vors, coseigneur de Châteauvieux, et baron de Lus[23]. Mais les Rambaud de Beaurepaire ne sont pas maintenus dans leur noblesse. Beaurepaire est un arrière-fief du côté d'Aubessagne (= Chauffeyer), dans le Champsaur. Cette famille semble éteinte, même si nous trouvons une Alice Rambaud de Beaurepaire mariée à Antoine de Joannis de Verclos, dont la fille, Marie Antoinette de Joannis de Verclos, épouse vers 1925 un ingénieur mexicain[24].

La Chesnaye-Desbois pense à mon avis à tort que les Champrenard descendent de Jacques Rambaud de Furmeyer, même s'il est possible qu'ils descendent des premiers Rambaud.    

Les Rambaud de Champrenard

La Chesnaye-Desbois fait descendre les Rambaud de Champrenard de Jacques Rambaud de Furmeyer, gouverneur de Gap.

Le dernier des d'Agnot, François, seigneur de Champrenard, capitaine d’infanterie au régiment de Villeroy, est tué d’un coup de feu au siège de Turin en 1649. Sa sœur Marie apporte Champrenard à son mari Pierre Rambaud. Celui-ci, baptisé à Lyon le 27 février 1620, est fils d’honorable Claude Rambaud, marchand de soie à Lyon, y demeurant rue Saint Nizier, à l’enseigne de l’aigle d’or et de Barthélemie Duport. Pierre est le petit fils de Catherin Rambaud, notaire à Chaussan et de Jeanne Gagnière, lequelest lui-même fils d’autre Catherin Rambaud, notaire et lieutenant général de Riverie en 1541. Il est possible que ce Catherin soit un descendant des Rambaud, mais en 1541, Jacques Rambaud de Furmeyer est encore un adolescent. Il s'agit donc d'un autre Rambaud. La Chesnaye-Desbois commet parfois des erreurs, car son dictionnaire de la noblesse est un ouvrage considérable. Cependant pour Salomon toutes les familles Rambaud nobles des Alpes et de Lyon descendent de Pons Rambaud (ca 1020-1080).  


LES RAMBAUD DE MARSEILLE

Honorat  

Honorat Rambaud est né à Gap. Joseph Roman le classe avec les Rambaud de Montgardin et de Furmeyer[25]. Son père, noble Antoine meurt peu de temps après son grand-père André Rambaud (1438-1503)[26]. Orphelin dès la naissance d'un cadet de famille noble, Honorat (ou Honoré) voit sa mère, Jeanne Montauban du Villard, se remarier en 1525 avec un certain Grégoire Patel, qui habite à Tallard. Il n'est ni noble, ni d'une famille bourgeoise connue. Sa mère décède en 1527. Il étudie certainement dans une école pour jeunes nobles pauvres. Il doit oublier son blason pour vivre de son travail. Il choisit d'enseigner la grammaire aux fils de consuls marseillais. Certes, il déroge, il est habillé à la matelote, mais La déclaration des abus que lon commet en escrivant, va de tous temps être très appréciée. Voici un extrait du privilège donné le 18 mai 1577 par le roi Henri III. Ce dernier écrit : Notre cher et bien aimé Honoré Rambaud ayant, pour la commodité de chacun qui voudra apprendre de luy et pour la sienne aussi, composé un alphabet de quelques characteres qui pourront servir grandement à soulager les personnes, mesmes les petits enfans, de lire et escrire. L'invention duquel Alphabet il luy a esté permis de faire imprimer et mettre en lumiere tant à Tholouze qu'à Lyon…

Cet Honoré et sa famille ont comme blason : D'azur à un lion d'or lampassé de gueules rampant contre un rocher d'argent et regardant un soleil d'or mouvant de l'angle dextre du chef. La famille Rambaud figure dans le d'Hozier Provence, et elle figure aussi sur le premier Armorial de la ville de Marseille[27].  


Jean II Rambaud

La descendance d'Honorat sur Marseille et les bords de l'étang de Berre n'est plus noble, même si ces membres s'allient souvent à des familles nobles ou qui vont le devenir. François Bluche, dans La noblesse au XVIIIe siècle, remarque que certaines familles, après un brillant départ, retombent, perdant ainsi tous leurs privilèges. Ce spécialiste de la noblesse ajoute qu’elles regagnent parfois après plusieurs générations une position sociale conforme à leurs origines. Elles régularisent alors leurs situations.

Cet article complète mon article dans Provence Généalogie (n°134, 4e trimestre 2004), rubrique les Provençaux illustres, intitulé Les Rambaud ou des bords de l'étang de Berre à Versailles. Il complète et corrige la partie généalogie et histoire de mon livre Pour l'amour du Dauphin, ainsi que le chapitre consacré aux Rambaud du livre de mon cousin, Rodolphe Gaillard de Saint Germain, La Famille Gaillard de Saint Germain, qui terminait à l'époque ses études d'histoire à la Sorbonne.

Jean II Rambaud, deuxième du nom, est né et a été baptisé le dimanche 29 avril 1703, à Saint-Chamas. Il est mort en 1763. Descendant d'Honorat Rambaud, le célèbre grammairien marseillais et des Rambaud de Montgardin, Jean n'est ni un coseigneur du Dauphiné, ni un savant. Il n'est que le fils et le petit-fils de capitaines de barques de Saint-Chamas, bourgade sur les bords de l'étang de Berre. Toutefois, ces patrons de barques ne sont pas des miséreux. Son père et son oncle, André, paient la taille et ont des propriétés foncières encadastrées[28]. En 1725, son père est patron à Martigues et se remarie avec Catherine Arnaud, veuve de Benoît Lieutaud, patron. Comme Jean se marie avec la fille de sa belle-mère, il devient l'héritier de deux patrons.

Jean II Rambaud, de Martigues devient un important négociant pour le négoce entre Carthagène, à cette époque capitale du Département Maritime de la Méditerranée, en Espagne, et la France, comme le montre un document du 18 juin 1738[29]. Martigues connaissant un déclin économique, Jean va s'installer à Marseille, près de Notre-Dame des Accoules, en 1742. Rambaud devient rapidement un capitaine et négociant marseillais avec l'outre-mer connu[30]. Il fait de meilleures affaires que son parent, Jean Rambaud, négociant de Marseille, obligé de passer un concordat avec ses créanciers le 7 décembre 1717[31]. Est-il parent de Pierre Rambaud, de San-Remo, établi à Marseille, auquel un Ordre du roi faisait défense de commander à aucun navire, le 28 septembre 1734[32] ? C'est possible car nous retrouvons ces Rambaud ligures armateurs du capitaine corsaire Georges Pléville Le Pelley, gendre de Jean. Nous avons aussi à la même époque Ange Rambaud (1733-1807) qui est l'un des piliers du négoce marseillais et membre d’une loge constituée en 1767 par Saint-Jean d’Ecosse de Marseille en terre ottomane, Saint-Jean d’Ecosse de Constantinople. Les liens des Rambaud et de Pléville sont nombreux avant 1789.

En 1750, Jean II Rambaud n'est plus dit patron de barque, mais capitaine de vaisseau marchand. Il achète une très belle maison rue du Petit Mazeau, en 1754 à l'Hôtel-Dieu[33]. Cette vieille demeure située à côté de l'hôtel de ville et du port a une histoire[34]. Jean Rambaud est bourgeois de Marseille ce qui nécessite des relations et entre autres une demeure qui vaut au minimum dix milles livres. Cela donne droit par contre à des avantages que n'ont pas les bourgeois des autres villes. Son fils aîné, Jean-Michel Rambaud (1738-1792), par exemple, s'engage et est immédiatement sous-lieutenant en 1756, lors de la formation de Milices à Marseille, par commission de Monsieur le Duc de Villars.

En 1757, lors du mariage de sa fille, Ursule Rambaud (1735-1780), avec Georges Pléville Le Pelley, futur capitaine du port de Marseille, amiral et ministre de la Marine et des colonies, il est dit capitaine de vaisseaux marchands. Comme son gendre, Jean a des activités corsaires, mais il devient aussi armateur. Du fait de la situation, malgré son âge, il est à nouveau corsaire. Il décède à la fin de la Guerre de sept ans (1756-1764), selon l'épais Dossier militaire de son fils, Benoît de Rambaud, mon ancêtre.

En 1764, celui-ci devient Aide de port (= aide ingénieur constructeur) à l'âge de 14 ans, plus jeune que beaucoup de jeunes nobles. Il rejoint à La Martinique son frère, Jean-Michel Rambaud, lieutenant, blessé au siège de Fort Royal et son beau-frère Georges Pléville Le Pelley, capitaine du port de Fort Royal.

