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Le petit-fils de Sébastien Zoude, Louis Zoude (1787 - 1854), rachète le matériel et l'outillage de la cristallerie-verrerie de Vonêche, pour son usine de Jambes.

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Louis Zoude, années après 1833 - 1834.

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Ensemble de verre d'eau, cristal doublé blanc et bleu, donnée par l'Impératrice du Mexique à Ems, en 1851.

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Paire de drageoirs en cristal taillé Zoude.

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Zoude, Gobelet caréné à piédouche en cristal moulé à côtes plates, orné d’une représentation de sainte Geneviève.

Louis Zoude est né en 1787, à Namur, et décédé en 1854, à Namur, à l’âge de 67 ans. Il se marie le 18 juillet 1813, à Namur, avec Thérèse André (1796 - 1867).


Sébastien Zoude (1707 - 1779) est le premier producteur de cristal anglais sur le continent, notamment de 1761 à 1776. En partie grâce à son travail, au siècle suivant, l’industrie verrière wallonne constitue, au XIXe siècle, le troisième principal pôle de développement de l’industrie belge derrière l’industrie charbonnière et l’industrie sidérurgique et elle constitue un centre mondial de production verrière[1].

Après le décès de Sébastien Zoude (1707 - 1779), les affaires des verriers-cristalliers de la Famille Zoude stagnent, voir périclitent au début du régime hollandais. Louis, son petit-fils, a le mérite de remettre de l’ordre dans les affaires que son père François a tenté de gérer. En 1819, ce dernier devient le nouveau directeur de la manufacture désormais baptisée Louis Zoude et Compagnie.

Louis Zoude fait rallumer les fours de la verrerie et, en dépit des conjonctures difficiles, maintient une activité bénéficiaire dans l’usine de Jambes. En 1825, la Société Louis Zoude et Cie., Namur (1818-1867) parvient même à se hisser au même rang que les autres maîtres verriers de son temps et, au moment où Vonêche ferme ses portes concurrencée par le développement du Val-Saint-Lambert, Zoude reprend une partie du matériel, et des verriers qualifiés, de la cristallerie du maître Aimé-Gabriel d’Artigues. C’est ainsi qu’il engage Joseph-Benoît Voirin, formé par son parrain le maître et technicien hors pair. Louis Zoude opère diverses restructurations :

  • utilisation du bois et non plus du charbon comme combustible,
  • rachat du matériel et de l'outillage de la défunte cristallerie de Vonêche,
  • installation d'un taillerie mue par une machine à vapeur,
  • augmentation du nombre des fours...
  • gobeleterie commune, demi-cristal, avec une importance plus grande accordée aux décors.

Le directeur de la société peut traiter d'égal à égal avec les autres maîtres verriers du pays, signant avec eux un accord tarifaire en date du 25 août 1825. Louis Zoude s'adapte parfaitement au nouveau régime de la Belgique indépendante. De nouveaux moyens et débouchés sont mis en oeuvre par la Société Louis Zoude et Cie., Namur (1818-1867) :

  • relations avec l'Allemagne,
  • constructions d'installations modernes sur la rive droite de la Meuse à Jambes...

Dans ces conditions, Louis Zoude parvient à produire un cristal d’une qualité qui n’a rien à envier à ses concurrents. Lors de l’Exposition de Bruxelles, en 1847, le jury relève le haut niveau d’excellence de ses cristaux, rendu possible par ses 500 ouvriers et son équipement moderne. L'entreprise Zoude surmonte les crises économiques qui marquent les premières années de l'indépendance belge. Au milieu du XIXe siècle, les cristalleries Zoude sont le fleuron de l'industrie wallonne. Louis Zoude figure rapidement parmi les notabilités namuroises[2]. Louis Zoude est d'ailleurs conseiller communal de Namur.

A Namur son usine est d'une superficie de 55 ares environ, entre la rue Basse-Neuville, la rue du Tan, au rempart de la Verrerie et les l'usine de Michotte.

Les établissements de verrerie de la même Société Louis Zoude et Cie., situés à Jambes, comprennent : l'ours à fusion, la maison du directeur, la cour, le jardin, les logements d‘ouvriers, les halles, magasins, machines à vapeur et autres dépendances...

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Namur, le confluent de la Sambre et de la Meuse. Les deux rivières sur lesquels vont permettre aux Zoude de vivre et s'enrichir pendant 500 ans.

SA SUCCESSION Modifier

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L’industriel Aimé-Gabriel d’Artigues, propriétaire des verreries et cristalleries de Vonêche, doit les vendre, en 1831, du fait de la concurrence du Val Saint Lambert.

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Verreries d'Herbatte.

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Société anonyme d'Herbatte-lez-Namur.

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Le site du Val Saint Lambert déjà important en 1826.

À son décès, en 1854, Louis Zoude peut s’enorgueillir d’avoir relevé le défi de son aïeul, Sébastien Zoude (1707 - 1779). Les affaires familiales semblent avoir atteint un haut niveau.

Mais la Société à participation des verreries d'Herbatte est fondée, le 22 novembre 1851, par Auguste Postal, verrier chez Zoude. Celle-ci s'implante sur des terrains au Nord de Namur et débauche du personnel de la Société Louis Zoude et Cie., Namur (1818-1867) et du Val-Saint-Lambert.

