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Les seigneurs du Puy-de Podio

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Brouillon



                        Les seigneurs du Puy-de Podio



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Fasti consulares listant plusieurs membres de la gens Aemilii.

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Généalogie d'Æmilius de Laon à Loup d'Aquitaine, selon Christian Settipani[1].

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Eudes d'Aquitaine.

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Les Aemilii.

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Les Aemilii, selon les nouvelles recherches de Christian Settipani.

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Château de Lordat.

Le problème insoluble de la lignée qu'il est d'usage d'appeler les A[e]milii, ancêtres des seigneurs du Puy-de Podio est effectivement bien longue et compliquée.

Le premier aïeul connu Æmilius de Laon est-il un membre de la gens Æmilii, l’une des familles les plus importantes et anciennes de l’histoire romaine ?

Le père de Remi de Reims (436 - 532) est l'ancêtre du Duc Eudes d'Aquitaine. Ce père de Remi est Æmilius de Laon, comes gallo-romain, gouverneur de Laon[2]. Nous allons voir aussi, avec les Æmilius, qu'en Gaule du Nord, la panique fait refluer la majeure partie de la noblesse sénatoriale vers le sud du pays[3]. La généalogie de nos Champenois d'Æmilius de Laon à Eudes d'Aquitaine sont le fruit des recherches de Christian Settipani[4], juste complétées par quelques autres sources.


Voir article détaillé : D'Æmilius de Laon à Eudes d'Aquitaine


Le Duc Eudes d'Aquitaine est l'ancêtre des Aemilii du Sud-Ouest. Wandregisil des Marches est son descendant. Avec son épouse ils ont quatre enfants, dont Antonius, vicomte de Béziers (ca 790 - après 30 janvier 845)[5]. Les premiers Aemilii occitans, puis toutes les familles qui en descendent, ont comme aïeul commun, l'arrière-petit-fils Antonius de Béziers, Simplicius Aemilii (ca 875 - ap. 908), selon Christian Settipani[6].


Voir article détaillé : Du Duc Eudes d'Aquitaine aux Aemilii du Sud-Ouest


Hélène Débax, dans La féodalité languedocienne: XIe-XIIe siècles : serments, hommages et fiefs dans le Languedoc des Trencavel parle :

... du problème insoluble de la lignée qu'il est d'usage d'appeler les A[e]milii. Ils sont liés aux fondateurs de Lézat et Mas-Grenier ; un certain Ato Benedictus, apparentés sans doute aux vicomtes Aton du Limousin et à Benoît, neveu de saint Géraud d'Aurillac et sa femme Amelia. Ils apparaissent fréquemment dans le cartulaire de Lézat. Ils s'appellent Amelius Simplicius, Guilhelmus, Raimundus Guilhelmus (fils du précédent), Ato Amelius, Simplicius Ato...[7]. Trois se disent marquis, un Amelius est vicomte de Carcassonne avant 961. Certains apparaissent dans le cartulaire de Lagrasse. Dans leur entourage on peut remarquer les noms assez rares de Radveus et Adbertus (le nom de l'abbé de Lézat cassé l'an 1.000), qui sont aussi les noms de membres du cercle qui entoure les comtes de Carcassonne. D'où viennent ces A[e]milii ? Ils semblent toucher de très près à la lignée comtale[8].

Les du Puy-de Podio sont des descendants de Guisla Trencavel (895 - ap. 947), soeur d'Ato Benedictus (ca 880 - 909), vicomte de Toulouse marié à une Carcassonne. Guisla Trencavel est la femme d'Amélius II Aemilii (890 - 955/961)[9]. Ils sont les parents du bayle Simplicius Aemilii (915 - 961), marié à Ermentrude de Rouergue, soeur de Garsinde, femme du Comte Raymond III de Toulouse. Amélius-Simplicius, leur fils devient vicomte de Carcassonne (961). Ses enfants sont comtes de Comminges.

C'est de la possession du Podiensis Pagus (Podaguès) que Raymond-Amélius (1042 - 1084) prend le nom de de Podio (du Puy)[10]. Il se marie à Très-haute et puissante dame Guile, de la maison des anciens vicomtes, propriétaires de Lautrec....

De ce mariage viennent six fils :

¤ Pierre Raymond du Puy (après 1055 - après 1110), croisé mariée à Adèle, fille du Comte Pierre Ier de Melgueil et Almodis de Toulouse, fille de Pons, comte de Toulouse et d'Almodis de la Marche

¤ Amiel Raymond du Puy, évêque de Toulouse (1105 - 1139)

¤ Guisla, mariée à Raymond Gaubert de Lordat, tige des Rabat, qui sont aussi une branche des Lordat[11].


Voir article détaillé : Seigneurs de Lordat


D'ÆMILIUS DE LAON A EUDES D'AQUITAINE Modifier

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Une famille issue de la noblesse sénatoriale en Champagne Modifier

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Sainte Céline, femme du comes Æmilius de Laon. Naissance de saint Remi.

Le père de Remi de Reims (436 - 532)[12] est le comes gallo-romain gouverneur de Laon[13].

Cet Æmilius de Laon[14], est-il un membre de la gens Æmilii, l’une des familles les plus importantes et anciennes de l’histoire romaine ?

Leur avenir, en tant que Romains et chrétiens, est incertain dans la dernière enclave de l'Empire, le royaume d'Ægidius et Syagrius (457-486). Néanmoins on assiste à la fusion des élites gallo-romaines et barbares (Ve -XIIe siècles). Les élites gallo-romaines deviennent des cadres traditionnels compétents et nous allons voir le rôle de l'Église latine qui est, en elle-même, le triomphe d'une caste aristocratique romaine. Nous allons voir aussi, avec les Æmilius, qu'en Gaule du Nord, la panique fait refluer la majeure partie de la noblesse sénatoriale vers le sud du pays[15].


Voir article détaillé : D'Æmilius de Laon à Eudes d'Aquitaine


D'EUDES AUX AEMILII Modifier

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Le fait que Loup soit un fidèle du duc Félix montre des attaches dans le Toulousain, mais il est également possessionné dans l’Orléanais. Le prénom de Loup est porté par plusieurs seigneurs et évêques du nord de la Gaule, et montre une origine champenoise et, au-delà, issue de la noblesse sénatoriale, selon Settipani[16].

Loup Ier (ca 635 - 688)] Modifier

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Hunald d'Aquitaine.

VIII. Loup Ier (ca 635 - 688), deuxième duc d'Aquitaine et de Vasconie (660-après 676). Comme le montre Christian Settipani, Loup Ier est issu de la noblesse sénatoriale[17].

Eudes d'Aquitaine Modifier

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Eudes d'Aquitaine.

