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              Les Mottet du XIe siècle au XXIe



A410

"Pour l'amour du Dauphin"

Am10

Motet de Tarascon noble depuis 1287, selon Etat de la France: extrait des mémoires pressés par les intendants, Henri de Boulainvilliers.

Herluin

Les Mottet à Arles.

Jean de Mota

Jehan de Mota, connu sous le nom de Jean de Matha.

Chevalier de Rhodes

Galiot Mottet est chevalier de Rhodes.

Amf1

Les Mottet (Armorial de la France 1875, par Louis de Magny.

Galiot

Mouttet/Mottet (Tarascon) Les maintenues de noblesse en Provence, par Belleguise.

En parlant d'Agathe Mottet-de Rambaud, Georges Bordonove, le biographe de nos rois, m'écrivait :

Tant de calomnies ont occulté la vérité sur cette femme qu'il importait de lui restituer sa vraie personnalité.

Dans la biographie de son ancêtre, Pour l’amour du Dauphin, j'ai essayé de lui restituer sa vraie personnalité. Il est temps maintenant de rétablir la vérité sur ses origines.


Motetus, Motet, Mouttet, Mota, Motitus, Motus, Mutet, Moteti et Mottet... sont employés tour à tour pour désigner les membres d’une même famille, selon le Cartulaire de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille. Dans les chartes et autres textes anciens l'orthographe de leur patronyme varie parfois entre la fin et le début du même document.

Dans Etat de la France : extrait des mémoires pressés par les intendants Henri de Boulainvilliers affirme que :

Motet, originaire de Tarascon dans la Viguerie de Sisteron subsistoit dès l'année 1287.

Henri de Boulainvilliers, admiré par Voltaire et Diderot, exalte l’ancienne noblesse. Mais à cette époque il n'est pas facile pour un généalogiste de connaître toutes les origines des familles. Les Mottet sont d’Arles avant d'être de Tarascon. Le blason est le même et nous retrouvons les personnages chez les Motet, Mottet ou Mota d'Arles et chez les Motet, Mottet de Tarascon.

Le père Giulio Cipollone découvre que la première mention de saint Jean de Matha ou Mota (1160-1213) parle Jehan de Mota, dans un document de 1545[1]. Le gentilhomme-troubadour Jacme Motet, ou Mote, ou Mota ou bien encore Moter, d'Arles (ca 1225-1300) est un membre de cette famille. Les Mota et les Motet sont une seule et même famille qui va donner différentes branches en Provence et le Dauphiné. En effet Raymond-Berenguer IV fait Euphème de Mota, père de saint Jean de Matha ou Mota (1160-1213), baron et lui donne la terre de Faudon dans les Alpes, d'où :

la branche des Mottet du sud Dauphiné, puis de Grenoble.


À Faucon il existe encore en 1783 un oratoire où Jean de Matha ou Mota de son temps prie. Il s'appelle l'Oratoire de Saint-Michel, car son aïeul pour qui il prie et qui est celui de tous les Motet/Mota a nom Michel[2].


Le premier MOTET D'ARLES, qui a un patronyme, est Halduin Motetus (début du XIe s.) qui signe une donation du Geoffroy, comte de Provence, à l'abbaye de Montmajour... en février 1060, selon l'Histoire générale de Provence, de Papon[3]. Halduin est très certainement noble car il a un patronyme. C'est en effet au Xe siècle que le processus de création des noms de famille s'amorce. Ce phénomène, en partie lié à la croisade, se rencontre d'abord parmi les famille nobles, puis s'élargit à l'ensemble de la population à partir du XIIIe siècle.

Plusieurs Motet/Moetetus/Moteti sont cités dans les Actes de la famille Porcelet d'Arles, 972-1320 : Raimundus Motet, créancier ; Motetus, Moteti Bertrandus et Guillelmus, un Motetus chanoine Arelatensis, un autre Motetus, dominus Arelatensis[4].


Les consuls : .

Les Motet/Moetetus/Moteti/Mota sont souvent Consuls d'Arles. Un Motetus est consul d'Arles en 1197 et 1206. Arnulfus Motetus (ca 1180 - après 1237) l'est en octobre/juin 1197 et en 1221. Poncius, lui l'est en 1245[5]. Bertrand Mottet (1300-après 1351) est Consul d'Arles, selon l’Histoire littéraire de la France.


Les chevaliers des Ordres : .

Saint Jean de Matha ou Mota (1160 - 1213) fonde l'Ordre des Trinitaires. Raymond Motet (ca 1160-1225) est commandeur general de l'Ospital de Jherusalem (1222-1225)[6]. Raymond II Motet (ca 1190-après 1239) à Acre, en avril 1239, signe une charte de Maître Bertrand de Comps pour Lutold, le grand maître de l'Ordre teutonique[7].

A la commanderie hospitalière de Manosque Bertrand Pierre et Pierre de Mota, institués par la Communauté de Manosque, rédigent, en trente-sept articles, une espèce de code pénal spécifiant les délits desquels le juge peut informer d'office[8].

Gilius Mottetus (ca 1190-après 1244) est cité dans de nombreux textes de la commanderie de l'Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem d'Avignon (1229, 1232, 1235, 1244)[9].

Pons Moteti est prieur des Hospitaliers[10]. Jochen Burgtorf, dans The Central Convent of Hospitallers and Templars: History, Organization, and Personnel (1099/1120-1310) (2008), le voit de la famille Mottet, mais n'arrive pas à le relier aux autres. Le prénom Pons est assez fréquent dans cette maison. Nous avons fraire Pons Motet, capelans de la commanderie hospitalière de Manosque, mais sans date précise (1169-1315)[11]. Il s'agit peut-être de Pons Motetus (ca 1200-après 1250), chanoine d'Arles en 1224, canonici Arelatenses, cité le 18 janvier 1250, comme le montre la Gallia christiana novissima : Arles, de Joseph Hyacinthe d'Albanès, Ulysse Chevalier, Louis Fillet.

Arnaldus Raimundus de La Mota (ca 1205-après 1246) est cité en 1242, 1245, 1246 au Domus Templi, de Argenteins (Département: Lot-et-Garonne, Arrondissement et Canton: Nérac — 47)[12].

Pierre de La Mota (ca 1210 - après 1273), Commandeur de Saint Jean de Viviers (Ardèche) en mai 1273[13].

Gui Motet (ca 1260/1265 - 1291), reçu et transféré outre-mer à partir de Marseille en 1289. Il meurt en Terre Sainte en 1291[14].

Le profane Guillaume Motetus (ca 1265-après 1309) est mentionné comme commandeur dans les archives de la commanderie hospitalière de Manosque, en 1293[15].

Galiot Mottet ou Moutet est commandeur de l'importante commanderie de Bourdeaux, chevalier de Rhodes, le 28 novembre 1417[16].

Jean de Mottet, le 1er mai 1672 est présent à l’Assemblée des chevaliers, en qualité de commandeur de Barbentane et de Bourdeaux[17].


Les seigneurs : .

Nous avons Bertrandus Motetus, coseigneur du Bourg vieux d'Arles[18].

Les Enquêtes sur les droits et revenus de Charles Ier d'Anjou en Provence, 1252 et 1278 nous disent qu'à cette époque les Motets sont seigneurs de Bayons, dans la viguerie de Sisteron. Des statuts règlent les pouvoirs d'Arnoul Mottet, en tant que seigneur de Bayons, le 3 janvier 1267[19].

Nous avons l'achat par Raymond Bérenger V (1198-1209-1245) aux seigneurs de Saint-Vincent Lantelme et Isnard Motet de leur part le douzième de la seigneurie de La Bréole[20].

Pierre Motet, damoiseau, est coseigneur de La Motte du Caire.

Motecqui ou Motecci (R.), ten. de Beaujeu

Motet (P.), ten. de Beaujeu, n° 484. Moteti, ten. de Beaujeu, n° 483. Motetus, coseigneur du Bourg vieux d'Arles, n° 708. (P.), ten. d'Avignon, n° 682.


MOTET DE TARASCON

La famille de Mottet de la ville de Tarascon est une des plus anciennes de la ville. Elle a donné plusieurs chevaliers de Malte[21].


L’étude des modifications et constantes des blasons des Mottet de 1300 à 1800, et de la Provence à Versailles, démontrent aussi qu’il s’agit bien là d’une même famille et de ses différentes branches. Les trois étoiles au chef remplacent progressivement les trois losanges.


L’Etat de la Provence, de Dominique Robert de Briançon, étudie cette famille et conclut que la famille de Mottet de la ville de Tarafcon, eft une des plus anciennes de cette Ville, & elle conferve encore les provifions de la Commanderie de Bourdeaux qui fut donnée le 18 de Novembre de l'an 1417 à Galiot Mottet ou Moutet (après 1351 - après 1417), chevalier de Rhodes.

