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Les femmes des ethnies Kalash portent toute leur vie une coiffure qui, dès l'âge de quatre ans, leur eet imposée par leur père comme promesse de mariage.

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Le royaume historique du peuple kalash. Sa taille a fortement diminuée.

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Carte R1a. R1a et R1b) sont issus d'un même groupe R1.

Le peuple kalash, sa langue, et sa religion depuis plus d'un millénaire dépérissent en raison de la pression et de l'avance de l'islam[1]. Ils ne sont plus que quelques centaines de kafirs (= soi-disant infidèles pour les islamistes) vivant dans le Chitral pakistanais[2], à la province de la frontière du Nord-ouest[3], et de l'ancien Kafiristan (= Nuristan, en Afghanistan). Ils parlent le Kalasha/kalashamon, une langue dardique de la branche indo-iranienne[4].

Trois peuples pakistanais, résidant dans le nord du pays, les Burusho, Kalasha et Pathan disent descendre des soldats grecs associés à l'invasion par Alexandre de l'Inde (327-323 BC). Des études grecques excluent une entrée génétique importante dans ces populations, mais laissent ouverte la question d'une contribution plus faible. Des études plus récentes fournissent des preuves contestées d'une origine venant d'Europe pour une petite proportion des chromosomes Y de ces peuples[5].

Les voisins nouristani (historiquement connue aussi comme Kafiristan), province de l'Afghanistan, pratiquant la même religion que les Kalash, avant 1895, sont convertis à l'Islam par Abdur Rahman Khan. Encouragé par les Britanniques, cet émir décide de convertir les Kafirs rouges, comme on les appelle à l’époque[6]. C'est un génocide réussi : 100.000 non musulmans convertis de force. Néanmoins une partie d'entre eux continue à pratiquer ses coutumes païennes. Au fil des ans, le Nuristan (ex Terre de Lumière) du fait des guerres voit sa population nouristanie décimée. Ils sont remplacés par un afflux important d'Afghans et qui se mélangent avec les indigènes restants.

Une partie des Kalash sont encore polythéistes. Ce peuple d'origine indo-européenne est en voie de disparition. Ils sont les seuls Pakistanais ou presque à boire du vin et leurs femmes ne subissent pas la charia. Leur refuge bien précaire est surnommé le Kafiristan par les musulmans. Cela veut dire est la terre des infidèles. Les Kalashs ne sont plus que de 3/400 individus, du fait des massacres, des viols et des conversions forcées. La culture Kalash, jusqu'ici un peu préservée grâce à l'isolement et au strict respect des traditions religieuses vieilles de 2.300 ans va disparaître. Ils se convertissent peu à peu à l'islam.

Les talibans les enlèvent et s'en prennent aux travailleurs humanitaires et scientifiques qui font construire des écoles, des centres de santé, se soucient de la qualité de l'eau et bâtissent un musée. L'engagement, par exemple, du professeur grec Larounis à préserver la culture Kalash dans le Nouristan, sur le côté afghan de la frontière, a fait de lui une cible des talibans.

Dans les zones tribales les derniers Kalashs, hier photographiés par les touristes étrangers, vivent persécutés par les djihadistes, envahis par les touristes venant des villes pakistanaises, et presque esclaves des musulmans. S'ajoute à cela la pollution des vallées du Chitral par l'industrie touristique.

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Les vallées kalasha en été.

LES KALASH Modifier

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Leur mode de vie ancestrale menacé Modifier

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Détail d'une robe noire typique des Kalash.

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Kalash pas encore métissés.

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Berceau kalash (XVIIIe s.).

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Festival de Ranbor.

Depuis des millénaires, les hommes vont dans les pâturages d'altitude avec leurs troupeaux tandis que les femmes cultivent les champs, dans les vallées, près de leurs villages. Les enfants portent leurs cheveux longs avec des boucles, et des topi-chapeaux aux couleurs vives. Les femmes ont parfois le visage tatoué, et portent de longues robes noires avec des broderies de couleur.

Les femmes Kalash, surnommées les infidèles noires, du fait de la couleur de leurs robes et de leur paganisme, sont considérées par les islamistes comme particulièrement immorales. Ce qui veut dire pour ces fanatiques qu'elles aiment être violées.

Certains Kalash gardent le phénotype (= caractère anatomique, morphologique, moléculaire...) européen de leurs ancêtres. Comme beaucoup d’autres groupes ethniques anciennement caucasiens habitant la vaste étendue géographique allant du Proche-Orient à l’Asie Centrale. Ils ont cependant largement succombé au métissage racial durant les nombreux siècles d’invasions turcophones, mongoles et arabes successives[7]. Quelques uns d'entre eux sont de type presque nordiques ou slaves. Ils ne vivent plus que dans trois vallées du Pakistan, Bumboret, Rumbur, et Birir. Il n'y a plus, désormais, de rapport entre les Kalash musulmans du Pakistan et ceux d'Afghanistan.

Les études entre la mythologie et le folklore kalash comparés à ceux de la Grèce antique sont faits régulièrement[8]. Il existe de nombreuses similitudes entre la culture kalash et la grecque, y compris les divinités communes, les détails architecturaux, la musique..., mais ils sont aussi très plus proche des traditions indo-iraniennes (védique et pré-zoroastrienne)[9]. Des similarités dans le style des vêtements et des pratiques de vinification, sans parler de statues funéraires en bois et de sculptures stylisées, qui n’existent nulle part ailleurs dans la région – ont aussi beaucoup d’affinités frappantes avec celles des anciens Grecs[10].

Les dépenses accompagnant l’accès aux honneurs et aux distinctions, tels le droit d’user de chaises-trônes sculptés à motifs anthropomorphes ou l’érection de poteaux sculptés en l’honneur des donneurs de festins et des guerriers victorieux, sont devenues de plus en plus élevées[11].

Cette société est fortement patriarcale, les valeurs viriles étant exacerbées. Elle est patrilinéaire. La fête la plus importante est la fête de Joshi au mois de mai qui annonce les premières transhumances. Les Kalash sont également réputés pour leurs fêtes de solstice, durant plusieurs jours et incluant des sacrifices d'animaux.