Pendant ce temps, la famille de Jean s'associe avec Jean-Baptiste d'Arbaud, qui est un descendant des Matheron de Peynier, famille alliée aux Rambaud. Nous connaissons les noms de quelques vaisseaux de la compagnie d'armement Arbaud et Rambaud, comme L'Euphrosine[35] et La Pintade[36]. Les Rambaud font du commerce avec le Levant. Ils affirment qu'ils peuvent débiter jusqu'à 20.000 pièces d'étoffes et de dorures. Le ministre refuse pour ne pas gêner le commerce des dorures et autres étoffes de Lyon[37].

Sous la Restauration, l'une des ses belles-filles, Agathe Mottet, pourtant très dépensière, possède encore 10.000 francs de rente, soit 200.000 francs de capital. Compte-tenu de ses autres pensions cela représente 120.000 francs - au minimum - qui doivent venir de Jean II Rambaud. Comme il a eu au moins cinq enfants, il laisse un héritage d'au moins 600.000 livres.  

Pléville Le Pelley

La famille de Rambaud compte parmi ses membres Georges Pléville Le Pelley, d'une très vieille famille normande, petit-fils du gouverneur de Granville. Le gendre de Jean II Rambaud est corsaire. Il va être gouverneur du port de Marseille, vice-amiral et ministre français de la Marine et des Colonies. Il est né à Granville le 29 juin 1726 et mort à Paris le 2 octobre1805. Son grand-père s'est ruiné au jeu à la cour et son père est un patron de Terre-Neuvas, pas plus riche que les Rambaud à cette époque. D'abord simple mousse, il fait la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), est capitaine Terre-Neuvas, est corsaire lors de la Guerre de Sept Ans (1756-1763). Après la guerre on le retrouve capitaine de port à La Martinique, puis, en 1767, capitaine de port à Marseille. En 1778, Georges-René Pléville Le Pelley fait fonction de lieutenant de vaisseau dans l’escadre Charles Henri d'Estaing sur le vaisseau amiral, le Languedoc. Il participe à toute la campagne et à ses différents combats. Il est chargé par d'Estaing de la vente des prises et du ravitaillement. Georges est un partisan modéré de la Révolution. Pendant la Terreur, il prend le commandement d’une division navale chargée de rapatrier un convoi de ravitaillement bloqué à Tunis, en remplacement de Vence accusé de trahison. Lui et Vence échappent de peu à la mort. Georges est pourchassé comme aristocrate. Robespierre l'accuse de trahison. Heureusement Thermidor va éliminer cette clique de dangereux assassins. Nommé contre-amiral au début de l’année 1797, en juillet Le Pelley est envoyé comme ministre plénipotentiaire, au Congrès de Lille, pour y traiter de la paix. En 1794, il est appelé à faire partie des Comités de Marine et de Commerce de la Convention, où ses conseils sont d’une grande utilité. Peu de temps après, il est nommé chef de division au Ministère de la Marine. Il dénonce la situation catastrophique de la Marine et des Colonies. Le 16 juillet 1797, Georges-René Pléville Le Pelley remplace Laurent Truguet comme ministre français de la Marine et des Colonies. Paul Barras le nomme à cette fonction du fait de ses idées profondément républicaines. Vice-amiral en avril 1798, il démissionne le 27 du ministère car, comme l’écrit l’historienne Monique Le Pelley-Fonteny, il prévoit Aboukir. Le Pelley est nommé sénateur en 1799. Puis, il est un des cinquante premiers titulaires de la Légion d’Honneur, le 2 novembre 1803. L’empereur le nomme grand officier de la Légion d’honneur, en 1804.  

LES DE RAMBAUD À VERSAILLES

Benoît et Agathe Mottet de La Motte

André Thérèse Benoît de Rambaud est né le 13 octobre 1750 à Marseille et baptisé le lendemain à la paroisse des Accoules. Benoît est décédé à l’hôpital de Saint-Louis du Sénégal et inhumé au cimetière européen de cette ville. Le futur écuyer et lieutenant-colonel Benoît de Rambaud est le fils d'un membre de la famille Rambaud appartenant à la bourgeoisie de Marseille, Jean II Rambaud. Benoît, dès l'âge de 14 ans, devient Aide de port à La Martinique, où son beau-frère, le futur ministre Georges Pléville Le Pelley, est capitaine de port. Combattant dans les milices pro-françaises en Corse, il y est à la paix ingénieur-géographe de la Marine. Le 1er septembre 1778, Benoît Rambaud est lieutenant à la Troisième légion des volontaires étrangers de la Marine du colonel d'Agoult. Pour ses compétences, ses actes de bravoure et du fait de ses blessures, il est un officier très apprécié des généraux et amiraux ayant combattu aux Indes. Leurs rapports, dont plusieurs très élogieux de Suffren, lui permettent de devenir le plus jeune chevalier de Saint-Louis et d'obtenir le grade de capitaine. Par contre, il n'est pas décoré de l'Ordre national de Cincinnatus, et du fait des séquelles d'une grave blessure, et de l'attitude des fonctionnaires du ministère de la Marine, il végète deux ans à Versailles. En 1784, il doit être nommé lieutenant-colonel pour effectuer une mission spéciale en Inde, mais cela ne se fait pas. L'année suivante, Benoît de Rambaud se marie avec Agathe Rosalie Mottet. Leur acte de mariage est présenté, avec ceux d'autres habitants de Versailles célèbres, aux archives municipales de cette ville. Il est vrai que les témoins du marié sont Suffren et Thomas Villaret de Joyeuse. Sa femme, Agathe Mottet, va élever le futur Louis XVII de sa naissance à son emprisonnement au Temple. Benoît est nommé capitaine dans le régiment de Pondichéry grâce à l'intervention de la marquise de Polignac, en 1787. Cependant il n'y va pas et devient commandant de la troupe du Sénégal et Inspecteur des affaires de la Compagnie.

Benoît de Rambaud doit aussi gouverner un royaume au coeur de l'Afrique. Sur son dossier militaire, il a également le titre de Commissaire particulier du Sénégal. Le chevalier de Boufflers nous dit que la compagnie du Sénégal ne respecte pas ses engagements vis-à-vis de Benoît. Il ne peut rejoindre le fort Saint-Joseph, à Galam, et décède des fièvres, comme ses hommes, lors de l'expédition pour rejoindre le royaume de Galam. Benoît est l'auteur de Supplément au mémoire sur Trinquemalay, 12 pages, une carte et 2 plans ([1 M 1671]) Messire Benoît de Rambaud, écuyer, fait faire des recherches sur sa famille dans le Dauphiné et à partir de lui tous ses descendants sont dits écuyers ou chevaliers sur tous les documents officiels (registres paroissiaux, état-civil, actes notariés, dossiers militaires... ). Malgré certains auteurs qui parlent de la comtesse de Rambaud et l'arrière-grand-père de l'auteur qui a le titre de baron dans la presse hippique de son temps, la famille n'est pas titrée. Par contre depuis 1786 tous les Rambaud portent une particule sur les actes officiels. Didier Grosdidier des Mathons cite Madame de Rambaud, Agathe Mottet, dans son Armorial Haut-Alpin, parmi les Rambaud de Montgardin, d'Ancelle et de Furmeyer.  

Agathe Mottet, épouse de Rambaud, plus connue sous le nom de Madame de Rambaud, est née à Versailles et est baptisée en l'église Saint-Louis de Versailles le 10 décembre 1764. Agathe est morte à Aramon, dans le Gard, le 19 octobre 1853 et enterrée à Aramon, puis au cimetière Saint-Véran, à Avignon, mais en 1891.

Agathe Mottet se marie se marie vingt jours avant la naissance du duc de Normandie (= Louis XVII), le 7 mars 1785, avec Benoît de Rambaud, protégé de Suffren, ami de Villaret de Joyeuse. Son mari, Benoît de Rambaud, meurt en revenant d’une expédition à Galam, au coeur de l'Afrique Noire, le 5 octobre 1787. Agathe est à Versailles la berceuse des Enfants de France, puis aux Tuileries, elle est attachée à la personne du Dauphin, le futur Louis XVII. Elle est la personne la plus proche de ce prince, comme le rappellera Alain Decaux, de sa naissance au 10 août 1792. Après l'avoir protégé des années pendant les funestes journées révolutionnaires, elle doit s'enfuir des Tuileries ce 10 août, après la prise des Tuileries, avec le fidèle Cléry. Il racontera, dans son Journal, comment ils ont évité de peu les prisons des massacreurs de Septembre. Alors que son cher Dauphin est emmené au Temple, elle demande néanmoins à être emprisonnée avec lui pour pouvoir le servir à nouveau. Puis, Agathe de Rambaud, comme tous les autres fidèles serviteurs de la famille royale, doit se terrer. Elle verra sa fille, Marie Célinie, mourir de privations.

Thermidor sauve Agathe et son fils, prénommé Auguste, comme le roi-martyr. Son beau-frère, Georges Pléville Le Pelley devient amiral et ministre. Le frère d'Étienne Guillaume Picot de Bazus, un autre de ses beaux-frères, le savant Philippe Isidore Picot de Lapeyrouse, est maire de Toulouse. Elle revoit même par la suite son ami, le prince de Poix.