Le 31 mars 1853, après le départ de Postal, ses anciens associés voulant donner plus d'extension à leur entreprise constituent la Société anonyme d'Herbatte-lez-Namur. Leur but est de fabriquer et de vendre des objets en verre et en cristal, de la gobeleterie et de la cristallerie unie, moulée et taillée. Hélas, seulement 25% du total de la production est consacré au cristal.

L'entreprise se développe et atteint 5% de bénéfice en 1855. Deux ans plus tard, son directeur Gabriel Dumler déclare occuper plus de 300 ouvriers. Outre le marché intérieur, la production s'écoule aux quatre coins du monde (Brésil, Canada, Inde, Etats-Unis, Italie, Suède...). Cependant, à la suite de ces programmes d'expansion, la manufacture est fortement endettée et envisage de fusionner avec la Société Louis Zoude et Cie., Namur (1818-1867).

Le 25 février 1867, les pourparlers aboutissent à la création de la Compagnie anonyme des cristalleries et verreries namuroises. Cette alliance, de l'avis même des promoteurs, va former un des établissements verriers les plus importants d'Europe. Nous savons qu'à cette époque six fours sont actifs pour un total d'environ 1.200 personnes employées. Un catalogue offrant un choix de 600 articles propose des objets en cristal taillés et gravés, en cristal ou demi-cristal unis, moulés..., des articles pour la chimie, la pharmacie et des verres de couleur. La Société compte se moderniser en utilisant les nouveaux procédés pour la fusion (système Sching ou Siemens) et le travail du verre.

Malheureuse ment, l'importance des frais (salaires, nouveaux outillages...) contraint les actionnaires à céder, en 1879, la dite compagnie au Val-Saint-Lambert, la Société anonyme des manufactures de glaces, verres à vitre, cristaux et gobeleteries, filiale de la Société Générale. Cette fusion donne naissance à la fameuse Société anonyme des cristalleries du Val-Saint-Lambert. Celle-ci ferme la verrerie de la rue Basse Neuville et le dépôt de Bruxelles. Elle ne laisse subsister que les usines de Jambes et d'Herbatte. La verrerie namuroise est passée à l’échelle wallonne[3].

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Dessin du quartier du Val-Saint-Lambert et de sa Cristallerie et de ses usines en 1926. Les concurrents des Zoude et leurs collègues financés par les Rothschild rachètent leurs usines et agrandissent considérablement le premier site, une ancienne abbaye.

MARIAGE ET DESCENDANCE Modifier

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Tarifs de la Société Louis Zoude et Cie.

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Les papeteries Godin c'est un empire industriel : plusieurs usines et des milliers d'ouvriers.

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Château de Serinchamps.

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L'hôtel particulier Raymond passe des Godin aux Collombs. Il est de nos jours divisé en plusieurs appartements.

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Blason des Straten Waillet.

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Armoiries de la famille de Diesbach.

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Armoiries de la famille van Eyll.

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Louise Zoude.

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Une calèche.

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Ignace Douxchamps.

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Les Douxchamps-Zoude héritent dr Pierre Eloy de Burdinne, sénateur et son épouse Charlotte de Strassart.

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Namur, Herbatte, la villa Douxchamps

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Descendance de Sébastien Zoude : la famille de Louis II Zoude au château des Épioux, en 1885[4].

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Louis II Zoude (1821 - 1880) fait rehausser la tour de son château des Épioux, en 1878[5].

Louis Zoude (1787 - 1854) qui reprend la verrerie paternelle et en fait la Société Louis Zoude et Cie., Namur (1818-1867). Il se marie le 18 juillet 1813, à Namur, avec Thérèse, Marie, Françoise André (1796 - 1867), fille de Jean et Thérèse Delwiche. Ils sont les père et mère de :

¤¤ François Zoude (1818 - 1871) se marie le 14 septembre 1848, à Huy, avec Félicité Godin (1832 - 1912). Il est Directeur technique de la Société Louis Zoude et Cie., Namur (1818-1867).

Sa femme est un membre de la famille Godin, papetier à Huy depuis le XVIIe siècle. Gilles-Barthélémy (1726 - 1775), bourgmestre de Huy en 1772-1773, porte de sinople à la coupe couverte et ciselée d'or, au chef d'argent. Jean Godin (1762 - 1827) est le directeur de la papeterie de Chinet. Ses huit fils et filles poursuivent l’exploitation des moulins à papier de la région hutoise à Chinet. Félicité Godin est l'une des dirigeantes de la société J.L. Godin et fils. Vers 1900, cette société c'est 3.000 ouvriers et quatre usines qui exportent leur production dans divers pays d'Europe, aux Etats-Unis et à Cuba[6][7]. Félicité Godin est la fille de Jean II Godin (1792 - 1864), membre de la chambre des représentants, Ingénieur des Ponts et Chaussées, propriétaire de l'hôtel particulier Raymond, rue du Lombard, à Namur ; et la petite-fille de Jean Godin (1762 - 1827).

Félicité Godin (1832 - 1912), veuve de François Zoude (1818 - 1871), achète, le 12 décembre 1883, le domaine de Serinchamps (627 hectares). Félicité Godin est décédée à Namur, le 16 mai 1912.