IX. Eudes d'Aquitaine, Eudon, Odon, appelé aussi Lude, Odoin, Odoie, dit le Grand, troisième duc d'Aquitaine et de Vasconie (688-735), Eodo dux Aquitaniorum, est né vers 665, et décédé en 735. Il est enterré dans le monastère de l'île de Ré, qu'il a fondé, à Sainte-Marie d'Alarcon[18]. Il est le seul roi d'origines non germaniques de l'Europe occidentale[19]. Le duc Eudes est célèbre dans l'histoire par ses guerres contre les maires du palais, et par celles qu'il a contre les Sarrasins.


Voir article détaillé : Du Duc Eudes d'Aquitaine aux Aemilii du Sud-Ouest


Rainaldus d'Uzès (ca 850 - après 911) Modifier

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Monastère de Santa María et San Pedro de Alaón, reconstruit en 806, par le comte Wandrille.

XV. Rainaldus d'Uzès (ca 850 - après 911) a au moins cinq fils :

¤ Amalric, comte (ca 880 - après 950). Amalric et Géraud sont les neveux de Amélius II, évêque d'Uzès (ca 865 - 915)[20].

¤ Géraud, archevêque de Narbonne (ca 880 - après 950), nommé en 911 par l'évêque d'Uzès, Amélius II[21].

¤ Brémond, comte (ca 880 - après 950).

¤ Brémond et Amalric, en 919, sont les frères de Landoin qui donne le domaine de Lirac, sur la rive droite du Rhône, à l`église d`Avignon[22].

¤ Simplicius Aemilii (ca 875 - après 908), qui suit.

LES AEMILII OCCITANS Modifier

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Les premiers Aemilii occitans Modifier

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Podaguès.

Les premiers Aemilii du sud-ouest connus, puis toutes les familles qui en descendent ont comme aïeul Simplicius Aemilii (ca 875 - après 908). La famille des Aemilii du Lézatois est une vaste et vieille famille[23]. A cette vaste et vieille famille il y a lieu de rattacher Amélius II évêque d'Uzès (ca 865 - 915)[24].

C'est une dynastie qui porte préférentiellement le nom d’Amelius[25]. L'abbaye de Montolieu est protégée par eux[26], puis ils sont fondateurs et bienfaiteurs de l'abbaye bénédictine Saint-Antoine-et-Saint-Pierre de Lézat (comté de Foix)[27].

Les Aemilii occupent particulièrement trois régions : l'une située au nord-ouest de Foix, dans les vallées de l'Arize et de La Lèze, en Plantaurel; une seconde dans le Séronnais, entre Labastide-de-Sérou et le Massif de l'Arize, à l'est de Foix; une troisième enfin en Haute-Arize, entre Rabat-les-Trois-Seigneurs et la vallée de Vicdessos, à l'est de Tarascon-sur-Ariège[28].

Simplicius Aemilius (ca 875 - après 908) Modifier

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La croix de Saint-Roch domine Montolieu. Il ne reste rien de l'abbaye.

XVI. Simplicius Aemilius (ca 875 - après 908). Amelius est cité en 898 parmi ceux qui témoignent dans le conflit qui implique le vicaire Aton[29], Amelius qui fait une donation importante à l'abbaye de Montolieu, en 908[30], et donc Amelius, dernier descendant de la famille de Garsende, dont il est soit un petit-fils ou un neveu. Jusqu’au milieu du Xe siècle, l’abbaye de Valsiger est appelée Saint-Jean de castrum Mallast, avant de prendre le nom de la villa ou de la vallée Sigarii, et de devenir simplement Saint-Jean de castrum Mallast. On a en 908 une donation par Amelius, au monastère de Saint-Jean de castrum Mallast, du village de Villesèque, avec son église de Sainte-Eugénie, sous réserve de l'usufruit viager[31]. De nombreux personnages nommés Amelius sont protagonistes de donations dans l’ouest du comté de Carcassonne au Xe siècle (actes de Valsiger) ; l’un d’entre eux est archidiacre[32]. Qualifié de Comte de Comminges, de Couserans, de Carcassonne, de Razès et de Foix, cet homme très puissant possède, en outre, dans l'Albigeois, le Narbonnais et la Catalogne, de grands domaines, au nombre desquels est le Podaguès, propriété libre et allodiale située dans la partie méridionale du pays toulousain, sous le Lauragais, entre les rivières de l'Ariège et de la Lèze, siège ensuite d'une viguerie[33].

Simplicius Aemilii (ca 875 - après 908) et Alda (ca 875 - après 917) ont un fils : Amelius Aemilii (ca 890 - après 947), qui suit.

Amelius Aemilii (ca 895 - après 947) Modifier

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Benedictus est le neveu de saint Géraud d'Aurillac.

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Amelius Simplicius est bayle de Camon.

XVII. ' est marié à Guisla de Toulouse (ca 895 - après 947), fille de Benedictus (ca 870 - av. 909), vicomte de Toulouse, que l'on retrouve marié à une Carcassonne[34]. Benedictus est le neveu de saint Géraud d'Aurillac[35].

Amelius Aemilii (ca 895 - après 947) et Guisla de Toulouse (ca 895 - après 947) sont les parents probables de :

¤ Amelius Sulpitius Aemilii (ca 910 - ap. 972). En 950, Sulpitius, abbé du monastère de Camon dans l’Ariège, conclut une convenientia avec un certain Amelius Sulpitius pour lui confier la protection des alleux du monastère, protection nommée baliza et comanda. Il s’agit en fait d’une baylie, ou ce qu’en d’autres contrées on appelle une avouerie[36]. La dynastie comtale de Foix hérite d’un maillage d’abbayes bénédictines anciennes, attestées depuis l’époque carolingienne. Au début du XIe siècle ces abbayes sont léguées et partagées dans les accords intra-familiaux. On ne possède quelques détails que sur Camon, dans le pays de Coliès. Amelius Sulpitius, comme nous l'avons vu reçoit la commande ou la baylie de tous les alleux du patrimoine monastique, à charge pour lui de les défendre. Divers indices portent à penser que cet Amelius est un proche parent des comtes. En tout état de cause, c’est un descendant de la lignée comtale[37]. C'est la vaste parentèle de ceux qu’il est convenu d’appeler les Aemilii[38]. Le testament de Garsende (Garsinde), comtesse de Toulouse, daté de 972 indique un Amelius de sa famille Amelio nepotis meo[39] à qui elle lègue villam meam ...Brutia (sa propriété rurale de Brousses, plusieurs lieux de la région de ce nom, aujourd'hui communes, existent et il y a sans doute des hameaux ou lieu-dits aussi). Garsende, noble dame, est la fille du comte Raymond III de Toulouse (comte de 924 à 942) et la propre soeur de Raymond III qui sera le comte suivant (de 944 à 972, né vers 925-930)[40]. Mais l’opération la plus spectaculaire est la fondation de Lézat, la seule abbaye créée ex nihilo dans l’espace dont il est question. D'après une notice remaniée, de la fin du XIe siècle, elle est fondée vers 940 par un vicomte du sud du Toulousain, nommé Aton, fils de Benedictus (ca 870 - av. 909), vicomte de Toulouse, que l'on retrouve marié à une Carcassonne[41]. Il en cède le patronage à son oncle, le comte de Carcassonne, et en confie la défense à son neveu Amelius [42].


