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Les Forest, des monnayeurs

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                         Les Forest, des monnayeurs


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Hotel des Forest-Coppe à Romans, connus sous le nom de ses bâtisseurs, les Clerieu.

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Atelier monétaire à la Renaissance.

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Les Forest-Coppe habitent d'abord la maison La Principale, rue de la Pêcherie.

Le nom francisé est Forest, le nom latin Foresii[1], mais ils sont surnommés Coppe. Cette maison est fort ancienne dans Romans-sur-Isère. Elle porte le surnom assez bizarre de Coppe ou Cop, lequel probablement n'a pas été donné à quelqu'un de ses ancêtres, qui a rempli les fonctions de manillier du Cop[2]. Coppe est le pluriel de la coppa, spécialité charcutière d'origine italienne et corse, et cette famille à des liens avec Florence[3]. Autre origine possible, cuppa, dodu en wallon[4] et on les retrouve à Douai et Namur.

Antoine & Pierre de Forest, maîtres de la monnaie de Romans en 1445 forment deux branches. Celle des seigneurs de Blacons & de Monjoux tombe en quenouille vers 1640 par les trois filles d'Alexandre de Forest-Mirabel : Diane, mariée à François de Tholon, seigneur de la Laupie ; Isabeau, femme de Louis de Sillol, & Jeanne, femme de Pierre Armand, baron de Luz.

Celle des seigneurs de la Jonchère prend fin par Gabriel de Forest, seigneur de la Jonchère, qui ne laisse qu'une fille nommée Isabeau, mariée à René du Puy (1602-1659), seigneur de Montbrun[5], seigneur de Villefranche et de La Jonchère. Il est le fils d'un conseiller d'Etat, général de cavalerie protestante du Languedoc. Ces ces derniers Forest sont protestants.

Blason : Palé d'argent et de gueules de six pièces; au chef d'or.

François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois écrit en 1771 :

La Maison de Forest en Dauphiné, étoit d'ancienne Noblesse, & s'est éteinte par la mort d’Alexandre De Forest, Seigneur de Blacons, Mirabel, &c. qui ne laissa de Marguerite de la Tour-Gouvernet, fa femme, que trois filles, dont l'aînée appelée Isabeau De Forest, fut mariée à Jean d'Armant, Baron de Lus, auquel elle porta les biens de fa Maison, que possèdent aujourd'hui Messieurs de Blacons ses descendans ; la seconde, appelée Lucrèce De Forest, se maria à Pierre de Pellegrin, Seigneur de la Bastide-Goudarguez ; & la troisième, nommée Jeanne De Forest, eut pour mari François de Tholon-Sainte-Jealle, dont la fille unique, Marguerite de Tholon-sainte-jalle, épousa François de Lers-de-Jony, Seigneur de Pennes, Barnave, Piégrot, Aubenas, Saint-Médard, la Clastre, &c. habitant de Crest en Dauphiné[6].

Par contre, il affirme :

Elle possédoit, dès l'an 1100, la Comté de la Jonchere en Dauphine, Saint-Privas en Vivarais, la Baronnie de Blacons, Pontoja, Condillac, Saint-Marcel, &c[7].

Mais c'est faux, comme leurs origines comtes de Forez. Cette famille n'est d'ailleurs pas originaire du sud-est de la France, mais des Flandres et peut-être de Florence[8].



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Romans, l'Isère.




DES MONNAYEURS Modifier

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Le seigneuriage Modifier

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La ville de Douai se développe à partit du portus qui présente, dès le IXModèle:Exp siècle, 6 à 8 parcelles de terrains comprenant hangars-dépôts, des maisons d’habitation, des épiers (greniers), granges et bâtiments d’artisans (potiers, cordonnier, brasserie…).

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Le comte de Flandre, Gui de Dampierre.

Les membres de cette famille sont à l'origine monnayeurs, comme saint Eloy ou Jacques Cœur . La corporation des monnayeurs est complètement fermée : les fonctions sont héréditaires... Originaires de Romans ou des environs, et de la corporation des monnayeurs, les Forez ou Forest-Coppe vont posséder Condillac, selon l'Inventaire de la Chambre des Comptes de 1447.

Le droit de battre monnaie apporte en général à celui qui l'exerce un certain bénéfice. Ce bénéfice est connu sous le nom de seigneuriage. Une part en revient aussi à celui qui est le fermier du seigneur de la terre, nous voulons dire le maître de la monnaie. Celui qui possède ce titre et en exerce les fonctions est souvent quelque Italien voyageant avec plusieurs compagnons ou, si on veut, ouvriers ; l'art monétaire étant cultivé en Italie presque exclusivement, c'est de l'Italie que sortent la plupart des maîtres de la monnaie. On fait marché avec l'un d'eux pour qu'il batte une certaine quantité de monnaie, et, la besogne faite, il va porter son industrie un peu plus loin, et ainsi de suite. Voilà ce qui explique, jusqu'à un certain point, comment tant de petits Seigneurs ont leur monnaie[9].

L’office de monnayer est héréditaire et les soutiers des monnaies forment des corporations, sous les noms de Serment de l’Empire, Serment de France, Serment de Toulouse...

Les titres des hospices de Douai nous apprennent qu'en 1282, un monnayeur, nommé Gillon Forest, demeure à Douai, et que Guy de Dampierre, Comte de Flandre (1279-1305), le nomme pour Namur en vertu du droit qu'il a, à cause de sa seigneurie de mettre un ouvrier et un monnayer quand il commence à faire battre de la monnaye en ses terres[10].

Le 29 avril 1297, ce même Comte Guy accorde à ses monnayeurs les mêmes privilèges qu'en France. La monnaie de Douai est encore en activité en 1298, et notre maître de la monnaie a pu jouir de ces privilèges[11].

Nous avons néanmoins à Namur un Jehan du Forest en 1444[12], qui a une descendance.



L'atelier de Romans Modifier

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Pont de Romans et hôpital des Jacinières, en partie détruits par une révolte en 1282.

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Le Prince, Guigues VIII (1309-1333), tenant un sceptre, assis entre quatre dauphins.

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Dauphin Humbert II de Viennois (1312-1355).

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Notice sur l'atelier monétaire de Romans.

Les plus puissants seigneurs de l'Empire s'arrogent tous les droits de la Souveraineté, y compris celui de battre monnaie. Ce privilège prend bientôt une telle extension que Frédéric II, roi des Romains, doit par un diplôme du mois de juin 1219, l'interdire à tous ceux qui n'y sont pas autorisés par des titres anciens. Le Dauphin Guigues l'a été en 1053 par Frédéric Ier lequel, en reconnaissance de nombreux services, lui a concédé le droit de battre monnaie dans la ville de Sézanne [13].

