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Jean II Rambaud (1703-1762)

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Officier des Garde-côtes et deux gardes.

Jean II Rambaud est né le 29 avril 1703 à Saint-Chamas et meurt au combat à la fin de la Guerre de sept ans (1756 - 1763), en 1762, selon le dossier IREL de son fils le lieutenant-colonel Benoît de Rambaud[1].


Fils d'un patron de barques, petit-fils d'un patron de barques, Jean Rambaud, est un membre de la famille Rambaud, fort ancienne, mais depuis plus d'un siècle pauvre. Le 24 octobre 1730, à Martigues (paroisse de Ferrières), il épouse Marie Magdeleine Lieutaud (1711 - 1787), fille d’un patron de barque martégal.

Jean Rambaud, négociant avec l'outre-mer de Martigues, est cité, le 18 juin 1738, pour ses activités entre le port de Carthagène et la France[2].

Comme le port de Martigues connait un grand déclin économique, il va résider à Marseille, vers 1738, à deux pas du port. Jean Rambaud est fait capitaine de la Capitainerie des Garde-côtes de Marseille, le 28 août 1740[3].

Jean II Rambaud (1703-1762) devient un membre de la bourgeoisie de Marseille, ce qui nécessite une maison d’une valeur d’au moins 10.000 livres et des amis bien placés[4]. Être bourgeois de Marseille donne des privilèges comparables à ceux de la noblesse au niveau de l’impôt.

Rambaud est patron de vaisseaux marchands, négociant avec l'outre-mer[5], armateur à Marseille et Capitaine des Garde-côtes .

Jean Rambaud affirme avec beaucoup d'exagération qu'ils pouvaient en débiter jusqu'à 20.000 pièces de soie achetée au Levant. Le ministre refuse pour ne pas gêner le commerce des dorures et autres étoffes de Lyon[6].

Le capitaine est en mer le 13 octobre 1750, jour de baptême de son fils Benoît de Rambaud. Son fils aîné, Jean Michel Rambaud (1738-1792), est nommé officier dès qu'il rejoint le régiment des milices de Marseille. Georges Pléville Le Pelley, futur Ministre, devient son gendre et Gouverneur du port de Marseille.

Toute les hommes de la famille Rambaud combattent durant la Guerre de sept ans (1756-1763). Les gardes-côtes sont assemblés pendant la Guerre de sept ans (1756 - 1763).

Jean meurt en 1762. Comme la veuve de Benoît de Rambaud, Agathe Rosalie Mottet, hérite de 10.000 francs de rentes (= 200.000 francs de capital) et que Benoît a plusieurs frères et sœurs on peut dire que Jean II Rambaud (1703 - 1762) a été un négociant asses important de Marseille.

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Frégate s'échouant à côté de Marseille.

BIOGRAPHIE Modifier

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Le Petit Mazeau (O), l'église des Accoules (E), Palais de la Cour du Lieutanat (B), Maison Commune de la Ville (A).

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L'ancienne place Villeneuve à Marseille.

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Blason des Rambaud à Marseille.

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Vue générale de la Bataille de Minorque du 20 mai 1756, peu après le débarquement français sur Minorque.

Fils de Jacques Rambaud patron de barques et de Catherine Chapus, fille d'un capitaine d'un patron de barques, Jean II Rambaud est d'abord marin à Saint-Chamas. Puis, le 24 octobre 1730, à Martigues (paroisse de Ferrières), il épouse Marie Magdeleine Lieutaud (1711-1787), fille d’un patron de barque martégal, avec qui il a été élevé quand son père, veuf, s'est remariée avec la mère de sa femme, elle-aussi veuve. Jean Rambaud, négociant avec l'outre-mer de Martigues, est cité, le 18 juin 1738, pour ses activités entre le port de Carthagène et la France[7].

Rambaud, dont la belle écriture démontre qu'il est instruit, est écrivain de barque, à la naissance de sa fille, le 23 septembre 1731, à Martigues (paroisse de Ferrières)[8].

