FANDOM


Alc.jpg

Saraceni et Le Clerc Le Doge Enrico Dandolo (1123-1205) et les capitaines de la Croisade prêtant serment (1621).

Alc0.jpg

Portrait de Carlo Saraceni.

Jean Le Clerc, connu en Italie sous le nom de Giovanni di Chere ou le Pensionante del Saraceni (= Pensionnaire de Saraceni), naît à Nancy en 1587 et meurt le 20 octobre 1633, dans sa ville natale, âgé de 45/46 ans, selon André Félibien[1]. Il est enterré dans l'église Saint-François-des-Cordeliers.


Jean Le Clerc est un membre de la Famille Le Clerc. Son père, Claude II Le Clerc de Pulligny, doit quitter les États du duc de Lorraine, étant persécuté du fait de ses convictions protestantes. Il devient le secrétaire de Charlotte Catherine de La Trémoille (1568-1629), princesse de Tarente, épouse en 1586 du chef des huguenots, le prince Henri de Bourbon-Condé[2].

L’Histoire de Lorraine nous dit que le plus grand des peintres lorrains de cette époque, le Nancéien Jean Leclerc, dont les gravures inspireront l'art de Georges de la Tour (1593-1652), s'est partagé entre sa ville natale et l'Italie. C'est à Venise qu'il a passé presque toute son existence[3].

Jean Le Clerc met son épée au service de la République de Venise et est ambassadeur des ducs de Lorraine. Faits chevaliers de de l'Ordre de Saint-Marc par le Doge Antonio Priuli, et le Sénat, Jean et son frère Alexandre Le Clerc se voient conférer à leur retour la noblesse héréditaire par les ducs[4]. Alexandre Le Clerc est musicien du Henri II de Lorraine[5].

Mais selon la Société d'histoire et d'archéologie Lorraine, il est surtout un peintre baroque : incontestablement le meilleur peintre d'histoire qu'ait connu la Lorraine. Il n'est en rien le parent du graveur et éditeur parisien Jean Leclerc. Ses travaux italiens sont très remarquables comme on peut le constater en visitant le Palais des Doges[6]. Désormais, il apparaît comme un peintre important dans les expositions, comme celle sur L’art en Lorraine au temps de Jacques Callot et est étudié comme diffuseur du Caravagisme[7]. Mais il impressionne avant cela ses contemporains, à tel point que Carlo Saraceni (1479-1520), Charles Vénitien, mentionne dans son testament en 1620 plusieurs fois Jean Le Clerc[8]. André Félibien rappelle que pendant très longtemps plusieurs toiles de Le Clerc sont attribuées à Carlo Saraceni ou l’inverse par les meilleurs experts[9].

Mais Le Clerc, cet élève exceptionnel de Carlo Saraceni , comme l’écrit l’Encyclopédie Larousse; revient à Nancy et peint des ouvrages de sainteté pour les églises de Nancy ou des portraits des ducs de Lorraine. Tout cela ne vaut pas ses œuvres italiennes. Ils se sont mal conservés, sont mal restaurés, ou plus généralement perdus[10].

Alc2.jpg

Jean Le Clerc (1525/1530), Clovis à la bataille de Tolbiac, tapisserie de Bruxelles, carton de Jean Leclerc, Palais du Tau, Reims.

SA FAMILLE Modifier

.

Chrétienne.jpg

Statue de Chrestienne Le Clerc du Vivier, sa cousine germaine[11].

Treves gilles de.jpg

Gilles de Trèves (1515 - 1582), un de ses grand-oncles.

Jean est le fils de Claude II Le Clerc de Pulligny et de Claudon Mengin, fille de Jean, coseigneur de Pulligny, capitaine au service de la France dans les Bandes noires de Piémont[12].

Jean naît à Nancy en 1587. Son père doit quitter les États du duc de Lorraine, étant persécuté du fait de ses convictions protestantes. Il devient le secrétaire de Charlotte Catherine de La Trémoille (1568 - 1629), princesse de Tarente, épouse en 1586 du chef des huguenots, le prince Henri de Bourbon-Condé[13]. Toutefois son père n’est pas mort en exil, comme il est parfois écrit, car il est à nouveau seigneur en partie de Pulligny[14]. Il est enterré en 1598 dans l'église de Pulligny, où sa plaque subsiste jusqu'en 1893. Sa mère, Claudon Mengin, lui et ses huit frères et sœurs sont restés dans la religion romaine[15].

Jean Le Clerc naît donc d’une famille noble. Jehan Leclerc de Pulligney est anobli le 3 janvier 1464[16]. Il est au service des ducs de Lorraine. Jean est le petit-neveu de Gilles de Trèves, Garde des Sceaux et homme de confiance des ducs de Lorraine. Il est également le neveu de Pierre Leclerc du Vivier, conseiller et surintendant des finances du cardinal Charles de Lorraine (1567 - 1607) et du duc Philippe-Emmanuel de Lorraine[17], père entre autres de Chrestienne Le Clerc du Vivier et de la grand-mère maternelle de Marie Madeleine de Castille, femme du célèbre Nicolas Fouquet. On voit, d'après les relations de son oncle avec Charles III de Lorraine, qu'il est aussi son banquier. Les lettres du duc montrent, par exemple, que pour la dote de Madame la grande duchesse, Christine de Lorraine, qui se marie le 2 mai 1589, Pierre Leclerc du Vivier avance la somme[18].

Les enfants de nobles sont peu nombreux à embrasser la carrière de peintre ou de graveur, mais c'est aussi le cas de son ami Louis de Bermand, gentilhomme d'une famille très ancienne, qui ne dédaigne pas de se faire peintre[19]. A son arrivée en Italie Jean n'est d'ailleurs plus noble du fait des choix de son père, mais il a de l'argent. Être un héritier permet de voyager et d'être élève de grands maîtres. Or, les héritiers Claude Le Clerc, dont Jean Le Clerc confirment de la cession par eux d'une part de la seigneurie de Cumières-le-Mort-Homme, le 30 juin 1598[20]. Cela n'est là certainement qu'une partie de son héritage.

Généalogie des premiers Le Clerc Modifier

.


Mengin Le ClercCatherine de Gircourt
   │  
   ├── Colin Le ClercN Petitgout
      │  
      ├── Jacques Le Clerc, conseiller
      │  
      ├── Jehan Leclerc de PulligneyN de Pulligny ???
         │  
         ├── Nicole Le Clerc, prêtre
         │  
         ├── Mengin II Le ClercMengette N
            │  
            ├── Thierry Le Clerc de Roville[21].
            │  │  
            │  ├── Pierre Le Clerc de Roville[22].
            │  │  ∞ Alix de Billy
            │  │  │  
            │  │  ├── Marguerite Le Clerc[23].
            │  │     ∞ Nicolas de Gondrecourt, ambassadeur[24].
            │  │     │
            │  │     │     ... --> Descendance Gondrecourt... 
            │  │  
            │  ├── Demange Le Clerc
            │     │
            │     ├── Jean Le Clerc (1500-1602)
            │     │   ∞ Anne Sagay
            │     │   │
            │     │   ├── Alix Le Clerc
            │     │   │
            │     │   │   --> Père de six enfants[25].
            │  
            ├── Claude Leclerc de PullignyCatherine de Treves de Xirocourt
               │
               │ --> Claudon Le Clerc 
               │    x 1546 Nicolas de Lescut de Saint Germain 
               │
               │ --> Barbe Le Clerc 
               │    x 1554 Jean de Lescut de Saint Germain[26].
               │    │
               │    │    ... --> Descendance de Rennel, de Rutant, de Bermand... 
               │
               │ --> Jean Le Clerc[27].
               │     x 1567 Élisabeth Champenois de Nogent[28].
               │
               │ --> Marie Le Clerc[29].
               │    x Nicolas Humbelot[30].
               │    │
               │    │    ... --> Descendance Humbelot...
               │
               │ --> Pierre Leclerc du Vivier
               │      x 1561 Anne Fériet de Varangéville 
               │
               │ --> Claude II Leclerc de Pulligny
               │      x (1) 1580 Claudon Galland de Pulligny[31].
               │      x (2) 1583 Claudon Mengin de Pulligny[32].

Frères et sœurs Modifier

.

Blason leclerc de pulligny.jpg

Blason des premiers Le Clerc.

Blason Leclerc-Vrainville.png

Blason des Le Clerc de Vrainville.

Ajl.jpg

Sébastien Le Clerc (1637-1714), Musée des châteaux de Versailles et Trianon.

Ajl0.jpg

Sébastien II Le Clerc (1673-1763), Château de Versailles et de Trianon.

Ajl.png

dessin de la porte de portail principal à Palais de Christiansborg, sculpté par Le Clerc.

Ajl62.jpg

Toile de Jeaurat de Bertry.

L'un des frères de Jean, Laurent Le Clerc (1586-1691) est maître orfèvre. Bien que fils de Claude II Leclerc de Pulligny, ex-noble lorrain et secrétaire (vers 1580) de la Princesse de Tarente[33], il naît dans une famille dont les biens sont spoliés par les ducs pour avoir embrassé le protestantisme.

Même s'ils sont catholiques ses enfants vont souffrir de ses persécutions. Il est fini le temps des mariages avec des membres de la haute noblesse pour la famille Le Clerc.

