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Joseph Dubernad

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Signature d'Armand Joseph Dubernad (1795).

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Embouchure de l'Adour (Bayonne).

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Le port de Cadiz.

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La manufacture des tabacs de Morlaix.

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Sa cousine, Teresa Cabarrus, future Madame Tallien, puis Princesse de Chimay à la prison de La Force.

Armand Joseph Dubernad, ou Joseph du Bernad[1][2], né le 23 novembre 1741 à Bayonne est mort le 9 mai 1799 à Morlaix (rue Longue, section de la Roche).

Dubernad est le descendant de deux vieilles familles de Laplume, capitale du Brulhois, les Be(r)nard ou du Bernât - de la branche de Brana - et les Fo(u)rcade, côté maternel. Du fait de leur conversion au protestantisme leurs descendants deviennent marchands ou négociants. Dubernad est élevé à Bayonne.

Joseph du Bernad part en Andalousie, à Séville. Il rejoint là-bas une partie des membres de sa famille qui sont soit diplomates, soit dans le négoce de l'autre côté des Pyrénées. Lui-même vend en gros aux chargeurs de la flotte et aux vaisseaux de registre. Dès 1768, il crée avec les Behic et les Lannux une ligne maritime entre Morlaix et l’Andalousie. Grâce à lui et à ses proches, les productions de la Basse-Bretagne ne passent plus par Saint-Malo[3].

Joseph crée avec son futur beau-père la maison de gros, Lannux père, Dubernad et Cie. Nous savons par le recensement du Consul que cette société existe dès 1773[4]. Selon Michel Zylberberg, des liens existent bien entendu entre les sociétés Lannux père, Dubernad et Cie et celle de Morlaix : Lannux, Dubernad et Cie.

Dubernad est donc l'associé de Jean Lannux, dès 1761, avant de se marier avec sa fille en 1778[5]. A cette date il est un négociant important à la fois à Morlaix, Séville et Cadiz. Il devient banquier.

En 1778, cet homme comblé, négociant à Cadix, est jugé par l'Inquisidor Fiscal de Sevilla por retencion de libros obscenos y provocatibos, par le valet de son associé[6].

Parent de diplomates, il est lui-même Consul général du Saint-Empire romain germanique à Morlaix[7].

En 1782, Cabarrus autorise la Maison Lannux père, Dubernad et Cie, de Séville, à recevoir également les Souscriptions de sa Banco de San Carlos[8].

Victime de l'Inquisition Joseph devient orateur de la principale loge maçonnique de Morlaix, L’École des Mœurs, et à la Chambre de littérature et de politique. Il est aussi Président du comité du commerce de Morlaix. et Premier Président du Tribunal de Commerce[9].

Joseph du Bernad est premier consul de Morlaix en 1783. En 1786/1787, il est maire[10], puis échevin en 1788 et 1789. Le Répertoire général de bio-bibliographie bretonne le voit Prieur en 1785, mais cela ne peut être qu'un autre membre de sa famille[11].

Lorsque la Révolution française commence, Joseph Dubernad possède plusieurs sociétés de négoce avec la Chine, l’Europe, les Indes orientales et les deux Amériques. Ses sociétés sont principalement installées à Morlaix, Séville et Cadix. Il est l’un des principaux actionnaires de la Banco de San Carlos, ancêtre de la future banque d'Espagne et de différentes sociétés qui financent de grands travaux et contribuent à réduire la dette espagnole. Son cousin proche et protecteur, François Cabarrus, futur comte et ministre, est très apprécié du roi d’Espagne. Ses cousins, les Lesseps, son beau-père, son beau-frère et son frère sont de riches et surtout d'importants diplomates.

Avec Bouestard, Diot et Mazurié, tous francs-maçons de l'Ecole des mœurs il est député du Tiers, de la Sénéchaussée de Morlaix, aux États de Bretagne, réunis en décembre 1788 à Rennes[12]. Selon, Henri Stofft et Jean Ségalen, dans leur biographie : Bouëstard de la Touche ; Médecin, philosophe, franc-maçon et jacobin, ils ne vont à Rennes qu'en février et Diot se récuse[13].

Il devient l’un des membres actifs du Club breton.

En 1789, Joseph Dubernad est cité en premier parmi les rédacteurs du cahier de doléances de la ville. Après avoir rédigé ces doléances, les négociants nomment deux délégués pour les représenter à l'Assemblée générale du tiers état qui doit se réunir le 9 avril à l'hôtel de ville de Morlaix pour arrêter le cahier commun.

Hamelin et l'échevin en exercice Dubernad sont les deux délégués élus[14].

En 1790, les clubs jacobins ont rapidement essaimé en province, comme le montre la fondation à Morlaix, au début de l'année 1790, par le négociant Armand-Joseph Dubernad (1743-1799) du Club des amis de la Constitution de Bretagne[15]. dont il est souvent le président et le meilleur orateur avec son ami, Jean-Jacques Bouestard de La Touche.

En 1791, Joseph Dubernad loue une partie de la manufacture des tabacs de Morlaix pour 10.000 francs par an[16].

Il ajoute à ses activités celle d’armateur corsaire.

Le château de la Bourdaisière est vendu nationalement le 11 décembre 1794, sur Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon-Penthièvre, veuve de Philippe d'Orléans, fille du duc de Penthièvre, qualifiée de déportée, dans le procès-verbal d'adjudication. Il est acheté au prix de 183.000 livres, par Armand-Joseph Dubernad, négociant à Morlaix (Finistère), qui acquiert également le parc de la Bourdaisière, clos de murs, et d'une étendue de 69 arpents, au prix de 110.000 livres[17]. Armand Joseph Dubernad l'achête grâce à son ami et client Henri Jacques Goüin-Moisant, qui est deux ans plus tard le beau-frère de l'uns de ses filles. Il reconstruit ce château de la femme de Philippe Égalité, La Bourdaisière, détruit suite à un caprice d’Étienne François de Choiseul.

A cette époque, en Espagne, son frère et son cousin Cabarrus sont arrêtés. En France, des membres de sa famille sont persécutés, notamment, la Thérésa Cabarrus, Madame Tallien, Notre-Dame de Thermidor.

Dubernad meurt en même temps que la Révolution en 1799, en partie ruiné du fait du blocus anglais. La guerre de courses ne lui permet pas de s'enrichir à nouveau. Cette perte de patrimoine, qui est toutefois limitée, est due aussi à ses dons ou prêts pour aider les pauvres ou financer les fêtes révolutionnaires. Ses enfants et petits-enfants ne partageront pas ses idées, si ce n'est le lien avec la franc-maçonnerie. Ils vont parfois se marier avec des nobles ou, pour les filles, être religieuses. Ils n'ont pas non plus son sens des affaires. Jean-Jacques-Régis de Cambacérès parle de la faillite assez forte que vient de faire la banque Gaudelet et Dubernad dans une lettre à Napoléon, datée du 12 mai 1810. Mais cette faillite d'un million six cent mille francs est une conséquence du blocus anglais qui ruine les façades maritimes françaises pendant presque vingt cinq années.

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Le port franc de Bayonne, par Vernet.

Sa famille Modifier

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Les premiers ancêtres de Dubernad Modifier

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La Réole.

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Le tertre de Fronsac permet de surveiller la vallée de la Dordogne.

Joseph du Bernad est le descendant de deux vieilles familles de La Plume, capitale du Brulhois, les de Be(r)nard ou du Bernât - de la branche de Brana - et les de Forcade, côté maternel.

Avant La Plume, on a :

Raimond de Bernard (1255 - avant 1301), donzel de Grignols, est qualifié chevalier par un acte de 1292. Il épouse Alaïs de Seguin, fille de Gailhard de Seguin, qui, comme son père avant lui, signe le traité de paix et d'alliance, passé au mois de novembre 1230, par lequel la ville de La Réole s'engage à fournir cent hommes si Bordeaux est attaqué par les ennemis du roi. Si La Réole est attaquée, la ville de Bordeaux lui fournira deux cents hommes[18]. Sa fille se marie le 10 novembre 1301 julien avec Guillaume III de Grimoard, cousin issu de germain du futur pape Urbain V, prénommé comme lui.


En 1414, Hugues de Bernard, de Guienne est nommé capitaine de Fronsac[19].

Les de (ou du) Berna[r]d de Laplume Modifier

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Blason des de Bernard, notamment du Brana.

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Capitaine (guerres d'Italie).

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Il ne reste pas grand chose de l'enceinte fortifiée de Laplume, capitale de la vicomté de Bruilhois.

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L'église de Labastide-Clairence est construite du temps de Louis le hutin, roi de Navarre de 1305 à 1316, et roi de France de 1314 à 1316.

La famille de (ou du) Berna[r]d habite sans interruption depuis quatre siècles, pour certaines branches, Laplume, la petite capitale de la vicomté et du bailliage d'appel de Bruilhois. Son nom s'est exclusivement orthographié de Bernard dans les actes publics ou privés du XVIe siècle. Il est souvent écrit de Bernât, du Bernât et du Bernard aux XVIIe et XVIIIe siècles[20].


Peyrothon de (ou du) Berna[r]d (1485 - 1568), sieur du Tuquo, né sous le règne de Charles VIII (1483 - 1498), est capitaine dans les armées de François Ier. Il possède dans la commune de La Plume le domaine du Tuquo et de grands biens. Il ne vit plus en 1570, selon le Livre terrier de Laplume[21]. Il a entre autres pour fils :
Pierre de (ou du) Berna[r]d (1520 - 1568), habitant le domaine du Brana, limitrophe et probablement détaché de celui du Tuquo, selon le Livre terrier de Laplume, est mort avant 1570. Il hérite de son frère aîné. protestant. Il a pour fils :


Abraham de (ou du) Berna[r]d (1550 - 1619), sieur du Brana, consul de Laplume en 1594, 1598, 1602, et premier consul de ladite ville en 1609 et 1619, selon le Livre de la Jurade. Abraham est marié à Jeanne de Bonnot, fille d'Arnaud, seigneur de La Tuque, d'Aurignac, et Lespiasse, en Agenais et Lomagne en 1562, et de Dame Antoinette de Massas. Il a entre autres enfants :


Noble Arnaud de (ou du) Berna[r]d (1610 - 1673), sieur du Brana, ainsi nommé et qualifié dans plusieurs actes authentiques faisant partie des archives de Laplume des années 1642, 1647 et 1649, Premier consul de Laplume en 1645, est marié le 23 août 1654 à noble damoiselle Claire De La Brunetière, puis en 1662 avec damoiselle Marie De Bernard Du Tuquo, sa cousine. Arnaud du Bernad, sieur du Brana[22] est premier consul de Laplume, en 1645. Il se retrouve devant le bailli du Brulhois, le 18 février 1673 du fait de son frère Pierre, un prêtre, et doit lui payer 3.900 livres tournois[23].


Noble Jean de Bernard, sieur du Brana, marié à demoiselle Marguerite de Bayle de Latuque.


Les ancêtres protestants de Dubernad doivent abjurer. Les 3.900 livres tournois achèvent de les ruiner. Nous retrouvons un Saubat de Brana à La Bastide de Clarence, né vers 1600. Au XVIIe siècle les habitants de cette bourgade ne parlent pas le Basque, mais le Gascon, comme à Laplume. Saubat de (ou du) Berna[r]d (1661 - 1727), sieur de Tichanné, et Dame Dominique Denhors, de la Maison de Labasque, tous les deux de Labastide-Clairence sont les grands-parents de Joseph Dubernad.

Les Fo[u]rcade à Orthez, Laplume, puis à Bayonne Modifier

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Le Pont Vieux à Orthez (XIIIe siècle).

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Orthez.

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Les Forcade/Fourcade lors du recensement de Gaston Phebus en 1385.

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Espalungue est vendu aux Salabert en 1496.Mais la bâtisse actuelle a été construite par Jean de Poey au XVe siècle, le beau-frère de Guilhamolo de Forcade.

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Pedro de Peralta y Ezpeleta.

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Armoiries d'Armand de Forcade (1698), Charles d'Hozier — Armorial général de France, 1696.

Les Forcade (de), également écrit Fourcade (de), Forcada (de), Forquade (de), Forquada (de), Forcade (de la), Fourcade (de la), Laforcade (de) et Lafourcade (de) appartiennent à la noblesse de la Guyenne et de la Gascogne[24].

Sur les âges obscurs et primitifs de cette famille, on peut juste dire qu'elle est mentionnée par des actes publiés dès 1170, à Orthez, mais que sa filiation n'est suivie que bien plus tard[25].

Au fil des siècles, les branches de la famille Fo(u)rcade et ses biens se sont multipliés. Des descendants de ces nobles branches se retrouvent notamment dans le Brulhois, à Laplume. Pierre Jules de Bourrousse de Laffore a fourni un début de généalogie dans le tome III de son Nobiliaire de Guienne et de Gascogne, publié en 1860, mais ce travail contient également des erreurs graves, notamment que la famille Fo(u)rcade d'Orthez est éteinte, et que certaines branches ne correspondent pas à la même famille d'Orthez.

La noble maison Fo(u)rcade, de la ville d'Orthez, figure dès le XIIe siècle parmi les Seigneurs du Béarn possédant d'importants fiefs. On a un seigneur de Forcade qui, vers 1170, donne des dîmes à la paroisse de Castétarbe, à Orthez, à Guillaume-Bertrand, évêque de Dax[26]. On a aussi le casal de Gassie-Doat de Forcade qui doit donner sept pains, deux conques d'annone, un porc, entre 1150 et 1167 à Saint-Cricq-du-Gave (village pas très éloigné d'Orthez)[27].


Pierre de Forcade, né au début du XIVe siècle, est un homme d'armes de Gaston II, comte de Foix-Béarn. Il prend part à la conquête des villes de Bourg et de Blaye, et combat les Anglais près de Saint-Sever, le 8 Septembre 1339[28].


Circa 1371-1376, Sansue de Forcade, bourgeois d'Orthez, propose ses services à Gaston Phébus, comte de Foix (1343 - 1391) pour assassiner Bidon de Baulat[29].


