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Louis Mottet de La Motte (1651-1733)

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Prévôts de Paris à à Sainte-Geneviève.

Louis Mottet de La Motte est né le dimanche 1er janvier 1651. Louis Mottet de La Motte décède à Paris le 27 février 1733, rue de l'Arbre-Sec (paroisse Saint-Germain l'Auxerrois).


Louis Mottet est un membre de la [[Les Mottet du XIe au XXIe siècle.|famille Mottet (XIIModèle:Exp-XXIModèle:Exp siècle)]]. La famille de sa mère, les Le Tourneur (Versoris) sont des partisans acharnés de la Sainte Ligue, en contact avec l'hôtel de la Maison de Guise. Louis est Maître des ponts de Paris, charge assez importante qui ne se limite pas à s'occuper des péages aux ponts et à leur entretien. Louis Mottet est Prévôt de la juridiction des Dames du Val de Grâce. A Compiègne, la justice civile et criminelle lui appartient par moitié[1]. Louis II Mottet est dit sur les actes des registres paroissiaux et les actes notariés : écuyer, intéressé aux Fermes du Roi pour le bailliage de Compiègne, baron ou fieffé de l’abbaye Saint-Corneille. Ce Mottet possède en partie les terres de Champlieu, La Motte et Donneval, mais aussi des terres et prés, situés à Choisy-au-Bac et d’autres à Attichy. Louis se marie avec Marguerite Herlaut de La Motte (1667-1735), en février 1683, parente du financier Nicolas-Jérôme Herlaut, membre de la famille Erlaut-Herlaut.






SA FAMILLE Modifier

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Blason des premiers Mottet (Arles-Dauphiné-Provence)

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Blason des Mottet de Tarascon.

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Blason des premiers Mottet en Île-de-France.

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Vue du quai du Louvre et Port Saint-Nicolas.

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Transports sur la Seine à Mantes au XVIIe siècle.

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Blason des Le Tourneur, dit Versoris.

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Jean d'Alesso.

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Saint François de Paule.

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Assassinat du duc de Guise.

Louis Mottet est un membre de la [[Les Mottet du XIe au XXIe siècle.|famille Mottet (XIIModèle:Exp-XXIModèle:Exp siècle)]]. Filiations bretonnes, d'Henri de la Messelière, nous dit que les Mottet se fixent à Mantes-la-Jolie y occupent des fonctions dans l’administration royale.

Son père est Noble Homme Louis Motet[2], né à Paris en 1600 et décédé le 16 avril 1693, à Mantes (paroisse Sainte-Croix). Christofle Mottet (1605-1685) est conseiller du roi au bailliage et siège présidial de Mantes, 1671, 1675, 1681 et 1685. Son fils, Salomon est aussi conseiller du roy au bailliage et siège présidial de Mantes[3].

Le père de Louis est contrôleur des finances. Mais Louis en 1642 est cité comme voiturier sur eau, ce qui à cette époque veut dire un propriétaire de bateaux qui transportent des marchandises. Ils sont généralement marchands ou négociants suivant l'importance de leur affaire. Il achète à Paris un bateau au maître des ponts de Paris, en 1642. Louis Motet vend à Nicolas Aube, un bateau nommé Besogne du Port pouvant transporter 350 muids de vin, moyennant 700 livres. Il demeure à Mantes, mais loge parfois sur un de ses bateaux sur la Seine vis à vis du jardin des Tuileries.



MOUTIER (René) maître des ponts de Paris quai du Louvre Vente par René MOUTIER, à Louis MOTET, d'un bateau flottant sur la Seine, sous le pont des Tuileries, moyennant 1.600 livres 21 janvier 1642