L’Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence nous dit que la famille Mottet de Tarascon est noble. Nous trouvons une autre étude dans Les Maintenues de noblesse en Provence, par Belleguise (1667-1669) du baron du Roure sur la famille Mottet-Mouttet de Tarascon qui parle d’une provision de la commanderie de Bourdeaux en faveur de frère Galiot Mottet ou Moutet, chevalier de Rhodes, du 28 novembre 1417



L'Armorial de la France, du vicomte Louis de Magny (Archives de la noblesse (Paris), 1874-1875, p.23) nous rappelle que Jean Mottet, varlet (= vassal) du duc d'Orléans, vivant en 1397, est dénommé dans des lettres de rémission (= acte de la chancellerie par lequel le roi octroie son pardon à la suite d'un crime ou d'un délit) qui lui sont accordées par le roi Charles V (1364-1380). Magny parle d'une ancienne famille originaire de la Provence, où elle a occupé un rang distingué parmi la noblesse, et d'où elle a passé en l’Île-de-France. Elle a possédé les fiefs de Molières, de La Motte, de Ribécourt, de La Fontaine, etc., et plusieurs de ses membres ont été Barons fieffés de la célèbre abbaye de Saint-Corneille, en l’Île-de-France. Jean Mottet, alias Motet, était Conseiller du roi René en 1430. Ses descendants se sont alliés aux maisons : de Grille, de Gras, de Guibert, de Pontevez, d'Aymini, de Raoulx, de Robin de Barbenlane, de La Motte, Coustant d'Yanville, de Champlieux, de Fécamp, de Solminihac, de Labrousse, de Rambaud, Russel, de Waren, etc., et ont formé deux branches principales ; l'aînée s'est éteinte en Provence. La cadette, fixée en l'Ile de France, a produit des conseillers secrétaires du roi, des officiers de tous grades, un Commissaire des colonies, des gardes du corps, etc.

Nicolas Mottet de La Motte est Baron fieffé de Saint-Corneille et Officier de la vénerie du Roi pour l'Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Volume 26 et The peerage and baronetage of the British empire as at present existing: arranged and printed from the personal communications of the nobility ..., mais aussi l'Armorial général de la France de Louis-Pierre D'Hozier, les excellents Bulletin de la Société historique de Compiègne, sans oublier toutes les études sur la noblesse européennes aux Indes, ou A genealogical and heraldic dictionary of the peerage and baronetage of the British Empire, de Burke... mais il y aura toujours un faux noble, se disant spécialiste de la noblesse qui parlera de roturier et de domestique.


Un motet est une pièce latine en musique à l'honneur de Dieu ou des Saints. Cela vient du bas latin motetus et en Provence l'on dit Moutet, nous dit le Dictionnaire de la Provence et du Comté Venaissin, de Claude-François Achard.






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Généalogie des Mottet (L'état et le nobiliaire de la Provence).

Chevalier de Rhodes

Les chevaliers de Rhodes prennent Smyrne (1344).

Dominique Robert de Briançon, dans L'Etat de la Provence, établit un lien entre les Mottet de Provence et ceux du Dauphiné, les ancêtres des seigneurs Mottet de Séchilienne. Pour cet historien et généalogiste, Galiot Mottet est aussi de leur famille. Or, Louis Bassette, qui a étudié les Mottet de Séchilienne, et Guy Allard, en dressant la généalogie de cette famille, nous disent que le Commandeur de l’Ordre de Rhodes, pour Bourdeaux, Galiot Mottet, est parent des membres des deux branches de la famille Mottet, celle d’Arles-Tarascon et celle de Grenoble. En tous les cas, dans les trois Langues françaises, il faut huit quartiers de noblesse pour être chevalier de Rhodes. Et puis les commandeurs ne sont pas de simples chevaliers. Ils sont des supérieurs des maisons du continent et ne sont jamais des roturiers ou des anoblis de fraîche date. Galiot est commandeur de Bourdeaux, mais nous ne connaissons pas sa généalogie exacte. Dès cette époque cette famille porte : D'azur, à trois bandes d'argent au chef coufu de gueules chargé de trois lozanges auffî d'argent. Cimier, un Pan rouant, d'argent1.

Jean de Mottet est chevalier de Malte en 1628 à Arles. Il porte : D'azur à trois bandes d'argent, au chef cousu de gueules, chargé de trois lozanges aussi d'argent, selon l’Histoire de l'Ordre des Chevaliers de Malte, de René de Vertot. Le chevallier de noble Jean de Mottet est le fils de Rostain, de l'année 1627. Dans un extraict de la bulle du grand maistre, on lit : Portant provision de la commanderie de Bourdeaux, en faveur de Jean de Mouttet, chevallier de l'ordre Saint Jean de Hierusalem, du 25 mars 1665. Cet autre Jean de Mottet est commandeur de Bourdeaux, comme son ancêtre Galiot de Mottet, mais aussi de Valence depuis 1655. Dans un bail à ferme du 20 mai 1669 apparaît un fondé de pouvoirs de Jean de Mottet, toujours commandeur du Temple de Bourdeaux. Selon le Bulletin de la Société des amis du vieil Arles, le 4 novembre 1680 Jean de Mottet est toujours commandeur de Valence et de Bourdeaux. Il est vrai que L’Etat de la Provence, de Dominique Robert de Briançon, nous dit que la famille de Mottet de la ville de Tarafcon, eft une des plus anciennes de cette Ville, & elle conferve encore les provifions de la Commanderie de Bourdeaux qui fut donnée le 18 de Novembre de l'an 1417 à Galiot Mottet, Chevalier de Rhodes.


Les Mottet à ArlesModifier

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Abbaye de Montmajour, l'église Saint-Pierre (XIModèle:Exp siècle).

Plusieurs Motet/Moetetus/Moteti sont cités dans les Actes de la famille Porcelet d'Arles, 972-1320 : Raimundus Motet, créancier ; Motetus, Moteti Bertrandus et Guillelmus, un Motetus chanoine Arelatensis, un autre Motetus, dominus Arelatensis...[22].


I. Halduin Motetus (début du XIe s.) signe une donation de Geoffroy, comte de Provence, à l'abbaye de Montmajour le cens des poissons qui lui revenaient des marais situés autour de l'abbaye, en février 1060, selon l'Histoire générale de Provence, de Papon[23]. Le comte vit le plus souvent dans la région d'Arles. La chapelle Saint-Pierre renferme la pierre tombale du comte de Provence Geoffroy, mort en 1061 ou 1062. Qui est cet Halduin Motetus qui signe cette donation avec Stéphanie Comittissa, fille du comte qui a épousé le comte Guillaume II de Besalú, Bertrannus filius (= Bertrand II de Provence ), Josfredus Cornes, Ugo de Balcio (= Hugues des Baux), Ranaldus, Gantelmus de Opedat, Feraldus de Bual... ? Il est très certainement noble car il a un patronyme. C'est en effet au Xe siècle que le processus de création des noms de famille s'amorce. Ce phénomène, en partie lié à la croisade, se rencontre d'abord parmi les famille nobles, puis s'élargit à l'ensemble de la population à partir du XIIIe siècle.


II. N Motetus (fin du XIe s.). Le nom de Motet se rencontre fréquemment à Arles depuis la fin du XIIe siècle. Un Motetus fut consul d'Arles en 1197 et 1203. Le même, ou un autre du même nom, exerce les mêmes fonctions en 1221. Motetus est chanoine d'Arles... Motet (= Jacobus de Mota) est l'auteur d'une chanson d'amour transcrite dans le manuscrit Giraud, selon l'Histoire littéraire de la France, Volume 32, d'Antoine Rivet de la Grange. Nous ne savons rien pour l'instant du fils d'Halduin Motetus. Il est peut-être le père de l'Arnulfus Motetus qui suit.


III. Radulfus Motetus (début du XIIe s.) est plusieurs fois cité, vers 1118, dans un acte pour obtenir le pardon de la destruction de plusieurs maisons et de l'expulsion des moines des Salelles au temps du prieur Raimond de Montrodat. Guillaume de Moriès donne au Monastier-Chirac et au prieur Raimond de Blieux son corps, le ruisseau de la Planchette et les droits qu'il prétend avoir sur des hommes du monastère. Le prieur lui donne en retour 100 sous. A l'occasion de cet accord, quelque 80 personnes, dont les principaux aristocrates de la région, jurent de respecter les bornes plantées par le pape Urbain II lors de la dédicace de l'église du Monastier-Chirac. Ce document en latin est reproduit dans Les débuts d'un prieuré victorin en Gévaudan : Le Monastier-Chirac (XIe-XIIe siècles), Jérôme Belmon, Bibliothèque de l'école des chartes, 1994. Les Mottet sont-ils originaires du Gévaudan ? Un Motetus est cité dans Carta Leodegarii, Vapicensi episcopi. — Carta de Tresclevis, le 26 août 1129.


Jean de Mota

Jehan de Mota, connu sous le nom de Jean de Matha.

IV. N Mottetus (fin du XIIe s.) est consul d'Arles en 1196 et 1197, selon Mémoires historiques et critiques sur l'ancienne république d'Arles, par Louis Mathieu Anibert. Il est peut-être à la fois le père de Raymondus Motetus (ca 1150-après 1218) et de Pierre Mottet (ca 1150 - 1206). Pour des problèmes de succession latents du comté de Provence les seigneurs des Baux font donc valoir leurs droits. Ce conflit est aggravé par la situation politique d'Arles. A la mort du comte Raimond-Berenger, en 1131 le consulat est crée. Nous allons voir plusieurs Motetus-Motet consuls. Nous retrouverons des Motet signant des actes des seigneurs des Baux, ce qui montre qu'ils sont des soutiens de ces ambitieux grands seigneurs. Les Motetus sont à cette époque des magistrats[5].