Comme le port de Martigues connait un grand déclin économique, il va résider à Marseille, près de Notre-Dame des Accoules, vers 1737/1738, à deux pas du port. Jean Rambaud accomplit au moins deux campagnes réglementaires sur les vaisseaux du roi. Puis, une commission à Versailles le fait capitaine de la Capitainerie des Garde-côtes de Marseille, le 28 août 1740[9].

Jean II Rambaud (1703-1762) devient un membre de la bourgeoisie de Marseille, ce qui nécessite une maison d’une valeur d’au moins 10.000 livres et des amis bien placés[10]. Cette maison est rue Près le Petit Mazeau, à Marseille, derrière l’hôtel de ville. Être bourgeois de Marseille donne des privilèges comparables à ceux de la noblesse au niveau de l’impôt.

La rue Près le Petit Mazeau, à Marseille, est derrière l’hôtel de ville. En 1943, ce quartier sera rasé par les nazis en tant que zone malsaine, mais en 1750 on trouve encore de nombreux hôtels particuliers et de riches bourgeois et nobles dans ce quartier du Vieux-Port. Joseph Vitalis, procureur du roi à la police et Jean-Baptiste de Pastoret, conseiller du roi en l'Amirauté, conseiller de ville, procureur du roi au Tribunal de police, lieutenant général de l'amirauté de Provence habitent dans cette petite rue du Petit-Mazeau[11]. Claude Emmanuel Joseph Pierre, marquis de Pastoret (1755-1840) y naît cinq années après Benoît. On y trouve aussi le fabriquant de Cartes à jouer et tarots de Marseille[12]. Mazeau est un mot francisé pris du provençal : Mazeou, en latin Macellum, halle ou marché. Et on a effectivement la place du même nom, avec les marchés de viandes.

Rambaud est patron/maître/capitaine de vaisseaux marchands, négociant avec l'outre-mer[13], et armateur à Marseille.

Jean II fait de meilleures affaires que son parent, un autre Jean Rambaud, négociant de Marseille, obligé de passer un concordat avec ses créanciers le 7 décembre 1717[14]

Est-il parent de Pierre Rambaud, de San-Remo, établi à Marseille, auquel un Ordre du roi fait défense de commander à aucun navire, le 28 septembre 1734[15] ? C'est possible car nous retrouvons ces Rambaud ligures armateurs du capitaine corsaire Georges Pléville Le Pelley, gendre de Jean II Rambaud (1703-1762).

Nous avons aussi à la même époque Ange Rambaud (1733 - 1807) qui est l'un des piliers du négoce marseillais. Il est membre d’une loge constituée, en 1767, par Saint-Jean d’Ecosse de Marseille, en terre ottomane, Saint-Jean d’Ecosse à Constantinople. Les liens des Rambaud et de Pléville sont nombreux avant 1789.

Jean Rambaud affirme avec beaucoup d'exagération qu'ils pouvaient en débiter jusqu'à 20.000 pièces de soie achetée au Levant. Le ministre refuse pour ne pas gêner le commerce des dorures et autres étoffes de Lyon[16].

Jean II Rambaud (1703-1762) porte : D'azur à un lion d'or lampassé de gueules rampant contre un rocher d'argent et regardant un soleil d'or mouvant de l'angle dextre du chef, figure sur l'Armorial de la ville de Marseille : recueil officiel dressé par les ordres de Louis XIV, et chez d'Hozier[17]. Il est un membre de la famille Rambaud, fort ancienne.

Le capitaine est en mer le 13 octobre 1750, jour de baptême de son fils Benoît de Rambaud. Son fils aîné,Jean Michel Rambaud (1738-1792), est nommé officier dès qu'il rejoint le régiment des milices de Marseille. Georges Pléville Le Pelley devient son gendre et gouverneur du port de Marseille. Il bénéficie des relations sur le port de Jean II Rambaud (1703-1762).

Toute les hommes de la famille Rambaud et le capitaine de vaisseaux Georges Pléville Le Pelley combattent durant la Guerre de sept ans (1756-1763). Jean II Rambaud périt au combat à la fin de la Guerre de sept ans (1756-1763), en 1762.

