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Henry III et sa femme, Louise de Lorraine.

Marguerite de Bronze ou de Brons est née vers 1560 et décédée, le 4 septembre 1646, à Serbonnes, en Bourgogne. Elle est inhumée en l'église de Serbonnes[1].


Marguerite de Bronze, dame de Gravon et de Balloy, se marie en 1575 avec Mathieu III de Brunel (1542-1621)[2]. C'est un seigneur du Senonnais. Elle devient l'une des nombreuses la maîtresses du roi Henri III. Brunel du coup est un partisan acharné de la Ligue dans sa province. Puis, il exalte le moine né à Serbonnes, Jacques Clément (1567-1589) qui tue le roi, selon Mémoires, Société littéraire, historique et archéologique de Lyon, 1877. Selon la tradition familiale, les fleurs de lis sont semées sur le chevron de leur blason, au XVIModèle:Exp siècle, en souvenir des relations de Marguerite de Bronze (ou Brons), dame de Serbonnes, avec le roi Henri III. Marguerite de Bronze, séparée de biens de son mari (1596), achète le fief des Barres.





LES BRUNEL DE SERBONNES Modifier

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Charles IV du Maine.

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Château du Petit Varennes remanié aux siècles suivants.

Cette famille Brunel de Serbonnes, noble et ancienne, est originaire de Guienne. André de Brunel, en 1317, grand-maître d'hôtel de France, sous les rois Philippe-le-Long, Charles-le-Bel, et Philippe VI, est le premier connu. Les descendants premier Mathieu de Brunel se sont toujours maintenus en possession du Petit Varennes[3].


Mathieu de Brunel (1490-15??) , seigneur de Grigny, épouse, en 1515, à Perrine de Pontville[4]. Foucaud (1411-1472) de l'illustre Maison de Rochechouart, Chambellan du roi Charles VII a comme unique enfant: Anne. Elle épouse, en 1470, Jean de Pontville, chambellan de Charles de France, duc de Guyenne et frère de Louis XI. La vicomté passe dans cette famille de Pontville. La mère de Perrine de Pontville est aussi la petite-fille du Prince Charles IV du Maine (1414-1472). Mathieu de Brunel s'établit à Serbonnes, où sa femme hérite du Petit Varennes[5].

  • Mathieu II de Brunel (1516-1552) épouse, en 1541, Jacqueline de Railly, de la famille des seigneurs d'Hauterive, près d'Auxerre[6]. De ce mariage vient, entre autres enfants :
    • Mathieu III de Brunel (1542-1621), écuyer seigneur de Serbonnes en partie, de Varennes de Bordeau et des Barres. Il se marie, en 1575, avec Marguerite de Bronze (1560-1646), dame de Gravon, dans la vallée de la Seine et de Balloy. Ils acquièrent l’autre moitié du fief du Petit Varennes, qui appartient à Anne Durousseau et à son époux en vertu d’une donation faite à ces derniers, en 1563, par Claude de Ponville, veuve de Jean Durousseau. Il a entre autres enfants :
      • François de Brunel, seigneur de Serbonnes, qui épouse, en 1624, Anne de Brons[7].




MAÎTRESSE DU ROI Modifier

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Premier blason des Brunel.

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Blason du Roi Henri III.

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Nouveau blason des Brunel.

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Blason des Brunel (Picardie).

Marguerite de Bronze, dame de Gravon, dans la vallée de la Seine et de Balloy. Elle se marie en 1575 avec Mathieu III de Brunel (1542-1621), seigneur du Senonnais. Nous ne savons pas à quelle famille elle appartient.

Marguerite de Bronze devient l'une des nombreuses la maîtresses du roi Henri III, selon de nombreuses sources :

  • La France nationale ou histoire nationale des départements de France...: province de Bourgogne, Ducourneau ;
  • La Bourgogne, Alexandre Ducourneau, A. Monteil ;
  • Société littéraire, historique et archéologique de Lyon (1877) ;
  • Nicolas, Claude et Georges de Bauffremont, barons de Sennecey: épisodes de la Ligue en Bourgogne et dans le Lyonnais, Léopold Niepce ;


Un autre auteur est sur et certain que c'est impossible, car le Roi n'a comme maîtresses que ses mignons frisés[8]. Pourtant les contemporains d'Henri III décrivent le roi comme un homme aimant beaucoup les femmes. Si celles-ci sont assez peu connues, c'est qu’Henri III ne leur confère jamais le titre de maîtresse officielle. En 1582, un ambassadeur italien dit :

Le roi a aussi eu quelques maladies pour avoir fréquenté dans sa jeunesse trop familièrement les femmes[9].