Pierre Mottet (ca 1150 - 1206) est juge Majeur de l'Embrunais de 1202 à 1206. Le comte Guillaume VI de Forcalquier donne l’Embrunais à sa fille Béatrix qui épouse Guigues VI, fils de Beatrix et de Hugues III, duc de Bourgogne, Dauphin du Viennois, en juin 1202. Guy Allard nous dit que Pierre du Mottet estoit d’Embrun et l’un des convives de ce mariage princier, à Saint-Firmin-sur-le-Buech[1]. Il cite également Pierre Rambaud, dont le descendant Benoît de Rambaud (1750-1787) épousera Agathe Mottet (1764-1853) en 1785 (voir à ce sujet : Provence Généalogie, n°134, 4e trimestre 2004, Provençaux illustres : Guy de Rambaud, Les Rambaud ou des bords de l'étang de Berre à Versailles. L’un des descendants de Pierre, André du Mottet va être lui-aussi Juge Majeur de l'Embrunais en 1343. Les premiers Mottet du nord de la Provence rattaché au Dauphiné porte : D’azur à trois bandes d'argent; au chef de gueules chargé de trois losanges aussi d'argent, selon le Nobiliaire de Provence, de René Borricand. Cette famille Mottet est originaire d’Embrun et a donné le jour à quelques personnages qui ont brillé dans la carrière des Armes depuis la fin du XIIIe siècle, écrit Joseph Roman[2], sans nous dire le nom de la femme de ce Mottet et le prénom de ses fils.


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Les arènes d'Arles au moyen-âge sont fortifiées et habitées.

V. Raymond Motet (ca 1150-après 1218) est cité dans Epistolarum Innocenti III. Romani Pontificis libri undecim. accedunt gesta ... par III Innocent (1198 - 1216). Le testament d'Agoult de Goult nous apprend, en 1212, que Guilhem Porcellets doit deux mille sous à Raimondus Motetus, dit chevalier arlésien[24]. Ce Guillaume Porcelet, fils de Porcel (1150 - 1184) est pourtant l'époux d'Ermessinde d'Uzès, fille de Bermond Ier d'Uzès. Il est témoin d'une promesse d'Hugues des Baux de défendre les Marseillais en 1218[25]. Judith Bronstein, faisant des recherches pour écrire The Hospitallers and the Holy Land: Financing the Latin East, 1187-1274 (2005), a découvert que R. Motet est commandeur general de l'Ospital de Jherusalem (1222 - 1225)[26]. Il est le père de :

Petrus Motetus (ca 1175 - après 1233), qui est peut être le filleul de son oncle Pierre. Il donne cinq sous pour réparer un pont d'Avignon effondré en 1233, selon Inventarium bonorum communis Avinis de 1233, cité par Mémoires pour servir à l'histoire des propriétés territoriales dans le département de Vaucluse, et principalement dans la ville et le territoire d'Avignon, Agricol Joseph François Fortia d'Urban (marquis de)


VI. Arnulfus Motetus (ca 1170-après 1221) est consul d'Arles en octobre 1196, juin 1197, et 1206[3]. Est-ce le même qui est encore cité comme consul en 1221 ou un autre membre de la famille ? Tous ces personnages sont cités dans de nombreux actes avec la famille des seigneurs d'Aramon qui va s'allier aux Mottet. Il signe un acte, en 1206, qui figure dans le Cartulaire de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille, Volume 2, Benjamin Guérard et est repris par Cultura neolatina, Volume 66, (Università di Roma, Istituto di filologia romanza, Società tipografica modenese., 2006). À la fin du XIIIe siècle, Arles englobe de nouveaux quartiers dans une enceinte agrandie et compte une population d'environ 15.000 habitants. Il est le père de :

Motetus (ca 1200 - après 1254), chanoine d'Arles en 1224, canonici Arelatense, cité le 18 janvier 1250, comme le montre la Gallia christiana novissima : Arles, de Joseph Hyacinthe Albanès, Ulysse Chevalier, Louis Fillet


VII. Poncius Motetus (ca 1200-ap.1245) est cité comme consul d’Arles, en 1245, par les Mémoires historiques et critiques, sur l'ancienne république d'Arles[3][4]. Il est certainement magistrat d'Arles comme les autres membres de sa famille depuis le XIIe siècle[5].


VIII. Ce Jacques est un troubadour mentionné à la fin du Donatus Provinciales, dont l’auteur dit avoir composé son ouvrage precibus Jacobi de Mota[6]. Jacme Mote d'Arles, connu par une seule pièce[7]. Dans celle-ci, écrite en 1291[8], Jacme Mote, s'adresse à Charles II d’Anjou (1254 - 1309), et lui rappelle les maux que le règne de son prédécesseur a causés à la Provence[9].


Sceau

Le sceau des Consuls en 1226. L'un est Bertrand d'Aramon.

IX. Bertrand Ier Motetus (ca 1230-ca 1300) Archiv für Musikwissenschaft, Volumes 16 à 17, Periodicals in musicology: German periodicals, 1869-1943, Fürstliches Institut für Musikwissenschaftliche Forschung (Bückeburg, Germany), Franz Steiner, 1959. est peut-être son fils. Il se marie avec une N d’Aramon, fille de damoiseau Pierre d'Aramon (1250-1323) et de Saurine N, selon Anciennes familles de Provence du baron du Roure. J'ai fait une Prosopographie de cette famille de Aramon. Bien des siècles plus tard, c’est à Aramon que l’une des Mottet, Agathe Mottet-de Rambaud va choisir d’y aller mourir. Bertrand Ier Motetus (ca 1230 - ca 1300) et N d’Aramon ont au moins trois enfants.


X. Bertrand II Mottet (1290 - 1348) a un frère nous dit l’Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790 du Gard. Lui et ce frère, dit Motet d'Arles, sont témoins avec Raimond, de Bagnols, Rostaing Aoust, Bertrand de Montauroux, Raimond de Montfrin... selon Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790 : Gard, Edouard Bondurand, 1894. Bertrand est consul d'Arles, selon l’Histoire littéraire de la France. Marie Mottet, sa sœur, a pour mari Artaud de La Lande, damoiseau d'Arles. Leur fille, Douce de La Lande (ca 13115-après 1347), fait une session le 9 août 1336, avec son père, de droits à Bertrand de Montolieu contre Jean et Guillaume d'Aramon, fils de feu Guillaume, damoiseau de Marguerittes, près de Nîmes. Elle se marie avec Bertrand de Porcelet (1301-1347), fils de Guillaume, chambellan de la reine Jeanne d'Anjou-Sicile (1326-1382), seigneur Seigneur de Senas, Lambesc, la Rairiège, qui teste dès le 1er février 1336. Il est inhumé dans le tombeau des Porcelet, dans l'église des frères Mineurs d’Arles, nous dit le baron du Roure. Leur fille Catherine épouse Louis de Lubières, de Tarascon.


Bertrand II est le père de Jean qui suit :


Blason quiqueran

Blason des Quiqueran.

XI. Jean Mottet (ca 1325 - 1379), fils de feu Bertrand Mottet, d’Arles, se marie avec Douce Quiqueran (1338-1403), fille de Pierre II Quiqueran de Beaujeu et Gentiane de Chevalier, le 15 janvier 1351, à Arles. La famille des seigneurs de Beaujeu, & de Ventabren du nom de Quiqueran eft une des plus confidérables de la ville d'Arles par fon ancienneté, par les emplois qu'elle a occupés, et par les alliances qu'elles a faites avec les meilleures familles de la Province, selon L'Etat de la Provence, de Dominique Robert de Briançon, v.2. Cette famille est connue à Arles depuis le XIModèle:Exp siècle et va fournir 36 consuls à la ville. Douce Quiqueran est veuve en 1380 et se remarie avec Raimond de Gavarron (ca 1330-1393). Jean Mottet et Douce Quiqueran ont au moins cinq enfants :

  • Bérengère Mottet (1355 - après 1402) est religieuse de l'abbaye Sainte-Marie de Mollégès, fondée par Sacristane des Porcellets, apparentée aux Mottet, en 1208. Du XIIIe au XVe siècle, cette abbaye bénédictine va acquérir une renommée importante dans toute la Provence. Les moniales sont souvent issues de familles nobles d'où le nom qui leur est conféré les Dames de Mollégès.
  • [[Fichier:Blason_de_mottet.jpg|thumb|160px|Blason de Galiot de Mottet.]

]Raymond Mottet (1358-1425), fils de Bertrand et Douce Quiqueran est moine de Montmajour.