  • L'ancêtre des actuels Le Clerc de Pulligny, Alexandre Le Clerc, va nous allons le voir, accompagner son frère en Italie. Il est anobli en même temps que Jean. Cette noblesse est héréditaire.
  • L'aîné se fait religieux dans l'ordre des Carmes.
  • Une fille est religieuse.
  • Une autre épouse un maître de musique Gabriel Bataille, musicien français, luthiste et compositeur d'airs de cour. Un de leurs enfants, Gabriel II Bataille, est maître de la musique de la reine de France Anne d’Autriche (1601-1666) de 1630 à 1666.
  • Pierre Le Clerc est l'auteur de la branche des seigneurs du Buisson, de Vrainville et de Fredeaux. La production de cette famille, remontant à 1552, est rejetée par Caumartin en 1667. Elle passe à la seconde recherche en 1698, et porte : D'azur, au lion d'or placé au flanc dextre, lampassé et armé de gueules ; à senestre deux épées d'argent en sautoir : deux étoiles d'or, l'une en chef et l'autre en pointe.
  • Laurent Le Clerc (1595-1691) est placé chez un orfèvre vers l'âge de dix ans. Il commence son tour de France étant encore assez jeune. Il travaille à Paris en 1610 et à Lyon en 1630. Laurent Leclerc revient à Metz en 1635, s'y établit. En arrivant, il épouse, paroisse Saint-Gorgon, une veuve nommée Catherine de Ronne, déjà avancée en âge. Elle est la sœur d'un administrateur de l'abbaye Saint-Symphorien. Laurent, après avoir longtemps travaillé, devient aveugle vers 1676. Il meurt le 4 octobre 1691, âgé de 96 ans, selon son acte de décès de la paroisse Saint-Martin de Metz. De Catherine de Ronne il laisse deux enfants :


    • une fille (1636-1714),
    • et un fils, Sébastien Le Clerc (1637-1714), le célèbre graveur, né le 26 septembre 1637[34]. En 1673, Sébastien Le Clerc (1637-1714) se voyant assez bien établi et en état d'aller encore plus loin dans la suite, pense à se fixer entièrement en se mariant. Il épouse, le 21 novembre 1673, dans la paroisse Saint-Hippolyte, une des filles de Josse van den Kerkhove, teinturier ordinaire du Roi aux Gobelins. Il en a dix-huit enfants, 13 garçons (dont 7 sont morts avant lui), et cinq filles, dont une morte en bas âge. Cette famille van den Kerkhove nous est connue par le Mémoire historique & généalogique sur la très ancienne noble maison de Kerckhove, par P. E. de Borcht :


      • L'aîné des garçons est du mois de septembre 1676 et nommé comme son père Sébastien II Le Clerc (1673-1763). C'est un peintre, reçu à l'Académie en 1704, un professeur de géométrie et de perspective à l'Académie Royale de Peinture vers 1741.
      • Laurent-Josse Le Clerc entre au Séminaire de Saint-Sulpice en 1696. Il est bachelier de Sorbonne au commencement de 1700, licencié au commencement de 1704. Il ne prend pas le bonnet. Il est ordonné prêtre à la fin de 1702. Il enseigne la théologie trois ans au Séminaire Saint-Sulpice de Tulle, et huit dans celui d'Orléans. C'est un ecclésiastique célèbre en son temps.
      • Louis-Augustin Le Clerc (1688-1771), sculpteur qui devient un artiste danois. Il est sculpteur du Roi à la Cour danoise et professeur à l'Académie royale danoise des beaux-arts. Il contribue à introduire le rococo français au Danemark.


        • Edmé II Jeaurat (1725-1803), professeur de mathématiques à l'école militaire 1753, succède à Lalande dans la rédaction de La Connaissance des temps (1772), décrit une lunette à double image dite diplantidienne (1778). Essai de perspective à l'usage des artistes (1750), Tables de Jupiter (1766). Académie des sciences (1763).

AU SERVICE DE LA RÉPUBLIQUE DE VENISE Modifier

.


Des chevaliers vénitiens (1602-avant 1617) Modifier

.

Ajl5.jpg

Saint François-Xavier prêchant.

Avant de quitter Nancy, Jean Le Clerc a du recevoir les leçons ou tout au moins suivre les conseils de Jacques Bellange (1575-1616), peintre officiel de la cour ducale. A son retour Le Clerc lui succède. Bellange revient d'Italie en 1602[35].

Il arrive en Italie avec son frère Alexandre Le Clerc certainement après le retour de Jacques Bellange en 1602. Ils mettent leurs épées au service de la république de Venise dans sa lutte contre les Turcs et suivent la carrière des armes[36], comme leur grand-père maternel, Jean Mengin, capitaine des Bandes noires dedans le Piémont.

Il semble que Jean et son frère, Alexandre Le Clerc, soient très appréciés des Vénitiens, car ils sont faits chevaliers de l’Ordre de Saint-Marc par le Sénat vénitien et le Doge[37].

Les œuvres de Jean Le Clerc, comme Têtes d’hommes enturbannés ou Saint François-Xavier prêchant, démontrent une bonne connaissance des peuples du Proche-Orient et de leurs costumes.

Quand le duc Henri II de Lorraine confère la noblesse héréditaire, le 28 mai 1623, aux frères Le Clerc, il rappelle qu’ils ont vécu pratiquant les mœurs étrangères et parcourant les provinces les plus éloignées de nous.

Ils sont à Rome en 1617[38]. Cela veut dire qu'avant cette date ils sont revenus des provinces les plus éloignées de Venise, sont fait chevaliers et peignent à Venise.

UN PEINTRE PRESQUE ITALIEN Modifier

.


Compagnon d'atelier de Carlo Saraceni Modifier

.


Venise-Rome-possessions de Venise (1602-1617) Modifier

.

Ajl10.jpg

Adam Elsheimer (1578-1610), maître de Jean Le Clerc.

Avant d’être connu comme le Pensionante del Saraceni (= Pensionnaire de Saraceni) et son compagnon d'atelier de Charles Vénitien, Le Clerc est parfois son élève depuis 1603, selon la Société d'histoire et d'archéologie Lorraine[39] et celui de son condisciple Adam Elsheimer (1574-1610)[40]. Elsheimer est le plus célèbre des peintres allemands du XVIIModèle:Exp siècle. Les œuvres de l’Italien Saraceni, de l’Allemand Elsheimer et du Français Jean Le Clerc sont assez proches pour certains experts[41]. Il est vrai qu’avant 1610, date du décès d’Adam Elsheimer, ils travaillent très souvent ensemble[42]. Jean Le Clerc travaille à Venise en compagnie de Saraceni, qui devient son ami. Elsheimer vit à Rome, où il meurt en 1610. Selon Adriana Augusti : A Venise, Carlo Saraceni et Jean Le Clerc sont des peintres caravagesques.

Jean Le Clerc est à cette époque aussi un chevalier qui navigue d'une possession de Venise à une autre. A partir de 1617 il ne quitte plus Saraceni jusqu'à sa mort. D'abord à Rome, puis à Venise...

A Rome (1617-1619) Modifier

.

Ajl4.jpg

Jean Le Clerc, Concert nocturne (Rome, 1617).

Ajl13.jpg

Jean Le Clerc, Le vendeur de poulet (1618).

Ajl12.jpg

Jean Le Clerc. Le marchand de fruits (1615-20).

Ajl11.jpg

Jean Le Clerc, Le Reniement de saint Pierre, vers 1615-1625, Douai, Musée de la Chartreuse.

Ajl61.jpg

Jean Le Clerc : Fruits et carafe.

Jean réside à Rome, Via di Ripetta[43]. À Rome, il évolue, comme Guy François, dans le sillage de Carlo Saraceni, qui est alors le plus brillant des caravagesques de Rome. Le Clerc est surnommé le Pensionante de Saraceni, littéralement le pensionnaire de Saraceni, par allusion à Carlo Saraceni, installé à Rome entre 1598 et 1619, et qui là-bas patronne et enseigne à de nombreux artistes dans son atelier – dont son Pensionante.

En 1617-18, il peint, notamment au palais du Quirinal, avec Carlo Saraceni, et ils sont les auteurs de : Le Miracle de Saint-Bernon, pour la paroisse allemande romaine de Santa Maria dell’Anima. Il réalise par la suite une gravure de cette œuvre.

Le Pensionante oppose les influences de son maître Saraceni : une certaine délicatesse (toute vénitienne) dans la touche, une recherche d’élégance et un rien de statisme dans la composition, et une absence de passion (qu’elle soit sacrée ou profane) dans l’expression – bref un caravagisme très atténué, même si le luminisme y est d’une absolue fidélité à la leçon du Maître. Toutes choses qui apparaissent avec la force de l’évidence dans le Marchand de fruits.

Le seul tableau qu'on puisse assigner avec quelque certitude à la période romaine de Le Clerc est le Concert nocturne de la pinacothèque de Munich. L’artiste reprend dans cette œuvre la tradition des peintres caravagesques par les jeux de lumières, avec les visages puissamment éclairés. La Nouvelle Revue des Deux Mondes, d’avril-juin 1974, juge Le Concert nocturne confus et peu convaincant. Pourtant d’autres critiques estiment y voir un rapport entre le traitement de la lumière chez Le Clerc et La Tour. Le Concert nocturne inspire, en 1630, à Georges de La Tour Le paiement des droits, et à Le Clerc une nouvelle œuvre en 1628 : Le souper galant. Il existe un rapport entre le traitement de la lumière par ces deux artistes[44].

Les opinions varient en ce qui concerne le Reniement de saint Pierre (galerie Corsini, Florence) donné tantôt à Le Clerc, tantôt à Saraceni[45].

Jean Le Clerc ajoute une certaine délicatesse toute vénitienne dans la touche, une recherche d’élégance et un rien de statisme dans la composition. C’est un caravagisme très atténué, même si le luminisme y est d’une absolue fidélité à la leçon du grand maître. Mais une absence de passion qu’elle soit sacrée ou profane dans l’expression le différencie de ses maîtres. Toutes choses qui apparaissent avec la force de l’évidence dans Le marchand de fruits.

Jean adopte la manière de Saraceni au point, assure Félibien, que certains tableaux de Le Clerc passent pour être de ce dernier. C'est le cas de Le reniement de saint Pierre (galerie Corsini, Florence) est une scène de beuverie qui annonce sa Scène de cabaret. L’ombre s’oppose à la lumière, comme dans son Concert nocturne. Il existe un autre Reniement de saint Pierre, peint vers 1615-1625, à Douai, au Musée de la Chartreuse. Cette oeuvre est un belle illustration de caravagisme européen.

En 1619, il grave la Mort de la Vierge de Carlo Saraceni[46].

Selon la Société d'histoire et d'archéologie Lorraine et André Félibien l'ancien élève surclasse de loin son maître[47].

A partir de cette époque Le Clerc est classé parmi les peintres baroques. Il est considéré comme lorrain par les critiques français et pour les Anglo-saxons. Toutefois, les Italiens l’appellent Giovanni di Chere ou Giovanni Le Clerc[48].

La mode des habits français est telle que, d'après Baglione, le peintre Carlo Saraceni, maître de Jean Le Clerc de Nancy, ne s'habille que comme son élève...[49].

Jean accompagne Saraceni à Venise en 1619.

A Venise (1619-1622) Modifier

.

Ajl14.jpg

Saraceni et Le Clerc Le Doge Enrico Dandolo (1123-1205) et les capitaines de la Croisade prêtant serment (1621), fragment.

Ajl24.jpg

Jean Le Clerc grave, en 1619, Mort de la Vierge de Saraceni.

