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Seigneur et dame noble, au XIe siècle.

Domina Percipia est née vers 999 et décédée entre 1070 et 1082.


Vers 1060, une vaste contrée, de Valréas à Laragne, du Diois au Ventoux et à la Montagne de Lure, appartient à une grande dame nommée Percipia. Elle possède des biens des familles de Mirabel, par héritage, et de Mison, par mariage, quoique le douaire n'est pas reconnu en Provence[1]. D'après le marquis de Ripert-Montclar, Percipia, mère de Ripert Methulensis, est nièce de l'évêque Féraud de Gap, fille probable de Rambaud (XIe s.). J.-P. Poly nous dit Percipia épouse Laugier d'Arles, fils de Pons III d'Arles. En effet Laugier II est le frère de Ripert Methulensis et le fils de Laugier d'Arles, donc Percipia est l'épouse de Laugier d'Arles[2].

Percipia est un des membres fondateurs des Mevouillon. Son existence est attestée par de nombreux actes datant de son époque et des historiens sérieux[3].

Percipia possède des biens au castrum du Poët (en-Percip), village enserré entre les montagnes de La Loube et de Banne, en amont de la vallée du Menon[4]. Ce village de Le Poët-en-Percip a pris sa particule en-Percip en son honneur, car c'est la capitale de sa petite principauté[5][6].

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Les ancêtres de Pontius Rayembaldi, la tige des Raimbaud-Rambaud[7].

BIOGRAPHIE Modifier

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Ses origines Modifier

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D'après le marquis de Ripert-Montclar, Percipia, mère de Ripert Methulensis, est nièce de l'évêque Féraud de Gap, fille probable de Raimbaud. Elle a épousé Geoffroi ou Isnard, fils d'Isnard de Volonne et de Dalmace[8].

J.-P. Poly propose un autre rattachement ; selon lui, Percipia épouse Laugier, fils de Pons III d'Arles et neveu de l'évêque Féraud. Aucune de ses hypothèses ne peut être confirmée par la documentation, mais il est presque certain, d'après le recoupement des domaines, que les Mévouillon sont apparentés à l'évêque Féraud et à sa famille.


Le Moyen âge dans les Baronnies dévoile à travers l'immensité de son territoire une grande figure de femme : Domina Percipia, qui nous reste encore aujourd'hui fort mystérieux et légendaire.

Entre les domaines des Baronnies s'étendant du massif du Vercors au nord, et au sud le Mont Ventoux, a circulé en effet la figure distinguée de cette veuve qui présida aux biens des Mévouillon avec la même notoriété que toutes les grandes Dames célèbres du Xi siècle.

Elle résida à Poët qui devint après elle Le Poët-en-Percip.

Le Poët, situé entre Montauban et le Buis, ne fut qualifié d'en Percip qu'en 1266 avant de recouvrir définitivement de son appellation actuelle qui rappelle éloquemment le souvenir de la Dame Domina Percipia.

Le Poët-en-Percip Modifier

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Le Coup d'Huery, au nord du Poët-en-Percip. À l'arrière-plan, montagne de Banne, et au loin, à l'horizon à gauche, silhouette du mont Ventoux.

Au Le Poët-en-Percip, il n'y a plus au-dessus du village que quelques empreintes de taille dans le rocher rappelant l'existence d'une ancienne construction forte.

Le Poët-en-Percip s'appelle Poetum Dam Percipia et Poetum d'Ampercipia en 1317, Pogetum de Percipia, Pogetum d'Ampercip, en 1525[9].

Domina Percipia Modifier

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« Femme à la stature droite et solide, malgré son âge avancé, inspirait à son entourage la confiance d'une mère et la détermination de ces Grandes Dames du XIe siècle. Sa longue robe droite en lin, descendant jusqu'aux chevilles, qui apparaissait sous une jupe légèrement plus courte, cousue sur le bliaut et fendue des deux côtés, lui donnait la prestance révélatrice de cette haute caste de la société aristocratique de l'époque. Un galon richement vertical, soulignant les hanches, se prolongeait par un pan vertical cousu sur le devant de la jupe. Enfin, de longues nattes entourées de bandelettes s'échappant d'un voile ne couvrant que la nuque, tombaient sur le devant de la chape (ou manteau) tenu sur la poitrine par une fibule, achevaient de souligner toute l'élégance de cette grande Dame si distinguée.