Connaissant le comte de Provence et Artois, elle ainsi que le prince ne s’attendent qu’à de l’ingratitude des frères de Louis XVI sous la Restauration. La naissance de Louis XVII avait contrarié les plans du futur Louis XVIII. Marie-Antoinette avait empêché de peu que son bébé mange du verre pilé introduit dans sa nourriture. Sous la Restauration, Agathe touche néanmoins une pension, qui s’ajoute à ses revenus qui sont d’environ 10.000 francs, somme assez considérable. Elle est invitée régulièrement aux Tuileries et rencontre la duchesse d’Angoulême et surtout la duchesse de Berry, princesse qui fréquente aussi sa cousine, mariée à un Russell de Swallowfield. Avec le général Wellington, cette grande Dame va permettre à Édouard de Warren, cousin d’Agathe, de devenir officier dans l’armée anglaise des Indes.

Madame de Rambaud dans les années 1830 va avoir 70 ans, et même ses rares ennemis disent qu’elle en paraît 10 ans de moins. C’est quelqu’un de très moderne et même si désormais des romans de gare la disent très bigote, ses amis ecclésiastiques lui reprochent de ne pas être catholique pratiquante. La réalité est que sa famille et ses proches sont tous francs-maçons, tout en étant royalistes. Ce qui, à l’époque, était possible en France, comme de nos jours de Madrid à Oslo, et bien entendu à Londres.

Quand en 1834, Naundorf, un étrange personnage venu de Prusse, arrive à Paris et prétend être Louis XVII. Agathe le rencontre et après une série de questions, en arrive à la conclusion qu’il est son prince. Celui-ci va vivre plus d’un an chez elle, en étant malade. Agathe de Rambaud va reconnaître sur son corps les mêmes marques et cicatrices qu'elle avait observées chez le Dauphin et confronter ses souvenirs avec le prétendant. Convaincue de la justesse de sa cause, elle devient l'un des plus fidèles partisans de ce Naundorf et regroupe autour d'elle d'autres anciens proches de la famille royale. Commence alors ce qui sera le dernier combat de sa vie, le plus passionné aussi, pour faire reconnaître son prince et le faire rétablir dans ses droits et prérogatives. Elle n’est en rien sénile. Au contraire, son témoignage pousse ceux qui la connaissent à reconnaître le prince, comme par exemple le comte Charles d’Hozier ou à être fortement ébranlé dans leurs convictions. C’est le cas du duc Sosthène de La Rochefoucauld, sorte de ministre de la culture de Charles X, et espion de la duchesse d’Angoulême, qui n’a aucune envie de partager son énorme héritage. Ou bien encore le comte d’Hozier. Elle n’est en rien intéressée, comme le proclame aujourd’hui des personnes qui ne connaissent pas cette énigme. Bien au contraire, elle se ruine pour son prince, comme le prouvent les actes notariés de sa famille.

Tant de calomnies ont occulté la vérité sur cette femme qu'il importait de lui restituer sa vraie personnalité m’a écrit Georges Bordonove, historien de nos rois. Dans ma biographie de mon ancêtre, Pour l’amour du Dauphin, j’ai essayé de lui restituer sa vraie personnalité. J’ai parlé aussi très longuement de la vie de Louis XVII et ses proches à Versailles, puis aux Tuileries. Et bien entendu j’ai raconté la survie des anciens serviteurs du roi pendant la Terreur. En ce qui concerne l’affaire Naundorff, à partir de nombreux documents en partie inédits, comme l’a écrit Philippe Delorme j’ai essayé de décrire l’ambiance régnant parmi les partisans de la survivance, qui sont souvent des membres de la famille d’Agathe de Rambaud. Celle-ci passe ses dernières années à Avignon, chez sa petite-fille, qui possède un hôtel particulier au pied du palais des Papes. Elle décède dans une métairie appartenant au mari de sa petite-fille à Aramon.  

Auguste et Françoise Gaudelet d'Armenonville

Auguste de Rambaud naît le 11 janvier 1786 et est baptisé le lendemain à la paroisse Saint-Louis de Versailles. Il meurt à Mexico le 9 janvier 1834, à l'âge de 47 ans. Auguste est le fils d'Agathe de Rambaud, qui élève le futur Louis XVII et de Messire André Benoît Thérèse de Rambaud, écuyer, capitaine d'infanterie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. Sa mère vit au château de Versailles avec le Dauphin, la famille royale et les membres de la Maison des Enfants du Roi. Ce roi Louis XVI, dont il va choisir de porter le vrai prénom usuel, et pas ceux de ses oncles, Georges Pléville Le Pelley et Benoît Mottet de La Fontaine. Auguste est orphelin très jeune et presque dès sa naissance, il est élevé par sa tante Marie Madeleine Mottet (1767-1817). Pendant ce temps, sa mère a été plus qu’une mère pour le futur Louis XVII, comme l'écrit l’historien Alain Decaux. Son oncle est Messire Pierre de La Brousse de Senesac, écuyer, seigneur de Bontems, maréchal des logis de Messieurs les gardes du corps du Roy (= capitaine de 1ère classe dans l'armée), compagnie du Luxembourg, chevalier de l'ordre militaire royal de Saint Louis. Auguste est élevé avec sa soeur, Madeleine Célinie de Rambaud et le futur colonel-baron Louis de La Brousse (1788-1842). Hélas, son oncle doit émigrer fin 1790. Il est colonel à l'armée de Condé pendant 8 ans[38]. Auguste est alors élevé par son grand-père, Louis Melchior Mottet (1735-1811), ancien commissaire-général (= chef d'escadre) de la Marine. Après la fuite de sa mère, le 10 août 1792, racontée par Cléry, ils essaient de se cacher à Paris [2]. Mais sa soeur meurt pendant la Terreur. Le cauchemar se termine et Auguste devient le 22 janvier 1804, employé au Ministère de la Marine, puis commissaire de 1ère classe à Toulon. Mais, la Marine française n'existant plus, en dehors des ports et de quelques navires corsaires, Rambaud accepte un poste de contrôleur des contributions directes, le 8 novembre 1810.

Royaliste, Auguste de Rambaud suit Louis XVIII à Gand. Le roi le nomme commissaire de guerre-adjoint titulaire et il est fait chevalier de la légion d’honneur. Hélas, il semble avoir comploté avec Chateaubriand lors de la Conspiration du bord de l'eau. Le ministre, le duc de Feltre, recommande de le nommer à Paris, en 1816, pour mieux l'observer. Il annote dans son dossier : sujet dangereux… à surveiller. Il est d'ailleurs mis en demi-solde le 16 octobre 1818.

Auguste de Rambaud qui vient de se marier à Françoise Gaudelet d'Armenonville le 8 juillet 1817[39] devient secrétaire du gouvernement de Versailles. Le prince de Poix, ami de sa mère, étant très malade à Mouchy, Auguste de Rambaud le remplace comme gouverneur de la Maison royale de Versailles et de Trianon, lieutenant général, marguillier d'honneur de la paroisse et secrétaire général du gouvernement de Versailles[40]. C'est dans l'ancien hôtel particulier de la Pompadour que naît son fils, Ernest de Rambaud. Comme va l'écrire sa mère, Agathe Mottet à Charles X : celui qui était à tous égards son bienfaiteur décède le 15 février 1819. Elle dit aussi qu'il s'est à cette époque déterminé à passer dans l'Inde où une puissante famille pouvait lui assurer quelque ressource pour améliorer son sort. Toutefois si sa famille occupe aux Indes, qui est presque anglaise, des fonctions importantes dans l'administration et l'armée du protectorat britannique d'Hyderabad, il n'obtient pas la restitution de la loge française de Cassimbazar[41]. Dans la réalité, il est envoyé par le roi en 1820 aux Indes en tant que directeur de cette loge[42] et il ne peut la récupérer dans cette tâche comme son prédécesseur. Auguste ne peut récupérer son poste à son retour en France. Il devient juste agent comptable des vivres, à Vendôme, à partir du 1er juin 1824. Il quitte sa femme et ses enfants pour se rendre en Amérique, où il donne des leçons de français et est traducteur. Auguste de Rambaud est mort à Mexico le 17 juillet 1834[43].  

Françoise Gaudelet d'Armenonville est née le 9 mars 1800 (18 Ventôse An VIII) rue Longue à Morlaix, section de la Roche. La rue où habitent les riches négociants de la ville. Témoin à sa naissance son oncle Raimond Gouïn, négociant à Morlaix et son frère Henri Jacques Gouïn, négociant à Tours, chevalier de la L.H., né le 14 février 1758, maire de Tours depuis 1795, député en 1815. Elle est élevée à Morlaix, puis à Paris et à Meaux. Voici son portrait par Candide Blaize (1795-1855) qui a peint aussi Georges Sand en 1830. Elle est la petite-fille de Jean-Baptiste III Gaudelet d'Armononville et d'une Vergier du Poue (descendante des Lantivy), côté paternel. Son grand-père maternel Armand Joseph Dubernad est cousin avec le ministre François Cabarrus et sa fille, Madame Tallien qui est devenue la princesse de Chimay. Il est cousin aussi avec les Lesseps, L'un de ses fils est le beau-frère du général Moreau et de l'amiral Bergeret.