Le père de son père est Jean Motet, généralement écrit avec un seul T. Jean est le premier Mottet né en Île-de-France. Il devient franc-archer de la ville de Paris, en 1595. Et cela donc peu de temps après que l'édit de 1579 qui crée les compagnies d'ordonnances, déclare que nul ne pourra être archer s'il est noble de race. Cette manière d'acquérir la noblesse est seulement tolérée et ne doit être acceptée qu'autant que la famille qui s'en prévaut jouit d'une ancienne possession d'état. Ce qui est le cas des Mottet, dont nous avons une généalogie sur plusieurs siècles. Jean a épousé Nicole Gosset. Elle est en famille avec Anne et Marguerite Gosset, ancêtres de Lavoisier et de Racine. Son beau-père, Jean, est avocat à la maîtrise des eaux et forêts de Villers-Cotterets, en 1558. Leur aïeul, Robert Gosset, est franc-archer présent à la Montre d'Amiens le 9 mars 1470, avocat du roi en 1501, gouverneur de Senlis[4].

Louis Motet est veuf de Marguerite Roblastre, d'une famille très prolifique d’Île-de-France, originaire de Mantes. Au XVIIModèle:Exp siècle ils sont marchands bourgeois de Nantes. Au siècle suivant procureurs du Roi, subdélégués de l'intendant, consuls et maires de leur ville; commensaux des maisons princières; plusieurs officiers d'infanterie et de cavalerie. Elle donne des receveurs des décimes, des greniers à sel, et plusieurs intéressés à la Ferme générale (ils se répandent alors à travers la France)[5]. Mentionnons, parmi la noblesse albigeoise, dans les années 1760-1770, une famille venue de Mantes, dans la région parisienne, les Roblastre de Rhinville, installée à Albi avec Pierre-François, receveur de la chambre à sel de la ville[6]. Jacques Roblastre est maître du pont de Mantes. Cela explique pourquoi Louis et son frère sont maître de ponts.

Louis Motet se remarie, le 2 mars 1631, paroisse Saint Maclou, à Mantes, avec Marguerite Le Tourneur (1607-1708). Elle est morte à 101 ans. C'est une femme très pieuse. Les Le Tourneur sont des partisans des Guise et de la Sainte Ligue. Ils ne sont pas présents sur Mantes avant son mariage, mais Pierre Letourneur est maire de Mantes en 1648.

Son beau-père, père Frédéric Le Tourneur (1567-1622), est, selon la Prosopographie des gens du parlement de Paris, seigneur de Fontenay-le-Vicomte et de Marcilly, reçu conseiller au Parlement de Paris, le 19 janvier 1601. Conseiller au Parlement. Ce partisan de la Sainte Ligue reste en contact avec l'hôtel de la Maison de Guise, toute sa vie et le protégé de ces princes et princesses. Marie de Guise (1615-1688), et son frère plus âgé, François de Lorraine, prince de Joinville sont parrain et marraine d'un fils de son beau-frère[7]. Il est le fils de Pierre Le Tourneur dit de Versoris, est avocat au Parlement de Paris à partir de 1552, chef de conseil de la maison de Guise et garde de leurs sceaux et député du tiers-état aux États généraux de 1576-1577. Il est né le 10 février 1528 à Paris, et est mort de chagrin le 25 décembre 1588 à Paris, à la suite de la mort de Henri de Lorraine.

Sa belle-mère, Catherine Chaillou, est petite-fille de Jean d’Alesso, arrière-petite-nièce de saint François de Paule. Chaix d'Est Ange pense que les Chaillou sont apparentés aux Chaillou de l'Estang, famille très anciennement connue, originaire de Guingamp, dont parle Potier de Courcy. Thibaut Chaillou, son grand-père est maire de Dreux, dans la première moitié du XVIModèle:Exp siècle et Lieutenant général.

Les Chaillou sont eux-aussi des partisans des Guise et la Sainte Ligue. Son père, Pierre le jeune Chaillou de Martigny, Conseiller et argentier du roi est pourvu de la charge anoblissante de secrétaire du roi, maison et couronne de France et maire de Dreux en 1580-1581 pour la Sainte Ligue[8]. Le sieur de Martigny, tige des seigneurs de Nogent-les-Vierges fait jeter en prison Pierre Joulet, partisan du roi, le février 1589[9].

