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Pierre de Mirabel

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Pierre de Mirabel est évêque de Vaison.

Pierre de Mirabel est né vers 975 et mort le 27 août 1059[1]. Il est d'abord abbé de Saint-Florent d'Orange[2]. En 1010/1011[3], il est élu devient évêque de Vaison et le reste jusqu'à sa mort[4]. Pierre fait construire la nef de la cathédrale Notre-Dame-de-Nazareth de Vaison[5], puis à la fin de sa vie, la nef pour les chanoines[6].

Pierre dit de Mirabel est un prélat remarquablement généreux et bienfaisant[7]. Il signe l'acte de la réforme de saint Ruf. Il n'est pas un simple évêque d'un diocèse jadis très pauvre, mais le frère de Laugier de Nice, marié à Odile de Provence, fille de Guillaume II de Provence et peut-être d’Arsinde de Comminges[8]. Son frère se fait moine à la fin de sa vie. Un autre de ses sept frères, Féraud de Nice est évêque de Gap de (1000-1044)[9]. Lui est abbé de Saint-Florent d’Orange, évêque de Vaison et un seigneur temporel qui fait de nombreuses donations. A la fin de sa vie, en 1044, avec Geoffroi II de Provence et Guillaume Bertrand de Provence, ils divisent en deux la ville de Vaison[10]. Avant le milieu du siècle, l'évêque réformateur de Vaison, Pierre II de Mirabel, accompagne toujours ses donations aux chanoines de la condition qu'ils demeurent dans le cloître[11].



Sa famille Modifier

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Premier sceau des Mevouillon.

Pierre est un membre de la maison des comtes d’Orange-Nice, comme ses frères Laugier de Nice, Féraud de Nice, tous les deux évêques et Pons III de Mevouillon, tige des Mevouillon.

Son père, Pons II de Mevouillon, précariste de l’église d’Arles à Nyons, se voit confirmer la villa Jocondis (Mornas), dont le terminium avait été concédé en précaire à ses parents, par l’archevêque Manassès d'Arles, en 954. On peut donc le considérer adulte à cette époque et il vit au moins jusqu’en 983[12]. Il reçoit de l’archevêque d’Arles, Ithier, la villa Niomes et des biens à Busayrol, situés dans le comté de Vaison. En 981, cette précaire lui est confirmé par Annon, successeur d’Ithier, ainsi qu’à ses deux fils Pons III et Laugier de Nice[13]. Le Pons qui fait un don à l’abbaye de Cluny en 956-957 c’est peut-être Pons II de Mevouillon (ca 920-986). En effet, ce dernier avec sa femme Richilde, originaire de l’Uzège, tient de l'archevêque d’Arles, l’abbaye de Sainte-Marie de Goudargues[14]. Pons II de Mevouillon (ca 920-986) a huit fils qui font une donation à l’abbaye de Cluny en 1023. La charte de Cluny, n° 2779, du 22 mai 1023, donnée en concile à Saint-Privat, territoire de Sarrians, révèle les prénoms des huit frères dont les domaines s’étendent sur les diocèses de Gap, Die, Vaison, Orange et Saint-Paul Trois Châteaux. Par cet acte, deux des frères, Laugier de Nice et Pons, ayant déterminé de se faire moine à Cluny, donnent à cette abbaye la moitié du castrum d’Auton dont l’autre a été précédemment offerte à Saint-Pierre de Cluny par leur père. Cette libéralité s’effectue sur le conseil et le consentement de leurs frères auxquels ils délaissent le reste de leur héritage. Ces six frères sont : Féraud de Nice, évêque de Gap, Laugier de Nice, Arnoul, Gérard, Raoul et Rambaud[15].

Remarquons seulement qu'il se qualifie de Mirabel, qu'il y possède de grands biens[16].

Selon d’autres sources, il est fils d’Ismidon de Royans, dit le vieux, et de Alloy, dame de royans[17].