Les Dauphins donnent dans la suite de l'étendue à cette autorisation en établissant dans leurs états plusieurs autres ateliers où l'on fabrique la monnaie dite delphinale[14].

L'Archevêque de Vienne, en sa qualité d'Abbé de Romans, peut aussi faire frapper monnaie dans cette dernière ville, mais il doit dans ce cas obtenir le consentement du Chapitre de Saint-Barnard et lui abandonner la dîme du seigneuriage[15].

Très rapidement c'est le dauphin Guigues VIII (1309-1333) qui reprend cet atelier de Romans. Le 7 février 1327, Humbert Clavel, chanoine de cette ville, devient garde des monnaies delphinales et a pour aides Jacques de Die et Jean Coyratier. Il reçoit le compte à Grenoble de la fabrication confiée au Piémontais Bandarelli[16].

Il n'y a pas d'hôtel des monnaies proprement dit à Romans. Chaque maître particulier, nommé pour une période très variable, place son atelier dans un local convenable possédé ou loué par lui et qui probablement, à cause des dépenses faites pour l'approprier à sa destination, est utilisé successivement par plusieurs directeurs[17].

Dès que Humbert II (1312-1355) devient maître de la ville de Romans, il ordonne par sa charte de 1342 que l'on doit se servir uniquement de la monnaie delphinale. En conséquence, le 5 mars de cette année, il autorise Duranton du Pont en société avec Pierre Fabre et Sandre Dardayne à frapper de la monnaie à Romans[18].

Cette ville devient bientôt un centre de fabrication assez important pour être le siège de l'assemblée où doivent être rédigés et adoptés les statuts et règlements de la corporation des monnoiers' du Saint-Empire romain. En effet, le mai 1342, se tient à Romans, sous la présidence de Guillaume Vallet, prévôt général, un parlement des monnayeurs du serment de l'empire où se retrouvent trente et un procureurs ou délégués de dix-neuf ateliers[19].

Les monnayeurs du Serment de l'Empire forment une corporation fermée, sorte de caste nobiliaire et héréditaire, dotée par les Empereurs, les Dauphins et les rois de France d'une foule de concessions, de privilèges et de l'exemption de toute espèce de service militaire et de corvée. Sauf les trois cas de meurtre, de rapt et d'incendie, ils n'ont à répondre de leurs délits que devant leurs prévôts. Mais les maîtres et les officiers de la monnaie n'obtiennent pas l'exemption des tailles[20].



Les Forest-Coppe Modifier

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Blason Forest.

Les Forest-Coppe s'adonnent à l'industrie et aux spéculations financières. Ils sont banquiers des Dauphins, des Poitiers, de la ville de Romans[21] et entrepreneurs de travaux publics, auditeurs des comptes, maîtres de la Monnaie, etc. Comme ils sont associés entre eux, leurs établissements portent le nom collectif de la famille, tels sont la maison des Coppe, située à la place des Clercs, la chapelle des Coppe, dans l'église des Cordeliers, le domaine des Coppe, sur la commune de Chatuzanges, appartenant par la suite au marquis de Pizançon...

Reynier II, dit Cope, Coppe ou Coupe, est un personnage qui peut être considéré comme l'auteur d'une famille romanaise éteinte aux XVIModèle:Exp et XVIModèle:Exp siècles avec des hommes de guerre de renom, mais dont les membres, longtemps sont monnayeurs[22]. En 1363, les frères Reynier II et Simonet Fores habitent la maison La Principale. Ils cotisent 25 florins[23].



Reynier Forest (ca 1290-1345), dit Coppe Modifier

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Romans au moyen-âge.

Gillon Forest demeure à Douai. Guy de Dampierre, Comte de Flandre (1279-1305), le nomme pour Namur, maître des monnaies[24]. Il a des descendants à Namur.

Un fils s'installe à Florence et c'est de là que son petit-fils émigre pour Romans dans le Dauphiné[25].

Raynier Forest (ca 1290-1345), dit Coppe, est Florentin. Il n'est pas manillier du Cop, mais un riche bourgeois.

Sa fille,Méline, se marie avec Alexandre Dardayne, changeur, receveur général de Romans, d'origines lombardes. Leur descendant, Jean, est noble et marié à Étiennette de la Baume[26].

Le fils aîné de Raynier Forest, dit Coppe, Reynier II Forest, est considéré à tort comme la tige de cette puissante famille romanaise éteinte aux XVIModèle:Exp et XVIIModèle:Exp siècles. Ce bourgeois romanais est un homme rompu aux affaires et ses concitoyens utilisent plus d'une fois son expérience[27].

Le fils cadet de RAynier Forest, Simonet Forest dit Coppe (ca 1320-1385), n'est un personnage aussi important que son frère[28].



Reynier II Forest (ca 1310-1382), dit Coppe Modifier

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Humbert II présente son successeur le Dauphin Charles, fils aîné du duc de Normandie, le futur roi Charles V, ensuite de l'acte du transfert du Dauphiné à la France passé à Romans, le 30 mars 1349. Les Forest-Coppe sont certainement présents.

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Monnayeur.

Reynier II Forest (ca 1310-1370), dit Coppe, personnage important et riche, est imposé à une taille élevée de 25 florins. Il habite la rue Pêcherie (in Piscariâ), la maison La Principale[29].. Reynier II est Receveur des deniers de la ville de Romans en 1352 et encore trente ans après[30].

Les frères de Chevrières, maîtres de la monnaie delphinales, charge fort lucrative, sont remplacés, en 1362, par Reynier Forest, dit Coppe[31].

Sans cesse attaqué par le Chapitre, plusieurs fois supprimé par l’influence de ce corps puissant, le consulat de Romans-sur-Isère n’a, jusqu’à la fin du XIVModèle:Exp siècle, qu’une existence précaire et des lieux de réunion provisoires. A cette époque, il s’assemble modestement dans une chambre, meublée de quelques bancs et d’une table couverte d’un tapis, qu’il loue trois florins et demi d’or par an. En 1366, c’est dans la maison de Reynier Forest dit Coppe.

Reynier II est maître de la Monnaie lorsqu'il part de Romans-sur-Isère, le 3 août 1362, avec Raoul de Louppy, gouverneur du Dauphiné, pour servir en qualité de payeur de l'armée. A son retour, il achète, par acte du 12 juin 1363, du comte de Valentinois, la moitié du péage de Pizançon et de Chamagnieu pour la somme de 350 florins, témoignage irrécusable de sa grosse fortune[32].

Celle-ci s'accroît d'autant plus sensiblement, en 1364, qu'il est alors chargé de lever dans la province un subside de 6 gros par feu, pour la deffense du pais delphinal[33].