Le 9 juin 1593, après le nouveau siège de Dreux, Henri IV insulté par les habitants lors du premier siège, fait pendre six ou sept des principaux habitants dans une ruelle appelée depuis ruelle des Soupirs. On a conservé les noms de cinq de ces ligueurs : Pierre Gravelle, procureur du roi, Antoine Delaval, maire de Dreux, Pierre Chaillou le jeune, Guy Chaillou.


A Yerville, Maître Halley indique, après Messire Le Bret, Louis Mottet de la Motte, Charles Mottet du Moulin et Alexandre Mottet des Cottes, tous trois écuyers. Aucun ne semble avoir résidé, même quelques semaines, dans notre paroisse où ils afferment des terres... Leur devise est de celles qui se passent de tout commentaire : Le Roy et Mottet. Plusieurs d'entre eux ont des installations secondaires et des propriétés à Yerville, Saint-Etienne-le-Vieux, Cideville, Limésy et Emanville[10]. Un Louis Mottet de la Motte au début du XVIIIModèle:Exp cela ne peut être que ce ce Louis, mais pour les deux autres cela reste un mystère.



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Procession des partisans de la Sainte Ligue en 1590.






BIOGRAPHIE Modifier

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Sa jeunesse Modifier

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Antoinette vit au château de Boisset-les-Prévanches.

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En 1706 Mottet habite place de l'École.

Son parrain, paroisse Saint-Maclou, est Guillaume Lenoir et sa marraine Catherine de Lastud. Guillaume Lenoir, seigneur d’Hargeville, va être maire perpétuel de Mantes en 1692 jusqu'en 1718.

Les neuf frères et sœurs restent à Mantes, où ils sombrent dans l'anonymat. Seule Catherine Mottet (1638-1673) se marie avec un notable, petit-fils du lieutenant général de Mantes. Rodolphe Le Couturier (1633-1673) est écuyer, conseiller du roi au bailliage et siège présidial de Mantes. Leur fils, Rodolfe se marie avec la fille de noble homme Claude Charpi, qui est comme lui avocat au Parlement de Paris. Cette branche de la famille Le Couturier se fixe à Paris vers 1700. Leur fille, dans un acte du 20 avril 1695[11] est mentionnée comme Antoinette Le Couturier, veuve de Louis de Mézières et belle-fille de Jean-Baptiste de Mézières de Lepervanche et de Jeanne de Lux. Le grand-père de son mari est Louis de Mézières, maître d'hôtel de la reine Henriette-Marie de Bourbon, mariée à l'infortune Charles Ier, roi d'Angleterre. Antoinette vit au château de Boisset-les-Prévanches.

Le mariage avec Marguerite Le Tourneur de Versoris va permettre à certains des enfants de Louis de retrouver leur rang au sein de la noblesse. Filiations bretonnes, d'Henri de la Messelière, nous dit que les Mottet se fixent à Mantes-la-Jolie y occupent des fonctions dans l’administration royale, mais Louis est aussi marchand. Très jeune, Louis II part vivre à Paris chez sa sœur Catherine, mariée avec Rodolphe Le Couturier. Sa sœur meurt donc sur un pont de Mantes du fait d'une inondation, le 13 juin 1673, à 9 heures du soir, avec son mari. Elle a 35 ans, son mari, 40. La garde noble des enfants mineurs de Rodolphe le Couturier et de Catherine Mottet ne lui est pas confiée, car il n’est pas encore marié[12].




Maître des ponts de Paris Modifier

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Elévation du Pont-Royal ou des Thuilleries à Paris (1685).

Louis est Maître des ponts de Paris. Sur la Seine la navigation est franche, hormis les ponts de Mantes et Paris du fait d'articles des Lettres du mois de Février 1415, contenant des Ordonnances sur le commerce par les Rivières, concernent spécialement la navigation sur la Seine. Pour les ponts sur la Seine à Paris, il y a un Maître des ponts de Paris[13]. Nous voyons qu'en septembre 1789, le maître des ponts de Paris se résout finalement à tolérer des moulins sur la Seine, vu le manque de farine à Paris. Donc ses pouvoirs ne se limitent pas qu'à faire payer des péages aux mariniers[14].