  • Nous ne savons rien sur leur frère, Bertrand Mottet, si ce n’est qu’il est cité dans le testament de sa mère, Douce de Quiqueran en 1402.
  • Les provisions de la Commanderie de Bourdeaux sont données, le 18 de novembre de l'an 1417, à Frère Galiot Mottet, chevalier de Rhodes. L’état de la noblesse dans la Provence, d’Artefeuil, nous dit qu’il porte : Bandé d'argent et d'azur, au chef de gueules, chargé de trois losanges d'argent, Cimier : un Pan rouant, d'argent. Nous avons une Convention passée entre ledit commandeur de Mouttet et le frère Bertrand d'Arpajon, aussi chevalier, du 19 novembre 1417. Galiot Mottet (1354 - 1418) dépend alors des évêques de Die. Mais la commanderie de Bourdeaux appartient à l'ordre des Chevaliers Hospitaliers, de Saint Jean de Jérusalem, qui a reçu d'importants privilèges et de nombreuses donations et s'organise en huit régions, appelées langues, dont la Provence. Le chevalier demande titres et contrats, comme on fait en France, pour les trois langues qui font dans royaume de France, favoir Provence, Auvergne & France. Les Statuts & l'ufage préfent exigent que le Préfenté juftifie que fes bifaïeuls paternels & maternels étoient Gentilshommes de nom & d'armes ; ce qui forme, comme nous le venons de dire, les huit quartiers de nobleffe, selon L'Histoire des chevaliers hospitaliers de Saint Jean de Jerusalem: appellés depuis chevaliers de Rhodes: & aujourd'hui chevaliers de Malte, de Vertot, René Aubert de Vertot (1772). Concrètement cela veut dire que tous les arrière-grands parents de Galiot et Jean II Mottet sont nobles. Le commandeur occupant un rang supérieur à celui d'officier dans cet ordre de chevalerie, seuls les cadets de haute noblesse, les ecclésiastiques agrégés à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, les supérieurs des Mathurins et les religieux de la Mercy prennent le titre de commandeurs. Le commandeur est nommé par le Grand Prieur. Il doit donc avoir au moins trois ans dans l'Ordre, précise Au temps des chevaliers de Rhodes, de Claude Petiet (2000). Mais se sont généralement des frères anciens, gens de mérite et de probité.


XII. Jean II Mottet (ca 1352-ap. 1416) est écuyer de la montre d’Amé de Claveyson, en 1416. Il est dit père d’un autre Jean qui est le neveu de ce commandeur, selon les généalogistes et historiens provençaux et notamment l'Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence, de Artefeuil et Louis Ventre, 1901. Les seigneurs de Claveyson font partie de l'entourage des Dauphins dès le XIV. Il existe nous dit Magny, un varlet (= vassal) du duc d'Orléans, vivant en 1397, et est dénommé dans des lettres de rémission (= acte de la chancellerie par lequel le roi octroie son pardon à la suite d'un crime ou d'un délit) qui lui sont accordéées par le roi Charles V (1364 - 1380). Du fait des fiefs et de l'alliance du prince Louis avec une Visconti, il est fort possible qu'il s'agisse d'une autre famille Mottet et d'un autre Jean. Son fils, Jean II, lui par contre, s'installe à Tarascon et sa présence est clairement établie dans l'entourage du roi René. Mais Arles et Tarascon sont des villes voisines.


Les Mottet à Tarascon (XVe s.)Modifier

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Ajm21

Pont de barques entre Beaucaire et Tarascon.

Le roi René

Aveu au roi René d'Anjou, en 1469.

XIII. Jean II Mottet de Molières (ca 1380-après 1442) est le neveu du Commandeur Galiot de Mottet. Il est conseiller du jeune René (1409-1480), roi de Jérusalem et de Sicile, duc d'Anjou, pair de France, duc de Bar, comte de Provence, de Forcalquier et de Piémont. La famille Mottet s'intalle à Tarascon. Dans l'impossibilité de gouverner ses états, car il est prisonnier, il en confie l'administration à son épouse Isabelle de Lorraine. Celle-ci est obligée de se réfugier à Tarascon pour soustraire ses enfants aux atteintes de la peste qui ravage Aix. A sa libération, le roi s'arrête d'abord à Arles, où il goûte les témoignages d'affection de son peuple et vient ensuite à Tarascon en son château. Le roi consacre son temps à l'administration et au développement de l'Anjou, de la Lorraine et de la Provence. Il fait prospérer ainsi les villes d'Angers, Aix-en-Provence, Avignon et Tarascon. Il s'entoure de proches conseillers efficaces, tels que Fouquet d'Agoult son chambellan et Guillaume de Rémerville son secrétaire. Jean est seigneur de Molières, une terre à côté de Tarascon. Ce que confirme l’Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence, qui nous dit que cette famille demeure à Tarascon au XVe siècle et jouit des privilèges accordés à la noblesse.La famille de Mottet de ia ville de Tarascon va devenir l'une des plus anciennes de cette ville, & elle conserve encore les provisions de la commanderie de Bourdeaux qui est donnée le 18 de novembre de l'an 1417 à Galiot Mottet, chevalier de Rhodes. Jean II fait son testament l'an 1442, par lequel il inftitue fon héritier, Jacques Mottet fon fils Jacques. Nous avons effectivement le Testament de noble Jean de Mouttet, conseiller du roy René, par lequel il institue noble Jacques, son fils, du 16 mars 1442, signé Morteris, notaire, dixit Les Maintenues de noblesse en Provence, par Belleguise (1667-1669).


XIV. Jacques Mottet de Molières (avant 1442 - 1518) est écuyer en 1484. En 1481, le roi Charles V d'Anjou meurt et la Provence devient française. Selon le baron du Roure, Jacques se marie à Marthe Garanton (ca 1465-après 1544). Pour l’instant, nous ne savons rien de cette famille, si ce n’est qu’un Aimeri Garanton est cité au quatorzième couplet du second chant de la Chanson d'Antioche, dixit l'Histoire de la premiere croisade, de Jean F. Peyre. Le Dictionnaire de la Provence et du Comté Venaissin, de Claude François Achard nous dit qu’une famille Garnier prend celui de Garenton en 1370.

  • Blason garnier

    Blason des Garnier.

Leur fille, Jeanne Mottet, née à Tarascon, se marie avec Pierre de Garnier de Julhans (ca 1450 -après 1505), dont le grand-père était Premier Consul de Toulon, en 1469. Elzear, son oncle, entra dans l'Ordre des Frères Prêcheurs. II fut Prieur-Royal du Couvent de Saint-Maximin, et Confesseur ordinaire de René et de Charles d'Anjou, comtes de Provence. Son frère, Honoré de Garnier, se retire à Malte, où il fait tige. Les Garnier portent : De gueules, à une tour carrée d'argent, posée sur un rocher mouvant de la pointe du mesme, ouverte et maçonnée de sable, sommé d'une tourelle couverte en dôme, d'argent. Pierre teste en 1505 chez maître Boissony, notaire de Toulon. Leur fils, Gaspard de Garnier, se marie avec Honorade de Valbelle, fille d'Honoré et d'Aylonne d'Artaquy, d’où une très nombreuse postérité, que donne La Chesnaye-Desbois. L'Histoire des chevaliers hospitaliers de S. Jean de Jérusalem ..., de l'abbé de Vertot nous donne une liste impressionnante des chevaliers de Malte membres de cette famille. Gaspard de Garnier teste le 26 novembre 1659.

  • Le frère de Jeanne Mottet, Mathurin Mottet (1490 - 1560) se marie avec noble Françoise Clérice, veuve de noble Jean de Cambis, fils du baron d'Alais. La maison de Cambis, connue depuis 1256 est originaire de Florence, où les plus anciens ont eu les premières dignités de l'Etal de Toscane, prieurs de la liberté, gonfalonniers, et autres. Ils ne se sont pas signalés seulement dans l'administration de la république, mais par leur valeur et leurs épées toujours au service de la France. Marc de Cambis est un des chefs de l'armée du roi XII à la conquête du Milanais... selon l'Armorial de la noblesse de Languedoc, Généralité de Montpellier, de Louis de La Roque. Françoise est la fille d’un auditeur de rote (du pape) à Avignon. Leur fille,
    Blason ponteves

    Blason des Ponteves.

    Anne Mottet, épouse le vicomte Honoré de de Pontevès-Castelar vers 1535. Il est le fils Elzéar de Pontevès-Castelar et de Jeanne de Grimaldi de Beuil. Anne de Mottet et Honoré sont les parents de Marc Antoine de Pontevès-Castelar Ponteves, marié le 6 avril 1592, à Aix-en-Provence, à Anne de Simiane-Lacoste, qui figure dans la Chronologie des officiers des cours souveraines de Provence, Volume 633 de Harvard Western European local history preservation microfilm project, Balthasar de Clapiers-Collongues, Société d'études provençales. Antoine de Pontevès-Castelar, Monseigneur Maître noble Antoine de Ponteves, Conseiller du Roy cn la Cour des Comptes Aydes et Finances de Provence, Conseiller à la Cour des comptes au chapitre de Saint-Sauveur d'Aix, est enseveli le 1er juin 1624 à Aix-en-Provence (Saint-Sauveur). Henri de Pontevès, seigneur de Giens, conseiller à la cour des comptes, aides et finances de Provence, se marie le 12 décembre 1624, à leur fille, sa cousine Anne de Pontevès-Castelar. Ils sont les tiges de la branche des Ponteves, comtes de Gien, dixit Volume 2 de Les Officiers généraux de la marine royale (1715-1774): origines, conditions, services..., de Michel Vergé-Franceschi (1990). L'une des branches des Ponteves est à l'origine de bandes armées surnommées les carcistes qui massacrent les protestants et les non-ligureus dans le sud-est de la France. Comme nous allons le voir les Mottet, du temps de la Révolution religieuse, sont à Mantes apparentés à des familles qui servent les Guise.
  • Gilhem Mottet hérite le 9 juin 1561 de son frère Jean.
  • Jean Mottet, le jeune ou le puîné est l'auteur d'une Branche à Tarascon, qui est éteinte au XVIIe s.