¤ et N Aemilii, qui suit.


LES AEMILII, COMTES DE COMMINGES Modifier

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Carte du Comminges et du Couserans.

Les premiers comtes de Comminges sont issus des comtes d'Aragon, mais ils sont probablement aussi issus des seigneurs de l'entourage des comtes de Toulouse. Le Comminges est l'ancienne Civitas Convenarum de l'époque gallo-romaine, Pagus Convenions du temps de Charlemagne. En régime féodal, il est gouverné par des comtes dont nous ne savons presque rien[43]. L'Histoire des populations Pyrénéennes du Nebouzan et du pays de Comminges... :

Nous croyons que Amélius-Simplicius (ca 935 - 997), père de Guillaume, et ce dernier, qui fut père de Bernard et de Raymond Guillaume, sont les premiers qui doivent être regardés comme ayant donné naissance à la petite féodalité, connue sous les noms de vicomtes, barons, marquis, etc.; ces titres et les propriétés territoriales qu'ils ont représenté dans le Comminges, remonteraient jusqu'à eux[44].

N Aemilii mariée à Asnar III de Comminges Modifier

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Asnar III de Comminges fonde en 975 le monastère de Peyrissas.

XVIII. N Aemilii est mariée à Asnar III de Comminges (ca 915 - 1000), comte de Comminges, qui rend hommage en 932, puis il abdique jeune et devient paraît-il abbé de Lezat. Il est le fondateur du monastère de Peyrissas, 935, 945, 948[45]. Ce vicomte commingeois du nom d'Asnar devient prêtre et moine. Cela remonte aux environs de 975, au moment où il effectue une donation avec une certaine solennité en présence de l'abbé de Saint-Béat, Gaston (acte n° 396). Mais contrairement à ce qu'affirme l'abbé de Lézat au plaid de Fustignac, en mars 1026 (acte n° 409), Asnar ne paraît à aucun moment avoir été lui-même abbé de Lézat, ni même avoir porté un tel titre à Peyrissas, en raison peut-être d'un grand désir d'humilité. Il ne fait en revanche aucun doute qu'il est désormais, de son vivant à Peyrissas, le personnage le plus important, selon les actes n° 352, 371 (7 février 983), 372 (juin 986, Roger étant abbé), 396. D'après la charte n° 409, il est à la tête de cet établissement une trentaine d'années durant, soit des années 975- 980 jusqu'aux tous premiers temps du XIe siècle[46].

Un des fils d'Asnar, le comte Arnaud a un frère nommé Amelius, qui se trouve mentionné dans divers titres du cartulaire de l'abbaye de Lézat. Amélius-Simplicius, que nous supposons fils adultérin ou d'un autre lit...[47].

Amelius Simplicius (ca 935 - 997) Modifier

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Amelius Simplicius est vicomte de Carcassonne, en 945.

XIX. Amelius Simplicius (ca 935 - 997). Ce personnage s'identifie sans doute avec Amelius Simplicius, cité de 955 à 997 dans les chartes de l'abbaye de Lézat et aussi dans celles de l'Abbaye de Camon, autre établissement monastique de la Basse-Ariège. Arnaud, son demi-frère, est comte de Carcassonne en 945. Il tient cette dignité de son chef ou du chef de sa femme Arsinde et lui confie l'administration du comté de Carcassonne. Il devient vicomte :

Amelius Tresmirus ablias .. Amelius, nutu Dei vicecomes : Inscription trouvée au commencement du XVIIIe siècle, dans l'abbaye de Montolieu[48].

Gilabertus vicarius Sexago nous dit que Amelius nutu Dei vicecomes est le patron de l’abbaye de Valsiger-Montolieu, lors de la dédicace de la nouvelle église du monastère sous l’abbatiat de Tresmire, vers 950[49].

Le comte Arnaud est citée lors d'une donation à Lézat non datée, faite par Amelius Rodrando, en présence d’une belle assemblée : outre le comte Arnaud, on trouve Amelius Simplicius, Radveus et d’autres grands de l’aristocratie locale[50].

Amelius Simplicius (ca 935 - 997) et ses descendants ont part, sous le titre de seigneurs très puissants et de marquis, à une portion du comté de Comminges. Nous croyons que cet Amélius-Simplicius, père de Guillaume (955 - 1025), et ce dernier, qui est père de Bernard et de Raymond II (av. 1008 - ap. 1025), sont les premiers qui doivent être regardés comme ayant donné naissance à la petite féodalité, connue sous les noms de vicomtes, barons, marquis... Constatons seulement la présence de cet Amélius-Simplicius, frère de Raymond, et, avec lui, celle de Roger, frère d'Arnaud et leur oncle[51]. Amelius Simplicius (ca 935 - 997) est comte de Comminges, de Couserans, de Carcassonne, de Razès et de Foix, et possède en outre, dans l'Albigeois, le Narbonnais et la Catalogne, de grands domaines, au nombre desquels est le Podaguès, propriété libre et allodiale située dans la partie méridionale du pays toulousain, vers les Pyrénées, et dont l'étendue, comprise entre les rivières de l'Ariége et de la Lèze, est celle de la juridiction d'une viguerie de même nom. On ne lui connaît qu'un fils, qui suit, Guillaume de Comminges (955 - 1025)[52]. Amelius Simplicius (ca 935 - 997) et Elizabeth /N/ ont un fils, Guillaume de Comminges (955 - 1025), qui suit.

Guillaume de Comminges (955 - 1025) Modifier

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Vallée du Comminges.

XX. Guillaume de Comminges (955 - 1025) est comte de Comminges, de Couserans, de Carcassonne, de Razès et de Foix... Il succède à son père en 997[53]. Guillaume est dit Marchio Propentes (marquis) dans deux chartes du Cartulaire de Lezat. Il s'approprie le titre des comtes de Toulouse[54]. Il vit sous le règne du roi Robert (996-1031). Il hérite d’Amélius Simplicius, son père, du château de Mirabel dans le Toulousain, lorsqu’il restitue à l’abbaye de Lézat plusieurs églises & alleux qu’il a usurpés sur elle dans le même pays, entre autres la moitié de l’alleu de Blansac, dont il réserve la jouissance à ses fils Bernard & Raimond[55]. Il laisse deux fils :

¤ Bernard-Guillaume, comte de Couserans en partie.

