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De Rambaud baron.jpg

Jean de Rambaud, fils d'Ernest.

De Rambaud michel + Jean.jpg

Jean de Rambaud, son petit-fils Michel de Rambaud (mon père) et un des chevaux de son fils Gérard (Soissons - fin 1943).

Jean de Rambaud est né le 7 mars 1874, à Tours, 14, rue des Amandiers. Il est décédé le 17 mai 1952, à Paris, (rue Malus, Ve arrondissement)


Jean de Rambaud est un membre de la Famille de Rambaud. Il est le fils d'Ernest de Rambaud, polytechnicien, et Marguerite Le Clerc de Pulligny (1845 - 1920), de la Famille Le Clerc, fille du Médecin chef de l’hôpital de Tours, Frédéric Le Clerc, élevé par Pierre Bretonneau. Il a comme témoin à sa naissance un général-comte, fils du IXe duc de Grammont, gendre du duc de Choiseul-Praslin, et un cousin qui est comte... Hélas Jean de Rambaud ne va pas être à la hauteur de ses illustres ancêtres.

Jean de Rambaud a une enfance heureuse avec son frère Jacques et sa sœur Germaine. Ils vivent 6, rue des Tournelles, à Versailles et en leur au château de La Hauteville, hérité de la Maison d'Allonville, du beau-père d'Ernest de Rambaud.

Lui, son frère et sa soeur ont comme précepteurs des ecclésiastiques. L'un d'eux l'emmène aux courses hippiques et le fait parier.

Ses parents l'envoient faire des études chez les Pères Maristes. En vain ! Malgré un père polytechnicien, et de grande taille pour son époque, lui et son frère ont des évaluations à l'armée plus que moyennes et ils ne sont que de tailles moyennes.

Du temps de la Belle Epoque Jean est oisif chez sa mère au château de La Hauteville et Versailles, joueur et viveur à Paris. Sa seule activité, c'est des stages comme sous-officier de réserve à l'Ecole de cavalerie de Saumur. C'est un excellent cavalier et il possède plusieurs chevaux de courses. Le Baron de Rambaud est régulièrement cité ou en photo dans la presse hippique ou mondaine. Il va devenir un deuxième Gentleman d'Epsom.

SA FAMILLE Modifier

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Ce n'est qu'avec Les Ra(y)mbaud d'Aix-en-Provence (1364-1564), du fait d'actes notariés et d'écrits publiés sur Aix-en-Provence que la vie de mes ancêtres est mieux connue.

Arbre généalogique Modifier

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Cet arbre doit être en partie revérifié. Les liens avec les Baux et les Balthes ou les Médulles sont aussi des pistes à étudier, mais c'est un travail difficile, presque impossible fautes de sources.