Ajle.jpg

Jean Le Clerc termine une Annonciation à Feltre (église Santa Giustina), en 1621.

Carlo Saraceni et Jean Le Clerc s'établissent à nouveau à Venise fin 1618[50] .

Début 1619, la première toile connue de Giovanni Le Clerc est une Mort de la Vierge, qu’il réalise surtout dans l'atelier de Rome. Dans ce tableau il peint deux femmes que nous retrouverons dans La mort de la Vierge; de Nicolas Poussin (1594-1665), peinte à Paris en 1623.

L'activité du Lorrain est mieux connue à Venise. Il y achève les peintures que Saraceni, décédé à la fin de novembre 1619, n'a pas terminées, notamment une grande composition d’histoire pour la salle du Grand Conseil au Palais Ducal de Venise[51]. Le Doge Enrico Dandolo incitant les chevaliers à la croisade, qu'il termine en 1621[52]. Un critique d'art lorrain écrit :

Une toile magnifique, une œuvre véritablement saisissante et qui reflète la manière des meilleurs maîtres vénitiens. Le dessin est fier, d'un grand style, la couleur est splendide et l'ensemble n'est pas trop inférieur aux immortels chefs d'œuvres des Véronèse, Tintoret, Palma et autres maîtres au milieu desquels elle est placée.

Jean termine également une Annonciation à côté de Feltre (église de Santa Giustina), en 1621. Le Naufrage (villa Contarini, à Piazzola sul Brenta) est attribué alternativement au maître et au disciple. La facture nerveuse, les attitudes compliquées, les vêtements aux plis agités semblent confirmer la seconde hypothèse. Leurs deux manières restent, quoi qu'il en soit, très proches et leurs œuvres difficiles à distinguer[53]. Ses personnages captifs en costumes orientaux, sont certainement des souvenirs de voyages et de combats au Moyen-Orient de Le Clerc. Néanmoins le Dictionnaire du XVIIModèle:Exp siècle de François Bluche pense qu'il ne fait que terminer l'œuvre et la signer. L’Histoire de Lorraine nous dit que :

Le plus grand des peintres lorrains de cette époque, le Nancéien Jean Leclerc, dont les gravures inspireront l'art de Georges de la Tour (1593-1652), s'est partagé entre sa ville natale et l'Italie. C'est à Venise qu'il a passé presque toute son existence.

Le repos en Égypte est une œuvre de cette période.

La Résurrection de Lazare, datable de sa période vénitienne, de l'art religieux, est le premier tableau de l’artiste à entrer au Louvre.

Saraceni et Le Clerc sont les maîtres du peintre vénitien Gasparo Della Vecchia, père de Pietro della Vecchia (1603-1678). Les premières œuvres de ce dernier, deux représentations de saint François, et une Crucifixion (1633, San Lio, Venise) sont fortement influencées par Carlo Saraceni et son disciple Jean Leclerc, ce qui amène à penser que della Vecchia est formé très jeune par eux.

Le duc Henri II de Lorraine écrit à leur retour en Lorraine :

La sérénissime république les classait parmi les hommes industrieux d'où le premier rang... digne de porter l'Ordre de Saint-Marc, auquel il aurait été eslevé pour récompenser des services signalez qu'ils auraient rendus à la seigneurie de Venize...

Jean Le Clerc est surnommé le vénitien[54], mais lui et son frère sont ambassadeurs des ducs de Lorraine et très appréciés des Vénitiens, mais, peut-être du fait de la mort de Carlo Saraceni, après avoir terminé ses tableaux, Jean et son frère retournent dans leur petite patrie.

PEINTRE EN LORRAINE (1622-1633) Modifier

.


Le peintre des ducs (1622-1633) Modifier

.


Du temps d'Henri II de Lorraine (1622-1624) Modifier

.

Ajl19.jpg

Henri II de Lorraine.

Ajl63.jpg

Palais des Ducs de Lorraine, à Nancy.

Alc1.jpg

Gravure de Jean Le Clerc, Repos pendant la fuite en Égypte (1620-1630).

Ajl1.png

Le réseau commercial italien dans le bassin oriental de la Méditerranée.

Ajl30.jpg

Le Doge Antonio Priuli.

Ajl2.png

Lion de Saint-Marc.

Ajl29.jpg

La salle du Grand Conseil de Venise, où est exposé sa toile gigantesque Le Doge Enrico Dandolo (1123-1205) et les capitaines de la Croisade prêtant serment.

Ajl28.jpg

Les familles de l'ancienne chevalerie lorraine et leurs blasons (Jean Cayon).

Blason le clerc.jpg

Blason des Le Clerc (1623 à nos jours)

Jean Le Clerc revient en Lorraine après avoir connu le succès à Venise[55] au tout début de l’année 1622[56] ou selon d’autre fin 1621[57].

Le Clerc revient en même temps que Jacques Callot qui a leur âge, va être anobli et mourir la même année que Jean Le Clerc[58]. A Nancy, il est parrain de Jean et Catherine, enfants de François Barbonnois, peintre, et Suzanne, sa femme, le 4 mai 1622. Il est dit sur l'acte chevalier de Saint-Marc[59]. La marraine est la femme de Jacques Callot, Charlotte de Flondres[60].

La Lorraine va participer à la révolution artistique du début du XVIIModèle:Exp siècle et le rôle de Le Clerc, dit le vénitien, n’est pas des moindres. Jean Le Clerc tient la première place à la cour[61]. Rapidement Jean a une réputation qui dépasse largement les limites du duché[62]. D’ailleurs lui aussi n’hésite pas à faire des emprunts aux écoles du nord de l’Europe notamment à Bartholomeus Spranger ou à Jan van der Straet[63]. Il contribue surtout à diffuser en Lorraine une forme de caravagisme issue de Saraceni, mais qui ne saurait expliquer, comme on l'a avancé, celui de Georges de La Tour[64].

Si son retour en Lorraine marque un tournant, son travail est moins plus connu que celui à Rome et Venise[65]. La chronologie des œuvres lorraines reste très incertaine et repose sur une série d’hypothèses. Le peintre contribue alors à y introduire une peinture nouvelle, marquée à la fois par Caravage et par l'art de Venise, dont l'étude pose le difficile problème de l'école lorraine v. 1620-1630. Les liens qui unissent Le Clerc à Callot, La Tour et Deruet sont certains. Ses tableaux présentent de forts contrastes lumineux, avec des coloris stridents ou rares, des formes anguleuses modelées avec fermeté : art inspiré de Saraceni, mais d'une fièvre toute personnelle, compromis entre le maniérisme lorrain tardif et la nouvelle esthétique caravagesque[66].


Le duc Henri II de Lorraine estime que lui et son frère ont mérité d'estre admis au service de nostre personne en qualité d'homme de chambre ordinaire. Il touche également une rente comme ancien ambassadeur dès le 26 avril 1622 de cent réseaux de blé sur la recette de Marsal pour chaque année[67].

Jean devient le peintre officiel des ducs de Lorraine et de Bar, Henri II de Lorraine (1608-1624), François II de Lorraine, puis Charles IV de Lorraine. Son titre de chevalier de l’Ordre de Saint-Marc, attribué par le Doge Antonio Priuli, et le Sénat de Venise, est officiellement reconnu en Lorraine.

'Extrait des minutes déposées aux archives de la préfecture au département de la Meurthe, reproduite par le Calendrier de la Noblesse de Touraine de 1868, de X. Carré de Busseroles et Claude Lorrain e i pittori lorenesi in Italia nel XVII secolo: aprile-maggio 1982, Accademia di Francia (Rome, Italy), De Luca, 1982, p.231. </ref> le 28 mai 1623 :

Henri par la grâce de Dieu, duc de Lorraine, duc de Calabre, Bar, Gueldres, marquis de Pont-à-Mousson, Nomeny, comte de Provence, Blament, Zulphen, etc... A tous qui ces présentes lettres verront et erront, salut. Les âmes belles et généreuses qui guidées au de là du commun, en leur pointe par les ailes de la vertu, bien qu'elles aient cela de particulier que de pouvoir se former assez de gloire dedans leur propre vérité sans se voir obligées d'en mendier les marques de soi; toutefois comme les actions recommandables mectent en estime dedans le monde, les personnes auxquelles elles reluisent, se fait que les remarques et princes absolus décorent de titres relevez les particuliers qu'une bonne conduite rend illustres pour animer par tels exemples à bien faire ceux que amour de soy même doit porter au désir d'une belle récompense entre les vivants par les eschellons de l'honneur, lesquels se terminent à la qualité éminente de la noblesse comme en leur fin, dont les souverains se sont rendus les distributeurs ainsi que d'un loyer proportionné aux actions relevés. Comme nous ayons eu de tout temps cette inclination que d'en honorer le mérite, la part que nous l'aurions veu paraître avec …mais toujours plus volontiers ez personnes de nos sujets lorsqu'elles s'en sont rendues capables; sur la connaissance que nous avons des belles parties qui sont en nos chers et bien aymez Jean et Alexandre Le Clerc frères natifs de notre bonne ville de Nancy, et du rang que l'expérience qu'ils se sont acquise, pratiquant les mœurs étrangères et parcourant les provinces les plus éloignées de nous, leur donne parmi les hommes industrieux d'où le premier rang est digne de porter l'ordre de chevalier de Saint-Marc, auquel il aurait été eslevé pour récompenser des services signalez qu'ils auraient rendus à la seigneurie de Venize; l'autre mérité d'estre admis au service de nostre personne en qualité d'homme de chambre ordinaire des nostres; ayant de ceste considération, trouvé convenable de les décorer et eslever au grade de noblesse, puisqu'ils nous en auroient très humblement fait supplique et quo nous espérons qu'ilz seront pour exemple à ceux qu'un désir de vivre dans la postérité contient par sa grandeur de la reconnaissance dedans l'ornière de la vertu. Scavoir faisons que, pour ces causes et autres bons respects de notre cognoissance particulière et à nous mouvans, avons, de nostre certaine science, place, pouvoir, grace spéciale et authorité souveraine, annobly et anoblissons, et du titre du noblesse décoré et décorons iceux Jean et Alexandre Le Clerc, ensemble leurs enfans, postérité et lignée naiz et à naistre en leurs mariages, masles et femelles. Voulons et nous pour qu'eux et leurs dits enfans et postérité soient reconnus, pour nobles en tous lieux et affaires, dedans et leur jugement, et jouyssent et usent de tous honneurs, libertez, franchises, droicts, privilèges et prérogatives dont jouyssent et ont accoustumé jouyr et user les autres nobles de nos pays; qu'ilz, puissent prendre et recevoir ordre de chevalerie, acquester châteaux, forteresses, seigneuries, haultes, moiennes et basses justices et tous autres fiefz et arrière-fiefz bans et héritages nobles, de quel, nom, qualité et dignité qu'ils soient, pour par eulx, et leurs dictes postérité et lignée les tenir et posséder noblement et paisiblement ensemble biens qui leur sont obvenuez et eschuez, obviendront e hériteront par successions, donations ou autrement, et de pouvoir tester et disposer entre vifz et par dernière volonté comme bon leur semblera et ainsi que si d'ancienneté ils estoient instruicts de noble lignée, sans qu'ilz soient … ny puissent estre costrainctz de les vendre, alliéner et mettre hors de leurs mains en quelque manière qu'il soit.