Descendance de Pons de Mevouillon Modifier

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Pons de Mevouillon 
x Blismodis  
│
├── Humbert évêque de Vaison, jusqu’en 1005
│
├── Garnier, évêque d’Avignon (976-991)
│
├── Ison
│
╰── Pons II de Mevouillon (ca 930-985) 
    x Richilde, originaire de l’Uzège
    │
    ├── Féraud de Nice, évêque de Gap, 
    │
    ├── Pierre de Mirabel
    │
    ├── Pons III de Mevouillon
    │   ╰──┄┈ Descendance Mevouillon... 
    │
    ├── Arnoul de Theys
    │   ╰──┄┈... Descendance Theys... 
    │
    ├── Gérard
    │
    ├── Rambaud, grand père de Pons Rambaud 
    │
    ├── Raoul
    │
    ╰── Laugier de Nice (ca 1050-1032)
        x Odile de Provence (976-1032), fille de Guillaume II de Provence
        │
        ├── Rostan de Gréolières
        │   ╰──┄┈ Descendance Gréolières... 
        │
        ├── Pierre de Nice, évêque de Sisteron (1043-1059) 
        │
        ├── Jauccara de Nice
        │   x  Amic de Vence-Avignon
        │
        ├── Gerberge de Nice
        │   x  Bérenger d’Avignon 
        │
        ╰── Rambaud de Nice (1006-1073)
            x 1032 Accelena d’Apt 
            │
            ├── Laugier d’Apt 
            │   x Amancia de Lacoste-Castellane
            │
            ├── Odila de Nice 
            │   x Boniface de Reillanne
            │
            ├── Gisla de Nice
            │   x Rostang d'Agoult
            │   │
            │   ╰──  Laugier d'Agout, évêque d'Apt]], croisé 
            │
            ├── Pierre II de Nice,évêque de Sisteron, puis évêque de Vaison
            │
            ├── Rostan de Fréjus
            │   x Accelena de Marignane
            │
            ├── Rambaud de Nice, seigneur de Gréolières (+ jeune)
            │
            x Bélieldis de Marseille
            │
            ├── Amic 
            │
            ├── Guillaume 
            │
            x avant 1045 Azalaïs de Reillanne, veuve de Guilhem d'Agoult 
            │
            ╰── Bertrand-Rambaud d’Orange
                x 1068 Adélaïde de Cavenez
                │
                ├── Léger ou Laugerus, évêque d’Avignon (1125-1142)           │
                ├── Jausserand Laugier, seigneur de Gréolières	 
                │
                x 1064 Gerberge, fille de Foulques Bertrand de Provence 
                │
                ├── Pierre
                │
                ╰── Rambaud II d'Orange 
                    │
                    ╰── Thiburge d'Orange
                        x 1104 Giraud Adhémar de Monteil
                        │                  
                        x 1129 Guillaume d'Aumelas 
                        │       
                        ├── Raimbaut d'Orange
                        │
                        ╰── Thiburge II d'Orange 
                            x 1171 Bertrand des Baux 
                            │
                            ├── Hughes IV 
                            │
                            ├── Bertrand II
                            │
                            ├── Thiburge
                            │
                            ╰── Guillaume des Baux
                                x Ermengarde de Mévouillon
                                │
                                ╰── Guillaume II des Baux


Abbé de Saint-Florent d'Orange Modifier

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Orange.

Le 9 juin 981, Anon, archevêque d’Arles confirme à Pons II de Mevouillon (ca 920-986), son père, et à ses deux frères aînés, la précaire de Niomes[18]. Il s'agit certainement des frères aînés de Peire. D'ailleurs son père reçoit de l’archevêque d’Arles, Ithier, la villa Niomes et des biens à Busayrol, situés dans le comté de Vaison. En 981, cette précaire est confirmé à Pons II de Mevouillon (ca 920-986), par Annon, successeur d’Ithier, ainsi qu’à ses deux fils Pons III et Laugier de Nice (ca 1050-1032)[19].

Saint-Florent est une abbaye, située dans un faubourg d'Orange avec une église dédiée à saint Florent, évêque de cette ville. On ignore l'époque de sa fondation. Une inscription funèbre qu'on y a trouvée et qu'on croit être du IXModèle:Exp siècle, prouve qu'elle était déjà construite à cette époque[20]. Pierre de Mirabel est immédiatement abbé de Saint-Florent d'Orange, ce qui vient encore à l'appui de la haute situation de sa famille dans le diocèse d'Orange[21].

Pierre de Mirabel va d’ailleurs être abbé de Saint-Florent d'Orange semble t'il tout le reste de sa vie[22]. Nous le voyons en cette qualité conclure certaines transactions avec un certain Guillaume de Cedro en l'année 1036[23].



ÉVÊQUE DE VAISON (1009-1059) Modifier

Le successeur de Pierre Modifier

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Depuis le 28 décembre 986, et la reconquête sur les Sarrasins, l’évêque de Vaison a la souveraineté sur la ville. Des cette date, les seigneurs vainqueurs des envahisseurs font des dons aux églises, monastères et abbayes. Ils ne font parfois que restituer des biens qui viennent de leur être donnés pour leur participation à la libération du territoire, mais qui appartenaient à l'Église avant la conquête des Alpes par les musulmans.