Actuellement, réfugiés dans trois vallées du Pakistan, Bumboret, Rumbur, et Birir, seules bien moins de 5.000 personnes parlent encore Kalasha, langue indo-aryenne comportant de forts éléments grecs et sanskrits[12]. Cette langue est considérée comme en danger critique par l'UNESCO. Bien que très nombreux avant le XXe siècle, la minorité non-musulmane a vu ses effectifs diminuer depuis un siècle. Un leader kalash, Saifulla Jan, dit :

Si un Kalash se convertit à l'islam, ils ne peuvent plus vivre parmi nous. Nous gardons notre identité forte[13].

Le Kafiristan est réputé pour sa production de vin. Différentes variétés de vignes y sont cultivées, malgré les interdits de l'islam.

Les trois mille qui se sont convertis récemment, ou sont des descendants de convertis, vivent encore à proximité dans les villages kalash et conservent leur langue et de nombreux aspects de leur culture ancienne. A présent les convertis à l'Islam, constituent plus de la moitié de la population totale parlant le kalasha.

Leur religion Modifier

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Statues à l'entrée d'un village censées le protéger.

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Temple kalash.

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Danse des femmes kalasha aux Dieux.

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Au village de Bragamatál est un sanctuaire à flanc de coteau accroché au genièvre cèdre.

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Tête de lit védique kalash Parrot sculpté sur bois.

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Tombe kalash.

Au cours de leur histoire, aucune des grandes religions constituées, présentes en Himalaya, boudhisme, hindouisme, islam, n'arrive à dominer leur mode de pensée[14].

La religion Kalash est semblable aux enseignements et pratiques du Rig-Véda, l'un des plus anciens textes existant en langue indo-européenne. Sa composition remonte entre 1500 et 900 av. J.-C. selon les indologues, les philologues et les linguistes[15]. Elle ressemble aussi à la religion indo-iranienne. C'est une religion post-Rig-Véda de la région Hindukush.

Cette culture est système de croyance diffère des divers groupes ethniques qui les entourent, mais est similaire à celle des voisins Nuristanis, aujourd'hui d&truite dans le nord de l'Afghanistan.

Les Kalash reçoivent avant 1896 de fortes influences religieuses du Nouristan pré-islamique. Le linguiste éminent Richard Strand, qui est le seul spécialiste moderne des langues de l'Hindukush passent trois décennies dans l'Hindukush. Il note ce qui suit à propos de la religion pré-islamique nouristani :

Avant leur conversion à l'islam les Nuristanis pratiquaient une forme d'hindouisme antique, infusé avec des accrétions développées localement[16].

Les Kalash pratiquent une religion où coexistent la croyance en un dieu suprême, Imra ou Yamrai, le culte de divinités secondaires et la vénération de figures d’ancêtres-héros. Datant des védas indiennes, ce culte est tombé en désuétude chez les Hindous.

Certaines divinités sont vénérées dans une seule tribu, mais l'ancien dieu hindou Yama est vénéré comme le Créateur par tous les Kalash. Imra est l’équivalent du sanskrit Yama Rana (ou “Roi Yama”), dieu des mortels et de la mort, dont le nom dérive d’une racine indo-européenne Jemo, le jumeau. Cette divinité présente aussi un apparentement avec la figure mythologique perse Yima qui, premier mortel, est le père de l’humanité. Dans les panthéons indo-européens, nous trouvons également un Ymir vieux-norrois, géant primordial qui s’auto-sacrifie pour que les parties de son corps servent de composantes pour la construction du monde.

Plus importante encore, il y a Indra, souvent appelée Indr ou Varendr. Comme dans le Rig-Véda, on trouve Indrou, l’arc-en-ciel. Indra apparaît, cependant, sous des formes diverses et ses déguisements modernes sont le Sajigor, également appelé Shura Verin. Waren ou à Warin est le dieu le plus puissant et le plus dangereux. Le Balumain reprend certaines des caractéristiques d'Indra : il vient de l'extérieur, monté sur un cheval. Balumain est un héros de la culture célébré lors du festival d'hiver kalash (Chaumos). Il est relié à Tsyam, la patrie mythologique des Kalash. Indr a une contrepartie le démon Jeṣṭan, qui apparaît sur ​​la terre comme un chien. Les dieux Devalog Sont ses ennemis et jettent des pierres sur lui, les étoiles filantes[17].

Il y a un certain nombre d'autres divinités, semi-dieux et des esprits. Le panthéon kalash est donc l'un des derniers représentants vivants de la religion indo-européenne.

Il y a aussi une tendance générale à croire aux fées des montagne souvent appelées par leur nom persan, Peri, mais toujours appelé Apsaras dans le Rajatarangini. Elles aident à la chasse et tuent les ennemis. Elles vivent dans les hautes montagnes, comme Tirich Mir, mais à la fin de l'automne, elles descendent dans les prairies. Les Jach sont une catégorie distincte d'esprits féminins du sol ou des endroits spéciaux, comme les champs et les pâturages de montagne[18].

On chuchote aussi que leurs fêtes religieuses, à la tombée de la nuit, se terminent par des pratiques sexuelles de groupe. Les pratiques liées aux croyances varient selon les vallées[19]. Leurs divinités ont des sanctuaires à travers les vallées, où ils reçoivent souvent des chèvres en sacrifices.

Leurs croyances et pratiques religieuses partagent de fortes similarités avec le polythéisme de la Grèce antique. En effet, diverses déités locales ayant une forte ressemblance avec Zeus, Dionysos, Apollon et Aphrodite sont encore vénérées dans leurs rites et coutumes aujourd'hui. Toutefois l'on retrouve des liens entre tous les panthéons des Indo-Européens et Indo-Iraniens[20].

Jusqu’à leur conversion à l’islam, leur civilisation, avec des variantes notables de vallée à vallée, repose sur un ethos, où entrent le culte de la valeur guerrière et la recherche du rang et du prestige qui s’attachent à la générosité des donneurs de fêtes et aux exploits des chasseurs de têtes, dont prennent parfois comme victimes leurs voisins musulmans[21].

La religion Kalash est riche en termes de célébrations, sacrifices et autres rituels propitiatoires. Alors que les autres Pakistanais privilégient en priorité le mariage entre cousins germains, le rôle des Chamans Kalash vise au contraire à s’assurer qu’il n’y ait pas de mariage entre les deux même familles pour un minimum de cinq générations[22].