Monicolo de Forcade, né avant 1360, est répertorié en 1385 dans le recensement de Gaston Phebus. Il est le père de :

  • Guilhamolo de Forcade épouse, probablement avant 1440, Miramonde de Salabert, aka Miramonde d'Espalungue, décédée après le 29 Janvier 1496. Elle est la fille de Johanet de Poey, aka Johanet de Salabert, seigneur de Beyrie, d'Estussau, de Pelom, mais pas d'Espalungue... et de Mariou de Salabert de Baig. La terre et le château d'Espalungue ne leur appartiennent légalement qu'à partir du 29 janvier 1496. L'honorable Marion de Salabert et Jean, son fils, acquièrent, pour le prix de 1.389 écus et demi, la seigneurie et le château d'Espalungue de noble Bernard de Burgaust, Sgr de la Hagède, de Louboey et d'Espalungue[30]. Dans son testament daté du 3 octobre 1420, ce Jean de Salabert, qualifié simplement comme noble Johan, seigneur d'Espalungue. Les Poey deviennent les Salabert, puis des Espalungue[31]. C'est une tradition béarnaise. Jean d'Espalungue nomme deux ou trois autres Forcade parmi les exécuteurs testamentaires de sa succession. Son grand-père paternel est certainement Miguen de Poey, maire d'Auch en 1455[32].


Jean de Forcade de Salabert, né vers 1450, aurait épousé, vers 1500, Radegonde d'Espelette. Il teste le 21 juillet 1505, ans lequel il prend les qualités d'écuyer et de premier jurât de la ville d'Orthez, institue pour ses héritiers ses quatre enfants mâles, et, relativement à la distribution de ses domaines, déclare avoir donné, entre autres choses, la tour Catsies, sise sur les murs de Bordeaux, à Gaston de Forcade, son second fils, marié à Guionne de Couso. (Arrêt de la Cour des Aydes de Guienne du 27 mai 1656.) Il nomme ses quatre fils dans l'ordre suivant : 1° François de Forcade; 2° Gaston, dont l'article suit; 3° Arnaud de Forcade; 4° Raymond de Forcade. Un de ces quatre frères est peut-être le môme que N... de Forcade, que nous avons cité comme présent à la montre ou revue passée à Mont-de-Marsan sous Charles VIII,



Cette branche, dont le nom est orthographié de Forcade dans les titres originaux du XVIe siècle et du commencement du XVIIe, et habituellement de La Forcade dans ceux des deux derniers siècles, a été maintenue dans sa noblesse d'extraction par jugements rendus, le 5 septembre 4666, par M. du Puy, commissaire subdélégué de M. Pellot, intendant de Guienne, et, le 20 juin 4 696, par M. Bazin de Bezons, aussi intendant de Guienne; enfin, par arrêt du Conseil d'État, rendu le 29 juin 4787, en présence du Roi. Elle a, dans ces trois jugements souverains, sa noblesse et sa filiation légalement établies par titres depuis Jean de Forcade, qualifié noble, écuyer et gou- verneur du château d'Auvillars, dans son contrat de mariage du 29 avril 4554. Elle avait remis ses litres à la Cour des Aydes de Guienne, le 44 mai 4755 (Archives départementales de la Gironde).

L'identité d'origine de cette branche et de la précédente ne saurait être révoquée en doute; elle est, d'ailleurs, officiellement constatée dans la maintenue de noblesse du 5 septembre 4666, dans laquelle il est dit que Philippe de La Forcade, écuyer, sieur de La Prade, et ses auteurs, ont justifié avoir pris la qualité de nobles et écuyers depuis 4554; que Philippe a été capitaine d'infanterie, son père l'un des gardes du corps du roi Henri IV, et son aïeul gouverneur du château d'Auvillars, et qu'ils descendaient de la maison noble DE FORCADE, à Orthez, en Béarn. Or, nous, avons vu que noble Jean de Forcade, écuyer, né à Orthez vers 4440, est qualifié écuyer et premier jurat de la ville d'Orthez, en Béarn, dans son testament du 24 juillet 4505, dans lequel il nomme ses quatre enfants : François, Gaston, Arnaud et Raymond de Forcade; nous sommes dès lors autorisés à penser que l'un de ces quatre frères, sans que nous puissions préciser lequel, est l'auteur de la branche de Forcade, « des- cendant de la maison noble de Forcade, à Orthez, en Béarn, » et qu'il eut pour fils :

I. Noble Odet DE FORCADE, natif et habitant d'Orthez, en Béarn, père de Jean, qui suit (Archives du Cabinet héraldique de Bordeaux) :

II. Noble Jean DE FORCADE, écuyer, nommé gouverneur du château d'Auvillars par

lettres patentes de Jeanne d'Albret, reine de Navarre, est qualifié noble et écuyer dans

son contrat de mariage avec damoiselle Odette DE REY, retenu et expédié, le 29 avril 4554,


Voir article détaillé : La descendance de Jean de Fourcade (grand-père de sa mère)

Les parents de Joseph Dubernad Modifier

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Joseph est le fils légitime du Sieur Bernard Dubernad, bourgeois et marchand, et de Dame Magdelaine Fourcade son épouse. Son grand-père paternel, Salvat du Bernad, sieur de Tichanné et de La Bastide-Clairence,


Joseph Dubernad fait des études au collège catholique de Bayonne, dont la réputation n'est pas brillante. D'après les évêques qui se succèdent à Bayonne, la formation spirituelle de ce collège laisse beaucoup à désirer. Le collège de Bayonne est depuis longtemps très mal monté et comme nul...[33]. En partie à cause de ses origines protestantes, mais aussi du fait de ses prêtres indignes d'enseigner, Dubernad se méfie des gens d'Église.

La famille de sa mère fait du négoce dans tout le monde dit civilisé de l’époque. Son grand-père maternel, Arnaud de Fourcade (1673 - 1743), est le demi-frère de deux des sœurs Fourcade, mariées aux ancêtres des Ferdinand de Lesseps et des Cabarrus[34]. Son grand-père du Hagon est un très important négociant en laine. Un du Hagon crée à Bilbao en 1765 une compagnie maritime pour le commerce avec les pays d’Amérique du Sud.

Dominique Dubernad, sa sœur aînée, se marie en 1764 avec le Sieur Jean-Pierre de Loustau, originaire d'Oloron-Sainte-Marie, dont la famille possède deux importantes sociétés de négoce en Espagne : Jacques Loustau et Cie à Cadix et Loustau et Cie de Valence. Ils prêtent de l’argent aux nouveaux négociants béarnais qui s’installent en Espagne et sont à l’origine du développement des assurances maritimes, avec les Behic, les Dubernad et les Jauréguiberry. La présence de cette famille Loustau en Espagne est fort ancienne[35].

Une grande partie de la famille d'Armand Joseph très puissante à Bayonne est aussi implantée en Espagne, où ils sont négociants avec l'outre-mer, armateurs, banquiers, diplomates...

AVANT LA RÉVOLUTION Modifier

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Ses cousins diplomates Modifier

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Pierre de Lesseps, marié à la grand-tante de Dubernad.

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Martin de Lesseps.

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Francisco de Cabarrús y Lalanne

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Barthélémy de Lesseps traversant la Sibérie.

En 1779, sur l'acte de mariage de sa belle-sœur, Marguerite Lannux, son beau-père apparaît comme Vice-Consul d'Espagne, mais aussi pendant des années dans dans l'Almanach royal, et l'acte de mariage de sa fille Marguerite.

Joseph va être lui-même Consul général du Saint-Empire romain germanique à Morlaix[36][37].

Son frère, Salvat Dubernad, est Consul du grand-duché de Toscane[38]. Au niveau diplomatique, les consuls de Toscane représentent en 1784 aussi l’Autriche, et les Autrichiens la Toscane[39].

Par leur mère, Salvat et Joseph sont d'une famille de diplomates. Son grande-oncle, Pierre de Lesseps, dont nous avons le portrait, est Secrétaire des Commandemens de la feue Reine d'Espagne, Marie-Anne de Nembourg, qui s'étoit retirée dans ladite ville[40].

Les oncles à la mode de Bretagne de Joseph sont ambassadeurs ou consuls parfois en Espagne :

  • Michel de Lesseps (1729 - 1801), Secrétaire de l'Ambassadeur du Roi à la Haye en 1750, attaché au département des affaires étrangères. II est près d'un an chargé des affaires du Roi, près le gouvernement général des Pays-Bas et accompagne les Ministres du Roi aux Cours d'Hanovre, d'Espagne, de Portugal.


  • Martin de Lesseps (1730-1807), père de :
    • Barthélémy de Lesseps Nous le voyons mentionné dans le Moniteur, du 11 avril 1790, car il est, en sa qualité de Consul de France, appelé à présenter au Roi, à la Reine et à la famille royale, le journal historique de son voyage de la baie d'Avatcha, au Kamtschatka, en France, depuis l'instant où il a quitté les frégates du roi, commandées par M. le comte de Lapeyrouse.
    • Mathieu de Lesseps qui est fait comte par Napoléon Ier. Il est nommé au consulat de Carthagène (Espagne). Après avoir été chargé en 1762 d'une mission à Madrid et Lisbonne, il est nommé comme Consul de France à Hambourg[41]. Sa femme, Catherine de Grivegnée, est espagnole, et tante de la comtesse de Montijo, mère de l'impératrice Eugénie de Montijo. Martin est lui-même père de :


  • Dominique de Lesseps (1715-1797) parle parfaitement l'espagnol. A 18 ans, en 1733, il est secrétaire de Monsieur de Saint-Contest, intendant de la Guyenne, chargé de délimiter les frontières entre la France et l'Espagne. Il assiste aux conférences d'Hendaye et de Fontarabie sur la souveraineté de la Bidassoa et il fait partie d'une commission sur un règlement de frontière entre Roncevaux et Saint-Jean-Pied-de-Port ainsi que sur le lieu où la fille de Louis XV, fiancée de l'infant Don Philippe, doit être présentée à l'Espagne. C'est lui qui dresse le traité en français et en espagnol. Il est par la suite ministre (= ambassadeur) du roi Louis XV aux Pays-Bas, et anobli en 1777.


Nous avons aussi, comme oncles à la mode de Bretagne et cousins, côté Cabarrus :

  • Dominique-Eugène Cabarrus (1716 - 1799), vice-consul d'Espagne à Bordeaux qui figure comme tel dans l'Almanach Royal de 1766 et qui reçoit des lettres de noblesse et règlement d'armoiries[42]. Il est négociant, mais le négoce avec l'outre-mer ne déroge point[43]. Dominique Cabarrus, roulier et armateur, organise également des expéditions négrières. Ce riche négociant et savant est un défenseur de la doctrine des solitaires de Port-Royal. Il est le fondateur de la loge maçonnique La Zélée de Bayonne. Son fils :
    • Francisco de Cabarrús (1752 - 1810), comte de Cabarrús et vicomte de Rambouillet, devient un financier et économiste célèbre. Il est un conseiller très écouté du roi Charles III d'Espagne et le fondateur de la banque San Carlos, la première banque centrale espagnole. François Cabarrus réussit à créer le premier papier-monnaie et est fait comte par le roi d’Espagne. Accusé de détournement et emprisonné en 1790, en grande partie du fait de ses origines françaises, il n’est libéré que deux ans plus tard. Joseph Bonaparte en fait son ministre des finances, fonction qu’il occupe jusqu'à sa mort. Cabarrus tient une place au premier rang parmi les Espagnols du siècle des Lumières, du fait de son caractère volontaire, de ses immenses capacité de travail, de la variété de ses centres d’intérêts intellectuels, de sa volonté de changer la société[44]. Jean Sarrailh le cite parmi les hommes illustres espagnols de cette fin du XVIIIe siècle dans L'Espagne éclairée de la deuxième moitié du XVIIIe siècle (1954).

Dominique-Eugène Cabarrus devient vice-consul d'Espagne au moment où Joseph s'installe à Séville chez ses parents. L'appui de sa famille, les Lesseps et les Cabarrus, explique en partie la réussite de Dubernad.

La conquête de Séville Modifier

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Il choisit comme prénom usuel Joseph[45].

Joseph Dubernad part très jeune en Andalousie, où les Béarnais et les Basques sont déjà nombreux et actifs depuis des siècles. La France tient effectivement un rôle de première importance dans le commerce espagnol et cela ne date pas d’hier. Gustave du Puynode écrit Vers la fin du seizième siècle et au début du dix-septième les Italiens et les Français faisaient les quatre cinquièmes du négoce espagnol et les neuf dixièmes de celui de son négoce[46].

Joseph crée avec son futur beau-père la maison de gros, Lannux père, Dubernad et Cie en 1761[47] Nous retrouvons cette maison dans le recensement du Consul de 1773[48].

De Séville et Cadix, Dubernad va envoyer des navires marchands, d'abord en Europe et aux Amériques, puis dans les Indes orientales et même en Chine. Il va aussi assurer les bâtiments de ses collègues et leurs cargaisons[49].


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Reconstitution de Séville vers 1750-1800.


Joseph Dubernad est actionnaire de la première maison de commerce à Séville, connue sous la raison sociale Pratmeur-Dubernad et cie. Cette société est dirigée par son frère et les Lannux détiennent les 3/8e des actions. C’est une société qui a plus d’un million de capital[50].

Selon Michel Zylberberg, des liens existent bien entendu entre les sociétés Lannux père, Dubernad et Cie et celle de Morlaix : Lannux, Dubernad et Cie. D’ailleurs, cet historien cite cette maison en troisième parmi les dix sociétés françaises de Séville. Les Dubernad se vantent dès cette époque de monopoliser le commerce des laines avec la société de leur concurrent Jean d’Arboré[51]. Mais, Michel Zylberberg note quil a quelque exagération, mais ces prétentions ne sont pas totalement injustifiées. Jean d’Arboré est très fier d’avoir payé vingt deux millions de reales au fisc espagnol, soit 5.500.000 livres tournois[52]. Ces sociétés, malgré leur personnel réduit, enrichissent considérablement Cadix, l’Andalousie et Morlaix[53], qui en ont bien besoin. En effet, la Basse-Bretagne et le sud de l’Espagne ne participent pas à la première révolution industrielle.

Morlaix (1758-1776) Modifier

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Joachim Dorsel dans son Histoire de Morlaix écrit au sujet de Jean Lannux, son associé et futur beau-père : ... Ainsi signale t'on les richesses acquises par les Daumesnil fils, Broustail, David, Lannux, Pitot, Le Gall, Lange.... Le seul commerce des toiles de Morlaix monte quelquefois officiellement à cinq et six millions par an. Mais l’administration soupçonne les négociants de cacher une partie de leurs revenus au fisc. Nous savons que Lannux père est négociant et receveur des fouages. Associé à Dubernad il est cité en premier en 1767, parmi les 31 marchands en gros de Morlaix, qui s'occupent de l'achat par commission, de toiles pour l'Espagne, avec d'autres membres de sa famille : les Lannux, Miron, la veuve Descombes, Behic...

Mais les historiens bretons cachent la réalité : le fret est en baisse à Morlaix. Ce n'est que grâce aux Bayonnais, Dubernad et Michel Behic qu'à partir de 1768 il se trouve dans le port, deux navires, un de chaque société qui chargent en même temps et à concurrence.