Pierre de Mirabel est élu évêque de Vaison à la place d'un autre Pierre vers l'an 1009 ou 1010, d'après un acte du 5 avril 1053, dans lequel il est dit que cette année-là est la quarante-troisième de son ordination. Il s'agit ici certainement de l'ordination épiscopale, et c'est ainsi que cette expression doit toujours s'entendre dans les actes des évêques. L'épiscopat de Pierre de Mirabel est donc très long, et il atteint presque un demi-siècle, puisque nous le trouvons encore sur le siège d' évêque de Vaison quelques années après[24].

Nous avons aussi la plus ancienne mention du nom du village de Rasteau qui figure sur un contrat de précaire concernant des terres du quartier de Saint-Martin. Il est passé, en 1009, par l'évêque Pierre II de Mirabel[25].


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Autel cathédrale de Vaison.


La première année de son ordination, Pierre de Mirabel fait don à l'autel consacré en l'honneur de la sainte Vierge et des douze Apôtres dans la cathédrale Notre-Dame-de-Nazareth de Vaison, et aux douze chanoines qui le desservent, de l'église de Saint-Martin, au lieu appelé Trois-Fontaines, dans le diocèse d'Orange. C'est dans cet acte, dont le P. Boyer nous a conservé le commencement, que notre évêque fait mention de son prédécesseur du même nom que lui, déclarant qu'il fait cette donation pour le repos de l'âme de l'évêque Pierre, qui l'a précédé sur le siège de Vaison, et pour les âmes de ses parents défunts ; par où l'on voit qu'il n'y a pas eu d'intermédiaire entre ce Pierre I et lui[26].

L'évêque de Vaison, est nommé dans une lettre que le pape Benoît VIII adresse, en 1016, aux évêques des provinces de Bourgogne, d'Aquitaine et de Provence, pour les exhorter à protéger et à défendre les religieux et les biens de l'abbaye de Cluny[27]. Le Pape demande nommément à Pierre de Vaison, à Eldebert d'Avignon et à Étienne de Carpentras d'appuyer sa décision et de la faire exécuter. Il leur faut connaître les seigneurs coupables[28].


Les dons à l'Église de Vaison Modifier

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En général l'Église de Vaison jusques à l'évêque Pierre, deuxième du nom, a été riche de la pauvreté de Jésus-Christ. Mais sous lui, elle commence de devenir riche des biens de ce monde. Son exemple contribue beaucoup à exciter les fidèles de son diocèse à faire ces pieuses libéralités.

Considérant donc la pauvreté de ses chanoines, pour la rémission de ses péchés, il donne à son église trois parties des dîmes de Vaison, plus la moitié d'une partie des dîmes qu'il a droit de percevoir à Malaucène. A Rasteau, c'est la moitié des dîmes des pourceaux, des moutons, des agneaux, des bœufs, et la troisième partie qu'on appelle du synode. Dans la paroisse de Cairanne, il donne une métairie avec tous ses droits. Puis à nouveau dans le territoire de Rasteau, une autre métairie et deux terres propres à faire du chanvre. Dans le comté d'Uzès, dont est originaire sa mère, et dans la paroisse appelée Carien, une métairie que Guille avait donnée à Sainte-Marie. Dans le comté de Vaison, une métairie que Hugues avait donnée à l'église de Saint-Just, plus une autre métairie donnée par Bernoin ; une autre métairie donnée par Isnard située dans le territoire d'Ancezune ; une autre métairie dans le territoire de Vaison, sous l'obligation que les chanoines gardent l'église, chantent les heures, fassent les hebdomades et vivent en commun[29].


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Cathédrale de Vaison (1040).


Le même évêque donne aussi quatre journées de vigne qu'il a à Avignon, proches de cette ville et de l'église de Saint-Ruf ; plus une journée de vigne qu'il a à Gourtéson, plus dans le territoire de Vaison-la-Romaine, une journée et demi de vigne au quartier appelé Boxaronis, et une demi-journée au Barsan ; au lieu appelé Teu, une demi-journée de vigne; au même lieu, une autre demi-journée de vigne ; plus, au-delà de la rivière d'Ouvèse, une journée de vigne ; plus, deux autres vignes ; plus une demi-journée de vigne, située aux Prisons, donnée par Godule; plus une autre demi-journée située aux Fourches; plus dans le Claux, au-dessus de Saint-Quenin, une vigne; plus, à Saint-Martin-du-Rasteau, une journée de vigne; dans le Claux appelé le Puy, une demi-journée de vigne ; dans le même lieu, une journée de vigne ; plus, au-delà du Lauson, au lieu appelé Montili, une journée de terre cultivée et une demi-journée de vigne, et dans un autre quartier appelé les Eaux-Chastes, une demi-journée de terre cultivée; dans le même lieu, une demi-journée de terre ; dans un autre lieu, sous la métairie de Morganne, une journée de vigne; plus, à Mirabel, une journée et demi de vigne[30].