 Milon de Narbonne (ca 735-791), comte 
   ∞ F de Nîmes, tante de Dadilà 
   │       
   ├── Leibulf de Provence (ca 780 - 835)[1].
           ∞ Odda Balthes (ca 800 - après 835)
           │ 
           │
           ├── Leibulf des Baux[2]F des Médulles
                   │
                   ├── Guigó de Girona, évêque
                   │
                   ├── H d'Arles
                   |  │
                   |  ├── Dadilà d'Arles
                   |  │
                   |  ├── Arnoux d'Apt (900 - 964), évêque
                   | 
                   │
                   ├── Poncius d'Arles[3].
                           ∞ Blismodis
                           |
                           ├── Ison d’Arles (ca 910 - 983)
                           |   ∞ Blismodis de Bénévent (ca 915 - 1005)
                           │   |
                           │   ├── Poncius Major
                           │     ∞ 945 Belletrude N 
                           │     ╰──┄┈ Descendance Maison des Baux ...
                           |
                           ├── Garnier d’Avignon (ca 925 - 1002), évêque
                           │
                           ├── Humbert de Vaison (ca 930-1007), évêque
                           │
                           ├── Blismodis d'Arles (ca 930-1007)
                           |  ∞ Hugues N
                           │ 
                           │
                           ├── Pons II d'Arles (920 - 986)
                                  ∞ Richilde, de l’Uzège
                                  |
                                  |
                                  ├── Laugier de Nice (ca 1050 - 1032)
                                  |   ∞ Odile de Provence (976 - 1032) 
                                  |   ╰──┄┈ Descendance 1re maison des Orange-Nice
                                  │
                                  |
                                  ├── Féraud de Gap, évêque
                                  │
                                  │
                                  ├── Rambaud (XIe s.) 
                                  | 
                                  │                                                                       
                                  ├── Raoul
                                  │  
                                  │
                                  ├── Arnoul 
                                  │                      
                                  │
                                  ├── Pierre de Mirabel
                                  │
                                  |
                                  ├── Pons III d'Arles
                                  │  ∞ Ermengarde
                                     │
                                     │
                                     ├── Laugier d'Arles 
                                     │     ∞ Percipia
                                           │
                                           │
                                           ├── Ripert MethulensisBeatrix               
                                             │  
                                             |    
                                             ├── Ripertus Geraldi de Trescléoux, 
                                                ∞ Odile de Mison (1024 - 1095)
                                             │   
                                             │
                                             ├── Pontius Rayembaldi de MisonAustrudis                                                                                                                                                        
Pontius Rayembaldi de Mison 
  ∞ Austrudis (1040 - 1100)
  │
  ├── Catherine de Rambaud (1055 - 1100)
  │   ∞ 1067 Jean Joannis
  │   
  │
  ├── Raimbaud de Lachau (1060 - 1120)
  │  ∞ Oliva
     │
     ├── Bertrand de Raymbaud 
         │
         ├── Pierre Rambaud de Montgardin
            │
            |
            ├── Pierre II Rambaud de Montgardin (1180- 1255)
            │   ∞ 1230 membre Famille d'Adhémar
            |   │
            |   | 
            |   ├── Hugues de Rambaud (1230 - 1285)                                              
            |      │
            |      ├── Hugues II Rambaud de Montgardin (1270 - 1352)
            |      │  ∞ 1342 Françoise Artaud d'Ancelle
            |         |
            |         |
            |         ├── Etienne Rambaud de Montgardin (1340 - après 1399)
            |            │
            |            |
            |            ├── Pierre Rambaud d'Ancelle (1345 - 1414)
            |            |  ∞ 1380 Catherine Isoard
            |                ╰──┄┈ Descendance Rambaud de Montgardin, Ancelle, Furmeyer
            |           
            |           
            ├── Bertrand Raymbaud (1180/90 - av. 1268)
                |                 
                |   
                ├── Bertrand Raymbaud de Dulions (1230 - ap. 1277)
                   |             
                   |          
                   ├── Raymond Ra(y)mbaud de Dulions (1230 - ap. 1277)
                      ∞ membre Famille d'Auberuffe
                      |
                      |
                      ├── Pierre Ra(y)mbaud de Suze (1280 - 1340)
                          |
                          │
                          ├── Pons Ra(y)mbaud (1280 - après 1352)
                             ∞ 1305 Jeannette de La Bâtie Verdun
                             |  
                             |
                             ├── Raymond Rambaud de La Bâtie Verdun
                                |
                                |           
                                ├── Pierre II Raymbaud (ca 1310 - après 1365)
 Pierre II Raymbaud (ca 1310 - après 1365)
 |
 ├── Catherine Raymbaud 
 │   ∞ 1360 Esprit membre Famille Isoard
 │   
 ├── Bertrand Raybaudi (1340 - 1375)
 │  ∞ 1370 Antoinette Raymbaud (1350 - 1384)
    │
    ├── Baude Raymbaud 
    │  ∞ 1384 Bérenguier Vulpure de Littera
    |
    │
    ├── Guillaume Raymbaud de Venelles
       ∞ Mariola ??? (1390 - après 1468)
       │
       ├── Thomas Raymbaud (+ après 1487)   
       │                                                                                                                            
       │
       ├── Chiara Rimbaud (1420 - 1470/78)
       │  ∞ Jean de Monteux (+ avant 1469)
       │   
       │
       ├── Guillaume II Rambaud (1420 - après 1475)
       │   
       │
       ├── Pons Raybaudi (1420 - 1470/78)
         ∞ Antoinette Paul (1430 - après 1478)
         │   
         ├── Elziasse Rimbaud
         │  ∞ Pierre Mondin 
         │
         |   
         ├── Catherine Rimbaud 
         │  ∞ 1472 Jean Guyot (1450 - après 1531)
         │  |                                  
         |  ├── Izoarde Guyot
         │     ∞ Pierre de Trets
         │
         |
         ├── Pierre III Rambaud (1450 - ap. 1490)
            │                                    
            ├── F Rambaud
            │   ∞ 1518 H de Triennes
            |   |                                 
            |   ├── François de Triennes
            |      ∞ Jacqueline des Ayvelles
            |
            │                                    
            ├── Benoît Rambaud (1490 - av. 1552)
               │
               ├── Honorat Rambaud (1516 - 1586)
               |  ∞ Catherine Fabre (1530 - 1586)
               |   │   
               |   ├── Pierre Rambaud (1550 - 1627)
               |      ∞ 1585 Lucresse Reynier Manoly (1560 - 1628)
               |      │   
               |      ├── Pierre II Rambaud (° 1593)
               |      │ 
               |      │
               |      ├── Jeanne Rambaud (1600 - 1663)
               |         ∞ 1629 Jean-Christophe de Tournon (1580 - 1660)
               |         │   
               |         ├── Diane de Tournon 
               |            ∞ 1662 Antoine de Chateauneuf des Mées
               │
               │
               ├── Guillaume III Rambaud (1520 - avant 1562)         
                  ∞ 1552 Estevenette Ensuque (1539 - 1595)
                   │   
                   ├── Madeleine Rambaud (1553 - 1607)
                   │  ∞ 1572 Antoine de Rians (1550 - 1610)
                   |  │   
                   |  ├── Joseph de Rians (1573 - 1631)
                   │     ∞ 1606 Sybille d'Estienne
                   │                   
                   │   
                   ├── H Rambaud 
                   │  ∞ 1576 F de Beaumont
                   |  
                   │   
                   ├── H Rambaud 
                   │  ∞ 1588 F de Saint Honoré
                   │ 
                   |  
                   ├── Claude Rambaud 
                   │  ∞ 1604 Madeleine de Jarente-Maulsang
                   |  │   
                   |  ├── H de Rambaud
                   |     │   
                   |     ├── H de Rambaud
                   |        │   
                   |        ├── Thomas de Rambaud (1660 - 1718)
                   |           │   
                   |           ├── Thérèse Madeleine de Rambaud (1675 -1739)
                   │           |  ∞ 1717 François de Jacques (1685 - 1739) 
                   |           │   
                   |           ├── Jean Bernard de Rambaud (1690 - 1726)
                   │           |   ∞ 1717 Marie-Marguerite Monet (1695 - 1726) 
                   |               │   
                   |               ├── Jean-Charles de Rambaud (1725 - 1785)
                   |               │   
                   |               ├── Simon-Thomas Rambaud (1715 - 1788)
                   │  
                   │
                   ├── André Rambaud (1553)
                      ∞ 1583 Antoinette Bedos
                      │   
                      ├── Melchior Rambaud (1585 - 1649)
                         ∞ 1623 Alexandra de Lavison (1605 - 1664)
Melchior Rambaud (1585 - 1649)
  ∞ 1623 Alexandra de Lavison (1605 - 1664)
  │   
  ├── Jean Rambaud (1634 - 1679)
      ∞ 1655 Jeanne Maillet (1635 - 1697)
      │   
      ├── Jacques Rambaud (1675 - 1731)
         ∞ 1698 Catherine Chapus (1676 - 1721)
         │   
         ├── Jean II Rambaud (1703 - 1762)
             ∞ 1730 Magdeleine Lieutaud (1711 - 1787)
             │   
             │── Marie Ursule Rambaud (1738-1780)
             |  ∞ 1757 Georges Pléville Le Pelley (1726 - 1805)
             │
             │   
             ├── Jean Michel Rambaud (1738 - 1792)
             │
             │   
             ├── Benoît de Rambaud (1750 - 1787)
                  ∞ 1785 Agathe Mottet (1764 - 1853) 
 Benoît de Rambaud (1750 - 1787)
  ∞ 1785 Agathe Mottet (1764 - 1853)
  │   
  │── Auguste de Rambaud (1786 - 1834)
      ∞ 1817 Françoise Gaudelet d'Armenonville (1800 - 1877)
      │
      ├── Ernestine de Rambaud (1821 - 1895)
      │  ∞ 1844 Léon Verger (1817 - 1891)
      |  │
      |  ├── Louise-Félicité Verger (1845 - 1934)
      |     ∞ 1868 Eugène Gaillard de Saint Germain (1835 - 1917)
      |     │
      |     ╰──┄┈ Descendance Gaillard de Saint Germain
      |
      │
      ├── Ernest de Rambaud
      |  ∞ 1868 Marguerite Le Clerc de Pulligny (1845 - 1920)
         │
         ├── Jean de Rambaud