Ces lettres de noblesse ne leur sont pas attribuées en tant que peintre et musicien, mais comme anciens ambassadeurs et pour les services qu'ils ont rendus à la Sérénissime République. D’ailleurs, son frère n'est cité comme peintre qu'une fois et comme musicien des Ducs très rarement.

Nous savons que Jean reçoit en 1624 10.000 francs du duc Henri II de Lorrainepour certaines bonnes considérations[68], mais c'est exceptionnel.

Du temps de François II de Lorraine (1625-1625) Modifier

.

Ajl17.jpg

François II de Lorraine.

Alc3.jpg

Jean Le Clerc (1525/1530), Baptême de Clovis , tapisserie de Bruxelles, carton de Jean Leclerc, Palais du Tau, Reims.

En 1625, son protecteur, François II de Vaudémont (1572-1632) devient Duc, mais pendant cinq jours seulement. Il lui commande plusieurs tableaux.

Jean Le Clerc réalise le décor de la chapelle de son château de Viviers, disparu au XIXModèle:Exp siècle et un nombre assez important de tableaux[69]. Il est payé tous les ans :

Au Sr Le Clerc, chevalier, peintre à Son Altesse, la somme de quatre cens quarante frans, scavoir quatre cens frans pour reste et parpaye des ouvrages que Monseigneur lui a faict faire en la chapelle du chasteau de Vivier, et quarante frans pour les chassis de trois tableaux que mondit seigneur a faict mettre au cabinet de l'hostel de Salm. Au Sr Jean Le Clerc.... six cens frans pour le tableau de Vivier et autre qu'il repete. Au sieur Le Clerc chevalier de St Marc, peintre de Monseigneur, la somme de trois cens cinquante frans pour trois tableaux qu'il a faict et delivré à Monseigneur, savoir deux de son portraict, dont l'un desquelz mondit seigneur l'auroit donné à Madame la Grande Duchesse de Toscane, sa belle sœur, et l'autre à Monsieur de Luxembourg, comme aussy le portrait de Monsieur le Cardinal de Lorraine, son fils, que Monseigneur a faict pareillement donner à sa dite sœur, raccomodé celuy du duc René qui est en son cabinet, peinct un recoing de la versure de sa chapelle de Vivier et doré en quelques endroictz d'icelle[70].
  • Au Sr Le Clerc, chevalier, peintre à Son Altesse, la somme de quatre cens quarante frans, scavoir quatre cens frans pour reste et parpaye des ouvrages que Monseigneur lui a faict faire en la chapelle du chasteau de Vivier, et quarante frans pour les chassis de trois tableaux que mondit seigneur a faict mettre au cabinet de l'hostel de Salm[71].
  • Au Sr Jean Le Clerc.... six cens frans pour le tableau de Vivier et autre qu'il repete[72].

Du temps de Charles IV de Lorraine (1625-1633) Modifier

.

Ajl23.jpg

Charles IV de Lorraine.

Jean est le peintre en titre du duc, Charles III de Lorraine, en 1629[73]. En 1629, les portraits de la famille ducal, exécutés par Jean Le Clerc, payés par la Recette générale des finances du duc François sont envoyés de Lorraine en Italie[74].

Charles IV de Lorraine lui cède, en 1632, tel droit, nom, raison et action qui lui appartenaient sur une maison sise en la rue du vieil faubourg St Nicolas de Nancy[75]. Cette maison est certainement proche de l'église du noviciat des Jésuites, où il a beaucoup travaillé[76].

Chez Jean Le Clerc, un même sentiment plastique convient à l'expression des deux grandes entreprises de foi et d'aventure que sont la mission lointaine et la croisade. De fait, esprit de croisade, esprit missionnaire, esprit de pèlerinage convergent.

DES SUJETS RELIGIEUX Modifier

.

Ajl27.jpg

L'Adoration des bergers, église Saint-Germain-de-Paris0

Ajl6.jpg

Jean Le Clerc, L'adoration des bergers.

Ajl16.jpg

Jean Le Clerc, Adoration des bergers (église Saint-Nicolas de Nancy ; musée de Langres).

Ajl8.jpg

La Résurrection de Lazare.

Ajl15.jpg

Jean Le Clerc, La méditation de Saint François d'Assise.

Ajl18.jpg

Jean Le Clerc, Musée du Breuil de Saint-Germain, Langres.

Chez Jean Le Clerc, un même sentiment plastique convient à l'expression des deux grandes entreprises de foi et d'aventure que sont la mission lointaine et la croisade. De fait, esprit de croisade, esprit missionnaire, esprit de pèlerinage convergent souvent[77].

Dom Calmet et l’historien Lionnois parlent, avec assez de détails, de cet homme très pieux. Il est membre de la Congrégation des hommes, dont font partie : François II de Lorraine, Charles IV de Lorraine, et peu d’autres membres. Il faut être jugé qualifié[78].

Dans le Collège des Jésuites de Nancy, fondé en 1610, il y a plusieurs tableaux de Jean Le Clerc. Il y a dans ce collège une belle chapelle, affectée à la Congrégation des hommes. Le tableau de saint Jean l’évangéliste est aussi de la main de le Clerc[79]. Peut-être en partie du fait de son grand-oncle, Gilles de Trèves, doyen de la collégiale Saint-Maxe, mais surtout de son talent Jean Le Clerc devient le peintre des jésuites lorrains. Les tableaux du maître-hôtel de l’église des jésuites sont certainement eux-aussi de lui. Jean Leclerc est encore membre de la confrérie de N.-D. de Nancy en 1632, pour laquelle il fait un don important[80].

L'essentiel de l'œuvre lorraine est religieuse. On va lui donner trois gravures (les Deux Moines, les Veilleuses, Sainte Madeleine) d'après Georges de La Tour. Cette attribution est maintenant rejetée[81].

Dès que Le Clerc retourne dans sa Lorraine natale, il enrichit de morceaux très rares prefque toutes les Eglifes de Nancy, qui fe parent de fes productions. De la facilité dans l'exécution, de la netteté dans les idées, & beaucoup d'expreffion dans le fentiment, tels font les caracteres du génie de ce peintre[82].

  • Banquet d'Hérode, église Saint-Jean-Baptiste, collégiale de Chaumont.


Le Bulletin de la Société d'archéologie lorraine indique cette liste[83] :


- Saint Pierre. — Saint Paul. — Saint François-Xavier — La Sainte Vierge. — Nativité de Jésus-Christ. — Sainte Pélagie. — La Madelaine. — Saint Ignace.


  • Congrégation des hommes. — Saint Jean-l'évangéliste.
  • Annonciades. — Un Crucifix.
  • Capucins. — Saint Félix.
  • Dames du Saint-Sacrement. — L'Adoration des Bergers.
  • Minimes de Bon-Secours. — Deux tableaux représentant des anges.
  • Dames du Refuge. — Un tableau dans un des parloirs.
  • Chez M. Barbe. — Saint Antoine de Padoue.
  • Paroisse Saint-Roch, où on voyait aussi huit tableaux faits par Jean Leclerc[84].


Dom Calmet, Lionnois et Lepage nous donne une liste de quelques une de ses toiles[85] :

  • Pierre, de l’église Saint Nicolas à Nancy,
  • La nativité de Jésus-Christ[86],


  • Saint Paul[87],
  • La Sainte Vierge,
  • Sainte Pélagie,
  • La Madeleine,
  • Saint Ignace,
  • Saint Jean l'évangéliste[88],
  • Dans l'église Saint-Sébastien de Nancy, on trouve au maître-hôtel un Martyre de saint Sébastien. Le peintre Bermand, ami et élève de Le Clerc, lui sert de modèle est payé 250 francs[89].
  • Deux tableaux représentant des anges[93],
  • Un tableau dans un des parloirs[94],
  • Saint Antoine de Padoue[95].
  • L'adoration des bergers. Eglise Saint-Nicolas de Nancy.

Le Christ et saint Pierre, l'Adoration des Bergers et La prédication de saint François-Xavier, de l’église Saint-Nicolas à Nancy et Le Festin d’Hérode, à Chaumont (Haute-Marne), église Saint-Jean-Baptiste sont attribués à Jean Le Clerc.

Le Portement de Croix est mentionné par Chamblin de Blancherie dans son Essai d’un tableau historique des peintres de l’École française… avec le catalogue de leurs ouvrages offerts à l’émulation et aux hommages du public dans le Salon des Correspondances. Un Portement de croix, soi-disant d’un certain Bachelier, peintre du roi, est attribué en 1956 à Le Clerc par François-Georges Pariset. Il est dérivé d’une eau-forte de Jacques Callot (Nancy, 1592-1635).


1623


1630

  • Dans l’église Saint-Martin à Pont-à-Mousson, l’autel et retable de saint Pierre-Fourier, avec les motifs latéraux et leurs peintures, sainte Catherine et saint Augustin qui sont de Jean Leclerc, de Nancy et datent de 1630. La chapelle et son décor sont édifiés par les Jésuites en 1630, et dédiés à saint Antoine. C'est à la suite de l'expulsion des Jésuites en 1768 que l'église passa aux mains des chanoines réguliers qui, alors vouèrent la chapelle au Bienheureux Pierre Fourier, leur réformateur[96].


1631

L’attribution du Martyr de saint Laurent, de Nancy (1631, église Saint-Sébastien de Nancy), à Jean Le Clerc est due à F. G. Pariset (1976). La facture est robuste et réaliste, les couleurs vénitiennes, le traitement des personnages, le rendu des expressions et des gestes sont assez semblables à ceux de L’Adoration du veau d’or. Cette copie ancienne et de belle qualité reste un hommage aux maîtres vénitiens de la Renaissance en Lorraine. Le martyr de Saint-Laurent qui vient de la Chartreuse de Bosserville, tableau attribué à Paul Véronèse, est en fait une œuvre de Jean Le Clerc rendant hommage à ce peintre[97].