Le futur Intendant de la Picardie, François d’Agay, dans ses mémoires, le constate le 6 août 1768[54]. L’ami et le confrère des Dubernad, Jean d’Arboré, de la maison franco-italienne de Cadix, Prasca-Arboré, leur permet de créer cette ligne maritime.

Michel Zylberberg qui s’intéresse beaucoup aux frères Dubernad précise que grâce à ces deux hommes, les frets baissent de moitié, ce qui permet aux négociants de Morlaix de capter une proportion grandissante des Bretagnes, qui s'exportaient autrefois en totalité par Saint-Malo, sans toutefois mettre en péril la primauté du port malouin.

Zylberberg constate que dans une ville qui compte déjà des négociants actifs, l'arrivée des Bayonnais, Behic et Dubernad, est bénéfique et pas seulement du fait de cette ligne maritime[55]. L’activité de Morlaix est en plein déclin. Son port n’a jamais pu avoir une activité équivalente à Saint-Malo. Zylberberg montre que l’arrivée de Joseph, de son frère Salvat et des Behic la bourgeoisie morlaisienne prend des marchés importants aux Malouins en Espagne.


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Le port de Morlaix, par Ozanne[56].


Tout cela ne va pas sans créer des jalousies. Quand Armand Joseph Dubernad veut que le port de Morlaix dispose d’une cale de construction et que le radoub ne s’effectue plus dans le bassin étroit du port, personne ne l’aide à réaliser son projet. Et Dubernad se rend compte que le port n’est accessible qu’aux navires de trois cent tonneaux. Il demande et fait avec ses propres deniers des travaux sur la rivière de Morlaix. Toutefois à part La Seine de cinq cent cinquante tonneaux qui entre dans le port en 1778 et L’Albenarbe, de sept cent tonneaux, les gros navires ne peuvent fréquenter le port. Seuls les quais, longs d'un kilomètre et en granit, sont dignes d’un grand port. Mais là-encore, ils ont été bâtis par les Lannux, la famille de sa future femme qui sont aussi ses associés[57].

Michel Zylberberg observe que : Le négoce morlaisien est parvenu à conquérir, au cours du siècle, son autonomie et même a réussi à s'emparer de la commercialisation des toiles rosconnes, jusqu'alors entre les mains des marchands de Roscoff. Cette volonté d'indépendance n'est sans doute pas étrangère la venue d'hommes d'affaires d'origine bayonnaise comme Sauveur Dubernad, consul de Toscane à Morlaix et Armand Joseph Dubernad, Premier Président du Tribunal de commerce de Morlaix. Avant de se fixer à Morlaix, les Dubernad avaient longtemps séjourné à Séville, le principal centre consommateur espagnol des criées morlaisiennes. Une firme comme Lannux père-Dubernad, une des grandes maisons de commerce français de Séville, qui souhaite disposer de correspondants de toute confiance à Morlaix semble y avoir délégué les parents sous la raison de Dubernad Lannux et Cie[58].

Sur les 32 négociants de Morlaix figurant dans tous les livres d'histoire locale comme faisant du négoce avec l’Espagne, seuls les Lannux, les Behic et les Dubernad sont cités régulièrement dans les archives et les rares études sur le rôle économique des Français à la fin du XVIIIe siècle en Espagne.

Son mariage (1776) Modifier

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Blason des Lannux.

Dubernad est encore domicilié à Séville quand il se marie en 1776, avec l’une des filles de la plus importante famille de la ville de Morlaix à cette époque[59]. L'armorial du Béarn[60] nous dit que les Lannux sont une ancienne famille béarnaise qui possédait les droits féodaux d'Assat; de La Salle, de Rontignon et de Meillon.

Son beau-père siège aux États de Bretagne, l'épée au côté comme les maires de Nantes, de Brest, et de Saint-Malo. Les maires de Morlaix sont tous de riches négociants[61]. Joséphine Baudry, dans son Étude historique & biographique sur la Bretagne à la veille de la Révolution: à propos d'une correspondance inédite, 1782-1790 écrit :

cette maison a produit trois maires de Morlaix de 1753 à 1776 et ce mariage va montrer l'opulence déjà reconnue qui règne dans la maison de Lannux[62]. Outre leurs sociétés à Cadix et Séville, dans lesquelles les frères Dubernad sont des associés et des gérants, dans la cité bretonne les Lannux possèdent différentes sociétés, dont trois notables : Lannux et Le Bras, Descombes frères(= Lannux des Combes) et Lannux frères, sur la dizaine que compte cette ville[63].

Dubernad et sa femme n’habitent qu’un temps quai de Léon, à Morlaix. Les jeunes mariés partent à Cadix.

Son frère, Sauveur Dubernad se remarie avec la sœur de la femme de Joseph.

Son beau-frère Gaspard Lannux est consul d'Espagne[64] sont des diplomates.

Maison Dubernad, Jauréguiberry et cie (Cadiz) Modifier

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Au sein du complexe andalou même, un processus est amorcé au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Séville céde à sa rivale gaditane une large part des échanges. Dubernad fait le choix de s'installer à Cadix, malgré le décret de commerce libre, du 12 octobre 1778, supprimant le monopole de Cadiz et Séville sur le commerce avec les colonies. Ce décret, qu’a voulu son cousin issu de germain, le futur comte et ministre, Francisco de Cabarrús, va favoriser Cadix plus que tout autre port. Désormais, il y entre et sort plus de 1.000 navires tous les ans. En 1792, le port effectue 71,5 % des exportations et 80,8 % des importations espagnoles. Cadix eſt le centre de tout le commerce qui se fait aux Indes occidentales, comme le souligne Jean-Baptiste René Robinet, dans son Dictionnaire universel des sciences morale, économique, politique…[65].


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Le port et la ville de Cadiz au XIIIModèle:Exp s.


La Maison Dubernad, Jauréguiberry et cie figure sur la liste des négociants, boutiquiers, artisans, domestiques et autres sujets du Roy établis et résidant présentement à Cadiz sous la protection de sa majesté, le 20 janvier 1777. Cette maison de commerce fait du négoce en gros. Elle compte trois associés, Dubernad et les Jauréguiberry, quatre commis et quatre domestiques. Ils sont tous Pays Basque, sauf un commis acadien, et trois domestiques qui sont du Limousin[66]. Dubernad est le principal (= patron) de la société[67].

En 1777, les activités de Du Bernad à Cadiz ne font que démarrer. Au niveau de ses maisons de commerce, il multiplie les échanges avec l’Amérique du Sud. La Maison Dubernad, Jauréguiberry et cie, envoie par exemple, 88 pièces de pannes à Vera Cruz, pour une valeur de 11.705 livres tournois. Ils développent leurs échanges avec les Indes orientales, la Chine, les Philippines[68].


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La ville de Cadiz.


La société de Salvat du Bernad, son frère, à Séville, est plus importante que celle de Joseph à Cadiz. Mais, cela ne veut en rien dire qu'il s'agit d'une petite maison. La Maison de Dubernad, Jauréguiberry et cie est une maison de commerce de deuxième classe, en 1778. La ville compte 70 sociétés qui font du négoce très actives divisées en cinq classes. Les 10 premières maisons sont évaluées à 200.000 piastres et les 12 suivantes à 75.000[69].

Joseph a une autre société Dubernad y Cia[70]

L’Inquisition (1778) Modifier

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Joseph, comme tous les étrangers établis en Espagne est exempté de la juridiction du Tribunal de l'Inquisition, pour ce qui concerne l'intérieur de sa maison[71].

Du Bernad est un riche transeúnte, donc un protégé du Roy de France, et pas un domiciliado, comme l'on appelle certains Français établis à vie en Espagne. A la fin de l'Ancien Régime ces marchands sont considérés comme des vagabondspar les consuls français[72].

Ce négociant à Cadiz héberge le valet de son associé, un certain Robert Cadet, un Français, vivant à Cadiz dans sa maison de commerce de Dubernad et Jaureguiberry, français catholiques. Le commissaire de police de Cadiz perquisitionne et découvre une étagère de livres érotiques. Nous ne savons pas les titres car l'arrêt ne les mentionne pas. Chez les consuls français en Espagne se sont plutôt les œuvres de Voltaire. Comme l'inquisition agonise les peines encourues sont mineures. Néanmoins les livres sont saisis par le commissaire[73].


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Tribunal de l'Inquisition, par Goya.


Josef du Bernad est jugé d'abord par el Inquisidor Fiscal de Sevilla por retencion de libros obscenos y provocatibos, par le valet de son associé[74]. Du Bernad se plaint auprès de son ambassadeur que son entreprise ait subi une perquisition. Celui-ci écrit des dizaines de lettres à Floridablanca, à Felipe Beltrán Serrano (1704-1783), l'Inquisitor-general (= Inquisiteur général), à l'inquisition de Séville et au commissariat de police de Cadiz[75].

L'ambassadeur de France envoie des ultimatums au ministre Floridablanca et celui écrit à son tour à l'inquisiteur général. Le diplomate est en colère car l'Espagne ne fait pas respecter les traités qui protègent les transeúntes. Du Bernad s'est même fait contrôler ses vêtements et ses objets personnels. Il en est de même pour plusieurs négociants français établis en Espagne. Cette lettre est du 7 septembre 1778[76].

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Comte de Floridablanca, ministre.

Le scandale et la publicité autour de cette affaire de livre érotique, dictent la prudence à Floridablanca[77]. Du fait des traités, l’Inquisiteur de Séville ne peut rien contre Robert Cadet, Français résidant à Cadix, dans la maison de commerce pour le simple motif de détention de livres obscènes.

Floridablanca est l'ami du cousin de du Bernad, Francisco de Cabarrús. Ils font des affaires ensemble et sont tous les trois franc-maçons. Cela l'incite certainement à ne pas pardonner cette infraction des lois et traités espagnols[78].

Dans sa réponse au ministre Floridablanca, Felipe Beltrán Serrano (1704-1783), l'Inquisitor-general (= inquisiteur général) de 1774 à 1783[79], lui assure que pour éviter les scandales et les infractions aux traités de paix, il surveille désormais le comportement de ceux dont la demande a conduit à l'intervention de l'ambassadeur. Il l'assure qu'il a envoyé des consignes aux inquisiteurs de Cadiz et Séville, ainsi qu'au commissaire de Cadiz ne ne plus perquisitionner chez les Français. Cette lettre est datée du 10 septembre 1777, ce qui montre que l'échange de courrier est rapide, surtout pour l'époque[80].

Les démarches de l'ambassadeur de la France, Édouard Boyetet, pendant plusieurs mois n'empêchent pas les inquisiteurs Séville de s’affoler et d'envoyer à Felipe Beltrán Serrano (1704-1783), l'Inquisitor-general de nouveaux rapports du commissaire d'Inquisition contre les patrons cette fois-ci. Ils sont accusés d'avoir des peintures indécentes et provocatrices. Juan et Domingo Jaureguiberry, frères, et un neveu de ceux-ci, et Josef du Bernad sont accusés à nouveau de détenir un livre avec des gravures érotiques. Mais le tribunal abandonne les poursuites, même s'il le conteste et déplore pour les croyants espagnols[81].

Toutefois dans une étude sur la Maison Dubernad, Jauréguiberry et cie, en 1778, nous ne retrouvons pas de valet du nom de Robert Cadet[82]. L'indignation, née du fait de l'une des dernières persécutions de l'inquisition, se limite peut-être aux élites du Siècle des Lumières. Cette infraction aux lois, aux traités de paix, n'est peut-être pas perçue de la même façon par des masses andalouses victimes consentantes du fanatisme religieux.

La banque nationale de San Carlos (1782) Modifier

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Action del Banco de San Carlos.

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Bicentenaire de la Banque de San Carlos

Certainement du fait de ses origines paternelles calvinistes Joseph Dubernad est correspondant à Séville de la Compagnie Gilly Fornier et l'nternationale des banques huguenotes, dont fait partie Necker[83].

Son cousin François Cabarrus participe maintenant aux réunions des Sociedades Economicos de Amigos del Pais, avec des francs-maçons, comme lui, mais qui sont déjà ministres, comme Gaspar Melchor de Jovellanos, Pedro Pablo Abarca de Bolea, dit Aranda, José Moñino y Redondo de Floridablanca... Il fait nommer les frères Dubernad, en 1773, comme Commissionnaires pour percevoir les fonds de l’emprunt du canal de Murcie[84].

354 marchands fournissent des lettres de change sur Cadiz et Séville, et citée parmi les Principales casas andaluzas, la Maison de Dubernad, Jauréguiberry et cie 14.720 pesos en 1780/1782. A cette époque la Casa est présente aussi à Séville[85].

François Cabarrus bénéficie du soutien total du roi Charles III d'Espagne, en échange, Dubernad et d'autres Français financent ses guerres et ses projets et le négoce se fait de plus en plus grâce à eux à partir de l'Andalousie. Les deux frères et les Lannux prêtent une partie de douze millions de livres au roi d’Espagne. Michel Zylberberg, dans son étude sur les Français en Espagne au XVIIIe siècle, note que les Commissionnaires de la banque nationale de San Carlos sont pour la plupart, Français ou d'origine française et que beaucoup parmi eux, avaient participé et participent avec Cabarrus, aux opérations de financement de la guerre toujours en cours. Six maisons commerciales sont chargées de placer les 45.000 actions devant financer la guerre d'indépendance américaine, et il cite celle des frères Dubernad[86].

La Banco de San Carlos est crée le 2 juin 1782 sur l'initiative de François Cabarrus. Le capital de la banque est de l'équivalent de 75.000.000 de livres divisé en 150.000 actions. Dans toute l'Espagne et en Europe, des commissionnaires sont désignés pour recevoir les souscriptions. Les Dubernad et les Lannux achètent de grosses quantités d’actions de la banque de Cabarrus et Lannux père et fils Dubernad est son Commissionnaire pour Séville[87]. Seules quelques grandes maisons dans les principales places de commerce de l'Europe sont choisies. Mirabeau écrit :

On trouvera à la fin de ce Profpecus le modèle de la Soufcription, & celui de la Reconnoiffance qu'en fournira ledit fieur Cabarrus, qui, pour la commodité du Public, a autorifé les Maifons fuivantes à recevoir également les Soufcriptions : à Séville Mrs. Lannux pere & fils et Dubernad...[88].

En 1782, Cabarrus autorise la Maison Lannux père, Dubernad et Cie, de Séville, à recevoir également les Souscriptions de sa Banco de San Carlos[89].