 Jean de Rambaud
 |   [hyp] N Iôn
 |   │
 |   ├── [hyp] Marie Antoinette Iôn (1915 - 1970)
 |   │    ∞ 1931 François Geoffray 
 |   │
 |   ├── ∞ 1947 Jacques Chaban-Delmas 
 |
 |
 │   ∞ Ernestine Million (1890 - 1978)
 |   │
 |   ├── Pauline de Rambaud (1919 - 2010)
 |   │    ∞ 1931 Désiré Roy (1899 - 1971)
 |   │
 |   ├── ∞ 1977 Henry Delbes (1915 - 2011)
 |
 |
 │   ∞ 1897 Eugénie Renault (1876 - 1949)
     │
     ├── Gérard de Rambaud (1898 - 1969)
        ∞ 1922 Valentine Odant (1900 - 1993)
        │
        ├── Édouard de Rambaud (1924 - 2012)
        │   ∞ 1946 Monique Lecouteux (1926 - 2012)
        │
        ├── Michel de Rambaud (1927 - 1980)
           ∞ 1952 Françoise Coëffet (1927 - 1994)
           │
           ├── Guy de Rambaud (° 1954)
              ∞  Nadia Arrivé (° 1964)
              │
              ├── Olivier de Rambaud (° 1990)  

Son entourage familial Modifier

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DE RAMBAUD ERNEST 1.jpg

Le père de Jean de Rambaud, Ernest. Ce tableau est sauvé des huissiers par son fils Gérard de Rambaud.

Le père de Jean de Rambaud, Ernest de Rambaud, est Polytechnicien et diplômé de l'École d'application du Corps Royal d'État-Major[4]. Ernest de Rambaud est lieutenant-colonel. Il est, après avoir fait toutes campagnes du Second Empire, en 1872, appelé par le général Changy à Tours comme sous-chef d'état-major général. Il concourt alors à la réorganisation du 9e corps[5], et installe en 1872 l'important Camp militaire du Ruchard[6]. Son père est ami avec Henri Dunant. Il est nommé Directeur du service hospitalier de la Croix-Rouge. Jean est le neveu d'Ernestine, dont la fille se marie à Eugène Gaillard de Saint Germain.

Sa mère est de la Famille Le Clerc. Marguerite Le Clerc de Pulligny (1845 - 1920) est la fille du Médecin en chef de l’hôpital de Tours, Frédéric Le Clerc, en partie élevé par le Professeur Bretonneau. Elle est la soeur de Jeanne Le Clerc et de Maurice Le Clerc, Administrateur des services civils en Indochine[7]. Jeanne Le Clerc est l'auteur de Un voyage chez les Indiens du Nouveau-Mexique, reproduit dans le Bulletin de la Société normande de géographie[8].

SA JEUNESSE Modifier

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Sa naissance à Tours Modifier

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De gramont.jpg

Le général-comte Alfred de Gramont, parrain de Jean de Rambaud.

Le clerc-de rambaud marguerite.jpg

Marguerite Le Clerc et son fils Jean de Rambaud[9].

Jean de Rambaud est né le 7 mars 1874, à Tours, 14, rue des Amandiers, dans une maison aujourd'hui disparue, située entre les bords de Loire et la cathédrale, appartenant à un médecin, membre de la famille.

Son père, Ernest de Rambaud, est chef d'état-major de la 18e division d'infanterie à Tours. et sa mère la fille aînée du directeur de l'hôpital de Tours, Frédéric Le Clerc.

Les témoins sont un ami de son père Alfred Général-Comte de Gramont, fils du IXe duc, et gendre du duc de Choiseul-Praslin, général commandant la 35e brigade d'infanterie. Les bureaucrates des ministères disent de lui :

A une certaine morgue qu'il cache sous l'apparence d'une familiarité hautaine. A conservé le sentiment très vif de son origine aristocratique. Parle trop de politique.

L'autre témoin est un cousin côté maternel de l'enfant, le comte Frédéric du Châtel (1823 - 1878), propriétaire, secrétaire de préfet, habitant rue de l'archevêché à Tours. Il est marié à Caroline Archambault du Parc. Le Figaro écrit à son décès en 1878 :

Tours, 20 mai. M. le comte Frédéric Du Chatel vient de mourir à Tours Suivant sa volonté, aucune lettre de part ne sera envoyée[10].

Sa veuve se remarie en 1879 au Comte Jean de Castelbajac. Sa fille, Marie-Caroline du Chastel se marie à Charles de Corson de La Villeneuve[11].

Jean de Rambaud naît donc dans une famille noble très cultivée et estimée, contrairement à lui ! François Bluche, dans La noblesse au XVIIIe siècle, remarque que certaines familles, après un brillant départ, retombent, perdant ainsi tous leurs privilèges, comme c'est le cas pour les Ra(y)mbaud d'Aix-en-Provence (1364 - 1564). Ce spécialiste de la noblesse ajoute qu’elles regagnent parfois après plusieurs générations une position sociale conforme à leurs origines. C'est le cas avec avec Jean II Rambaud (1703 - 1762). Elles régularisent alors leurs situations.

Jean de Rambaud ne va jamais travailler et brader tous les biens de plusieurs familles riches dont il hérite.

La Hauteville et Versailles Modifier

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Germaine de Rambaud, fille d'Ernest est ce jour là très en colère.

De Rambaud Jean militaire.jpg

Jean de Rambaud en uniforme de dragons.

Jean de Rambaud a une enfance heureuse avec son frère Jacques et sa sœur Germaine. En 1877, son père fait valoir ses droits à la retraite. Ils vivent 6, rue des Tournelles, à Versailles, à quelques mètres de la porte de la cathédrale Saint-Louis et au château de La Hauteville.

La fortune du Comte Amédée d'Allonville du fait de l'entretien de trois logements et de nombreux domestiques s'amenuise. Il meurt le 6 septembre 1885, au 9, rue Neuve Notre Dame à Versailles, un petit immeuble comme il y en a tant à Versailles. Sa femme y est morte avant lui le 30 mars 1877[12]. Les derniers d’Allonville et les Tocqui(g)ny de Villarceaux sont âgés ou malades et n’ont plus de descendance. Les Rambaud héritent d'eux. Jean de Rambaud va avec son frère dilapider toutes ses fortunes, fruits de générations d'efforts allant parfois jusqu'au sacrifice lors des guerres du passé.