Ses maîtresses les plus célèbres sont Louise de La Béraudière, la mère de Gabrielle d’Estrées) et Renée de Rieux, issues de la moyenne noblesse[10]. Il fréquente également lors de son périple italien qui le ramène de Pologne en juin 1574, Veronica Franco, une Vénitienne. Après son mariage avec Louise de Lorraine, les aventures d’Henri III se fonnt plus discrètes, toutefois le roi de poursuit des aventures avec une multitude de jeunes filles belles et enjouées (mesdemoiselles d’Assy, de La Mirandole, de Pont, de Stavay, ou encore une des sœurs de Gabrielle d’Estrées[11]).


Le premier blason des Brunel est : D'azur au chevron d'argent. Selon l'Almanach historique du département de l'Yonne et de la ville de Sens, Soucy, Serbonnes, etc..., après cette relation avec le Roi, le nouveau blason des Brunel est : D'azur au chevron d'argent, deux fleurs de lys au dessus du chevron et une en dedans[12]. Selon la tradition familiale, les fleurs de lis sont semées sur le chevron au XVIème siècle, en souvenir des relations de Marguerite de Brons, dame de Serbonnes, avec le roi Henri III. Selon la logique du récit, cet amour a porté ses fruits et le blason des Brunel porte la marque de cette bâtardise"[13]. Le blason des Brunel de Serbonnes, en Picardie, devient : D’argent au chevron de sable (alias d’azur) chargé de trois fleur de lis d’or[14].






LA LIGUE ET JACQUES CLÉMENT Modifier

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Gravure montrant l'assassinat d'Henri III par Jacques Clément.

Marguerite de Bronze, femme de Mathieu de Brunel, seigneur de Serbonnes, est donc la maîtresse de Henri III. Outre une descendance cette relation va avoir des conséquences historiques graves. La jalousie que Brunel en conçoit contribue beaucoup à entretenir dans le pays l'esprit de la Ligue et à exalter Jacques Clément[15].

Brunel, du coup, devient partisan acharné de la Ligue dans sa province. Puis, il exalte le moine né à Serbonnes, Jacques Clément(1567-1589) qui tue le roi, selon Mémoires, Société littéraire, historique et archéologique de Lyon, 1877. Son acte est diversement apprécié dans une chrétienté en proie aux guerres de religion. Le pape Sixte V le considère comme un martyr et hésite à le canoniser[16]. Paris accueillie également avec enthousiasme le régicide, acclame la mère de l'assassin comme la mère de Dieu elle-même. La Sainte-Ligue se considère comme vengée de l'assassinat en 1588 du duc Henri de Guise.





LES TERRES Modifier

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Les communs du château du Petit Varennes.

Mathieu III de Brunel (1542-1621) achète après 1575, avec sa femme, la moitié du fief du Petit Varennes à Anne Durousseau, veuve de Denis Mamineau[17].

Marguerite de Bronze, séparée de biens de son mari (1596), achète de Jacqueline Lebachelier, devenue veuve de Michel de Tournebœuf, le fief des Barres. Le Petit Varennes devient ainsi plus puissant que le Grand Varennes. Ce fief aux yeux des Brunel est sous leur dépendance et ils prétendent aux droits honorifiques dans l'église de Serbonnes[18]. . De là des querelles entre les Brunel et les Tourneboeuf. Après bien des procédures, il est reconnu que les deux fiefs ont les mêmes droits, et que tous relèvent du fief des Barres (1624)[19].






DESCENDANCE Modifier

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Nouveau blason des Coustant au XVIIModèle:Exp s. Les trois fleurs de lys d'or viennent des Brunel.


  • Jean Esmé Brunel (1580-1660), un de leurs enfants, écuyer, sieur de Varennes, habite la Tour du Temple à Compiègne, nous dit Les hommes illustres du département de l'Oise. Il est par la suite gouverneur de Carmagnole (en Piémont) et de Verrue (en Montferrat), dixit Société Généalogique de l'Yonne - Bulletin de liaison n° 30. Puis, Il se fixe à Ambreville dans le Gâtinais. Jean Esme de Brunel obtient de l'abbé commandataire et seigneur de Ferrières-en-Gâtinais, l'inféodation du fief de Brunel à Ambreville, par contrat du 20 mars 1635 passé devant Me Baussant, notaire à Ferrières (minutier détruit). Il rend foi et hommage du fief de Brunel le 8 novembre 1657 devant Me Boyer, notaire à Rozoy-le-vieil.
    • Son autre fille se marie avec Louis de Chinot, écuyer, pair et seigneur de Fouquehove, du Val, de Chailly, du Quesnoye, d'Hourecq, de Baincthun, capitaine au régiment de Navarre, le 14 janvier 1659.