En un mot, ce bourgeois romanais est un homme rompu aux affaires et ses concitoyens utilisent plus d'une fois son expérience. Il figure notamment parmi les négociateurs du traité que les habitants de Romans font, le 10 juillet 1366, avec le gouverneur du Dauphiné, pour être maintenus dans leur exemption des droits de péage; et, premier consul en 1367 et 1374, il est surtout chargé de vérifier les comptes de ceux qui le remplacent dans le maniement des deniers communaux. Il est plusieurs fois receveur municipal de 1352 à 1382[34].

C'est un inamovible conseiller de l'Universitas entre 1368 et 1376[35].



Simonet Forest, dit Coppe (ca 1320-1385) Modifier

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Monnaie fabriquée à Romans du temps du Roi Charles VI (1368-1422).

Ce Reynier II Forest, est le frère aîné de Simonet Forest, marchand de draps, qui signe, le 15 mai 1355, le règlement pour la fabrication de la draperie. Il est élu consul en 1369[36].

Simonet acquiert, le 10 juillet 1370, par voie d'adjudication, la maîtrise de la Monnaie de Romans-sur-Isère en 1370, avec tous ses privilèges, honneurs, libertés et franchises et rend ses comptes en juillet 1385[37].

Au mois de juillet 1385, Jean de Mareuil, clerc du receveur général du Dauphiné, porte à Paris les boîtes des monnaies ouvrées à l’atelier de Romans-sur-Isère par Simonet Forest dit Coppe, maître particulier [38].

Le fils de Simonet Forest (ca 1320-1385), dit Coppe, Jehan lui succède[39].



Jehan Forest (ca 1350-1408), dit Coppe Modifier

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L'atelier du monnayeur.

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Château de Peyrins.

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Le péage de Pizançon et de Chamagnieu et le pont avec ses arches.

Jean Forest, son fils, est, à son tour, et pendant longtemps, maître ou directeur de cet atelier monétaire. Il figure, en cette qualité, aux parlements généraux du serment de l'Empire, à Romans-sur-Isère en 1384, 1390 et 1397, à Valence en 1388, 1392 et 1408. En 1400-1401, Jehan Coppe est maître particulier. Il l'est à nouveau du 1er septembre 1406 à 1408[40].

Nous avons une Intimation pour les syndics de Romans à noble Jean Forez, dit Cope, châtelain de Peyrins [41], des lettres patentes de 1366 et de 1400, sur la visite des chemins, l'entrée du bétail dans les vignes et les amendes encourues pour délits de pacage.

Jehan se pose en prêteur pour la noblesse en panne de numéraire[42].

Dans l’assemblée du parlement général du Serment de l’Empire tenue à Valence le 10 mai 1399, figurent les romanais Jean Forest, dit Cope. Noble Jean Forest, en 1399, restitue aux enfants de noble Jean Mercier, parti en expédition lointaine avec un maréchal de France, les biens que celui-ci lui a confiés, et servir de caution, en 1409, à noble Etienne Flamenc.

Jehan Coppe, fils de Simonet, rend à Louis II de Poitiers-Valentinois (1354-1419), en 1400, un chapeau d'or que le comte a engagé [43].

Jehan obtient, par adjudication, le 11 août 1401, la construction de la quatrième arche du pont de Romans sur l'Isère, moyennant 2.150 florins d'or[44]. Quittances par noble Jean Forez, dit Coppe, à Joffrey des Balmes et Guillaume Villars-Rebate, commissaire de l'œuvre du pont, de diverses sommes en déduction des 2,150 florins d'or convenus pour la construction d'une 4Modèle:Exp arche en pierres et des édifices contigus, savoir de 180 florins pour quartiers de tuf, certos quadros magnos tove, venus par eau, pour un engin ou grue, instrumentum fusteum vocatum engin seu grua, et un chariot à 4 roues, 200 florins des fermiers des commun et entrée du vin, etc. (11 août 1401)[45].

En 1402, il sert de caution à Étienne Priam, dit Flamige.

Ulysse Chevalier signale un Garin Faure, orfèvre en 1261, et un acte du 28 juillet 1344 relatif au remariage, ce jour-là, de la veuve de Guillaume Faure. L'existence, dans Romans, d'une rue importante appelée au XVModèle:Exp siècle carreria Garini Fabri en dit long sur la place occupée par cette lignée dans l'histoire et la mémoire collective de l'Université romanaise[46]. Jehan Forest (ca 1350-1408) se marie à Orfresome Faure. Ils ont trois enfants :

  • Etienne Forest, chanoine de la collégiale[47].
  • Pierre Forest dit Coppe
  • Antoine Forest dit Coppe, qui est l'ancêtre des Forest.



Antoine Forest de la Jonchère, dit Coppe (1390-1464) Modifier

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Escalier gothique construit par les Forest dans la Maison des Coppe (l'hotel Clérieu).

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Hotel de Clérieu, Maison des Coppe-Forest.

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Le château de la Jonchère.

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Représentation héraldique du dauphin Louis, futur Louis XI (vers 1450).

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Petit blanc de Romans du temps de Louis XI (1461-1483).

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Thibault de Blacons à la Bataille de Las Navas de Tolosa (1211).

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Ruines du château de Blacons et Mirabel.

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La Drôme à Blacons.

La bastide des Clérieu et la tour des Poitiers deviennent la maison des Coppe au XVModèle:Exp siècle. L'hôtel a une très belle cour intérieur avec notamment un escalier à vis de toute beauté. Celui-ci date du début du XVModèle:Exp siècle, la draperie romanaise s'exporte jusqu'au Proche-Orient et les riches marchands se font alors construire des hôtels particuliers en style gothique flamboyant un peu partout dans la cité. Antoine et Pierre Forest, fermiers de la monnaie de Romans-sur-Isère, ayant voulu, à ce titre et comme sauvegarde, mettre sur la porte de leur hôtel les armes du Dauphin, le Chapitre de Saint-Barnard les fait enlever en vertu d’une ordonnance du Juge royal rendue le 25 mai 1425[48].

Sentences de Guillaume Juvénal des Ursins, chevalier, seigneur de Treynel, lieutenant de Raoul de Gaucourt, qui fixe les tailles de nobles Pierre et Antoine Forez, dit Cope, frères, de 1412 à 1430, à 1.794 florins 1/2 ou 403 écus de 64 au marc, et de 1430 à 1434, à 240 florins, et mettant à la charge des communautés de Peyrins et de Romans la construction de la partie de muraille voisine de la maison de noble Jean Chabert, récemment tombée en ruines (1440)[49].