Nous avons encore une convention de Dom Pierre, évêque, avec Théotard et ses deux héritiers Arnulphe et Frodingue, touchant la terre de Saint-Quenin, qui appartient à l'évêché, et située dans le comté d'Orange, que Pierre leur donne, à condition qu'ils payent à ses chanoines huit sextiers de blé et qu'après leur mort, ladite terre revienne, sans aucun retardement, à l'église de Vaison. Pierre donne encore à son église le moulin du Rasteau et un champ propre pour semer du chanvre, situé dans le territoire de Vaison.


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Carte de la région de Vaison (1580.


On voit par cette longue énumération les biens immenses que possède ce prélat, non-seulement sur les rives de l'Aygues et de l'Ouvèze, mais bien loin au-delà, puisque ses domaines retendent jusques à Avignon. Ce qui peut donner une idée de l'importance de sa famille. Elle occupe la majeure partie de ce qui sera appelé plus tard le Comtat Venaissin et pénètre jusque dans l'intérieur du Dauphiné[31].

Les évêques de Vaison doivent absorber de bonne heure le pouvoir temporel, lequel s'étend sur les villages voisins d'Entrechaux, de Crestet et de Rasteau. Il est possible que la donation faite, vers le milieu du XIModèle:Exp siècle, à l'évêque Pierre de Mirabel, par Geoffroy et Bertrand, comtes de Provence, d'une moitié de Vaison et de son territoire, ainsi que la confirmation faite en faveur de l'évêque Roslang par Pascal II, en 1108, ne sont que la reconnaissance d'un fait accompli[32].

Les libéralités que ce pieux Prélat fait à son Église, sont contenues dans un Livre en parchemin de 92 pages.

Du temps de Pierre, le comte Guillaume donne à l'Eglise de Vaison, tous les biens qu'il a hérité de ses parents à Saint-Marcellin, avec l'église dudit saint, et celle de sainte Magdelaine. De plus il donne tout le bien qu'il a dedans, et dehors la ville de Vaison au quartier appellé le Barian. Pierre accepte, et confirme cette donation, et excommunie d'avance tous ceux qui y formeront quelque opposition. La comtesse, femme de Bertrand Rambaud d'Orange et ses deux enfants Rambaud II d'Orange, et Pierre approuvent. Guillaume lui-même qui l'a faite la ratifie, Isnard son oncle, Archambaud, Rotbald, & Rainoard son parent, y donnent leur consentement en présence de plusieurs témoins...

Le même jour Rotbald, dont nous venons de parler donne tout le bien qui lui est échu par héritage, & qu'il a à saint Marcellin, & au quartier de Sainte-Marie Magdelaine, dans la Cité de Vison, & dans le territoire de Saint-Pantaleon, par le conseil de Gilberge de Provence, fille de Foulques Bertrand de Provence, dit aussi Bertrand Ier de Provence[33], comtesse, femme de Bertrand Rambaud d'Orange...



Etats Généraux de Lyon (1032) Modifier

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L'empereur Conrad II le Salique.

L'an 1032, l'ensemble du Royaume d'Arles (Royaume de Bourgogne) est rattaché au Saint-Empire romain germanique. Conrad II, dit le Salique fait assembler les Etats-Généraux de son royaume d'Arles dans la ville de Lyon, pour régler les affaires du royaume d'Arles, et recevoir le serment de fidélité des grands et des seigneurs de son ressort. Y assistent :
  • Pons de Marignan, archevêque d'Arles,
  • Bruchard, archevêque de Lion,
  • Bruchard, archevêque de Vienne,
  • Gaucher archevêque de Besançon,
  • Estienne, évêque de Clermont,
  • Tredelon, évêque du Puy,
  • Geofroi, évêque de Chalons,
  • Lambert,, évêque de Langres,
  • Gaflin, évêque de Mâcon,
  • Guigues, évêque de Valence,
  • Hcrmand, évêque de Viviers,
  • Raibaud, évêque d'Uzés,
  • Estienne, évêque de Carpentras,
  • Odalric, évêque de Trois-Châteaux,
  • Geraud, évêque de Gap,
  • Pierre, évêque de Vaison,
  • Edelbert, évêque d'Avignon,
  • Aumprad, évêque de Riez,
  • tous les Comtes, Barons, Gentils-Hommes & autres pour se faire reconnoître Roy,& recevoir de tous ceux qui composent cette auguste Assemblée le serment de fidélité.

le même empereur écrit, en 1035, aux évêques de la province d'Arles pour les engager à nommer au siège métropolitain de cette ville Raimbaud, patriarche d'Ephèse, son conseiller : ce qu'ils font. L'acte de cette élection porte aussi le nom de Pierre, évêque de Vaison[34].