¤ Raymond-Guillaume de Comminges, qui suit[56].

Raymond-Guillaume de Comminges (990 - ap. 1031) Modifier

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Le Mont Valier, symbole du Couserans, vu depuis Saint-Lizier.

XXI. Raymond-Guillaume de Comminges (990 - ap. 1031) est comte en partie de Comminges, de Couserans, de Carcassonne, de Razès et de Foix, seigneur souverain et indépendant du Podaguès[57], héritier principal de son père en 1025. Il est fait mention de lui , marquis très—puissant, dans un acte suivant lequel Aton, abbé du Mas d’Azil & de Lézat, & les religieux de ce dernier monastère, voyant que les seigneurs séculiers s’emparent impunément de leurs biens, ont recours à sa protection et font un traité avec lui par lequel ils lui cèdent la jouissance de la moitié de toutes les terres qu’il leur fera restituer, de celles qu’on leur donne, et des biens qu’Aymeri, leur abbé. Ce même marquis préside quelques années après, sous le règne du roi Henri (1031-1060), à un plaid dans lequel Bernard, évêque de Couserans & abbé de Lézat, demande le droit jugement par la manifestation de Dieu[58]. Il a plusieurs fils, dont :

¤ Guillaume-Raymond, concourt, avec Bernard Raymond, son frère, à la donation faite par Amélius-Raymond leur autre frère, le 3 des ides de juillet 1053, à l'abbaye de Roses ;

¤ Bernard II Raymond (ou Bernardus Raymundus), évêque de Couserans (1035 - 1068), concourt, avec le précédent, à la même donation du 3 des ides de juillet 1053, selon la Gallia Christiana ;

¤ Roger, religieux au monastère de Peyrisas, en Comminges ;

¤ Amélius-Raymond du Puy, qui suit.

LES AEMILII, SEIGNEURS DU PUY Modifier

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Gérone. Vestiges du monastère de Roses.

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Roquefort. Tour, ruines du château de Roquefort.

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Reconstitution du village de Sorrèze.

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Raymond de Saint-Gilles et ses barons.

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Raymond du Puy (1080 - 1158/1160), second supérieur de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

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Château de la famille du Puy-Montbrun à Montbrun en Dauphiné.

C'est de la possession du Podaguès ("Podiensis Pagus", canton du Puy) que les descendants de Raymond-Guillaume de Comminges (990 - ap. 1031) prennent le nom de du Puy (de Podio)[59].


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Amélius-Raymond du Puy, en 1053, fait une donation à l'abbaye de Roses, en Catalogne.

XXII. Amélius-Raymond du Puy (1020 - ap. 1053) est apanagé de la seigneurie du Podaguès en partie, et d'autres domaines de ses ancêtres épars dans les territoires de Narbonne et d'Alby, pays de Razès et de Catalogne, ainsi que de la directe de leurs châteaux de Carcassonne et de Foix. De l'aveu et avec le concours de son épouse qui n'est point nommée, de ses enfants qui le sont, et de ses frères en 1053, donation à l'abbaye de Roses en Catalogne, d'une partie de terre allodiale, provenant de l'héritage de son père, laquelle étend ses dépendances jusqu'à l'église de Sainte-Colombe; donation, à laquelle, par le même acte, il ajoute de son seul chef et domaine particulier, celle de la portion d'une vigne au territoire de Loar, qu'il possède, par indivis, avec le comte Roger (de Comminges), son cousin[60]. Ses fils sont au nombre de quatre :

¤ Pierre-Amélius, prévôt, premier dignitaire de l'église cathédrale de Toulouse, archidiacre au comté de Foix.

¤ Gérauld-Amélius, souche d'une maison très distinguée de l'Albigeois, depuis connue sous le nom d'Amel (Amelii), qui de patronymique devient héréditaire chez ses descendants[61].

¤ Roger, qualifié clerc en 1053 ;

¤ Raymond-Amélius de Podio (1042 - 1084), qui suit ;


XXIII. Raymond-Amélius du Puy (1042 - 1084), chef de la famille du Puy. Il est apanage de la seigneurie du Podaguès en partie, et d'autres domaines de ses ancêtres épars dans les territoires de Narbonne et d'Albi, pays de Razès et de Catalogne, ainsi que de la directe de leurs châteaux de Carcassonne et de Foix. Il épouse, en 1055, très-haute et puissante dame Guisla, de la maison des anciens vicomtes, propriétaires de Lautrec, laquelle lui porte en dot le château et seigneurie de Roquefort, diocèse alors de Toulouse, et aujourd'hui de Lavaur. Elle est la fille de Isarn II, vicomte de Lautrec de 1038 à 1072, est peut-être la même personne qu'Izarn de Lautrec, vicarius de Saint-Antonin attesté en 1083, marié à Guisla vers 1038. Raymond-Amélius du Puy est du fait de sa femme avoué de l'abbaye de Sorèze, voisine de son château de Roquefort. Il intervient, comme fils aîné, à la donation faite, le 3 des ides de juillet 1053, par ses père et mère, à l'abbaye de Roses. Il est mentionné en diverses chartes de 1065 à 1084, et qualifié illustre et centurion (chef militaire supérieur) au procès-verbal d'une assemblée des trois ordres, clergé, noblesse et tiers-état, tenue à Narbonne le 7 mai 1080.

De ce mariage, en 1155, avec Guisla de Lautrec, viennent, entre autres, six fils :

¤ l’aîné, Pierre Raymond, époux d’Adèle de Melgueil, elle-même sœur de Pons de Melgueil, filleul du pape Pascal II (1099-1118) et abbé de Cluny (1109-1122) et de Raymond de Melgueil, fille de Pierre comte de Melgueil, et de la princesse de Toulouse. Pierre Raymond est croisé avec trois de ses frères et trois neveux[62].

¤ Hugues est l’auteur des familles du Puy-Montbrun, établies en Dauphiné. Il rend hommage en 1077, au vicomte d'Alby, d'Agde, de Béziers et de Nîmes, du château de Rochefort, à lui échu du chef de Guile (de Lautrec), sa mère. En 1084, il prête un autre hommage , conjointement avec Roger, son frère, à Ermtngarde, héritière du comté de Carcassonne et femme du vicomte de Trencavel, des châteaux et forts de Carcassonne, à lui échus du chef patente;'. Dans ces deux actes il est également qualifié fils de Guile. Hugues prend la croix en 1096 avec trois de ses frères et ses trois fils. Il est en Terre sainte un vaillant capitaine aux côtés de Raymond de Saint-Gilles et ses barons[63].