¤¤¤ Sa fille unique, Marie Zoude (1853 -1923), épouse en 1874 Jacques Léon de Collombs (1847 - 1933), fils du bourgmestre de Thimister. Elle hérite entre autres du domaine de Serinchamps, que gère son mari. Jacques de Collombs (époux Zoude), acquiert l'hôtel particulier Raymond, en 1894, à Namur, selon Cécile Douxchamps-Lefèvre, Hôtels de Maître à Namur, XVIIIe-XXe siècles. Son fils Franz y maintient un jardin d'agrément. De cette union naissent deux enfants dont Franz de Collombs. Marie Zoude décède à Namur, le 30 novembre 1923. Son fils Franz meurt, au même lieu, le 21 juillet 1925. Par un acte reçu de Maître Ernest Andris, notaire à Namur, le 7 juin 1926, Léon de Collombs fait donation de tous ses biens et droits immobiliers situés en Belgique, y compris les droits d'usufruit qu'il tient de la succession de son épouse Marie Zoude, à sa fille Renée qui devient propriétaire des biens du domaine de Serinchamps.

¤¤¤¤ Renée de Collombs (1881 - 1956) épouse, en 1900, au château de Serinchamps le Baron Albert van der Straten Waillet (1877 - 1940). La maison des comtes et barons de Straten ou Van der Straten est originaire de la Flandre; elle possède d'importantes seigneuries en Flandre, au pays de Gueldre, au marquisat d'Anvers, au duché de Brabant et au pays Wallon. Les preuves d'ancienne chevalerie de nom et d'armes de la maison de Straten ont été reçues à l'ordre Teutonique, à l'ordre de Malte, aux états nobles des Pays-Bas autrichiens, à la cour de Bruxelles et en France, aux chapitres de Maubeuge, de Denain, et à l'ordre de la noblesse du Hainaut. Charles-François-Joseph, comte et baron Van der Straten, chevalier, seigneur de Waillet, du Mont, de Ponthoz, des Enneilles aux Pays-Bas, de Frénoy et de Cerfontaine au royaume de France, membre de l'état noble du duché de Luxembourg et comté de Cbiny, député de l'ordre de la noblesse aux états du Hainaut français jusqu'en 1789, est investi par le roi de France Louis XVI du titre de comte et des privilèges de la qualité de Français, selon l'Annuaire de la pairie et de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, de 1843.

Leur château est incendié le 5 décembre 1921. Il est reconstruit, par l'architecte Saintenoy, avec une toiture complètement différente.

De cette union naissent six filles, dont :

¤¤¤¤¤ Madeleine van der Straten Waillet (1901 - 1982), épouse le 31 mai 1922, à Bruxelles, le colonel Roch comte de Diesbach Belleroche (1890 - 1962) ;

¤¤¤¤¤ Evelyne van der Straten Waillet (1904 - 1968), épouse le 12 janvier 1926, à Bruxelles, Jean, Baron Van Eyll (1895 - 1956) ;

¤¤¤¤¤ Louise van der Straten Waillet (1911 - 1998), épouse le 3 février 1944, à Bruxelles, Jacques, comte de Looz-Corswarem (1910 - 1996);

¤¤¤¤¤ Antoinette van der Straten Waillet (1915 - 2004), épouse le 3 février 1944, à Bruxelles, Albert, comte de Brouchoven de Bergeyck (1910 - 1996).


¤¤ Louise Zoude (1821 - 1880) est mariée le 14 septembre 1835, à Namur, avec Ignace Douxchamps (1805 - 1870). Il est Receveur des Hospices, châtelain de Burdinne, lieutenant-colonel de la garde civique et bourgmestre de Namur en 1858.

Son épouse, Louise Zoude, grande dame à Namur, puis au château de Burdinne, est férue de calèches élégantes. Dédaignant les modèles des artisans locaux, elle exige des marques anglaises, dont elle se montre très fière. Jusqu'au jour où le carrossier namurois Michotte, auquel elle fait admirer une splendide voiture soi-disant anglaise, découvrit à sa grande stupéfaction et à un endroit insoupçonné du véhicule, la marque Michotte, que personne n'avait remarquée (anecdote rapportée par un descendant du carrossier Michotte)[8].

Les archives de la famille Douxchamps conservent une volumineuse correspondance domestique et ménagère, témoignant du grand train de vie mené par les époux Douxchamps-Zoude, domiciliés rue Saint-Nicolas.

Au début du XIXe siècle, le château et le domaine de Burdinne appartiennent à Charlotte de Stassart. Ignace Douxchamps est l'héritier de Charlotte de Stassart et devient châtelain de Burdinne[9].

Dans une chapelle funéraire à Burdinne, on peut voir pendant très longtemps, gravée sur de hautes dalles armoriées, les noms et titres, grades et fonctions de Pierre Eloy de Burdinne - Membre des Etats provinciaux de Liège, membre de la Chambre des représentants pour Waremme, sénateur, membre de la commission d'agriculture, bourgmestre et châtelain de Burdinne, chevalier de l'Ordre de Léopold - et de sa seconde épouse Charlotte de Stassart, ainsi que de leur neveu Ignace Douxchamps et son épouse Louise Zoude. Membre des Etats provinciaux de Liège, membre de la Chambre des représentants pour Waremme, sénateur, membre de la commission d'agriculture, bourgmestre et châtelain de Burdinne, chevalier de l'Ordre de Léopold.