1632

Jean Leclerc est encore membre de la confrérie de Notre-Dame de Nancy en 1632, pour laquelle il fait un don important.

  • Saint François Xavier prêchant aux Indiens, à Saint-Nicolas, puis Nancy, Musée historique lorrain, exécuté le 11 février 1632.
  • Le 11 février 1632 le recteur du Collège des jésuites, Jean Bonnet, lui commande un tableau de neuf pieds de hauteur et sept pieds de longueur représentant La prédiction de saint François Xavier[98]. Nous sommes, à la fin de sa vie, et Jean Le Clerc se remémore ses voyages et ses combats. Même s’il s’agit de l’action missionnaire aux Indes orientales, ce sont des moyen-orientaux qu’il peint[99], comme dans Têtes d’hommes enturbannés. Aucune concession à l’allégorisme dans cette œuvre où passe une impression de haute mer.

UN PEINTRE OU GRAVEUR LORRAIN ?Modifier

.


Peintre Modifier

.

Ajl9.jpg

Le souper galant, Le Clerc Jean (1628).

De retour en Lorraine (av. mai 1622), le peintre contribue à y introduire une peinture nouvelle, marquée à la fois par Caravage et par l'art de Venise, dont l'étude pose le difficile problème de l'école lorraine v. 1620-1630 ; les liens qui unissent Le Clerc à Callot, La Tour et Deruet sont certains. Ses tableaux présentent de forts contrastes lumineux, avec des coloris stridents ou rares, des formes anguleuses modelées avec fermeté : art inspiré de Saraceni, mais d'une fièvre toute personnelle, compromis entre le maniérisme lorrain tardif et la nouvelle esthétique caravagesque.

Le rédacteur de l’étude sur Jean Le Clerc, dans les Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie Lorraine, écrit à propos de son chef d’œuvre, Le Doge Enrico Dandolo (1123-1205) et les capitaines de la Croisade prêtant serment, du palais des Doges : Quelle ne fut pas notre surprise en contemplant une toile magnifique, une œuvre véritablement saisissante et qui reflète la manière des meilleurs maîtres de l’école vénitienne. Le dessin est fier, d’un grand style, la couleur est splendide et l’ensemble n’est pas trop inférieur aux immortels chef d’œuvre des Véronèse, des Tintoret, des Palma et autres grands maîtres au milieu desquels elle est placée[100].

Marqué par les recherches luministes des peintres établis à Rome et influencés par l'art de Michelangelo Merisi, dit Le Caravage (1571-1610), Le Clerc reprend à Nancy la technique du clair-obscur. Ses tableaux présentent de forts contrastes lumineux, avec des coloris stridents ou rares, des formes anguleuses modelées avec fermeté. Un art inspiré aussi de Saraceni, mais d'une fièvre toute personnelle, qui allie le maniérisme lorrain tardif et la nouvelle esthétique caravagesque.

Les liens qui unissent Le Clerc à Callot, La Tour et Deruet sont certains. Le Clerc entretient des liens avec Georges de La Tour (1593-1652)[101] et les artistes lorrains. Les affinités ne manquent pas entre ses œuvres et celles de La Tour. C’est sans doute grâce aux œuvres de Le Clerc que La Tour prend connaissance de la peinture caravagesque. Il est aussi un rival. Quand au début des années 1620, Georges de La Tour décide de s'installer à Lunéville, berceau de la famille de sa femme, il sait que le marché nancéien, dominé par Jacques Bellange jusqu'à sa mort en 1616, mais bientôt investi par Claude Deruet et Jean Le clerc revenus d'Italie respectivement en 1619 et avant 1622, lui est en grande partie fermé. Georges de La Tour n’est pas le peintre des ducs et il n’est pas non plus anobli.

Le souper galant date de 1628, et il fait aussi penser comme Le Concert nocturne aux œuvres de l’école d’Utrecht. Ce curieux dessin pourrait représenter un épisode de l'histoire du Fils prodigue, ce dernier dissipant son bien auprès d'une courtisane. La morale de la parabole semble cependant plus un prétexte pour l'artiste qu'une source d'inspiration. Le thème évoque également les banquets caravagesques.

Jean Le Clerc est également très proche des scientifiques de son temps. Il adopte des préparations brunes, pratique nouvelle, mais très fréquente en Italie. Son Reniement de saint Pierre est la magistrale application de complexes problèmes de perspective dans une architecture éclairée par plusieurs sources de lumière. Il est devenu l’artiste préféré des jésuites de la villa Corsini, à Florence, où les règles de la perspective sont effectivement appliquées à une architecture compliquée éclairée par plusieurs sources de lumière. Ces recherches auxquelles le Père du Breuil va bientôt consacrer un chapitre de La perspective pratique occupent les milieux scientifiques de Nancy et Pont-à-Mousson. Le Père Jean Levrechon s’est retrouvé avec Le Clerc dans l’art des peintres vers une poétique de la facticité et vers une magie naturelle.

La gravure Modifier

.

Ajl21.jpg

Trois vaches et un vacher, Ecouen, musée national de la Renaissance.

Ajl7.jpg

Jean Le Clerc, gravure extraite de La vie de saint Ignace de Loloya.

Ajl20.jpg

La vielleuse, Marseille, MuCEM, Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée.

Jean Le Clerc s'essaie aussi avec grand succès à la gravure[102]. Une oeuvre de Quatre pièces en Clair-Obscur est attribuée à Jean Le Clerc. Son œuvre peut être réparti entre plusieurs cotes. Il est conseillé de consulter en priorité celles de l'œuvre monté, lorsqu'il existe. Certains œuvres peuvent être décrits pièce à pièce, partiellement ou dans leur intégralité, dans le catalogue BN-Opale Plus[103].

Pour l’une de ses œuvres, Mort de la Vierge, une eau forte réalisée à Rome en 1619, sa biographie dans les Mémoires de l’Académie de Montpellier parle d'une pointe moelleuse, où le naturalisme est tempéré par la beauté des expressions; le travail, habile, a de l'analogie avec celui de Guide, en gardant toutefois plus de pesanteur et plus de chaleur[104]. Comme l'a déjà proposé Jacques Thuillier, il est fort possible que Poussin ait eu connaissance de la gravure que réalise en 1619 le Lorrain Jean Le Clerc d'après un des multiples tableaux de Carlo Saraceni sur ce thème. On y décèle par exemple, outre une profonde percée architecturale, une même rhétorique théâtrale de l'émotion balançant, par les gestes, entre contenance et exubérance[105]. Cette œuvre de Jean Le Clerc, Mort de la Vierge, d'après Carlo Saraceni, 1619, est à Londres, au British Museum.

Il grave d'après Saraceni Le Repos en Egypte[106] une estampe qui est d'un grand mérite et d’une grande habileté pittoresque, et pourtant Jean Leclerc a vu ses gravures emportées dans l'oubli[107].

A Ecouen, le musée national de la Renaissance a une gravure qu’il attribue à Jean Le Clerc : Trois vaches et un vacher. La vielleuse est à Paris, au Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée.

Jean Le Clerc, occupé à ses travaux de peinture, n'a toutefois gravé qu'accidentellement. Ce que témoigne assez le petit nombre d'estampes qu'on a de lui et où d'ailleurs on chercherait vainement, dans l'exécution comme dans le dessin, quelque chose qui ressemble à la gravure en question[108].

Une gravure de Le Clerc, Têtes d'hommes enturbannés, est au musée du Louvre.

UN MAÎTRE Modifier

.

Ajl26.jpg

Camma, Coupe d'or, Charles Poerson.

En 2002, la Revue, Le Pays lorrain, conclut non sans raison : Jean Le Clerc dont l'étude continue à plonger l'historien dans l'embarras... Est-il un maître ? .

Poerson, comme ses parents ont des relations avec la Cour de Lorraine, se rend à Nancy. Charles Poerson a 15 ans en 1624. C'est l'âge de l'apprentissage et il se présente vers 1625 chez Jean Le Clerc, spécialisé dans les scènes religieuses[109].

En 1628, Jean Le Clerc prend aussi comme apprenti François Vernier, filleul du duc François, pour une durée de deux ans et moyennant 400 francs[110].

Et puis Rémond Constant (1575-1637). Sa mère, Nicole de Trèves, est de la famille de Gilles de Trèves, l’un des grands-oncles de Jean Le Clerc[111]. Il est le fils de fonctionnaires ducaux, comme les Le Clerc et les Trèves[112]. Contrairement à son maître, Jean Le Clerc, il se contente d'un bref voyage en Italie. Les experts rapproche le Saint Sébastien et Saint Roch de Rémond Constant, du Saint François-Xavier prêchant aux Indiens de Jean Le Clerc.

Il y a dans l'église des Jésuites de Nancy, une confrérie sons l'invocation de l'Immaculée Conception , qui compte parmi ses membres les ducs François II et Charles IV, la duchesse Nicole, Henri de Lorraine, marquis de Moy, beaucoup de personnes qualifiées, des magistrats, des artistes (parmi, lesquels Jacques Callot, les peintres Jean Le Clerc, Rémond Constant, etc.)[113]. Rémond Constant est peintre de feu Monseigneur le cardinal[114].

Jean Tassel (1608-1667) naît dans une famille de peintres, mais c'est avec son maître Jean Le Clerc qu'il s'initie plus spécifiquement au nouveau luminisme caravagesque.

Le Clerc a au moins un autre élève qui est reçu comme bourgeois de Nancy, Martin Colelly, peintre, mais aussi serviteur de Jean Le Clerc, avec attestation de ce dernier portant qu'il l'a servi pendant sept années[115]. Certainement un un peintre raté ?

SES MARIAGES, SA DESCENDANCE ET SA MORT Modifier

.

Ajl25.jpg

Blason maison des Pilliers.

Acl6.jpg

Cénotaphes des ducs de Lorraine, dans l’église Saint-François-des-Cordeliers, où il est lui aussi inhumé[116].