Thérèse se marie à 17 ans à peine, à Paris, avec Auguste t de Rambaud et a deux enfants. Son mari n’est pas souvent là. Il voyage aux Indes, puis part au Mexique où il meurt en 1834. Elle a 34 ans. Il ne lui laisse que des demi-pensions relativement peu importantes. Heureusement, elle touche une pension de 600 francs. car sa belle-mère a élevé Louis XVII de sa naissance au 10 août 1792. Thérèse confie sa fille à cette dernière et envoie son fils dans des pensionnats.

Elle se remarie avec le comte Henri d'Allonville, qu’elle devait connaître depuis longtemps. En effet, elle est présente est présente au mariage du Capitaine Frédéric François Le Pippre avec Elisabeth Augustine Groult Desrivières, sa cousine germaine, le 28 août 1820 à Hanches (Eure et Loir). Les d’Allonville sont présents notamment Charles et son fils. Ils sont cousins avec les Groult des Rivières par les Petau et originaires de Montfort l’Amaury. Henri est le descendant d'une des plus anciennes et prestigieuses familles de la noblesse française, qui a payé cher sa fidélité au Roi Louis XVI. Celui-ci paie les études de son beau-fils et offre une dot importante à sa belle-fille, mais il ne sera pas présent au mariage de celle-ci. Car le comte et sa femme sont des anti-naundorfistes toujours prêts à critiquer Agathe de Rambaud et le fiancé est Naundorfiste et roturier.

Thérèse habite le château de la Hauteville (canton de Houdan). La ferme se compose de 150 hectares de terres et des bois. Elle vit aussi une partie de l'année dans son hôtel particulier, 9, boulevard de la Reine, à Versailles en 1844, à l'entrée du parc, à côté du bassin de Neptune. Ils possèdent également un appartement à Paris. A cette date, elle est dite propriétaire et rentière. Elle est décédée en sa nouvelle demeure (après 1851) : 9, rue Neuve Notre Dame, à Versailles, le vendredi 30 mars 1877. Elle transmet par héritage des vignes à Montlouis à son fils Ernest. Elle a été enterrée après le 30 mars 1877 à Versailles. Au 9, rue Neuve Notre Dame, à Versailles, ses domestiques en 1876, sont Adèle Borchet, née Halliot, qui a 46 ans et née à Holtein en Alsace et Louise Széron, qui a 24 a 26 ans et est née à Lanion, dans les Côtes du Nord. Sa voisine est la vicomtesse Guidoboni, née Fanny Lowel, une Anglaise.  

Ernest et Marguerite Le Clerc de Pulligny

Ernest de Rambaud est né à Versailles, dans l’hôtel du Gouvernement (ancien hôtel particulier de la Marquise de Pompadour), et est décédé en son château de La Hauteville le 25 février 1899[44]. Il est inhumé au cimetière Saint-Louis de Versailles le 2 mars 1899.

Ernest est le fils d'un commissaire administrateur des guerres, Auguste de Rambaud (1786-1834)[44] et de Françoise Gaudelet d'Armenonville (1800-1877)[45]. Son père est écuyer et officier, comme son grand-père avant lui. Il va mourir jeune à Mexico. Sa mère se remarie le 18 novembre 1834 avec le comte Amédée d'Allonville (1804-1885), descendant d'une des plus anciennes familles de la noblesse française[44]. Comme presque tous les hommes de sa famille, Ernest veut être officier. Son beau-père, Saint-Cyrien de la promotion 1820-1822, lui conseille de devenir polytechnicien. Après avoir réussi son examen, comme il est l'un des meilleurs élèves de sa promotion il est accepté à l'École d'application du Corps Royal d'État-Major [45]. Mais le choix cette école et celui courageux de sa grand-mère, Agathe de Rambaud, de soutenir celui qu'elle reconnaît comme étant Louis XVII, font que sa carrière va être bloquée.

Sous le Second Empire, il reconnaît un fils de Naundorf comme étant le prétendant légitime au trône. Après la proclamation de la IIIe République il séjourne au château de Frohsdorf. Le comte de Chambord, Henri V de France, lui fait cadeau de l'une de ses bagues. Et puis son ami le général marquis Gaston de Galliffet, prince de Martigues, ne devient Ministre de la Guerre que quatre mois après sa mort. Donc il n'est pas général. Il fait pourtant toutes les guerres du Second Empire. Il est même des conjurés qui font la Campagne de Paris en 1851, doux euphémisme qui peut se traduire par le coup d'état du futur Napoléon III[45]. Ernest est tour à tour aide de camp du général de Grouchy, de son cousin le général comte d'Allonville, du maréchal Baraguey d'Hilliers. Ils l'apprécient beaucoup et demande en vain de l'avancement pour lui[46]. Être aide de camp est, à cette époque là, très dangereux.

A l'étranger, du fait de ses actions courageuses et efficaces lors de trois des cinq batailles décisives de la Guerre de Crimée (1854-1856), il est l'un des rares non-Britanniques décoré de la Crimea Medal avec trois agrafes officielles (et pas des non autorisées françaises !)[45]. Il est vrai que c'est son unité qui sauve les survivants de la Brigade Légère après sa célèbre charge[45]. En Italie, Rambaud à Magenta (4 juin 1859) apporte la grande nouvelle de la victoire à Napoléon III[44]. Quelques jours plus tard, après la victoire de Melagno (10 juin 1859) dans un rapport, devenu historique même à l'étranger[47] le maréchal Baraguey d'Hilliers le recommande à nouveau à la bienveillance de l'empereur. Il trace avec d'autres anciens élèves de l'École d'État-Major les plans de la victoire de Solferino.

En Italie, devient l'ami d'un certain Henri Dunant. Certes, Ernest est enfin nommé chef d'escadron[44]. Il est fait officier de l'ordre impérial de la Légion d'Honneur, et reçoit la médaille d'Italie[45][48]. Mais comme pour la Crimée, c'est un pays étranger qui lui décerne la plus belle récompense. Vittorio Emanuele II di Savoia, roi d'Italie lui attribue la dignité de chevalier dans l'Ordre de Saint-Maurice & Saint-Lazare[45].

En 1870, il est sous Metz, chef d'état-major de la division Grenier et il est trois fois à l'ordre l'ordre de son corps d'armée[44][4]. Longtemps, les braves gens, soutenus par la présence du général Grenier et de son chef d'état-major, le lieutenant-colonel de Rambaud, se sont défendus contre les Allemands[49]. Mais Ernest de Rambaud est grièvement blessé. Il est très bien soigné en Allemagne, ce qui le surprend.

Il ne combat pas les Communards. Mais en 1872, le général Changy l'appelle à Tours comme sous-chef d'état-major général. Il concourt alors à la réorganisation du 9e corps[45] et installe en 1872 l'important camp militaire du Ruchard[44]. Ce sont ses derniers services : l'heure de la retraite sonne pour lui. Il vit ses dernières années au château de La Hauteville et à Versailles, ville qui l'avait vu naître. Du fait de son amitié avec Dunant et des liens de ce dernier avec les derniers d'Allonville, il est directeur du service hospitalier de la Croix-Rouge. À La Hauteville, il exploite ses terres et ses bois.

Ernest de Rambaud est malgré les idées légitimistes d'une partie de sa famille et de son beau-père, Amédée d'Allonville, un officier qui prend part à toutes les campagnes du Second Empire. D'ailleurs sur tous ses portraits et l'unique photo que nous connaissons de lui il porte une moustache en pointe et la forte barbiche au menton, comme l'empereur. Ernest a écrit : Reconnaissance dans l'Ille-et-Vilaine et Mémoire sur un levé de la ville de Rennes, par le lieutenant d'état-major E. de Rambaud, septembre 1844, 39 pages et levé (1 M 1239). Il est aussi l'auteur de Route d'Allemagne, de Pantin à Villeparisis, par le lieutenant d'état-major E. de Rambaud, 15 novembre 1845, 43 pages, tableau statistique et levé à vue (1 M 1293).  