Louis Motet et Claude Blondel, maîtres des ponts de Paris en 1705, sont cités dans une Sentence du bureau de l'hôtel de ville qui condamne deux voituriers[15].

Du fait d’un acte royal, du 24 juillet 1717, une Déclaration (...) portant rétablissement des maistres des ponts de Paris et des aydes des maistres des ponts de L'Isle-Adam, Beaumont-sur-Oise, Creil, Compiègne et autres..., où il figure, nous apprend que sa situation financière s’améliore encore.




Prévôt de la juridiction des Dames du Val de Grâce Modifier

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Abbaye de Saint-Corneille.

Louis Mottet devient Prévôt de la juridiction des Dames du Val de Grâce. Les prévôts de Paris, par édit de 1577 sont nobles. C'est donc une charge très recherchée. Comme la mense de l’abbaye Saint-Corneille (= le revenu qui est dans le partage de l'Abbé de Sainte-Corneille) est réunie depuis 1656, par la reine Anne d'Autriche (1601-1666), à celle de l'abbaye royale du Val de Grâce nous retrouvons des Mottet occupant des fonctions dans ces deux endroits à la fois.

A Compiègne, la justice civile et criminelle appartient par moitié au lieutenant du bailli de Senlis pour le roi, et au prévôt des dames du Val-de-Grâce de Paris, ès droits de l'abbé de Saint-Corneille[16].

Le beau-père de son fils, Charles Coustant de Belle-Assise, est également bailli général des Dames du Val de Grâce.



Compiègne Modifier

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L’hôtel des Rats à Compiègne.

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Cartulaire de L'abbaye de Saint-Corneille de Compiègne, publié par le chanoine Morel.

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Les terres de La Motte, Donneval et Champlieu.

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Louis II Mottet demeure en 1706, place de l'École, puis en 1730, rue de l'Arbre-Sec.

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Rue de l'Arbre-Sec (paroisse Saint Germain de l'Auxerrois).

Louis II Mottet, mari de Marguerite Herlaut, possède l'hôtel des Rats à Compiègne, qui lui vient de l’héritage Herlaut. Mais il continue à vivre paroisse de Saint-Germain-l'Auxerrois, comme l’attestent les extraits de registres paroissiaux et divers actes notariés le concernant ainsi que ses enfants.

Sur les actes des registres paroissiaux de Compiègne, Louis II Mottet est dit : écuyer, intéressé aux Fermes du Roi pour le bailliage de Compiègne, baron fieffé de l’Abbaye Saint-Corneille. Le 8 novembre 1706, Louis est pour le contrat de mariage de l’une des ses filles, Antoinette, bourgeois de Paris... et Intéressé dans les affaires du roi, c'est-à-dire qu’il prête de l’argent au monarque pour combler les déficits ou pour financer les guerres.



Quittance par François Lhuissier, contrôleur au Châtelet, comme procureur de Louis Mottet, intéressé dans les fermes du roi, à André Perrault, de 113 livres 18 sols, en règlement d'un compte. 22 octobre 1701




Baron fieffé de l’Abbaye Saint-Corneille selon certains apprentis encyclopédistes cala n'existe pas et ne veut rien dire. Et pourtant :

Guillaume de Flogny contribue par ses conseils à la fondation de la commune de Compiègne il obtint l’agrement du roi Louis le jeune d'instituer huit fiefs qui furent dotés de revenus et donnés ensuite à des seigneurs chargés de défendre les intérêts de l'abbaye, de garder les abbés et "de les accompagner" dans les cérémonies officielles. Ces agens, dont les capitulaires de Charlemagne permettaient rétablissement auprès des évêques, des abbés, et même des comtes, sont désignés dans les chartes par les noms de "feodalli", "casaäi", "cagalici", "caseici", etc. Ils prenaient presque partout le titre de baron, et quelquefois celui de pairs. Les huit fieffes ou barons de Saint-Corneille avaient un costume spécial des attributions diverses, des rétributions ou présens qui dans "les derniers tems", consistaient à leur donner chaque jour de leur assistance deux pots de vin et deux miches couventuaux c'est à dire deux pains pesant quarante-huit onces, ou la part d’un religieux. On trouve dans la liste les noms les plus illustres, les Beaumont, Rouvroy, Saint-Simon, Hangest, de Sains, Estrées, Halluin, etc.[17].