François Cabarrus favorise ses parents. Nous retrouvons les Lalanne (famille de sa mère), Antoine Galabert de Madrid (famille de sa femme), Lannux Dubernad et Cie de Séville, Veuve Lalanne et fils, de Pampelune (famille de sa mère), Dominique Cabarrus et Pierre Faurie de Bayonne, Dominique Denis Cabarrus de Bordeaux, et des amis comme le comte d'Arboré, de Cadiz, et Antoine Arboré, amis des Dubernad. Il nomme à Bayonne Dominique Cabarrus et fils jeune, la société de son père. Il fait appel à Bordeaux à Dominique Cabarrus cadet, société fondée par son oncle[90].

Compagnie d’assurances de Cadix Modifier

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Bâtiments de commerce vers 1780.

Les frères Dubernad et Lannux, et leurs amis, les Jauréguiberry, créent la Compagnie d’assurances de Cadiz. Ils sont des précurseurs, mais leurs affaires qui les mènent désormais en Chine les y obligent. En second lieu, il apparaît que les horizons de leur compagnie d'assurance sont plus vastes que ceux de leurs concurrents espagnols. Ces derniers n'assurent, en règle générale, que les bâtiments qui se dirigent vers l'Amérique ou l'Europe. Cela n’est pas le cas de Dubernad et Jaureguiberry qui assurent également les risques des bâtiments qui quittent Lorient ou Marseille et vont soit aux Indes, soit en Chine, ou bien encore ceux qui se rendent en Afrique[91].

Il est à noter que les Dubernad et les Lannux qui ne font pas la traite des noirs refusent d’assurer les bâtiments négriers, laissant ces activités à des concurrents comme Mercy et Lacaze. Après sa faillite, Jean-Pierre Jauréguiberry, qui est l’un des hommes d’affaires les plus connus en Espagne, crée une autre société d’assurances, dans laquelle Lannux père et fils Dubernad, de Séville, est l’un des seize actionnaires d’origine française. En 1784, La Gaceta de Madrid parle des nombreuses activités de Dubernad[92].

Laines Modifier

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Pour la laine, Bergeron écrira dans Banquiers, négociants et manufacturiers parisiens du Directoire à l'Empire : Lannux Dubernard et Cie, maison de commerce de Séville sous l'Ancien Régime fournissait Rouen et Orléans des meilleures qualités[93].

Les Lannux et les Dubernad achètent une hacienda à Constantina, dans la province de Séville, pas très éloignée de Cordoue. Ils y produisent de l'huile d'olive qu'ils vendent ou utilisent eux-mêmes pour traiter les laines et améliorer leur qualité[94].

Franc-maçon, président du comité du commerce Modifier

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Joseph Dubernad va continuer à faire des affaires en Espagne, mais contrairement à son cousin François Cabarrus qui devient ministre, puis comte espagnol, il ne vit plus dans ce pays en permanence, et il ne s’est pas marié avec une Espagnole. Joseph revient à Morlaix.

A Cadiz, l’une des villes les plus riches et les plus cosmopolites du monde. Du fait de la proximité de Gibraltar, colonie britannique, les loges maçonnique y sont nombreuses et puissantes. Les négociants avec l’outre-mer, les marins et les diplomates des plus diverses nationalités sont très souvent francs-maçons. Cela leur permet d’être accueillis par des frères dans le monde entier. Ils ont une vision de la société moins figée que le paysan ou le bourgeois qui vit au fin fond des provinces. Joseph a une raison supplémentaire d’adhérer à la maçonnerie, toute sa famille en est, à commencer par son protecteur, François Cabarrus, et les Lannux, sa belle-famille.

Joseph Dubernad en revenant d’Andalousie occupe des fonctions importantes dans la principale loge maçonnique de Morlaix, l’École des Mœurs et va être plusieurs fois cité par Augustin Cochin, dans son étude sur Les Sociétés de pensée et la révolution en Bretagne, et par la suite par Henri Stofft et Jean Ségalen[95]. Il est l'un des officiers de cette loge, son orateur[96]. Il semble ne pas avoir été Vénérable Maître de cette loge maçonnique. De 1816 à 1820, le Vénérable Maître est un Armand Dubernard, dit aîné, négociant, mais c'est son fils[97].

Les ateliers maçonniques sont à l’origine de La Chambre de littérature et de politique de Morlaix. Après la cabale des dévots en 1780 contre l’Encyclopédie[98]. Néanmoins la belle tenue de la Chambre fait l’admiration de tous. Joseph Dubernad est, comme la plupart des membres de sa belle-famille, l’un de ses 112 membres. Il va aussi, quand il en a le temps, disserter avec certains moines sur les Jansénistes, la bulle Unigenitus, et Du contrat social.

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Henri Jacques Goüin-Moisant (1758-1823).

Armand Joseph Dubernad devient l’ami de Henri Jacques Goüin-Moisant. Les Goüin sont de très puissants négociants et armateurs de Tours et de Morlaix[99]. Une partie des cargaisons de Dubernad venant de Bayonne, de Cadiz, de Séville, de Toscane ou d’Amérique du Sud se retrouvent en Anjou ou en Touraine, grâce aux deux frères Goüin. Le cadet devient l'un de ses gendres[100]. Henri Jacques Goüin-Moisant est l'ami de Dubernad. La famille Goüin habite entre autres l'hôtel Goüin. Ce sont des financiers et des négociants importants en Touraine.

Joseph Dubernad est l'un des négociants les plus influents de la région de Morlaix de 1776 à 1791. Comme il est apparenté à la plupart des armateurs et négociants de Bayonne, c’est à lui en premier qu’on achète les toiles et les cargaisons venant de Bretagne, que les Basques expédient aux Amériques. Quand il achète des vins à Capbreton et à Anglet ou a affaire à des maisons françaises d'Andalousie, ses origines basques et béarnaises sont là encore un atout. Trente-six associés ou négociants sur quatre-vingt quatre viennent de la région basco-bérnaise en 1777, à Cadiz, dont les maisons Dubernad, Behic de Bayonne et Loustau de Pau[101].

Outre ses sociétés de négoce et autres activités, comme l’écrit Jean Marzin dans Les armateurs morlaisiens et la guerre de course, 1484-1815 : Dubernad est le premier président du tribunal de commerce[102].

Comme il est président du comité du commerce de Morlaix, Dubernad obtient, en 1785, le droit d'entrepôt du papier, avec exonération des droits afin de favoriser l’exportation du papier, au moins pour six mois[103].

Maire de Morlaix Modifier

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La cour de la mairie de Morlaix.

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La Mairie de Morlaix et une partie du port.

En vertu des lettres de 1730, la municipalité se compose, avant 1789 :

d'un maire, éligible tous les deux ans ;
de deux échevins ;
de six jurats.

Les élections ont lieu le 1er janvier. Le maire sortant devient premier échevin et lieutenant du maire, le premier échevin sortant devient second échevin. Les jurats étant remplacés par moitié, quatre nouveaux membres viennent à chaque nouvelle élection remplir le vide laissé par la sortie de trois membres et l'élection d'un quatrième aux fonctions de maire.

La forme employée pour l'élection du maire est celle-ci : on envoie en cour la liste des membres éligibles (il faut généralement, pour être éligible, avoir été quatre ans de suite dans les fonctions municipales).

En 1786/1787, Joseph est maire de Morlaix[104], puis échevin en 1788 et 1789. Les AD de Brest possèdent dans leurs archives la nomination et prestation de Joseph Dubernad. Louis Jean Marie de Bourbon, duc de Penthièvre, gouverneur de Bretagne, approuve cette décision.

Du 18 août au 25 septembre 1785, MM. Dubernad, Beau et Varennes, Le Loup sont désignés par la communauté de Morlaix, pour concourir à la charge de maire, après délibérations.

Comme les hommes de sa belle-famille, Joseph est élu maire et lutte dès 1783 contre les abus que commettent les évêques et les aristocrates. Dès qu’Armand Joseph Dubernad est élu maire, il lutte contre Jean-François de La Marche, évêque de Léon et son collègue de Tréguier, Augustin-René-Louis Le Mintier. Dubernad demande, des années avant la Révolution, la suppression des monastères de la ville.

En 1788, Joseph Dubernad est le lieutenant du maire, Michel Behic, qui est son ami et dont l’une des filles va épouser son fils. Parfois, c’est Jean Diot, le mari de l’une des nombreuses cousines germaines de sa femme qui est élu, et Dubernad redevient même simple échevin. Jean Diot est un franc-maçon et un futur révolutionnaire comme eux. Comme Macé de Richebourg, Dubernad avance des sommes importantes pour la ville de Morlaix, comme naguère les Lannux, il n'est pas toujours remboursé aux dates convenues[105].

Cambry écrit en 1795 :

Ce port est sans comparaison le plus commerçant du Finistère. Ses quais solidement bâtis en 1771 sont recouverts de pierres de taille, ils partent de la ville et s’avancent à trois quart de lieues…[106].

États de Bretagne (1788 - 1789) Modifier

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Jeton de député aux Etats de Bretagne en 1788.

Avec Bouestard, Diot et Mazurié, tous francs-maçons de l'Ecole des mœurs il est député du Tiers aux États de Bretagne, réunis en décembre 1788 à Rennes[107]. Selon, Henri Stofft et Jean Ségalen, dans leur biographie : Bouëstard de la Touche ; Médecin, philosophe, franc-maçon et jacobin, ils ne vont à Rennes qu'en février et Diot se récuse[108].

Les affrontements de Rennes sont oubliés de l’histoire, écrit Roger Dupuy dans un article paru en 1988. Évoqués par François-René de Chateaubriand dans ses célèbres Mémoires d'outre-tombe, ces émeutes sanglantes, les 26 et 27 janvier 1789 à Rennes, rappellent l’époque de la Fronde. Les journées des Bricoles et des Cordeliers, voient en effet se produire les premiers affrontements entre noblesse et tiers-état. La révolution est proche !

Les États de Bretagne sont l'assemblée provinciale de la province de Bretagne. Ils réunissent des membres du haut clergé, un grand nombre de nobles et des délégués des quarante-deux villes de Bretagne. En 1788, on compte près d'un millier de nobles pour moins de cent représentants des deux autres ordres. Chaque ville ne doit envoyer qu'un député, sauf Rennes, Vannes, Saint-Malo, Nantes, et Morlaix qui envoient du fait de leur nombre d’habitants, deux députés.

L’attitude d’une poignée, certes agissante, de nobles et d’ecclésiastiques, n’est pas néanmoins celle de toute la noblesse et de l’ensemble du clergé en Bretagne. Mais les députés des quarante-deux villes de Bretagne sont devenus des amis et ils vont essayer de réformer l’état et amorcer le processus révolutionnaire dans leurs villes.

Dubernad n’a pas pu s'empêcher de sourire, quand il a vu, en arrivant à Rennes, tous ces gentilshommes de la contrée, qui souvent ne possèdent pour tout bien que la cape et l'épée de leurs aïeux, réclamer et obtenir l'entrée aux États uniquement car ils sont nobles, et chasser les bourgeois du parlement. Il revient en colère et bien décidé à agir. Le Club breton réunit un nombre assez important d'élus bretons, dont Louis-Alexandre Expilly de la Poipe, Dubernad, Michel Behic...

Mazurié est élu comme député du Tiers aux États Généraux par les sénéchaussées de Morlaix et Lannion[109].

PENDANT LA RÉVOLUTION (1789 - 1799) Modifier

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Antoine de Rivarol écrit à l'automne 1789 : Soixante mille capitalistes et la fourmilière des agioteurs ont décidé la Révolution…. C'est le cas de Joseph.


Réunion des États Généraux Modifier

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Expilly, député et évêque constitutionnel.

Louis-Alexandre Expilly de la Poipe (1742 - 1794), député aux États Généraux et premier évêque constitutionnel de France, est l'ami de Dubernad et l'oncle de sa bru.

Le 18 septembre et le 19 septembre 1788, des émeutes frumentaires font que Michel Behic, ému par la misère des mères de familles, se met à leur tête et demande de l’aide au Directeur des ports et havres.

Heureusement pour les Morlaisiens et les villages aux alentours, Joseph Dubernad fait comme tous les négociants morlaisiens d’excellentes affaires avec l’Espagne et ses colonies en 1789-1790. Les maisons de Cadiz, comme Magon Le Fer frères et Cie', de Séville avec Lannux père et fils Dubernad et Cie passent de fortes commandes à Magon de La Blinaye, leur correspondant de Saint-Malo[110]. Cela leur permet de conserver leurs équipages, leurs commis, et de continuer à vendre des productions bretonnes.

Le 9 avril 1789, Joseph Dubernad avec d'autres Morlaisiens, rédige le cahier de doléances de la sénéchaussée dans la grande salle de l’hôtel de ville. Les corporations élisent un ou deux représentants. Il représente les négociants avec André Le Henaff père[111]. Puis, il est élu délégué de la ville de Morlaix[112]. Dubernad est nommé par l’assemblée des délégués électeur du second degré et est chargé avec onze autres électeurs d’aller porter le cahier de doléances à l’assemblée de la sénéchaussée, où va avoir lieu le vote pour les députés aux États généraux de 1789.

Joseph se réjouit que son ami, le recteur de sa paroisse, Louis-Alexandre Expilly de la Poipe (1742 - 1794) soit élu député aux États Généraux, par le bas clergé du bailliage de Saint-Pol-de-Léon. Expilly est le beau-frère de Michel Behic, le maire.

La victoire de la basoche (1790 - 1791) Modifier

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Yves Joseph Le Denmat de Kervern est élu maire le 4 février 1790. Il obtient 408 voix sur 718. Les négociants ne sont plus majoritaires au Conseil municipal. Des hommes d’expérience comme Michel Behic, Dubernad et Jean Diot, ayant amené la prospérité en venant d’autres provinces, francs-maçons et responsables de la Chambre de Littérature et de Politique, qui vont être à l'origine du club des jacobins de Morlaix, sont éliminés par des membres de la basoche, alliés à un propriétaire noble qui va émigrer, Ameline de Trediec[113].

Du fait de la mauvaise gestion et des débuts de l’agitation révolutionnaire, les Morlaisiens se sont considérablement appauvris et ont perdu leur travail. Le Conseil municipal craint des émeutes dues à l’épuisement des grains et des vivres. Le Directeur de la marine doit envoyer mille quintaux de blé à Morlaix[114]. Mathurin-Guy Hamelin, négociant et armateur, député suppléant de Morlaix[115], père du mari d'une cousine germaine de la femme de Joseph Dubernad, essaie de trouver des solutions et parle devant l’Assemblée sur l'exportation des grains[116].

Le premier club des Amis de la Constitution de Bretagne (1790) Modifier

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Jean-François de La Marche.