Le 1er octobre 1867, Ernest est disponible. Il en profite pour épouser Marguerite Le Clerc de Pulligny, fille de Frédéric Le Clerc et Marie Eugénie Meusnier, le 2 mars 1868 à Versailles. Marguerite est née le 22 juillet 1845 à Tours. Elle a 23 ans, est très jolie, lui par contre a 49 ans. C'est la fille aînée d'un clinicien français, assez connu à cette époque, élevé et considéré comme son fils par le célèbre Pierre-Fidèle Bretonneau (1778-1862). Son beau-père est médecin en chef de l'hôpital général de Tours, professeur à l'école de médecine de Tours, chargé de la chaire d'histoire naturelle. Le trousseau de Marguerite est d'une valeur de 5000 francs, sa dot de 50 000 francs C'est une famille figurant sur L'armorial de Rielstrap (Tome I p. 432), armoiries du 28 mai 1623. Leurs cousins proches sont les comtes Leclerc de Pulligny. Marguerite descend par les femmes de grandes familles de la noblesse médiévale. Leur mariage fait l'objet d'un page entière dans le Calendrier de la noblesse de Touraine de 1868, de Carré de Busserolles. Il est cité dans la Revue héraldique, historique et nobiliaire, de 1868. La généalogie de la famille Le Clerc de Pulligny figure aussi bien entendu en bonne place dans cet ouvrage très connu. Voici le texte de leur acte de mariage :

Du lundi 2 mars 1868, 11h.30 et 1/2 du matin, acte de mariage de Auguste Louis Ernest de Rambaud, lieutenant colonel au corps d'état-major, officier de la légion d'honneur, demeurant à Versailles, rue Jouvencel 21, né en cette ville le 1er février 1819, fils majeur de Benoît Augustin Georges de Rambaud, ancien commissaire des guerres, décédé et de Thérèse Françoise Gaudelet d'Armenonville, sa veuve, aujourd'hui épouse de Monsieur d'Allonville, propriétaire avec elle, demeure à Versailles, avenue de Saint-Cloud, 15, ici présente et consentante. Et Marguerite Marie Eugénie Le Clerc, sans profession, demeurant avec ses père et mère à Tours (Indre et Loire), où elle est née le 19 juillet 1845, fille majeure de Louis Joseph Frédéric Le Clerc, docteur en médecine, médecin en chef à l'hôpital de Tours et de Marie Meusnier, son épouse, ici présents et consentants.

Lesquels futurs époux, le mère du futur et les père et mère de la future ont à l'instant représenté le certificat délivré le 29 février dernier par Maître Cabaret, notaire à Paris, constatant que le contrat de mariage des futurs a été passé le même jour devant le dit Maître Cabaret qui en a gardé minute. Nous, adjoint au maire de Versailles, vu :

les actes de naissance du futur, l'acte de décès du père du futur, la permission à lui donnée par le ministre de la guerre à l'effet de contracter le mariage dont il s'agit, le certificat de publication fait à la mairie de Tours sans opposition, les 9 et 16 février dernier les publications faites en cette mairie sans opposition les mêmes jours... A près avoir donné lecture aux parties comparants assistés ci- après nommés, des actes énoncés relatif à l'état et aux formalités de mariage ainsi que le chapitre six du titre de mariage sur les droits et devoirs respectifs des époux, avons reçu la déclaration de Auguste Louis Ernest de Rambaud qu'il prend pour épouse Marguerite Marie Eugénie Le Clerc et de la part de celle-ci qu'elle prend pour époux le dit de Rambaud. En conséquence nous avons déclaré au nom de la loi qu'ils étaient liés unis en mariage.

Tout ce qui a été fait en présence de Étienne Guillaume Ferdinand baron Picot de Buissaizon, propriétaire âgé de 58 ans, demeurant à Versailles, rue Neuve 31, cousin de l'époux, de Simon Louis François Boré-Verrier, major au régiment de carabiniers de la Garde, officier de la légion d'honneur, âgé de 46 ans, demeurant à Paris, avenue de la Tour Maubourg 36 ans, ami de l'époux, de Augustin Victor Le Clerc de Pulligny, propriétaire, âgé de 50 ans demeurant à Paris, rue Saint Florentin 4, cousin de l'épouse, et de Joseph Jules Eugène Géraudon, général de division, grand officier de la légion d'honneur, commandant la 18e Division Militaire de Tours, y demeurant, âgé de 64 ans, ami de l'époux, lesquels ont avec les époux, la mère de l'époux, les père et mère de l'épouse et nous l'adjoint faisant fonction d'officier municipal...

La dot est de 50.000 francs, de trousseau de 5.000 francs. Ernest hérite du château de La Hauteville. C'est beaucoup et c'est très peu. Ernest déclare avoir 6.000 francs d’armes et de chevaux… La solde d'un sous-lieutenant est inférieure au salaire des ouvriers parisiens les mieux payés. Celle d'un lieutenant-colonel d'état-major ne permet pas d'aller à toutes les réceptions, d'en donner et d'élever une famille. Avant le mariage la famille de la mariée doit prouver qu'elle est respectable et surtout suffisamment riche pour pourvoir aux frais du jeune ménage. Son contrat de mariage est fort long, donc nous nous contenterons de mentionner les signataires, car presque tous ont une biographie intéressante ou sont d'une famille qui n'est ni très riche, ni de la grande aristocratie, mais qui a laissé une trace dans l'histoire.  

Mme Amélie David, sa cousine, Mme Rogeard, c'est Élisabeth Sophie Gouïn (1799-1881), épouse de Nicolas Rogeard, nièce de Henri Jacques Goüin-Moisant et belle-mère de Charles Lucas La famille Gouïn, originaire de Rennes et de ses environs, est l'une des plus célèbres de Touraine, notamment du fait de l'hôtel Gouïn. Sa mère, une Dubernad est la grand-tante d’Ernest de Rambaud. M. le général de division de Géraudon (1803-1881), commande la 18e division territoriale (Tours, Le Mans, Blois, Poitiers) est son supérieur et son ami.Il est comte et Saint-Cyrien. Fils comme Ernest d'un Commissaire des guerres, il est l'un des responsables du coup d'état de décembre 1851. M. le baron Picot de Buissaizon, son cousin et ami,est le neveu du baron Étienne Guillaume Picot de Bazus et aussi du savant Philippe-Isidore Picot de Lapeyrouse M. Verrier, major au régiment des carabiniers de la Garde impériale, et Mme Verrier, amis. François Boré-Verrier, major au régiment de carabiniers de la Garde, officier de la légion d'honneur, âgé de 46 ans, demeurant à Paris, avenue de la Tour Maubourg Famille éteinte du fait le la 1èreguerre mondiale. En 1876, il est général, commandant la 1ère brigade de cuirassiers. M. et Mme A. Le Pippre, capitaine d’état-major, cousins et amis. Aymar Le Pippre (1827-1904) est le petit-fils du grand-oncle d'Ernest, le général-comte Louis Groult des Rivières. Il est l’auteur du Guide pour la préparation des transports de troupes par les chemins de fer en temps de guerre[50] et sa femme, Thérèse Delpla, veuve du comte Marc Carthy, cousin germain du maréchal Bugeaud. Aymar Le Pippre va se remarier avec leur fille Caroline Marc Carthy (1827-1889), elle-même veuve du général Eugène Daumas, directeur des Affaires en Algérie et spécialiste mondialement connu des races de chevaux et auteur de livres également sur l’Afrique du Nord. Les Le Pippre de Tinques figurent sur l’Armorial de Montfort-l’Amaury et étaient amis avec la duchesse de Berry et Madame de Tourzel. Les Mac Carthy descendent directement de Mogh Nuadbad, roi de Momonie (Irlande), tué à la bataille de Moylena, en 192[51]. Ils sont officiers du XVIe au XIXe, négociants en vins à Bordeaux à la fin du XVIIIe et négociants en vins à Bordeaux à la fin du XVIIIe. Louis XVI reconnaît leurs origines anciennes. Ils ont donc le droit aux honneurs de la Cour. Thérèse Delpla, Mme A. Le Pippre, est la fille de Justin Delpla, armateur corsaire de Bordeaux, qui acheta le Château de Latour-Camblanes et les vignes, en 1800. M. S. Le Pippre, ami et cousin. Septime Le Pippre (1833-1871) est né chez la comtesse des Rivières, née Gaudelet d'Armenonville, son aïeule, grand-tante d'Ernest de Rambaud, à Montfort-l'Amaury. Côté Marguerite Le Clerc de Pulligny :