Le linguiste et professeur à Harvard, Michael Witzel, résume la religion Kalash avec cette description :

Dans leurs mythes, il y a le rôle principal d'Indra, avec son arc et son aigle, le meurtre de son père, le meurtre du serpent ou d'un démon... Parmi les Kalash, il y a souvent le temple inférieur, impliquant le feu, le bois sacré, trois circumnavigations, et l'hotṛ. Certaines fonctions ont déjà leur Véda, qui n'a pas sa forme d'Asie centrale (par exemple le Dragon-serpent)[23].

ORIGINES GÉNÉTIQUES Modifier

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Les analyses génétiques Modifier

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Recherches de Noah Rosenberg, et son équipe, en 2007[24].

L'analyse génétique de chromosome Y ADN (Y-ADN), par Sadaf Firasat et son équipe, en 2007, sur des Kalash trouvent de nombreuses fréquences et des haplogroupes Y-ADN: L3a (22,7%), H1 (20,5%), R1a (18,2%), G (18,2%), J2 (9,1%), R * (6,8%), R1 (2,3%), et L (2,3%)[25].

L'analyse génétique de l'ADN mitochondrial, par Quintana Murci, et son équipe, en 2004, montre :

la présence dans la population Kalash des haplogroupes U4 (34%), R0 (23%), U2E (16%), et J2 (9 %)[26].

L'étude montre que si des origines d'Asie du Sud sont détectables dans la population Kalash les lignages d'Eurasie occidentale (rares ou absents dans les populations environnantes) sont fréquents. Les auteurs concluent à l'origine eurasienne de l'Ouest pour les Kalash, compte tenu de leurs lignées maternelles[27].

Une étude des variantes du gène ASPM, par Mekel-Bobrov, et son équipe, en 2005, constate que les Kalash du Pakistan ont le plus haut taux de ASPM haplogroupe D, à 60% d'occurrence[28]. Le Kalash présente l'allèle extrêmement rare au autosomique D9S1120. Ce marqueur génétique a une fréquence plus élevée que chez la plupart des autres populations du monde[29].

Noah Rosenberg, et son équipe, en 2007, effectuent des simulations de division autosomique sur la fréquence des gènes dans des groupes humains sélectionnés dans un certain nombre de peuples. Le cluster jaune est dominant chez les Kalash et est presque limité à eux. De plus petites quantités de fréquences géniques des Kalash sont associées avec l'Europe (en bleu) et l'Asie du Sud (rouge)[30]. Ils sont donc un peuple distinct (peut-être descendant des populations pré-aryennes) avec seulement une faible contribution des peuples étrangers.

Dans une analyse de clusters, les Kalash forment un cluster, les autres étant des Africains, des Européens, de Moyen-Orientaux, les Sud-Asiatiques, les Asiatiques, les Mélanésiens et les Amérindiens[31].

Une étude menée par Li, et son équipe, en 2008, sur plus de 650.000 polymorphismes nucléotidiques simples (SNP), des échantillons à partir du panneau diversité du génome humain, trouve que les Kalash ont des origines lointaines indo-européennes, mais qu'ils sont proches des branches d'Asie du Sud populations et séparé des groupes d'origine indo- européenne d'Europe.

Au niveau de leur nom on a le persan kalâsh, qui veut dire coq, l'irlandais caileach', le gaélique coileach... et l'extension de la racine kal dans toute la famille arienne : latin calo, le sanskrit kâla, qui veut dire coucou, et le persan kalak', hibou. Les rapprochements qui précèdent ne peuvent laisser aucun doute sur la possession du coq et de la poule chez les anciens Aryas, avec une synonymie déjà assez riche, puisque les langues européennes s'en sont partagé les divers termes[32].

Descendants des soldats d'Alexandre le Grand ??? Modifier

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Col de Khyber, près de Peshawar : un des passages empruntés par l’armée d’Alexandre au début de la campagne indienne.

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Armée d'Alexandre le Grand dans les montagnes de l'Hindu-Kush.

Trois peuples pakistanais, résidant dans le nord du pays, les Burusho, Kalasha et Pathan disent descendre des soldats grecs associés à l'invasion par Alexandre de l'Inde (327-323 BC).

Dans le temps des études grecques excluent une entrée génétique importante dans ces populations, mais laissent ouverte la question d'une contribution plus faible. Des études plus récentes fournissent des preuves solides d'une origine venant d'Europe pour une petite proportion des chromosomes Y de ces peuples[33].

Une étude menée par Qamar, et son équipe, en 2002,Y-Chromosomal DNA Variation in Pakistan constate que même si aucune preuve démontre une origine grecque des chromosomes des Kalash, des chromosomes Y sont présents (20% à 40%). Compte tenu de l'absence apparente de l'haplogroupe 21 (E-M35) dans la population locale, l'une des possibilités suggérées est une origine historique. Toutefois Qamar, et son équipe, concluent que seuls les Grecs modernes sont représentatifs des armées d'Alexandre.

Les estimations de Qamar, et son équipe, sur les origines en partie grecques des Kalash sont contredites en partie par Toomas Kivisild, et son équipe, en 2003, qui se méfient d'une surestimation de cette parenté lointaine. L'étude arrive à la conclusion que l'hypothèse sur les Kalash de Qamar, et son équipe, est irréaliste. Les Kalash sont d'origine indo-européenne mais de la branche d'Asie[34].

Discover Magazine cite à plusieurs reprises d'informations sérieuses confirmant indiquant que les Kalash sont un peuple indo-iranien sans apport ethnique grecque.

Une étude menée par Firasat, et son équipe, en 2006 conclut qu'il manque aux Kalash des Haplogroups grecs typiques tels que haplogroupe 21 (E-M35).

Une autre étude menée par Hellenthal, et son équipe, en 2014 sur l'ADN du peuple kalash contient des preuves de liens génétiques avec les Européens ou les populations du Moyen-Orient. Bizarrement ces chercheurs ne peuvent pas donner une origine géographique précise, mais ils les datent entre 990 et 210 avant J.C., une période qui chevauche celle d'Alexandre le Grand[35].

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Flux migratoires supposés des peuples indo-européens.

HISTOIRE Modifier

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Indo-Iraniens, Indo-Aryens Modifier

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Le char en or du trésor de l'Amou-Daria

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Indo-Scythes en Inde.

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Répartition des peuples iraniens en 100 avant JC: est montré Sarmatie, Scythie, la Bactriane et l'Empire parthe.