Les rues de Morlaix du temps du club sont peuplées de miséreux et de paysans essayant de vendre leurs productions. Ils ne sont pas représentés parmi les vingt cinq premiers membres de la Société des Amis de la Constitution de Morlaix. Onze seulement sont nés à Morlaix et parmi ceux-ci six ne sont pas négociants[117].

Pour dénoncer la mauvaise gestion de la ville et les traîtres, dès 1790, Dubernad est le cofondateur de La Société populaire de Morlaix. Cette Société des Amis de la Constitution locale est l’une des premières de Bretagne. Elle s'affilie à la Société mère de Paris, déjà connue sous le nom de Club des Jacobins. Sa création est signalée avec beaucoup de retard dans La Gazette nationale de France ou Le Moniteur universel du 7 mars 1791 et également par le journal de Camille Desmoulins, Les Révolutions de France et de Brabant, n° 68. Dubernad va en être très souvent le président et il en est le meilleur orateur avec son ami, jean-Jacques Bouestard de la Touche.

La Société populaire de Morlaix obtient que la plus belle salle de la ville, celle des spectacles, lui soit réservée. Jean-Marie Jézéquel, le jeune ami de Jean-Jacques Bouestard de la Touche, en décrira l'intimité dans son journal manuscrit inédit : Je fréquentais le club où se tenaient des réunions journalières. Y assistaient des citoyens de toutes les classes. Depuis le négociant le plus riche jusqu'à l'artisan le plus pauvre… Il suffisait d'être de la ville pour y être admis. Chacun avait le droit d'y porter la parole avec la permission du président… MM. Dubernad, Jean-François Philippe-Delleville, négociants, et Bouëstard-Latouche, docteur-médecin, étaient les coryphées (= Des gens d'un mérite incontesté, et dont la critique ou l'éloge à force de loi) du club… Dubernad était celui qui parlait le plus ; et il parlait bien. Je l'ai entendu plus d'une fois improviser pendant deux heures entières sur le même sujet, sans rien lire et sans se répéter. Il était entrainant, et avait une grande influence... Jean-François Philippe-Delleville est venu ici de Normandie avec peu de ressources[118]. Il a débuté comme commis à la Manufacture (des tabacs), puis il s'est lancé dans les affaires. C'était un bon orateur, d'une belle prestance, extrêmement aimable... Bouëstard ne le cédait en rien à Dubernad pour l'improvisation. On aimait généralement à l'entendre[119].

La Société des Amis de la Constitution de Morlaix a comme ennemi, dès juillet 1790, l'évêque de Léon, Jean-François de La Marche, qui conspire. La communauté le dénonce à l'assemblée nationale, comme l’écrit l'un des petit-fils de Dubernad, Francis Goüin[120].

Selon ce futur Président du tribunal de Brest, en novembre 1790, le district de Morlaix refuse de faire la saisie de chartes, ornements et vases sacrés de l'évêque de Léon. En vain, la Société des Amis de la Constitution de Morlaix, que préside son grand-père, en discute à huis clos, et d'accord avec celles de Brest et Landerneau demande à marcher contre le prélat turbulent. Le district refuse, et l'inventaire est fait par le district de Brest.

Durant les premiers mois de l'année 1791, la Société des Amis de la Constitution de Morlaix demande des armes pour marcher sur Saint-Pol. Les menées des prêtres dans le Léon viennent exaspérer les populations de Brest et de Morlaix. Le petit-fils de Dubernad qui n’a pas vécu cette époque, mais a dû en entendre parler par sa famille, ne cache pas dans ses écrits cette grande colère des habitants des villes[121].

Quand en mars et avril 1791, le commandant de la garnison de Morlaix refuse de convoquer ses troupes pour la réception de son ami l'évêque constitutionnel Expilly, Dubernad se fâche et tous les patriotes avec lui. La Société des Amis de la Constitution de Morlaix redemande la clôture des couvents. Les avocats à la mairie parlent pourtant de profanes à initier, d’indépendants à soumettre à la discipline patriote, en parlant d'Armand Dubernad, Jean Diot et Michel Behic. Ils les accusent cette fois d'être au contraire des tribuns et zélateurs factieux qui cherchent à troubler le repos public.

La manufacture des tabacs et Dubernad (1791 - 1811) Modifier

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Le quai de la manufacture des tabacs à Morlaix, par Ozanne.

Avant 1789, la manufacture des tabacs de Morlaix produit 25.000 quintaux de tabac et emploie de 750 à 900 ouvriers ou ouvrières. Le revenu de la Ferme Morlaisienne des Tabacs s'élève en 1789 à 8.440.000 livres. Le fermier de la manufacture est Jean-Baptiste Gaudelet, fermier général, banquier de la marine, conseiller du roi à Brest[122].

Deux ans après le déclenchement de la Révolution Française, l'Assemblée nationale, par décret du 20 mars 1791, supprime le monopole sur le tabac. En 1791, Armand Joseph Dubernad loue une partie de la manufacture des tabacs de Morlaix pour 10.000 francs par an. Il est lié sur cette affaire à une société de Séville. Armand Joseph Dubernad est le fondé de pouvoirs d'un certain M. Fairx, fondé de pouvoirs des copropriétaires du reste de la manufacture. Parmi eux figurent Laurent Vincent qui en possède 1/10e et Simon-Emmanuel-Julien Le Normand qui investit 100.000 francs. Les Le Couteulx en rachètent une partie[123]. Il permet ainsi à 200 ouvriers morlaisiens de ne pas connaître l'indigence.

Il permet ainsi à 200 ouvriers morlaisiens de ne pas connaître l'indigence. Joseph Dubernad loue une partie de la manufacture de Morlaix, car le négoce est devenu moins lucratif et il veut redonner du travail aux manouvriers. Dubernad achète aussi une partie du stock de tabac qui lui est vendu par son ami Jean-Jacques Bouestard de la Touche. Dubernad, toujours lié à son importante société française située à Séville, apparaît dans cette reprise comme le fondé de pouvoir de Monsieur Fairx, lui-même chargé de pouvoir des copropriétaires d’une importante société parisienne, Le Coulteux et cie[124].

Le 24 Nivôse an III, le nouveau maire Jean Diot, Dubernad, Pezron et Kerbriant (cadet) qui possèdent désormais ensemble une fabrique de tabacs, décident d’augmenter les salaires de leurs ouvriers de 50 %, espérant ainsi soulager la misère du peuple[125]. Darsel dans son Histoire de Morlaix écrira : Composant le second lot, les bâtiments d'exploitation et les deux cours demeurent un bien national jusqu'en 1807. Ils sont loués à partir du 3 octobre 1791 et pendant neuf ans à Armand Joseph Dubernard, puis à Jean Brûlard. Dans les premières années du XIXe siècle, onze fabriques de tabacs installées en ville font travailler un millier d'ouvriers...

À Quimper, le 15 juin 1807, au 27e feu, l'ensemble de 17.818 m² est vendu aux enchères pour le prix de 250.000 francs à Guénolé Briant, pour le compte de François Gaudelet, le fils de l’ancien Trésorier de la Marine, qui gérait la manufacture du temps de Louis XVI. Il a été maire-adjoint de Morlaix, mais demeure désormais à Paris, avec sa femme, l'une des filles d'Armand Joseph Dubernad, et leurs enfants. François Gaudelet engage 500 ouvriers de juillet 1807 à juin 1811 et développe considérablement l'entreprise qui est presque devenue familiale. Napoléon nationalisera cette ancienne manufacture royale[126].

Les fédéralistes (1793) et les chouans (1793 - 1800) Modifier

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Affiche morlaisienne dénonçant Dubernad et ses amis comme banquiers de Charrette.

Les chouans à Morlaix sont une réelle menace pour un républicain anticlérical, acheteur de biens nationaux, comme Dubernad, et ils attaquent ses convois de marchandises. La garde nationale de Morlaix, commandée par Michel Behic doit les combattre.

Certes Joseph Dubernad se sent proche des Girondins, issus de la bourgeoisie provinciale des grands ports côtiers, et pour la plupart inscrits au club des Jacobins, comme lui et sa famille. Mais Joseph s’est toujours considéré comme un peu étranger à l'instar de sa famille depuis deux générations. Enfant, à Bayonne, comme il n'était pas Basque, il s’est toujours senti un peu rejeté. À Cadiz et Séville, il était un Jenizaro. Un étranger dont l’enrichissement suscite bien des jalousies. Il a été l’une des dernières victimes de l’Inquisition. Et puis même à Morlaix, il n'est pas un Breton bretonnant et n'a certainement pas été élu à Paris pour cette raison. Dubernad approuve le rapport de Bertrand Barère de Vieuzac à la Convention nationale au nom du Comité de salut public : Le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton ; l'émigration et la haine de la République parlent allemand ; la contre-révolution parle italien et le fanatisme parle basque. Brisons ces instruments de dommage et d'erreur… Chez un peuple libre la langue doit être une et la même pour tous. Donc, il ne participe pas à l'insurrection fédéraliste, contrairement à Louis-Alexandre Expilly de la Poipe, qui va être guillotiné à Brest, le 22 mai 1794.

Face à un danger bien réel, le patriote Dubernad est inquiet. En octobre 1793, le Pays de Léon se soulève de nouveau et menace Morlaix. L'ancien couvent des capucins, ainsi que tous les abords de la cité sont garnis de canons, et la Garde Nationale dirigée par Michel Behic contre les paysans qui se dispersent sans combattre. Dubernad sait que les chouans fusillent les notables républicains. À chaque fois qu’ils prennent une ville, le scénario est le même. Ils s’enivrent et pillent les maisons des bourgeois. Puis, les négociants qui leur achetaient leurs produits agricoles ou artisanaux, surtout s’ils ne sont pas originaires de la région, sont massacrés[127].

Après le 9 Thermidor, dans la nuit du 6 octobre au 7 octobre (= 15 Vendémiaire) 1795 (= an IV), une affiche est placardée à Morlaix, le dénonçant comme aristocrate, royaliste et banquier de François-Athanase de Charette de La Contrie.  Elle est signée par le frère du général Moreau et par d’autres anciens ennemis de la patrie à peine sortis des geôles révolutionnaires.

Dubernad et la guerre de courses (1793 - 1815) Modifier

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Contrairement aux Malouins, les Morlaisiens arment juste des navires corsaires très faibles et mal armés, souvent de simples barques, comme Les Trois Amis de Joseph Dubernad[128].

Dubernad et sa famille sont pour beaucoup dans les tentatives pour faire de Morlaix, un port corsaire.

En 1793, Armand Joseph Dubernad déclare avoir acquis au nom de J. Anker, de Christiana (= Oslo), les navires Les Cousins et La Minerve, prises par les frégates Le Gaspaiseur et La Surveillante, le 30 Messidor an III[129].

Les nouvelles d'Espagne (1793 - 1815) Modifier

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Une des façades de la manufacture des tabacs de Séville.

Désormais tout commerce maritime avec l’Espagne devient impossible pour les Français, si ce n'est un peu de cabotage. En effet, la guerre est déclarée avec la Grande-Bretagne le 1er février 1793, ce qui veut dire une impossibilité de naviguer du fait de la maîtrise anglaise des mers. Dès la déclaration de guerre, les Espagnols accusent le frère de Josef, Salvador du Bernad, de Lannux Père et fils Dubernad et Cie, et son ami David Pierre Behic, d’avoir voulu incendier la Fabrique royale de tabac de Séville. Ils sont emprisonnés, mais pas massacrés. En Andalousie, les troubles sont limités (deux morts à Séville), mais dans la région de Valencia, ds résidents français sont assassinés par la populace, qui organise de véritables pogroms[130]. Le fait que Salvat du Bernad soit consul de Toscane ne semble pas avoir joué en sa faveur.

Heureusement, le traité de Bâle, conclu le 22 juillet 1795, en partie grâce à son cousin François Cabarrus et sa fille, Madame Tallien, ramène la paix entre l’Espagne et la France. Son ami, Jean-Jacques Bouestard de la Touche, député de Morlaix, demande à l’Assemblée le rapatriement de 137 Français vivant en Espagne.

Les Anglais dominent toujours les mers. La France voit son économie s’effondrer. La façade maritime et les négociants faisant du commerce avec l’outre-mer sont ruinés. La guerre et les excès de zèle de certains révolutionnaires font que le beau-frère des Dubernad, Gaspard Lannux de la Chaume (1758 - 1799), est considéré comme émigré, car il est resté en Andalousie pour gérer les sociétés familiales. La société d’assurances de Jean-Pierre Jauréguiberry, où Lannux père et fils Dubernad de Séville est l’un des seize actionnaires d’origines françaises, fait faillite le 3 juillet 1793[131].

Salvat Dubernad, son frère cadet, se met au service de Joseph Bonaparte, roi d’Espagne et des Indes, par la grâce de Dieu (de 1808 à 1813). François Cabarrus accepte d’être ministre des finances. Le frère de Dubernad est agent consulaire de France à Séville dès 1808[132].

Salvat Dubernad et le duc Altamira sont arrêtés, maltraités et emprisonnés à Jerez de la Frontera. Le roi Joseph Bonaparte, dans ses Mémoires et correspondance politique et militaire, reproduit une lettre de Soult à Berthier, écrite à Séville le 14 avril 1812, qui fait un grand éloge de Salvat qui combat un ennemi supérieur en nombre avec trois compagnies de la garde civique impériale[133].

Dubernad et ses héritiers perdent dès avant 1793 une grande partie de leurs avoirs en Espagne.

Le château de La Bourdaisière (1794 - 1802) Modifier

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La Bourdaisière avant sa destruction par Choiseul.

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La Bourdaisière

Dubernad achète en 1794, le château de La Bourdaisière.

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Château de La Bourdaisière reconstruit par Joseph Dubernad.

Joseph Dubernad est très riche au début de la Révolution, mais les affaires en Espagne et avec l’Outre-mer deviennent difficiles vers l’an II. L'assignat, la monnaie-papier, perd de plus en plus de sa valeur, soit 60 % en 3 ans, de 1790 à 1793. La bourse est fermée. Avec le début de la Terreur, la même année, la non acceptation de l'assignat est même passible de la peine de mort. Il faut acheter des biens nationaux.

Les mers et océans nous sont interdit du fait de la supériorité de la marine anglaise. La ruine qui s’annonce de toutes les façades maritimes de la France fait qu’Armand Joseph préfère accroître son patrimoine immobilier ailleurs qu’à Morlaix. Armand Joseph Dubernad demande de l'aide à Henri Jacques Goüin-Moisant, son associé, et bientôt le frère de l'un de ses gendres. Ce membre de la loge tourangelle La Concorde Écossaise devient officier municipal de Tours le 14 Frimaire an II, du temps de la Convention montagnarde. Fils de banquier, il dirige la commission qui saisit et vend les biens nationaux. Il a l’habitude des bonnes affaires et signale à son ami la possibilité d’acheter le château de La Bourdaisière, à Montlouis-sur-Loire, son immense parc et des vignes.

