FANDOM




                               Les Préau(l)x après 1789



Aapr5

Le blason des Préaulx de Touraine ressemble à celui de Jacques de Bourbon-Préaux.

Blason preaux

Blason des Préau(l)x : De gueules au lion d'argent armé, lampassé et couronné d'or et au chef du second chargé d'une vivre de sable[1].

Aapr2-0

Ex-Libris d'Anne-Marie-Amélie de Préaulx.

Aapr7

Écus de forme moderne, accolés, couronne de marquis, anges portant une rose pour cimier, supports deux anges. A dextre, parti ; à dextre du parti : de gueules, au lion d'argent, armé, lampassé et couronné d'or, au chef d'argent, chargé d'une vivre de sable, qui est de Preaulx, à sénestre du parti, écartelé, au 1. de gueules à 3 fleurs de lis d'or ; qui est Lavardin, Vendômois, à cause du mariage en 1.588, de Gilbert de Préaulx et de Charlotte de Lavardin ; au 2, d'or au chevron de gueules, accompagné de 3 étoiles d'argent, de Dampierre, Champagne, à cause de l'union de Claude de Preaulx avec Jacqueline de Dampierre, 1619 ; au 3, d'argent à la bande fuselée de sable accompagnée de 6 fleurs de lis de sable, de Meaulne, Anjou, pour l'alliance de Joseph de Preaulx et de Marie-Henriette de Meaulne, 17 février 1719 ; enfin au 4, d'argent au lion de sable, armé, lampassé et couronné de gueules, des Nos, Bretagne et Maine, en raison du mariage de Joseph-François de Paule de Preaulx avec Marguerite-Vincente des Nos, 1.748; — A dextre, de gueules à 3 mains sénestres appaumées d'or au chef de ce dernier émail chargé de 3 molettes de gueules. On sait que la famille de Preaulx pour qui a été fondue cette plaque de foyer possédait dans la région de nombreuses seigneuries : Lancheneil, Charnières et autres. C'est la raison de la présence à Cossé[2].

Aapr8

Portrait de Joseph Claude, marquis de Preaulx, Commandant du ban de Touraine au siège de Corbie 1636.

La maison de Preaulx (ou de Preaux, ou de Préaux) est une famille d'extraction chevaleresque éteinte en 1971. Elle est originaire de la baronnie de Préaux en Normandie, au nord-est de Rouen. Par contre la légende du Eudes, seigneur de Préaux, souche de la famille, lieutenant de Guillaume le Conquérant, est non fondée pour les historiens britanniques. Les seigneurs de Préaux ou Preaulx tiennent une place importante dans l'histoire de la Normandie et se retrouvent mêlés au conflit de succession entre Anglais et Français. Pierre de Préaux, sert Henri II d'Angleterre, Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre. En 1204, il défend la ville de Rouen assiégée par les troupes de Philippe Auguste. Il se rend au roi de France et lui fait hommage. Un de ses frères, un cadet, participe à la Bataille de Bouvines. Pour le récompenser, le Roi Philippe Auguste lui donne la terre de Saint Christophe de Châtillon sur Indre en l’autorisant à porter son nom Préaulx. Il se marie à Marguerite de la Forest et est qualifié de noble homme, messire et chevalier, dans un contrat du 16 novembre 1232. Il fait construire un château avec un village tout autour.


Les Mémoires de la Société Archéologique de Touraine nous disent d'eux :

Chev., comtes et marquis de Préaux, Sgrs de Ris, près Bossay, d'Antigny, de la Cailletrie, de Corbet, de l'Etang, près Montrésor : d'Hervault, de La Charpraye et de Vauraoul, relevant de Loches : de la Voulte, près Châtillon-sur-Indre; d'Oignais, relevant de Palluau; de la Roche, paroisse de Trangé; de la Brosse, près Châteaurenault; de Beauvais, de Boissay, de Flée, paroisse de Bossay; de la Menardière, paroisse de Martizay; de Villedomain, d'Ecueillé, de Ronnay, de Lavardin, de la Chenelière, de la Chainière, du Breuil, du Poitevin, de la Chastière, de la Jaunaye, paroisse de Draché (du XIIIe au XVIIIe siècle).
Cette famille, dont la filiation remonte à l'an 1232, a tiré son nom de la terre de Préaux, près Châtillon-sur-Indre. Elle a donné à la Touraine les fonctionnaires et dignitaires ecclésiastiques dont les noms suivent :
Martin de Préaux, chanoine de Langeais (1507);
Etienne de Préaux Ier, capitaine-gouverneur de Montrésor (1527);
Etienne de Préaux II, capitaine-gouverneur de Châtillon-sur-Indre et de Montrésor (1550-53) ;
René de Préaux, gouverneur de Châtillon-sur-Indre (1553) ;
Gilbert Ier de Préaux, lieutenant pour le roi en Touraine (1558) ;
Gilbert de Préaux, chanoine de Saint-Martin de Tours (1620).
Charles-Marie de Préaux, chevalier, comte de Préaux, mestre-de-camp de dragons, Sgr d'Ecueillé, comparut, en 1789, à l'Assemblée de la noblesse de Touraine, convoquée pour l'élection des députés aux Etats-Généraux.
A la même époque, Joseph-François, marquis de Préaux, et Joseph de Préaux comparurent, le premier par fondé de pouvoir, le second en personne, à l'Assemblée électorale de la noblesse du Maine. La famille fut aussi représentée à l'Assemblée de la noblesse du Poitou[3].

Après la Révolution les Préaulx sont de riches marquis dans la Mayenne, soit des comtes moins fortunés dans le Berry. Par contre ils sont tous légitimistes. Les Comtes qui vivent à Préaux, meurent tous du fait de la Guerre de 14, dans laquelle ils sont officiers.


Blasons :

De gueules, au lion d'argent, armé, lampassé et couronné d'or ; au chef d'argent chargé d'une vivre de sable. – Supports : deux anges. — Cimier : un ange tenant dans sa main une rose[4].
en Touraine : D'argent, à la bande d'azur fleurdelisée d'or, coupée par une bande inférieure, de gueules, chargée de trois lions passants, d'argent[5].

Le blason des Préaulx de Touraine ressemble à celui de Jacques de Bourbon-Préaux, qui épouse entre septembre 1367 et mai 1371 Marguerite de Préaulx, du fait de la bande inférieure, de gueules, chargée de trois lions passants, d'argent.


La famille de Préaulx s'est alliée aux familles : de la Forest (1232), de Sorbiers (1357), de Harcourt, de La Rochefoucauld-Bayers (1542), d'Allonville (1547), d'Alloue, de Lavardin (1588), de Dampierre (1619), Le Roye (1645), de La Haye-Coulonces, de Meaulne (1719), du Tertre de Sancé, de Gibot, des Oudets d'Angecourt (1775), du Chesnais des Cepeaux, de Guéhéneuc de Boishue, de Grandeffe, du Bignon, Barbier du Bocage (1885), Gueydon de Dives, de Douhet, de La Tullaye, Manzon, Freeman de Bourbon, Le Mauff de Kergal, Brochard, Carlo, Moreira-Alves...


