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Seigneur et sa famille vers l'an mil.

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Castrum de Condorcet.

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Le fort de Mévouillon.

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Le premier ancêtre des Mévouillon dont on est sur est Viguier d'Arles.

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Abbaye de Cluny.

Pons III d'Arles est né vers 960 et décédé en 1033, à l'abbaye de Cluny[1].


Pons III d'Arles devient moine de Cluny en 1023, en même temps, que son frère Laugier. Il est issu d'une importante famille de l'aristocratie provençale, les Orange-Mévouillon, proche de l'abbaye bourguignonne[2].


Un groupe familial de quatre générations, issu d'un certain Pons, marié à Blismodis, apparaît dans la seconde moitié du Xe siècle dans la région d'Arles et forme, d'après J.P. Poly, les premiers chaînons de la dynastie des Mevouillon. D'autre part, une fratrie composée de huit sujets dont deux évêques de la région, se révèle en 1023, dans une importante donation autour de Vaison et de Nyons, dans la Drôme[3]. Les historiens modernes ont tendance à faire des huit frères précités les descendants de Poncius et Blismodis et les ascendants des Mévouillon.

Ripert Methulensis et Pons III d'Arles possessionnés en Argence (canton du pays d'Arles frontalier du Nîmois). Ils sont au début du Xe siècle aux prises à de nombreuses luttes intestines, entre Guilelmides, Raimondins et Bosonides[4].

Pons est un membre de la première maison des comtes d’Orange-Nice, comme ses frères Féraud de Nice, Pierre de Mirabel, tous les deux évêques et Laugier de Nice.

Leur père, Pons II d'Arles, précariste de l’église d’Arles à Nyons, se voit confirmer la villa Jocondis (Mornas), dont le terminium avait été concédé en précaire à ses parents, par l’archevêque Manassès d'Arles, en 954. On peut donc le considérer adulte à cette époque et il vit au moins jusqu’en 983[5]. Il reçoit de l’archevêque d’Arles, Ithier, la villa Niomes et des biens à Busayrol, situés dans le comté de Vaison. En 981, cette précaire lui est confirmé par Annon, successeur d’Ithier, ainsi qu’à ses deux fils Pons III et Laugier de Nice[6]. Le Pons qui fait un don à l’abbaye de Cluny en 956-957 c’est peut-être Pons II d'Arles. En effet, ce dernier avec sa femme Richilde, originaire de l’Uzège, tient de l'archevêque d’Arles, l’abbaye de Sainte Marie de Goudargues[7]. Pons II d'Arles a huit fils qui font une donation à l’abbaye de Cluny en 1023. La charte de Cluny, n° 2779, du 22 mai 1023, donnée en concile à Saint-Privat, territoire de Sarrians, révèle les prénoms des huit frères dont les domaines s’étendent sur les diocèses de Gap, Die, Vaison, Orange et Saint-Paul Trois Châteaux. Par cet acte, deux des frères, Féraud de Nice et Pons, ayant déterminé de se faire moines à Cluny, donnent à cette abbaye la moitié du castrum d’Auton dont l’autre a été précédemment offerte à Saint-Pierre de Cluny par leur père. Cette libéralité s’effectue sur le conseil et le consentement de leurs frères auxquels ils délaissent le reste de leur héritage. Ces six frères sont : Féraud de Nice? évêque de Gap, Pierre de Mirabel, évêque de Vaison, Arnoul, Gérard, Raoul et Rambaud[8].

En 1023 lors d'une donation faite par deux d'entre eux à Cluny : Laugier et Pons donnent la moitié du castrum d'Auton en Diois, dont l'autre moitié avait déjà été donnée à Cluny par leur père. Ils sont frères de Féraud évêque de Gap, de Pierre évêque de Vaison, d'Arnulf, Rodolphe, Gérard et Rambaud (XIe s.), auxquels ils lèguent une série de biens[9]. Montilium est cité dans la donation à Cluny de 1023 (CLU 2779), mais selon J.-P. POLY, LDP, p. 93, il ne s'agit pas de Monteux dans le diocèse de Carpentras, mais d'un château du diocèse de Vaison, aujourd'hui ruiné et situé sur la commune de Saint-Marcellin lès-Vaison, en face du château de Taulignan (Vaucluse)[10].