¤¤ Raymond du Puy (1080 - 1158/1160), second grand maître de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, est de la même famille. Il est plutôt un petit-fils qu'un fils.


¤ Roger est le chef d’une branche éteinte au douzième siècle;

¤ Amélius, abbé de Foix, puis évêque de Toulouse. Amélius du Puy a la charge de ce diocèse entre 1105-1106 et 1137. Son nom exact est miel Raymond du Puy, mais il est appelé simplement Amiel dans les chartes, ou Emelius, Amelianus, Ammelius, voire même Aurelius ! Ce prélat ne succède à l’évêque Izarn qu'en 1105.

¤ Raymond,

¤ Guillaume-Raymond


3° Roger fit, en 084, concurremment avec Hugues, sou frère, hommage des châteaux et forts de Carcassonne , à la comtesse Ermengarde , femme du vicomte Trencavel. La même année, il fit, en son privé nom, un autre hommage, au vicomte de Narbonne , du château de Maure, aujourd'hui Castel - Maure , en Narbonnais.

Dans ces deux actes, il est qualifié « fils da Guile ».

En 1124, il est employé, sous le nom de de Podio , pour lui et les siens, dans une citation de la noblesse du comté de Carcassonne. Il paraît être resté dans ses terres, et n'avoir point partagé les fatigues de l'expédition d'outremer avec ses frères , qui, peut-être, lui avaient confié la garde de leurs possessions. Il devint la souche d'une branche qui a failli en la dernière année du XII' siècle. (Hist. du Languedoc, tom. 2 , preuves , pag. ^nS. — Archives du château de Foix. ) 4° Amelins - Raymond (aliàs) Amelius de Podio, fut successivement abbé de Foix , et évoque de Toulouse, et, sous ce dernier caractère, unit, en 111o, l'église de Sainte-Colombe à l'abbaye de Cluny. Il fonda, l'an 1119, en faveur de l'ordre da Saint-Jean de Jérusalem, la commanderie de Saint-Remi, depuis grand prieuré de Toulouse; donna, l'année suivante, l'église de Saint-Remi aux chevaliers du même ordre, qui s'y établirent, et auxquels il accorda, trois ans après, de grands privilèges. Tant de bienfaits coup sur coup, et k pareille date , supposent nécessairement d'importants motifs, qui seront examinés ci-après (art. 6). Il mourut en ii4o. (Voyez Gallia Christiana, toro. i3, pag. i5, Hist. de Languedoc, tom. 2, pag. 363, 645, 646. — Archives du grand prieuré de Saint-Gilles, année ii2o, no 25. — tiibliotheca Cluniacensis, lib. i6, n* ai. — Mé- moires de Catel, pag. 879.) 5° Guillaume-Raymond, qualifié «fils de Guile», reçut, en io95, conjointement avec Raymond, son frère, un serment de féauté et vasselage, à eux prêté , à cause de sa seigneurie d'Esperaza, au pays de Razès. Il fut aussi, en io96, de l'expédition de la Terre Sainte, et y acquit la réputation de l'un des plus vaillants personnages de l'armée chrétienne. Les historiens des croisades, qui en font cet éloge, le qualifient ° frère d'armes et compatriote du comte de Toulouse». ( Commilitonem et compairiotam nobilis domini Raymundi comitis Tolosœ.)\\ mourut en Palestine. {Voyez Hist. du Languedoc, tom. 2 , preuves, pag. 339, 34o. — Château de Foix, cartulaire, layette i5. — Gesta dei per Francos, pag. 723.)

6° Raymond est qualifié, ainsi que tous ses frères « fils de Guile » , dans l'acte par lequel GuillaumeRaymond, son frère, et lui, reçurent, en iog5, un serment de féauté et de vasselage, à eux prêté, à cause de l'église et.seigneurie d'Esperaza, au pays de Razès, possession considérable, à eus échue, de leur part en la succession paternelle. Il accompagna, en io96, Pierre - Raymond , Hugues et Guillaume-Raymond, ses frères, dans l'expédition du comte de Toulouse , en Terre-Sainte; y prit, à leur exemple, le nom de de Podio, et s'y engagea dans la milice chrétienne des Frères Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. ( Voyez Hist, du Languedoc, tom. 2, preuves, pag. 33g, 34o. — Château de Fpix, cartulaire, layette i5. — Bongars , Gesta dei per Francos, pag. 723.) L'historien du Languedoc (dooi Vaissette), le proclame hautement le même que le vénérable frère Raymond de ,Podio (du Puy), qui, vers iii8 selon les uns, vers i.iai selon les autres, succéda au bienheureux Gérard, fondateur et premier recteur ou maître de ce pieux établissement, donna aux frères une règle à la fois religieuse et militaire, qui l'a fait considérer avec raison comme, le véritable.instituleur et Premier Orand Maître de Vordre.des.chevaliers de SaintJean de Jérusalem , depuis établis à Rhodes, et successivement à Malte , et, mourut, aussi célèbre par ses vertus que par ses exploits, vers ii6o, à l'âge de quatre vingts ans et plus.