Article détaillé : Histoire de la famille de Préau(l)x


La maison de Préaux, alias : Préaulx, forme plusieurs branches. Amédée Renault parle de huit branches, dont :


¤ Branche des Barons de La Fouctière ;

¤ Branche des Seigneurs de Lavardin, La Brosse, et d'Orsaine ;

¤ Branche des barons de Murat ;

¤ Branche des Seigneurs d'Antigny et de la Voulte ;

¤ Branche des Seigneurs de Chatillon et autres lieux.


Article détaillé : Branches de la famille de Préau(l)x


DESCENDANCE DE JOSEPH FRANCOIS DE PREAU(L)X (1755 - 1802) Modifier

.


Joseph François de Préau(l)x (1755 - 1802) Modifier

.

Aapr24

Joseph François de Préau(l)x est arrêté. Ses biens sont vendus comme biens d'émigré alors qu'il n'a pas émigré.

Aapr25

Manoir de Rouessé.

Aapr26

En haut : extrait de la carte de Jaillot (BNF Gallica cote IFN-7710103). En bas : Cadastre napoléonien de 1809. Archives de la Mayenne.

Aapr22

Courrier à sa femme en 1794.

Aapr28

Le Marquis Joseph François de Préau(l)x achète le château de Vaux à Miré.

Aapr29

Blason des Meaulne.

Aapr30

Antoine, son fils cadet, décède au mois de mars 1868 dans son château de Thubœuf, à Nuillé-sur-Vicoin.

Joseph François de Préau(l)x (1755 - 1802), VIIe marquis de Preaulx, officier d'infanterie, continue le branche aînée. Il y a un procès entre 1778 et 1784 opposant Jean-Thérèse-Louis de Beaumont, marquis d'Autichamps, et Joseph-François de Préaulx, à propos des prestations d'hommages[6]. Joseph-François de Préaulx comparait en Maine en 1789. Les Mémoires de la Société Archéologique de Touraine nous disent que :

... Joseph-François, marquis de Préaux, et Joseph de Préaux comparurent, le premier par fondé de pouvoir, le second en personne, à l'Assemblée électorale de la noblesse du Maine. La famille fut aussi représentée à l'Assemblée de la noblesse du Poitou[7].

Pendant la Terreur l'ensemble des biens de Joseph François de Préaulx sont saisis. Ils sont estimés certains en novembre 1793, les autres en juillet 1794. La famille est dite émigrée, pour pouvoir spolier ses biens. Cela concerne tous les biens autour de Lancheneil, puis Rouessé. Joseph François de Préaulx est emprisonné alors qu'il a eu même résidance et mêmes certificats[8]. Les partisans de Robespierre lui prennent en 1793 et 1794 :

- la métairie de Rouessé,

- la métairie de la Bessonnerie,

- la closerie du Bournie

- Closerie de la Rétaudière

- métairie du grand Vauchoisier

- domaine de Lancheneil

- métairie de Montchevrier

- métairie de la Cour

- métairie de la Suardière

- métairie de la Lande Mary

- moulin de Regereau

- maison et jardin

- chambre d'Audiance

- le four ci devant banal[9].

Ils saisissent à son fils Joseph :

- Domaine de Rouessai, Consistance : maison de maitre, autres batiments, 20 journaux de terres, 18 hommées de pré, Situation : Grenoux.

- closerie du Bourni

- métairie de la Besoniere

- métairie de la Bretaiche

- métairie de la Gaudefriere

- 2 maisons et jardins, Situation : Entrames[10].

Le 26 septembre 1794 le citoyen de Px de Mbize est toujours en arrestation cependant il se porte bien[11]. La citoyenne de Preaulx, sa soeur, habite Ruë de Versailles à la Montagne du Bon Air, ci devant St Germain en Laye près et par Versailles[12].

Pendant la Révolution le château de Lancheneil sert d’hôpital pour les chouans. Un membre de la famille, Charles Marie, est soupçonné d'émigration, car il est noble. Mais ce dernier, alors que ses biens sont saisis, répond à l'appel pour défendre la nation contre les Chouans. Son frère, Alexandre-René de Préaulx, prêtre, est lui emprisonné aux Bénédictines d'abord comme suspect, puis pour avoir caché des objets liturgiques et de l'argent[13]. Même un paysan qui ne fait que lui rendre visite en prison est incarcéré.

Les biens saisis ou séquestres sont estimés et mis aux enchères. Les notaires ou hommes de confiance de la famille demandent aux colons ou métayers des différents lieux de se porter acquéreurs "pour le compte des anciens propriétaires" au prix de l'évaluation. Ensuite un membre éloigné de la famille rachète tous ces biens. Mr de la Blanchardière, cousin de feu Marthe de Meaulne, rachète ainsi tous les biens autour de Lancheneil. Cela a dû aussi être le cas à Rouessé. Cela explique le fait que les "émigrés ou considérés comme émigrés" soient toujours propriétaires après le Révolution[14].

Le marquis de Préaux prend vers 1795 possession du Château de Vaux (XVe siècle), demeure construite par Jean Bourré, grand argentier de Louis XI. Ses descendants le revendent au régisseur Auguste Briand en 1830.


Joseph François de Préau(l)x (1755 - 1802) se marie le 7 juin 1784, à Laval, avec Marthe de Meaulne (1758 - 1791), fille de Julien-René et Andrée Coustard de Souvré. Elle lui porte en mariage la terre de Chemeré, en même temps que celle de Rouessé. Marthe-Marie de Meaulne épouse l'arrière-petit-fils de son oncle Henry de Meaulne (frère aîné de son père). Le manoir de Rouessé et ses terres quittent la famille de Meaulne et appartiennent au marquis de Preaux, héritier des Meaulne. Par cette alliance la branche de Mcaulne, des marquis de Lancheneil, s'éteint dans l'illustre maison des de Préaulx[15].

Joseph François de Préau(l)x (1755 - 1802) et Marthe de Meaulne (1758 - 1791) sont les parents de :

- Joseph de Préau(l)x (1785 - 1849), qui suit.

- Antoine de Préau(l)x (1788 - 1868), Vicomte de Préaulx, maire de Nuillé-sur-Vicoin pendant 56 ans, prend part au mouvement légitimiste de 1832, est emprisonné, nommé chevalier de la Légion d'honneur en mars 1866 et Médaille Militaire. Il décède au mois de mars 1868 dans son château de Thubœuf, à Nuillé-sur-Vicoin.

Aapr27

Château de Lancheneil.

Joseph de Préau(l)x (1785 - 1849) Modifier

.

Aapr10

Le château médiéval de Pouancé appartient aux Préaulx.