En 999 les descendants de Pons II d'Arles se voient confier le castrum de Condorcet et tout ce qui y est rattaché.

Sur les Mevouillon, voir article détaillé.


BIOGRAPHIE Modifier

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La donation à l'abbaye de Cluny (1023) Modifier

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Abbaye de Cluny.

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Verger d'oliviers près de Nyons.

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Laugier de Nice fait construire l'église de Sarrians.

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Saint Maïeul est de le quatrième abbé de Cluny. C'est sa capture que déclenche la Reconquèsta de la Provence.

Le Pons qui fait un don à l’abbaye de Cluny, en 956-957, c’est Pons II d'Arles, le père des deux donateurs de 1023.

Une fratrie composée de huit sujets, dont deux évêques de la région, se révèle en 1023, dans une importante donation à l'abbaye de Cluny, autour de Vaison et de Nyons, dans la Drôme[11]. Les historiens modernes ont tendance à faire des huit frères les descendants de Poncius d'Arles et Pons II d'Arles et les ascendants des Mevouillon.

La charte de Cluny, n° 2779, du 22 mai 1023, donnée en concile à Saint-Privat, territoire de Sarrians, révèle les prénoms des huit frères dont les domaines s’étendent sur les diocèses de Gap, Die, Vaison-la-Romaine, Orange et Saint-Paul-Trois-Châteaux. A titre temporaire, ils remettent le quart du castrum de Bar, du castrum Clarenciagias, de la villa et du castrum de Guarnum, et de la villa Fexiana, leur part de Montilio, de Frontiniaco, de Lachias, et le quart du castrum de Mirabellum. Ces biens les moines de Cluny peuvent les tenir jusqu'à la mort des donateurs, mais ils doivent revenir à leurs frères après leur disparition[12].

Par cet acte, deux des frères, Laugier de Nice, et Pons III d'Arles, ayant déterminé de se faire moine à Cluny, donnent à cette abbaye la moitié du castrum d'Altonum, au diocèse de Die (N.-D. d'Auton, près du Pègue, Drôme), dont l’autre a été précédemment offerte à Saint-Pierre de Cluny par leur père, Pons II d'Arles. Cette libéralité s’effectue sur le conseil et le consentement de leurs frères auxquels ils délaissent le reste de leur héritage. Ces six frères sont[13] :

  • Arnoul,
  • Gérard,
  • Raoul

L’évêque Féraud de Gap, son frère Pierre de Mirabel, évêque de Vaison (1010/1011-1030) et leur famille, les Orange-Mévouillon, sont proches de Cluny et font partie de l’entourage comtal[16].

Laugier de Nice, il faut le rappeler, est le moine qui plus tard construit et fait consacrer l'église de Sarrians dans la villa donnée à Cluny par le comte Guillaume le libérateur. Saint-André de Gap reçoit probablement aussi au moins une donation comtale : un manse près des remparts de la cité de Gap et de l'église Saint-Arey, que le comte de Provence (1014/1037) Guillaume III, et son épouse Lucia, donnent en 1030 afin que les moines vivant à Cluny ou dans une cella, choisie par le seigneur abbé, le possèdent[17].

Un acte de donation non daté, mais remontant probablement à 1037, passé par le moine Laugier lors de la consécration de l'église qu'il a fait construire dans la villa dénommée Sarrians, que Guillaume le libérateur, autrefois duc de Provence et père de la patrie, cède de son vivant et donna, à l'heure de la mort, au monastère clunisien des apôtres Pierre et Paul — lieu où il demande à être inhumé — et au bienheureux Maïeul encore de ce monde.