Mme Veuve E. Le Clerc, son aïeule. Emmanuelle Aimée du Chastel est née le 10 juin 1790 à Chouzé-sur-Loire. Elle se sépare d'avec son mari en 1823. Elle vit Pierre Bretonneau, qui élève Frédéric et Marguerite comme s'ils étaient son fils et sa petite-fille. Le blason des du Chastel est D'argent à deux tours crénelées d'azur, accompagnées en pointe d'un léopard de gueules et en chef d'une étoile de sable. Elle est la cousine de Gaspard Séverin Duchastel qui va voter contre la mort du roi, très malade et porté par ses camarades girondins. Mlle Jeanne Le Clerc, sa sœur., M. le comte et Mme la comtesse de Pulligny, son cousin. Victor Le Clerc de Pulligny (1818-1906) est fait comte héréditaire palatin du palais du Latran, en février 1857. Il obtient avec son frère de relever le nom de Pulligny le 18 mars 1852. Tous deux y seront légalement autorisés par décret impérial du 25 Juin 1860 et décret du Conseil d'État du 3 août 1861. Les Le Clerc de Pulligny sont une famille citée dans le Nobiliaire de Normandie, d'Édouard Drigon de Magny. Augustin se marie avec Pauline Elizabeth de Fussey, le 17 mai 1852, à Paris. Elle est la fille du comte Jean Baptiste Édouard de Fussey, illustre veneur, pour l’Encyclopédie de la vénerie. Chérin envoie un mémoire où il conclut : La famille de Fussey passe avec raison pour l’une des plus anciennes de Bourgogne, où elle est connue depuis plus de 500 ans. Sur le vu de ce mémoire le marquis de Fussey avait eu le droit aux honneurs de la Cour. Le colonel Arnaud précise qu’ils portent :D'argent, à une fasce de gueules, accompagné de 6 merlettes de sable, 3 en chef rangées, et 3 en pointe, 2 et 1 (Bourgogne Lorraine). C’est en réalité une famille originaire du Barrois et il est amusant de constater qu’après 200 ans en Touraine après les Le Clerc n’ont pas oublié leurs origines. Gustave Chaix d’Est Ange, dans son Dictionnaire des Familles françaises, cite parmi les principales alliances de la famille Fussey, ce Le Clerc de Pulligny et indique que sa femme est veuve d'Hippolyte Frédéric Ladureau de Belot, dont elle a eu un fils qui est élevé pendant 10 ans par son beau-père Victor Le Clerc de Pulligny. Ce Léon Ladureau de Belot se marie avec l’une des petites-filles de Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur (l’une des Petites Filles modèles), Camille de Malaret (1848-1883). Hélas, ce n'est pas un mariage heureux ! Camille dès son plus jeune âge a des problèmes de santé. Elle meurt à 34 ans et leur fils peu de temps après. Victor est Président du C.A. du Chemin de Fer de Lyon à la Croix-Rousse[52]. Il meurt en 1906. La comtesse est morte dès 1875. M. et Madame la vicomtesse de Pulligny, sa cousine. Félix Leclerc de Pulligny (1821-1893). Les Huvé de Garel portent : D'argent, à un chevron d'azur accompagné de 3 merlettes de même. (Vexin) La plupart des membres de cette famille étaient architectes du roi[53]. Félix est le père de Jean Leclerc de Pulligny, polytechnicien comme Ernest et beaucoup de membres de sa famille. M. le comte et Mme la comtesse Frédéric du Châtel, son cousin et sa cousine. Ernest est aussi présent au mariage le 18 avril 1868, à Avignon, de sa nièce Félicité Louise Verger, la fille de sa sœur Ernestine de Rambaud, avec Eugène Gaillard de Saint-Germain, receveur particulier des finances, ancien officier. L'acte précise qu'il est domicilié à l'époque à Versailles.

Le lieutenant-colonel Ernest de Rambaud rejoint le camp de Chalons le 31 mai 1868[54] après 8 mois de disponibilité. C’est Baraguey d'Hilliers qui commande le camp de Chalons.

Le 4 février 1869 naît 24 rue Neuve, Germaine de Rambaud, son premier enfant. Il est chef d'état-major de la 7e division militaire. Le parrain est Édouard, vicomte de Vezet, d'une famille de la noblesse franc-comtoise, originaire de Vuillafans, où elle est citée dès 1394. Cet ami va être le commandant d'un bataillon de mobiles du Doubs pendant la guerre de 70.

Le 18 mai 1870 naît au 35 rue de l'Impératrice (actuellement rue Jeanne d'Arc), à Rouen, son fils Jacques. Le parrain est son ami Henry Eugène Séguineau de Préval, polytechnicien comme lui. Il était en Crimée, à Solferino et Magenta, avec lui. Ami de Dunant, il signe comme plénipotentiaire de l'empereur Napoléon III la Convention des blessés de guerre à Genève qui crée la Croix-Rouge (1863-1868). Il est Intendant militaire de Rouen. Ernest, futur directeur des services hospitaliers de la Croix-Rouge, l'aide déjà à développer les services de la C.R.. Il est chef d'état-major de la 2e division militaire ce qui lui donne beaucoup de pouvoirs administratifs. Nous les retrouverons dirigeant la C.R. française après la guerre.

Le 16 juillet 1870, Ernest est chef d'état-major de la 2ème division d'infanterie du 4ème corps d’armée du Rhin[45].  

AU XXE SIÈCLE ET AU XXIE

Marguerite Le Clerc-de Rambaud décédera bien des années après à La Hauteville, et sera enterrée à ses côtés.

Ses fils font toute la guerre de 14, malgré leur âge avancé, comme son petit-fils, Gérard de Rambaud, volontaire à 17 ans, gazé à l'ypérite. Sur ses cinq petits-neveux : Roger Gaillard de Saint Germain (1872-1917), directeur du Crédit Lyonnais, est mort pour la France. Ulric (1875-1945), est chef d'escadron d'artillerie. Raoul (1879-1951), officier de la Légion d'honneur, croix de guerre, est chef d'escadron de cavalerie. Gaston (1884-1915) fait partie de la première génération d'Action française. Il est mort pour la France, comme capitaine au 24e R.I.. Sa petite-nièce, Yvonne Gaillard de Saint Germain (1888-1940) apprend en 1916 que son mari René Saint-Chapelle est mort lors des combats pour le fort de Vaux. Elle se remarie bien plus tard avec le comte Michel Hurault de Vibraye (1877-1949), co-héritier du château de Cheverny. Leur cousin, le lieutenant-colonel Henry Mottet de La Fontaine, est tué le 5 août 1917 à la bataille de Klein Zillebeke. Ce Mottet, arrière-petit-fils du grand-oncle d'Ernest est venu défendre le pays de ses ancêtres. Plusieurs autres Mottet de La Fontaine revenus s'établir en France finiront leurs vies dans les camps nazis,du fait de leurs origines en partie britanniques. La famille n'est toujours pas éteinte malgré un millénaire d'existence.


NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. Histoire générale de Dauphiné, Nicolas Chorier, P. Charvys, 1661.
  2. L'Europe des États barbares Ve-VIIIe siècles, Jean-Pierre Leguay, 2002, Lucien Bély.
  3. Jones, A.H.M., Martindale, J.R. The Prosopography of the Later Roman Empire, Vol. I: AD260-395, Cambridge University Press, 1971
  4. II. Romeinen in Deusone
  5. Handbook to Life in Ancient Rome, Oxford paperbacks, Lesley Adkins, Roy A. Adkins, Oxford University Press, 1998.
  6. State, Paul F., A Brief History of the Netherlands, Infobase Publishing, 2008.
  7. Revue historique, Numéros 605 à 606, Odile Krakovitch, Librairie G. Bailleère, 1998.
  8. ROMAE et AVGVSTO : à ROME et AUGUSTE
  9. Christol, Michel, Essai sur l'évolution des carrières sénatoriales dans la seconde moitié du IIIe siècle ap. J.C. (1986).
  10. Recherches sur les costumes, les moeurs, les usages religieux, civils et militaires des anciens peuples d'après les auteurs célebres, et les monuments antiques...: revu et corrigé d'après les remarques de l'Institut national, Joseph Malliot, P. Didot l'ainé, an XII, 1804.
  11. L'Esprit des journaux, françois et étrangers, Société de gens-de-lettres, Valade, 1782.
  12. Recherches sur les costumes, les moeurs, les usages religieux, civils et militaires des anciens peuples d'après les auteurs célebres, et les monuments antiques...: revu et corrigé d'après les remarques de l'Institut national, Joseph Malliot, P. Didot l'ainé, an XII, 1804.
  13. Volume 1 de Géographie historique et administrative de la Gaule romaine, Auguste Longnon, Ernest Desjardins, Hachette et cie, 1876.
  14. Un nouveau procurateur à Aime en Tarentaise. Savoie, Alain Canal, François Bérard, Gallia, Année 1995, Volume 52, pp. 343-358.
  15. Francia; Forschungen zur Westeuropaischen Geschichte, Volume 10, Deutsches Historisches Institut (Paris, France), Germany (West). Bundesministerium für Bildung und Wissenschaft, W. Fink 1983.
  16. Londres, 1714.
  17. Histoire des empereurs et des autres princes qui ont régné durant les six premiers siècles de l'Eglise, ... justifiée par les citations des auteurs originaux. Avec des notes pour éclaircir les principales difficultez de l'histoire, Volumes 3 à 4, Louis-Sebastien Le Nain de Tillemont, Eugene Henry Fricx, 1732.
  18. Ausonii professores, 2-6.
  19. Francia; Forschungen zur Westeuropaischen Geschichte, Volume 10, Deutsches Historisches Institut (Paris, France), Germany (West). Bundesministerium für Bildung und Wissenschaft, W. Fink 1983.
  20. Alethius: quaestor or grammaticus ? The Problem of Titulature in Claudian’s carmina minora, Antonio Honorato octogenario quaestorum imperialium scrutatori sagacissimo, Altay Coskun (University of Oxford)
  21. Francia; Forschungen zur Westeuropaischen Geschichte, Volume 10, Deutsches Historisches Institut (Paris, France), Germany (West). Bundesministerium für Bildung und Wissenschaft, W. Fink 1983.
  22. Histoire des empereurs: et des autres princes qui ont régné durant les six premiers siècles de l'église, de leurs guerres contre les Juifs, des écrivains profanes, & des personnes les plus illustres de leur temps. Justifiée par les citations des auteurs originaux, Louis-Sébastien Le Nain de Tillemont, Charles Robustel 1720.
  23. Histoire litteraire de la France: ou l'on traite de l'origine et du progrès, .... Qui comprend le cinquième siècle de l'eglise, Ordo Sancti Benedicti Congregatio Sancti Mauri, Paulin Paris, Palmé, 1865.
  24. Histoire litteraire de la France: ou l'on traite de l'origine et du progrès, .... Qui comprend le cinquième siècle de l'eglise, Ordo Sancti Benedicti Congregatio Sancti Mauri, Paulin Paris, Palmé, 1865.
  25. Francia; Forschungen zur Westeuropaischen Geschichte, Volume 10, Deutsches Historisches Institut (Paris, France), Germany (West). Bundesministerium für Bildung und Wissenschaft, W. Fink 1983.
  26. Le grand dictionnaire historique ou Le melange curieux de l'Histoire sacrée et profane ..., Volume 4 Jean Desaint, P. Alexandre Le Prieur, Charles Saillant, Antoine Boudet, Illustré par François Boucher, Thomassin, Tardieu, Desmarets, Éditeur chez les libraires associés Le Mercier, Desaint & Saillant, Jean-Thomas Herissant, Boudet, Vincent, Le Prieur, 1759.
  27. Histoire religieuse et monumentale du diocèse d'Agen, Volume 1, Abbé Barrère, Achille Chairou, 1855.
  28. Recherches sur l'histoire de Lyon du Ve siècle au IXe siècle (450-800), Alfred Coville, A. Picard, 1928.
  29. Revue des sociétés savantes des départements, Volume 1, Éditeur Ministère, 1859.
  30. Revue des sociétés savantes des départements, Volume 1, Éditeur Ministère, 1859.
  31. Le Diocèse de Lyon, Volume 16 de Histoire des diocèses de France. Nouvelle série, René Fédou, Henri Hours, Bernard de Vrégille, Beauchesne 1983.
  32. Volume 15, Recueil des inscriptions chrétiennes de la Gaule antérieures à la Renaissance carolingienne, Françoise Descombes, Nancy Gauthier, Henri Irénée Marrou, Centre national de la recherche scientifique, 1975.
  33. Recherches sur l'histoire de Lyon du Ve siècle au IXe siècle (450-800), Alfred Coville, A. Picard, 1928.
  34. Lugdunum Christianum: Lyon du IVe au VIIIe s. : topographie, nécropoles et édifices religieux Volume 69 de Documents d'archéologie française, Jean-François Reynaud, Editions de la Maison des Sciences de l'Homme, 1998.
  35. Francia; Forschungen zur Westeuropaischen Geschichte, Volume 10, Deutsches Historisches Institut (Paris, France), Germany (West). Bundesministerium für Bildung und Wissenschaft, W. Fink 1983.
  36. Violentia und potestas in germanischen und römischen Personennamen.
  37. Histoire civile ou consulaire de la ville de Lyon, justifiée par chartes, titres, chroniques... avec la carte de la ville, comme elle était il y a environ deux siècles, Ménestrier, Claude-François (1631-1705), N. et J.-B. de Ville (Lyon) 1696.
  38. Source : Vita s. Domitiani Genèse et évolution du deuxième royaume burgonde (443-534): les témoins archéologiques, Volume 2, Volume 1402 de BAR international series, Katalin Escher, Archaeopress, 2005.
  39. Eglise et société chrétienne d'Agobard à Valdès, Volume 10 de Collection d'histoire et d'archéologie médiévales, Michel Rubellin, Presses Universitaires Lyon, 2003.
  40. Histoire ecclésiastique et civile de Verdun: avec le pouillé, la carte du diocèse et le plan de la ville en 1745, Volume 1, Nicolas Roussel, Contant-Laguerre, 1863.
  41. Norbert Wagner: Namenkundliches zur Herkunft des großthüringischen Königsgeschlechts. In: Beiträge zur Namenforschung 1981.
  42. Histoire politique et religieuse de Verdun, Charles Jussy, Nabu Press 2012.
  43. Histoire politique et religieuse de Verdun, Charles Jussy, Nabu Press 2012.
  44. Histoire de la fonction publique en France, Volume 1, Marcel Pinet, Nouvelle librairie de France, 1993.
  45. Les familles aristocratiques de l'Albigeois au VIème et VIIème siècle.
  46. La famille et la jeunesse de Didier, évêque de Cahors
  47. La famille et la jeunesse de Didier, évêque de Cahors
  48. Les familles aristocratiques de l'Albigeois au VIème et VIIème siècle.
  49. Jean-Mamert Cayla, Perrin-Paviot, Histoire de la ville de Toulouse depuis sa fondation jusqu'à nos jours, Bon et Privat, 1839.
  50. Traditio, Volume 13, Institute of Research and Study in Medieval Canon Law, Johannes Quasten, Stephan Kuttner, Fordham University Press, 1957.
  51. Les familles aristocratiques de l'Albigeois au VIème et VIIème siècle.
  52. <nowiki><nowiki><nowiki><nowiki><nowiki>''Les religieuses dans le cloître et dans le monde des origines à nos jours,''</nowiki></nowiki></nowiki></nowiki></nowiki> Volume 4 de Travaux et recherches, Centre européen de recherches sur les congrégations et ordres religieux, Volume 2 de Actes du ... colloque international du CERCOR, Centre Européen de Recherches sur les Congrégations et Ordres Religieux, Nicole Bouter, Centre Européen de Recherches sur les Congrégations et Ordres Religieux, Université de Saint-Etienne, 1994.
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  55. Bulletin de la Société d'archéologie, sciences, lettres et arts du département de Seine-et-Marne... 1873 (VOL7)-1874.
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  58. <nowiki><nowiki><nowiki><nowiki><nowiki>''Famille et pouvoir dans le monde franc (VIIe-Xe siècle): Essai d'anthropologie sociale'', Volume 33 de Publications de la Sorbonne: Histoire ancienne et médiévale, Régine Le Jan, Publications de la Sorbonne, 1995.</span> </li> <li id="cite_note-60">[[#cite_ref-60|↑]] <span class="reference-text">Barbara H. Rosenwein, <nowiki><nowiki><nowiki><nowiki><nowiki><nowiki>''Negotiating Space: Power, Restraint, and Privileges of Immunity in Early''</nowiki></nowiki></nowiki></nowiki></nowiki> 1999.
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  64. Hervé Pinoteau, <nowiki><nowiki><nowiki><nowiki><nowiki>''La symbolique royale française, Ve - XVIIIe siècle''</nowiki></nowiki></nowiki></nowiki></nowiki>, P.S.R 2004, p. 45.
  65. Hervé Pinoteau, <nowiki><nowiki><nowiki><nowiki><nowiki>''La symbolique royale française, Ve - XVIIIe siècle''</nowiki></nowiki></nowiki></nowiki></nowiki>, P.S.R 2004, p. 45.
  66. Hervé Pinoteau, ''La symbolique royale française, Ve - XVIIIe siècle'', P.S.R 2004, p. 45.
  67. Cahiers de civilisation médiévale, Volume 1, Université de Poitiers, Centre d'études supérieures de civilisation médiévale, 1958.


2. Production pour la vérification des titres de noblesse par devers Monseigneur Dugué, Intendant Commissaire Député pour la Vérification des titres de noblesse de cette province du Dauphiné, preuves fournies par Gaspard Rambaud de Beaurepaire à la fin du XVIIe s., pour être maintenu dans sa noblesse.

3. Fornier, Marcellin (1592-1649), Histoire générale des Alpes Maritimes ou Cottiènes : et particulière de leur métropolitaine, Ambrun, chronographique, et meslée de la séculière avec l'ecclésiastique... Tome I, pp. 203 et 204.