Mottet possède les terres de Champlieu, La Motte et Donneval, mais aussi des terres et prés, situés à Choisy-au-Bac et d’autres à Attichy. Le fief de Champlieu qui va être une partie de l’héritage des Mottet est un fief roturier.

La ferme La Fontaine à Cutry rapporte des fermages importants. Elle donne son nom à l'une des branches de la famille Mottet, les Mottet de La Fontaine. Les enfants Mottet héritent également d’une maison size à Compiègne, rue des Trois Bateaux et du Pont Neuf. Le 26 février 1788, le bail passé devant Maître Desmarets sera de 700 livres par année et l’une des petites-filles Mottet, la dame Valade, femme du peintre du roi, Jean Valade, en touchera un sixième de la somme[18]. La maison est partagée en trois parts, puis à nouveau en trois parts, mais la dame Valade hérite de son frère.

Louis II Mottet et son épouse, Marguerite Herlaut, selon un acte notarié du 9 janvier 1730 demeurent à Paris rue de l'Arbre-Sec, paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois. Cette rue est située non loin de leur ancien domicile place de l’Ecole.

Louis II Mottet est décédé le 27 février 1733, à Paris, rue de l'Arbre-Sec (paroisse Saint Germain de l'Auxerrois)






MARIAGE ET DESCENDANCE Modifier

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Son mariage Modifier

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Blason Herlaut de La Motte.

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Blason des Mottet d'Île-de-France après le mariage Herlaut.

Louis II Mottet va toutefois comme l’un de ses cousins qui se marie avec une Charpy, épouser une parisienne. Son mariage avec Marguerite Herlaut de La Motte (1667-1735), a lieu en février 1683, à Saint-Germain-l'Auxerrois, paroisse des rois de France, à deux pas du palais des Tuileries. Elle est parente du financier Nicolas-Jérôme Herlaut, membre de la famille Erlaut-Herlaut. Son père, Jérôme Herlaut de La Motte est conseiller du Boy, controlleur ordinaire des guerres, charge acquise en 1685, est estably à Compiègne et estimé riche de cent mil livres et plus[19]. Il achète le 18 mai 1683 La Motte, Champlieu, et Donneval avec leurs maisons seigneuriales[20]. La belle-Sa mère est cousine de Guillaume Baron, sieur du Tiagou, conseiller du roi, subdélégué, à Mortagne. Elle est fille d'un marchand marinier et d'une Poulletier, célèbre famille de Compiègne, Lyon et Paris.

Son beau-père se remarie en 1674 avec Antoinette de Lavaux, veuve de Pierre Moreau, important négociant en bois parisien. Sa belle-mère, Antoinette de Lavaux, est la grand-mère de Marie Moreau de Lavaux (1704-1786) qui se marie en 1727 avec Jean Michelin, écuyer, conseiller et secrétaire du roi, commissaire ordinaire des guerres demeurant rue Beaubourg, père de Louis Michelin, l’arrière-grand-père d’Édouard Michelin (1859-1940).

Du fait de cette alliance, le blason des Mottet devient au XVIIModèle:Exp siècle un mélange de celui des Mottet et des Herlaut.

Son héritage n'est en rien comparable à ceux de quelques familles aristocratiques ou de financiers. Les dots vont de 150.000 à 800.000 livres suivant la politique de l’alliance ou l’importance de la mésalliance, écrit François Bluche François, dans La noblesse française au XVIIIModèle:Exp. Toutefois beaucoup de nobles de provinces ont à peine 800 livres de rentes ou de pensions pour faire vivre leurs familles et à cette époque un cocher est payé 100 francs par an.