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Les traits physiques des Kalash aussi portent à penser qu’il y a une filiation avec des peuples indo-européens, mais pas obligatoirement les Grecs.

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La Dasarajna, bataille de dix rois (XIVe siècle av. J.-C.)

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Cavalier kafir avec une coiffure conique les apparentée aux cultures proto-iraniennes.Le motif du cheval se retrouve souvent dans l'art kafir, mais il n'y a pas de chevaux dans les vallées kalash.

Nous ne savons pas vraiment qui réside dans le nord du Pakistan avant l'arrivée des Aryens en Asie centrale, notamment dans les vallées Bumboret, Rumbur et Birir de l'Hindu Kush, où se sont réfugiés les Kalash[36]. Le corridor de l'Asie du sud-ouest est une vaste zone géographique qui va de l'Anatolie et la région transcaucasienne à travers le plateau iranien à la plaine indo-gangétique du Pakistan et de l'Inde du nord-ouest. De nos jours, cette région se caractérise par une mosaïque de différents types ethniques avec des limites et des dégradés complexes et par la coexistence de plusieurs familles de langues (indo-européennes, turques et sino-tibétaines)[37]. Les Cafres des groupes Siah-Posh sont les descendants des Kambojas. Les Siah-Posh (= robe noire), tribus vivant dans ces régions sont également connus comme Katawars ou Katirs.

Le corridor de l'Asie du sud-ouest, situé au carrefour des expansions majeures de la population, est la première partie de l'Eurasie habitée par l'Homo sapiens sapiens qui quitte l'Afrique vers 60.000 YBP (= années avant le présent), et à partir de cette région les humains modernes migrent vers le reste du monde[38].

Il existe des traces des gens du Paléolithique et du Mésolithique dans cette région. Mais les grands événements préhistoriques et historiques, avec des conséquences génétiques possibles, ont lieu au cours de la période néolithique et plus tard[39].

C'est en Asie que l'on tente au XIXe siècle de localiser le foyer d'origine des Indo-Européens, notamment dans la vallée du Pamir, l'Hindou-Kouch ou encore le Turkestan. Cette thèse s'est longtemps renforcée de la conviction erronée que la langue sanskrite est la plus vieille langue indo-européenne que l'on puisse connaître. A la fin de sa vie, Georges Dumézil faisant allusion à l'hypothèse de l'archéologue Marija Gimbutas, se contente d'évoquer :

un peuple plus ou moins unitaire, sur un domaine assez vaste pour qu'il y ait eu des différences dialectales dans la langue que tous utilisaient. Pour une raison inconnue, grâce à la suprématie que constituaient le cheval de guerre et le char à deux roues, ils se sont répandus dans toutes les directions par vagues successives, jusqu'à l'épuisement des réserves[40].

En effet, à partir 5,000 YBP, la domestication animale, notamment celle du cheval, donne aux habitants d'Asie centrale steppes la possibilité d'élargir géographiquement dans des directions différentes (Zvelebil 1980). Ces nomades du Corridor des steppes eurasiatiques , probablement à partir de la Culture d'Afanasievo, migrent à travers l'Iran et l'Afghanistan, le Pakistan et l'Inde. Leur arrivée est contemporaine avec le déclin des civilisations d'Asie du Sud, tels que les Harappéens. Très probablement, leur arrivée sur le plateau iranien vers 4.000 YBP est à l'origine de la branche indo-iranienne de la famille des langues indo-européennes et, finalement, a causé le remplacement des langues dravidiennes en Iran, le Pakistan, et la plupart du nord et du centre de l'Inde[41].

A partir du IIIe siècle av. J.-C., la partie orientale des steppes eurasiennes est le témoin mouvements pastoraux similaires. Des peuples turcophones de la région de l'Altaï commencent à migrer vers l'ouest. Ils supplantent les populations de langues indo-européennes dans certaines parties de l'Asie centrale[42].

Morgenstierne et d'autres chercheurs estiment que la famille des langues qui comprend le Kati, le Prasun et l'Ashkun, s'est formée avant séparation des Indo-Iraniens et des Indo-Aryens. Il y a plus de 3.000 ans.

Leurs ancêtres ne massacrent pas les populations locales. Au niveau des Indo-Européens, il ne faut pas oublier en outre que toutes les cultures indo-européennes historiques sont des sociétés mixtes, nées de la fusion d'un élément indo-européen qui ne s'est pas nécessairement toujours maintenu en position dominante, et d'un substrat pré-indo-européen d'importance variable, dont on ne sait pas grand chose, c'est-à-dire d'un mélange de populations associant les différents types humains présents depuis 50.000 années[43].

La religion des Kafirs ressemble à la religion védique des envahisseurs aryens du continent indien qui détruisent la culture rurale Harappa de la vallée de l'Indus vers 1500 av. J.-C.. Il est fort possible que les Kafirs soient des aryens restés dans les montagnes de l'Hindu Kush[44].

Le motif du cheval se retrouve souvent dans l'art kafir, mais il n'y a pas de chevaux dans les vallées kalash. Le thème semble avoir ses racines dans l'art indo-européen. Depuis des millénaires les artistes sculptent des chevaux. Dans les villages, sur les maisons ou dans les cimetières, à défaut de posséder des chevaux, ces œuvres d'art transmettent un grand prestige et la puissance.

Les traits physiques des Kalash aussi portent à penser qu’il y a certainement une filiation avec des peuples indo-européens : cheveux blonds et yeux bleus ne sont pas chose rare. Quant à la langue, elle est inclue dans la grande famille des langues indo-européennes.

Selon Donald Wilber et d'autres auteurs récents, les données anthropologiques suggèrent que les Kalash ne sont pas des Grecs ou des migrants du Xe siècle, mais les descendants des Indo-Aryens. Ils semblent être un mélange d'un élément lié à la population la plus ancienne connue du centre de l'Himalaya (les Presuns) et d'autres éléments proches à la fois des Kurdes et d'un type plus nordique, aux traits dinariques, qui sauvegarde l'ancien prototype et le maintient parmi les descendants des Indo-aryens[45].

Les soldats d’Alexandre Modifier

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La bataille du Granique: Alexandre le Grand entre en Asie.

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Du temps d'Alexandre le Grand.

De nombreux éléments peuvent laisser à penser que les Kalash sont aussi des descendants d’Alexandre. Même si nous avons vu que les chercheurs sont en désaccord[46].