De cette union sont nés 14 enfants :

Douxchamps, Fanny (° 8 août 1836 Namur, Belgique - † 1 septembre 1913 Namur, Belgique)

Douxchamps, Céline (° 17 octobre 1837 Namur, Belgique - † 3 avril 1932 Namur, Belgique)

Douxchamps, Alix (° 20 novembre 1838 Namur, Belgique - † 17 septembre 1871 Itterbeek, Belgique)

Douxchamps, Jules (° 19 septembre 1840 Namur, Belgique - † 11 octobre 1881 Saint-Servais, Belgique)

Douxchamps, Emma (° 31 janvier 1842 Namur, Belgique - † 22 novembre 1866 Gembloux, Belgique)

Douxchamps, Ernest Garcon (° 5 avril 1843 Namur, Belgique - † 11 avril 1851 Namur, Belgique) Arbre

Douxchamps, Léon (° 13 juillet 1844 Namur, Belgique - † 5 septembre 1886 Namur, Belgique)

Douxchamps, Marie (° 28 janvier 1846 Namur, Belgique - † 28 février 1846 Namur, Belgique)

Douxchamps, Alfred (° 22 août 1847 Namur, Belgique - † 6 août 1927 Namur, Belgique)

Douxchamps, Gustave Garcon (° 24 janvier 1849 Namur, Belgique - † 17 décembre 1916 Liège, Belgique)

Douxchamps, Louise (° 12 septembre 1850 Namur, Belgique - † 27 mars 1936 Burdinne, Belgique)

Douxchamps, Félix (° 12 octobre 1852 Namur, Belgique - † 13 janvier 1923 Namur, Belgique)

Douxchamps, Marie (° 20 août 1856 Namur, Belgique - † 6 mars 1918 Paris, France)

Douxchamps, Paul (° 25 janvier 1858 Namur, Belgique - † 23 mars 1928 Namur, Belgique)


¤¤ Louis II Zoude (1821 - 1880) se marie vers 1860 avec Sidonie Bauchau (1826 - 1874). Sa femme est issue d'une famille namuroise de batteurs de cuivre qui officie d'abord en bord de Meuse (Bouvigne) au XVe siècle. Une famille d'artisans qui s'élève de siècle en siècle pour aboutir dans l'industrie brassicole et sidérurgique au XIXe siècle avant de s'épanouir dans la haute finance au XXe siècle. Une autre Bauchar se marie avec Zoude de la branche des Zoude de Tournai.

Louis II Zoude est Directeur technique de la Société Louis Zoude et Cie., Namur (1818 - 1867). En 1837 Madame de Nonancourt songe à élever l'eau de la Sémois pour donner pour introduire des fabrications nouvelles. C'est une idée que reprend plus tard aux Épioux Louis Zoude, qui va échouer lui aussi. Ceci montre que ce n'est pas faute d'initiatives, comme on l'a trop dit, que la sidérurgie belge périt en concluent les Annales de l'Institut archéologique du Luxembourg[10].

Louis II Zoude achète le château et le domaine des Epioux (1.721 hectares) au Prince Pierre Napoléon Bonaparte, fils de Lucien et neveu de l'Empereur de 1862 à 1871. Louis Zoude fait rehausser la tour en 1878. Louis exploite de trop les bois pour mener grand train. Avant sa mort il vend les Epioux, le 21 juin 1887, 630.000 francs à un certain Dejardin, fermier très radin. Il paie comptant, étant porteur de pièces d'or, malgré ou du fait de son parapluie troué. En 1880, 70% des ouvriers masculins adultes ont un salaire journalier oscillant entre 2,50 et 3,99 francs belges. Cela représente 200.000 journées de travail ! Les usines des Epioux-Bas sont détruites. Après son décès, les Epioux sont estimés, le 31 août 1915, à 1.200.000 francs.

¤¤¤ Leur fille Berthe (1865 - 1934) se marie le 17 avril 1888, à Namur avec Philippe O'Kelly de Galway (1859 - 1939), industriel. Il est un des descendants d'un ingénieur irlandais en activité dans le bassin liégeois, en 1720[11]. Ils ont des enfants...

