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BROUILLON


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Blason des Herbert (Poitiers).

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Blason des Barbarin.

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Maréchal Jacques d'Albon de Saint André.

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Maître chirurgien.

Joseph Le Proust, seigneur de La Sellounière, est né vers 1553 à Loudun. Il est décédé le 14 février 1603 au Blanc.


Joseph Le Proust de La Sellounière est conseiller du Roy et élu de Poitiers, seigneur de La Sellounière, selon l'Inventaire analytique des archives du château de La Bare, d'Alfred Richard. Le 14 février 1589, nous avons une sentence de Simon Le Blanc, Pierre Pidoux, Joseph Le Proust, Jean du Rivau et Daniel Guygard, président et élus de Poitiers, rejetant la demande en décharge formée par Mathurin Boureau, contre les fabriqueurs et habitants de Clessé, et le maintenant sur les rôles de la grande taille de la paroisse, pour trois écus, avec proportion pour les aides et crues. Sa première femme, Anne Herbert (1553-1577) n'est pas officiellement protestante commr lui. Sa cousine Catherine Herbert, dame de Sigon, lui fait don de ses robes et bijoux le 11 août 1560. Les Herbert sont maintenus nobles par sentence du 24 septembre 1667. Ils portent : de gueules à trois besants d'argent, au chef de même, chargé de trois hures de sanglier de sable, mirées d'argent et languées de gueules. Elle est la fille de Jacques Herbert, lui-même fils de François Herbert (1480-1544), second du nom, seigneur de la Couture, de Jaunay et de Bellefont, qui épouse Bernardine Vernon, fille de Yves Vernon, échevin de Poitiers en 1523, à la place de son oncle Simon, décédé le 12 mars de la même année. François II doit être identifié avec le François Herbert qui fait l'inventaire des titres de la ville en 1506 pendant la mairie de Nicolas Claveurier. Il est licencié es lois et procureur genéral de la commune. Il est assisté dans cette opération par Yves Vernon, le grand-père de Jacques, aussi licencié ès-lois et en outre greffier de la commune. Jacques Herbert est un martyr de la foi protestante. Quand Jeanne d'Albret, en 1561, se rend au colloque de Poissy, elle s'arrête à Poitiers. Comme elle a à sa suite plusieurs ministres, elle fait prêcher publiquement son culte. Elle même préside à une de ces assemblées tenue sous les saules d'une place voisine du château de Poitiers, aux bords du Clain. Antoine de Bourbon, époux de Jeanne, est gouverneur du Poitou. Il ne met donc aucune opposition à ce que les papistes appellent un scandale. Et ils attribuent cette faveur par une raison plus naturelle encore : le maire de Poitiers, Jacques Herbert, est huguenot et ne s'en cache point. Au mois de janvier 1562 se tiennent plusieurs assemblées publiques et des réunions secrètes, quoique les unes et les autres soient défendues par les édits. Une tolérance trop évidente les y encourage et, outre que le maire, Jacques Herbert, n'y reste pas étranger. Ces horribles saturnales s'étant prolongées le 27 et le 28 mai, le 30, Grammont délivre la ville de sa présence et de ses soldats. Sainte-Gemme y demeure deux mois encore avec les siens, jusqu'à ce que, le 1er août, Jacques d'Albon, maréchal de Saint-André, la reprenne à la suite d'un assaut. Il fait pendre Herbert et quelques autres : juste châtiment d'un traître qui avait livré ses concitoyens, et de ses complices qui avaient aidé au massacre de leurs frères et à la spoliation de leurs autels. La ville est abandonnée à la fureur de la soldatesque, qui se livre au pillage et au plus effroyable massacre et les femmes, sans distinctions de condition, d'âge, ni de religion, tombent sous les coups de troupes catholiques exaspérées. Après le meurtre de Jacques Herbert, maire de Poitiers, est pendu le 7 août 1562, l'armée du maréchal, composée d'aventuriers mal disciplinés et, mal soldés. Tous les historiens du temps signalent l'indignation de la population honnête, en présence de ces débordements sanguinaires, que le maréchal Saint-André ne fait même pas signe de modérer. Le pendu est remplacé par le lieutenant de police. Jacques est le mari de Françoise Acquet, de la famille des Acquet, une protestante. Néanmoins leur fille, Anne, est baptisée le 6 novembre à Poitiers (paroisse Sainte-Opportune). La première épouse
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Blason des Maubué.