A la mort d'Amédée d'Allonville la famille s’installe définitivement au château de La Hauteville, canton de Houdan. Cette propriété est confortable et au milieu d’un joli parc bien entretenu. Jean de Rambaud a 11 ans. Lui, son frère et sa soeur ont comme précepteurs des ecclésiastiques. L'un d'eux l'emmène aux courses hippiques et le fait parier.

Ses parents l'envoient faire des études chez les Pères Maristes. En vain ! Malgré un père polytechnicien et de grande taille pour son époque lui et son frère ont des évaluations à l'armée plus que moyennes et ils ne sont que de tailles moyennes.

Au sortir du lycée, Jean de Rambaud effectue son service militaire et devient sous-officier au 13e Régiment de dragons caserné à Melun, où il se révèle un excellent cavalier, ayant fière allure.

Quand il a 25 ans, le quotidien local de Versailles et sa région, Le Petit Versaillais, du 10 mars 1899, écrit :

Tous nous avons rencontré ce beau vieillard si sympathique, si loyal et si bon ! En quelques jours la mort l'a terrassé, mais il était chrétien et l'exemple de ses derniers moments, comme celui de sa vie sera la bien chère espérance et consolation de ceux qui le pleurent[13].

Sa mère se plaint de son attitude dans un courrier à un proche. Il y a un château à s'occuper, un parc, des terres, des bois, des biens à Montfort-l'Amaury, des vignes à Monlouis... des domestiques, des métayers, mais il ne fait rien. Son frère est, d'après sa mère, le seul à essayer de gérer cet héritage.

LA BELLE EPOQUE (1890-1914) Modifier

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Oisif chez sa mère au château Modifier

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Jean portant un canotier.

Selon le recensement de 1901 à La Hauteville, Jean de Rambaud est chef de ménage, sans profession.

En 1907 le recensement nous dit que :

Rambaud, Baronne (de) ... née Le Clerc de Pulligny ... habite au Château de la Hauteville, à Condé-sur-Vesgre, Houdan (Seine-et-Oise) et rue des Tournelles, 6, Versailles, avec Rambaud, Jean (de) ... (mêmes adresses) et Rambaud, Jacques (de) ... (mêmes adresses)

Jean de Rambaud a 6.000 livres de rente (20.000 euros). Sa famille possède des vignes à Vouvray et Montlouis, le château et les 100 ha de terres de la Hauteville (canton de Houdan), des bois, et plus 40 hectares, devant la gare de Montfort-l'Amaury. Sans oublier les nombreux et importants héritages de parents décédés sans descendants. Le bois et les productions agricoles se vendent mal. Sa mère s'en plaint dans ses courriers. Les terres sont affermées à 4%, ce qui rapporte 48 francs, car leur valeur est 1.200 francs à l'hectare. Sa mère a sa retraite de veuve. Comme Jean de Rambaud vit en partie à Paris, joue et dépense beaucoup il revient donc souvent au château de la Hauteville, pour demander de l'argent à sa mère.

Joueur et "viveur" à Paris Modifier

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Jean (à droite) et des ami(e)s en pleine activité.

Jean de Rambaud a un fils, Gérard de Rambaud (1898 - 1969), le 19 avril 1898, à Paris, avec Célestine Eugénie Marie Renault (1876 - 1946). C'est la fille de commerçants à Broons en Bretagne. Il ne se marie pas avec elle, mais reconnaît l'enfant et lui achète une épicerie de luxe à Paris, avec un véhicule de livraison et du personnel, mais ils ne vivent pas longtemps ensemble.

Jean à Paris mène une vie joyeuse et insouciante avec ses amis, des hommes joueurs, des viveurs (surnommés les grecs) et des demi-mondaines. Les demi-mondaines ne sortent que l’après-midi vers seize heures pour aller parader au Bois, pour assister aux courses de chevaux, pour aller au théâtre, au restaurant... Jean de Rambaud se fiance avec la sœur du Général Marchand (1863 - 1934), le héros de Fachoda. Mais malgré les origines modestes de la demoiselle le Général Marchand n'en veut pas comme beau-frère.

Jean de Rambaud achète une des premières voitures produites dans le monde. Mais à l'époque ce qui le passionne c'est ses chevaux à l'entrainement. Le Baron de Rambaud est régulièrement cité ou en photo dans la presse hippique ou mondaine. Comme il est un excellent cavalier, et sous-officier réserviste de cavalerie il va régulièrement faire des stages à l'École d'application de la cavalerie de Saumur.

Avant la guerre il rencontre une Roumaine du nom de Ion. Elle a une fille qui naît à Liège le 5 novembre 1912, Marie Antoinette Ion (1912 - 1970). Selon l'autre fille de Jean de Rambaud, Pauline de Rambaud (1919 - 2010), Marie Antoinette Ion (1912 - 1970) va se considérer comme la fille de Jean. D'où une rivalité des plus ridicules...

LA GUERRE DE 14-18 Modifier

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Jean en uniforme de dragon au château de La Hauteville).

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Jean de Rambaud moustachu.

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Gérard de Rambaud est élevé par les comtes du Château de la Ferté-Gilbert.

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Gérard de Rambaud (à droite) gagne très bien sa vie, mais il n'hérite de son père que ses nombreuses dettes et des ennuis.

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Dossier militaire de Jean.

Jacques et Jean font toute la guerre de 14/18 au front, malgré leur âge (44 et 40 ans en 1914). Ils ne sont pas militaires et normalement les civils de 35 à 41 ans vont dans la territoriale. Ils sont volontaires pour ne pas aller dans la réserve de l'armée territoriale, qui accueille les Français de 42 à 48 ans[14].

Jean de Rambaud est en 1914 toujours sous-officier au 13e Régiment de dragons. Sa division de cavalerie doit être affectée à la couverture de la mobilisation, lui confiant le secteur de la Woëvre méridionale, de Pont-à-Mousson à Conflans, en soutien du 6e corps d'armée.