Ce grand-maître, la maison du Puy-Melgueil s'est toujours glorifiée de le compter parmi ses aïeux, lors même que la maison du Puy Montbrun se l'attribuait exclusivement. Toutes deux, également fondées à le réclamer, se le contestaient, faute, par l'une, de connaître les titres de l'autre, et de soupçonner la connexité qui paraît se trouver entr'elles , quand D. Vaissette, le premier, souleva le voile. -Comme cette contestation n'intéresse pas seulement la gloire de deux grandes maisons, mais encore l'histoire générale, il a semblé convenable de présenter ici sommairement l'état de la question. On vient de voir qu'en ioq6 Pierre-Raymond, Hugues, Guillaume-Raymond et Raymond, frères, démontrés de la maison de du Puy-Melgueil, se croisèrent avec leur suzerain , le comte de Toulouse, laissant leurs■ domaines sous la protection d'Amelins-Piaymond, évêque de Toulouse, et de iRoger, leurs autres frères : que Pierre-Raymond revint dans sa patrie, et, par son mariage avec Adèle de Melgueil, continua la postérité Languedocienne; le sort de Hugues et doGnillaumcRaymond , étrangers aux preuves de MM. du Puy-Melgueil, ne les intéressant que faiblement, n'a pu devenir, après un laps de temps si considérable, l'objet de recherches que les distances -et la rareté des documents eussent rendues aussi pénibles que dispendieuses : celui de Raymond dut, au contraire, appeler toute leur attention, par la gloire qu'il faisait rejaillir sur ses collatéraux. Le premier grand-maitre des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem; par le nom de de Podio (adopté, comme on l'a vu, par les quatre frères, en Palestine); par l'époque (la première croisade), par l'âge (il mourut en 116o, à plus de quatre-vingts ans, disent tous les historiens); par laTlate de la prise d'habit (long-temps avant 1121, puisqu'il ne put être éra successeur de Gérard , sans avoir justifié ce choix par de longs et importans services); présentait , avec leur Raymond, des caractères d'ideutilé d'autant plus frappants, qu'il serait téméraire de supposer, qu'à pareille date, surtout, il existât, dans cet ordre naissant et peu nombreux, deux anciens frères, des mêmes prénom et nom de Raymond de Podio. Ces données recevaient enfin un dégré d'évidence , équivalent à la certitude , de l'importante donation qu'Amélins-Raymond, évêque de Toulouse, fit aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, des donations sur lesquelles fut fondé le premier grand-prieuré (Toulouse) de la première langue (Provence) de l'ordre, en 1119, c'est-à-dire, presqu'à l'époque précise de l'élection de Raymond , que cette preuve d'intérêt, qui ne dut pas être gratuite, indique fortement n'être autre que son frère.

D'autre part, on voit, dans les généalogies imprimées de la maison du Puy - Montbrun , et copiées les unes des autres, c'est-à-dire originairement rédigées dans des temps où il était d'usage général de suppléer, par les écarts d'une érudition indigeste, à l'absence des titres sur les premiers degrés, on Hugues de Podio, qualifié fils d'un Raphaël, évidemment suspect, se signaler dans la Terre-Sainte, vers la même époque de la première croisade, à laquelle, en admettant même qu'il fût des environs de Montelimart, berceau de ses descendants, il n'aurait pu prendre part que sous la bannière de Raymond, comte de Toulouse, aussi son suzerain, en qualité de Marchis de Provence, dont relevaient alors les Baronnies devenues depuis Dauphinoises, censées «a résidence, c'est-à-dire faire partie du même ost où se rencontraient déjà les quatre frères énoncés dans la généalogie de du Puy-Melgueil; ce qui présenterait l'autre singularité de deux Hugues de Podio sur peut-être moins de mille chevaliers, que comprenait à peine l'expédition du comte de Toulouse. Ce Hugues, quoi qu'il en soit, est également reconnu par les deux maisons, pour appartenir de très - près au grand - maître Raymond; par l'une, comme frère, ce qu'on a vu; et par l'autre, comme père, ce qui est aussi difficile à concilier avec les dates et les faits, qu'il est apparent que , par une dame de la maison Dauphinoise de Poisieu , il le fut d'Alleman de Podio, continuateur de sa postérité, duquel toutes les vraisemblances concourent à motiver l'établissement dans les baronnies, sur les possessions qu'y avaient sa mère, et surtout son épouse, Véronique d'Adhémar, dame de Montbrun , d'une maison d'origine princière ( ainsi que celle de Melgueil, dont l'épouse de PierreRaymond de Podio, frère de Hugues, languedocien), et qui dominait sur cette partie des Raronies voisine de Montelimart, ville qui lui devait son nom {Montilinm-Adhemari). A ces rapprochements, qui militent fortement en faveur de l'identité du Hugues des deux maisons, se joignent ceux qui résultent: i° de la parfaite et antique conformité des armoiries de l'une et de l'autre; 2° de la contiguïté des provinces qui furent leur berceau respectif, et qui étaient alors sous la domination d'un même prince; 3° du mariage, avant i277, de Pons-Bernard du PuyMelgueil , IIe du nom , avec Guyonne d'Adhemar, de même maison que l'épouse d'Alleman du Puy-Moutbrun, vivante au siècle précédent; 4° de 1 assertion des généalogistes de la maison du Puy-Moutbrun: « que la terre de Roche fort est p une de ses plus anciennes possessions. » Assertion qui peut aussi dériver de quelque autre confusion du nom, encore double, de celle de l'Albigeois, échue en indivis au Hugues de Podio, du Languedoc, de la succession de Gnile de Lantrec, sa mère, et par lui hommagée en io77, avec celle des Laronnies, très-long-temps, en effet, possédée par les descendants du Hugues de Podio, du Dauphiné, qui, s'il est le même que le Hugues languedocien , aurait pu, ou ;donner, à l'exemple d'une infinité d'autres seigneurs de cet âge, à son château des Baronnies le nom de celui qu'il posséda en Albigeois, du chef d'une mère, à la mémoire de laquelle ses frères et lui attachaient un tel prix , qu'ils en accolaient le nom au leur, ° fils de Guile », ou induire en erreur ses historiens, en leur présentant dans sa qualification nue de seigneur de Rochefort, un motif de confondre cette terre d'Albigeois, avec celle de Ro. chefort , dans les Baronnies, qui paraît n'avoir été possédée que par les descendant du Hugues Dauphinois , et postérieurement à celle de Montbrun. Il faut convenir que la vraisemblance d'identité d'origine des deux maisons ne saurait guères être portée plus loin, et qu'elle est bien faite pour stimuler des communications entre elles , qui , seules, peuvent conduire à une démonstration parfaite.


Amiel Raymond (du Puy) … 20 mars 1105 – 22 avril 1139 …

A. ; Amelius, Emelius, Amelianus ; Amelius Raimundus, Amelius Raimundi ; (‘‘Aurelius’’, ‘‘Ammelius’’). — Frère de Pierre Raymond du Puy, époux d’Adèle de Melgueil, elle-même sœur de Pons de Melgueil [filleul du pape Pascal II (1099-1118) et abbé de Cluny (1109-1122)] et de Raymond de Melgueil [comte de Melgueil (ou Mauguio, ou Substantion)]. Parent de Raymond du Puy, deuxième grand maître de l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (1). — Paraît sans doute comme abbé de Saint-Volusien de Foix et prieur de Saint-Antonin-de-Frédelas (ou Frézélas, autrement Pamiers) dans une charte des environs de 1100 (2). — Mentionné comme évêque de Toulouse dans un acte datable du lundi 20 mars 1105 (3), puis dans une charte du 28 décembre *1105 ou 1106 (4). — Nommé en dernier lieu comme évêque de Toulouse les 1er juin (5), 30 juillet (6) et 23 août (7) 1137, puis le samedi 22 avril 1139 (8), et encore en ‘‘1140’’ (9), mais l’évêque de Toulouse est signalé comme ‘‘manquant’’ le mardi 25 avril 1139 (10). — Serait décédé un ‘‘7 novembre’’ (11), indication probablement erronée pour ce qui est du quantième[64].