Son frère, Féraud de Nice, évêque de Gap, est témoin avec lui d'une donation des comtes de Provence à Sarrians le 26 mai 1037 en faveur de l'abbaye de Cluny.

Pierre de Mirabel, évêque de Vaison, et son neveu, Rambaud de Nice (1006-1073) sont auprès des comtes Geoffroi II de Provence et Guillaume Bertrand de Provence, en 1044[35].



Autres donations et Saint-Victor Modifier

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Abbaye Saint-Victor à Marseille.

L'an 1037 et le premier de May, Léger homme Riche, & puissant donne à l'Eglise de Vaison, & à ses chanoines trois Métairies avec tout ce qui lui appartenoit en Champs, en Vignes, Courvées, Bois, arbres fruitiers, les eaux, leurs cours, & paffages, en un mot tous les droits qu'il avoit dans leidites trois Métairies situées dans le Comté de Sisteron, & dans le Château nommé Follian.

Le quinze d'Octobre 1040, Pierre II est présent à la consécration de l'Eglise Saint-Victor de Marseille, faite par le Pape Benoit IX, en présence de quatre archevêques, & de dix-neuf Evêques parmi lesquels, Pierre évêque de Vaifon est le huitième. Ce qui indique bien qu'il est déjà ancien dans l'épiscopat et pas Pierre III, comme le raconte un historien[36]. L'Acte de cette Consecration est au long dans le Livre intitulé, Gallia Christiana, dans le catalogue des Evêques de Marseille.

Il est encore parlé de Pierre en l'an 1043, & en 1044, dans une donation que fait Guillaume V Bertrand de Provence, dit Ruffi, comte de Provence, aux religieux de l'abbaye de Saint-Victor, pour prier Dieu pour lui & pour ses parents. Bertrannus ... marchio sive vient Provincie de la propriété territorio castelli ... Forcalcherium à Saint-Victor de Marseille, pour l'âme de genitoris mei Willelmi[37] d'un bourg à Marseille, et de l'église de Saint-Promaise à Forcalquier. Cet acte est fait avec grande solennité dans une espèce de Concile tenu à Barbara,fief situé dans le diocèse de Saint-Paul Trois-Châteaux, où l'on voit encore une chapelle champêtre dédiée a saint Queninref> Société d'archéologie, d'histoire et de géographie de la Drôme, Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, Secrétariat de la Société (Valence) p.247 et suivantes et Histoire analytique et chronologique des actes et des délibérations du corps et du conseil de la municipalité de Marseille: depuis le Xe siècle jusqu'à nos jours, Marseille, Louis Méry, F. Guindon, Typ. des hoirs Feissat aîné et Demonchy, 1842, t.1, p.169. </ref>. Cest là sans doute que c'est tenue cette assemblée composée de plusieurs archevêques et évêques, qui confirment cette donation, de même que Berenger Miro, & Rostang Vicomtes, Guillaume, et Geofroy enfants du Prince, Volverard Chevalier d Arles, Guillaume de Venasque, et Bermond Gantelme. Outre cela Guillaume V Bertrand de Provence donne encore à cette abbaye, la moitié des églises qui sont bâties, ou qu'on bâtiroit à l'avenir dans la Ville de Manofque, à sçavoir de la très sainte Vierge, de saint Estienne, de saint 'Pierre, & de saint Alban.

Le cinq d'avril 1053, quarante trois ans après son ordination Pierre donne à son Eglise, & à ses Chanoines tout le Territoire qui est du côté du Septentrion fur le chemin appellé Montanier... juiques au plus haut de la Montagne, il en donne la quatrième partie. Plus il donne trois parties des Dîmes de ladite terre. Plus la troisième partie de la Censé du marché dedans, & dehors, & des pâturages à condition que les Chanoines demeureront dans le Cloître commun, qu'ils feront le service de Dieu & de l'Eglise, qu'ils exerceront la charité mutuelle entre eux, et à l'égard des pauvres ; et que toute propriété fera bannie[38].

L'an 1055 et le quatrième de May, cet Evêque fait encore une Donation à son Eglise et à ses Chanoines d'une Condornine située prés de Vaison et proche de l'Eglise du côté de l'Orient, à la réserve de la Dîme, aux mêmes conditions, rapportées cy-deffus ; que les Chanoines la possederont, et vivront en commun et auront foin des pauvres, et de leurs frères.