Ses enfants Modifier

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Louis et Marguerite Herlaut de La Motte (1667-1735) ont trois enfants :


  • Anne Mottet (1685-1765) x (1711) Nicolas Rémond (1678-1727) a une dot de 20.000 livres. Son mari est intendant, écrivain, introducteur des ambassadeurs, secrétaire de l'intendance de Lyon, puis des Flandres. Ils ont comme fils un avocat au parlement de Paris, domicilié paroisse Saint-Roch, officier de la vénerie du roi. Et ils ont aussi deux filles mariées à :


  • Antoinette Mottet (1686-1754) x (1706) Pierre II Moreau de Champlieu a une dot de quinze mille livres. Le contrat de mariage en date du 8 novembre 1706 est passé par-devant notaires du Châtelet[21]. En 1730, pour procéder à l’également des héritage, Mottet et sa femme donnent à Pierre Moreau et Antoinette Mottet une somme de cinq mille livres[22]. Pierre II Moreau de Champlieu est Marchand de bois, sieur de Champlieu, intéressé dans les affaires du roi




Descendance Modifier

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Louis Mottet de La Motte (1651-1733)
 x (1683) Marguerite Herlaut (1667-1735), parente de Nicolas-Jérôme Herlaut
 ¦  +-> Anne Mottet (1685-1765)
 ¦     x (1711) Nicolas Rémond (1678-1727)
 ¦     ¦ +-> Anne Catherine Rémond (1712-1786)
 ¦     ¦    x  (1741) Jean-Michel Chevotet (1698-1772)
 ¦     |    ¦+-> Anne Michelle Chevotet (1743-1807)
 ¦     ¦        x (1765) 
 ¦     ¦        +-> Pierre-Jean-Baptiste Chaussard
 ¦     ¦+-> Louise Gabrielle Rémond (1720-1804)             
 ¦         x  (1752) Jean Valade (1710-1787)
 ¦
 ¦  +-> Antoinette Mottet (1686-1754)
 ¦      x (1706) Pierre II Moreau de Champlieu
 ¦
 ¦ +-> Nicolas Mottet de La Motte (1693-1768), baron        
       x (1723) Madeleine Coustant, fille de Charles Coustant de Belle-Assise.    
       ¦+-> Madeleine Mottet (1724-1808).        
       ¦      x (1757) Louis Segoing, 
       ¦ +-> François Mottet (1728-1808)        
       ¦ +-> Benoît Mottet de La Fontaine (1735-1811)        
       ¦       x (1763) Jeanne Agathe Le Proux de La Rivière (1735-1811)              
       ¦       ¦ +->  Agathe Mottet-de Rambaud
       ¦       ¦      x  (1785) Benoît de Rambaud (1750-1787)  
       ¦       ¦      ¦ +-> Auguste de Rambaud (1786-1834)
       ¦
       ¦ +-> Benoît Mottet de La Fontaine
              x (1787)  Marie Marguerite Villon de Fécamp 
              ¦ +-> Victorine Mottet de La Fontaine                
                   x (1808) John Doveton
              ¦
              ¦ +-> Édouard Mottet de la Fontaine (1795-1884) 
              ¦    x 1828 Georgia Fallowfield (1811-1881)   
              ¦
              ¦ +-> Clotilde Mottet de La Fontaine                
              ¦      x (1816)  Henry II Russell
              ¦      ¦ +->  Charles Russell de Swallowfield
              ¦      ¦
              ¦      ¦ +-> George Russell de Swallowfield
              ¦      ¦      x (1867) Contance Lennox
              ¦      ¦      +-> Marie Clothilde Russell
              ¦      ¦         x (1903) Arthur Ernest Guinness of Iveagh
              ¦      ¦         +-> Aileen Sibell Mary Guinness 
              ¦      ¦            x (1927) Brindsley Sheridan Bushe Plunket
              ¦      ¦            +-> Doon Aileen Plunket 
              ¦      ¦               x James Leveson-Gower, cousin de la Reine
              ¦ 
              ¦ +-> Adolphe Mottet de La Fontaine                       
                      x  (1829) Élisabeth de Warren                        
                      ¦ +-> Claire Mottet de La Fontaine
                      ¦      x (1869) Prosper d’Épinay
                             +-> Marie Mauricia d’Épinay                       
                             +-> Georges d’Épinay.