A149

Château de Tarascon

XV. Jean Mottet le vieux (ca 1505-1588) apprend que le futur connétable Anne de Montmorency donne l’ordre au sieur de Saint Remy de faire une levée de 100 hommes,pour la deffanse du chasteau de Tarascon et autres places de ladite province, du 12 aoust 1536. La Commission du sieur de Saint Remy subroge Jean Mottet pour faire la susdite levée de 100 hommes, du 1er septembre 1536… Des lettres pattantes du roy François en faveur du sieur Bonifface de la Molle,pour faire une levée de mil hommes, avec la commission, au bas, du sr de la Molle, capitaine, sont données à Jean Mottet, pour en lever autant qu'il pourra, affin d'accomplir sa bande, des 28 juillet 1541 et 28 may 1542… nous dit Les Maintenues de noblesse en Provence, par Belleguise (1667-1669). Noble Jean Mottet le vieux se marie avec demoiselle Anne de Grille (1528-1590). Le contrat du 20 aoust 1544 est signé Salomé, notaire des Baux. Elle est la fille de Christophe de Grille, capitaine de la ville de Tarascon en 1512 et 1535, Second consul d'Arles (1531), et d’Anne de Meyran. Elle hérite de 50 écus à la mort de son père, selon le contrat de mariage de Salomé aux Baux. Elle teste teste 10 mai 1582. Sa femme est la descendante de nombreuses familles génoises ou italiennes connues,
Blason grille

Blason des Grille.

comme la famille Doria et les Vento. Les Grille sont aussi apparentés à la plupart des familles nobles de Provence. Leur blason est : De gueules, à une bande d'argent, chargée d'un grillon de sable. Jean Mottet le vieux dans son testament de noble institue noble Guillaume, son fils, du 9 juillet 1587, signé Passemard, notaire. Concrètement cela veut dire qu’il privilégie l’aîné de ses fils au détriment de sa très nombreuse descendance. Jean Mottet le vieux (1505-1588) et Anne de Grille ont huit enfants, dont deux fils qui sont à l’origine de deux branches de la famille Mottet :
  • Guillone ;
  • Marthe ;
  • Claude le vieux, qui est religieux de l'abbaye de Montmajour ;
  • Françoise, qui le 16 septembre 1591 hérite de sa tante l'abbesse Madeleine de Grille ;
  • Collette et Marguerite. Dans une lettre le roi Henry écrit à l'abbesse de Tarascon, par laquelle luy marque de recevoir relligieuse Marguerite de Mottet, fille du sieur Mottet, gentilhomme, sans rien payer, attandu les services que son père luy a rendus. Selon "Monumens de l'église de Sainte-Marthe la Tarascon, département des Bouches-du-Rhone : avec un Essai sur l'Apostolat de Sainte Marthe et des autres Saints Tutélaires de Provence" : Le fondateur stipula que la moitié des religieuses de l'abbaye seraient toujours prises parmi les jeunes personnes de Tarascon, et qu'elles n'apporteroient point de dot au monastère. 'Une abbaye pour une abbesse et trente religieuses sous le titre de Sainte-Marie et Saint-Honorat, qu'il soumit à la jurisdiction majeure et personnelle de Lérins. La première abbesse de l'abbaye Saint-Honorat de Tarascon est Béatrix d’Albe de Roquemartine, membre d’une illustre famille locale.
  • Claude le jeune Mottet (1560 - 1600) qui est à l’origine de la seule branche des Mottet d'Île-de-France, puis des Mottet de La Fontaine des Indes françaises et anglaises orientales.
  • Guillaume Mottet (1545-1592) qui reste en Provence, dont la branche est éteinte à la fin du XVIIe siècle, qui suit.


Blason gras preville

Blason des Gras (Orange, Tarascon)

XVI. Guillaume Mottet (1545-1592), ou Guilhem de Mouttet, escuyer, fils de noble Jean et de ladite demoiselle de Grille, se marie avec demoiselle Pierrette de Gras, du 17 janvier 1573, signé Bret, notaire. Pierrette est fille de François de Gras. Cette famille, au sentiment de l'auteur de La critique du Nobiliaire de l'abbé Robert, est noble de race, et originaire d'Orange. Jean Gras, premier consul de cette ville en 1421, en est la tige. Cette charge ne pouvant être remplie que par des gentilshommes, conférait la noblesse à ceux qui ne l'avaient pas. Jean Gras fut choisi parmi les gentilshommes de la principauté d'Orange pour commander la noblesse que cet état envoya au secours de Marseille, assiégée par Alphonse, roi d'Aragon, en 1431. Cette famille a donné des chevaliers de Malte, des officiers généraux de terre et de mer. Armes : Tiercé en bande; au 1er d'or ; au 2e d'argent, à trois aiglettes essorantes de sable, becquées, membrées et couronnées d'or, la tête contournée; au 3e de gueules. Dans une sentence du lieutenant d'Arles, Guillaume de Mottet est qualiffié escuyer et gentilhomme servant de la reyne mère et demande délivratoire, attandu sa noblesse, du 24 septembre 1580. Des lettres pattantes de la reyne, mère du roy, par lesquelles elle retient un de ses gentilshommes servants le sr Guillaume Mouttet, en considération de ses services, du 10 janvier 1580, signées Catherine et, plus bas, par la reyne mère du roy , Chantereau, deuement scellées de son cachet, au dos desquelles est l'acte de serment preste par ledit sieur de Mottet, dudit jour 21 janvier audit an, avec un certifficat du sr de St Martin, maistre d'hostel ordinaire de la reyne mère, comme le sieur de Mottet est un de ses gentilshommes servants, du 15 décembre 1581. Un autre certifficat du trézorier de la compagnie d'hommes d'armes du sieur comte de Carces , précise que Guillaume de Mottet est gendarme de sa dite compagnie et couché sur le rolle du roy et payé de son estât et solde, hors des monstres, du 2 mars 1582.

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Guillaume de Mottet est gentilhomme servant de la Reine-mère.

Un autre document d’archive le concernant est un passeport du roy en faveur de capitaine Mottet, gentilhomme ordinaire servant de la Reyne mère, du dernier décembre 1582. Une lettre missive du roi Henri III au sieur de Mottet, au bas de laquelle est escript de sa main : assurés vous tousjours de mon amitié, je vous prie, du dernier juillet 1584. Il est cité aussi par des historiens locaux. En 1591, le Conseil délibère de faire une trêve avec les ennemis pour procéder aux semailles. La ville ne pouvant subvenir aux grandes dépenses : logement des gens de guerre, réparations aux fortifications, députe auprès du Roi les sieurs de Mottet et de La Grange pour obtenir des soulagements. Il est à cette époque Premier consul de Tarascon.

Un gentilhomme servant se dit des officiers qui servent par quartier à la table royale et toujours l'épée au côté. On peut donc penser que quand Guillaume n'est pas gendarme de la compagnie d'hommes d'armes du sieur comte de Carces, il vit dans l'entourage de la reine Catherine de Médicis au Louvre et en Touraine. Donc si son frère puîné, Claude Mottet, vient de Provence s'établir à Paris, en 1586, c'est qu'il suit certainement son frère.

Le testament du 15 avril de l'année 1587 de Trophime de Lieutaud, de la ville de Tarascon, fait héritière Demoiselle de Lieutaud, sa sœur, & luy substitua Guillaume de Moutet son oncle, & à son décès ses enfans. Le 17 May de l'année 1605. l'heritiere grevée de rendre vendit quelques terres incultes et infertiles dans les marais d'Arles, en presence, et du consentement de Guillaume de Moutet substitué, lequel se départit, tant pour luy que pour les siens, de tous les droits de substitution & succession qu'il y pourrait prétendre.


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Bataille des Dunes (1658).