Aapr40

Le marquis de Préaulx acquiert le domaine de Tressé en 1818. Il fait démolir l'ancien bâtiment et construire un nouveau château à partir de 1845 par l'architecte nantais Liberge.

Aapr37

Selon Célestin Port, le parc est l'oeuvre du paysagiste Jolly ; un compte-rendu de visite de la Société d'horticulture d'Angers (1874) indique toutefois que le parc est commencé par André Leroy en 1850 et agrandi ensuite par un certain Varrey, de Paris ; le jardinier Bonsergent poursuit l'exécution.

Aapr31

Vue de l'entrée, avec escalier principal du château de Tressé (Pouancé).

Joseph, VIIe marquis de Preaulx, né le 24 août 1787, mort au château de Tressé (Pouancé), le 11 novembre 1849. Maire de Pouancé pendant de longues années, il est inhumé dans le cimetière de Pouancé.

Candidat royaliste à Château-Gonthier, en 1828, il est battu de peu par un libéral[16].

Après 1830, les principaux attelages en France appartiennent à Salomon de Rothschild et à quatre grands aristocrates, dont le richissime Marquis d'Aligre et le Marquis de Préaulx[17].

Il épouse en 1810 Catherine Rouillé du Coudray, dite de Boissy (1793 - 1870). Elle est entre autres propriétaire de la ferme de Brou à Thieux (77) par achat le 26/03/1811 à Guillaume Toussaint Gibert. Elle est la fille de Hilaire Rouillé du Coudray (1765 - 1840), marquis de Boissy et du Coudray, Pair de France (17/08/1815), marquis-Pair Héréditaire (20/12/1817), capitaine au régiment du Languedoc-Dragons (1789), chevalier de Saint-Louis et Catherine d’Aligre (1772 -1850). Par sa mère, sœur du marquis d'Aligre (1770 - 1847), elle la petite-fille du président Étienne François d'Aligre, l'une des plus grandes fortunes de l'Ancien Régime.

En 1818, le château de Tressé (Pouancé) est racheté par le marquis de Préaulx. Le premier château est démoli et un nouveau est commandé en 1845 à l'architecte Liberge par Joseph de Preaulx. Sa construction est achevée dès 1848.

Un ancien bâtiment de Chasse en forêt de Juigné est érigé au début du XIXe siècle), par le marquis de Préaulx en logis de Saint-Hubert en la forêt de Juigné.

Joseph, VIIe marquis de Preaulx et Catherine Rouillé du Coudray sont les parents de :

- Joseph Hilaire de Préaulx (1814 - 1884), qui suit.

- Alexandrine Charlotte de Préaulx (1818 - 1861), mariée le 10 juillet 1837 avec Charles François Émeric Deshommets de Martainville (1813 - 1858). Le Marquis de Martainville est le fils de Conseiller général, Député, Maire de Rouen de 1821 à 1830. Sous son mandat à la mairie de Rouen, furent construits le pont de pierre, le cimetière monumental et l'église Saint-Paul. Il est président du Conseil général de Seine-Inférieure de 1825 à 1831 et député de l'arrondissement d'Yvetot de 1824 à 1828. Son fils, sans descendant, lègue à la Bibliothèque Municipale de la ville de Rouen une grande collection de manuscrits, en particulier concernant la généalogie des familles nobles de Normandie.

- Charles Etienne de Préaulx (1826 - 1861), Comte de Préaulx (1826 - 1861), est resté célibataire. Il lègue le château de Preaux à son cousin, Charles de Preaulx.

Les écrits de Joseph de Préau(l)x (1785 - 1849) Modifier

.

Aapr35

La Dame Blanche de Pouancé.

Joseph de Préau(l)x (1785 - 1849) publie :

- Remarques philologiques sur le psaume 109 de la Vulgate : Beatus qui timet, Paris, 1821 ;

- De la Charte selon la monarchie, et du droit d'intervention considéré dans ses rapports avec la sûreté générale des nations. Une nation a-t-elle le droit d'intervenir , pour sa sûreté particulière, ou pour la tranquillité générale, dans le régime intérieur d'une autre nation...

- Notice généalogique et histoire sur Pouancé et La Guerche, 1832. Le savant marquis de Preaulx dans sa notice généalogique et historique sur Pouancé et la Guerche écrit : Ce qu'il y a de certain, c'est que dès la première moitié du XIe siècle, Pouancé était déjà regardé comme une forteresse très-importante et que de grands souvenirs historiques se rattachent à son nom...[18]. Le marquis de Preaulx note, que peu avant la Révolution, des habitants découvrent dans une pièce du château de Pouancé, le cadavre d'une femme, assise en face d'une table sur laquelle reposent des couverts d'argent, et dans la bouche de qui étincelle une pièce d'or.

Joseph Hilaire de Préaulx (1814 - 1884) Modifier

.

Aapr34

Le Comte Luc-Jean de Bigot.

Aapr46

Le yacht de Joseph Hilaire de Préaulx.

Aapr8

Deux vitraux aux armoiries du marquis d’Aligre marié successivement à deux demoiselles Préaulx, Marie Sophie Joséphine et sa cousine Marie Charlotte.

Joseph-Hilaire, VIIIe marquis de Préaux, né en 1814, mort en 1884 qui ne laisse qu'une fille de sa Ire alliance avec Nathalie de Gibot. La branche aînée s'est éteinte avec lui et le titre de marquis est repris par Charles Gaston Louis Stanislas, l'aîné des petits-fils de Charles Marie de Preaulx, auquel il a légué, par testament olographe du 25-5-1873 (Me Gamard, Paris), la terre de Lancheneil, à Nuillé-sur-Vicoin, en Mayenne.

Joseph-Hilaire se marie le 15 mars 1838 avec Sophie Nathalie Marie de Bigot, née le 3 novembre 1815, décédée le 15 septembre 1874 à l’âge de 58 ans, inhumée - Pouancé. Elle est expropriée de son hôtel situé 38, rue de Morny (rue La Boétie) et rue du Colisée Hôtel de Coigny. Avec les dédommagements elle achète l'hôtel de Coigny. A sa mort, en 1874, le 89, rue du Faubourg Saint-Honoré revient à son gendre Étienne-Marie-Charles de Pomereu d'Aligre [19].

Nous avons trouvé le document correspondant à la vente à titre de rétrocession par Joseph Hilaire Geneviève marquis de Préaulx, propriétaire, et Sophie Nathalie Marie de Gibot, son épouse, demeurant 89, rue du Faubourg-Saint-Honoré, à Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans, duc d'Aumale, demeurant 129, rue du Faubourg-Saint-Honoré, représenté par Pierre Henri Édouard Bocher, du parc de Châteaubriant situé à Chateaubriant (Loire-Atlantique) pour la somme principale de 200 000 francs.