Pierre, son frère aîné, est notaire, châtelain de Pizançon en 1412, et consul de Romans-sur-Isère en 1443. On trouve une ordonnance de Pierre Forez, châtelain de Peyrins, pour rendre aux chemins leur largeur de 9 pieds, à celle de Chorache, etc. (1412). On a une vente par nobles Pierre Forez (Foresii), dit Coppe, à Guillaume Mercier, par Jean Chabert, Pierre de Lacour, Humbert Odoard, etc., à vénérables Jacques de Brine, Jean Arthod, François Duplastre, Jean Ollier, Jean d'Eschalon et François de Sicard, chamoines de Romans, de 15 florins de pension pour l'office de capiscol, de 23 florins 3 gros pour les grands anniversaires, etc., au prix total de 945 florins (1431)[50]. Le 31 juillet 1413 : Pierre Forest, dit Coppe, est maître particulier de la monnaie[51]. La Monnaie de Romans-sur-Isère est réaffermée à Pierre, le 11 novembre 1429‎[52].


Antoine, son frère, obtient, le 1er octobre 1438, des lettres qui lui confèrent l'office de garde de la Monnaie de Montélimar. Il est fermier de la monnaie de Montélimar en 1438, reconnu noble, le 25 mars 1446 par le Dauphin, depuis Louis XII. Il fournit avec Jacques, son neveu, au Dauphin, un dénombrement de tous les biens qu ils ont à Sauzet, à Baix et à Comps, en qualité d héritiers de Bertrand de Charrière. Il possède, en outre par indivis, la seigneurie et le château de la Jonchère, dont il prête hommage le 12 février 1447[53].

Jonchère: (Castrum Junchariae) ancien mandement de Beauregard, cité en 1334, joue un rôle de tour de gué sur l’Isère. Pendant le XIIIModèle:Exp siècle, le fief est partagé entre les Dauphins du Viennois et les Poitiers. Jean du Puy, fils de Aymard, seigneur de Peyrins vend en 1327, à Guigue VII, dauphin du Viennois, qui le revend à Girard de Ternieu, puis passe aux Montchenu et à Antoine Forest, maître de la monnaie de Romans. Il reste dans cette famille pendant deux siècles, jusqu'en en 1639[54]. Selon d'autres sources, lui et son frère, acquièrent, par échange, du seigneur de Montchenu, le château de la Jonchère et la parérie de Beauregard qu ils hommagent, le 10 septembre 1429. Ils sont reconnus nobles, le 25 mars 1446 par le Dauphin, depuis Louis XI, qui les exempte de la taille.

Le 26 août 1420, Antoine Coppe est nommé maître particulier de la monnaie. Le 18 mai 1425 la monnaie est affermée à Antoine Forest jeune, dit Coppe[55].

Les Dauphins et les rois de France en nommant les maîtres de la monnaie de Romans-sur-Isère stipulent quelquefois des obligations financières. Pierre et Antoine Forest dit Coppe, déjà nommés, obtiennent leur charge, le 12 mars 1422[56], à la condition de prêter au Dauphin, avant la fin du mois, 6.000 livres tournois, dont ils doivent se rembourser en prélevant le tiers du seigneuriage jusqu’à extinction de cette somme et des autres engagements dont le régent leur est redevable[57].

Antoine et Pierre Forest, fermiers de la monnaie de Romans-sur-Isère, sont remplacés par Pierre Fattet, adjudicataire de la Monnaie, qui les accuse d'être détenteurs de 800 marcs d argent. Ils obtiennent des lettres du régent, datées du 8 février 1421, qui annulent les poursuites dirigées contre eux, en considération des nombreux services qu ils ont rendus au prince.

Minutes de lettres du dauphin Louis (depuis Louis XI) nommant Antoine Forest dit Coppe, et Michel Fogace, maître particulier des Monnaies.

Procédures : pour noble Pierre Forez, dit Coppe, maître particulier, Jean de Maroil (de Marolio), Jean Chabert, gardes, Jean Perrin, essayeur, Pierre Odoard, Guillaume Gutuier, Guillaume de Pérone, dit de la Rivière, monnayeurs, Gibelin Rovoyre et Ponson Gay, prévôts des monnayeurs de Romans, devant Charrière, juge de la ville, contre les consuls, et conseillers, en exemption de tailles (1425)[58].


Arrêts du conseil delphinal rendus dans l'instance des Consuls de Romans contre nobles Pierre et Antoine Forez, dit Cope, frères, et contre Chabert, portant quod monetarii, operarii, garde et contregarde, habitatores dicti loci,subsidio novissime in loco Sti Marcellini de mense junii proxime lapsi, pro defensione hujus patrie levari ordinato contribuant et contribuere habeant adrationem numeri focorum in dicta revisione designatorum, et, pour en venir plus particulièrement aux intimés, il est dit que Pierre et Antoine Forez, dit Cope, n'exerçant par leur art de monnayeur, sans motif légitime, seront tenus de contribuer audit subside cum ceteris plebeis et popularibus, etc. (1433)[59].


Le 16 avril 1425 Guillaume Faure, leur aïeul, leur donne un moulin qu'il possède à la Presle[60].


Lettres de Louis, dauphin, données à Romans le 25 mars 1446, exemptant des aides, tailles et impôts Pierre et Antoine Forez, dits Coppe, monnayeurs, selon un extrait de Noble lignée et vivans noblement.


Enfin ils lèguent, lui et son frère, en 1450, une somme de 80 florins pour l'érection d'une chapelle dans l'église des Cordeliers, qu on appelle, du nom des fondateurs, la chapelle des Coppe[61].


Antoine Forest, dit Cope, est certainement marié à une Blacons et le père de :

  • Louis marié à Madeleine de Gaste de Luppé.
  • Bernard Forest de Blacons (1430-1480)


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Blacons.




LES SEIGNEURS Modifier

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Les Forest de Blacons Modifier

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Blacons et Mirabel.

Enrichis par ces diverses industries, les Forest dit Coppe achètent des fiefs, acquièrent la noblesse et s'allient à plusieurs grandes familles de la province : aux Vesc, aux Mirabel, aux Blacons, aux d'Armand, aux Latour-Gouvernet, aux d'Agoult, aux du Puy-Montbrun, etc. Cette puissante famille romanaise, éteinte aux XVIModèle:Exp et XVIIModèle:Exp siècles, fournit des hommes de guerre protestants de renom[62]. Ils se sont éteints dans la personne de la comtesse d'Andigné, née Onéide de Forest-Blacons, décédée à Fontainebleau, le 29 novembre 1879.

La famille Blacons tombe en quenouille, au XVModèle:Exp siècle, dans celle des Forest, et les enfants nés de cette union conservent les deux noms à peu prés synonymes.