L'an 1056, il assiste à un Concile tenu à Saint-Gilles dans le Bas-Languedoc. La Tradition va rapporter que Geofroy, et Bertrand, comtes de Provence donnent à cet évêque, la moitié de la cité de Vaison, et de son territoire, ce qui est confirmé par une Bulle de Paschal II adressée à Rostang un de ses successeurs, et donnée expressément pour autoriser, & confirmer cette Donation[39].



Concile de Toulouse Modifier

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Pape Victor II.

La même année 1056, le Pape Victor II Pape Victor II (1018-1056) désirant remédier aux abus qui règnent en France ordonne à Raimbaud, archevêque d'Arles, Primat des Gaules, & son Vicaire Apostolique d'assembler un concile pour la réformarion du Clergé, au lieu qu'il juge le plus propre. Il choisit la ville de Toulouse, y assistent les évêques tant du Royaume de France, que de celui d'Arles, comme aussi plusieurs grands Seigneurs, les uns pour demander la même réforme, les autres pour porter plainte contre quelques évêques. Surquoi l’archevêque d'Arles porte son jugement en qualité de Président du Concile, ayant Pons archevêque d Aix pour adjoint. On y fait treize Canons, à la fin les évêques font le serment de fidélité, & promettent obéissance à l'archevèque d'Arles, & à ses successeurs.

Pierre le fait comme les autres, ainsi qu'il est rapporté par Bovis, dans la Royale Couronne d Arles :

Moi Pierre Appellé Evêque de Vaifon, je promets devant Dieu, & devant fes Saints toute soumission, obéissance Canonique, & fidélité à l'Eglise de saint Estienne du Siège d'Arles où repose le corps du Bienheureux Trophime Confesseur, ôc à Raimbaud Archevêque, & à ses Successeurs, si je vis aprés lui.

L'assemblée conciliaire promulgue, pour la première fois dans le Midi, des canons contre la [simonie et le nicolaïsme, contre l'aliénation des dîmes et contre l'adultère et l'inceste[40].

Bovis dit que l'acte de Pierre est fait dans l'Eglise Métropolitaine d'Arles, l'an 1055 de l'Incarnation. Cet évêque désirant d'entrer en participation des suffrages des Religieux de l'abbaye Saint-Victor de Marseille, pendant sa vie. Après sa mort, il leur donne du consentement de son Chapitre la petite abbaye de saint Victor et de saint Pierre, située dans son diocèse dans le territoire de Malaucene, & au lieu nommé le Groseau, au pied du Mont Ventoux du côté du couchant avec toutes les églises qui sont, ou qui seront de sa dépendance et tous les droits, et honneurs qui pouvoient lui appartenir. On peut voir dans ce second Livre, acte de cette donation.



Réforme de saint Ruf (1038-1059) Modifier

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Pierre, dit de Mirabel, signe l'acte de la réforme de saint Ruf, en 1038[41]. Ce prélat, dans les chartes nombreuses que nous avons de lui, prend le titre de Dom Pierre évêque, en mémoire de l'état religieux auquel il a appartenu. Il fait beaucoup de bien à son église, nous l'avons vu. Dans la plupart des chartes de cette époque qui forment la dotation de cette église, on trouve cette clause : Que les chanoines vivront en commun; qu'ils demeureront dans le cloître; qu'ils chanteront les heures canonicales; qu'ils feront les hebdomades, et qu'ils exerceront la charité envers les pauvres. Cette insistance sur les obligations des chanoines donne lieu de croire que ceux de Vaison ont embrassé la vie régulière, et suivi l'exemple de ceux de Saint Ruf. Les donations sont faites sous réserve que les chanoines vivent dans la nef[42].


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Cloître de la cathédrale de Vaison.


Le cloître qu'on y voit encore porte à le croire, de même que les différentes officines dont on va retrouver les fondements autour de l'église. En effet, à la fin de sa vie, la nef pour les chanoines[43], est édifié contre le flanc nord de l'église.


Sa mort Modifier

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Pierre de Mirabel fait-il une donation en 1059 ? Ce Pierre, qui se qualifie fils de Raimbaud, parait être différent de Pierre de Mirabel, fils de Pons. Le Gallia Christiana et l'éditeur du Cartulaire de Saint-Victor en font d’ailleurs un personnage distinct. De 1055 à 1079 l4évêque de Vaison est Pierre III Raimbaud, et plus Pierre II de Mirabel[44]. Ce Pierre est Pierre II de Nice, fils effectivement de Rambaud de Nice (1006-1073) et donc petit-neveu de Pierre de Mirabel[45]. Le même auteur, le P. Boyer, attribue à notre évêque, la construction du cloître de la cathédrale Notre-Dame-de-Nazareth de Vaison et une foule d'autres œuvres grandioses, dont il abrège l'énumération et la description. Mais, ajoute-t-il, ce que nous avons rapporté suffit pour notre dessein, qui n'est autre que de faire connaître la magnificence de cet évêque religieux[46].