La famille des Aemilii du Lézatois est une vaste et vieille famille[65]. A cette vaste et vieille famille il y a lieu de rattacher Amélius II évêque d'Uzès (ca 865 - 915)[66].

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. La noblesse du Midi carolingien : études sur quelques grandes familles d'Aquitaine et du Languedoc du IXe au XIe siècle, Toulousain, Périgord, Limousin, Poitou, Auvergne, Volume 5 de Occasional publications of the Oxford Unit for Prosopographical Research, Christian Settipani, Occasional Publications UPR, 2004.
  2. La Noblesse du Midi carolingien, Volume 5 de Occasional publications of the Oxford Unit for prosopographical research. Prosopographica et genealogica, Christian Settipani, Occasional Publications UPR, 2004.
  3. La fusion des élites gallo-romaines et barbares (Ve-XIIe s.).
  4. La Noblesse du Midi carolingien, Volume 5 de Occasional publications of the Oxford Unit for prosopographical research. Prosopographica et genealogica, Christian Settipani, Occasional Publications UPR, 2004.
  5. AQUITAINE, DUCS Fondation for Medieval Genealogy
  6. La noblesse du Midi carolingien: études sur quelques grandes familles d'Aquitaine et du Languedoc du IXe au XIe siècle, Toulousain, Périgord, Limousin, Poitou, Auvergne, Volume 5 de Occasional publications of the Oxford Unit for Prosopographical Research, Christian Settipani, Occasional Publications UPR, 2004.
  7. réf. Lézat 121; 188; 189; 327; 571; 572; 579; 583; 721; 839; 1135 !
  8. La féodalité languedocienne: XIe-XIIe siècles : serments, hommages et fiefs dans le Languedoc des Trencavel, Tampus, Hélène Débax, Presses Univ. du Mirail, 2003.
  9. La noblesse du Midi carolingien: études sur quelques grandes familles d'Aquitaine et du Languedoc du IXe au XIe siècle, Toulousain, Périgord, Limousin, Poitou, Auvergne, Volume 5 de Occasional publications of the Oxford Unit for Prosopographical Research, Christian Settipani, Occasional Publications UPR, 2004.
  10. Histoire du Languedoc, par D. Vaissette ; cartulaire de l'abbaye de Lezat ; archives du château de Foix ou des comtes de Comminges, Mémoires de la maison du Puy-Melgueil.
  11. L'Histoire de la Bezole et de ses environs: -Aude-, Volume 1 de Mémoires de la Société d'études scientifiques de l'Aude, Jacques Lemoine (docteur.), Société d'études scientifiques de l'Aude, 1970.
  12. La Noblesse du Midi carolingien, Volume 5 de Occasional publications of the Oxford Unit for prosopographical research. Prosopographica et genealogica, Christian Settipani, Occasional Publications UPR, 2004.
  13. Le mystère de Saint Remi, Volume 477 de Textes littéraires français, Tlf Series, Jelle Koopmans, Librairie Droz, 1997.
  14. La Noblesse du Midi carolingien, Volume 5 de Occasional publications of the Oxford Unit for prosopographical research. Prosopographica et genealogica, Christian Settipani, Occasional Publications UPR, 2004.
  15. La fusion des élites gallo-romaines et barbares (Ve-XIIe s.).
  16. La Noblesse du Midi carolingien, Volume 5 de Occasional publications of the Oxford Unit for prosopographical research. Prosopographica et genealogica, Christian Settipani, Occasional Publications UPR, 2004.
  17. Christian Settipani, La Noblesse du Midi Carolingien, Oxford, Linacre College, Unit for Prosopographical Research, coll. « Prosopographica et Genealogica »,‎ 2004, (ISBN 1-900934-04-3), p.74 à 77.
  18. AQUITAINE, DUKES
  19. Michel Rouche, L'Aquitaine des Wisigoths aux Arabes, 418-781 : naissance d'une région, Riché Pierre, Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, 1981, Volume 36, Numéro 6; pp. 1056-1057.
  20. Georges de Manteyer. La Provence du premier au douzième siècle. Études d'histoire et de géographie politique. Paris, Picard, 1908. (Mémoires et documents publiés par la Société de l'École des Chartes, VIII.), Caillemer R., Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Année 1912, Volume 24, Numéro 24-93.
  21. Absent de la liste de l'Histoire générale de Languedoc ainsi que de celle de Jacques Michaud et André Cabanis, Histoire de Narbonne, 1981. Les auteurs de l'Histoire générale de Languedoc précisent : Agio eut à lutter contre Gérard, nommé indûment par Rostang, archevêque d'Arles]], & Amélius, évêque d'Uzès, l'un et l'autre sujets de Louis l'Aveugle, roi de Provence ; mais Agio obtint le pallium]] et finit par se faire reconnaître le seul et véritable évêque.
  22. Georges de Manteyer. La Provence du premier au douzième siècle. Études d'histoire et de géographie politique. Paris, Picard, 1908. (Mémoires et documents publiés par la Société de l'École des Chartes, VIII.), Caillemer R., Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Année 1912, Volume 24, Numéro 24-93.
  23. P. de Latour, La dynastie Amelius Xe-XIIe siècle, Revue du Comminges, 2003, p. 399-418.
  24. AU NOM DE TOUS LES AMIEL : occsei711
  25. Les comtes de Carcassonne et de Razès et leurs marges (IXe-XIIe siècle), Hélène Débax
  26. Les comtes de Carcassonne et de Razès et leurs marges (IXe-XIIe siècle), Hélène Débax
  27. La noblesse du Midi carolingien : études sur quelques grandes familles d'Aquitaine et du Languedoc du IXe au XIe siècle, Toulousain, Périgord, Limousin, Poitou, Auvergne, Volume 5 de Occasional publications of the Oxford Unit for Prosopographical Research, Christian Settipani, Occasional Publications UPR, 2004.
  28. AU NOM DE TOUS LES AMIEL : occsei711
  29. H.G.L., T. V, n° 21.
  30. H.G.L., T. V., n° 33.
  31. Histoire générale de Languedoc, t. II. Preuve xxxiii. col. 47. édit. Archives de l'Abbaye de Montolieu.
  32. Le territoire d’une principauté : les comtes et les comtés de Carcassonne-Razés (vers 940-1060), Hélène Débax.
  33. AU NOM DE TOUS LES AMIEL : occsei711
  34. La noblesse du Midi carolingien: études sur quelques grandes familles d'Aquitaine et du Languedoc du IXe au XIe siècle, Toulousain, Périgord, Limousin, Poitou, Auvergne, Volume 5 de Occasional publications of the Oxford Unit for Prosopographical Research, Christian Settipani, Occasional Publications UPR, 2004.