Bernard Forest de Blacons (1430-1480) Modifier

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Les Priam se veulent descendants de Priam de Troie. Ils décorent leur château de Condillac avec des scènes de la vie de ce héros antique.

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Blason des Priam.

Bernard et Louis, fils d'Antoine, se partagent, en 1465. avec Jacques, fils de Pierre Forest, la seigneurie de la Jonchère sur Beauregard (Beauregard-Baret). Nous voyons, vers 1460, Antoine et Jacques Forez dits Coppe, oncle et neveu, seigneurs de la Jonchère et co-seigneurs de Beauregard, Meymans et Jaillans, affranchir de toute corvée Albert de Boisvieux.

Les Forez (Foresti ou de Foresio), appelés Forest Coppe par Guy Allard et l’Armorial de Dauphine, héritent en partie des Priam à la fin du XVModèle:Exp siècle, comme ils ont hérité des Blacons, au siècle précédent, par le moyen d’une alliance.

Bernard, damoiseau, épouse vers 1470 Isabelle de Priam et dispose de ses biens, en 1480, en faveur de Georges, son fils, qualifié seigneur de Blacons, dans plusieurs titres.

Les Priant ou Priam, seigneurs de la Laupie et Condillac, près de la ville de Montélimar, transportent le nom de ce dernier fief à la maison forte qu'ils construisent à une demi-lieue au midi de Clérieu[63]. Jacques de Priam, dit de La Garde, père d'Isabelle, est châtelain de Pisançon.

Jacques de Priam est venu de Flandre. A une époque où les Tournon se rattachent à Turnus, où les origines troyennes sont de mode dans les généalogies, les Priam prétendent descendre de leur homonyme, le dernier roi d'Iion, dont les infortunes sont représentées dans la grande salle de leur principal château. Le 17 février 1450, noble Jacques de Priam, dit de la Garde, de Clérieu, prête hommage au Roi-Dauphin pour ce qu'il possède en biens francs dans les mandements de Peyrins et de Beaumont[64]. Jacques de Priam dit aussi Flamige, de Romans, est nommé châtelain de Pisançon en 1442 et le 18 mai 14442, il rend hommage à Géraud de Crussol, évêque de Valence, pour la seigneurie de Condillac.

Son fils, Jean de Priam, seigneur de Condillac, vend, en 1475, à Isabelle de Poitiers, dame de Florensac, le four banal de Clérieu, distrait, nous ne savons à quelle époque, des droits du fief dominant. On trouve encore comme seigneurs de Condillac en 1499 Arnaud et en 1510 Jacques de Priam. En 1483, Arnaud de Priam, damoiseau (fils de chevalier), afferme des biens à Clérieu, en achète d’autres à Condillac et prend les qualifications de magnifique et puissant seigneur, en 1504. Condillac est acquis moyennant la somme, énorme pour ce temps-là, de 400 écus d'or et le droit de haute, moyenne et basse justice[65].


Damoiseau Bernard Forest de la Jonchère, dit Coppe (1430-1480) dispose de ses biens, en 1480, en faveur de Georges, son fils. Il a aussi au moins une fille avec Isabelle de Priam :

  • Georges Forest de Blacons (1460-1540), qui suit.
  • Catherine de Forest mariée en 1491 à Claude Rivière du Puget (1460-1536).



Georges Forest de Blacons (1460-1540) Modifier

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Blason des Revillasc.

Georges, fils de Bernard et époux d'Isabelle de Priam, devient seigneur de Blacons en 1480[66]. Il résulte de l’Inventaire de la Chambre des Comptes, que Georges, fils de Bernard Forez, vassal du roi-Dauphin, lui fournit, le 90 mars 1540, le dénombrement de ses biens comprenant la terre et seigneurie de Blacons avec toute juridiction, le douzain des fruits qui s’y récoltent évalué 15 charges de tous grains, 4 charges de blé pour fournage et chevalage, à raison de deux émines de blé et d’avoine par habitant faisant feu, la 18Modèle:Exp partie du vin du mandement, une corvée, 3 livres de rentes, le pulvérage et les herbages, plus à Sauzet, une maison avec jardin, 950 séterées de terre, 19 faucheurs de pré et 30 hommes de vigne.

Georges de Forest, dont nous retrouvons le nom dans le procès-verbal de la translation des reliques de saint Martin des Ormeaux en 1498.

La famille de sa femme, épousée en 1488, Catherine de Revillasc, est originaire du Piémont (Revigliasco) où naît, en l'an 1226, Teucy Etnisy de Revigliasco, le plus lointain ancêtre de Catherine. Elle est la fille de Jacques de Revillasc, fils de Gabriel (1406-1485), né à Aspres-sur-Buëch en 1427, qui y est décédé en 1485, à l'âge de cinquante-huit ans. À trente-quatre ans, il s'est marié en 1461 avec Cheyrine Sirène de Balbian, née en 1432, à Quiers, décédée après le 21 février 1511[67]. Les Balbian, Balbani, sont une grande famille à l'origine de marchands de Lucques. Niccolò Balbani (1522-1587), au siècle suivant comme les Forest se convertit au calvinisme. Il quitte l'Italie et s'installe à Genève, où il est pasteur et théologien.


Georges, seigneur de Blacons, et de Catherine de Revillasc ont au moins trois fils :

  • Jacques de Forest, fils de Georges, seigneur de Blacons, et de Catherine de Rouvillias, chevalier de Malte le 7 mai 1526[68].
  • Mathieu, héritier de Pierre et d’Antoine, est seigneur de Blacons, en 1547, écuyer en 1560 et capitaine de 300 hommes de pied en 1555. Il a pour enfants Pierre et Mathieu de Forest. Ce dernier est reçu chevalier de Malte en 1540[69]..
  • Pierre Forest de Blacons (1500-1570), qui suit.



Pierre de Forest (1500-1570) Modifier

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Baron des Adrets.

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Combat à la Porte Pannessac au Puy : Blacons est repoussé avec ses protestants.

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Blason des Vesc.