Notes et références de l'article Modifier

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  1. Revue du Nord - Page 181, Alexandre Saint-Léger, Université de Lille - France - 1910.
  2. Douxchamps (Alain). La verrerie Zoude et les cristalleries namuroises (1753-1879). Contribution à l'étude de la croissance économique de la Belgique aux XVIIIe et XIXe siècles. Kortrijk-Heule : UGA, 1979.
  3. Louis Zoude
  4. Les Ardennes en 1885, 71 photos des Ardennes belges, don R. Bonaparte, 1885.
  5. Les Ardennes en 1885, 71 photos des Ardennes belges, don R. Bonaparte, 1885.
  6. G. Deltour, La Belgique d'aujourd'hui. Album illustré biographie, Berlin-Charlottenburg.
  7. E. Vierset-Godin, Les bourgmestres de Huy, Liège, p. 92.
  8. Anciens pays et assemblées d'états: Standen en landen, Volume 61, Commission for the History of State Assemblies. Belgian Section, Numéro 61 de La famille Douxchamps: histoire sociale et professionnelle d'une famille namuroise, International Commission for the History of Representative and Parliamentary Institutions. Belgian Section, Éditeur UGA, 1973.
  9. Anciens pays et assemblées d'états: Standen en landen, Volume 61, Commission for the History of State Assemblies. Belgian Section, Numéro 61 de La famille Douxchamps: histoire sociale et professionnelle d'une famille namuroise, International Commission for the History of Representative and Parliamentary Institutions. Belgian Section, Éditeur UGA, 1973.
  10. Annales de l'Institut archéologique du Luxembourg, Volumes 124 à 125, Institut Archéologique du Luxembourg, 1999.
  11. Dictionnaire des noms de famille en Wallonie et à Bruxelles, Jean Germain, Jules Herbillon, ÉditeurLannoo Uitgeverij, 2007.
mé-Gabriel d’Artigues]. C’est ainsi qu’il engage Joseph-Benoît Voirin, formé par le maître et technicien hors pair. Il opère diverses restructurations :
  • utilisation du bois et non plus du charbon comme combustible,
  • rachat du matériel et de l'outillage de la défunte cristallerie de Vonêche,
  • installation d'un taillerie mue par une machine à vapeur,
  • augmentation du nombre des fours...
  • gobeleterie commune, demi-cristal, avec une importance plus grande accordée aux décors.

Le directeur de la société peut traiter d'égal à égal avec les autres maîtres verriers du pays, signant avec eux un accord tarifaire en date du 25 août 1825. Le directeur de la verrerie namuroise s'adapte parfaitement au nouveau régime de la Belgique indépendante. De nouveaux moyens et débouchés sont mis en oeuvre par la Société Louis Zoude et Cie., Namur (1818-1867) :

  • relations avec l'Allemagne,
  • constructions d'installations modernes sur la rive droite de la Meuse à Jambes...

Dans ces conditions, Louis Zoude parvient à produire un cristal d’une qualité qui n’a rien à envier à ses concurrents. Lors de l’Exposition de Bruxelles en 1847, le jury relève le haut niveau d’excellence de ses cristaux, rendu possible par ses 500 ouvriers et son équipement moderne. L'entreprise Zoude surmonte les crises économiques qui marquent les premières années de l'indépendance belge. Au milieu du XIXe siècle, les cristalleries Zoude sont le fleuron de l'industrie wallonne. Louis Zoude figure rapidement parmi les notabilités namuroises[1]. Il est d'ailleurs conseiller communal de Namur.

A Namur son usine est d'une superficie de 55 ares environ, entre la rue Basse-Neuville, la rue du Tan, au rempart de la Verrerie et les l'usine de Michotte.

Les établissements de verrerie de la même Société Louis Zoude et Cie., Namur (1818-1867), situés à Jambes, comprennent : l'ours à fusion, la maison du directeur, la cour, le jardin, les logements d‘ouvriers, les halles, magasins, machines à vapeur et autres dépendances...

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Namur, le confluent de la Sambre et de la Meuse. Les deux rivières sur lesquels vont permettre aux Zoude de vivre et s'enrichir pendant 500 ans.

SA SUCCESSION Modifier

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L’industriel Aimé-Gabriel d’Artigues, propriétaire des verreries et cristalleries de Vonêche, doit les vendre, en 1831,du fait de la concurrence du Val Saint Lambert.

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Verreries d'Herbatte.

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Société anonyme d'Herbatte-lez-Namur.

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Le site du Val Saint Lambert déjà important en 1826.

À son décès, en 1854, Louis Zoude peut s’enorgueillir d’avoir relevé le défi de son aïeul, Sébastien Zoude (1707 - 1779). Les affaires familiales semblent avoir atteint un haut niveau, malgré l’installation, en 1851, d’un concurrent à Herbatte.

La Société à participation des verreries d'Herbatte est fondée, le 22 novembre 1851, par Auguste Postal, verrier chez Zoude. Celle-ci s'implante sur des terrains au Nord de Namur et débauche du personnel de la Société Louis Zoude et Cie., Namur (1818-1867) et du Val-Saint-Lambert.

Le 31 mars 1853, après le départ de Postal, ses anciens associés voulant donner plus d'extension à leur entreprise constituent la Société anonyme d'Herbatte-lez-Namur. Leur but est de fabriquer et de vendre des objets en verre et en cristal, de la gobeleterie et de la cristallerie unie, moulée et taillée. Hélas, seulement 25% du total de la production est consacré au cristal.

L'entreprise se développe et atteint 5% de bénéfice en 1855. Deux ans plus tard, son directeur Gabriel Dumler déclare occuper plus de 300 ouvriers. Outre le marché intérieur, la production s'écoule aux quatre coins du monde (Brésil, Canada, Inde, Etats-Unis, Italie, Suède...). Cependant, à la suite de ces programmes d'expansion, la manufacture est fortement endettée et envisage de fusionner avec la Société Louis Zoude et Cie., Namur (1818-1867).