Lors de la mobilisation française de 1914, le 13e Régiment de dragons quitte donc Melun le 1er août 1914 dans quatre trains (un par escadron), pour arriver successivement dans la nuit du 1er au 2 août à Sorcy (près de Rethel). Cinq jours après, le régiment avec toute sa division fait désormais partie de la IIIe armée française. La cavalerie est très faiblement engagée lors de la bataille des Ardennes (un épisode de la bataille des frontières) le 22 août, couvrant le flanc droit de la IIIe armée, puis dans la bataille de Revigny (une partie de la bataille de la Marne) du 6 au 10 septembre. À partir de l'automne 1914, comme toutes les autres unités de cavalerie lors du conflit, le 13e Régiment de dragons dragons participe aux combats démonté (à pied), tel que par exemple pendant la bataille des Flandres en 1914.

En 1915, les divisions de cavalerie sont maintenues par l'état-major en réserve, dans l'espoir de les engager une fois le front allemand percé lors des offensives françaises. La 7e division de cavalerie est désormais affectée au 2e corps de cavalerie, qui stationne à proximité du front lors de la bataille d'Artois (mai-juin 1915) et de celle de Champagne (septembre et octobre 1915) : un escadron du régiment est envoyé dans les tranchées. D'octobre 1915 à juillet 1916, la 7e division de cavalerie occupe une portion du front près de Prosnes. De juillet à novembre 1916, elle est à l'instruction[15].

Après la dissolution de la 7e division de cavalerie en juillet 1917 (les grandes unités de cavalerie devenant inutiles avec un front stable), le 13e dragons est affecté au 2e corps colonial, descendant dans les tranchées des Vosges puis à Verdun en octobre et novembre 1917. En septembre 1918, les escadrons du régiment participent à la bataille du saillant de Saint-Mihiel. Du fait des pertes énormes dans l'infanterie Jean refuse plusieurs fois d'être fait officier et fantassins. C'est peut-être du aussi à son amour des chevaux. Ses ordonnances sont des jockeys qui deviennent entraîneurs après-guerre.

Le petit-fils d'Ernest de Rambaud, Gérard de Rambaud, mon grand-père, est volontaire à 17 ans. De ce fait il peut choisir son arme. Son père lui propose de le faire intégrer avec lui au 13e Régiment de dragons. Mais il refuse. Son père l'a abandonné. Heureusement les propriétaires du Château de la Ferté (Reuilly) l'ont élevé comme un fils. Et puis Gérard de Rambaud est patriote. La cavalerie est pour lui une arme pour les planqués. Comme sa mère est de Broons, il se retrouve dans un bataillon de Bretons, qui sont envoyés renforcer les unités de méridionaux qui en ont assez de cette boucherie. Nettoyeur de tranchées, il est gazé à l'ypérite. Un temps aveugle, un poumon en moins et l'autre mal en point. Il est volontaire néanmoins pour faire la guerre en 1939. Il commande une unité de Sénégalais en mai 40. Pendant l'hiver 40/41 il est emprisonné pendant cinq semaines par les nazis pour avoir frappé un Feldwebel alsacien, qui insultait la France. Il est expulsé de la Zone Rouge. Ses biens sont vendus sur ordre des nazis. En 1944, lors de la libération de Soissons il oblige avec son pistolet son médecin à soigner les rescapés d'un half-track détruit par la PAK sous le feu ennemi. Puis il essaie de s'engager dans la 2e DB de Leclerc, fils d'amis et clients. En vain, vu son âge et l'état de son dernier poumon !


Sur les cinq oncles à la mode de Bretagne de Jean :

¤ Roger Gaillard de Saint Germain (1872 - 1917), directeur du Crédit Lyonnais, est mort pour la France.

¤ Ulric (1875 - 1945), est chef d'escadron d'artillerie.

¤ Raoul (1879 - 1951), officier de la Légion d'honneur, croix de guerre, est chef d'escadron de cavalerie.

¤ Gaston (1884 - 1915) fait partie de la première génération d'Action française. Il est mort pour la France, comme capitaine au 24e R.I..

¤ Sa tante à la mode de Bretagne, Yvonne Gaillard de Saint Germain (1888 - 1940), infirmière volontaire, apprend en 1916 que son mari René Saint-Chapelle est mort lors des combats pour le fort de Vaux. Elle se remarie avec le Marquis Michel Hurault de Vibraye (1877 - 1949), co-héritier du château de Cheverny.

¤ Son cousin, le lieutenant-colonel Henry Mottet de La Fontaine (1872 - 1917), est tué le 5 août 1917 à la bataille de Klein Zillebeke. Ce Mottet, arrière-petit-fils du grand-oncle d'Ernest est venu défendre le pays de ses ancêtres. Plusieurs autres Mottet de La Fontaine revenus s'établir en France vont finir leurs vies dans les camps nazis, du fait de leurs origines en partie britanniques.

L’APRES-GUERRE Modifier

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Pauline de Rambaud naît en Grèce (1919) Modifier

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Sa fille, Pauline de Rambaud.

Jean de Rambaud est invité après la guerre par un de ses amis, aristocrate grec habitant au Pirée. Il y va avec Ernestine Million (1890 - 1978), fille d'un propriétaire terrien de La Tour-Saint-Gelin (Touraine). Comme son hôte et sa famille sont partisans du Roi en exil Constantin Ier et que le Premier Ministre Venizélos devient autoritaire Jean revient en France seul car Ernestine Million est sur le point d'accoucher. Mais toute la famille monarchiste et ses invités sont arrêtés.

Sa fille, Pauline de Rambaud (1919 - 2010), naît dans la prison du Pirée le 13 juillet 1919. Mais la mère et l'enfant sont vite libérés. Ernestine Million (1890 - 1978) vit en Grèce jusqu'en 1922 et est gouvernante française dans de grandes familles grecques francophiles. Elle se marie en 1937 avec un certain Narquin, qui est de Bona, dans la Nièvre.

Pendant la Guerre Jean de Rambaud fait faire un portrait de sa fille cadette avec en arrière-plan un temple grec avec des colonnes doriennes, en souvenir de sa naissance en Grèce.

Politique - Alger - San Sebastián - Equitation Modifier

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Jean de Rambaud à cheval.

Après le conflit, Jean fait de la politique et est élu conseiller du canton d'Houdan, dans les Yvelines. Il ne fait toutefois pas partie d’une formation politique. Il est de droite, plutôt royaliste, mais laïc.

Se voulant social et faisant un peu de politique, Jean de Rambaud offre à la commune de Montfort-l'Amaury un terrain de 40 ha devant la gare pour créer des logements sociaux. Ces terrains à bâtir sont vendus très chers par la mairie de Montfort-l'Amaury.