Pierre de Forest, frère de Mathieu, est connu sous le nom de Monsieur de Blacon du temps des Guerres en Italie et au début des Guerres de religion. Pierre de Forest de Blacons n'est autre que le fameux capitaine huguenot qui a passé sa vie dans les camps et dont Brantôme a fait l'éloge; les documents qu'on va lire le démontrent clairement. Brantôme parle de lui en ces termes :
Il y eut aussi Mr de Blacon, un vieux et très bon capitaine du temps passé, et qui avoit veu les croix rouges aussi bien que les blanches encores, mieux, car il avoit beaucoup frequenté les guerres espaignolles en Toscanne et ailleurs, et estoit un fort homme de bien. Il a laissé un filz, qui est aujourd'huy Mr de Blacon, gouverneur d'Orange, qui ne luy en doibt rien, tres bon et vaillant capitaine. Ce M. de Blacons, gouverneur d'Orange est Hector de Forest de Blacons, époux de Francoise de Mirabel; le testament de Jean, son frère aîné, nous a révélé le prénom du vieux et très bon capitaine, dont parle Brantôme. Pierre de Forest de Blacons servait en effet sous Monluc en Italie; il figure durant le siège de Sienne et il commandait une troupe à une sortie qui se fit le 25 décembre 1554. Il fut un des premiers à embrasser les nouvelles opinions, et des Adrets, qui le considérait comme un de ses meilleurs capitaines, le nomma en 1562 son lieutenant à Lyon et quelque temps après le donna pour otage des engagements qu'il prit avec le duc de Nemours. Lorsque le farouche baron eut abandonné la cause protestante, Blacons suivit Montbrun et prit part à l'expédition de Guyenne, en compagnie d'Hector de Forest, son fils, et d'André de Forest, son cousin, seigneur de la Jonchère. On le trouve au siège de Cognac et à la bataille de Montcontour. Monluc nous apprend qu'il fut tué en Saintonge, ce qui eut lieu peu après cette bataille. Il avait épousé Marie de Vesc, dame de Montjoux, fille et unique héritière de Pierre de Vesc, seigneur de Montjoux, mort dans les guerres de Naples en 1528. De ce mariage naquirent trois fils Jean, Hector et Paul[70].


Pierre épouse Marie de Vesc (1521-1586), fille de Jean, seigneur de Montjoux, et est père d’Hector et de Pierre II. La famille de Vesc est originaire de la Drôme provençale, depuis le XIModèle:Exp siècle, et ses membres sont seigneurs de Comps, Dieulefit, Béconne, Montjoux et Espeluche.Certains membres de cette famille ont participé aux premières croisades. Étienne de Vesc est un de Louis XI de France qui est le précepteur de Charles VIII. Il est à l'origine de l'intervention lors de la Première Guerre italienne (1494-1495 ).

Jean de Vesc, seigneur de Montjoux, est un des premiers partisans de la Réforme dans le Valentinois, est fils de Pierre de Vesc et de Charlotte d'Astoaud, et frère d'un capitaine Montjoux qui est tué par méprise, d'une arquebusade, au siège de la Mure, le 8 octobre 1580. Célibataire ou tout au moins sans enfants, ses biens passent au fils puîné de sa sœur, Marie de Vesc, femme de Mathieu Forest, seigneur de Blacons[71].

Pierre de Forest (1500-1570) et Marie de Vesc (1521-1586) ont plusieurs enfants, dont :


  • Pierre II de Forest (1535-1620) est monnayeur à Poitiers comme ses ancêtres. Les sources locales disent que c'est une famille que l'on trouve à Poitiers dès le XVIModèle:Exp siècle. Il se marie à Louise Ciquart de Boiscoutault, une protestante, qui hérite de la maison noble de Boiscoutault. La seigneurie appartient depuis le XVModèle:Exp siècle aux Ciquart[72]. Ils ont au moins deux filles :


    • Barbe de Forest (1550-1622), Dame de Boiscoutault (Chey, Deux-Sèvres). Son mari, Pierre Maubué est seigneur de la Touche, de la Libaudière, de la Vulpaudière, et de Boiscoutault. Les Maubué demeurent propriétaires de Boiscoutault jusqu'en 1786.
    • Judith de Forest (1545-1631) se marie à Joseph Le Proust (1530-1590), seigneur de la Sellonnière, élu en Poitou. Elle est déjà veuve et marraine à Saint-Cybard le 1er février 1592. Avant cela, le 14 février 1589, on a une sentence de Simon Le Blanc, Pierre Pidoux, Joseph Le Proust, Jean Du Rivau et Daniel Guygard, président et élus de Poitiers, rejetant la demande en décharge formée par Mathurin Boureau, contre les fabriqueurs et habitants de Clessé, et le maintenant sur les rôles de la grande taille de la paroisse, pour 3 écus, avec proportion pour les aides et crues[73]. Joseph Le Proust est un élu, c'est à dire un officier de l'Etat qui perçoit l'impôt dans les pays d'élection. Il n'a pas été élu, mais son père, Étienne-Jacques Le Proust de la Chauvière (1480-1541), a acheté cette charge. Il est apothicaire à Loudun (1528-1541)[74]. A partir de 1576, deux échevins gouvernent l'hôpital des pestiférés de Poitiers, mais, pendant l'épidémie de 1584-1586. Gaucher de Sainte-Marthe, son cousin, est seul à leur succéder. Il est remercié en 1587 du bon debvoir et office qu'il a faicts en lad. charge. Joseph Leproust, sr de la Sellonnière, élu pour le roi et bourgeois de Poitiers, le remplace jusqu'en 1592. Après lui, viennent de nouveau deux échevins auxquels s'adjoignent deux bourgeois, entre 1617 et 1621[75]. Judith de Forest (1545-1631) et Joseph Le Proust (1530-1590) sont les parents de :
    • Joseph Le Proust de La Sellounière (1560-1603), conseiller du Roy et élu de Poitiers, seigneur de La Sellounière, selon l'Inventaire analytique des archives du château de La Barre, d'Alfred Richard[76]. Il est veuf d'Anne Hébert (1553-1578), fille du maire de Poitiers, nommé Jacques Herbert, sieur de l'Isle, intérieurement huguenot, pendu car calviniste le 7 août 1562 et remplacé par le lieutenant de police.


  • D’après le marquis d’Aubais, le capitaine protestant connu sous le nom de Blacons doit être Jacques de Forest, seigneur de Blacons, reçu chevalier de Malte en 1540 avec Mathieu, son frère aîné. Il servoit sous Montluc, au siège de Sienne, et il commanda une troupe a une sortie qui se fit le 95 décembre 1554. Montluc dit qu’il mourut huguenot en Saintonge; ce qui ne peut être arrivé qu’après la bataille de Montcontour, puisqu’il y commandoit un régiment d’infanterie[77].


  • Mathieu de Forest.




Hector de Forest de Blacons Modifier

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Hector de Forest de Blacons, sur son cheval blanc, à la tête de la cavalerie, arrête l'effusion du sang dans Montélimar, repris aux catholiques, en 1591.

Hector de Forest, dit Mirabel, veuf de Françoise de Mirabel, s’unit, en 1599, avec Louise de Priam, et l’une et l’autre uniques héritières de leur maison, lui laissent leurs biens.

Alexandre, issu de la dernière alliance, prend tour à tour le nom de Forez de Mirabel et de Mirabel de Forest.