4. Armorial général de France,de 1696, dit des Généralités.

5. Revue archéologique, Volume 8, Ernest Leroux., 1851 et Dictionnaire d'épigraphie chrétienne : renfermant une collection d'inscriptions des différents pays de la chrétienté, depuis les premiers temps de notre ère ; suivi d'une classification géographique des inscriptions, et augmenté de planches, facsímile, et d'une liste d'abréviations servant à déchiffrer les inscriptions des différents siècles, Jean Jacques Bourassé, Louis Mas Latrie, Jacques-Paul Migne, J. P. Migne, 1852, sans oublier : Allard, Dictionnaire, 377 ; Chassard, 95.

6. Devoire et G1513 des AD 05.

7. La noblesse en France avant et depuis 1789, Édouard de Barthélemy, Librairie nouvelle, 1858.

8. Recherches historiques sur l'origine de la noblesse, les divers moyens par lesquels elle pouvoit être acquise en France, l'institution de la pairie, de la chambre des pairs, et des majorats, et l'établissement des ordres de chevalerie, de la légion d'honneur, Antoine-Louis de Laigue, Petit, 1815.

9. Mémoires et documents, Société de l'Ecole des chartes (France), Librairiere Droz, 1908, v.8, p.36.

10. Châteaux, villages, terroirs en Baronnies Xe-XVe siècle, Marie-Pierre Estienne, Publications de l'Université de Provence, 2004.

11. Millénaire de la mort de Saint Mayeul, 4e abbé de Cluny, 994-1994: actes du congrès international Saint Mayeul et son temps : Valensole 12-14 mai 1994, Volumes 330 à 331 de Chroniques de Haute-Provence, Georges Duby, Société scientifique et littéraire des Alpes de Haute-Provence, 1997.

12. Philippe Rambaud, Les Rambaud, de la Maurienne au Lyonnais - XIVe- XIXe siècle (Éditions Nouvelles de Lyon, 2010).

13. P. Martin-Civat, dans Note sur les... Rambaud, de La Grave en Dauphiné, dans le Cognaçais au XVIIIe siècle. Bulletin de l'Académie Delphinale, 1958/61, t. III-VI, p. LII.

14. La France héraldique, de Charles Poplimont (E. Heutte et C[ie.], 1874).

15. Travaux de la société d'histoire et d'archéologie de la Province de Maurienne, Volume 2, La Société, 1867.

16. Bulletin historique et littéraire, Société de l'histoire du protestantisme français, 1882.

17. Rambaud Honorat (1578), La déclaration des abus que lon commet en escrivant, Lyon.

18. Grodidier des Mathons, Armorial Haut-Alpin, 2003 article Moustiers et AD13 Malte, Dossier 53.

19. Armorial Haut-Alpin, article Moustiers et AD.05. Acte reçu par Raymond Chitron, notaire de Veynes et Louis Jullien, notaire de Ventavon, G1513.

20. Dictionnaire historique, chronologique, géographique, généalogique, héraldique, juridique, politique et botanographique du Dauphiné, Allard, Guy (1735-1716), Gariel, Hyacinthe (1812-1890). Grenoble Allier, 1864, p.205.

21. Armorial Haut-Alpin, article Moustiers.

22. Armorial Haut-Alpin, article Montauban.

23. AD Drôme, E 37, AM Grenoble, CC 422 et La France protestante ou vies des protestants français qui se sont fait un nom dans l'histoire, depuis les premiers temps de la réformation jusqu'à la reconnaissance du principe de la liberté des cultes par l'Assemblée nationale ; ouvrage précédé d'une Notice historique sur le protestantisme en France ; et suivi de pièces justificatives / Eugène et Emm. Haag Lieu / Dates Paris : Genève : J. Cherbuliez, 1846-1859, p.368 et Proceedings, De Huguenot Society of London, Spottiswoode, Ballantyne, 1937, p.136.

24. Memorias de la Academia Mexicana de Genealogía y Heráldica, 1986.

25. Joseph Roman, Critique du Nobiliaire de Dauphiné (Archives départementales des Hautes-Alpes, fonds Roman, F. 2231)

26. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Volume 1.

27. Armorial de la ville de Marseille: recueil officiel, dressé par les ordres de Louis XIV, publié pour la première fois, d'après les manuscrits de la Bibliothèque impériale, Godefroy Montgrand, 1864, p.190.

28. Archives Départementales des Bouches-du-Rhône, dépôt de Marseille, sous la cote 119 E CC2. Cadastre de 1707. f° 233v et f° 243v.

29. P 415 V, Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790: Bouches-du-Rhône. Archives civiles. Série B, Impr. et librairie administratives de P. Dupont, 1932.

30. La Provence au XVIIIe siécle: La vie économique, Paul Masson, Librairie Hachette & cie., 1936, v. 3.

31. AD 13, f° 57.

32. AD 13, f° 159 v°.

33. 6 HD B 12 Site de conservation Marseille Lien vers le fonds 6 HD 1-467 - Fonds de l'Hôtel-Dieu - Hôtel-Dieu de Marseille - 1125-1947 - 6 - HD - 1 - 467 Titre de propriété Analyse.

34. Histoire des hopitaux et des institutions de bienfaisance de Marseille, Volume 2, Augustin Fabre, Impr. et lithographie de J. Barile, 1855.

35. Histoire du commerce de Marseille: De 1660 à 1789; les colonies, ..., Chambre de commerce et d'industrie de ... - 1949.

36. Négociants marseillais au XVIIIe siècle,contribution à l'étude des économies maritimes, Charles Carrière, Institut historique de Provence 1973, p. 937.

37. Histoire du commerce français dans le Levant au XVIIIe siècle, Paul Masson 1911, p.494

38. Mémoire pour servir à l'inscription au Contrôle du ministère de la guerre, d'une solde de retraite de 750 francs, accordée par le Roi, le 31 octobre 1815, sur la proposition de M. le Duc de Luxembourg, à Mme veuve de Labrousse Pierre, sous-lieutenant des gardes du corps du Roi.

39. Louis XVII: des documents-- des faits-- des certitudes-- : 1785-27 mars 1986 - P‎age 578, Xavier de Roche - 1986 -

40. Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français, Centre national de la recherche scientifique (France), F. de Nobele, 1990, p.164.

41. Mélanges de linguistique et d'anthropologie, Abel Hovelacque, Julien Vinson, Émile Picot, E. Leroux, 1880, p. 28

42. Statistiques de Chandernagor, 1823, 1827, 1838, Volume 78 de Publications de l'Institut français d'indologie, Institut Français d'Indologie. 78, Joseph-Marie-Emmanuel Cordier, Achille Bédier, Jean Deloche, Institut français de Pondichery, 1990, p.11

43. La légitimité, 1898, p.559.

44. Le Petit Versaillais (10 mars 1899).

45. Dossier militaire d'Ernest de Rambaud, Cote 6y6 7210

46. La campagne d'Italie de 1859: chroniques de la guerre, Volume 2, César Lecat Bazancourt (baron de), Édition 3, Amyot, 1862, p.432.

47. Revue militaire suisse, v.4, 1859, p.235 et Storia politico-militare della guerra del l'indipendenza italiana (1859-1860), Volume 3, Pier Carlo Boggio, S. Franco e figli, 1867, p.205.

48. Base Leonore : LH/2262/52.

49. Français & Allemands: histoire anecdotique de la guerre de 1870-1871, N. Hardoin, Édition: 8, Garnier, 1888, Notes sur l'article: vol. 3, p.250.

50. Publication Paris, C. Tanera : 1872 Publication de la Réunion des officiers. Encyclopédie militaire

51. Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, ou, Recueil de preuves, mémoires et notices généalogiques, servant à constater l'origine, la filiation, les alliances et les illustrations religieuses, civiles et militaires de diverses maisons et familles nobles du royaume, P. Louis Lainé, 1836, p.17.

52. Volume 60 de Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlemens avis du Conseil d'état, publiée sur les éditions officielles du Louvre: de l'Imprimerie nationale, par Baudouin; et du Bulletin des lois; (de 1788 à 1830 inclusivement, par ordre chronologique) continuée depuis 1830, avec un choix d'actes inédits, d'instructions ministérielles, et des notes sur chaque loi, indiquant: 1 l°es lois analogues; 2 l°es décisions et arrêts des tribunaux et du Conseil-d'état; 3 l°es discussions rapportées au Moniteur. Suivie d'une table analytique et raisonnée des matières, France, Jean Baptiste Duvergier, A. Guyot et Scribe, 1860, p.465.

53. Une famille d'architectes du roi, les Huvé (Huvé de Garel et de Boinville), Chartres, Mantes, Paris, Vesly-en-Vexin: notice généalogique, Marie Émile Leon Robert Du Mesnil du Buisson (comte.), La Gutenberg, 1958.

54. Annuaire militaire de l’Empire Français, pour l’année 1870, publié sur les documents communiqués par le Ministère de la Guerre. Liste des Officiers et Fonctionnaires qui ont été inscrits d’après les actes de naissance qu’ils ont produits au Ministère de la Guerre. Chaque militaire peut être identifié par son nom, son prénom, ses décorations, son grade, son rang d’ancienneté et son corps d’armée.

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