Jean de Rambaud, d'un naturel plus que crédule, écoute une rumeur comme quoi on gagne de l'argent en pariant en Algérie. Il part pour Alger vers 1925. Il est toujours sous-officier de réserve et fait des stages à l'École d'application de la cavalerie de Saumur.

Jean de Rambaud part en Espagne, pays où nos ancêtres ont été négociants avec l'outre-mer, banquiers, et armateurs, à Cadix et Séville. Dans les année 20 ce pays est surtout connu pour ses corridas. Il décide d'aller voir une corrida à San Sebastián, mais un cheval est éventré par un toro. Comme il aime les chevaux il se met à insulter les aficionados. Les Basques l'expulsent de la Plaza de Toros en le frappant.

Vente du château des de Rambaud-d'Allonville Modifier

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La seule ferme importante de La Hauteville appartient aux Rambaud. Elle fait 30 ha.

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Le château des comtes d'Allonville, puis des Rambaud, La Hauteville. Jean de Rambaud le vend.

Jean est propriétaire exploitant en 1921 à La Hauteville. Gérard de Rambaud, son fils, séjourne parfois au château de La Hauteville dans les années 20. Les Rambaud possèdent une partie des terres de La Hauteville. Un certain Brandin possède le reste.

Le château de cette branche des comtes d'Allonville, puis des Rambaud, La Hauteville, date de la fin du XVIIIe. Lors des élections des députés de la noblesse la veuve du grand-père d'Amédée d'Allonville, beau-père d'Ernest de Rambaud, est convoquées aux assemblées.

Avec son frère, Jean veut vendre ses biens et de placer l’argent dans des obligations ou des actions, pour vivre en rentiers. Mais du fait de ses chevaux à l'entrainement et de ses paris lors des courses hippiques le Baron de Rambaud a ruiné sa famille.

Le 14 novembre 1929 la vente du château est annoncée sur saisie immobilière : château, maison de jardinier, cours, jardins-potagers, pelouses, parc, bois et terres, sis sur la commune de La Hauteville, et aussi de Grandchamp, et du Tertre Gaudran. Mise à prix 125.000 francs. Il est racheté par une famille Gaboust[16].

Par la suite, quand il a besoin d'argent Jean va voir les prédécesseurs de Maître Mahot de la Quérantonnais, Notaire 14 Rue des Pyramides, et brade l'héritage de nos ancêtres.

Les paris hippiques provoque une certaine excitation et de l’adrénaline, qui l'ont conduit à la dépendance. C'est une drogue qui altère sa santé mentale, l'endette et le pousse à nuire gravement à sa famille et ses proches.

Il brade le mobilier et les souvenirs familiaux Modifier

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Horloge offerte par la Reine Marie-Antoinette à la jeune comtesse Agathe Mottet bradée par Jean pour pouvoir parier.

Jean de Rambaud n'ayant plus de biens immobiliers ou de terres à vendre, vend des meubles et objets qui sont des souvenirs familiaux et font même partie du patrimoine de la France. Le Baron de Rambaud devient un deuxième Gentleman d'Epsom.

C'est ainsi qu'une horloge en partie couverte d’or massif, offerte par la Reine Marie-Antoinette à la jeune comtesse Agathe Mottet, car elle devient une très jeune veuve du Lieutenant-Colonel Benoît de Rambaud, se retrouve dans un musée américain. Une croix en diamant offerte, elle-aussi par la Reine connaît le même sort.[17].

Le 20 juin 1792, quand les émeutiers sont partis, la famille royale s’embrasse et Louis XVI remercie Agathe et Hue pour leur initiative, qui a sauvé le Dauphin. Le lendemain, le Roi convoque Madame de Rambaud et lui demande de le suivre. Il l’emmène dans l’appartement occupé avant son départ par une de ses tantes. Il lui montre un magnifique salon et lui en en fait cadeau, en lui demandant de toujours protéger ainsi son fils. Ce salon, avec ses tapisseries réalisées par les Demoiselles de Saint-Cyr, est ramené à Versailles par Thierry de Ville d’Avray, un ami du père d'Agathe, Commissaire général du garde-meuble, maire de Versailles. Il meurt d’un coup de pique, en septembre 92. Bien entendu il est bradé à des étrangers.

La Seconde Guerre mondiale Modifier

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Croix de chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis de Benoît de Rambaud. Sa fille, Pauline de Rambaud, lui rachète au début de l'Occupation pour qu'elle reste dans la famille.

En 1940, Jean de Rambaud a 66 ans, donc il ne peut pas aller au front combattre les Allemands. Pendant la Drôle de guerre il continue à dilapider les héritages de nos ancêtres. En mai 1940 les courses cessent du fait de l'offensive ennemie.

Mais après l'Armistice les Allemands réduisent le nombre des courses hippiques. Ce qui met le Baron en colère. Jean de Rambaud qui est reconnaissant aux Allemands d'avoir bien soigné son père, prisonnier grièvement blessé et malade, à Cologne, remet à sa place régulièrement la soldatesque d'occupation. Une de ses filles, Pauline de Rambaud, le voit se lever de table lors de repas au restaurant ou lors de spectacles. Il fonce en direction de groupes d'officiers allemands et dans un allemand impeccable il leur explique les règles élémentaires du savoir-vivre. Au lieu de l'arrêter les boches s'excusent et deviennent plus courtois avec les prostituées qui les accompagnent.

Toutefois contrairement à son fils Gérard de Rambaud, emprisonné cinq semaines et spolié de ses biens, à Marie Antoinette Iôn (1912 - 1970) qui part à Londres, ou son petit-fils, Michel de Rambaud, qui est arrêté, déporté, qui s'évade lors d'un bombardement du train, et rejoint un maquis, la résistance de Jean de Rambaud se limite à cela.

LA FIN DE SA VIE Modifier

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Chez son fils, au château de Jouaignes Modifier

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Jean, Gérard et Édouard de Rambaud (trois générations devant le colombier du château de mon grand-père à Jouaignes.

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Mimy de Moussac, Charlotte de Couessin, ma grand-mère, la femme d'un ami officier, Gérard de Rambaud, une autre cousine de Couessin à Jouaignes.

Même si son père l'a abandonné à la naissance, Gérard de Rambaud sait que son père l'a reconnu et a payé une très belle épicerie à sa mère. Celle-ci a été incapable de gérer une affaire de cette importance, mais Jean n'en n'est pas responsable. Gérard a été, du fait de la lecture de ses papiers d'identité, élevé par les propriétaires du Château de la Ferté (Reuilly).