André-Balthasar d'Armand de Forest de Blacons est le dernier abbé commendataire de l'abbaye Notre-Dame d'Aunay

Le domaine de Sieyès a successivement appartenu à Léonard Cuchet, à sa fille Marie Cuchet, épouse de François des Alrics de Rousset, au fils de ceux-ci, Jean-François, marquis de Rousset, à la famille d'Armand de Forest de Blacons, à la famille de Vallier puis à celle de Plan de Sieyès de Veynes


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Un de leurs descendants par les femmes, Henri-François-Lucrécius d'Armand de Forest, marquis de Blacons, capitaine de dragons, Député de la noblesse de la province de Dauphiné.


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Oneïda La Forest de Blacons, épouse du général d'Andigné, pair de France.

Oneïda La Forest de Blacons (1798-1879), épouse du Général Louis d'Andigné (1765-1857), chef chouan, baron-pair de France en 1815, officier de la Légion d'honneur et commandeur de l'ordre de Saint-Louis est la fille de Henri François Lucretus d'Armand de La La Forest de Blacons, Marquis de Blacons et Député de la noblesse du Dauphiné aux Etats-Généraux de 1789. Ils ont une nombreuse descendance, mais la famille Forest est vraiment éteinte.



NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. Bourgeois, prêtres et cordeliers à Romans (v. 1280 - v. 1530): une société en équilibre, Volume 15 de Travaux et recherches, Centre Européen de Recherches sur les Congrégations et Ordres Religieux, Ludovic Viallet, Université de Saint-Etienne, 2001, p.263.
  2. Bourgeois, prêtres et cordeliers à Romans (v. 1280 - v. 1530): une société en équilibre, Volume 15 de Travaux et recherches, Centre Européen de Recherches sur les Congrégations et Ordres Religieux, Ludovic Viallet, Université de Saint-Etienne, 2001, p.263.
  3. Bourgeois, prêtres et cordeliers à Romans (v. 1280 - v. 1530): une société en équilibre, Volume 15 de Travaux et recherches, Centre Européen de Recherches sur les Congrégations et Ordres Religieux, Ludovic Viallet, Université de Saint-Etienne, 2001, p.263.
  4. Dictionnaire des noms de famille en Wallonie et à Bruxelles, Jean Germain, Jules Herbillon, Lannoo Uitgeverij, 2007, p.435.
  5. Armorial du Dauphiné, Gustave de Rivoire de La Bâtie, Perrin, 1867. p. 240.
  6. Dictionnaire De La Noblesse: Contenant les Généalogies, l'Histoire & la Chronologie des Familles Nobles de France, ..., Volume 3, François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois, 1771. p. 328.
  7. Dictionnaire De La Noblesse: Contenant les Généalogies, l'Histoire & la Chronologie des Familles Nobles de France, ..., Volume 3, François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois, 1771. p. 328.
  8. Bourgeois, prêtres et cordeliers à Romans (v. 1280 - v. 1530): une société en équilibre, Volume 15 de Travaux et recherches, Centre Européen de Recherches sur les Congrégations et Ordres Religieux, Ludovic Viallet, Université de Saint-Etienne, 2001, p.263.
  9. Recueil de monnaies: médailles et jetons, pour servir à l'histoire de Douai et de son arrondissement, Louis Dancoisne, A. Delanoy, Obez, 1836.
  10. Recueil de monnaies: médailles et jetons, pour servir à l'histoire de Douai et de son arrondissement, Louis Dancoisne, A. Delanoy, Obez, 1836.
  11. Recueil de monnaies: médailles et jetons, pour servir à l'histoire de Douai et de son arrondissement, Louis Dancoisne, A. Delanoy, Obez, 1836.
  12. Dictionnaire des noms de famille en Wallonie et à Bruxelles, Jean Germain, Jules Herbillon, Lannoo Uitgeverij, 2007, p.435.
  13. Notice sur l'atelier monétaire de Romans, Dr Ulysse Chevalier (1804-1893), impr. de J. Céas et fils (Valence) 1888.
  14. Notice sur l'atelier monétaire de Romans, Dr Ulysse Chevalier (1804-1893), impr. de J. Céas et fils (Valence) 1888.
  15. Notice sur l'atelier monétaire de Romans, Dr Ulysse Chevalier (1804-1893), impr. de J. Céas et fils (Valence) 1888.
  16. Notice sur l'atelier monétaire de Romans, Dr Ulysse Chevalier (1804-1893), impr. de J. Céas et fils (Valence) 1888.
  17. Notice sur l'atelier monétaire de Romans, Dr Ulysse Chevalier (1804-1893), impr. de J. Céas et fils (Valence) 1888.
  18. Notice sur l'atelier monétaire de Romans, Dr Ulysse Chevalier (1804-1893), impr. de J. Céas et fils (Valence) 1888.
  19. Notice sur l'atelier monétaire de Romans, Dr Ulysse Chevalier (1804-1893), J. Céas et fils (Valence) 1888.
  20. Notice sur l'atelier monétaire de Romans, Dr Ulysse Chevalier (1804-1893), J. Céas et fils (Valence) 1888.
  21. Revue Dromoise, Numéros 419 à 426, 1981.
  22. Dictionnaire biographique et biblio-iconographique de la Drôme : contenant des notices sur toutes les personnes de ce département qui se sont fait remarquer par leurs actions ou leurs travaux, avec l'indication de leurs ouvrages et de leurs portraits. Brun-Durand, Justin (1836-1910), H. Falque et F. Perrin (Grenoble), 1900-1901.
  23. Revue Dromoise, Numéros 419 à 426, 1981. P. 212.
  24. Recueil de monnaies: médailles et jetons, pour servir à l'histoire de Douai et de son arrondissement, Louis Dancoisne, A. Delanoy, Obez, 1836.
  25. Bourgeois, prêtres et cordeliers à Romans (v. 1280 - v. 1530): une société en équilibre, Volume 15 de Travaux et recherches, Centre Européen de Recherches sur les Congrégations et Ordres Religieux, Ludovic Viallet, Université de Saint-Etienne, 2001, p.263.
  26. Bourgeois, prêtres et cordeliers à Romans (v. 1280 - v. 1530): une société en équilibre, Volume 15 de Travaux et recherches, Centre Européen de Recherches sur les Congrégations et Ordres Religieux, Ludovic Viallet, Université de Saint-Etienne, 2001, p.263.
  27. Dictionnaire biographique et biblio-iconographique de la Drôme : contenant des notices sur toutes les personnes de ce département qui se sont fait remarquer par leurs actions ou leurs travaux, avec l'indication de leurs ouvrages et de leurs portraits. Brun-Durand, Justin (1836-1910), H. Falque et F. Perrin (Grenoble), 1900-1901.