Les Grecs et les Macédoniens donnent au Kafiristan le nom de Paraponisades. Région qui comprend la région de Bactriane située entre les montagnes de l'Hindu-Kush et la rivière Amou-Daria, et la Sogdiane. Elles sont franchies par Alexandre le Grand au printemps de l'année 329 av. J.-C., à la poursuite de l'assassin de Darius III, le satrape Bessos, puis de nouveau en 327 av. J.-C. lorsqu'il se dirige vers la vallée de l'Indus. Certains groupes de soldats et de serviteurs sont-ils restés sur place ?

Alexandre le Grand passe brièvement dans la région et fait campagne dans la vallée de la Kunar. Mais rien dans les objets et les sites ne permet d’attester une influence grecque, que l’on peut en revanche vérifier dans les fouilles de la vallée au nord de Kaboul ou sur le site de Taxila au nord-ouest d’Islamabad, selon Anne Kerdraon[47].

Alexandre lève le camp depuis la ville de Bactres – l’actuelle Balkh, dans le nord de l’Afghanistan. Il est à la tête d’une armée considérable d’environ 120.000 personnes. Mais elle compte de très nombreux esclaves, des femmes et des d’enfants qui se chargent du ravitaillement. Les combattants sont au nombre d’environ 60.000, dont moins de la moitié sont des Macédoniens ou des Grecs.

Au retour des Indes? Cratéros doit emprunter une route plus au nord et plus directe qui passe par le sud de l’actuelle Afghanistan afin d’atteindre la Carmanie, le sud de l’Iran actuel.

Le Kafiristan avant la conquête musulmane Modifier

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Sten Konow (1867-1948) et G. Morgenstierne (1892-1978). Portraits des deux indianiste norvégienne.

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Objet funéraire kafir au musée de Kakoul. Bol en bois, Kos, en bois de noyer et utilisé pour servir des liquides lors des cérémonies de sacrifice Nuristan. Carte de l'Asie du Sud avec l'Inde, le Pakistan et l'Afghanistan.

Le Kafiristan est l'ancienne Kapisa Janapada, située au sud-est de l'Hindu Koch.

Beaucoup d'historiens croient que les Kalash sont une tribu indigène de la région voisine de Nuristan, appelé dans le temps Kafiristan (la terre des Cafres). Les Kalash païens arrivent dans leurs vallées, dont ils se rendent en grande partie maîtres vers le XIe siècle.

On ne sait pas précisément quand les ancêtres de ces peuplades indo-iraniennes s'établissent dans ces hautes vallées au pied de l'Hindu Kuch. Cette région fait partie de l'Empire d'Alexandre le Grand en 330 av. J.-C..

Plus tard, Chandragupta Maurya bâtit un empire qui comprend l'Hindou Koush, le Mâlvâ, le Mysore, le Bihar, le Bengale, l'Orissa, l'Assam, le Balouchistan et l'Afghanistan. Les Mauryas introduisent l'hindouisme et le bouddhisme dans la région, et tentent d'étendre leur empire à l'Asie centrale jusqu'à ce qu'ils soient confrontés aux forces gréco-Bactriane locales. Séleucus est dit d'avoir parvenir à un traité de paix avec Chandragupta par commande donnée du territoire au sud de l'Hindou Kush aux Mauryas sur les mariages mixtes et 500 éléphants.

Le pèlerin chinois Xuanzang visite Kapisa, en 644, qu'il nomme Kai-pi-shi. Xuanzang décrit Kaï- pi-shi, comme un royaume florissant gouverné par un roi bouddhiste, Kshatriya, dirigeant plus de dix Etats voisins, y compris Lampaka, Nagarahâra, Gandhara et Bannu[48]. La Kapisa est connue pour ses chèvres et leurs peaux.Xuanzang parle de la race de chevaux de Kapisa (Kai-pi-shi), les Shen. Une autre note de Xuanzang montre que Kai-pi-shi produit toutes sortes de céréales, de nombreuses sortes de fruits, et une racine parfumée appelé Yu-kin, probablement le khus ou vétiver. Les gens utilisent des vêtements de laine de la fourrure, et on y utilise des pièces d'or d'argent et de cuivre.

Le Kafiristan a un climat tempéré avec des précipitations suffisantes pour fournir beaucoup d'eau pour l'agriculture. Il y a toutefois des quantités limitées de terres arables, donc il attire très peu les pillards[49].

Néanmoins l'histoire de Chitral débute avec l'arrivée des Tibétains au VIIIe siècle.

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Famille Kafir, selon des Mémoires du général Court (1835-1840).

Le Kafiristan après la conquête musulmane (VIIe siècle) Modifier

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Cavalier musulman du temps des Saffarides.

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Le village de Waigal en Afghanistan.

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Temple kalash.

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Femme sur un trône, sculpture des Kalash du Pakistan.

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Devant le sanctuaire de Gy'iz Kamdesh Kafiristan.

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Le livre de George Scott Robertson.

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Le Mehtar déchu du Chitral, Amir-ul-Mulk, gardé par des soldats sikhs.

Les Cafres sont censés pour être les premiers habitants de l'Afghanistan. Ils doivent se réfugier dans les zones de montagne du fait des envahisseurs musulmans après 642. Ils ne se convertissent pas à l'islam comme le reste de la population et restent païens pendant plusieurs siècles.

Les Chinois envahissent la région vers 750, mais sont défaits par les Arabes. Les forces arabes au début subissent des attaques par des tribus montagnardes. Une grande partie de la partie orientale du pays reste indépendante, dans le cadre des royaumes hindous Shahi de Kaboul et de Gandhara.

Les premiers musulmans qui font la conquête des montagnes sont de la dynastie des Saffarides à la fin du IXe siècle.

Néanmoins au XIe siècle le sultanat des Ghaznévides attaque ce territoire. La conquête des montagnes d'Afghanistan en l'an 1000 est suivie par l'annihilation de l'entière population hindoue de cette région, qu'on appelle toujours donc Hindu Kush, le massacre des hindous[50]. En 1020, Mahmud de Ghazni '(971-1030) lance une nouvelle campagne contre les adorateurs du lion.