Gérard de Rambaud en 1918 retrouve la vue et travaille malgré un poumon en moins du fait de l’ypérite. Il ne retourne pas dans le Berry. Il crée avec un associé la Société. Laurent, de Rambaud et Cie, matériaux de construction[18], à Saint-Quentin. La Picardie est à reconstruire.

Quand elle est reconstruite, comme la région compte de nombreux gros céréaliers il devient courtier en semences. Il gagne très bien sa vie, va dans les chasses à courre ou d'autres grandes chasses, fait de la voltige aérienne. Il côtoie Mermoz, le Roi d'Espagne en exil Alphonse XIII, est invité à manger par la famille du Général Leclerc.

Comme il est catholique de droite Gérard de Rambaud se sent obligé d'accueillir son père en son château de Jouaignes. C'est un homme déjà âgé. Il a 71 ans en 1945. Il n'est jamais en colère, bien au contraire il a une voix un peu mielleuse. Il sait embobiné les amis de son fils. Ce sont soit de gros propriétaires, soit des hommes d'affaires parisiens qui viennent chasser dans le Soissonnais.

Le scénario est toujours le même. Ils lui proposent de le raccompagner à Paris. Dans leurs voitures Jean de Rambaud leur explique qu'il attend une grosse somme d'argent. Les industriels ou banquiers le dépannent. A chaque fois Gérard de Rambaud doit rembourser des sommes importantes et s'excuser auprès de ses amis et ses clients. Cela crée un froid dans et après cela il doit régulièrement rembourser des emprunts auprès de proches ou d'amis de proches.

Jean est définitivement interdit de séjour à Jouaignes, puis à Braisne, quand il se met à vendre des aspirateurs pour la société d'un proche de son fils. En quelques jours il en vend une trentaine. Il empoche l'argent file parier sur des tocards. Gérard de Rambaud doit les payer, alors qu'il n'a jamais hérité de son père. S'il roule en BMW, se fait faire des costumes sur mesures, a de belles demeures et cinq domestiques... c'est uniquement grâce à son travail et sa bonne réputation.

Mais ses petits-fils, Edouard et Michel, continuent à lui rendre visite, car il est gentil.

Chez ses filles Modifier

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Le midi Jean déjeune chez Marie-Antoinette Iôn avec la mère de cette dernière, puis ils vont aux courses, selon Pauline de Rambaud.

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Le soir Jean soupe au 4 rue Bourg-Tibourg, chez Pauline de Rambaud et son mari horloger, bijoutier rue d'Assas.

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Pauline de Rambaud dans les années 40.

Complètement ruiné Jean de Rambaud, et viré de chez son fils, finit ses jours, dans un appartement, rue Monge, à côté de la caserne de la Garde républicaine, où il vit chez la veuve d'un officier, Jeanne Thévenin, son ancienne marraine de guerre.

Le midi il déjeune chez Marie-Antoinette Iôn (1912 - 1970), remariée à Jacques Chaban-Delmas. Le grand gaulliste l'a retrouvé à Londres. Il se remarie le 23 mai 1947, avec cette petite blonde plantureuse aux yeux verts, d'origines franco-roumaines, toujours très coquette. Outre son élégance un peu convenue, on souligne son bon goût classique, la qualité de ses conseils et la sûreté de son jugement sur les êtres[19].

Selon Pauline de Rambaud, l'après-midi, son père, Marie-Antoinette Iôn et sa mère, filent vers les hippodromes, voit en Jacques Chaban-Delmas un mari généreux. Jean de Rambaud rencontre rarement Jacques Chaban-Delmas qui reste fort courtois avec ce Gentleman d'Epsom qui fait pourtant perdre pas mal d'argent à sa femme et sa belle-mère.

Le soir Jean de Rambaud soupe chez Pauline, qui être dit sa seule fille, car, comme son frère Gérard, elle a été reconnu par leur père. Elle est mariée à un horloger bijoutier parisien, au Pré Saint Gervais, dans le quartier du Louvre, puis rue d’Assas. Ils ont un appartement 4 rue Bourg-Tibourg, à l'angle de la rue de Rivoli. Ils achêtent une maison à Braine pour que Pauline puisse côtoyer son frère, Gérard de Rambaud. Ils ont aussi un appartement à Nice, Palais Les Mimosas, 53 boulevard Victor-Hugo. Mais il ne fréquente que le domicile parisien.

Au début des années 50, lui et son frère, Jacques de Rambaud (1870 - 1956), vendent vend deux Greuze à un cousin très fortuné. Ses deux tableaux représentent notre ancêtre Nicolas Le Clerc, et son épouse, Renée Rivière, parents, entre autres, du député Claude-Nicolas Leclerc.

Jean de Rambaud est décédé le 17 mai 1952, à Paris. A son enterrement son ami et cousin, le Président de la Commission des preuves de l'ANF, Raoul de Warren, est présent.

Marie-Antoinette Iôn (1912 - 1970) et Pauline de Rambaud (1919 - 2010) se chamaillent pour que Jean soit enterré dans leurs caveaux. Comme Pauline de Rambaud est une enfant naturelle, mais reconnue, les restes de son père sont enterré dans son caveau.

SES COMPAGNES ET SA DESCENDANCE Modifier

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Gérard de Rambaud (1898 - 1969) Modifier

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Mariage de son petit-fils, Edouard de Rambaud, au château de Jouaignes, en 1946.

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Obsèques nationales du beau-père de mon oncle, Antonin Lecouteux : Paul-Boncour, Saint-John-Perse, Louis de Robien...

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Le général Charles Mast et le général de Gaulle en Tunisie, en 1943, année du décès de son autre cousin, Krautheimer.