Jean Le Clerc se marie après son retour en Lorraine, vers 1623, avec Anne des Pilliers, fille de Thierry II, écuyer, seigneur de Mazeley, et d’Anne de Girecourt[117]. La Maison des Pilliers est une vieille famille d’officiers supérieurs dans les armées de l’empire qui portent : De gueules, à 3 piliers d'argent, en pal 2 et 1.3. La famille des Pilliers est originaire de Mirecourt.Ils sont seigneurs de nombreuses seigneuries : Mirecourt, Racécourt, Vroville, Mazeley…[118]. La duchesse de Lorraine, Marguerite de Mantoue (1591-1632), dote richement sa première épouse. Elle meurt en couches et est inhumée dans l’église Saint-François-des-Cordeliers le 24 janvier 1625, à côté des cénotaphes des ducs de Lorraine[119].

Veuf, il se remarie le 14 janvier 1629, à la paroisse de Saint-Sébastien de Nancy, avec Marguerite Navel ou Navelle, dont le père Geoffroy est concierge de l’hostel de Salm, en 1614, puis munitionnaire[120]. Avant cela le père de sa femme a été commissaire des grains[121] 1595-1597, puis Commissaire des Magasins[122]. Sa belle-mère, Elisabeth Braulche est suffisamment riche pour prêter de l’argent à un cousin de l’Auditeur des comptes pour acheter une maison neuve[123].

Claude-Nicolas, fils du sieur Jean Le Clerc, chevalier (de Saint-Marc) et peintre eu l'état de S. A., et damoiselle Marguerite Navelle (Navel), sa femme, est baptisé en la paroisse de Saint-Sébastien de Nancy, le 18 février 1630. Son parrain est honoré seigneur Claude-Nicolas de Monby, Premier gentilhomme de la chambre du cardinal Nicolas François de Lorraine, sa marraine damoiselle Claude Vallée[124].

Au début d'octobre 1633, Jean Le Clerc se trouve gravement malade ; incapable de mener à bien les deux commandes de Chaumont, il demande à Rémond Constant de les achever[125].

Il devient hydropique[126], et meurt le 20 octobre 1633, à Nancy, âgé de seulement 46 ans, un an après son protecteur,François II de Vaudémont. Il est inhumé dans l’église Saint-François des Cordeliers aux côtés de sa première femme, qui renferme les tombeaux des ducs de Lorraine, aux côtés de sa première femme[127].

APRÈS SA MORT Modifier

.


Sa famille Modifier

.

A sa mort ses deux fils sont encore en bas âge et sa femme très jeune.

Le fils de Jean Le Clerc et d’Anne des Pilliers, Jean II Le Clerc (1624-1666), est encore un enfant à la mort de son père. Il est décédé 31 ans plus tard, le 28 janvier 1665, sieur de Landremont, demeurant à Dombasle, jadis capitaine au régiment du général de Mercy[128].

Jean Le Clerc est l'ancêtre du général Charles Hyacinthe Leclerc de Landremont.

Son frère, Alexandre Le Clerc, ambassadeur, militaire, musicien des ducs, peintre[129], est l'ancêtre du député à la Convention Claude-Nicolas Leclerc et de Frédéric Le Clerc, directeur des hôpitaux de Tours, et écrivain, mais aussi de Jean Leclerc de Pulligny, polytechnicien et sa famille.

Ils portent : D'azur, au lion d'or placé au flanc dextre, lampassé et armé de gueules ; à senestre deux épées d'argent en sautoir : deux étoiles d'or. l'une en chef et l'autre en pointe. Contrairement aux descendants de son autre frère qui ne sont plus nobles en 1789 et révolutionnaires, l'avant-dernier Le Clerc de Vrainville émigre et est marquis selon la Liste générale des pensionnaires de l'ancienne liste civile, avec l'indication sommaire des motifs de la concession de la pension, en 1833.

Ce qu'il reste de son oeuvre ! Modifier

.

Ajl22.jpg

Louis XIV jeune à cheval (Jean Nocret).

Jean Le Clerc dont l'étude continue à plonger l'historien dans l'embarras ...[130]. Jean Tassel est l'élève du Lorrain Jean Le Clerc, nous dit l’encyclopédie Larousse. Après sa mort, il va à Rome[131]. Son œuvre atteste l'influence de son maître[132].

Après la mort de son maître, Jean Le Clerc, Jean Nocret (1612-1672), un de ses élèves quitte lui-aussi Nancy pour achever sa formation à Rome. Ils signent à trois avec Rémond Constant le 8 octobre 1633, 12 jours avant la mort de Le Clerc[133]. http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Nocret Jean Nocret], né à Nancy, est effectivement élève de son compatriote[134].

En 1876, Meaume écrit au sujet de Jean Le Clerc : L’artiste dont nous allons retracer la trop courte existence est incontestablement le meilleur peintre d’histoire qu’ai produit la Lorraine. Il écrit aussi à propos d’une œuvre : Par quelle étrange aberration veut-on toujours que Callot ait été pour quelque chose dans cette pièce ? Quant a l'attribution du fond à Jean Le Clerc, il suffit d'avoir vu les belles pièces que cet artiste a gravées pour être convaincu qu'il n'est pour rien dans celle de Deruet[135].

Dom Calmet, Lionnois et Lepage nous donne une autre liste de quelques unes de ses toiles (souvent les mêmes) : Saint Pierre, Saint Paul, Saint François Xavier, exécuté le 11 février 1632, La Sainte Vierge, La nativité de Jésus-Christ, Sainte Pélagie, La Madeleine, Saint Ignace, Saint Jean l'évangéliste, Saint Sébastien, Crucifix, Saint Félix, L'adoration des bergers (musée de Langres), Deux tableaux représentant des anges, Un tableau dans un des parloirs, Saint Antoine de Padoue, Saint François Xavier prêchant aux Indiens est exposé à Nancy, au Musée historique lorrain. Une autre Adoration des bergers est dans l'église Saint-Nicolas de Nancy.

Son œuvre est en grande partie perdue. C’est le cas de la collection de François II de Lorraine, son protecteur, de certaines commandes des jésuites et autres maisons religieuses, perdus les autres portraits des ducs de Lorraine... [136].

Nancy ne possède que deux tableaux de Jean Le Clerc... Que sont devenus les tableaux de l'église des Jésuites du collège de Nancy ?[137].

De temps en temps une œuvre lui est attribuée, mais la majeure partie est perdue. C’est le cas de la collection de François II de Lorraine, son protecteur, de certaines commandes des jésuites et autres maisons religieuses. Que sont devenus les tableaux de l'église des Jésuites du collège de Nancy ? De même aucun expert ne sait dans quelles collections peuvent se trouver les portraits des ducs de Lorraine. Henri Le Page dans Le département de La Meurthe: statistique, historique et administrative écrit que dans la paroisse Saint-Roch à son époque on peut admirer aussi huit superbes tableaux faits par Jean Le Clerc. Mais de nos jours le musée de Nancy ne possède que deux tableaux de Jean Le Clerc...

Plusieurs de ses œuvres sont aux États-Unis, dont :

  • Scène de cabaret, Washington, Osuna Gallery
  • La résurrection de Lazare, New-York, collection particulière.


  • Le banquet d'Hérode, est à la collégiale de Chaumont.
  • Têtes d'hommes enturbannés, l'une de ses gravures est au musée du Louvre.

Les peintures de Jean Le Clerc sont très rares, et se vendent plusieurs centaines de milliers de dollars, comme pour son Adoration des Bergers[138].

Venise conserve encore son chef-d'œuvre, Le Doge Enrico Dandolo et les capitaines de la Croisade prêtant serment.

Notes et références de l'article Modifier

.