  35. La féodalité languedocienne: XIe-XIIe siècles : serments, hommages et fiefs dans le Languedoc des Trencavel, Hélène Débax, Presses Univ. du Mirail, 2003. p. 36n.
  36. Hélène Débax. Une féodalité qui sent l’encre : typologie des actes féodaux dans le Languedoc des XIe-XIIe siècles.
  37. Le territoire d’une principauté : les comtes et les comtés de Carcassonne-Razés (vers 940-1060), Hélène Débax.
  38. LATOUR (P. de), La dynastie Amelius Xe -XIIe siècle, Revue du Comminges, 2003, p. 399-418 ; et PANFILI (D.), Aristocraties méridionales. Toulousain-Quercy, XIe-XIIe siècles, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 2010, p. 48, p. 54-55.
  39. H. G. L., T. IV Preuves p. 126 col 2 74.
  40. AU NOM DE TOUS LES AMIEL : occsei711
  41. La noblesse du Midi carolingien: études sur quelques grandes familles d'Aquitaine et du Languedoc du IXe au XIe siècle, Toulousain, Périgord, Limousin, Poitou, Auvergne, Volume 5 de Occasional publications of the Oxford Unit for Prosopographical Research, Christian Settipani, Occasional Publications UPR, 2004.
  42. Le territoire d’une principauté : les comtes et les comtés de Carcassonne-Razés (vers 940-1060), Hélène Débax.
  43. Revue de Comminges, Société des études du Comminges (Saint-Gaudens, Haute-Garonne), Société Julien Sacaze. 1930 (A1930, T44).
  44. Histoire des populations Pyrénéennes du Nebouzan et du pays de Comminges..., H. Castillon d'Aspet, Treuttel et Wurts, 1842.
  45. Revue de Comminges, Société des études du Comminges (Saint-Gaudens, Haute-Garonne), Société Julien Sacaze. 1930 (A1930,T44).
  46. Les conflits autour de l'abbaye de Peyrissas et la maison de Comminges au XIe siècle : à propos de deux actes controversés du cartulaire de Lézat, Philippe Latour, Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, 1993 , Volume 105, pp. 547-564.
  47. Histoire des populations Pyrénéennes du Nebouzan et du pays de Comminges..., H. Castillon d'Aspet, Treuttel et Wurts, 1842.
  48. de Carcassonne (2ème race), Publié par basilique saint nazaire
  49. MAHUL (A.), Cartulaire et archives des communes de l'ancien diocèse et de l'arrondissement administratif de Carcassonne, Paris, 1857-1882, t. 1, p. 79 : inscription découverte lors du travaux au XVIIIe siècle
  50. [https://hal.archives-ouvertes.fr/halshs-00498842/document Saint-Hilaire, saint Saturnin et Roger. Un réseau guilhelmide dans le comté de Carcassonne au Xe siècle, Hélène Débax, Franck Pontiès]
  51. Histoire des populations Pyrénéennes du Nebouzan et du pays de Comminges..., H. Castillon d'Aspet, Treuttel et Wurts, 1842.
  52. Nobiliaire universel de France, ou, Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, Volume 5, Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, de Saint-Allais (Nicolas Viton), de La Chabeaussière (Ange Etienne Xavier), Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Lespines (abbé de), Ducas, Johann Lanz, Au bureau du Nobiliaire universel de France, Réimprimé à la Librairie Bachelin-Deflorenne, 1873.
  53. Nobiliaire universel de France, ou, Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, Volume 5, Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, de Saint-Allais (Nicolas Viton), de La Chabeaussière (Ange Etienne Xavier), Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Lespines (abbé de), Ducas, Johann Lanz, Au bureau du Nobiliaire universel de France, Réimprimé à la Librairie Bachelin-Deflorenne, 1873.
  54. La féodalité languedocienne: XIe-XIIe siècles : serments, hommages et fiefs dans le Languedoc des Trencavel, Hélène Débax, Presses Univ. du Mirail, 2003. p. 36n.
  55. Histoire générale de Languedoc avec notes et pièces justificatives..., Claude Devic, Privat, 1872.
  56. Nobiliaire universel de France, ou, Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, Volume 5, Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, de Saint-Allais (Nicolas Viton), de La Chabeaussière (Ange Etienne Xavier), Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Lespines (abbé de), Ducas, Johann Lanz, Au bureau du Nobiliaire universel de France, Réimprimé à la Librairie Bachelin-Deflorenne, 1873.
  57. Nobiliaire universel de France, ou, Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, Volume 5, Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, de Saint-Allais (Nicolas Viton), de La Chabeaussière (Ange Etienne Xavier), Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Lespines (abbé de), Ducas, Johann Lanz, Au bureau du Nobiliaire universel de France, Réimprimé à la Librairie Bachelin-Deflorenne, 1873.
  58. Histoire générale de Languedoc avec notes et pièces justificatives..., Claude Devic, Privat, 1872.
  59. Histoire du Languedoc, par D. Vaissette ; cartulaire de l'abbaye de Lezat ; archives du château de Foix ou des comtes de Comminges, Mémoires de la maison du Puy-Melgueil.
  60. Nobiliaire universel de France, ou, Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, Volume 5, Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, de Saint-Allais (Nicolas Viton), de La Chabeaussière (Ange Etienne Xavier), Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Lespines (abbé de), Ducas, Johann Lanz, Au bureau du Nobiliaire universel de France, Réimprimé à la Librairie Bachelin-Deflorenne, 1873.
  61. Histoire générale de Languedoc avec notes et pièces justificatives..., Claude Devic, Privat, 1872.
  62. LES ÉVÊQUES DE TOULOUSE, (IIIe-XIVe SIÈCLES) ET LES LIEUX DE LEUR SÉPULTURE, par Patrice CABAU.
  63. Nobiliaire universel de France, ou, Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, Volume 5, Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, de Saint-Allais (Nicolas Viton), de La Chabeaussière (Ange Etienne Xavier), Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Lespines (abbé de), Ducas, Johann Lanz, Au bureau du Nobiliaire universel de France, Réimprimé à la Librairie Bachelin-Deflorenne, 1873.
  64. LES ÉVÊQUES DE TOULOUSE, (IIIe-XIVe SIÈCLES) ET LES LIEUX DE LEUR SÉPULTURE, par Patrice CABAU.
  65. P. de Latour, La dynastie Amelius Xe-XIIe siècle, Revue du Comminges, 2003, p. 399-418.
  66. AU NOM DE TOUS LES AMIEL : occsei711

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