Le 25 février 1867, les pourparlers aboutissent à la création de la Compagnie anonyme des cristalleries et verreries namuroises. Cette alliance, de l'avis même des promoteurs, va former un des établissements verriers les plus importants d'Europe. Nous savons qu'à cette époque six fours sont actifs pour un total d'environ 1.200 personnes employées. Un catalogue offrant un choix de 600 articles propose des objets en cristal taillés et gravés, en cristal ou demi-cristal unis, moulés..., des articles pour la chimie, la pharmacie et des verres de couleur. La Société compte se moderniser en utilisant les nouveaux procédés pour la fusion (système Sching ou Siemens) et le travail du verre.

Malheureuse ment, l'importance des frais (salaires, nouveaux outillages...) contraint les actionnaires à céder, en 1879, la dite compagnie à Val-Saint-Lambert, la Société anonyme des manufactures de glaces, verres à vitre, cristaux et gobeleteries, filiale de la Société Générale. Cette fusion donne naissance à la fameuse Société anonyme des cristalleries du Val-Saint-Lambert. Celle-ci ferme la verrerie de la rue Basse Neuville et le dépôt de Bruxelles. Elle ne laisse subsister que les usines de Jambes et d'Herbatte. La verrerie namuroise est passée à l’échelle wallonne[2].

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Dessin du quartier du Val-Saint-Lambert et de sa Cristallerie et de ses usines en 1926. Le concurrent de Zoude et ses collègues a racheté leurs usines et considérablement agrandit le premier site.

MARIAGE ET DESCENDANCE Modifier

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Tarifs de la Société Louis Zoude et Cie.

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Les papeteries Godin c'est un empire industriel : plusieurs usines et des milliers d'ouvriers.

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Château de Serinchamps.

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L'hôtel particulier Raymond passe des Godin aux Collombs. Il est de nos jours divisé en plusieurs appartements.

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Blason des Straten Waillet.

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Armoiries de la famille de Diesbach.

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Armoiries de la famille van Eyll.

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Louise Zoude.

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Une calèche.

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Ignace Douxchamps.

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Les Douxchamps-Zoude héritent dr Pierre Eloy de Burdinne, sénateur et son épouse Charlotte de Strassart.

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Namur, Herbatte, la villa Douxchamps

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Descendance de Sébastien Zoude : la famille de Louis II Zoude au château des Épioux, en 1885[3].

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Louis II Zoude (1821 - 1880) fait rehausser la tour de son château des Épioux, en 1878[4].

Louis Zoude (1787 - 1854) qui reprend la verrerie paternelle et en fait la Société Louis Zoude et Cie., Namur (1818-1867). Il se marie le 18 juillet 1813, à Namur, avec Thérèse, Marie, Françoise André (1796 - 1867), fille de Jean et Thérèse Delwiche. Ils sont les père et mère de :

¤¤ François Zoude (1818 - 1871) se marie le 14 septembre 1848, à Huy, avec Félicité Godin (1832 - 1912). Il est Directeur technique de la Société Louis Zoude et Cie., Namur (1818-1867).

Sa femme est un membre de la famille Godin, papetier à Huy depuis le XVIIe siècle. Gilles-Barthélémy (1726 - 1775), bourgmestre de Huy en 1772-1773, porte de sinople à la coupe couverte et ciselée d'or, au chef d'argent. Jean Godin (1762 - 1827) est le directeur de la papeterie de Chinet. Ses huit fils et filles poursuivent l’exploitation des moulins à papier de la région hutoise à Chinet. Félicité Godin est l'une des dirigeantes de la société J.L. Godin et fils. Vers 1900, cette société c'est 3.000 ouvriers et quatre usines qui exportent leur production dans divers pays d'Europe, aux Etats-Unis et à Cuba[5][6]. Félicité Godin est la fille de Jean II Godin (1792 - 1864), membre de la chambre des représentants, Ingénieur des Ponts et Chaussées, propriétaire de l'hôtel particulier Raymond, rue du Lombard, à Namur ; et la petite-fille de Jean Godin (1762 - 1827).

Félicité Godin (1832 - 1912), veuve de François Zoude (1818 - 1871), achète, le 12 décembre 1883, le domaine de Serinchamps (627 hectares). Félicité Godin est décédée à Namur, le 16 mai 1912.

¤¤¤ Sa fille unique, Marie Zoude (1853 -1923), épouse en 1874 Jacques Léon de Collombs (1847 - 1933), fils du bourgmestre de Thimister. Elle hérite entre autres du domaine de Serinchamps, que gère son mari. Jacques de Collombs (époux Zoude), acquiert l'hôtel particulier Raymond, en 1894, à Namur, selon Cécile Douxchamps-Lefèvre, Hôtels de Maître à Namur, XVIIIe-XXe siècles. Son fils Franz y maintient un jardin d'agrément. De cette union naissent deux enfants dont Franz de Collombs. Marie Zoude décède à Namur, le 30 novembre 1923. Son fils Franz meurt, au même lieu, le 21 juillet 1925. Par un acte reçu de Maître Ernest Andris, notaire à Namur, le 7 juin 1926, Léon de Collombs fait donation de tous ses biens et droits immobiliers situés en Belgique, y compris les droits d'usufruit qu'il tient de la succession de son épouse Marie Zoude, à sa fille Renée qui devient propriétaire des biens du domaine de Serinchamps.