Les enfants de Pons III d'Arles Modifier

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Avant d'être moine à Cluny Pons III d'Arles est marié à Ermengarde et a des enfants, dont :

¤ Laugier d'Arles

¤ Isnard.

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Les ancêtres de Pontius Rayembaldi, la tige des Raimbaud-Rambaud[18].

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. Eliana Magnani. Cluny, Saint-André de Gap, le Déevoluy. L’implantation clunisienne en Haute Provence, – milieu Xe-XIe siècle. Dominique Rigaux; Gisella Cantino Wataghin. Regards croisés sur le Dévoluy. Cultures et sociétés dans les pays alpins, CNRS-MSH Alpes, pp.101-119, 2005.
  2. Eliana Magnani. Cluny, Saint-André de Gap, le Déevoluy. L’implantation clunisienne en Haute Provence, – milieu Xe-XIe siècle. Dominique Rigaux; Gisella Cantino Wataghin. Regards croisés sur le Dévoluy. Cultures et sociétés dans les pays alpins, CNRS-MSH Alpes, pp.101-119, 2005.
  3. Recueil des chartes de l'abbaye de Cluny, désormais CLU.
  4. Châteaux, villages, terroirs en Baronnies Xe-XVe siècle, Marie-Pierre Estienne, Publications de l'Université de Provence, 2004, p.51.
  5. GCNN t III Arles n° 283.
  6. GCNN t III Arles n° 285
  7. GCN t III Arles n° 214.
  8. Ripert-Montclar, p XXIV) cité par [010] Les origines de la famille Mévouillon
  9. Eliana Magnani. MONASTERES ET ARISTOCRATIE EN PROVENCE -MILIEU Xe - DÉBUT XIIe SIÈCLE. Lit Verlag, 10, 1999, Vita Regularis. Ordnungen und Deutungen religiosen Leben im Mittelalter, Gert Melvillle, 3-8258-3663-0.
  10. Eliana Magnani. MONASTERES ET ARISTOCRATIE EN PROVENCE -MILIEU Xe - DÉBUT XIIe SIÈCLE. Lit Verlag, 10, 1999, Vita Regularis. Ordnungen und Deutungen religiosen Leben im Mittelalter, Gert Melvillle, 3-8258-3663-0.
  11. Recueil des chartes de l'abbaye de Cluny, désormais CLU.
  12. Eliana Magnani. Cluny, Saint-André de Gap, le Dévoluy. L’implantation clunisienne en Haute Provence, – milieu Xe-XIe siècle. Dominique Rigaux; Gisella Cantino Wataghin. Regards croisés sur le Dévoluy. Cultures et sociétés dans les pays alpins, CNRS-MSH Alpes, pp.101-119, 2005.
  13. Ripert-Montclar, p XXIV, cité par [010 Les origines de la famille Mévouillon]
  14. Mémoires et documents, Société de l'Ecole des chartes, Libraire Droz, 1908, Notes sur l'article: v.8, p.36.
  15. Châteaux, villages, terroirs en Baronnies Xe-XVe siècle, Marie-Pierre Estienne, Publications de l'Université de Provence, 2004, p.51.
  16. Châteaux, villages, terroirs en Baronnies Xe-XVe siècle, Hors collection, Marie-Pierre Estienne, Presses universitaires de Provence, 2013.
  17. Eliana Magnani. Cluny, Saint-André de Gap, le Dévoluy. L’implantation clunisienne en Haute Provence, – milieu Xe-XIe siècle. Dominique Rigaux; Gisella Cantino Wataghin. Regards croisés sur le Dévoluy. Cultures et sociétés dans les pays alpins, CNRS-MSH Alpes, pp.101-119, 2005.
  18. Châteaux, villages, terroirs en Baronnies Xe-XVe siècle, Hors collection, Marie-Pierre Estienne, Presses universitaires de Provence, 2013.

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