Pierre II doit mourir entre le 4 mai 1055 - date d'une donation faite par lui à son chapitre d'une condamine près de Vaison, sous la condition que les chanoines vivraient en commun, ce qu'il n'avait cessé de recommander et de faciliter par ses dons et ses soins, en sorte qu'elle porte, pour ainsi dire, sa marque personnelle - et l'an 1059.

Le pouvoir temporel, représenté par sa famille les Mévouillon, ne réussit à se maintenir avec avantage que dans la partie montagneuse de cette région. A Orange, à Apt et à Cavaillon, sans parler d'Avignon, le pouvoir temporel l’emporte et la juridiction de l'évêque est seulement concentrée dans la ville[47].


Notes et références Modifier

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  1. Catalunya i França meridional a l'entorn de l'any mil, Volume 2 de Actes de congressos, Centre national de la recherche scientifique (France), Catalonia (Spain), Xavier Barral i Altet, Generalitat de Catalunya, Departament de Cultura, 1991.
  2. Marie-Pierre Estienne, Châteaux, villages, terroirs en Baronnies Xe-XVe siècle, Université de Provence, 2004.
  3. Catalunya i França meridional a l'entorn de l'any mil, Volume 2 de Actes de congresos, Centre national de la recherche scientifique, Catalonia, Xavier Barral i Altet, Generalitat de Catalunya, Departament de Cultura, 1991.
  4. Histoire de L'Eglise Cathédrale de Vaison, Louis Anselme Boyer de Sainte-Marthe, Biblio Bazaar, 2011.
  5. http://fr.structurae.de/structures/data/index.cfm?id=s0010958 cathédrale Notre-Dame-de-Nazareth de Vaison.
  6. Vaison-la-Romaine (3)
  7. Cartulaire de la Commanderie de Richerenches de l'ordre du Temple (1136-1214), Mémoires de l'Académie de Vaucluse; documents inédits pour servir à l'histoire du département de Vaucluse, Templars. France. Richerenche, Ripert-Monclar (marquis de), R. Seguin, 1907.
  8. Cartulaire de Saint-Victor, n° 659, cité par Mariacristina Varano, Institution épiscopale et autorité comtale dans le diocèse de Sisteron.
  9. L'ordre de Cluny à la fin du moyen âge: le vieux pays clunisien, XIIe-XVe siècles, Denyse Riche, Université de Saint-Étienne, 2000, p.113.
  10. Société d'archéologie, d'histoire et de géographie de la Drôme, Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, Secrétariat de la Société (Valence) p.247 et suivantes et Dictionnaire géographique, historique, archéologique et biographique des communes du département de Vaucluse, Jules Courtet, Bonnet 1857, p.327.
  11. Cahiers de Fanjeaux, Université de Toulouse. Institut d'études méridionales, Institut catholique de Toulouse, Edward Privat 1989.
  12. GCNN t III Arles n° 283.
  13. GCNN t III Arles n° 285
  14. GCN t III Arles n° 214.
  15. Ripert-Montclar, p XXIV, cité par [010 Les origines de la famille Mévouillon]
  16. Cartulaire de la Commanderie de Richerenches de l'ordre du Temple (1136-1214), Mémoires de l'Académie de Vaucluse; documents inédits pour servir à l'histoire du département de Vaucluse, Templars. France. Richerenche, Ripert-Monclar (marquis de), R. Seguin, 1907.
  17. J. Berge, Origines rectifiées de Maisons féodales (1952), J. Berge, Origines rectifiées de Maisons féodales (1952) et Caïs de Pierlas, Le XIe siècle dans les Alpes-Maritimes, Turin, 1885 et Baratier Édouard ; Duby Georges ; Hildesheimer Ernest ; Atlas historique : Provence, Comtat, Orange, Nice, Monaco, A. Colin, Paris, (1969) INIST-CNRS, Cote INIST : S 6285 et H&G, n°120, 217.
  18. GCNN t III Arles n° 285.
  19. GCNN t III Arles n° 285.
  20. Dictionnaire des abbayes et monastères; ou, Histoire des établissements religieux érigés en tout temps et en tous lieux a la destination des réguliers des deux sexes: Contenant: 1° Leurs fondations, leurs accroissements et leurs décadences; 2° Des renseignements archéologiques, géographiques et ..., Jacques-Paul Migne, J.-P. Migne, 1856.
  21. Cartulaire de la Commanderie de Richerenches de l'ordre du Temple (1136-1214), Mémoires de l'Académie de Vaucluse; documents inédits pour servir à l'histoire du département de Vaucluse, Templars. France. Richerenche, Ripert-Monclar (marquis de), R. Seguin, 1907.
  22. Saurel, Ferdinand (1821-1907), Histoire de la ville de Malaucène et de son territoire, Ferdinand Saurel et Alfred Saurel, J. Roumanille, p.90.