Jean II Rambaud (1703-1762) hérite de deux barques. Officier du roi, il va devenir un riche armateur et négociant avec l'outre-mer. Ces derniers, comme les capitaines de navires marchands, ne dérogent pas. Benoît hérite en 1762 et en 1787 de ses parents. Comme sa veuve, Agathe Rosalie Mottet, a 10.000 francs de rentes qui lui viennent de ses beaux-parents, on peut estimer cet héritage à 200.000 francs. Comme Benoît a plusieurs frères et sœurs ce n'est là qu'une partie de la fortune de Jean II Rambaud (1703-1762).

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Les Rambaud habitent rue Près du Petit Mazeau (entre l'ancien palais de justice et l'hôtel de ville).

MARIAGE ET DESCENDANCE Modifier

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Son mariage Modifier

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Jean épouse Marie Magdeleine Lieutaud, fille de François Lieutaud, un capitaine de barques et Catherine Arnaud, le 24 octobre 1730 à Martigues (paroisse de Ferrières). Marie est née en 1711 à Martigues (paroisse de Ferrières). Elle ne se rend pas au mariage de son fils, Benoît de Rambaud avec Agathe Rosalie Mottet à Versailles et elle décède le 28 avril 1787 à Marseille, rue de Grignan, paroisse Saint-Férréol. La rue de Grignan, où elle habite, est située dans les nouveaux quartiers de Marseille. Les négociants s'y font construire des hôtels particuliers. Raoul Busquet, dans son Histoire de Marseille, est émerveillé rue Grignan par des rampes de balcon de fer forgé, de style Louis XVI, avec trépieds, flammes, draperies, et glands de cordelières d’une souplesse et d’un effet décoratif admirables…

En 1660, Louis XIV remplace les consuls de Marseille par des échevins. Nous avons un Pierre Rambaud, rue Grignan, qui figure dans l'Armorial des échevins de Marseille: de 1660 à 1790échevin de Marseille[18]. En 1718, échevin, Pierre Rambaud, accompagné de deux capitaines de quartier, va assister au cantat, c’est-à—dire au service funèbre qui se fait annuellement, dans l’église de l’0bservance, pour le repos de l’âme de Pierre de Libertat, qui a tué Casaulx, le chef des ligueurs de Marseille[19]. Ce Pierre est certainement le descendant de Pierre Rambaud, donc un cousin lointain.

Sa descendance Modifier

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Georges de Pléville, capitaine de vaisseau du roy.

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Agathe de Rambaud, née Mottet.

Jean II Rambaud (1703-1762) et Magdeleine Lieutaud sont les parents de :


  • Catherine Rambaud, marraine de son neveu Joseph Pascal Pléville le Pelley, le 30 mars 1766, mariée à François Pache. Nous avons un Marc Pache, fermier de l'entrée des huiles étrangères, en cette ville en 1735.


  • Marie Ursule Rambaud est née le 21 octobre 1735, à Martigues (paroisse de Ferrières). L'affaire de Corse rondement menée, Pléville épouse Marie Rambaud… et décide de s'installer à Marseille. Pléville écrit dans ses mémoires :
Dans l'automne de 1755, j'épousais à Marseille Demoiselle Marie Ursule Reimbaud, fille d'un capitaine comme moi. J'en eu un fils et deux filles.

En réalité, on retrouve ce mariage daté du 17 octobre 1757, dans les registres paroissiaux de la paroisse Notre Dame des Accoules, à Marseille. Georges Pléville Le Pelley va être Gouverneur du port de Marseille, Amiral, Ministre de la Marine et des Colonies du 15 juillet 1797 au 27 avril 1798, Sénateur, Officier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis et de l'Ordre de Cincinnatus. Il va être l'un des premiers Grands officiers de la Légion d'honneur.


  • Jean Michel Rambaud (1738-1792) est nommé sous-lieutenant à 18 ans dans le régiment des milices de Marseille, il finira capitaine de la Garde nationale et élu à Saint-Domingue et tué pendant la Révolution haïtienne.