de Joseph Le Proust décède en 1577. Il se remarie avec Demoyselle Françoise de Maubué, fille de Martin Maubué de Vernay, natif du Blanc. Elle est d'une famille probablement originaire du Blanc, où elle apparaît dés le début du XVIe siècle. Bien que la filiation ne soit pas suivie, elle semble descendre de Jean Maubué anobli par Louis XI en 1471 et se répartit en trois branches : les Boiscoutault, de la Touche et des Ageons. Nous avons aussi Jehan Mobue, garde scel sur 43 fiefs à Melle, dans le Poitou, en 1392. Sa mère, Jeanne Fumé, est la fille de Nicolas Fumé de La Perrière, enquêteur en Poitou, maire de Poitiers en 1546, écuyer, seigneur de Boisferrant. Il est le descendant d'un autre Fumé Nicolas. C'est ce dernier qui commença la généalogie de cette maison. Il commanda une compagnie de cent hommes pour la défense des côtes bretonnes. Il rendit aveu de sa terre de la Perriere en 1386 et de celle du Vivier en 1412 au seigneur de Maulevrier . La grand-mère de sa seconde épouse est une Calluau de l'Oisellerie, fille d'une Lambertye. Ils ont sept enfants :


François III Le Proust de La Sellounière est né le 1er novembre 1580 à Poitiers (Saint-Didier). Il a comme parrains Noble homme Françoys... conseiller du roy et Vincent Le Proust, sieur du Ranton, bourgeois, mari de Françoise Pelletier et en secondes noces de Jacquette Chartier, grand-père de Ange Le Proust. Il épouse vers 1608 Françoise Barbarin, fille Jean III Barbarin du Monteil, écuyer, sieur du Monteil, Puyfragnoux, la Cour de Bussière. Il fut homme d'armes de la compagnie de La Vauguyon, et d'après plusieurs certificats qui lui furent délivrés, il aurait été compris dans les rôles de la compagnie du sieur de La Vauguyon, pour les années 1562 à 1568. Le 6 décembre 1564, il reçu du sieur de La Vauguyon un certificat de service.Le 10 avril 1571, devant Barbier, notaire à Confolens, il fit partage avec son frère Bertrand, de la succession de leurs père et mère. La
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L'église Saint-Génitour (Le Blanc).

mère de sa femme est une Barbarin d'une autre branche. François III Le Proust de La Sellounière est le cousin de Renée Le Proust de Niriau, femme de Jacques de Sainte-Marthe, médecin des rois Henri II, François II et Henri III et fils de Gaucher de Sainte-Marthe, médecin ordinaire de François Ier, l’un des plus sçavants et expérimentés médecins de son temps. Les chirurgiens et médecins sont aussi nombreux chez les protestants de Loudun qui lui sont apparentés. Le beau-père, le mari et le neveu de Guillemette Le Proust ont administré l’hôpital de Poitiers pendant 50 ans au XVIe siècle. Les Le Proust sont en partie les chirurgiens à l’origine de la création de l’école de chirurgie du Blanc, dont parle Chantal de La Véronne dans son Histoire du Blanc. François est maître-chirurgien au Blanc. Son neveu, Louis Le Proust est chirurgien et juré. Sa nièce est mariée à Jean Mafflard, lui-aussi, maître-chirurgien. François est aussi le beau-père de Jean Perrussault, chirurgien, lui-même père d’un maître-chirurgien. Les chirurgiens sont relativement nombreux au Blanc, et regroupés en une puissante corporation. Mais, Le Proust, Mafflard et Perrussault sont les noms les plus souvent cités. Le Proust habite au Blanc, dans le quartier de la paroisse Saint-Génitour. Le 20 juin 1620, il vend le tiers des dîmes et terrages (= Le terrage en droit féodal est une redevance due par les tenanciers aux seigneurs, elle est constituée d'une partie de leurs récoltes) de Prigny, le quatrième fief important situé dans la paroisse de Concrémiers, au nord de Roche, à un kilomètre de l'Anglin, à Jean de Beaudon, seigneur de Varabére, pour 480 livres tournois, ce pour la seigneurie de Prigny en Roches, contrat d'acquisition fait par Monsieur Parabolle (liasse 8). Le 3 septembre 1627, nous avons un partage fait par Julien Serizier, écuyer, sieur du Cluzeau-Latus, lieutenant-particulier-criminel au présidial de Poitiers, des biens paternels de feue Rachel Vernou, femme de Nicolas de Sainte-Marthe, conseillerr du roi, lieutenant- général en la sénéchaussée et siége présidial de Poitou. François Le Proust, sieur de La Sillounière et Jacques Le Proust, écuyer, sieur de La Sellounière héritent. Selon l'Inventaire analytique des archives du château de La Barre, d'Alfred Richard, avec Jeanne Penissault, veuve de Pierre Soullette, ils cèdent leurs héritages à Marie Thomas. Dans l'Inventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Indre, de Théodore Hubert, on peut lire soumise au devoir de 2 boisseaux de seigle, mesure de Lussac-les-Églises, 1 geline et 12 deniers; par François Le Proust, sieur de La Sellonnière...