Le Capitaine Jovis, président de l'Union aéronautique de France, coulant avec un ballon, a la vie sauvée par les canots du marquis de Preaulx en Méditerranée. Ce dernier est propriétaire d'un yacht[20], un steam-yacht de 33 mètres, gréé en goélette latine. Il est proposé à la vente par le marquis de Préaulx au prix de 55.000 francs[21]. C'est lors d'un retour à Nantes que Jules Verne croise le futur Saint-Michel III et décide d'acheter ce steam-yacht en métal de 35 mètres de longueur avec lequel il fera ses très grandes navigations en Manche, Atlantique et Méditerranée. Le vieux gentilhomme angevin s'est rendu célèbre ses prouesses nautiques.

Le marquis et la marquise n'ont qu'une fille :

- Marie Sophie Joséphine de Préaulx (1842 - 1873) se marie le 19 mai 1857 avec Étienne-Marie-Charles de Pomereu d'Aligre (1813 - 1889), IIIe marquis d'Aligre, marquis de Pomereu, pair de France. Il se remarie après le 11 juin 1876 avec Marie Charlotte de Preaulx (1854 - après 1876), cousine de sa première épouse.

Aapr32

Le Saint Joseph est vendu par le marquis de Préaulx à Jules Verne en août 1877.

La chapelle du château de Tressé Modifier

.

Aapr36

Une chapelle est construite dans le parc du château de Tressé, vers 1871, par un architecte de Pouancé nommé Saget.

Aapr41

Porte d'entrée de la chapelle.

La chapelle du château de Tressé dans le parc abrite les cercueils de :

- Marie-Sophie de Preaulx, marquise d'Aligre (1842 - 1857)

- Joseph-Hilaire, marquis de Preaulx (1813 - 1884)

- Catherine Rouillé de Boissy du Coudray, marquise de Preaulx (1793 - 1870)

- Marie-Joséphine de Rohan-Chabot, comtesse de Rougé, duchesse de Caylus, nièce du marquis de Preaulx (1854 - 1927), fille de Charles de Rohan-Chabot, duc de Rohan

- Sophie de Gibot, marquise de Preaulx, épouse du bâtisseur (1816 - 1874).


La mémoire de divers membres de la famille y est aussi évoquée :

- Joseph, marquis de Preaulx, son constructeur, inhumé dans le cimetière de Pouancé

- Charles de Rohan-Chabot, duc de Rohan, son cousin

- Arthur de Rougé, comte de Rougé et du Plessis-Bellière, duc de Caylus, Grand d'Espagne de 1re classe, époux de Marie-Joséphine de Rohan-Chabot, fille du précédent.

Aapr9

Château de Tressé (Pouancé).

DESCENDANCE DE CHARLES DE PREAU(L)X (1724 - 1796) Modifier

.

C'est l'oncle de Joseph François de Préau(l)x (1755 - 1802), Charles de Préau(l)x (1724 - 1796), qui est l'auteur de la branche cadette, dont descendent les derniers Préau(l)x.

Charles de Préau(l)x (1724 - 1796) Modifier

.

Aapr21

1786 : colonel d'un régiment de dragons.

Charles de Préau(l)x (1724 - 1796) est fait comte de Préaux à la suite de la bataille de Fontenoy (1745), seigneur de Tuboeuf, est Major des mousquetaires noirs jusqu'à leur réforme, maître de camps de Dragons, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint Louis, en 1770. Il posséde la terre d'Ecueillé. François, Charles, Alexandre René, Marie marguerite et Marie Barbe Mélanie de Préaux intente une procédure en 1756 contre leur frère aine Joseph François pour la succession de leur père.

Il va aux Assemblées de la noblesse de Touraine, convoquée pour l'élection des députés aux Etats-Généraux, à Tours et à Blois[22]. Les Mémoires de la Société Archéologique de Touraine nous disent que :

Charles-Marie de Préaux, chevalier, comte de Préaux, mestre-de-camp de dragons, Sgr d'Ecueillé, comparut, en 1789, à l'Assemblée de la noblesse de Touraine, convoquée pour l'élection des députés aux Etats-Généraux[23]. Il est cité dans le Procès verbal de la noblesse de la province de Touraine. In: Archives parlementaires de 1787 à 1860[24].

Il est commandant de bataillon de la garde nationale du canton de Montrésor.

Charles de Préau(l)x (1724 - 1796) se marie le 8 avril 1775 avec Marie Louise Nicole Oudets d'Argencourt, née le 22 décembre 1760, décédée le 14 février 1797 à Écueillé à l’âge de 36 ans, fille de Nicolas et Marie Louise Charlotte Duchesne de Ruville.

Leurs 18 enfants Modifier

.

Aapr42

Elisabeth Joséphine de Préau(l)x (1804 - 1855), une de ses filles, se marie le 7 décembre 1833, au Château de Marthebise, avec Jean Vincent Gustave de Baillivy (1796 - 1873).

Aer2

Siméon Amaury Tancrède Couppel du Lude (1815 - 1854), fils d'une Préaulx, meurt au siège de Sébastopol en octobre 1854.

Aapr53

Gabrielle Caroline de Préau(l)x (1832 - 1889) se marie le 27 novembre 1850, Château de Romsac, à Levroux, avec Marie Fernand Gonzalve Raphaël Marquis de Cordoüe.

Charles de Préau(l)x (1724 - 1796) et Marie Louise Nicole Oudets d'Argencourt ont 18 enfants :


- Marie-Charlotte de Préau(l)x (1776 - 1828) mariée le 18 messidor an IX (7 juillet 1801) avec Joseph Hardy de la Cherbonnerie (1774 - 1816), dont les enfants sont indemnisés le 18 août 1826 comme petits-fils de nobles émigrés. Ils ont :

- Alphonse Hardy de la Cherbonnerie (1802 - 1870), ancien élève de l'Ecole royale spéciale militaire de Saint-Cyr, 2e promotion 1819 - 1821 se marie le 17 février 1830 avec Lucile-Marie Lefebvre (1804 - 1845), dont Nelly-Lucile (1832 - 1881) et Jean-Baptiste (1836 - 1888).
- Ernest Hardy de la Cherbonnerie (1803 - 1860)
- Jules Hardy de la Cherbonnerie (1815 - 1873) marié le 28 février 1848 avec Mathilde Sarraude de La Charpenterie (1827 - 1902). Il a la tutelle de sa mère qui est veuve le 18 août 1826.


- Charles Philippe de Préau(l)x (1777 - 1779)


- Charles Raoul de Préau(l)x, Comte, marié le 18 janvier 1803, Ahuillé (53), avec Henriette Françoise Marie de Cresnay, dont :

- Elisabeth Joséphine de Préau(l)x (1804 - 1855) mariée le 7 décembre 1833, Château de Marthebise, Nuillé-sur-Vicoin (53), avec Jean Vincent Gustave de Baillivy (1796 - 1873), Comte de Baillivy, fils d'un capitaine-général de Washington. Il se sépare du château de Dommarie-Elmont et lui préfère le château de Pierrefitte à Sarroux, dans le Limousin. Ils ont Elisabeth Noélie et Marie Antoinette Héloïse.