Cette veuve n'afficha jamais sa faiblesse dans la gestion du domaine des affaires à traiter avant que ses fils ne soient en âge de gouverner ».

Son rôle et sa personnalité furent suffisamment importants pour laisser l'empreinte de son nom au Poët-en-Percip. Ce village enserré entre les montagnes de la Loubé et Banne, à quelques kilomètres à l'ouest de Buis, ne compte aujourd'hui que moins de vingt résidents permanents.

On ne sait pas si c'est si c'est son mari Raymond, dont on ignore le nom, qu'elle tient ses biens des Mevouillon ou de son Douaire. En revanche, on sait que Domina Percipia eu quatre fils : Rippert, Laugier, Hugues et Rimbaud. Toujours est-il que le nom patronymique des Mévouille n'apparaît discrètement qu'en 1057 environ et son centre fut Montauban.


Riche et passionnante demeure cette histoire de la Grande Dame Domina Percipia que je vous invite à redécouvrir en ces temps ambigus où la recherche de nos origines retrouve une actualité inattendue.


· Jadis, Mirabel fut le patrimoine de co-seigneurs, les "De Mirabel", famille riche et puissante, dont il ne reste actuellement que quelques souvenirs dans les archives. · Quelques vestiges témoignent encore du passage de ces seigneurs ; c'est le cas de la tour de l'ancien château (qui serait bien antérieur au XIVe siècle) et qui devint par la suite le clocher de l'église. héritière de l'immense domaine des baronnies

Percipia est présente et prend part a la donation au même monastère avec ses quatre fils[10]. L'acte débute ainsi : u Ego. Rupertus, Percipiae filius, et Gapincenxis episcopus[11].

SA DESCENDANCE Modifier

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Son mari Modifier

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Ses enfants Modifier

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¤ Ripert Methulensis


¤ Le patronyme Mevouillon apparaît dès 1057, porté par Laugier II, frère supposé par divers recoupements de Ripert Methulensis dans une charte de Geoffroy, marquis de Provence : Leodegarius de Medillone Firmavit[12]. Il est cité en 1087 et marié vers 1060 à Dalmatia. Laugier (Leodegarius) apparaît comme un très grand seigneur auprès des comtes de Provence[13].


¤ Raimbaud est cité en 1060.


¤ Hugues Metullionis


Références Modifier

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  1. Châteaux, villages, terroirs en Baronnies Xe-XVe siècle, Hors collection, Marie-Pierre Estienne, Presses universitaires de Provence, 2013.
  2. Châteaux, villages, terroirs en Baronnies Xe-XVe siècle, Hors collection, Marie-Pierre Estienne, Presses universitaires de Provence, 2013.
  3. Châteaux, villages, terroirs en Baronnies Xe-XVe siècle, Hors collection, Marie-Pierre Estienne, Presses universitaires de Provence, 2013.
  4. Châteaux, villages, terroirs en Baronnies Xe-XVe siècle, Hors collection, Marie-Pierre Estienne, Presses universitaires de Provence, 2013.
  5. Seigneurie issue de mérite du Poët-en-Percip (Mévouillon)
  6. Dieudonné L. Naire, Une histoire d’ici : l’arrière pays Vaisonnais. Madame Domina Percipia, juin 2010.
  7. Châteaux, villages, terroirs en Baronnies Xe-XVe siècle, Hors collection, Marie-Pierre Estienne, Presses universitaires de Provence, 2013.
  8. Cartulaire de la commanderie de Richerenches, p. LVII et ss.
  9. Revue drômoise: archéologie, histoire, géographie, Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, 186.
  10. Marcellin FOURNIER, Histoire générale des Alpes Maritimes ou Cottiènes : et particulière de leur métropolitaine, Ambrun, édité par Paul GUILLAUME, I, Paris-Gap, 1890, p. 635-637 (Regeste dauphinois, I, n° 1904) ; Benjamin GUERARD, Cartulaire de l’abbaye de Saint-Victor de Marseille, I, Paris, 1857, n° 153, p. 179-180, et II, n° 730, p. 71-73 (Regeste dauphinois, I, n° 1913 et 1953).
  11. Ripert-Monclar, Cartulaire de la commanderie de Richerenches
  12. CSV [18] n° 184.
  13. Origine de la famille des Mévouillon

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