XVII. François de Mottet (1575-1660), escuyer, fils de noble Guilhem, se marie avec demoiselle Isabeau de Guibert (1600-1671), du 26 septembre 1611, signé Contaud. Isabeau de Guibert est l’une des filles de Pélegrin, chevalier, qui vint le premier s'établir à beaucaire, et se maria, le 24 avril 1588, avec demoiselle Françoise d'Albenas, fille de messire Pierre d'Albenas, seigneur de Gayant. Elle est la descendante d’une famille de Touraine établie à Tarascon, au début du XVe siècle. Nicolas, chevalier, né à Tours, l'an 1460, qui s'établit à Tarascon, en Provence, vers la fin du quinzième siècle, où il fut attiré par la proximité de cette ville à celle de Baux, dont il fut nommé gouverneur, puis nommé, en 1501, commissaire du Roi, en Provence, pour l'expulsion des Juifs de cette contrée. Il avait épousé en 1607, demoiselle Jeanne de Pontevès. Les Guibert portent : D’azur, au gui de chêne fleuri d'or, accompagné de 3 étoiles du mesme, 2 & 1. Il existe au moins deux autres documents qui parlent de ce François de Mottet : Une donation faicte par François de Mottet en faveur de noble Charles, son fils, du 29 octobre 1646 et un passeport et congé de M. le comte d'Harcourt. Il est en faveur dudit Mottet, enseigne d'une compagnie du capitaine Mottet, son cousin Olivier, au régiment Royal Roussillon , du 29 novembre 1659. Ce régiment appartient au cardinal Mazarin, qui l’a fait lever en Roussillon et Catalogne par commission du 25 mai 1657. A son origine il est fort de 3 000 hommes et porte le nom de Catalan-Mazarin. Il passe l’année 1657 à Perpignan, où il est formé, et en 1658 il est appelé à l’armée de Flandre. Il prend part aux opérations du siège de Gravelines (1658) et est ensuite mis en garnison à Audenarde, où il reste jusqu’à la remise de cette place aux Espagnols.


XVIII. Nicolas de Mottet (1612-après 1671), escuyer, fils de noble François, se marie avec demoiselle Marguerite de Mulet, du 16 aoust 1640, signé Saunier, notaire. Comme son frère Charles de Mottet, et ses cousins Mottet de Marseille et d’Aubagne, il est maintenu dans sa noblesse le 17 septembre 1671.


Comme nous l'avons vu il existe une Branche des Mottet de Toulon et Marseille.




Marguerite de Mottet (1645-1715) se marie avec Cleosas de Verdillon, né vers 1598. Ce maréchal des logis de la compagnie d’ordonnances du comte de Carces, après avoir servi avec honneur aux guerres sous Louis XIII, se retire à Aups, où il est maintenu dans sa noblesse en 1668. Selon l’Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence, deux familles nobles disparaissent, du fait de ce mariage avec un homme qui a 45 ans de plus que sa femme et a été grièvement blessé en Catalogne.


XIC. Le fils cadet de Jacques et de Marthe Garanton, Jean Mottet, le jeune (1510-1561), né à Tarascon se marie avec Catherine d’Aimini (1515-1544). Cette famille est issue du général François Aimini, frère de Bertrand, évêque d'Avignon en 1300. Les Amini jouissent des privilèges des nobles et obtiennent des lettres de noblesse du roi René le 9 avril 1470, à Marseille. Leur blason est : Echiqueté 12 pièces, de sable, et d'or, les six de sable, chargées d'un besant d'or. Il existe une branche à Tarascon, celle des seigneurs de Masblanc dont la fille est celle du gouverneur de cette ville. Le contrat de mariage denoble Jean avec noble Catherine Aimini est du 4 décembre 1538, signé Candeleri, notaire [21]. Elle décède. Il se remarie avec demoiselle Guillaume d'Ize, du 18 aoust 1545, receu par me Jean Jacques, dudit Tarascon. peut-être fille de Thomas d’Yse, auteur de la branche de Provence et de Pierrette de Montolieu. Cette maison est l’une des plus anciennes de Provence. Ils descendent de Rostang et Ferrand d’Ysia, frères, seigneurs de Monaco, de La Turbie, de Berre et d’Ysia. Pendant des siècles, les d’Ize se battent à chaque génération dans le sud de l’Italie. Pour se conformer à l’interdiction des noms latins dans les actes par François Ier, ils changeront à la génération suivante leur patronyme. Les d’Ysia ou d’Yze portent : D'argent au lion de gueules et une bande d'azur brochant sur le tout, chargée en chef d'une fleur de lys d'or et sont seigneurs de Rosans, coseigneurs de Seyssins. Le testament de noble Jean Mouttet, plus jeusne, ... institue Jean Mottet, son fils aisné, et faict des légats à Martin et Rostang, ses autres enfans, auxquels il substitue, en cas de décès, Jean et Guilhen, ses frères, du 9 juin 1561, receu par me Teissier, notaire. Après son décès un inventaire des biens de noble Jean, le petit, faict à la requeste de demoiselle Guillaume d'Ize, sa vefve, par lequel apert qu'icelluy Jean, le jeusne, a laissé quatre enfans, scavoir : Jean, Martin, Rostang et Louis et que Jean et Guilhaume, frères du susdit deffunct, ont esté appelés pour estre tucteurs desdits pupilles, comme oncles paternels d'iceux, du 9 juin 1561, signé Demousac, notaire et greffier de la cour royalle de Tarascon.


XIIC. De Martin, Rostang et Louis, enfants de Jean Mottet, le jeune et Guillaume d'Ize, nous savons juste qu’ils sont nés après 1545 et encore en vie en 1561. Marie Mottet se marie le 19 mars 1585 à Laurent Arvieux. Leur petit-fils,Laurent d’Arvieux, est reçu chevalier des Ordres de Notre-Dame du Mont-Carmel & de Saint Lazare de Jérusalem, le 22 Avril 1637. Il est envoyé par le roi à la Porte Ottomane, et auprès de plusieurs autres puissances pour des affaires importantes, dont il s'acquitta avec succès. II a laissé desMémoires de ses Voyages du Levant et de ses négociations pour le service du roi. Seule la vie de Jean de Mottet de Molières(1545-1607) nous est connue. Il est sieur de Molières et un homme d'armes de la compagnie d'ordonnance du comte de Tende l'an 1582. Nous avons le mariage de Jean de Motet, sieur de Molières, escuyer, fils de noble Jean de Mottet et de la demoiselle d'Ize, avec demoiselle Marie de Raoulx, du 9 novembre 1584, signé Thoro, notaire [21]. Cette famille Raoulx est sortie, suivant La Roque, des Radulphe de Florence. Le nom primitif de cette famille est Raoux ou Raoulx. Son premier auteur, en Provence, Jacques Raoulx, vivait à la cour du roi René, et son petit-fils, Jean Raoux, fut taxé comme nouveau converti en 1512. Le père ce cette Marie est Charles de Raoulx, de Tarascon, qui a épousé Françoise de Leotaud. Les Raoulx portent : D'or, à la croix pattée de sable, bordée de gueules. L’hôtel de Raoulx-Laudun est situé dans le quartier de la Condamine, est occupé par une seule famille, les Raoulx ou Raousset, qui ont eu la volonté de marquer le paysage urbain tarasconais en organisant autour de la place de la Condamine une enfilade de maisons imposantes. Cette famille possède également à cette époque l’hôtel Raoulx de Mauléon, et l’hôtel de Raoulx, dit aussi hôtel de Liman, de Seillons ou de Barberin. Jean de Mottet vit à Marseille de 1573 à 1607 et rédige son livre de raison [30]. Un certifficat du trézorier payeur de la compagnie d'hommes d'armes du sieur comte de Tende, nous montre que Jean de Mottet, sr de Mollières, a esté archer de ladite compagnie et couché sur le rolle du roy, du 2 mars 1582. Nous avons aussi une sauvegarde de M. le duc de Montmorency en faveur de Jean de Mottet, sieur de Mollières, du 8 juillet 1586. En 1591, le Conseil délibère de faire une trêve avec les ennemis pour procéder aux semailles. La ville ne pouvant subvenir aux grandes dépenses : logement des gens de guerre, réparations aux fortifications, députe auprès du Roi les sieurs de Mottet et de la Grange pour obtenir des soulagements.


XIIIC. Le fils de Jean de Mottet de Molières et de Marie de Raoulx, noble Rostaing de Mottet, escuyer, se marie avec demoiselle Jeanne de Georges, du 6 novembre 1609, signé Russel, notaire de Nîmes. Un passeport du prince d'Orange et congéest donnéà Rostaing de Mottet pour avoir bien servy aux provinces unies du pays, dans la compagnie de M. de Chastillon avec son congé, des 12 et 13 juin 1609 [21]. Jeanne de Georges est la fille dOlivier, seigneur de Fons-sous-Loussan, en Languedoc, habitant de Marguerittes. Les Georges portent : De gueules, à une fasce d'argent, chargée d'un coeur de gueules, accompagné de 3 étoiles d'argent et figurent dans le Grand Armorial de Jougla de Morenas etRaoul de Warren, ancien Président de l'Association d'Entraide de la Noblesse Françaises, cousin des Mottet. Nous avons aussi Jacques de Georges, cité le 28 octobre 1547 dans l’Histoire des chevaliers hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, de Vertot. Ils ont deux fils :