- Charles Amaury de Préau(l)x, voir Légion d'honneur (Officier) (1782 - 1828)


- Charles Gilbert de Préau(l)x (1783 - 1783)


- Aimée Marie de Préau(l)x (1784 - 1860) mariée le 20 février 1813 avec Siméon-Brice-Daniel Couppel du Lude, (1770 - 1839) chevalier de Saint-Louis, dont :

- Aimée Marie Couppel du Lude (1813 - 1828)
- Siméon Amaury Tancrède Couppel du Lude (1815 - 1854), officier au 75e Régiment d'infanterie de ligne, meurt au siège de Sébastopol en octobre 1854. Il se marie le 25 septembre 1850, à Mortagne-au-Perche (61), avec Luce Marie Antoinette Frédérique Louise d'André de Saint-Victor, dont : Charles Adolphe, Charles Raoul et Raoul Couppel du Lude (1851- 1923)


- Charles Joseph de Préau(l)x, (1785 - 1851), qui suit.


- Charles Antoine de Préau(l)x (1788 - 1862), Chevalier de La Légion d'Honneur , marié le 27 juillet 1836, Nuillé-sur-Vicoin (53), avec Antoinette Duchemin des Cepeaux (1814 - 1902). Antoinette est morte à Laval, âgée de 88 ans, le 27 février 1902. Elle écrit dans sa jeunesse,sous la dictée de son père, Jacques Duchemin des Cépeaux, Lettres sur la Chouannerie Ils ont :

- : Charles Antoine de Préau(l)x (1838 - 1914), qui suit (voir : DERNIERS COMTES DE PRÉAULX).

- : Antoinette Henriette de Préau(l)x 1839- mariée avec Wilfrid Courtilloles d'Angleville 1830- dont : Alfred René Antoine Wilfrid (1863 - 1936) et Antoine 1866-.

- : Joseph Henri Charles de Préau(l)x (1843 - 1869).


- Marthe Joséphine de Préau(l)x (1788 - 1857), mariée le 17 mai 1808 avec le Vicomte Henry Joseph d'Héliand (1775 - 1848), Chevalier de l'ordre Royal et Militaire de Saint-Louis. capitaine en congé illimité, bénéficie d'une pension le 7 décembre 1837, après 30 ans de services.


- Charles Louis de Préau(l)x 1789-1846


- Charles Gilbert Marie de Préau(l)x (1790 - 1813)


- Charles Constant Ernest de Préau(l)x (1791 - 1791)


- Charles Henry de Préau(l)x, Chevalier de Souzy (1792 - 1838), marié le 27 octobre 1827 avec Louise Caroline Clémence Tyrel de Poix, marquise douairière d'Aiguirande (1811 - 1878). En Picardie, la maison Tyrel possède la terre de Poix depuis 1030. Les aînés de cette famille sont sires, puis princes de Poix. La plus ancienne mention du titre de prince de Poix, attribué à Hugues Ier Tyrel, date de 1153. Ils sont les parents de :

- : Charles Anatole de Préau(l)x 1829-1859 marié le 2 février 1853 avec Charlotte Zélie de Launay de Cohardon

- : Gabrielle Caroline de Préau(l)x (1832 - 1889) se marie le 27 novembre 1850, Château de Romsac, Levroux, avec Marie Fernand Gonzalve Raphaël de Cordoüe, Marquis de Cordoüe 1829-1864, dont Fernand Gonzalve Marie de Cordoüe, Marquis de Cordoüe (1851 - 1928)

- : Louise Joséphine Henriette de Préau(l)x (1833 - 1834)

- : Marie Charlotte Anna de Préau(l)x (1835 - 1887) mariée avec Henri de La Bourdonnaye, Comte de Couëtcandec (1835 - 1896) dont Roger, Arthur et George.


- Charles Paulin de Préau(l)x 1794-1828


- Charles Louis Camille de Préau(l)x (1796 - 1796)

LES DERNIERS MARQUIS DE PRÉAULX Modifier

.


Charles Joseph de Préau(l)x (1785 - 1851) Modifier

.

Aapr3

Vicomte Fernand de Préaulx (1822 - 1891).

Aapr13

Caricature de Fernand de Preaulx.

Aapr14

Le château de Bagnac après sa reconstruction par la Marquise Élise de Bagnac (née Préaulx).

Aapr111

Faire part pour le décès de la Marquise de Blagnac.

Charles de Préau(l)x (1785 - 1851) est comte, ancien officier sous l'Empire, rallié à la royauté en 1814, marié le 20 novembre 1820 avec Élise de Guilloteau de Grandeffe (1798 - 1832),  :


- Gaston de Préau(l)x (1821 - 1886), qui suit.


- Fernand de Préau(l)x (1822 - 1891) courtise, en 1846, Solange Dudevant (1828 - 1899), la fille de Georges Sand, qui a 18 ans. Un projet de mariage s'ébauche au mois de novembre 1846, entre Solange Sand et ce hobereau berrichon. Il est considéré comme son fiancé pendant des mois. Il participe comme acteur aux spectacles de George Sand. Fernand de Préaulx n'a qu'un défaut à ses yeux : il est légitimiste. Sand n'en est plus à une bravade près. Elle, la républicaine, aura un gendre royaliste. Elle ne voit que le grand et beau cavalier, dont sa fille parait très éprise.

Sa famille réside déjà à Oublaise, près de Valençay. Comme l'écrit André Maurois : Fernand de Préaulx est d'excellente famille et d'une majesté olympienne. Les aristocrates locaux se moquent un peu de lui. Comme on le voit dans une Lettre de Louis-Stanislas Savary, comte de Lancosme-Brèves (1809 - 1873), écuyer et grand propriétaire, à Georges Sand (1804 - 1876) :

Avouez qu’il y aurait disette dans le canton de La Châtre si vous aviez à Nohant l’andalou Giraud en plus du Brennoux Fernand de Preaulx, qui courtisera Solange qui dévore à son déjeuner trois oies, six dindons, sans compter les poulets, les moutons et les bœufs. Il y a de quoi faire déserter un pays.[25].

George Sand le voit comme un Bernard Mauprat... un chasseur de sangliers qui a passé sa vie dans les bois. Mais Chopin l'apprécie car c'est un aristocrate, noble et digne.

En janvier 1847, George Sand est présentée au sculpteur Auguste Clésinger, pendant un séjour à Paris et visite son atelier. En février, George Sand et sa fille se voient proposer la réalisation de leur buste par l'artiste. Celui-ci s'éprend de Solange et la réciprocité est immédiate, alors que dans le même temps, George Sand prépare l'union de sa fille avec Fernand de Préaulx. Mais Clésinger raconte à l'écrivain que Préaulx est un gentilhomme pauvre. On se moque cette fois-ci de sa vieille redingote. George Sand le voit habillé comme un garde-chasse... qui n'a pas le sous quand à présent. Solange critique son manque de culture alors que Clésinger écrit des lettres bourrées de fautes d'orthographes.