  1. Claude Lorrain e i pittori lorenesi in Italia nel XVII secolo: mostra Accademia di Francia a Roma, aprile-maggio 1982, Jacques Thuillier, Accademia di Francia (Rome, Italy), De Luca, 1982.
  2. Bénézit Emmanuel, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, Gründ, 1976, v.6.
  3. Parisot Robert, Histoire de Lorraine (duché de Lorraine, duché de Bar, Trois-Évêchés), 1922, Picard, p.282.
  4. Mémoires de la Société archéologique de Touraine, Société archéologique de Touraine, 1866, v.18, p.541.
  5. Pétry Jean-Claude, Entre Callot et La Tour, Jean Le Clerc cet inconnu, Dossier de l’art, n° 8, pp. 52-63.
  6. Mémoires de la Société d'archéologie lorraine, A. Lepage (Nancy), Musée lorrain (Nancy), 1876 (SER3,VOL4), pp.71 et 72. Voir : Jean Le Clerc (et suivantes) et sur les Jean Leclerc à Paris : Dijot, Etude sur Jean Cousin, Paris, 1872.
  7. Pétry Jean-Claude, Entre Callot et La Tour, Jean Le Clerc cet inconnu, Dossier de l’art, n° 8, pp. 52-63.
  8. Claude Lorrain e i pittori lorenesi in Italia nel XVII secolo: aprile-maggio 1982, Accademia di Francia (Rome, Italy), De Luca, 1982, p.74.
  9. André Félibien, Entretiens sur les peintres, Amsterdam 1706, t.III, p.354.
  10. Mémoires de la Société d'archéologie lorraine, A. Lepage (Nancy), Musée lorrain (Nancy), 1876 (SER3,VOL4), pp.71 et 72. Voir : Jean Le Clerc (et suivantes).
  11. Anguier. Musée du Louvre, Aile Richelieu - Rez-de-chaussée - Section 18a.
  12. Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de France, l'explication de leur armes, & l'état des grandes terres du royaume ... : On a joint à ce dictionnaire le tableau généalogique, historique, des maisons souveraines de l'Europe, & une ..., Franc̜ois Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Badier, La veuve Duchesne, 1775, v.10, p.36.
  13. Bénézit Emmanuel, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, Gründ, 1976, v.6.
  14. Mémoires de la Société d'archéologie lorraine 1893 (SER3,VOL21 = T43), p.25.
  15. Carré de Busseroles, Le Calendrier de la Noblesse de Touraine (1868), p.272 et suivantes.
  16. Carré de Busseroles Le Calendrier de la Noblesse de Touraine (1868). p.272 et suivantes, et Nobiliaire de la Lorraine et du Barrois, Ambroise Pelletier, Félix Collin de Paradis, Henri Lepage, Léon Germain de Maidy, Paul Lallemand, Éditions du Palais Royal, 1974
  17. Étienne Delcambre, Marie-Thérèse Aubry, Inventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à 1790 - page 114,– 1949.
  18. Recueil de documents sur l'histoire de Lorraine de Société d'archéologie lorraine p.76n, p.76 et 77, p.85 et suivantes.
  19. Claude Lorrain e i pittori lorenesi in Italia nel XVII secolo: aprile-maggio 1982, Accademia di Francia (Rome, Italy), De Luca, 1982, p.29.
  20. Étienne Delcambre, Marie-Thérèse Aubry, Inventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à 1790- 1949, page 114.
  21. Il est anobli par le duc Antoine de Lorraine le Modèle:1er mars 1512 avec son frère Thierry et ils portent d'or au léopard de gueule, armé, lampassé et couronné d'azur au chef de même chargé de trois besants d'or. Société d'archéologie lorraine. Mémoires de la 1893 (SER3, VOL21 = T43), p.103.
  22. Ce fief de Roville est situé à proximité d'Épinal .
  23. Marraine en 1606, Nobiliaire de Saint-Mihiel de Dumont, 1864, page 217, mariage Dictionnaire de la noblesse contenant les généalogies, l'histoire & la ... de François-Alexandre de La Chenaye-Aubert|La Chesnaye-Desbois]], Badier, 1774- page 278.
  24. Avocat à Saint-Mihiel. Conseiller à la Cour des Grands Jours. Président des Grands Jours de Commercy en 1633. Conseiller d'État de Lorraine et ambassadeur à Mayence, fils d'un conseiller d'État sous le duc Charles III, il est envoyé en Espagne en 1606. D'après François-Alexandre de La Chenaye-Aubert, il est le 8Modèle:Exp degré issu de Humblet de Gondrecourt, administrateur des finances de Robert, comte de Bar, conseiller des États du Barrois en 1358 et décédé en 1360.
  25. Ascendant des familles Vaudré et Puis, banquiers d’Épinal, de Gironcourt, de Saint-Haouen, de Sury-Apemont, de Villentroys, Bastien, Delsart, Collet, Fefvrel... (Renard Edmond, La Mère Alix Le Clerc... , p.6n.)
  26. Vice-bailli de Nancy, Tabellion à Nancy et Lieutenant de bailli, comte du Saint-Empire romain germanique, seigneur de Pixéricourt et de Malzéville.
  27. Argentier de Charles III de Lorraine (1543-1608), conseiller, auditeur en la Chambre des Comptes de Lorraine. Bulletin de la Société d'archéologie lorraine, de Société d'archéologie lorraine - 1855, p.249.
  28. Créancière du duc qui lui constitue une rente de 367 écus (en plus de celle de 1607 qu'elle perçoit déjà de concert avec son frère), assignée comme la première sur la recette du comté de Vaudémont. Nobiliaire de la Lorraine et du Barrois, Ambroise Pelletier ; préf. d'Otto de Habsbourg-Lorraine ; introd. de Jacques Choux, Paris : Éditions du Palais royal. Descendante de Wambert de Soissons, comte de Chaumont, baron de Nogent, marié en 1243 julien avec Sophie de Rynel.
  29. Jean Le Clerc est allié par elle à diverses bonnes maisons de Paris.
  30. Son père est écuyer et seigneur de Sergueux et Langres en Champagne. Nicolas est bailli de Châtillon-sur-Seine. Il est anobli par lettres de noblesse de Charles III de Lorraine, le 23 février 1565. Source : François-Alexandre de La Chenaye-Aubert.
  31. Inhumée nef de l’église de Pulligny, fille de Mengin et Françoise du Gaillard. Société d'archéologie lorraine. Mémoires de la 1893 (SER3, VOL21 = T43), p.103.
  32. Il s’agit de deux personnes totalement différentes. La 1Modèle:Ère Claudon est morte selon sa plaque mortuaire en 1582. Jean Le Clerc naît en 1587. Cette deuxième femme est la descendante d’une famille d’ancienne noblesse qui tire son origine de la Lorraine allemande, où est située la baronnie de Mengin ou de Menghen, sur la Sarre, dont les barons sont reconnus chevaliers libres dès le XIIModèle:Exp siècle. Son père est capitaine dans les bandes de Piémont. Elle reste attachée à la religion catholique après la conversion de son mari.
  33. Réunion des sociétés savantes des départements à la Sorbonne... Section des beaux-arts / Ministère de l'instruction publique..., Chauvat François, Charvet Léon (1830-1916), 1905 (SESSION29), confirmé par Moreri et par La France protestante ou vies des protestants français qui se sont fait un nom dans l'histoire, depuis les premiers temps de la réformation jusqu'à la reconnaissance du principe de la liberté des cultes par l'Assemblée nationale: ouvrage précédé d'une Notice historique sur le ..., Volume 6, Eugène Haag (Théologien), Emile Haag, Genève, 1856, p.471.
  34. Réunion des sociétés savantes des départements à la Sorbonne... Section des beaux-arts / Ministère de l'instruction publique..., Chauvat François, Charvet Léon (1830-1916), 1905 (SESSION29), confirmé par Moreri et par La France protestante ou vies des protestants français qui se sont fait un nom dans l'histoire, depuis les premiers temps de la réformation jusqu'à la reconnaissance du principe de la liberté des cultes par l'Assemblée nationale: ouvrage précédé d'une Notice historique sur le ..., Volume 6, Eugène Haag (Théologien), Emile Haag, Genève, 1856, p.471.
  35. Selon André Félibien, cité par Mémoires de la Société d'archéologie lorraine, A. Lepage (Nancy), Musée lorrain (Nancy), 1876 (SER3, V.4), pp.71 et 72. Voir : Jean Le Clerc (et pages suivantes).
  36. Carré de Busseroles, Le Calendrier de la Noblesse de Touraine (1868), p.279 et Abecedario de P. J. Mariette et autres notes inédites de cet amateur sur les arts et les artistes: et autres notes inédites de cet amateur sur les arts et les artistes. Ouvrage publié d'après les manuscrits autographes conservés au cabinet des estampes de la Bibliothèque impériale, et annoté par ..., Pierre Jean Mariette, Philippe de Chennevières, Anatole de Montaiglon, J.-B. Dumoulin, 1856, v.3, p.97.
  37. Ordre de Saint-Marc : Après la translation du corps de saint Marc, évangéliste, d'Alexandrie à Venise, cette république se place sous la protection du saint, et institue un ordre de chevalerie en son honneur, auquel elle donne son nom. Le doge est grand maître, et confère cet ordre en récompense des services rendus à la république.
  38. Pétry Jean-Claude, Entre Callot et La Tour, Jean Le Clerc cet inconnu, Dossier de l’art, n° 8.
  39. Mémoires de la Société d'archéologie lorraine, A. Lepage (Nancy), Musée lorrain (Nancy), 1876 (SER3,VOL4), p.75. Voir : Jean Le Clerc.
  40. Jean Leclerc Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, Emmanuel Bénézit, Gründ, 1976, v.6, p.517.
  41. Lionello Venturi, Rosabianca Skira-Venturi, Italian Painting ...: Critical Studies – 1950, p. 38.
  42. Praeger Encyclopedia of Art, 1971, page 1831 et French Painting, 1100-1900: Oct. 18th-Dec. 2d, 1951, Carnegie Institute Dept. of Fine Arts.
  43. L'âge d'or Espagnol: la peinture en Espagne et en France autour du ..., Gilberte Martin-Méry, Bordeaux (France), Association française d'action artistique, Bordeaux (France). Galerie des beaux-arts, 1955, p.59.
  44. Pétry Jean-Claude, Entre Callot et La Tour, Jean Le Clerc cet inconnu, Dossier de l’art, n° 8, p. 56.
  45. LE CLERC JEAN (1587 env.-1633)
  46. "La méditation de Saint François d’Assise"
  47. Mémoires de la Société d'archéologie lorraine, A. Lepage (Nancy), Musée lorrain (Nancy), 1876 (SER3,VOL4), p.75. Voir : Jean Le Clerc (et suivantes).
  48. Recherches sur le séjour des peintres français à Rome au XVIIème siècle, Jacques Bousquet, A.L.P.H.A., 1980, p.158.
  49. Jacques Bousquet, Recherches sur le séjour des peintres français à Rome au XVIIème siècle, 1980, p.139.
  50. XVIIe siècle européen: réalisme, classicisme, baroque, Rome (Italy). Mostra del Seicento europeo, Luigi Salerno, Alessandro Marabottini, Council of Europe, Palazzo delle esposizione, Italy Ministero della pubblica istruzione, Rome (Italy). Palazzo delle esposizione, De Luca, 1956, p.226.
  51. Tanaka Hidemichi, Georges de La Tour dans ses rapports avec Le clerc Callot et Rembrandt. In: Inform. Hist. Art XV, 1960, p. 55-60.
  52. "La méditation de Saint François d’Assise"
  53. LE CLERC JEAN (1587 env.-1633)
  54. Archives alsaciennes d'histoire de l'art, v.13-15, p.231.