  28. Bourgeois, prêtres et cordeliers à Romans (v. 1280 - v. 1530): une société en équilibre, Volume 15 de Travaux et recherches, Centre Européen de Recherches sur les Congrégations et Ordres Religieux, Ludovic Viallet, Université de Saint-Etienne, 2001.
  29. Revue Dromoise, Numéros 419 à 426, 1981. P. 212.
  30. Dictionnaire biographique et biblio-iconographique de la Drôme : contenant des notices sur toutes les personnes de ce département qui se sont fait remarquer par leurs actions ou leurs travaux, avec l'indication de leurs ouvrages et de leurs portraits. Brun-Durand, Justin (1836-1910), H. Falque et F. Perrin (Grenoble), 1900-1901.
  31. L’atelier monétaire
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  34. Dictionnaire biographique et biblio-iconographique de la Drôme : contenant des notices sur toutes les personnes de ce département qui se sont fait remarquer par leurs actions ou leurs travaux, avec l'indication de leurs ouvrages et de leurs portraits. Brun-Durand, Justin (1836-1910), H. Falque et F. Perrin (Grenoble), 1900-1901.
  35. Bourgeois, prêtres et cordeliers à Romans (v. 1280 - v. 1530): une société en équilibre, Volume 15 de Travaux et recherches, Centre Européen de Recherches sur les Congrégations et Ordres Religieux, Ludovic Viallet, Université de Saint-Etienne, 2001, p.263.
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  37. Romans - Archives monétaires
  38. L’atelier monétaire
  39. Bourgeois, prêtres et cordeliers à Romans (v. 1280 - v. 1530): une société en équilibre, Volume 15 de Travaux et recherches, Centre Européen de Recherches sur les Congrégations et Ordres Religieux, Ludovic Viallet, Université de Saint-Etienne, 2001, p.263.
  40. Romans - Archives monétaires
  41. Bourgeois, prêtres et cordeliers à Romans (v. 1280 - v. 1530): une société en équilibre, Volume 15 de Travaux et recherches, Centre Européen de Recherches sur les Congrégations et Ordres Religieux, Ludovic Viallet, Université de Saint-Etienne, 2001, p.263.
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  43. Revue Dromoise, Numéros 419 à 426, 1981.
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  45. SERIE DD - BIENS COMMUNAUX, EAUX ET FORÊTS, TRAVAUX PUBLICS, VOIRIE
  46. Bourgeois, prêtres et cordeliers à Romans (v. 1280 - v. 1530): une société en équilibre, Volume 15 de Travaux et recherches, Centre Européen de Recherches sur les Congrégations et Ordres Religieux, Ludovic Viallet, Université de Saint-Etienne, 2001, p.263.
  47. Bourgeois, prêtres et cordeliers à Romans (v. 1280 - v. 1530): une société en équilibre, Volume 15 de Travaux et recherches, Centre Européen de Recherches sur les Congrégations et Ordres Religieux, Ludovic Viallet, Université de Saint-Etienne, 2001, p.263.
  48. L’atelier monétaire
  49. Romans - Archives monétaires
  50. SERIE DD - BIENS COMMUNAUX, EAUX ET FORÊTS, TRAVAUX PUBLICS, VOIRIE
  51. Romans - Archives monétaires
  52. Jean Bouvier, Le Château de la Jonchère, ‎Bulletin de la Société Départementale d'Archéologie et de Statistique de la Drôme - 341e livraison -‎ Septembre 1961.
  53. Jean Bouvier, Le Château de la Jonchère, ‎Bulletin de la Société Départementale d'Archéologie et de Statistique de la Drôme - 341e livraison -‎ Septembre 1961.
  54. Jonchères
  55. Romans - Archives monétaires
  56. Romans - Archives monétaires
  57. Jean Bouvier, Le Château de la Jonchère, ‎Bulletin de la Société Départementale d'Archéologie et de Statistique de la Drôme - 341e livraison -‎ Septembre 1961.
  58. Romans - Archives monétaires
  59. Romans - Archives monétaires
  60. Morin-Pons, p. 243 Chevalier, Hist. des hôpit. de Romans, p. 272.
  61. Jean Bouvier, Le Château de la Jonchère, ‎Bulletin de la Société Départementale d'Archéologie et de Statistique de la Drôme - 341e livraison -‎ Septembre 1961.
  62. Dictionnaire Biographique de la Drome, Slatkine. p.337.
  63. Revue drômoise: archéologie, histoire, géographie, Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, 1870. p. 63.
  64. Revue drômoise: archéologie, histoire, géographie, Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, 1870. p. 63.
  65. Revue du Dauphiné et du Vivarais... Recueil mensuel historique, archéologique et littéraire 1879/09 (A3,N5)-1879/10.
  66. Petit armorial romanais, Chevalier, Ulysse (1804-1893), E.-S. Savigné (Vienne) 1877.
  67. Famille de REVILLASC de LACHAU.
  68. Pièces fugitives pour servir à l'histoire de France, avec des notes historiques et géographiques, Pièces fugitives pour servir à l'histoire de France, avec des notes historiques et géographiques, Aubais, Bibliothèque du Palais des Arts, chez Hugues-Daniel Chaubert, 1759. p.175.
  69. Archives des Bouches-du-Rhône ; St-Gilles; inventaire général de 1757
  70. Bulletin d'histoire ecclesiastique et d'archéologie religieuse des diocèses de Valence, Gap, Grenoble et Viviers, Romans 1884 (T5)-1885. p. 101.
  71. Dictionnaire biographique et biblio-iconographique de la Drôme : contenant des notices sur toutes les personnes de ce département qui se sont fait remarquer par leurs actions ou leurs travaux, avec l'indication de leurs ouvrages et de leurs portraits. Brun-Durand, Justin (1836-1910), H. Falque et F. Perrin (Grenoble), 1900-1901.
  72. Le pays mellois, Volume 2 de Histoire des communes des Deux-Sèvres, Maurice Poignat, Editions du Terroir, 1982.
  73. Inventaire analytique des archives du château de La Barre, Volume 1, Alfred Guy Richard, C. Reversé, 1868.
  74. Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers - Page 761, de Société des Antiquaires de L'Ouest, 1907, p.300.
  75. L'assistance publique à Poitiers jusqu'à l'an v Rambaud, Pierre, Volume: 2, Œuvres de bienfaisance, Paris : H. Champion 1914.
  76. Inventaire analytique des archives du château de La Barre, d'Alfred Richard, C. Reversé, 1868.
  77. L'arrondissement de Montélimar: géographie, histoire et statistique, André Lacroix, Combier et Nivoche, 1873.

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