Dubernad achète en 1794, le château de La Bourdaisière 183.000 livres[134]. Mon ancêtre reconstitue l’ensemble en achetant aussi le magnifique parc de 69 arpents[135] pour 110.000 livres[136]. Il se rend également acquéreur d’une partie du vignoble de Montlouis-sur-Loire. Il compose autour du château avec 34 adjudications un domaine de 100 hectares, qui va s'effriter du fait des héritages à sa mort[137]. Joseph Dubernad, est dit sur les actes des autorités révolutionnaire, négociant en vin breton.

Joseph Dubernad reconstruit l'un des châteaux de la femme de Philippe Égalité, la Bourdaisière, à Montlouis-sur-Loire[138], détruit suite à un caprice d’Étienne François de Choiseul.

[http://pagesperso-orange.fr/chateaulabourdaisiere/histoire3.htm Dubernad rebâtit le château et réaménage le parc. Il entreprend en réalité, dès son arrivée, la construction d'un nouveau château adossé au sud au manoir Babou, de style Directoire. La démolition du château n’est toutefois pas complète, lors de son achat. Les filles de Dubernad trouvent la correspondance de François 1er avec Madame Babou l’une de ses favorites. Les filles de Joseph, âgées de 16 ans et 11 ans, les lisent. Puis, d’un commun accord les deux demoiselles les détruisent. Peut-être y eut-il un sacrifice fait par ces dames à la dignité de leur sexe, dont le roi chevalier ménageait peu la susceptibilité pudibonde[139]. Joseph Dubernad, leur père, essaie bien de retrouver des lettres épargnées par ses filles. Mais en vain…

Le château est vendu par les héritiers de Dubernad en 1802, par ses héritiers, à Joseph Angelier, qui mène à La Bourdaisière une vaste campagne de restauration. Il fait ainsi rhabiller le château Directoire d'une façade néo-renaissance.

Delon et Grandin (1797) Modifier

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Defensa de los Sres. Lannux padre, Dubernad y compañía...

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Sentences du Tribunal de Paris (1801).

Associé à Antoine Delon, Henri Grandin désire en 1797 faire une grande spéculation sur ces laines, en utilisant ses anciennes relations avec Lanux père, Dubernard et Cie[140]. Cela peut paraître intéressant pour cette société, car Grandin Delon et Cie de Paris est un puissant négociant place Vendôme. Mais ils sont du fait du blocus continental au bord de la faillite. Donc ils trouvent un prétexte pur ne pas payer Lanux et Dubernad[141].

La partie adverse signe deux reçus et ne plaint qu'au bout de six mois. Grandin et Delon conteste le prix, le poids et la qualité de laines achetées par les premiers en l'an V. ces contestations sont portées au tribunal de commerce de Paris, qui, par jugement du 8 vendémiaire an VII, renvoie les parties devant des experts qu'il qualifie d'arbitres, pour les entendre donner leur avis[142].

En exécution de ce jugement, le citoyen Janvert est nommé arbitre par Lannux, et le cioyen Paris pour les citoyens Grandin et Delon. Lannux et Dubernard obtiennent des juges de Seville, des lettres rogatoires pour faire procéder devant divers tribunaux espagnols, à une enquête tendant à constater notamment quels étaient, en 1797, les prix communs des laines. Cette enquête est faite, et les procès verbaux sont été remis par Lannux et Dubernard, à leur arbitre Janvert[143]. Lannux et Dubernard sont fondés dans leurs demandes. Ce n'est donc pas sur des faits personnels que le tribunal de commerce invoque l'enquête. Il ne l'invoque que sur des points d'usage, relatifs au commerce des laines en Espagne.

Cela pose, on voit déjà que ce n'est pas comme enquête proprement dite, mais comme acte de notoriété, comme parères, qu'il envisage les dépositions des témoins entendus devant des juges espagnols, à la requête de Lannux et Dubernad; et déjà, par conséquent, on voit qu'en tirant de ces dépositions la preuve des points d'usage qu'elles attestent, il n'a pas violé l'art. 7 du tit. 16 de l'ordonnance de 1G67 ; que , quand même d'ailleurs il l'aurait violé en effet, ce ne serait pas une raison pour casser le jugement qui a confirmé le sien[144].

La maison Lannux padre, Dubernad y compañía de Morlaix échappe à la tourmente. Leurs créances sur Grandin Delon et Cie, de Paris et Michel frères, d'Orléans s’élèvent à 390.000 livres tournois[145]. C’est donc une perte financière considérable pour la famille de Dubernad[146].

La fin de sa vie =Modifier

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Morlaix (1792 - 1802).

Dubernad vit la fin de sa vie retiré en Touraine, en son château de La Bourdaisière qui est entouré d'un grand parc. Il gère son domaine de cent hectares en partie de vignes <ref>Caisso René, ''La vente des biens nationaux de seconde origine et les mutations foncières dans le district de Tours : 1792-1830'', Documents inédits sur l'histoire économique de la Révolution française, Département d'Indre-et-Loire, 1977, p. 210. </ref>, du montlouis. Ses sociétés en Espagne ne lui amènent plus que des soucis. Les façades maritimes de la France et de l'Europe occupée souffrent du blocus continental. Dubernad essaie désespérément d’envoyer par terre ce qu’il ne peut plus envoyer par mer.

Mais les distances sont longues et les chemins des abîmes impraticables. Dans l’hiver, les voitures s’y brisent. Des hommes, des chevaux et des bœufs y sont tous les jours estropiés. Le réseau routier, amélioré par le duc d’Aiguillon, est en piteux état. La pluie fait que les convoyeurs doivent faire traverser à la nage des mares à leurs chevaux. Ils s’enfoncent dans des terres marneuses et en sortent qu’à grand peine. Les attaques des chouans et des brigands augmentent encore les risques, mais aussi le coût et les délais des transports pour les Morlaisiens. Constatant ce déclin de l’économie et l’anarchie qui règne à Morlaix, les fortunes nouvelles que la guerre a improvisées veulent jouir avec plus de calme, moins, de défiance, et s'en vont répétant que le Directoire est faible, humble et pauvre, et qu'il faut à la tête de la république géante, plus de faste, plus de dignité surtout et de magnificence[147].

Sa famille a beaucoup souffert à cause de la Révolution. À l'étranger, ils ont été accusés d'être des agents de la France révolutionnaire et en France des aristocrates. Du côté de la famille de sa mère, Madeleine de Fourcade (1701-1767), les Fourcade, Cabarrus et Lesseps ont été les plus persécutés. Persécutions dont la fille du comte de Cabarrus n'est que l'exemple le plus connu. Sur Morlaix, plusieurs membres de sa belle-famille, dont Gaspard Lannux de La Chaume ont dû émigrer. Même s'il n’est pas inquiété, Joseph Dubernad n’est certainement pas indifférent à la mort de son ami Louis-Alexandre Expilly de La Poipe et à l’arrestation et la mort de Julie Gratien de Saint Maurice, sa parente, mère de cinq enfants encore très jeunes. Son beau-père heureusement pour lui est membre de la Société Populaire depuis le 8 mai 1791 et comme Gouverneur Morris lui écrit parfois<ref>Miller Melanie, ''Envoy to the Terror- Gouverneur Morris and the French Revolution…''</ref>, tout comme Benjamin Franklin (1706-1790)<ref>Franklin Benjamin, ''Letters of, The Diplomatic Correspondence of the American Revolution-United States.'' Dept. of State p. 127, 148 et 202.</ref> les extrémistes ne l'arrêtent pas. Joseph Dubernad rejoint l'Orient éternel le 9 mai 1799 à Morlaix, dans sa maison, rue Longue, section de La Roche. Il n'est âgé que de 57 ans. Mais c'est toutefois sa femme, 'Magdeleine Lannux de La Chaume (1759 - 1820), qui va gérer ses sociétés, et en particulier '''Lannux Veuve Dubernard et fils''', dont l'activité principale est la spéculation sur les tabacs<ref>Zylberberg Michel, ''Une si douce domination, Les milieux d’affaires français et l’Espagne en 1780-1808'', Histoire économique et financière de la France. Études générales, 1993, p.500 et 500n.</ref>. Un procès oppose la dame Lannux, veuve Dubernad, contre Louis Théodore Gratien, époux de Marie Jeanne Lannux, son beau-frère, de 1793 à 1804. Et elle est citée dans une cession par les armateurs de Morlaix de parts sur un corsaire acheté 12.500 francs à Nicol de Paimpol. L'armement d'un corsaire pour la somme de 40.000 francs est compensé par ses deux prises ''L'Atlas'' et ''L'Ems''. Elle meurt plus de 20 ans après son mari. '''Lannux, veuve Dubernad et fils''', est cité en 1809 comme banquiers, négociants, propriétaire manufacture de tabac et de navires, dans ''L'Almanach du commerce de Paris, des départements de l'Empire français, et de principales villes du monde''. En 1820, le tabac ne figure plus dans les activités. A Morlaix le n°1 des principaux banquiers, négociants et manufacturiers, c'est en 1805 Lannux, Ve. Dubernad et fils, banquiers-négociants (propriétaire de la manufacture de tabacs et de navires), selon Almanach du commerce de Paris, des départements de l'empire français et des principales villes de l'Europe. An XIII (1805)[148].

Son ami, Henri Jacques Goüin-Moisant et son ex ennemi, devenu son parent, le frère du général Moreau, vont même être députés royalistes. Moreau est aussi préfet de Louis XVIII.

SES DESCENDANTS Modifier

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Jacques Bergeret, baron et vice-amiral.

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Francoise Gaudelet d'Armenonville.

Joseph Dubernad a trois filles et un fils. Il confie très rapidement des responsabilités importantes dans ses sociétés à ses deux gendres à son fils.

Ses enfants et ses petits-enfants vont être presque tous être royalistes, se marier à des nobles ou être religieuses.

  • Son fils, Armand Dubernad (1784 - 1844) se marie avec la fille de son ami et associé, Michel Behic, nièce du premier évêque constitutionnel français Louis-Alexandre Expilly de la Poipe. Elle est la sœur du contre-amiral Charles Behic, belle-sœur du frère du général Moreau et du vice-amiral Jacques Bergeret. Armand Dubernad est négociant, armateur, assureur, possède la banque Gaudelet-Dubernard & Compagnie[149] et une raffinerie de sucre. Il est Vénérable Maître de la loge de Morlaix, mais contrairement à son père, il n'est pas doué pour les affaires. Jean-Jacques-Régis de Cambacérès parle de la faillite assez forte que vient de faire la banque Gaudelet et Dubernad dans une lettre à Napoléon, datée du 12 mai 1810. D'après le rapport du préfet de police la faillite est de un million six cent mille francs, mais la maison a un actif de deux millions. Cambacérès explique que la faillite de Gaudelet et Dubernad n'est que la conséquence de celles de leurs clients à Lannion et à Guingamp[150][151]. Ces deux millions peuvent laisser supposer que Joseph Dubernad n'a perdu qu'une partie de sa fortune quand il décède en 1799. Armand est l'auteur de :
Traité des principes d'indemnités en matières d'assurances maritimes et de grosse aventure sur navires et marchandises... par William Benecke. Traduit... par Dubernard...
  • Jeanne Élisabeth Dubernad (1783-1829) se marie avec François Gaudelet d'Armenonville, fils de Jean-Baptiste II Gaudelet d’Armenonville, dernier Trésorier de la Marine de Louis XVI[152], beau-frère du général-comte Louis Groult des Rivières. François Gaudelet rachète l'ancienne manufacture des tabacs et est associé avec son beau-frère. Ils ont une banque.


  • Sa fille aînée, Madeleine-Henriette Dubernad (1778 - 1804) se marie avec le négociant Augustin-Raymond Goüin (1770-1832), négociant et administrateur de la maison de Charité à Morlaix, frère de Henri Jacques Goüin-Moisant. Ils sont les parents
    • d'Elisabeth-Sophie Goüin (1790 - 1881) x Nicolas Rogeard (1765 - 1844), Maire de Dreux
    • Jeanne-Caroline Goüin (1797 - 1835), religieuse
    • et d'Auguste-Francis Goüin (1802 - 1869), Président du Tribunal Civil de Brest, historien x 1836 : Virginie Petit d'Autrive (d'Auterive ou d'Hauterive).