  55. La Lorraine meurtrie, Stéphane Gaber, Presses Universitaires de Nancy, 1991, p.15.
  56. Société d'archéologie lorraine (Mémoires de la), 1876, p.44.
  57. XVIIe [i.e. dix-septième] siècle européen: réalisme, classicisme, baroque... Rome (Italy). Mostra del Seicento europeo, Luigi Salerno, Alessandro Marabottini, Council of Europe, Palazzo delle esposizione, Italy Ministero della pubblica istruzione, De Luca, 1956, p.157.
  58. Société d'archéologie lorraine. Mémoires de la', 1876, p.44.
  59. Les archives de Nancy, ou Documents inédits relatifs à l'histoire de cette ville, Henri Lepage, L. Wiener, 1865, v.3, p.249.
  60. Mémoires de la Société d'archéologie lorraine, A. Lepage (Nancy), Musée lorrain (Nancy), 1876 (SER3,VOL4), p.76. Jean Le Clerc (et suivantes).
  61. Archives alsaciennes d'histoire de l'art, v.13-15, p.231.
  62. Richelieu et la Lorraine, Marie-Catherine Vignal, Marie-Catherine Vignal Souleyreau. L'Harmattan, 2004, p.75.
  63. Les peintres lorrains du dix-huitième siècle, Gérard Voreaux, Société Thierry Alix, 1998, p.48 et 49.
  64. LE CLERC JEAN (1587 env.-1633)
  65. Pétry Jean-Claude, Entre Callot et La Tour, Jean Le Clerc cet inconnu, Dossier de l’art, n° 8, p. 52-53.
  66. Mémoires de la Société d'archéologie lorraine, A. Lepage (Nancy), Musée lorrain (Nancy), 1876 (SER3,VOL4), p.78. Voir : Jean Le Clerc (et suivantes).
  67. Mémoires de la Société d'archéologie lorraine, A. Lepage (Nancy), Musée lorrain (Nancy), 1876 (SER3,VOL4), p.78. Voir : Jean Le Clerc (et suivantes).
  68. Réunion des sociétés des beaux-arts des départements ... de Léon Charvet, Ministère de l'éducation nationale, France - 1899, Page 467.
  69. Bulletin de la Société d'archéologie lorraine, publié par La Société, 1853, t.4, p.72 et 73.
  70. Rec. gén. de 1629, cité par Bulletin de la Société d'archéologie lorraine, publié par La Société, 1853, t.4, p.72 et 73.
  71. Très. gén. de 1625, cité par Bulletin de la Société d'archéologie lorraine, publié par La Société, 1853, t.4, p.72 et 73.
  72. Rec. gén. des frnances du duc Francois, pour 1628, cité par Bulletin de la Société d'archéologie lorraine, publié par La Société, 1853, t.4, p.72 et 73.
  73. Lepage; Palais ducal de Nancy, 1852, p. 108.
  74. Claude Lorrain, pittori lorenesi in Italia nel XVII secolo, aprile-maggio 1982, Par Accademia di Francia (Rome, Italy).
  75. Bulletin de la Société d'archéologie lorraine, publié par La Société, 1853, t.4, p.72 et 73.
  76. Mémoires de la Société d'archéologie lorraine, A. Lepage (Nancy), Musée lorrain (Nancy), 1876 (SER3,VOL4), p.80. Voir : Jean Le Clerc (et suivantes).
  77. Choné Paulette, Emblèmes et pensée symbolique en Lorraine, 1525-1633: comme un jardin au cœur de la chrétienté, p. 57.
  78. Mémoires de Société d'archéologie lorraine, 1876, p.82.
  79. Nouvelle description de la France, Jean-Aimar Piganiol de La Force, 1754, p.440.
  80. Réunion des sociétés des beaux-arts des départements ..., France Ministère de l'instruction publique, 1899, 23e sess. (1899).
  81. Mémoires de la Société d'archéologie lorraine, A. Lepage (Nancy), Musée lorrain (Nancy), 1876 (SER3,VOL4), p.78. Voir : Jean Le Clerc (et suivantes).
  82. Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres de Lorraine : avec une réfutation de La Bibliothèque Lorraine de Dom Calmet..., de Chevrier (François Antoine), 1754, article Le Clerc, t.1, p.208.
  83. Bulletin de la Société d'archéologie lorraine, publié par La Société, 1853, t.4, p.100.
  84. Le département de La Meurthe: statistique, historique et administrative, Henri Le Page, Peiffer, 1843, v.2, p.424.
  85. Réunion des sociétés des beaux-arts des départements ..., France Ministère de l'instruction publique, 23e sess. (1899), p.467
  86. En 1876 dans l'église Saint-Nicolas de Nancy.
  87. Tous les deux d'abord dans l'église de Girecourt, selon Dom Calmet.
  88. Dans l'église de Girecourt.
  89. Nouvelle description de la France, Jean-Aimar Piganiol de La Force, 1754, p.439.
  90. Dans l'église des Annonciades
  91. Dans l'église des Capucins
  92. Dans l'église du Saint-Sacrement
  93. Dans l'église des Minimes de Bon-Secours
  94. Dans l'église des Dames du refuge
  95. Chez Monsieur Barbe
  96. Monuments historiques
  97. Nancy, Musée des beaux-arts- peintures italiennes et espagnoles, XVIModèle:Exp-XIXModèle:Exp siècles, Clara Gelly Blandine Chavanne.
  98. Saint François-Xavier prêchant aux Indiens, Nancy, Musée historique lorrain.
  99. Choné Paulette, Emblèmes et pensée symbolique en Lorraine, 1525-1633: comme un jardin au cœur de la chrétienté', p. 56.
  100. Mémoires de la Société d'archéologie lorraine, A. Lepage (Nancy), Musée lorrain (Nancy), 1876 (SER3, v.4), p.76. Voir : Jean Le Clerc (et suivantes).
  101. Meaume E., Georges Lalleman et Jean Le Clerc, peintres et graveurs lorrains, M.A.S.L., pp. 29-30
  102. Le Clerc Jean, Illustrateur, Recueil.
  103. Voir aussi les inventaires imprimés du département des Estampes et de la photographie, en particulier, pour les graveurs français, l'Inventaire du fonds français, 1932 (cote libre-accès : 017 EST IFF). Notice n° : FRBNF40388964.
  104. Mémoires: Section des lettres, Académie des Sciences et lettres de Montpellier, 1857, v.2 (1855-57), p.240.
  105. Poussin avant Poussin : la "Mort de la Vierge" retrouvée, par Pierre-Yves KAIRIS (paru dans Revue de l'art, t. 128, 2000, p. 61-69)et J. Thuillier, op. cit. à la note 2, p. 31.
  106. Encyclopédie illustrée de la Lorraine, René Taveneaux, Hubert Collin, Laurent Versini, Editions Serpenoise, 1987, v.1, p.132
  107. Mémoires: Section des lettres, Académie des Sciences et lettres de Montpellier, 1857, v.2 (1855-57), p.240.
  108. Journal de la Société d'archéologie et du comité du Musée lorrain, Société d'archéologie lorraine, 1864, p.10.
  109. Charles POERSON, peintre Lorrain du 17ème siècle.
  110. Claude Lorrain e i pittori lorenesi in Italia nel XVII secolo: aprile-maggio ..., de Accademia di Francia (Rome, Italy) - 1982 – p. 78 et Les noms de famille en Lorraine: histoires et anecdotes, Daniel Bontemps, Martine Bontemps-Litique, Archives & culture, 1999, p.199.
  111. Patrimoine et culture en Lorraine: ouvrage collectif, François-Yves Le Moigne, Editions Serpenoise, 1980, p.237.
  112. Lorraine d'hier, Lorraine d'aujourd'hui, Guy Cabourdin, Claude Gérard, Presses Universitaires de Nancy, 1987, p.73.
  113. Mémoires, Société d'archéologie lorraine 1863, p.432 et 433.
  114. Mémoires, Société d'archéologie lorraine, Société d'archéologie lorraine, 1863, p.122.
  115. Les archives de Nancy, ou Documents inédits relatifs à l'histoire de cette ville, Henri Lepage, L. Wiener, 1865, v.2, p.222.
  116. Les archives de Nancy, ou Documents inédits relatifs à l'histoire de cette ville, Henri Lepage, L. Wiener, 1865, v.3, p.316 et Lepage, 1865, t. III, p. 316.
  117. Réunion des sociétés des beaux-arts des départements ... France Ministère de l'instruction publique, 1904, sess.28 (1904), p.596 et Carré de Busseroles, Calendrier de la noblesse de Touraine, 1868, p.279.
  118. Fonds des Pilliers (1511-1823), Répertoire numérique détaillé établi par Yves Kinossian, conservateur du patrimoine (1999).
  119. Société d'archéologie lorraine. Mémoires de la, 1876, p.81.
  120. Réunion des sociétés des beaux-arts des départements ... France Ministère de l'instruction publique, 1899, sess.23 (1899), p.468.
  121. Arch. de M.-et-M., B 6554.
  122. Le Pays lorrain - Page 200, de Société d'archéologie lorraine et du Musée historique lorrain.
  123. Le Pays lorrain, Société d'archéologie lorraine et du Musée historique lorrain, 1998, v.79 1998, p.103.
  124. Les archives de Nancy, ou Documents inédits relatifs à l'histoire de cette ville, Henri Lepage, L. Wiener, 1865, v.3, p.252.
  125. Le Pays lorrain, Société d'archéologie lorraine et du Musée historique lorrain, 1984, v.65-66 1984-1985, pp.198 à 200.
  126. Les archives de Nancy, ou Documents inédits relatifs à l'histoire de cette ville, Henri Lepage, L. Wiener, 1865, v.3, p.316.
  127. Les archives de Nancy, ou Documents inédits relatifs à l'histoire de cette ville, Henri Lepage, L. Wiener, 1865, v.3, p.316 et Lepage, 1865, t. III, p. 316.
  128. A.D. 57. 3E 8204.
  129. Réunion des sociétés des beaux-arts des départements ..., France Ministère de l'instruction publique, 23e sess. (1899), p.467
  130. Le Pays lorrain, Société d'archéologie lorraine et du Musée historique lorrain, v.83 2002, p.74.
  131. The Splendid Century: French Art: 1600-1715, National Gallery of Art (U.S., National Gallery of Art (U.S.), Toledo Museum of Art, Metropolitan Museum of Art (New York, N.Y.), 1960, p.33.
  132. Les Tassel, peintres langrois du XVIIe siècle: Exposition au Musée des Beaux-Arts, Palais des États de Bourgogne, Dijon, Musée des beaux-arts de Dijon, 1955, p.11.
  133. Le Pays lorrain, Société d'archéologie lorraine et du Musée historique lorrain, 1984, v.65-66 1984-1985, p.199.
  134. Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter, Firmin Didot fréres, fils et cie, 1866, p.157.
  135. Recherches sur la vie et les ouvrages de Jacques Callot: suite au Peintre-graveur français de M. Robert-Dumesnil, Edouard Meaume, J. Renouard, 1860, v.2, p.431.
  136. Partis paraît-il à Florence, mais où ?
  137. Abecedario de P. J. Mariette et autres notes inédites de cet amateur sur les arts et les artistes: et autres notes inédites de cet amateur sur les arts et les artistes. Ouvrage publié d'après les manuscrits autographes conservés au cabinet des estampes de la Bibliothèque impériale, et annoté par ..., Pierre Jean Mariette, Philippe de Chennevières, Anatole de Montaiglon, J.-B. Dumoulin, 1856, v.3, p.7.
  138. http://files.shareholder.com/downloads/EBAY/0x0x40301/c82940dc-bf2b-48d3-9faf-840eb5a98b51/EBAY_News_2000_1_18_General.pdf. 17th Century Jean Le Clerc Masterpiece Offered on eBay Great Collections

Interférence d'un bloqueur de publicité détectée !


Wikia est un site gratuit qui compte sur les revenus de la publicité. L'expérience des lecteurs utilisant des bloqueurs de publicité est différente

Wikia n'est pas accessible si vous avez fait d'autres modifications. Supprimez les règles personnalisées de votre bloqueur de publicité, et la page se chargera comme prévu.

Sur le réseau FANDOM

Wiki au hasard