XIVC. Jean de Mottet est chevalier hospitalier de Saint-Jean en 1628 à Arles [31]. Il porte : D'azur à trois bandes d'argent, au chef cousu de gueules, chargé de trois lozanges aussi d'argent, selon l’Histoire des chevaliers hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, de Vertot. C’est le blason des Mottet en Provence, sauf ceux de Marseille. Nous avons les preuves de chevallier de noble Jean de Mottet, fils de Rostain, de l'année 1627 [21]. Dans un extraict de la bulle du grand maistre, on lit : portant provision de la commanderie de Bourdeaux, en faveur de Jean de Mouttet, chevallier de l'ordre Saint Jean de Hierusalem, du 25 mars 1665 [21]. Jean de Mottet est commandeur de Bordeaux, comme son ancêtre Galiot de Mottet, mais aussi de celle de Valence, en Dauphiné, depuis 1655 [32]. Dans un bail à ferme du 20 mai 1669 apparaît un fondé de pouvoirs de Jean de Mottet, toujours commandeur du Temple de Bourdeaux. Il est maintenu dans sa noblesse le 17 septembre 1671, comme ses cousins et son frère.</p>

Celui-ci, Olivier de Mottet a un passeport et congé du sieur de Vitry, capitaine d'une compagnie au régiment de Garde du roy, en faveur de Mottet, l'un de ses soldats, du 3 septembre 1630. Une requeste est présentée à M. de Vitry par Olivier de Mottet, capitaine d'une compagnie de milice pour avoir congé, n'ayant plus de soldats, avec l'ordonnance au bas de M. le mareschal de Vitry, du 17 janvier 1636. Nicolas de L'Hospital (1581-1644), marquis de Vitry est plus connu sous le nom de maréchal de Vitry. Des lettres du roy portent provision d'une charge de capitaine au régiment du sieur comte de Roussillon en faveur d'Olivier Mottet, du 25 febvrier 1638, signées Louis et, plus bas, par le roy, Sublet, scellées [21]. Nous avons aussi un congé de M. le comte d'Harcourt, pour deux mois, en faveur du sieur de Mouttet, capitaine au régiment de Roussillon, du 28 novembre 1640. Puis l’année d’après une sauvegarde donnée par M le prince de Condé au sr de Mottet, touchant le logement des gens de guerre, en ses maisons et metteries, du 2 avril 1641. Une autre sauvegarde du roy est en faveur du sr Olivier de Mouttet, capitaine au régiment de Roussillon, dudit jour 2 avril 1641. En 1651 il est consul de Tarascon et donne en tant que tel une attestation à un certain Victor Archives capucines, Henri de Grèzes, Le couvent de Tarascon, 1894

Le 5 janvier 1652, 0livier signe un autre document en tant que consul de Tarascon. Des lettres de son altesse de Mercoeur permettent au sieur de Mouttet, pour aller au devant du roy, du 27 décembre 1659.Noble Olivier de Mottet, escuyer, fils de noble Rostaing, se marie avec demoiselle Jacquette de Goson, du 19 juillet 1660, signé Gardel, notaire [21]. Jacquette de Gozon de Montmaur, fille de Jean de Gozon et d’Isabeau de Montmaur est d’une famille d’ancienne noblesse du Rouergue. Outre Dieudonné de Gozon, grand-maître de Rhodes, cette famille compte de nombreux chevaliers de Malte, dont Dieudonné de Gozon de Montmaur en 1654.

Selon le Dictionnaire de la noblesse, Olivier à une fille qui se marie avec Charles Felix de Gallean, fils de Louis, baron de Vendenes, chevalier de Malte en 1620, puis Premier Consul d'Avignon et de Jeanne de Séguin-Vassieux.


Jeanne de Mottet, fille d’Olivier de Mottet et de Jacquette se marie, le 23 septembre 1686 avec Paul François II de Robin, seigneur de Beauregard et coseigneur de Barbentane, fils d’Antoine de Robin et de Matheline de Clémens-Ventabren. Il est chevalier de Malte en 1670 [33]. Les Robin portent :Fascé d'or, et de gueules, de 4 pièces d'or chargées de 3 merlettes de sable, à 2 et 1 (PIT I-244, III-84). Leur ancêtre, Pierre Robin, d'Angers, passe d'Anjou en Provence, à la suite du roi René d'Anjou dont il est le premier médecin. Il est noble en1479, puis seigneur de Barbentane en 1482. Ils ont quatre enfants, dont* Henri Joseph de Robin (1712-1764), seigneur de Beauregard et marquis de Barbentane, qui est reconnu au berceau commandeur de l'ordre de Malte. Il se marie avec Jeanne Françoise de Faucon (soeur de la marquise de Giraud et de la marquise de la Tour-Saint-Paulet).</p>

* Leur fils, Étienne Claude de Robin (1764-1827), chevalier de Beauregard et marquis de Barbentane, reçu chevalier de Malte en minorité, fait la campagne d'Amérique, est nommé capitaine des vaisseaux du roi et chevalier de Saint-Louis. Il émigre, et sert, comme son frère, dans l'armée de Condé. Rapatrié en 1800, il épouse, en 1807, Antoinette de Giraud (1788-1847), fille du marquis de Giraud, sa cousine.

  • Parmi leurs trois enfants, Étienne Léon de Robin, marquis de Barbentane, conseiller général et maire de Barbentane, est connu par le congrès sanitaire international de 1852, dont il a été le principal promoteur, et par sa conduite énergique durant la crise de décembre 1851, double fait pour lequel il est décoré de la main même du prince-président. Il s'est marié, en 1835, avec la sœur du général et ministre Gaston de Galliffet, dernier prince de Martigues, ami d’Ernest de Rambaud, descendant pas sa grand-mère, Agathe de Rambaud des Mottet et des Rambaud, sa famille, qui vit pendant deux générations à Martigues.


Claude le jeune Mottet (1560-1600), fils de Jean le vieux de Mottet XIA et Anne de Grille vient de Provence s'établir à Paris, en 1586. Il a au moins deux fils, dont Jean Motet qui est le premier Mottet né en Ile-de-France. Il devient franc-archer des compagnies d’ordonnance en 1595. Et cela donc peu de temps après que l'édit de 1579 qui crée ces compagnies d'ordonnance et déclare que nul ne pourra être archer s'il est noble de race [34]. Cette manière de se maintenir noble est seulement tolérée et ne doit être acceptée qu'autant que la famille qui s'en prévaut jouit d'une ancienne possession d'état. Jean épouse Nicole Gosset, fille d’un avocat à la maîtrise des eaux et forêts de Villers-Cotterets en 1558, ancêtre de Racine et de Lavoisier [35]. Noël Motet, frère de Jean, s’installe à Mantes et est prévôt de la connétablie. Ce Noël Motet est le père de Christofle Mottet, conseiller du Roy et bailli de Mantes, cité en 1671, 1675, 1681 et 1685 et le grand-père de Salomon Mottet, conseiller du roy au baillage et siège présidial de Mantes (voir aussi Mottet–Mantes, Armorial de la généralité de Paris, Par Charles d' Hozier), dont le fils unique est vicaire. La descendance de Jean Motet et Nicole Gosset s’installe à Mantes, oùLouis Mottet, trisaïeul d'Agathe de Rambaud, est contrôleur des finances, d'après Filiations bretonnes d'Henri de la Messelière. Nous les retrouvons au niveau de l'article



Descendance d'Halduin Motetus Modifier

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Blason mottet borricand

Blason Mottet médiéval (Dauphiné-Provence)

A Faucon il existe encore en 1783 un oratoire où Jean de Matha ou Mota (1160-1213) prie. Il s'appelle l'oratoire de saint Michel, car son aïeul et celui de tous les Motet/Mota a nom Michel[27].


Halduin Motetus (ca 1030-après 1060)



NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. Giulio Cipollone, L'Ordre de la Sainte Trinité et de la rédemption des captifs (1198), les Trinitaires dans le Midi, dans Cahiers de Fanjeaux : "Islam et chrétiens du Midi" (XIIe- XIV s.), 1983, p.135-156.
  2. Histoire Géographique, Naturelle, Écclésiastique Et Civile Du Diocese D'Embrun, Volume 1, 1783, p.383.
  3. Histoire générale de Provence, Papon, Jean-Pierre, Moutard Paris,1786, p. VII.
  4. Actes de la famille Porcelet d'Arles, 972-1320, Volume 27 de Collection de documents inédits sur l'histoire de France: Série in-80, Martin Aurell, Comité des travaux historiques et scientifiques - CTHS, 2001, p.662.
  5. Mémoires historiques et critiques, sur l'ancienne république d'Arles, Louis Mathieu Anibert, François Seguin, A. Raspal, François Seguin, 1781, p.255.
  6. The Hospitallers and the Holy Land: Financing the Latin East, 1187-1274, Judith Bronstein, Boydell Press, 2005, p.152.
  7. The Hospitallers and the Holy Land: Financing the Latin East, 1187-1274, Judith Bronstein, Boydell Press, 2005, p.152.
  8. Bertrand Chicholet, ou Manosque en 1357, Arnaud, Camille (1798-1883), Arnaud (Marseille), 1861, p.64.
  9. Jérusalem d'Avignon au temps de la commune (1170-1250), Volume 63 de Documents, études et répertoires - Institut de recherche et d'histoire des textes, Claude-France Rochat-Hollard, CNRS éditions, 2001, p.256.
  10. The Central Convent of Hospitallers and Templars: History, Organization, and Personnel (1099/1120-1310), Volume 50 de History of Warfare, Jochen Burgtorf, BRILL, 2008, p.630.
  11. Livre des privilèges de Manosque: cartulaire municipal latin-provençal (1169-1315), Camille Chabaneau, Z. Isnard, H. Champion, 1894.
  12. Domus Templi in Provincia
  13. The Hospitallers and the Holy Land: Financing the Latin East, 1187-1274, Judith Bronstein, Boydell Press, 2005, p.161.
  14. LES TEMPLIERS DE LA PROVENCE A LA TERRE SAINTE : MOBILITÉ ET CARRIÈRES (XIIE- DÉBUT XIVE SIÈCLE), Damien Carraz.
  15. The Central Convent of Hospitallers and Templars: History, Organization, and Personnel (1099/1120-1310), Volume 50 de History of Warfare, Jochen Burgtorf, BRILL, 2008.
  16. Etat de la noblesse dans la Provence, par l'abbé Robert de Briançon, p.41.
  17. [http://www.nemausensis.com/Nimes/templiers/Barbentane-Liviers.pdf COMMANDERIE DE SAINT-JEAN DE BARBENTANE, Dossier réalisé par Philippe Ritter et Georges Mathon] (Chailan, page 323).
  18. Enquêtes sur les droits et revenus de Charles Ier d'Anjou en Provence, 1252 et 1278, Collection de documents inédits sur l'histoire de France. Série in 40, France Comité des travaux historiques et scientifiques, Édouard Baratier, Bibliothèque nationale, 1969, p.480.
  19. Enquêtes sur les droits et revenus de Charles Ier d'Anjou en Provence, 1252 et 1278, Collection de documents inédits sur l'histoire de France. Série in 40, France Comité des travaux historiques et scientifiques, Édouard Baratier, Bibliothèque nationale, 1969, p.336.
  20. Enquêtes sur les droits et revenus de Charles Ier d'Anjou en Provence, 1252 et 1278, Collection de documents inédits sur l'histoire de France. Série in 40, France Comité des travaux historiques et scientifiques, Édouard Baratier, Bibliothèque nationale, 1969, p.340.
  21. L'Intendance de Provence à la fin du XVIIe siècle: édition critique des mémoires "pour l'instruction du duc de Bourgogne", Volume 29 de Notices, inventaires et documents - Comité des travaux historiques et scientifiques, Section d'histoire moderne (depuis 1715) et d'histoire contemporaine, Pierre Cardin Le Bret, François Xavier Emmanuelli, Bibliothèque Nationale, 1980. p.279.
  22. Actes de la famille Porcelet d'Arles, 972-1320, Volume 27 de Collection de documents inédits sur l'histoire de France: Série in-80, Martin Aurell, Comité des travaux historiques et scientifiques - CTHS, 2001, p.662.
  23. Histoire générale de Provence, Papon, Jean-Pierre, Moutard Paris,1786, p. VII.
  24. Actes de la famille Porcelet d'Arles, 972-1320, Volume 27 de Collection de documents inédits sur l'histoire de France: Série in-80, Martin Aurell, Comité des travaux historiques et scientifiques - CTHS, 2001, p.181.
  25. Histoire générale de Provence, T2, Papon, Jean-Pierre.
  26. The Hospitallers and the Holy Land: Financing the Latin East, 1187-1274, Judith Bronstein, Boydell Press, 2005, p.152.
  27. Histoire Géographique, Naturelle, Écclésiastique Et Civile Du Diocese D'Embrun, Volume 1, 1783, p.383.
  28. Procès-verbaux des preuves des chevaliers


p style="margin-top: 0px; margin-bottom: 9px;">1. Louis Bassette, Les du Mottet, seigneurs de Séchilienne, Bulletin de l’Académie delphinale, 1938 et 1939, p.38 et suivantes ou Dictionnaire historique, chronologique, géographique, généalogique, héraldique, juridique, politique et botanographique du Dauphiné, de Guy Allard, E. Allier, 1864, Vol. 2, p.606 et f° 335, Bibl. de Grenoble, U465.</p>

2. Roman, Joseph (1840-1924), Sigillographie du diocèse d'Embrun, p. 81.

3. Mémoires historiques et critiques, sur l'ancienne république d'Arles, Louis Mathieu Anibert, François Seguin, A. Raspal, François Seguin, 1781, p.255.

4. Archiv für Musikwissenschaft, Volumes 16 à 17, Periodicals in musicology: German periodicals, 1869-1943, Fürstliches Institut für Musikwissenschaftliche Forschung (Bückeburg, Germany), Franz Steiner, 1959.

5. La poésie lyrique des troubadours, Alfred Jeanroy, Slatkine, 1998.

6. Bibliothèque de l'Ecole des chartes, de Société de l'Ecole des chartes, Librairie Droz, 1840, t.1, p.161.

7. Les derniers troubadours de la Provence: d'après le chansonnier donné à la Bibliothèque impériale, de Paul Meyer, publié par Librairie A. Franck, 1871, p.431.

8. Bibliothèque de l'École des chartes, 1869, page 462.

9. Les derniers troubadours de la Provence: d'après le chansonnier donne à la ..., de Paul Meyer - 1871 - page 37.

10. Recherches linguistiques sur les chansonniers provençaux, p.224.

11. Mémoires, Académie de Nîmes, 1864, p.214.

12. Mémoires et documents de Société de l'Ecole des chartes, Société de l'Ecole des chartes, 1908, page 428.

13. Templiers et hospitaliers en Quercy: commanderies et prieures sur le chemin ... Jacques Juillet - 1999, page 140.

14. Histoire civile, ecclésiastique et littéraire de la ville de Nismes. Suivie de dissertations sur ses antiquités & sur son histoire naturelle, de Léon Ménarf, 1758, p.627.

15. L'Ordre du Temple dans la basse vallée du Rhône: 1124-1312 : ordres militaires, croisades et sociétés méridionales, Damien Carraz, Alain Demurger, universitaires de Lyon, 2006, p.302.

16. Cahiers d'histoire et d'archéologie, 1934, page 34.

17. Bulletin archeologique / France. Comite des travaux historiques et scientifiques - Page 347.

18. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790: Gard, Edouard Bondurand, 1894, page 185.

19. Inventaire-sommaire des Archives départementales de Vaucluse: série G - Page 129, 1954.

20. Avignon au XIIIe siècle: l'évêque Zoen Tencarari et les Avignonais, Léon-Honoré Labande - 1975, Page 243.

21. Mémoires de l'Académie de Nîmes, de Académie de Nîmes – 1890, page 169.

22. Ménard, Histoire de Nîmes, tome I, page 363.

23. Les châteaux du Gard: du Moyen Age à la Révolution, de Marthe Moreau, Henry Ayglon - 1997 - page 109.

24. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790: Gard, Edouard Bondurand, 1894, page 185.

25. L'Etat de la Provence, Dominique Robert de Briançon, v.2, p. 525.



20. Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence ; de Artefeuil, Louis Ventre, 1901, Page 108, Mottet (à Tarascon). - II : 172, 330. IV : 118.

21. Les Maintenues de noblesse en Provence, par Belleguise (1667-1669) / Baron Du Roure, Impr. générale du Sud-Ouest, 1923

22. Histoire de la première croisade, Jean F. Peyre, Durand, 1859, p.248.

23. Inventaire-sommaire des archives départementales antérieures..., 1865-1892, C1706.


24. Toulon, porte du Levant: par le contre-amiral (R) Lepotier, 1972, page 91 et Revue des sociétés savantes des départements, Comité des travaux historiques et scientifiques, 1889, p.436 et 438.

25. Bulletin de la Société des amis du vieux Toulon, v.1-3 1924-1926, p.74.

26. Revue des sociétés savantes des départements, de France, Comité des travaux historiques et scientifiques, Ministère de l'éducation nationale, France - 1879- page 438.

27. Table du marquis de Boisgelin, AD Marseille, 373E-187 141 et Le nobiliaire universel: ou, Recueil général des généalogies historiques et véridiques des maisons nobles de l'Europe, Ludovic de Magny, Institut Héraldique, 1888, vol. 19, p.14.

28. La France et la Méditerranée: vingt-sept siècles d'interdépendance, Irad Malkin, Brill, 1990, p.136.

29. 390E-136 1290.

30. AD 13, 3 E 107, Lieu de conservation : Archives départementales des Bouches-du-Rhône Origine : Jean de Mottet, Informations sur le traitement GDR.)

31. L'ordre de Malte dans la ville d'Arles, de Marcelin Chailan - 1908 - 387 pages, p. 69.

32. Bulletin et mémoires - Page 66, de Société archéologique de Bordeaux, Société archéologique de Bordeaux - 1925

33. Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence, de Artefeuil, Louis Ventre, p.330.

34. Dictionnaire de la conversation et de la lecture : inventaire raisonné des notions générales les plus indispensables à tous, William Duckett, Michel Lévy Frères, 1853, vol. 1, p.757.

35. Père d’Anne et Marguerite Gosset, ancêtres de Lavoisier et de Racine (source Héraldique et Généalogie et Jean Racine et sa descendance d'Arnaud Chaffanjon 1964; article Racine et sa famille à La Ferté Milon de Maurice Henriet).

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