¤¤¤¤ Renée de Collombs (1881 - 1956) épouse, en 1900, au château de Serinchamps le Baron Albert van der Straten Waillet (1877 - 1940). La maison des comtes et barons de Straten ou Van der Straten est originaire de la Flandre; elle possède d'importantes seigneuries en Flandre, au pays de Gueldre, au marquisat d'Anvers, au duché de Brabant et au pays Wallon. Les preuves d'ancienne chevalerie de nom et d'armes de la maison de Straten ont été reçues à l'ordre Teutonique, à l'ordre de Malte, aux états nobles des Pays-Bas autrichiens, à la cour de Bruxelles et en France, aux chapitres de Maubeuge, de Denain, et à l'ordre de la noblesse du Hainaut. Charles-François-Joseph, comte et baron Van der Straten, chevalier, seigneur de Waillet, du Mont, de Ponthoz, des Enneilles aux Pays-Bas, de Frénoy et de Cerfontaine au royaume de France, membre de l'état noble du duché de Luxembourg et comté de Cbiny, député de l'ordre de la noblesse aux états du Hainaut français jusqu'en 1789, est investi par le roi de France Louis XVI du titre de comte et des privilèges de la qualité de Français, selon l'Annuaire de la pairie et de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, de 1843.

Leur château est incendié le 5 décembre 1921. Il est reconstruit, par l'architecte Saintenoy, avec une toiture complètement différente.

De cette union naissent six filles, dont :

¤¤¤¤¤ Madeleine van der Straten Waillet (1901 - 1982), épouse le 31 mai 1922, à Bruxelles, le colonel Roch comte de Diesbach Belleroche (1890 - 1962) ;

¤¤¤¤¤ Evelyne van der Straten Waillet (1904 - 1968), épouse le 12 janvier 1926, à Bruxelles, Jean, Baron Van Eyll (1895 - 1956) ;

¤¤¤¤¤ Louise van der Straten Waillet (1911 - 1998), épouse le 3 février 1944, à Bruxelles, Jacques, comte de Looz-Corswarem (1910 - 1996);

¤¤¤¤¤ Antoinette van der Straten Waillet (1915 - 2004), épouse le 3 février 1944, à Bruxelles, Albert, comte de Brouchoven de Bergeyck (1910 - 1996).


¤¤ Louise Zoude (1821 - 1880) est mariée le 14 septembre 1835, à Namur, avec Ignace Douxchamps (1805 - 1870). Il est Receveur des Hospices, châtelain de Burdinne, lieutenant-colonel de la garde civique et bourgmestre de Namur en 1858.

Son épouse, Louise Zoude, grande dame à Namur, puis au château de Burdinne, est férue de calèches élégantes. Dédaignant les modèles des artisans locaux, elle exige des marques anglaises, dont elle se montre très fière. Jusqu'au jour où le carrossier namurois Michotte, auquel elle fait admirer une splendide voiture soi-disant anglaise, découvrit à sa grande stupéfaction et à un endroit insoupçonné du véhicule, la marque Michotte, que personne n'avait remarquée (anecdote rapportée par un descendant du carrossier Michotte)[7].

Les archives de la famille Douxchamps conservent une volumineuse correspondance domestique et ménagère, témoignant du grand train de vie mené par les époux Douxchamps-Zoude, domiciliés rue Saint-Nicolas.

Au début du XIXe siècle, le château et le domaine de Burdinne appartiennent à Charlotte de Stassart. Ignace Douxchamps est l'héritier de Charlotte de Stassart et devient châtelain de Burdinne[8].

Dans une chapelle funéraire à Burdinne, on peut voir pendant très longtemps, gravée sur de hautes dalles armoriées, les noms et titres, grades et fonctions de Pierre Eloy de Burdinne - Membre des Etats provinciaux de Liège, membre de la Chambre des représentants pour Waremme, sénateur, membre de la commission d'agriculture, bourgmestre et châtelain de Burdinne, chevalier de l'Ordre de Léopold - et de sa seconde épouse Charlotte de Stassart, ainsi que de leur neveu Ignace Douxchamps et son épouse Louise Zoude. Membre des Etats provinciaux de Liège, membre de la Chambre des représentants pour Waremme, sénateur, membre de la commission d'agriculture, bourgmestre et châtelain de Burdinne, chevalier de l'Ordre de Léopold.