Quelques semaines plus tard, Solange rompt ses fiançailles la veille de signer son contrat de mariage et impose son nouveau prétendant, malgré le désaveu de sa mère. George Sand s'incline et le 19 mai 1847, Solange épouse Clésinger à Nohant. Le Vicomte de Préaulx se comporte comme un vrai chevalier français, écrit George Sand. Solange lui a préféré l'artiste raté qui se comporte toujours comme un ancien cuirassier dans les cafés.

Dès le 11 juillet, le couple très endetté demande en vain une aide financière à George Sand. À la suite de sa décision, une violente altercation se produit entre Auguste Clésinger et Maurice Sand et ce, malgré l'intervention de la romancière. George Sand congédie sur-le-champ sa fille et son gendre. L'individu est un fou furieux, alcoolique, brutal et contrairement à ses mensonges fortement endetté.

Fernand de Préau(l)x (1822 - 1891) se marie le 2 mai 1854, à Caen, avec Marie Alphonsine Valérie du Bisson (1825 - 1911), fille de Jean Etienne Frédéric du Bisson, écuyer, Adjoint au maire de Caen et Marie Anne Crescence Marguerite Walburg de Foucault.


- Anna Bella Elise de Préau(l)x (1830 - 1903) se marie le 26 mai 1852 avec Jean Baptiste Anthony de Saint-Martin de Bagnac, Marquis de Bagnac (1826 - 1892). Le marquis et la marquise de Bagnac (1826 - 1892) rebâtissent le château de Bagnac, à Saint-Bonnet-de-Bellac, sur l'emplacement de l'ancien château du XVe siècle détruit pendant les guerres de religion. La marquise de Bagnac participe à l'oeuvre d'ameublement du château de Chambord pour le prétendant légitimiste[26].

Gaston de Préau(l)x (1821 - 1886) Modifier

.

Aapr45

La famille de Préaulx habite jusqu'à 1935 le château d'Oublaise.

Gaston de Préau(l)x (1821 - 1886), officier de marine démissionnaire, IXe marquis de Préaulx, en 1884, à la mort de Joseph de Preaulx, dernier représentant de la branche aînée. Il fait construire dans un goût Renaissance le château d'Oublaise, à Luçay-le-Mâle, et y vit. Avant cela, un premier château édifié en 1675 est rasé et c'est sur ses fondations que le château est construit. La famille de Préaulx habite jusqu'à 1935 le château d'Oublaise. Il décède chez un de ses gendres, à Sixt, au château de Trégaret, à Sixt[27]. Le marquis possède le château de Lancheneil, à Nuillé-sur-Vicoin, ainsi que le domaine du même nom, 446 ha sur les communes de Nuillé, Astillé, Origné et Quelaines. Il se marie, le 29 août 1853, avec Amélie du Bignon (1825 - 1863), fille d'Alexandre François du Bignon et Antoinette Le Vaillant de Kerlamet. Elle décède le 13 décembre 1863 (à l’âge de 38 ans). Ils ont 4 enfants :

- Gaston-Hilaire de Préau(l)x (1855 - 1855).

- Gilbert de Préau(l)x (1857 - 1920), autre marquis, qui suit.

mais aussi :

- Marie Charlotte de Préau(l)x (1854 - 1926)

- Louise de Préau(l)x (1860 - 1930)

sur ces deux filles il convient aussi de consacrer des sous-chapitres, qui suivent.

Marie Charlotte de Préau(l)x (1854 - 1926) Modifier

.

Aapr1

Armand-Michel-Etienne de Pomereu, Marquis de Ryceis et 7e Marquis d'Aligre (1813 - 1889) et Marie Charlotte de Préaulx (1854 - 1926), cousine de sa 1ee épouse.

Aapr51-0

Marie Charlotte de Préau(l)x hérite de l'Hôtel de Coigny.

Aapr50

Devise et blasons du Marquis d'Aligre et son épouse.

Marie Charlotte de Préau(l)x (1854 - 1926), née au château d'Oublaise, est domiciliée à Paris, Hôtel de Coigny, 89 rue du Faubourg Saint-Honoré, en 1887.

Elle se marie le 11 juin 1876 avec Etienne Marie Charles de Pomereu d'Aligre (1813 - 1889), IIIe marquis d'Aligre, marquis de Pomereu, pair de France, Conseiller Général du Maine et Loire[28].

Etienne Marie Charles de Pomereu hérite du château des Vaux, en 1847, et en entreprend l'agrandissement. Presque rien n'est conservé du bâtiment primitif qui est considérablement agrandi. C'est le septième marquis d'Aligre qui, voulant faire de son château le plus beau de la région, fait d'abord agrandir la partie centrale, la construction de deux ailes et des dépendances, dessiner des jardins à la française… Le cours de l'Eure est détourné, les vues du parc sont dégagées, de magnifiques jardins à la française sont dessinés, les appartements de réception sont décorés ainsi que la chapelle. Les travaux ne prennent fin qu'en 1891, deux ans après sa mort.

Le château des Vaux c'est la grande chasse à courre, sur 10.000 hectares dans la région très giboyeuse du Perche. Le cerf érigé face à la cour d'honneur célébre le millième cerf tué dans le domaine. Le château vit alors au rythme des chasses, qui se terminent dans la grande salle à manger éclairée de lustres formés de cors de chasse. Tout, dans les trumeaux, les frises décoratives, la porcelaine de Sèvres, évoque à cette époque la chasse.

A la fort belle salle à manger, s'ajoute un grand salon orné de bas-relief représentant des scènes de la mythologie grecque et les quatre saisons. Une salle de billard avec au centre de son plafond les armoiries des familles d'Aligre et de Préaux, épouse du marquis, depuis 1867. La première porte en chef trois soleils d'or sur champs d'azur, burelé de cinq bandes d'or et d'azur avec la devise des chanceliers d'Aligre : Non uno gens splendida sole . La Marquise a une roberie, une curieuse pièce entièrement réalisée en chêne, où elle range ses nombreuses tenues.

Les communs, les écuries, et la cour vitrée réalisée par l'atelier Eiffel, qui abritent le manège à chevaux et les carrosses du marquis, sont magnifiques. Il y a? à cette époque, aux Vaux, deux châteaux, celui des gens et celui des chevaux.

Etienne de Pomereu d'Aligre meurt en 1889 sans descendance. Sa veuve conserve le domaine jusqu'en 1926. Les fermes furent dispersées au hasard des enchères et le château et son parc sont achetés par une société hôtelière.


La marquise d'Aligre et la marquise de Préaulx sont présentes mai 1919 au service solennel pour le repos de l’âme de Madame la Comtesse de Paris aux côtés d'une députation des dames d'Action française et des jeunes filles royalistes.

Aapr51

Château des Vaux.

Louise de Préau(l)x (1860 - 1930) Modifier

.