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. Répertoire général de bio-bibliographie bretonne. Livre premier, Les bretons. 3,BER-BLI, René Kerviler, abbé Chauffier, J. Plihon et L. Hervé (Rennes) 1886-1908, p.40.
  2. En torno al Barroco: miradas múltiples, Concepción de la Peña Velasco, Concepción de la Peña Velasco, Universidad de Murcia, EDITUM, 2006, pp.182 et 183.
  3. Une si douce domination: les milieux d'affaires français et l'Espagne vers 1780-1808, Michel Zylberberg, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, 1993, p.202.
  4. Une si douce domination: les milieux d'affaires français et l'Espagne vers 1780-1808, Michel Zylberberg, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, 1993, p.120.
  5. Defensa de los Señores Lannux padre, Dubernad y compañía comerciantes de Sevilla, en el litigio entre estos, y los ciudadanos Grandin, Delon, y compañía, comerciantes de Paris, sobre lanas de España y sentencias pronunciadas..., Casa de Misericordia, 1802.
  6. Defourneaux Marcelin, L'Inquisition espagnole et les livres français au XVIIIe siècle, Presses universitaires de France, Mayenne, Floch (1963) : p.97 et 124-125 et L'image de la France en Espagne pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle, Jean-René Aymes, Presses Sorbonne Nouvelle, 1996.
  7. Wiener Taschenbuch für..., Degen, 1807, p. 123 et Hof und Staats Schematismus der röm. kaiserl. auch kaiserl. königl. und erzherzoglichen Haupt- und Residenz-Stadt Wien, der daselbst befindlichen höchsten und hohen unmittelbaren Hofstellen, Chargen und Würden, niederen Kollegien Instanzen und Expeditionen: nebst vielen andern zum allerhöchsten, Joseph Gerold, Austria Gerold, 1803.
  8. De la Banque d'Espagne, dite de Saint-Charles, Honoré-Gabriel de Riquetti de Mirabeau, 1785, p. xxxiii.
  9. Une si douce domination: les milieux d'affaires français et l'Espagne vers 1780-1808, Michel Zylberberg, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, 1993.
  10. Histoire politique et municipale de la ville et de la communauté de Morlaix, depuis les temps reculés jusqu'à la Révolution française, Lejean, Guillaume Marie (1824-1871), V. Guilmer (Morlaix) 1846, p.337. Les AD de Brest possèdent dans leurs archives la nomination et prestation d’Armand Joseph Dubernad.
  11. Répertoire général de bio-bibliographie bretonne. Livre premier, Les bretons. 3,BER-BLI, René Kerviler, abbé Chauffier, J. Plihon et L. Hervé (Rennes) 1886-1908, p.40.
  12. Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, Volumes 35 à 38, 1955, p.103.
  13. Henri Stofft et Jean Ségalen, dans leur biographie : Bouëstard de la Touche ; Médecin, philosophe, franc-maçon et jacobin, Dossen 1989, p.96.
  14. Recherches et notices sur les députés de la Bretagne aux Etats-généraux et à l'Assemblée nationale constituante de 1789. Allain-Hunault, Kerviler, René (1842-1907), Plibon et Hervé 1885-1889, p.409.
  15. Histoire de Brest, Volume 30 de Les Universels Gisserot, Patrick Galliou, Jean-paul Gisserot 2007, p.60.
  16. Capitalisme et catholicisme dans la Fance moderne : la dynastie Le Couteulx, Volume 44, Michel Zylberberg, Publications de la Sorbonne, 2001, p.221.
  17. Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine, Tome I, Carré de Busserolle, Jacques-Xavier (1823-1904), Rouillé-Ladevèze (Tours) 1878-1884, p.349.
  18. SEGUIN, Branche existant à LA REOLE, d'après : L'ouvrage de Monsieur J. de Bourrousse de Laffore - Edition 1860 - Tome troisième
  19. The Reign of Henry the Fifth, James Hamilton Wylie, William Templeton Waugh, The University Press, 1914, p.134.
  20. O'gilvy Henri Gabriel, Bourrousse de Laffore Pierre Jules de, Nobiliaire de Guienne et de Gascogne- revue des familles d'ancienne chevalerie ou anoblies de ces... Bordeaux 1856-1883, v.3, p.196 et suivantes et p.179 et suivantes.
  21. O'gilvy Henri Gabriel, Bourrousse de Laffore Pierre Jules de, Nobiliaire de Guienne et de Gascogne- revue des familles d'ancienne chevalerie ou anoblies de ces... Bordeaux 1856-1883, v.3, p.196 et suivantes et p.179 et suivantes.
  22. Ainsi nommé et qualifié dans plusieurs actes authentiques faisant partie des archives des années 1642, 1647 et 1649.
  23. O'gilvy Henri Gabriel, Bourrousse de Laffore Pierre Jules de, Nobiliaire de Guienne et de Gascogne, revue des familles d'ancienne chevalerie ou anoblies de ces... Bordeaux 1856-1883, v.3, p.570.
  24. Chaix d'Est-Ange, Jean-Théophile-Gustave (1922). Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle. Évreux: Imprimerie Charles Hérissey.
  25. Revue d'Aquitaine et du Languedoc, Volume 7, 1863.
  26. Monlezun, Hist. de la Gascogne, Tom. II, pag. 252 et 253.
  27. Cartulaire de l’abbaye Saint-Jean-de-Sorde, Traduction de J.-F. Robert Martin. Éditions Atlantica, Biarritz, 1999.
  28. Mailhol, D. de : Dictionnaire historique et héraldique de la noblesse française, rédigé dans l'ordre patronymique, d’après les archives des anciens Parlements, les manuscrits de d'Hozier et les travaux des auteurs, contenant un vocabulaire du blason, la notice des familles nobles existant actuellement en France, avec la description et le dessin de leurs armes, Paris 1896.
  29. AD 64, E 302
  30. Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle.
  31. Le Nom de Famille en Béarn, Régis de Saint-Jouen, Éditeur Vrin 1966.
  32. Histoire de la ville d'Auch, depuis les Romains jusqu'en 1789, par Prosper Lafforque, p.324.
  33. Duvoisin César, Vie de M. Daguerre : fondateur du Séminaire de Larressore. Avec l'histoire du diocèse de Bayonne, depuis le commencement du dernier siècle jusqu'à la Révolution française, Lamaignère, 1861, p.365.
  34. Rambaud Guy de, Pour l’amour du Dauphin, Anovi 2005, p.143 et 143n.
  35. Zylberberg Michel, Une si douce domination, Les milieux d’affaires français et l’Espagne en 1780-1808, Histoire économique et financière de la France. Études générales, 1993, p. 353-354, 358-360 et Ozanam Didier, La colonie française de Cadix au XVIIIe siècle d’après un document inédit (1777), Mél. Casa Velasquez, vol. 4, 1968, voir : Liste des maisons de commerce françaises à Cadix entre 1724 et 1791.
  36. Wiener Taschenbuch für..., Degen, 1807, p. 123.
  37. Hof und Staats Schematismus der röm. kaiserl. auch kaiserl. königl. und erzherzoglichen Haupt- und Residenz-Stadt Wien, der daselbst befindlichen höchsten und hohen unmittelbaren Hofstellen, Chargen und Würden, niederen Kollegien Instanzen und Expeditionen: nebst vielen andern zum allerhöchsten, Joseph Gerold, Austria Gerold, 1803.
  38. Almanach royal de 1784.
  39. Hof und Staats schematismus der Röm. Kaiserl. Auch Kaiserl. Königl. Und erzherzoglichen Haupt und Residenzstadt Wien, J. Gerold, 1802, p.520.
  40. Volume 14 de Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de France, l'explication de leur armes, & l'état des grandes terres du royaume ... On a joint à ce dictionnaire le tableau généalogique, historique, des maisons souveraines de l'Europe, & une notice des familles étrangères, les plus anciennes, les plus nobles & les plus illustres, Franc̜ois Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Édition 2, La veuve Duchesne 1784, p.388.
  41. Donadello Claude, Ferdinand de Lesseps, sa famille et sa descendance, Christian, 1989.
  42. Arch. de Bayonne, AA 25. - avril 1789.
  43. Cornevin Robert, Cornevin Marianne, La France et les Français outre-mer: De la première Croisade à la fin du Second Empire, Tallandier, 1990, p.73 et Lehr Henry, Les Protestants d'autrefois: sur mer et outre mer, Librairie Fischbacher, 1907, p.38 et 39.
  44. Regureiro Ovidio Garcia, Francisco de Cabarrus, Un personaje y su epoca, Madrid : Centro de Estudios Políticos y Constitucionales, 2003.
  45. Mélanges de la Casa de Velasquez, Tome IV, 1968, CNRS, E. de Boccard, p.323.
  46. Gustave du Puynode, Des lois du travail et de la population, Guillaumin, 1860, vol. 2, p.82.
  47. Defensa de los Sres. Lannux padre, Dubernad y compañía comerciantes de Sevilla, en el litigio entre estos, y los ciudadanos Grandin, Delon, y compañía, comerciantes de Paris, sobre lanas de España y sentencias pronunciadas..., Casa de Misericordia, 1802.
  48. Une si douce domination: les milieux d'affaires français et l'Espagne vers 1780-1808, Michel Zylberberg, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, 1993, p.120.
  49. Aquarelle d’Antoine Roux - Bâtiments de la Compagnie des Indes, Musée de la marine, Paris.
  50. Marthe Le Clech, historienne morlaisienne et Anes Alvarez Gonzalo, La economía española al final del antiguo régimen, Alianza, 1982, article: v.3, p.273.
  51. Zylberberg Michel, Georges-Picot Jacques, Carré de Malberg Nathalie, Bonin Hubert, Souvenirs d'une longue carrière: De la rue de Rivoli à la Compagnie de Suez, 1920-1971, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, 1993, p.120.
  52. A.H.N. Consejos leg. 1622, Déclaration de Juan de Arboré, Sevilla, 20 mars 1792 et Zylberberg Michel, Une si douce domination, Les milieux d’affaires français et l’Espagne en 1780-1808, Histoire économique et financière de la France. Études générales, 1993, p. 120 et 203.
  53. A.N. F12 1418 et Mémoire de d'Agay, 6 août 1768 citées par Zylberberg Michel, Georges-Picot Jacques, Carré de Malberg Nathalie, Bonin Hubert, Souvenirs d'une longue carrière: De la rue de Rivoli à la Compagnie de Suez, 1920-1971, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, 1993, p.202.
  54. A.N. F12 1418. Mémoires de d'Agay, 6 août 1768.
  55. Zylberberg Michel, Georges-Picot Jacques, Carré de Malberg Nathalie, Bonin Hubert, Souvenirs d'une longue carrière: De la rue de Rivoli à la Compagnie de Suez, 1920-1971, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, 1993, p.202.
  56. Nicolas-Marie Ozanne (1728-1811), Illustrations de nouvelles perspectives des ports et rades du royaume de France.
  57. Histoire de Morlaix, Joachim Darsel, Impr. réunies (société coopérative), 1942, article: v.1, p.145.
  58. Voir aussi à ce sujet : Driesch, Wilhelm von den, Die ausländischen Kaufleute während des 18. Jahrhunderts in Spanien und ihre Beteiligung am Kolonialhandel, Böhlau, 1972, p.639, qui parle de la Handelshaus Lanus Padre, Dubernad y Compañía et donne une liste des membres du personnel.
  59. Rambaud, Guy de, Pour l’amour du Dauphin, Anovi 2005, p.143.
  60. Montezun, Histoire de la Gascogne, III, p.15.
  61. Capitation de Morlaix (N°1763 - Cote 580).
  62. Baudry Joséphine, Étude historique & biographique sur la Bretagne à la veille de la Révolution: à propos d'une correspondance inédite, 1782-1790, H. Champion, 1905, article: v.1, p.273.
  63. Annales de Bretagne, Faculté des lettres (Rennes), 1917 (T32), p.541 et 542.
  64. Almanach Royal de 1780, 1781, 1782, 1783, 1784, 1785, 1786, 1787, 1788, 1789.
  65. Jean Baptiste Robinet, Dictionnaire universel des sciences morale, économique, politique et diplomatique; ou Bibliothèque de l'homme-d'état et du citoyen; les libraires associés, 1783, vol. 28, p.195.
  66. Mélanges de la Casa de Velasquez, Tome IV, 1968, CNRS, E. de Boccard, p.323.
  67. En torno al Barroco: miradas múltiples, Concepción de la Peña Velasco, Concepción de la Peña Velasco, Universidad de Murcia, EDITUM, 2006, pp.182 et 183.
  68. Zylberberg Michel, Georges-Picot Jacques, Carré de Malberg Nathalie, Bonin Hubert, Souvenirs d'une longue carrière: De la rue de Rivoli à la Compagnie de Suez, 1920-1971, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, 1993, p.203.
  69. Mélanges de la Casa de Velasquez, Tome IV, 1968, CNRS, E. de Boccard, p.323.
  70. Anes Alvarez Gonzalo, La economía española al final del antiguo régimen, Alianza, 1982, article: v.3, p.273.
  71. Defourneaux Marcelin, L'Inquisition espagnole et les livres français au XVIIIe siècle, Presses universitaires de France, Mayenne, Floch (1963) : p.97.
  72. Ozanam Didier, La colonie française de Cadix au XVIIIe siècle d’après un document inédit (1777), Mél. Casa Velasquez, vol. 4, 1968, p.261.
  73. Defourneaux Marcelin, L'Inquisition espagnole et les livres français au XVIIIe siècle, Presses universitaires de France, Mayenne, Floch (1963) : p.97.
  74. Defourneaux Marcelin, L'Inquisition espagnole et les livres français au XVIIIe siècle, Presses universitaires de France, Mayenne, Floch (1963) : p.97 et 124-125 et L'image de la France en Espagne pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle, Jean-René Aymes, Presses Sorbonne Nouvelle, 1996.
  75. En torno al Barroco: miradas múltiples, Concepción de la Peña Velasco, Concepción de la Peña Velasco, Universidad de Murcia, EDITUM, 2006, pp.182 et 183.
  76. En torno al Barroco: miradas múltiples, Concepción de la Peña Velasco, Concepción de la Peña Velasco, Universidad de Murcia, EDITUM, 2006, pp.182 et 183.
  77. Gacto Enrique, El Arte vigilado, Sobre la censuro estética de la Inquisición española en el siglo XVIII, Revista de la Inquisición, 2000, Universidad de Murcia, p.31 et suivantes.
  78. Defourneaux Marcelin, L'Inquisition espagnole et les livres français au XVIIIe siècle, Presses universitaires de France, Mayenne, Floch (1963) : p.97 et 124-125 et L'image de la France en Espagne pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle, Jean-René Aymes, Presses Sorbonne Nouvelle, 1996.
  79. En torno al Barroco: miradas múltiples, Concepción de la Peña Velasco, Concepción de la Peña Velasco, Universidad de Murcia, EDITUM, 2006, pp.182 et 183.
  80. En torno al Barroco: miradas múltiples, Concepción de la Peña Velasco, Concepción de la Peña Velasco, Universidad de Murcia, EDITUM, 2006, pp.182 et 183.
  81. A.H.N. Inquisición, leg. 3721.133 et Inquisición, leg. 3522.226.
  82. Ozanam Didier, La colonie française de Cadix au XVIIIe siècle d’après un document inédit (1777), Mél. Casa Velasquez, vol. 4, 1968, p.261.
  83. Cádiz en el sistema atlántico: la ciudad, sus comerciantes y la actividad mercantil (1650-1830), Sílex universidad Manuel Bustos Rodríguez, Silex Ediciones, 2005, p.124.