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          Un Perussaut, Sylvain Perussault (1679-1753).

          Jacques Le Proust de La Sellounière
          est né le 10 août 1584 à Poitiers (Saint-Didier). Il a comme parrain Messire Jacques de Sainte Marthe, docteur en médecine, médecin des Rois Henri II, François II et Henri III, mari de la fille de son oncle à la mode de Bretagne, Renée Le Proust de Niriau. Il a comme marraine Guillemette Le Proust, veuve de Hilaire Rogier, sieur de Nouzillet, conseiller. Nous avons vu dans l'Inventaire analytique des archives du château de La Barre, de Alfred Richard, qu'il hérite de Rachel Vernou en 1627. Les Leproust sont cités comme chiruriens-jurés. Ils sont très nombreux au Blanc et regroupé en une puissante corporation. Ils font payer leurs élèves entre 120 et 160 livres par an et leur demandent de nettoyer leurs boutiques. Jacques Le Proust, écuyer, épouse une Perussault, de Saint-Gaultier. Les Le Proust sont originaires de Bretagne et se sont répandus au cour des siècles en Anjou, Poitou et Berry. Ce Jacques, seigneur de Sellonnière, le 8 mars 1643, vend 5 quartiers de vignes, situé au Pied froid à maître Pierre Fontenettes, un avocat, moyennant la somme de 350 livres tournois.


conseiller du Roy et élu de Poitiers, seigneur de La Sellounière[1].

1589, 14 février. — Sentence de Simon Le Blanc, Pierre Pidoux, Joseph Le Proust, Jean Du Rivau et Daniel Guygard, président et élus de Poitiers, rejetant la demande en décharge formée par Mathurin Boureau, contre les fabriqueurs et habitants de Clessé, et le maintenant sur les rôles de la grande taille de la paroisse, pour 3 écus, avec proportion pour les aides et crues.


Arnauld Caluau de l'oisellerie
   ∞ ??? 
   │
   ├── André Caluau, échevin
   │  ∞ ???
   │  │
   │  ├── Jean Calueau, évêque
   │
   ├── Jean Caluau
   │
   ├── Guillaume Caluau de l'Oisellerie
      ∞ 1516 Héliette de Lambertye
      │
      ├── François Caluau (1518-1574)
      │  ∞ 1565 Marguerite Royer de La Roque
      │  │  
      │  ├── René de Caluau 
      │    ∞ Marguerite de Lamarthonie
      │    │  
      │    ├── Gaston de Caluau 
      │      ∞ N des Ruaulx
      │      │  
      │      ├── Jean de Caluau, vicomte
      │        
      ├── Héliette de Caluau 
      │ ∞ 1538 Nicolas Fumé de La Perrière
        │
        ├── Jeanne Fumé 
          ∞ Martin Maubué de Vernay   
          │
          ├── Françoise Maubué 
            ∞ 1578 Joseph Le Proust de La Sellounière
            │
            ├── François Le Proust de La Sellounière 
              ∞ 1608 Françoise Barbarin (branche des Barberini)
              │
              ├── Estienne Le Proust de La Varenne 
                ∞ 1646 Marguerite Vergne (1622-1702)
                │
                ├── Jean Le Proust des Varennes (1654-1738) 
                   ∞ 1675 Catherine Michel
                   │
                   ├── Pierre Le Proux de La Rivière (1676-1735) 
                     ∞ 1712 Claude Elisabeth Chamion
                     │
                     ├── Pierre Éloy Le Proux de La Rivière 
                       ∞ 1741 Marie Agathe Mora (1720-1802)
                       │
                       ├── Agathe Le Proux de La Rivière
                         ∞ 1763 Louis Melchior Mottet
                         │
                         ├── Agathe Mottet (1764-1853)
                           ∞ 1785 Benoît de Rambaud





Notes et références Modifier

  1. Inventaire analytique des archives du château de La Bare, Alfred Richard, Château de La Barre, C. Reversé, 1868.

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