  • Benoît de Rambaud, sans être avant cela aide-commissaire de la Marine et aide-ingénieur[20], est Aide de port, à l'âge de 14 ans[21]. Benoît, ingénieur de la Marrine, est fait lieutenant colonel et chevalier de l'ordre de Saint-Louis. Il est le mari

de Agathe Rosalie Mottet, berceuse du futur Louis XVII, qui a été une véritable mère pour lui, écrit Alain Decaux.


  • Le Sieur Joseph Antoine Rambaud est né en 1744 à Marseille. Il est décédé le 24 novembre 1777 à Marseille, Les allées de Meilhan. Il est enterré Cimetière Saint-Martin. C'est un capitaine de vaisseaux marchands. Il est le parrain de son neveu Joseph Pascal Pléville Le Pelley, le 30 mars 1766.


Il est possible que lors de l'armement de la Pintade, en 1777, le Rambaud associé d'Arbaud soit la même personne[22]. Arbaud et Rambaud, négociants à Marseille, armateurs pour l'Isle de France en 1779... idem pour les mouvements dans les années 1780 et Grenier frères, Arbaud et Rambaud[23].

Références Modifier

  1. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787), Cote de référence FR ANOM COL E 345, Référence Internet ark:/61561/up424mglfhnf
  2. P 415 V, Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790: Bouches-du-Rhône. Archives civiles. Série B. Librairie administratives de P. Dupont, 1932.
  3. f° 599, Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790: Bouches-du-Rhône. Archives civiles. Série B. Librairie administratives de P. Dupont, 1932.
  4. Guy de Rambaud, Pour l’amour du Dauphin, Anovi 2005.
  5. La Provence au XVIIIe siècle: La vie économique, Paul Masson, Librairie Hachette & cie., 1936, v. 3. p.154.
  6. Histoire du commerce français dans le Levant au xviiie siècle, Paul Masson, 1911, p.494.
  7. P 415 V, Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790: Bouches-du-Rhône. Archives civiles. Série B. Librairie administratives de P. Dupont, 1932.
  8. Date de naissance : source Provence Généalogie.
  9. f° 599, Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790: Bouches-du-Rhône. Archives civiles. Série B. Librairie administratives de P. Dupont, 1932.
  10. Guy de Rambaud, Pour l’amour du Dauphin, Anovi 2005.
  11. Répertoire des travaux de la Société de Statistique de Marseille, Volume 34, 1872.
  12. Cartes à jouer et tarots de Marseille : la donation Camoin, Musée du Vieux-Marseille, Alors Hors Du Temps, 2004.
  13. La Provence au XVIIIe siècle: La vie économique, Paul Masson, Librairie Hachette & cie., 1936, v. 3. p.154.
  14. AD 13, f° 57.
  15. AD 13, f° 159 v°.
  16. Histoire du commerce français dans le Levant au xviiie siècle, Paul Masson, 1911, p.494.
  17. D'Hozier Provence I p. 652 (texte) Provence 2 p.1246 armorié.
  18. Armorial des échevins de Marseille: de 1660 à 1790, Octave Teissier, Société anonyme de l'imprimerie marseillaise, 1883, p.88.
  19. Fêtes patronales et usages des Corporations et Associations qui existaient à Marseille avant 1789; leurs armoiries. ... Avec 27 planches représentant les blasons ..., Marcel de REGIS DE LA COLOMBIÈRE, Joseph François LAUGIER, Aubry, Boej, 1863. p.33.
  20. Histoire maritime de France depuis la guerre de Nimègue jusqu'à nos jours, Léon Guérin, v. 2, p.124.
  21. Dossier militaire d’André de Rambaud, C.A.O.M. Aix-en-Provence.
  22. Négociants marseillais au XVIIIe siècle, contribution à l'étude des économies maritimes - Page 937.
  23. Cargaisons indiennes Solier et Cie, 1781-1793 - Page 91, de Louis Dermigny - 1960.

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