Aapr14

Gilone Le Veneur de Tillières, petite-fille de Gaston de Préau(l)x, épouse de Joseph, Prince de Caraman-Chimay.

Louise de Préau(l)x (1860 - 1930) se marie le 4 octobre 1881 avec le Comte Joseph Ambroise Tanneguy Le Veneur de Tillières (1851 - 1926). En 1906, ils demeurent Hôtel de Coigny, 89 rue du Faubourg Saint-Honoré, hérité de sa mère (puis de sa soeur, la Marquise d'Aligre), et au château de Trégaret, à Sixt[29].

Louise de Préau(l)x (1860 - 1930) et le Comte Joseph Ambroise Tanneguy Le Veneur de Tillières sont les parents entre autres de Gilone Le Veneur de Tillières (1889 – 1962), qui épouse le Joseph, Prince de Caraman-Chimay[30].

Gilone de Tillières est la mère d'Élie de Riquet, prince de Caraman et de Chimay (1924 - 1980), 20e prince de Chimay et du Saint Empire, et son frère Joseph IV (1921 - 1990) qui a renoncé à ses droits. Elle est donc la belle-mère de la princesse douairière Élisabeth de Caraman et de Chimay et l'ancêtre des Princes.

Aapr52

Château des Princes de Chimay.

Gilbert de Preaulx (1857 - 1920) Modifier

.

Aapr33

Le château de Quenet des familles Barbié du Bocage et de Préaulx.

Aapr9

Amaury de Preaulx, son fils, épouse la fille de William Freeman et de la princesse Maria-Januaria de Bourbon-Siciles, que l'on voit sur cette photo avec le prince et princesse Philippe de Bourbon-Siciles.

Le Comte Gilbert de Preaulx (1857 - 1920), Xe marquis de Préaulx, membre du Yacht- Club de France, mort à Paris, en son hôtel, rue Pauquet (de nos jours Jean-Giraudoux), au n° 87), le 5 novembre 1920

Il épouse Marie-Madeleine Constance Amélie Barbié du Bocage (1864 - 1916), à Paris, le 11 juillet 1885. Elle est la fille du géographe français Victor-Amédée Barbié du Bocage (1832 - 1890). Il ne doit pas être confondu avec son père, Alexandre Barbié du Bocage (1798 - 1835), ou son grand-père, Jean-Denis Barbié du Bocage (1760 - 1825), eux-mêmes géographes. Ils habitent en 1902 le château d'Oublaise, à Selles-sur Cher, Conches (Eure), Magdeleine-Saint-Lunaire (Ille et Vilaine)[31].


De leur mariage sont issus quatre enfants :

- 1. Amélie Charlotte de Preaulx (1886 - 1973), épouse le 26 octobre 1909, de Gabriel Coppin de Miribel (1874 - 1965), fils du général de Miribel. Il est ancien élève de l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, membre du jockey club, Colonel commandant le 1e Régiment de Chasseurs à cheval, à Alençon (1930). Général. Nombreuse descendance.

- 2. Marie Madeleine Amélie Louise Simone de Preaulx (1888 - 1982), épouse, le 14 novembre 1911, Henri de La Tullaye (1886 - 1977), fils du comte de La Tullaye et de la comtesse, Marie de la Pierre de Frèmeu.

- 3. Gilberte de Preaulx (1894 - 1987), épouse, le 13 juillet 1913, Robert de La Tullaye (1887 - 1970), officier au long cours. Ils s'installent, après leur mariage, au château de l'Eraudière, à Nantes. Son gendre se bat courageusement en 14, puis est industriel.

- 4. Amaury Marie Joseph Gilbert de Preaulx (1906 - 1971), qui suit.

Amaury de Preaulx (1906 - 1971) Modifier

.

Aapr10

Ghislaine de Préaulx-Carlo, propriétaire du Domaine des Rochettes à La Prévière (Maine-et-Loire).

Aapr12

D. Diogo Pereira Coutinho et son épouse, Nicole de Preaulx

Le XIe et dernier marquis de Préaulx est Amaury (1904 - 1971), marié le 13 octobre 1935 à Luçay-le-Mâle (Indre) à Sophie Freeman de Bourbon (1903 - 1975), fille de William Louis Freeman (1855 - 1907) et de S.A.R. la princesse Maria-Januaria de Bourbon-Siciles et Bragance (1870 - 1941), petite-fille de Louis de Bourbon-Siciles et son épouse morganatique. Les Freeman de Bourbon sont des descendants supposés de Charles Ferdinand d'Artois (1778 – 1820), duc de Berry et fils du roi Charles X. Ils sont prétendants au trône de France.

Le dernier marquis de Preaulx, Amaury, est d'Action Française. Il fonde le 8 juillet 1957 le Bloc National et en est le Président. C'est juste un éphémère groupuscule[32].

Amaury (1904 - 1971) et Sophie Freeman de Bourbon (1903 - 1975) sont décédés à La Prévière (Maine-et-Loire), parents de trois filles :

- 1. Nicole Freeman de Bourbon (né le 30 juillet 1930, au Château d'Oublaise, à Luçay-le-Mâle), mariée en 1950 avec Yves Le Mauff de Kergal, puis avec Diogo Pereira Coutinho ;

- 2. Ghislaine Freeman de Bourbon, mariée à Pierre Brochard, puis à Florian Carlo;

- 3. Marie Freeman de Bourbon, mariée à Marcio Moreira-Alves, journaliste et homme politique brésilien, adversaire de la dictature.


Le nom de Préaulx est porté par adoption par Monsieur Syvain Carlo devenu Carlo de Préaulx, fils de Florian Carlo et d'Odette Fontanes, qui a été adopté par la deuxième épouse de son père Ghislaine de Préaulx.

LES DERNIERS COMTES DE PRÉAULX Modifier

.


Charles Antoine de Preaulx (1838 - 1914) Modifier

.

Aapr11

Charles-Marie, Vicomte de Preaulx, ajoute une aile à son château (au premier plan) et le réaménage.

Aapr43

Plougenast et Lanhelain, berceaux de la famille Guéheneuc de Boishue. Louise de Guéheneuc, duchesse de Montebello.

Aapr48

Préaux - Eglise Notre-Dame, mur sud. Le vitrail évoquant la mort de Raoul de Preaulx en 1914. Deux de ses frères et une de ses sœurs meurent eux-aussi pour repousser les Allemands.

Aapr 49

Autre vitrail évoquant la mort Carl de Préaulx des suites de ses blessures.

Charles de Preaulx (1838 - 1914), comte, propriétaire, ancien officier, Médaille d'Italie (1859) - Commandant des mobiles de l'Indre en 1870-71... À la fin du XIXe siècle un incendie ravage en partie le château. Charles le restaure et l'agrandit. Aidé financièrement par son cousin et chef de la famille Gilbert, marquis de Préaulx, dont la fortune est considérable, il y ajoute une aile et le réaménage complètement intérieurement. Charles et la comtesse, née Guéheneuc de Boishue, habite aussi au 37 rue des Missionnaires, à Versailles[33].