  84. Zylberberg Michel, Une si douce domination, Les milieux d’affaires français et l’Espagne en 1780-1808, Histoire économique et financière de la France. Études générales, 1993, p.185.
  85. Aportes para una Historia de la Banca en Andalucía: Vales reales (2012)
  86. Zylberberg Michel, Une si douce domination, Les milieux d’affaires français et l’Espagne en 1780-1808, Histoire économique et financière de la France. Études générales, 1993, p.285.
  87. Journal historique et politique des principaux événements des différentes cours de l'Europe, article: 1777 (Sept.-Oct.), p.104.
  88. De la Banque d'Espagne, dite de Saint-Charles, Honoré-Gabriel de Riquetti de Mirabeau, 1785, p. xxxiii.
  89. De la Banque d'Espagne, dite de Saint-Charles, Honoré-Gabriel de Riquetti de Mirabeau, 1785, p. xxxiii.
  90. A.H.B.E. Secretaria leg 454 et Zylberberg Michel, Une si douce domination, Les milieux d’affaires français et l’Espagne en 1780-1808, Histoire économique et financière de la France. Études générales, 1993, p.285.
  91. Historia de la vida y reinado de Fernando VII de España, con documentos justificativos, Repullés, Madrid, p. 371.
  92. La Gaceta de Madrid, Enero-Junio, p.23.
  93. Bergeron Louis, Banquiers, négociants et manufacturiers parisiens du Directoire à l'Empire, École des hautes études en sciences sociales, 1978, p.197.
  94. Maria Paria Sainz de Rosas et Mercedes Gamero Rojas, Haciendas, las torres des paisaje olivareiro sevillano, Universidad de Sevilla, Grupo de Historia social Andaluza, p.132.
  95. Augustin Cochin, Les Sociétés de pensée et la révolution en Bretagne (1788-1789), Plon 1925, v.1-2, p.43 et 112 ; Henri Stofft et Jean Ségalen, dans leur biographie : Bouëstard de la Touche ; Médecin, philosophe, franc-maçon et jacobin, Dossen 1989. le citent en deuxième, page 91, après Bouëstard de la Touche.
  96. Un orateur est chargé de surveiller la régularité des travaux conformément aux règlements de l'obédience, de donner des conclusions sur ceux-ci ou de parler au nom de la loge.
  97. Bulletin de la Société archéologique du Finistère, Société archéologique du Finistère, article: v.127 1998, p.343.
  98. Qui se traduit à Morlaix juste par la non-vente de l’exemplaire acheté 800 livres par la Chambre à un prix pourtant nettement inférieur
  99. Du fait qu’ils sont Tourangeaux, les historiens locaux les ont un peu oubliés. Pourtant on les retrouve aux Archives 29 et de Morlaix dans de nombreux procès face à des Morlaisiens, où on les voit souvent gagner.
  100. Guy de Rambaud,, Pour l’amour du Dauphin, Anovi 2005, p.144.
  101. Didier Ozanam, La Colonie française de Cadix au XVIIIModèle:Exp siècle d’après un document inédit (1777), Mél. Casa Velasquez, vol. 4, 1968, p.279.
  102. Guy de Rambaud, Pour l’amour du Dauphin, Anovi 2005, p.143 et Jean Marzin, Les Armateurs morlaisiens et la guerre de Corse (1484-1815), Morlaix, Imprimerie nouvelle, 1963.
  103. Moulins à papier de Bretagne du XVIe au XIXe siècle : les papetiers et leurs filigranes en pays de Fougères, Jacques Duval, L'Harmattan, 2005, p.31.
  104. Histoire politique et municipale de la ville et de la communauté de Morlaix, depuis les temps reculés jusqu'à la Révolution française, Lejean, Guillaume Marie (1824-1871), V. Guilmer (Morlaix) 1846, p.337 et Innovations techniques dans la Marine, 1641-1817: mémoires et projets reçus par le département de la Marine (Marine G 86 à 119) : inventaire analytique, Philippe Henrat, Marion Delhaye, Pierre Schmit, Archives nationales, 1990, p.366.
  105. Inventaire-sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Archives civiles Série C-Ille et Vilaine Nع 1 à 2451 I: Ille-et-Vilaine : Archives civiles : Série C, Archives d'Ille-et-Vilaine, Édouard Quesnet, Paul Parfouru, Henri Bourde de La Rogerie, A. Lesort, Catherine Laurant, Impr. Rennaise et Oberthur, 1878, article: v.1, p.142.
  106. Cambry Jacques (1749-1807), Voyage dans le Finistère, ou État de ce… p.16 et Margadant Ted W., Urban Rivalries in the French Revolution, p. 246.
  107. Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, Volumes 35 à 38, 1955, p.103.
  108. Henri Stofft et Jean Ségalen, dans leur biographie : Bouëstard de la Touche ; Médecin, philosophe, franc-maçon et jacobin, Dossen 1989, p.96.
  109. Henri Stofft et Jean Ségalen, dans leur biographie : Bouëstard de la Touche ; Médecin, philosophe, franc-maçon et jacobin, Dossen 1989, p.96.
  110. A.D.I. et V. 1F 1897 71, Livres de commandes....
  111. Ou Hamelin, selon Bulletin de la Société d'études scientifiques du Finistère, 1885, 1er semestre, p.12.
  112. Baron Bruno, Morlaix sous la Révolution, Éditions du Dossen 1988, p. 11.
  113. Nedelec Thomas, La législation religieuse à Morlaix sous la Révolution française, Université de Rennes 2.
  114. Société de l'histoire de la révolution française, La Révolution française - revue d'histoire contemporaine, Paris, t.X, p. 720.
  115. Les Constituants. Liste des députés et des suppléants élus l'Assemblée constituante de 1789. Précédée d'un avertissement par Armand Brette, Adamant Media Corporation, p.176.
  116. Archives parlementaires de 1787 à 1860: recueil complet des débats législatifs et politiques des chambres françaises, de France Assemblée nationale, Convention nationale, 1878, article: ser.1 v.10, p.803.
  117. A.D.F. 26L 59 et Cambry Jacques (1749-1807), Voyage dans le Finistère ou État de ce département en 1794 et 1795.
  118. Jean-Marie Jézéquel n’est, semble t’il, pas bien renseigné sur les origines du citoyen Philippe-Delleville ! La sœur d’Auguste Charlemagne Philippe-Delleville, est la seconde femme du Sieur Denis Groult des Rivières. Ce dernier est le père du général-comte Louis Groult des Rivières, commandant des Gardes suisses du comte d’Artois, qui sera l’oncle d’une des petites-filles d’Armand Joseph Dubernad. A Bayeux, le père de cet homme politique qui sera maire de Morlaix, Philippe Philippe-Delleville, était lieutenant général de l’Amirauté et possédait le château Fouques à Sainte-Croix-sur-Mer en 1781.
  119. Cité par Darsel Joachim, L'homme qui croyait en la République, livre de vie de Jean-Marie Jézéquel, Morlaix 1767 – 1846, Le bouquiniste, 2000.
  120. Gouïn Francis, Notice historique sur Morlaix, Société d’émulation de Brest, 1838, p. 206. Il sera Président du Tribunal civil de Brest. Il publie aussi une notice sur Morlaix sous le pseudonyme de Le Coat (F), Monographie du château du Taureau, forteresse municipale de Morlaix, Morlaix, 1867, réed.1996. Hasté : 1867 Description 8° Cote et fonds 72815 FB, Fonds régional.
  121. Gouïn Francis, Notice historique…, p. 207.
  122. Almanach Royal de 1786...
  123. Capitalisme et catholicisme dans la France moderne : la dynastie Le Couteulx, Volume 44, Michel Zylberberg, Publications de la Sorbonne, 2001, p.221.
  124. Archives A.D. 29 et Zylberberg Michel, Capitalisme et catholicisme dans la France moderne: la dynastie Le Couteulx, Publications de la Sorbonne, 2001, p.221 et 321n.
  125. Baron Bruno, Morlaix sous la Révolution, Dossen, p.73.
  126. Pelle Ronan, Histoire de la manufacture des tabacs de Morlaix, Dossen, 1986, p.X et Camp, Maxime du, Paris, ses organes… T.2, p. 215 et aussi Ivernois, Francis d', Napoléon administrateur et financier- pour faire suite au Tableau historique et politique des... et Rambaud, Guy de, Pour l’amour du Dauphin, Anovi 2005, p.143.
  127. Inisan Lan, La bataille de Kerguidu et autres évènements survenus en Basse Bretagne pendant la Révolution de 1793, Laffont 1977, montre l'état d'esprit de ces contre-révolutionnaires bretons.
  128. Les prises de Robert Surcouf sont parfois vendues à Morlaix. ''La Confiance'' (18 anons et 190 hommes) prend le ''Kent'' (40 canons et 437 hommes). Ambroise Louis Garneray, alors sous les ordres de Surcouf.</span> </li> <li id="cite_note-128">[[#cite_ref-128|↑]] <span class="reference-text">Source AD Brest Archives du port de Morlaix et N. Gallois, ''Les Corsaires français sous la République et l'Empire''. Paris, Ledoyen, p.388. </span> </li> <li id="cite_note-129">[[#cite_ref-129|↑]] <span class="reference-text">AHN consejos leg. 6317.</span> </li> <li id="cite_note-130">[[#cite_ref-130|↑]] <span class="reference-text">A.H.N. Consejos leg. 20255.</span> </li> <li id="cite_note-131">[[#cite_ref-131|↑]] <span class="reference-text">Centre des Archives diplomatiques de Nantes, Séville (consulat), Série A : 7 articles, 1765-1793. Répertoire numérique, Pascal Even et Guillaume Bazin, stagiaire de l'Institut d'études politiques, novembre 1991, augmenté par Christine Rabouin, juin 1994, 37 p., dactyl. (Séries A et B).</span> </li> <li id="cite_note-132">[[#cite_ref-132|↑]] <span class="reference-text">''Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph: publiés, annotés et mis en ordre de Joseph Bonaparte, roi d’Espagne'', Albert Du Casse, Perrotin, 1854, v. 8, p.365.</span> </li> <li id="cite_note-133">[[#cite_ref-133|↑]] <span class="reference-text">AD 37 et Carré de Busserolle Jacques Xavier, ''Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province...'' 1878, p. 349 et aussi ''Mémoires de la Société archéologique de Touraine'', t.27 (1878), p.349.</span> </li> <li id="cite_note-134">[[#cite_ref-134|↑]] <span class="reference-text">5.107 m² x 69 = environ 35 ha.</span> </li> <li id="cite_note-135">[[#cite_ref-135|↑]] <span class="reference-text">Rambaud, Guy de, ''Pour l’amour du Dauphin'', Anovi 2005, p.144 et ''Mémoires de la Société archéologique de Touraine'', t.27 (1878), p.349. </span> </li> <li id="cite_note-136">[[#cite_ref-136|↑]] <span class="reference-text">Caisso René, ''La vente des biens nationaux de seconde origine et les mutations foncières dans le district de Tours, 1792-1830'', Bibliothèque nationale, 1977, p.81, 168, et 210.</span> </li> <li id="cite_note-137">[[#cite_ref-137|↑]] <span class="reference-text">''Fastueux châteaux de la Loire'', Jean-Baptiste Leroux, Catherine Grive, illustré par Jean-Baptiste Leroux, Petit Futé, 2009, p.60></span> </li> <li id="cite_note-138">[[#cite_ref-138|↑]] <span class="reference-text">Chalmel Jean Louis, ''Histoire de Touraine, depuis la conquête des Gaules par les Romains, jusqu'à l'année 1790'', p. 113 et Touchard-Lafosse Georges, Delahays Adolphe, ''La Loire historique, pittoresque et biographique: de la source de ce fleuve a son embouchure dans l'océan'', 1858, v. 4, p.135.</span> </li> <li id="cite_note-139">[[#cite_ref-139|↑]] <span class="reference-text">''Banquiers, négociants et manufacturiers parisiens du Directoire à l'Empire,'' Volume 51 de Civilisations et sociétés, Louis Bergeron, Mouton, 1978.</span> </li> <li id="cite_note-140">[[#cite_ref-140|↑]] <span class="reference-text">''Annales historiques de la Révolution française'', Volume 38, Albert Mathiez, Gustave Laurent, Georges Lefebvre, Société des études robespierristes, Institut d'histoire de la Révolution Française, Université de Paris-I, 1966.</span> </li> <li id="cite_note-141">[[#cite_ref-141|↑]] <span class="reference-text">''Defensa de los Señores Lannux padre, Dubernad y compañía comerciantes de Sevilla, en el litigio entre estos, y los ciudadanos Grandin, Delon, y compañía, comerciantes de Paris, sobre lanas de España y sentencias pronunciadas...'', Casa de Misericordia, 1802.</span> </li> <li id="cite_note-142">[[#cite_ref-142|↑]] <span class="reference-text"><nowiki>''Recueil alphabétique de questions de droit,'' Volume 15, Philippe Antoine Merlin (comte), H. Tarlier, 1830, p.195.</span> </li> <li id="cite_note-143">[[#cite_ref-143|↑]] <span class="reference-text">''Recueil alphabétique de questions de droit'', Volume 15, Philippe Antoine Merlin (comte), H. Tarlier, 1830, p.197.</span> </li> <li id="cite_note-144">[[#cite_ref-144|↑]] <span class="reference-text">Ministère des affaires étrangères, Archives de Nantes, fond de l'agence de la Marine et consulat de France à Madrid, qui constitue à l'heure actuelle la série A (223 articles, 1701-1813) du fonds de l'ambassade de France à Madrid, carton 184.</span> </li> <li id="cite_note-145">[[#cite_ref-145|↑]] <span class="reference-text">''Recueil alphabétique de questions de droit'', Philippe Antoine Merlin, H. Tarlier, 1830, article: Vol. 15, p.195 et 199.</span> </li> <li id="cite_note-146">[[#cite_ref-146|↑]] <span class="reference-text">Gouïn Francis, <nowiki>'Notice historique sur Morlaix'', Société d’émulation de Brest, 1838.''</span> </li> <li id="cite_note-147">[[#cite_ref-147|↑]] <span class="reference-text">''Almanach du commerce de Paris, des départements de l'empire français et des principales villes de l'Europe. An XIII (1805)''. Éditeur Duverneuil, 1805.</span> </li> <li id="cite_note-148">[[#cite_ref-148|↑]] <span class="reference-text">''Gaudelet-Dubernard & Compagnie'', rue de Paradis, faubourg Poissonnière, Almanach impérial, Testu, 1809, p.771 et Bulletin de la société archéologique du Finistère. 1917 (T. XLIV) et aussi ''Répertoire méthodique et alphabétique de législation, de doctrine et de jurisprudence en matière de droit civil, commercial, criminel, administratif, de droit des gens et de droit public'' De Victor Alexis Désiré Dalloz, Armand Dalloz, Henri Thiercelin, Bureau de la Jurisprudence générale du royaume, 1850, article: t.20, p.293.</span> </li> <li id="cite_note-149">[[#cite_ref-149|↑]] <span class="reference-text">Cambacérés, ''Lettres inédites à Napoléon'', Tome II, 1808-1814, Klincksiesk, 1973, p.785.</span> </li> <li id="cite_note-150">[[#cite_ref-150|↑]] <span class="reference-text">''La police secrète du premier Empire. Bulletins quotidiens adressés par Fouché à l'Empereur, rassemblés par Ernest d'Hauterive'', Perrin, 1908, p.396.</span> </li> <li id="cite_note-151">[[#cite_ref-151|↑]] <span class="reference-text">''L’armorial de Montfort l’Amaury''.</span> </li></ol>