Marco Polo, en 1260, dit que c'est une terre d'idolâtres à 10 jours au sud de Badakhshan. Il longe le Kafiristane, mais ne connaît, au sud de l'Indu-Kuch, que les pays de Pachaî et de Dir. Pauthier veut reconnaître dans le Pachaî ou Paschiaï de Polo, le pays des Kafirs, en identifiant le Pich, dont parle Baber, avec le Bacian de Polo, et le Pich, dit Baber, traverse le pays de Kafaristane[51].

Ibn Battûta, qui traverse la région vers 1333, signale qu'il y a au milieu de la route une montagne nommée Hindou-Kouch, ce qui peut se traduire par ce tue les Hindous. En effet beaucoup d'esclaves mâles et femelles que l'on emmène de l'Inde meurent dans cette région montagneuse à cause de la violence du froid et de la quantité de la neige[52].

En 1390, lors de l'expédition vers l'Inde de Tamerlan (1336-1405), les habitants de Andarab demandent pour les punir de déprédations une expédition contre les Kafirs de Katawar. Mais une partie de ses armées est prise en embuscade dans la passe de Kavak et doit finalement se replier. Il est vrai que, plus tard, le même conquérant fait une autre incursion dans le Kafiristane et massacre beaucoup d'infidèles[53].

Le Cafre fait surtout une guerre d'embuscade. Il attend, blotti derrière un rocher, sur une passe, le passage d'une caravane, et fond sur l'ennemi inopinément en le tuant par derrière au moyen d'un coup de dague, ou en lui décrochant une flèche. Leur tactique consiste à attaquer l'ennemi dans la nuit. II y a quelques endroits, mal fortifiés du reste, qui servent de lieu de retraite en cas d'insuccès de l'attaque. Ils ont des armes offensives et un méchant bouclier en cuir comme arme défensive.

Le Chitral devient un royaume unifié au XIVe siècle sous Shâh Nadir Raïs (1320-1341) qui défait les Kalash.

Mirza Mahmud ibn Abi Said y fait deux expéditions contre les Kafirs au XVe siècle.

De 1420 à 1531, les princes Raïs doivent combattre de nombreuses tentatives d'invasion moghole. Zahir-ud-din Muhammad Babur (1483 - 1526), Baber le premier empereur moghol, laisse une description du sud du Kafiristan. Le sultan y fait quelques incursions (1507/1508) et 1520.

Muhammad Haydar Dughlat (1499 - 1551), après la conquête du Cachemire, y fait une expédition (1527/1528) et appelle la zone le Buluristan.

Le dernier grand prince de la dynastie Shâh Nasir Raïs (1531-1574) bat et repousse les Kalash dans les vallées perpendiculaires et impose une taxe (dont les Kalash païens s'acquittent jusqu'en 1954) à ceux ayant refusé la conversion. Son fils est renversé par une révolution de palais pour être remplacé par la famille des Katour.

En 1595, Muhtaram Shâh, qui se prétend descendant de Tamerlan, installe sa dynastie et lui donne le nom de Katour (nom d'une tribu connue dans la légende pour sa bravoure). La principauté connaît durant trois siècles des luttes fratricides, pendant lesquels l'Islam se renforce et les tribus païennes kafires d'Afghanistan sont à de nombreuses reprises attaquées.

En 1582, Akbar le Grand envoie une expédition à Katawar dirigée par son frère Muhammad Hakim, gouverneur de Kaboul, qui annexe provisoirement le sud-ouest du Kafiristan.

Puis cette région est évitée par les commerçants qui préfèrent la route plus longue via Kashgar, Kokan, Bokhara, et à travers Afghanistan, ou par l'intermédiaire du Ladakh et du Cachemire. Le gouvernement indien est à l'origine d'un vaste commerce d'esclaves à Badakshan. Les habitants du Kafiristan sont kidnappés, comme les membres des tribus kalash. Les Indiens enlèvent des adultes et des enfants. Ils sont tous vendus par le souverain de Chitral aux Badakis, Uakhis (de Uakhan), et Shighnis (de Shighnan), puis emmenés à Boukhara et au Turkestan oriental. Le prix des esclaves à Chitral varie de 25 tillas à 12.

Les Kalash sont gouvernés par le Mehtar de Chitral à partir des années 1700. Ils ont une relation cordiale avec le groupe ethnique le plus important du Chitral, les Kho qui sont sunnites et musulmans ismaéliens.

Les Cafres sont largement indépendants jusqu'à la fin du XIXe siècle. Ces peuples offrent la particularité d'être les seuls peuples du Kafiristan, descendants de migrations indo-européennes, à demeurer païens et polythéistes sans discontinuité depuis l'Antiquité.

Le colonel et voyageur Alexander Gardner parcourt ces territoires dans les années 1825-1830, récit dont s'inspire Rudyard Kipling, sous une forme romancée, dans sa célèbre nouvelle : L'Homme qui voulut être roi.

Puis, c'est le tour du colonel Lockhart (1885/1886).

Le capitaine George Scott Robertson (1852 - 1916), agent britannique qui se trouve alors à Chitral, explore la région en 1890-1891. Il décrit une organisation tribale et oligarchique avec les conseils des anciens (Jasta) et 13 juges qui ont le pouvoir exécutif élu chaque année (appelé ur ou Urir). Ce sont des hommes libres et esclaves (barrios). La polygamie y est générale et le mariage exogame en dehors du clan.

Robertson est la dernière personne qui étudie la culture locale polythéiste avant la conversion à l'islam.

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"L'homme qui voulut être roi."

Les Kafirs victimes des musulmans et de la politique des Britanniques Modifier

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Bragmatal (Lutdeh) au Kafiristan, où se réfugient EN 1895 beaucoup de Cafres avant de fuir dans les vallées kalasha.

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1895.

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Les deux rescapés du génocide des Kafirs en 1929 : Le chef Bagashai et le prêtre chantant Kareik.

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Photos prises par la Deutsche Hindukush Expedition, au Nouristan, en 1936.

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Hindukush : Cette herbe sauvage est-elle à l'origine du blé ?

Les Siahpouches cherchent dès le début de la colonisation à se rapprocher des Anglais et à s'en faire des amis. Maïs les Anglais les reçoivent très froidement. Ils ne les emploient pas contre leurs ennemis dans la vallée du Tag-Av et dans le Laghmane. Ils tournent le dos à nos cousins, comme ils les appellent eux-mêmes. Ils renvoient dans leurs vallées des milliers de montagnards, rompus à la guerre et au labeur, prêts à faire payer une ancienne dette aux musulmans[54].