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Louis XV et quelques-uns de ses officiers de vénerie.




De Diderot (discussion) avril 4, 2014 à 14:56 (UTC)



NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. État de la France en 1789, Paul Boiteau d'Ambly, Perrotin, 1861, p.302.
  2. Histoire généalogique de la maison de Lantivy des ses alliances et des seigneuries qu'elle a possédées: Suivie des généalogies des maisons de L'Estoutbeillon (Bretagne) et de Richemont de Richard'son (Écosse et France) ..., Volume 30, Théodore Courtaux, Jean Joseph Rogatien Lantivy-Trédion (comte de.), Cabinet de l'historiographe, 1899.
  3. Traité des fiefs, tant pour le pays coutumier, que pour les pays de droit ecrit, Germain-Antoine Guyot, Saugrain, 1751.
  4. Une concorde urbaine: Senlis au temps des réformes, vers 1520-vers 1580, Thierry Amalou, Limoges, Pulim, 2007.
  5. A. Blanchard : Dictionnaire des ingénieurs militaires, p.648-649.
  6. La vie prodigieuse de Bernard-François Balssa, père d'Honoré de Balzac, Aux sources historiques de "La Comédie humaine", Jean-Louis Déga, Éditions Subervie, 1998.
  7. B.N., dossiers bleus, 11, « Alesso, » les fols 2 ou 3 ; Orig de Pièces., 33, « Alesso, » fols. 2 64, 71 ; Carrés d'Hozier, 15, « Alesso, » fol. 219, 230, 248.
  8. Documents historiques sur le comté et la ville de Dreux, Édouard Lefèvre, Garrier, 1859, p.305.
  9. Documents historiques sur le comté et la ville de Dreux, Édouard Lefèvre, Garrier, 1859, p.396.
  10. Yerville à travers les âges, Volume 1, Yerville à travers les âges, Pierre Andrieu-Guitrancourtb, Impr. Bretteville, 1953.
  11. AD 27 - 2E
  12. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Seine-et ... de Sainte-Marie Mevil - 1880- page 140.
  13. Ordonnances des Rois de France de la 3e Race, recueillies par ordre chronologique, Eusèbe de Laurière, Bréquigny, De l'imprimerie royale, 1763.
  14. Le Laboratoire des pollutions industrielles: Paris, 1770-1830, Bibliothèque de l'Evolution de l'Humanité, Thomas Le Roux, Albin Michel, 2011.
  15. Sentence du bureau de l'hôtel de ville (qui condamne Jacques Vallois et Claude Dauge, voituriers par eau, à payer à Louis Motet et Claude Blondel, maîtres des ponts de Paris les droits à eux dus, pour le lâchage d'une toue chargée d'ardoises sans congé et sans avoir averti lesdits maîtres des ..., Paris, 1705.
  16. État de la France en 1789, Paul Boiteau d'Ambly, Perrotin, 1861, p.302.
  17. Précis statistique sur le canton de Compiègne, arrondissement de Compiègne (Oise), Louis Graves, 1850, p.107.
  18. Marie-Hélène Trope, Jean Valade Peintre ordinaire du Roi 1710-1787, Musées de la ville de Poitiers et de la société des antiquaires de l’Ouest, Poitiers, 1993.
  19. Revue nobiliaire, héraldique et biographique. 1862 Etats des privilégiés en 1688 p.141.
  20. Recueil des reglemens rendus jusqu'à présent concernant les droits d'amortissemens, francfiefs, nouveaux acquests et usages: avec les decisions du Conseil de l'année 1689 & autres rendus depuis. Ensemble les instructions faites pendant le bail de Pillavoine, & les regies de Cordier & Basset, et deux tables, l'une chronologique & l'autre par matieres. Ouvrage necessaire a toutes personnes qui sont dans le cas de connoitre, de payer & de recevoir lesdits droits (1729).
  21. Selon le contrat de mariage de 1706, archives F. Brémard.
  22. Archives F. Brémard.

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