Le Comte se marie le 25 novembre 1874 avec Berthe Guéheneuc de Boishue (1852 - 1927), fille de Marc Antoine Augustin et Berthe Ludovie de Semalle. Elle est née au château de la Guerche du XVIIIe siècle, à Saint-Hélen (Finistère) :


- Marie de Préaulx (1876 - 1956) se marie le 12 juillet 1898, Versailles, avec le commandant Guillaume Raoul Lafourcade, d'où Guillemette.


- Joseph de Préaulx (1878 - 1946), décédé au château de Rhubeuf


- Raoul de Préaulx, comte de Préaulx, né en 1880, célibataire, lieutenant de réserve au 290e régiment d'infanterie, est mort pour le France, dès le 27 novembre 1914, chevalier de la Légion d'honneur. Décédé à l'hôpital complémentaire n°4, à Nevers, des suites de ses blessures de guerre.


- Charlotte de Préaulx Mariée le 11 août 1904, à Préaux, avec Charles Marie de Douhet.


- Solange de Préaulx (1883 - 1981) mariée le 7 janvier 1908, à Préaux, avec Jean Baptiste Amédée Louis Fernand Gueydon de Dives (1865 - 1934), ancien Directeur financier de la Banque de Madagascar.


- Berthe de Préaulx (1884 - 1884)


- Carl de Préaulx, comte de Préaulx au décès de son frère du précédent, né en 1885, Lieutenant au 4e cuirassiers, mort pour la France des suites de ses blessures le 24 janvier 1920 ; trois fois blessé, cinq fois cité, chevalier de la Légion d'honneur : Très brillant officier, d'une haute valeur morale, très belle attitude au feu. Est mort pour la France des suites d'intoxication par gaz. Croix de guerre avec étoile de vermeil (JO du 25 mai 1922).


- René de Préaulx, vicomte puis comte après la mort de ses frères, né en 1889, mort pour la France le 22 octobre 1934 des suites de ses blessures dues aux gaz allemands de la guerre de 1914-1918.


- René (1889 - 1979), qui suit


- Geneviève de Préaulx (1895 - 1921), sœur des précédents, née en 1895, engagée infirmière volontaire, morte pour la France. Elle est décorée de la Croix de guerre belge par le roi Albert Ier. Elle se marie en 1908 à Fernand Gueydon de Dives.

Le dernier Comte, René (1889 - 1979) Modifier

.

Aapr49

Le Comte est le gendre du Général Mercier, ministre de la guerre.

Le dernier Comte de Préaux meurt sans enfant en 1974. Son épouse Catherine (° 1893) est la fille du Général Mercier, ministre de la guerre... A la mort de la Comtesse ce fut une association dont plusieurs responsables firent un stage en prison qui hérita. Vous n’avez pas oublié le signe ARC (Association pour le développement de la Recherche sur le Cancer) et la formule publicitaire « Rejoignez l’ARC » était diffusé quotidiennement à la télévision, à la radio et dans la presse...[34].

Triste fin pour la dernière comtesse de Préaux. Ce Crozemarie est reconnu coupable d'abus de confiance et d'abus de biens sociaux par la Cour d'Appel de Paris. D'après un ami qu'elle invitait à la chasse il retrouve son corps allongé sur la table où l'on découpait les cochons, sale et mal vêtu. Les vautours se disputent l'héritage...

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

.

  1. E. de Séréville, F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1975, page 821.
  2. COSSÉ-LE-VIVIEN, Abbé A. Angot, Armorial monumental de la Mayenne, Laval, 1913.
  3. Mémoires de la Société Archéologique de Touraine, Volume 19, 1867.
  4. Mémoires de la Société Archéologique de Touraine, Volume 19, 1867.
  5. Mémoires de la Société Archéologique de Touraine, Volume 19, 1867.
  6. AD du Maine-et-Loire, Cote : 1 J 979, Période : 1778 - 1784.
  7. Mémoires de la Société Archéologique de Touraine, Volume 19, 1867.
  8. AD53 29 J 6
  9. AD53 Q 845
  10. AD53 Q 1127
  11. AD53 29 J 6
  12. ADM 29 J 6 1794/Correspondance
  13. ADM 29 J 6. Révolution
  14. ADM 29 J 6. Révolution
  15. Gotha français. 1904.
  16. L'Ami de la religion et du roi: journal ecclésiastique, politique et littéraire, Éditeur A. Le Clère, 1828.
  17. La locomotion à travers l'histoire et les mœurs, Octave Uzanne, MAXTOR, 1900.
  18. L'Anjou et ses monuments, Victor Godard-Faultrier, Cosnier et Lachèse, Hawke, Éditeur Cosnier et Lachèse, 1839.
  19. Rue du Faubourg-Saint-Honoré, Paris et son patrimoine, Christian Baulez, Rédacteurs Béatrice de Andia, Dominique Fernandès, Délégation à l'action artistique de la Ville de Paris, 1994.
  20. Souvenirs de journalisme et de théâtre: Biographie, Paul Ginisty, Ligaran, Éditeur Primento, 2015.
  21. Le monde extraordinaire de Jules Verne, Hélène Péret, Jean-Claude Péret, Cheminements, 2006.
  22. Grand Armorial de France, tome 5, 1948, page 374.
  23. Mémoires de la Société Archéologique de Touraine, Volume 19, 1867.
  24. Procès verbal de la noblesse de la province de Touraine. In: Archives parlementaires de 1787 à 1860 - Première série (1787-1799) sous la direction de Jérôme Mavidal et Emile Laurent. Tome VI - Etats généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages. Paris : Librairie Administrative P. Dupont, 1879. pp. 44-52.
  25. Lettres & Manuscrits autographes
  26. Les Demeures de la distinction: châteaux et châtelains au XIXe siècle en Haute-Vienne, Philippe Grandcoing, Presses Universitaires de Limoges et du Limousin, 1999.
  27. Ma terre natale: Le Destin fabuleux de personnages peu ou méconnus originaires de Carrouges, Collection Classique, Mary Cousin, Edilivre, 2014.
  28. Rue du Faubourg-Saint-Honoré, Paris et son patrimoine, Christian Baulez, Rédacteurs Béatrice de Andia, Dominique Fernandès, Délégation à l'action artistique de la Ville de Paris, 1994.
  29. Ma terre natale: Le Destin fabuleux de personnages peu ou méconnus originaires de Carrouges, Collection Classique, Mary Cousin, Edilivre, 2014.
  30. Généalogie de Riquet
  31. Annuaire général héraldique. 1902
  32. La fabrique des barbouzes: Histoire des réseaux Foccart en Afrique. Le grand jeu. Jean-Pierre BAT. Nouveau Monde éditions.
  33. Tout-Paris, Volume 15, Éditeur A. La Fare, 1899.
  34. Amédée Renault, 700 ans de l’histoire de Preaulx