Jean de Rambaud a d'abord un enfant avec Eugénie Renault (1876 - 1949). C'est la fille d'un commerçant demeurant à la gare de Broons. C'est une famille de marchands, artisans, laboureurs bretons. Côté maternel elle descend des de Partenay, famille aristocratique devenue de condition modeste, qui possèdent la Maison du Menubois, à Trémeur. Leur fils, Gérard de Rambaud (1898 - 1969), mon grand-père, est élevé en partie par les propriétaires du Château de la Ferté (Reuilly). Son père l'a abandonné et sa mère s'est mariée avec un cousin lointain de François Mitterrand, avec qui elle a plusieurs enfants. Par solidarité nobiliaire il l'élève comme un des leurs. En 1916, Gérard de Rambaud est volontaire pour combattre dans l'infanterie. Il est gazé à l'ypérite en 1918. Un temps aveugle, un poumon en moins et l'autre mal en point, il va néanmoins gagner très bien sa vie et combattre les nazis de 1939 à 1944. Emprisonné, spolié, il échappe de peu à la déportation. Il se marie avec Valentine Odant, fille du maire d'Homblières, une grosse bourgade picarde, à côté de Saint-Quentin. Maire du Front populaire son beau-père s'est réfugiée du fait du Régime de Vichy. Ils ont deux enfants :

¤ Edouard de Rambaud (1924 - 2012), mon oncle, marié avec Monique (1926 - 2012), fille d'Antonin Lecouteux, Vice-consul de Barcelone, assassiné par les rouges en 1938. Il a le droit à des obsèques nationales[20]. Edouard de Rambaud, réfractaire au STO, cadre commercial. Il se présente aux législatives (PS et PSU) et est syndicaliste à la CFDT-cadres. Il passe sa retraite à Saignes, où sa belle-famille s'est réfugiée du temps des persécutions nazies. Pendant 50 années ils vont en vacances en Catalogne, retrouvant des amis de son père ou d'ex réfugiés, parfois victimes aussi de la barbarie fasciste après 1938.

¤ Michel de Rambaud (1927 - 1980) est arrêté par les nazis après le débarquement. Ils l'envoient creuser des fossés antichars. Le train est bombardé. Il s'en enfuie et rejoint les FTP, qui seront présents avec leurs drapeaux à son enterrement.

Michel de Rambaud accompagne une mission de l'ONU soviétique dans toutes les colonies française d'Afrique du Nord et l'Ouest. Il est médaillé de le campagne de pacification de la Tunisie. Il a quelques problèmes avec sa hiérarchie car il veut se marier avec une proche parente du Bey.

Mais, en 1952, il se marie avec Françoise Coëffet (1927 - 1994), d'une famille d'industriels et négociants, petite-fille de Pierre Frotin, cousine de Charles Mast), général d'armée, Résident général en Tunisie et aussi du Gouverneur général Jean Krautheimer. Michel de Rambaud est cadre commercial, puis courtier en semences. Dans les années 60/80 on voyage lors de toutes les vacances dans toute l'Europe de l'ouest, et en Yougoslavie ou au Maroc. Il décède d'un cancer au cerveau à 53 ans.

Marie Antoinette Iôn (1912 - 1970) Modifier

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Marie Antoinette Iôn (1912 - 1970)

Jean de Rambaud a une relation avec une très jolie Roumaine, passionnée de courses de chevaux. Est-il le père de Marie Antoinette Iôn (1912 - 1970, qui porte le prénom de la Reine qu'Agathe de Rambaud, son ancêtre, a vénéré, et toute sa famille après elle ? Vers 1950 Marie Antoinette Iôn l'affirme, puis parle d'un industriel belge qui va se révéler imaginaire. Pauline de Rambaud qui aime beaucoup son demi-frère Gérard de Rambaud dit qu'elle n'est pas soeur. Ce qui compte dans cette affaire c'est qu'elle est bonne avec Jean de Rambaud.

Marie Antoinette Iôn (1912 - 1970) se marie en 1931 avec François Geoffray, cadre chez Renault. Ils ont une fille. Jacques Chaban-Delmas qui va beaucoup compter dans sa vie et être son second mari et le père de son fils. Elle commence à jouer au tennis au Racing Club de France, en 1938, et devient sa maîtresse. D'après Marie-Antoinette, c'est dès le départ d'une grande passion partagée. Elle divorce de son mari, épousé à l'âge de 16 ans. Mais il y a la guerre et Delmas n'est plus là. Elle le rejoint à Londres...

Pauline de Rambaud (1919 - 2010) Modifier

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Pauline a un appartement à Nice, Palais Les Mimosas.

Jean de Rambaud a une relation avec Ernestine Million (1890 - 1978), fille d'un propriétaire terrien de La Tour-Saint-Gelin (Touraine). Pauline de Rambaud (1919 - 2010) épouse en 1931 un certain Désiré Roy (1899 - 1971), de 20 ans son aîné. Il est horloger bijoutier parisien. En 1977 Pauline de Rambaud se remarie avec Henry Delbes (1915 - 2011) dirige une grosse agence immobilière sur les Champs Elysées.

Ils laissent leur appartement, 4 rue Bourg-Tibourg, au fils de Pauline, et s'installe au milieu de leurs souvenirs dans leur appartement à Nice, Palais Les Mimosas, 53 boulevard Victor-Hugo. Henry Delbes fait procès sur procès pour récupérer sa maison avec son parc dans la Région parisienne. En vain ! Ils décèdent très âgés.

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. De Clovis à Charlemagne: histoire et généalogie, Didier-Georges Dooghe, MCD, 2000, p.127.
  2. Old Provence - p. 127, Theodore Andrea Cook - 1905.
  3. Bulletin de la Société d’études scientifiques et archéologiques de Draguignan et du Var, Volumes 16 à 17, C. et A. Latil, 1887.
  4. Dossier militaire d'Ernest de Rambaud, Cote 6y6 7210.
  5. Dossier militaire d'Ernest de Rambaud, Cote 6y6 7210.
  6. Le Petit Versaillais (10 mars 1899).
  7. Recueil des décisions du Conseil d'Etat statuant au contentieux et du... , p.375. Conseil d'Etat, France. Tribunal des conflits - 1918.
  8. Bulletin de la Société normande de géographie, tome 20, 1898, p. 85-108.
  9. Archives Rodolphe Gaillard de Saint-Germain
  10. Figaro (Paris), Date d'édition : 1878-05-21.
  11. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Volume 29, André F. Borel d'Hauterive, Albert Révérend, Champion, 1873.
  12. Bulletin et mémoires ..., Volume 109‎ - Page 146, Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine - 2005.
  13. Le Petit Versaillais (10 mars 1899).
  14. Les lois de recrutement.
  15. AFGG 1924, tome 10, vol. 2, p. 1051.
  16. AD 78, J 3211/8/21? La Hauteville. Monographie communale de Paul Aubert.
  17. Guy de Rambaud, Pour l’amour du Dauphin, Anovi 2005.
  18. L. M. Raquet. Archives commerciales de la France. Journal hebdomadaire..., Date d'édition : 1874-1955, 1926/04/20 (A53,N32).
  19. Chaban, Patrick Chastenet, Philippe Chastenet, Seuil, 1991.
  20. L'Ouest-Éclair (Éd. de Nantes)

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