De cette union sont nés 14 enfants :

Douxchamps, Fanny (° 8 août 1836 Namur, Belgique - † 1 septembre 1913 Namur, Belgique)

Douxchamps, Céline (° 17 octobre 1837 Namur, Belgique - † 3 avril 1932 Namur, Belgique)

Douxchamps, Alix (° 20 novembre 1838 Namur, Belgique - † 17 septembre 1871 Itterbeek, Belgique)

Douxchamps, Jules (° 19 septembre 1840 Namur, Belgique - † 11 octobre 1881 Saint-Servais, Belgique)

Douxchamps, Emma (° 31 janvier 1842 Namur, Belgique - † 22 novembre 1866 Gembloux, Belgique)

Douxchamps, Ernest Garcon (° 5 avril 1843 Namur, Belgique - † 11 avril 1851 Namur, Belgique) Arbre

Douxchamps, Léon (° 13 juillet 1844 Namur, Belgique - † 5 septembre 1886 Namur, Belgique)

Douxchamps, Marie (° 28 janvier 1846 Namur, Belgique - † 28 février 1846 Namur, Belgique)

Douxchamps, Alfred (° 22 août 1847 Namur, Belgique - † 6 août 1927 Namur, Belgique)

Douxchamps, Gustave Garcon (° 24 janvier 1849 Namur, Belgique - † 17 décembre 1916 Liège, Belgique)

Douxchamps, Louise (° 12 septembre 1850 Namur, Belgique - † 27 mars 1936 Burdinne, Belgique)

Douxchamps, Félix (° 12 octobre 1852 Namur, Belgique - † 13 janvier 1923 Namur, Belgique)

Douxchamps, Marie (° 20 août 1856 Namur, Belgique - † 6 mars 1918 Paris, France)

Douxchamps, Paul (° 25 janvier 1858 Namur, Belgique - † 23 mars 1928 Namur, Belgique)


¤¤ Louis II Zoude (1821 - 1880) se marie vers 1860 avec Sidonie Bauchau (1826 - 1874). Sa femme est issue d'une famille namuroise de batteurs de cuivre qui officie d'abord en bord de Meuse (Bouvigne) au XVe siècle. Une famille d'artisans qui s'élève de siècle en siècle pour aboutir dans l'industrie brassicole et sidérurgique au XIXe siècle avant de s'épanouir dans la haute finance au XXe siècle. Une autre Bauchar se marie avec Zoude de la branche des Zoude de Tournai.

Louis II Zoude est Directeur technique de la Société Louis Zoude et Cie., Namur (1818 - 1867). En 1837 Madame de Nonancourt songe à élever l'eau de la Sémois pour donner pour introduire des fabrications nouvelles. C'est une idée que reprend plus tard aux Épioux Louis Zoude, qui va échouer lui aussi. Ceci montre que ce n'est pas faute d'initiatives, comme on l'a trop dit, que la sidérurgie belge périt en concluent les Annales de l'Institut archéologique du Luxembourg[9].

Louis II Zoude achète le château et le domaine des Epioux (1.721 hectares) au Prince Pierre Napoléon Bonaparte, fils de Lucien et neveu de l'Empereur de 1862 à 1871. Louis Zoude fait rehausser la tour en 1878. Louis exploite de trop les bois pour mener grand train. Avant sa mort il vend les Epioux, le 21 juin 1887, 630.000 francs à un certain Dejardin, fermier très radin. Il paie comptant, étant porteur de pièces d'or, malgré ou du fait de son parapluie troué. En 1880, 70% des ouvriers masculins adultes ont un salaire journalier oscillant entre 2,50 et 3,99 francs belges. Cela représente 200.000 journées de travail ! Les usines des Epioux-Bas sont détruites. Après son décès, les Epioux sont estimés, le 31 août 1915, à 1.200.000 francs.

¤¤¤ Leur fille Berthe (1865 - 1934) se marie le 17 avril 1888, à Namur avec Philippe O'Kelly de Galway (1859 - 1939), industriel. Il est un des descendants d'un ingénieur irlandais en activité dans le bassin liégeois, en 1720[10]. Ils ont des enfants...

Notes et références de l'article Modifier

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  1. Douxchamps (Alain). La verrerie Zoude et les cristalleries namuroises (1753-1879). Contribution à l'étude de la croissance économique de la Belgique aux XVIIIe et XIXe siècles. Kortrijk-Heule : UGA, 1979.
  2. Louis Zoude
  3. Les Ardennes en 1885, 71 photos des Ardennes belges, don R. Bonaparte, 1885.
  4. Les Ardennes en 1885, 71 photos des Ardennes belges, don R. Bonaparte, 1885.
  5. G. Deltour, La Belgique d'aujourd'hui. Album illustré biographie, Berlin-Charlottenburg.
  6. E. Vierset-Godin, Les bourgmestres de Huy, Liège, p. 92.
  7. Anciens pays et assemblées d'états: Standen en landen, Volume 61, Commission for the History of State Assemblies. Belgian Section, Numéro 61 de La famille Douxchamps: histoire sociale et professionnelle d'une famille namuroise, International Commission for the History of Representative and Parliamentary Institutions. Belgian Section, Éditeur UGA, 1973.
  8. Anciens pays et assemblées d'états: Standen en landen, Volume 61, Commission for the History of State Assemblies. Belgian Section, Numéro 61 de La famille Douxchamps: histoire sociale et professionnelle d'une famille namuroise, International Commission for the History of Representative and Parliamentary Institutions. Belgian Section, Éditeur UGA, 1973.
  9. Annales de l'Institut archéologique du Luxembourg, Volumes 124 à 125, Institut Archéologique du Luxembourg, 1999.
  10. Dictionnaire des noms de famille en Wallonie et à Bruxelles, Jean Germain, Jules Herbillon, ÉditeurLannoo Uitgeverij, 2007.

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