  23. Société d'archéologie, d'histoire et de géographie de la Drôme, Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, Secrétariat de la Société (Valence) p.247 et suivantes.
  24. Société d'archéologie, d'histoire et de géographie de la Drôme, Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, Secrétariat de la Société (Valence) p.247 et suivantes.
  25. Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, A. Barthélemy, Avignon, 1986.
  26. Société d'archéologie, d'histoire et de géographie de la Drôme, Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, Secrétariat de la Société (Valence) p.247 et suivantes.
  27. Société d'archéologie, d'histoire et de géographie de la Drôme, Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, Secrétariat de la Société (Valence) p.247 et suivantes.
  28. Histoire du diocèse d'Avignon et des anciens diocèses dont il est formé, Étienne Antoine Granget, Sequin ainé, 1862, t.1er, p.299.
  29. Société d'archéologie, d'histoire et de géographie de la Drôme, Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, Secrétariat de la Société (Valence) p.247 et suivantes.
  30. Société d'archéologie, d'histoire et de géographie de la Drôme, Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, Secrétariat de la Société (Valence) p.247 et suivantes.
  31. Société d'archéologie, d'histoire et de géographie de la Drôme, Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, Secrétariat de la Société (Valence) p.247 et suivantes.
  32. Revue archéologique, Volume 8, Ernest Leroux., 1851.
  33. La noblesse et l'Église en Provence, fin Xe - début XIVe siècle, Volume 4 de Comité des travaux historiques et scientifiques, Florian Mazel, Comité des travaux historiques et scientifiques - CTHS, 2008.
  34. Société d'archéologie, d'histoire et de géographie de la Drôme, Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, Secrétariat de la Société (Valence) p.247 et suivantes.
  35. Poly, La Provence et la société féodale…, p. 205, avec renvoi au n° 139 du Catalogue, cité par Alain Venturini Naissance et affirmation du Consulat de Nice.
  36. Marie-Pierre Estienne, Châteaux, villages, terroirs en Baronnies Xe-XVe siècle, Université de Provence, 2004.
  37. Fondation for Medieval Genealogy
  38. Société d'archéologie, d'histoire et de géographie de la Drôme, Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, Secrétariat de la Société (Valence) p.247 et suivantes.
  39. Société d'archéologie, d'histoire et de géographie de la Drôme, Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, Secrétariat de la Société (Valence) p.247 et suivantes.
  40. Florian Mazel, La noblesse et l'Église en Provence, fin Xe-début XIVe siècle : L'exemple des familles d'Agoult-Simiane, de Baux et de Marseille, Paris, CTHS, 2002, p.179.
  41. Histoire du diocèse d'Avignon et des anciens diocèses dont il est formé, Granget, Seguin 1862.
  42. Provence romane, Volume 1, La Nuit des temps, Jean-Maurice Rouquette, Zodiaque, 1974.
  43. Vaison-la-Romaine (3)
  44. Société de l'histoire de France, Société de l'histoire de France 1845, v. 41 (Annuaire Historique, 1846), p.104.
  45. Cartulaire de la Commanderie de Richerenches de l'Ordre du Temple (1136-1214). T. 2, marquis de Ripert-Monclar,..., Ordre du Temple. Commanderie (Richerenches, Vaucluse), F. Seguin (Avignon), Champion (Paris) 1907,  : Ripert-Monclar, François de (1844-1921). p.XXVII.
  46. Société d'archéologie, d'histoire et de géographie de la Drôme, Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, Secrétariat de la Société (Valence) p.247 et suivantes.
  47. Dictionnaire géographique, historique, archéologique et biographique des communes du département de Vaucluse, Jules Courtet, Bonnet 1857, p.327n.


  • Albanès, Joseph Hyacinthe (1822-1897),Gallia christiana novissima. Histoire des archevêchés, évêques et abbayes de France d'après les documents authentiques recueillis dans les registres du Vatican et les archives locales, pp. 464 et 465; en ligne sur Galica.
  • Moreri, Le grand Dictionnaire historique, ou mélange curieux de l'histoire sacrée et profane, p. 85.

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