Le destin est contre les païens. Ils sont victimes de la diplomatie britannique. L'une des dispositions du traité Durand, la Ligne Durand, prévoit qui le Kafiristan soit cédé, en 1895, à l'émir de Kabul, Abdur Rahman Khan (1842 - 1901)[55]. Cette contrée fait 121.000 km² environ[56].

L'émir décide de soumettre ces populations et de les convertir à l'islam. Les Kafirs sont défaits, massacrés, soumis à l'esclavage et convertis de force : le pays est annexé[57].

Les troupes musulmanes ramènent à Kaboul comme trophées de victoire d’étranges et idoles de bois : divinités ou images d’ancêtres. Certaines figurent des cavaliers, d’autres des personnages montant des capridés, d’autres encore des guerriers debout. En 1929, quatre de ces sculptures vont être données au Musée Guimet et deux d’entre elles sont, par la suite, transférées au Musée de l’Homme[58].

Joseph Hackin, dans Artibus Asiae (1926, 4 : pp. 258-262), publie Un cas de régression vers les arts « barbares » : la statuaire du Kafiristan, voyant dans ces figures grossièrement sculptées des « descendants » dégénérés des princes achéménides[59].

La région connue sous le nom de Kafiristan, ce qui signifie Terre des infidèles, est rebaptisé Nuristan, ce qui signifie Terre de l'illuminé[60]. Le pays de ceux qui ont été éclairés... selon Anne Kerdraon[61].

Plusieurs sources parlent de grands massacres de population[62].

Afin d'échapper aux massacres, un certain nombre de Kafirs de la vallée de Bashgal trouveront refuge dans le royaume de Chitral et s'installent dans le fond des vallées Kalash. Leurs descendants convertis à l'islam y vivent encore. Un poème raconte qu'à Ashret le massacre des Kalash laissé deux survivants, un garçon et une fille, qui ont échappé à la chute de Rahli Kot et se sont enfuis dans la forêt.

Désormais le Kafiristan se réduit à une partie des montagnes du Chitral. Pendant un temps l'État multi-ethnique et multi-religieux de Chitral veille à ce que les Kalash puissent vivre en paix et en harmonie et pratiquer leur culture et leur religion.

En 1924, les botanistes russes Vavilov et Bukinich traversèrent le pays du nord au sud[63].

En 1935, une expédition allemande, la Deutsche Hindukush Expedition, passe plusieurs semaines au Nouristan à la recherche des descendants des Aryens, obsédés par l’idéologie de l’époque[64].

Des enquêtes linguistiques et des investigations sur la race, avec mensurations, sont au programme. Dans l’ensemble, les contacts avec la population, et en particulier avec les survivants de l’époque antérieure, sont réduits au minimum à cause de la présence des soldats afghans accompagnant l’expédition[65].

Les islamistes font de leur mieux pour effacer les souvenirs des Kafirs et leur histoire n'est pas enseignée. Les projets de logements neufs permettent la destruction de l'habitat traditionnel[66]. La langue aussi n'est plus apprise et est modifiée.

Max Klimburg, dans une thèse d’habilitation de l’Université de Vienne, présente :

...la culture préislamique des habitants de ce qui est aujourd’hui le Nouristan en se fondant sur l’examen des sources disponibles et sur ses propres recherches sur l’art des artisans kafirs. En effet, les Kafirs produisaient avec exubérance et originalité une quantité extraordinaire d’objets mobiliers et de motifs architecturaux tels que chaises d’honneur, piliers, portes de maisons, poteaux et bancs, dans une surenchère de marques de prestige et d’emblèmes de rangs, donc étroitement liés à l’organisation de la société. Ces artisans doués et prodigieusement actifs formaient et forment toujours un groupe méprisé, celui des bari, représentant 10 % environ de la population, considérés comme impurs, inférieurs et d’origine distincte de celle des hommes libres[67].

Les recherches intensives de terrain ne commencent qu’après la Seconde Guerre mondiale : linguistes, indologues et ethnographes afghans, scandinaves, américains et autrichiens se succédèrent au Nouristan. Parmi eux, Klimburg est celui qui possède peut-être la plus grande familiarité avec la région ; il y effectue une quinzaine de missions entre 1971 et 1996. L’ouvrage porte sur deux des cinq aires linguistico-culturelles qui forment le Nouristan, soit la vallée de Waigal et la région d’Ashkun, abritant une population de 151.000 personnes environ, réparties dans une quarantaine de villages[68].

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Sculptures pré-islamiques dans Kafiristan avant leur destruction ou dispersion.

L’EXTINCTION D'UN PEUPLE, D'UNE RELIGION ET D'UNE LANGUE Modifier

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Une des vallées kalasha du Chitral.

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Village kalash au Chitral.

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Civils et prisonniers massacrés par les Talibans.

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Talibans massacrant quinze Pakistanais dans les zones tribales.

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Jordi Magraner assassiné par les islamistes.

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L'une des dernières fillettes kalash.

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Femmes Kalash attendant les secours. Aux persécutions religieuses, politiques et mafieuses s'ajoutent des inondations.

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Les Kalash sont menacés d'extinction.

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Le massacre va se terminer par la disparition d'un peuple avec le silence complice des peuples dits civilisés.

Située à 2.000 mètres d’altitude, les vallées sont accessibles depuis la ville de Chitral au bout de deux bonnes heures de 4x4 sur une piste étroite et rocailleuse. Le paysage est fait de montagnes avec des forêts de cèdres. Les villages sont des strassendorf aux maisons pour la plupart à l’architecture traditionnelle. Les cols les plus bas se situent à un minimum de 3000 mètres[69].

Des voies carrossables et l’électricité, cadeaux de l'éphémère gouvernement démocratique du Pakistan les sortent de l'isolement. La région kalash se développe sur le plan touristique. La population indigène sert d’attraction avec son folklore, comme les Africains dans les zoos vers 1900. Assister aux prouesses chorégraphiques des derniers païens indo-européens ou les photographier plaît. Toutefois du fait des massacres par les islamistes les touristes blancs sont remplacés par un tourisme de masse venu des grandes villes en été.