  • Jean Esmé Brunel est le demi-frère de François Brunel, frère aîné, qui devant seigneur de Serbonnes à la mort de leur père.


  • Jean Esmé Brunel a aussi une sœur, Madeleine, mariée à Jacques de Straton (1560-1628), seigneur de Corbery, de Paron et de Chaumont, et de Bordeaux-en-Gâtinais (45). Quesvers et Stein, reproduisent la pierre tombale de Jacques de Straton, écuyer, seigneur de Corbery et de Bordeaux-en-Gâtinais[20].


La seigneurie de Serbonnes est détenue par la famille Brunel depuis le début du XVIModèle:Exp siècle. Elle conserve son domaine malgré les drames révolutionnaires. La dernière descendante du nom, épouse du président du conseil régional Raymond Janot, s'est éteinte en 2009.





NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. Société généalogique de l'Yonne.
  2. Nobiliaire universel de France, ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume. T. 2, avec le concours de MM. de Courcelles, l'abbé de l'Espines, de Saint-Pons..., Viton de Saint-Allais, Nicolas (1773-1842), Bachelin-Deflorenne (Paris), pp. 227/228.
  3. Etat présent de la noblesse française contenant..., M. Bachelin-Deflorenne, Рипол Классик. p.523.
  4. Almanach historique du département de l'Yonne et de la ville de Sens, Soucy, Sorbonnes, etc..., T. Tarbé, 1811.
  5. Almanach historique du département de l'Yonne et de la ville de Sens, Soucy, Sorbonnes, etc..., T. Tarbé, 1811.
  6. Almanach historique du département de l'Yonne et de la ville de Sens, Soucy, Sorbonnes, etc..., T. Tarbé, 1811.
  7. Nobiliaire universel de France, ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume. T. 2, avec le concours de MM. de Courcelles, l'abbé de l'Espines, de Saint-Pons..., Viton de Saint-Allais, Nicolas (1773-1842), Bachelin-Deflorenne (Paris), pp. 227/228.
  8. Almanach historique du département de l'Yonne et de la ville de Sens, Soucy, Sorbonnes, etc..., T. Tarbé, 1811.
  9. Lorenzo Priuli, dans Pierre Champion, La jeunesse d'Henri III, 2 tomes, Paris, Bernard Grasset, 1941-1942. p.709.
  10. Pierre Chevallier, Henri III : roi shakespearien, Paris, Fayard, 1985, p. 442.
  11. Pierre Chevallier, Henri III : roi shakespearien, Paris, Fayard, 1985, p.446 .
  12. Almanach historique du département de l'Yonne et de la ville de Sens, Soucy, Serbonnes, etc..., T. Tarbé, 1811.
  13.  Histoire généalogique de la Maison de Brunel, Patrick Chevassu - SGY - Bulletin de liaison n°30 - décembre 1990.
  14. FranceGenWeb-Héraldique
  15. Nicolas, Claude et Georges de Bauffremont, barons de Sennecey : épisodes de la Ligue en Bourgogne et dans le Lyonnais, Niepce, Léopold (1813-1898), Impr. Mougin-Rusand (Lyon) 1877. p. 117n.
  16. Selon l'historien Jacques-Auguste de Thou, il fait son éloge le 11 septembre 1589 (Histoire universelle, liv. XCVI).
  17. Almanach historique du département de l'Yonne et de la ville de Sens, Soucy, Sorbonnes, etc..., T. Tarbé, 1811.
  18. Almanach historique du département de l'Yonne et de la ville de Sens, Soucy, Serbonnes, etc..., T. Tarbé, 1811.
  19. Maurice PIGNARD-PÉGUET, HISTOIRE DES COMMUNES DE L’YONNE, LIVRE IV, ARRONDISSEMENT DE SENS.
  20. Bulletin de liaison n°30 - Société Généalogique de l'Yonne.

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