La modeste industrie touristique regroupée autour de quelques hôtels est elle aussi dominée par les musulmans. Le tourisme des étrangers d'ailleurs du fait des bandes armées islamistes, est un lointain souvenir. Le malheur frappent les Kalash en 1979, l’année où éclate la guerre civile afghane qui entraîne l’intervention soviétique. De nombreux Afghans s’installent dans la région frontalière et y sont accueillis par les Deobandis pakistanais, les homologues locaux des Wahhabites saoudiens, les plus fanatiques des musulmans.

Les talibans terrorisent les Kalash. Ils commencent par déboiser les vallées, puis par occuper le territoire des Kalash et, enfin, par enlever leurs femmes. Les femmes et les enfants kalash ont la peau et les cheveux plus clairs que leurs voisins. Dans cette région c'est très apprécié sur le marché du sexe. Donc ils les violent, les prostituent ou les vendent à de riches musulmans. Les parents des filles enlevées et mariées de force à un musulman ne peuvent revoir leurs enfants qu’après s’être convertis à l’islam.

Beaucoup de colons musulmans s'installent parmi eux. Aujourd'hui les Kalasah voudraient voir ces envahisseurs regagner leurs terres d’origines[70], mais c'est impossible. Chez les Kalash ce sont désormais les musulmans qui font la loi. Bien qu'il existe un ancien décret, datant du temps de la démocratie, qui interdit le transfert de terres à des non-Kalash et la création de structures commerciales par des étrangers, les musulmans affirment que c'est dans le but de fournir une protection plus efficace aux derniers Kalash[71].

Les touristes blancs sont remplacés par un tourisme de masse venu des grandes villes en été qui aboutit à la pollution des vallées.

Quand Viviane Lièvre et Jean Yves Loude écrivent en 1990 :

Aujourd'hui encore, les Kalash, montagnards polythéistes de l'Hindu Kush, au nord-ouest du Pakistan, résistent à l'islam environnant, c'est uniquement leur point de vue très optimiste[72].

Le prosélytisme islamique dans les vallées Kalash fait que le nombre de Kalash diminue très vite. Il se divise en deux catégories. On distingue d’un côté ce que l’on appelle le prosélytisme mou et le prosélytisme dur.

Le premier aboutit à convertir soit des individus faibles d'esprit, soit des Kalash vivant en dehors de leurs communautés villageoises pour les études ou le travail. Le prosélytisme dur se caractérise par un comportement agressif et des menaces en cas de refus. D’autres moyens de pression sont utilisés pour les obliger à la conversion, notamment les prêts à taux usuraires, dont on peut se débarrasser à condition de subir la circoncision. Ensuite, la discrimination dans l’octroi des moyens modernes de distribution d’eau et d’électricité, que le régime du général Zia n’accorde qu’aux seuls musulmans. Les minorités religieuses au Pakistan subissent terreur et brimades de toutes sortes. La communauté kalash, contrairement aux chrétiens, ne bénéficie d’aucun appui international, est ainsi condamnée à disparaître. Les derniers Kalash n'ont aucune emprise sur la vie politique des trois vallées. Ce sont les colons musulmans qui dominent aujourd’hui la politique et l’économie des communautés Kalash. Ils construisent des mosquées. Un peu partout l’appel du muezzin résonne désormais dans les vallées cinq fois par jour.

Les mères Kalash sont désormais pour la plupart contraintes de présenter leur nouveau né au Mollah. Les prochaines générations seront des métis, esclaves de musulmans riches ou violents. Ils perdront leurs traditions, leur religion ancestrale et même leur langue. L'art du bois exceptionnel, voit ses œuvres hélas condamnées à la dilapidation et au pillage qui accompagnent la guerre civile afghane et la présence de trafiquants et terroristes côté pakistanais[73].

Aujourd'hui, le monde des Kalash, de ces derniers infidèles de l'Hindou Kouch, à encore pratiquer des rites païens et à croire en plusieurs dieux, est des plus réduits[74].

Erik L'Homme, en 1999, dit qu'ils sont entre 3.000 et 6.000, mais, en 2015, l'Institut d’ethnologie de l'université de Neuchâtel parle de quelques centaines, en 2001. L'isolement et les islamistes peuvent faire redouter qu'ils soient en train de disparaître, loin des yeux d'Occident.

Jordi Magraner (1958-2002), zoologue catalan, par curiosité anthropologique étudie ces derniers païens indo-européens. Il apprend à parler les trois langues de la région de Chitral. Les Kalash lui offre une fiancée, pour sceller son intégration. Malheureusement pour ce chercheur, les islamistes apprennent son engagement pour les idolâtres. On retrouve son corps, la gorge tranchée. Selon ses dispositions testamentaires, il est enterré sur place, selon le rite kalash.

L'Université de Columbia, à New York, accepte en 2011 de parrainer, pour une durée d'un an, les recherches de A. Asif dans les vallées kalash. Malheureusement, le voyage est annulé à la dernière minute. La nouvelle Ummah islamiste du Pakistan a décrété que les vallées sont un territoire interdit aux étrangers, car habité par des infidèles, dont la conversion à l'islam est une priorité. A. Asif apprend que des hordes d'hommes barbus ont convergé sur le Kafiristan comme des mouches sur un pot de miel... Tous les kafirs de la vallée ont été converti à l'islam. La culture Kalash, conservés depuis plus de deux mille ans, vient de disparaître comme une bouffée de fumée. A. Asif ne peut le vérifier car personne ne veut l'y conduire par crainte d'être assassiné[75].

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  71. Indigenous Peoples and Ethnic Minorities of Pakistan: Constitutional and Legal Perspectives, Volume 84 de Monograph series - Scandinavian Institute of Asian Studies, Nordic Institute of Asian Studies, Shaheen Sardar Ali, Javaid Rehman, Routledge, 2001.
  72. Le Chamanisme des Kalash du Pakistan: des montagnards polythéistes face à l'Islam, Viviane Lièvre, Jean Yves Loude, Editions Recherche sur les Civilisations, 1990.
  73. Pierre Centlivres, Institut d’ethnologie, Université de Neuchâtel, Suisse, 157 | janvier-mars 2001 : Représentations et temporalités, École des hautes études en sciences sociales.
  74. PARLONS KHOWAR: Langue et culture de l'ancien royaume de Chitral au Pakistan, Erik L'Homme, L'Harmattan, 1999.
  75. Lets fly Sunni (Part VIII)

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