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brouillon


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Signature de Jean-Baptiste Coeffet.

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L'ophimonocleide est breveté par Jean-Baptiste Coeffet de Chaumont-en-Vexin, le 2 mai 1828.

Jean-Baptiste Coeffet est né le 11 mai 1784 à Jouy-sous-Thelle, petite commune de l'Oise, proche de Chaumont-en-Vexin. Il est décédé le 14 septembre 1863, à Ressons-sur-Matz.


Atypique, puisque menuisier, facteur d'orgues, mécanicien, facteur d'instruments, inventeur de l'ophimonocléide - Gisors - 1838, du serpent contrebasse - 1839, de l'emboliclave - 1844. Il est Facteur d'aérophones (cuivres)[1].

Jean-Baptiste Coeffet est aussi limonadier en province. Il cherche des solutions au niveau des cuivres qui ne trouvent pas le succès[2].

SES PARENTS Modifier

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Seigneurie Trou-Jumel en 1705 à Lalandelle.

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Un de ses cousins est officier, chevalier de la Légion d'honneur et Maire de Lalandelle.

Les Coëffet se disent d'origines bretonnes, certainement car leur patronyme veut dire coiffé en breton. Mais le trémas ne figure dans les registres paroissiaux de Lalandelle, au niveau des actes concernant les premiers Coeffet-Coeffe. Mais les accents sont rarement employés et en breton ils écrivent coeffet. Ils descendent peut-être des serviteurs de nobles ou d’ecclésiastiques les ayant suivis dans le Pays de Bray.

Lalandelle est au XVIIe siècle un village de Picardie pauvre. Les premiers habitants connus de La Landelle ont une vie précaire dans une région souvent dévastée par les guerres. Les terres sont pauvres et ils doivent aller faire paître le bétail dans la forêt de Thelle. Les Coeffet sont Gardes des bois de Mr le duc de Longueville, marchands de bois ou menuisiers.

Certains Coeffet dès cette époque s'échappent de leur triste condition. Sa cousine, Marie Madeleine Coeffet (1758 - 1830) épouse Joseph Louis de Certeuil (1738 - 1798), descendant d'une vieille famille noble, les Verteuil. Il est Chevalier, propriétaire et député en 1789. Elle est la fille d'un domestique devenu receveur de la seigneurie.

Le père de Jean Baptiste, Jean Coeffet (1744 - 1833) est menuisier à Lalandelle. Sa mère, Marie Françoise Lemaire (1757 - 1823) est de Jouy-sous-Thelle.

BIOGRAPHIE Modifier

C'est sans doute chez son père que Jean-Baptiste apprend la menuiserie. On le retrouve simple menuisier de 1813 à 1826 à Chaumont-en-Vexin[3].

L'ophimonocléide de Jean-Baptiste Coeffet (1828) Modifier

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Ophimonocléide sans pompe d'ajustement signé Coeffet.

Coeffet patente l'ophomonicléide le 2 mai 1828. II n'en subsiste que quelques spécimens [4].


Un instrument, avec sa clé ouverte, qui résolvait un problème d'intonation de toutes les cornes et serpents de basse[5].


Tous les autres types de serpents et de cornes de basse sont maudits avec certains doigts identiques. Serpent dans le doigt C ces emplacements, leurs premier, deuxième et quatre notes harmoniques, avec tous les doigts fermés. Malheureusement, les trois demi-tons inférieurs accompagnés - B naturals - sont dopés de la même manière que le C, puis doivent être lèvres jusqu'à B naturel par le joueur. Ainsi, tous les sépentistes trouvent l'intonation des B naturels compromis dans la première et la deuxième octaves. L'ophimoncliede a été conçue de telle sorte que sa seule touche ouverte (contrairement à toutes les autres cornes de basse dont les clés sont fermées) se trouve près de la cloche au bout de la colonne d'air. En fermant cette clé, la colonne d'air est prolongée, et ces notes généralement compromises, les B naturels, deviennent pleines, dynamiques et centrées bien en harmonie[6].

L'ophimonocleide, introduit en 1828 par Jean-Baptiste Coeffet, présente les caractéristiques traditionnelles d'une corne basse; Cependant, le design a offert deux caractéristiques qui abordaient les faiblesses traditionnelles des serpents verticaux: une touche bien placée, ouverte (fournissant l'homonyme de l'instrument) et la diaphonie de syntonisation la plus dramatique et prononcée permettant la plus grande variation de hauteur Tout serpent droit[7].


Remarque: de nombreuses images et affichages de musée de l'ophimonclide représentent le bocal dans une position non jouable. Cette position est la configuration correcte[8].

Une désignation importante parmi tous les serpents verticaux est la configuration des trous de doigts pour l'allongement de la colonne d'air. En utilisant le dessin en ligne 1824 de Mendelssohn de la corne anglaise (envoyé dans une lettre à sa soeur, Fanny), des trous de doigts ont été mis en ordre sur la colonne d'air pour afficher leur positionnement pour l'ophimonocleide[9].

Une telle conception de trou d'air crée une série de doigts croisés (avec la 5ème enfonçage) qui modifie l'allongement standard de la colonne d'air. Certains instruments incluent une entrée partagée dans l'aircolum pour la 4ème enfonçage[10].

De toute évidence, l'ophimonocleide est un instrument expérimental qui a abordé de nombreux problèmes perpétuels des cornes de basse[11].


Le serpent, instrument de musique de la famille des cuivres est connu pour accompagner les chœurs dont il renforçait les basses lors des offices religieux. A coté de cette fonction dans la musique religieuse, il était également utilisé, dès la fin du XVIIIe siècle dans les musiques militaires. Sa forme inappropriée pour les défilés évolua au grès des inventions de multiples facteurs, jusqu'à l'invention de l'ophicléide par HALARY qui le fit breveté en 1821. L'ophimonocléide de Jean Baptiste COEFFET, compromis entre le serpent et l'ophicléide, rencontra un certain succès, mais c'est surtout le facteur qui est intéressant[12].

C'est seulement lors du dépôt du brevet de son ophimonoclèide, le 2 mai 1828 qu'il se dit facteur d'instruments. Il a du travailler pour un facteur d'orgues, ou travailler comme facteur d'orgues, puisqu'à à sa mort en 1863, il est dit "ancien facteur d'orgues". C'est sans doute dans cette activité qu'il découvre les problèmes de justesse du serpent et imagine son nouvel instrument qui existera sous deux formes comme le montre les photos ci-dessous : " Avec ou sans pompe". La pompe permettant d'ajuster l'instrument[13].

L'extrait du Brevet de cinq ans du 2 mai 1828 nous dit que :

...par ce moyen il se trouve au diapason de l'opéra et en le tirant d'environ deux pouces, il se trouve au diapason de la cathédrale, qui est environ 3/4 de ton plus bas et qui est le ton d'un serpent ordinaire, par ce moyen on évite les transpositions sans nuire à sa justesse[14].

Comme l'indique son nom, l'ophimonocléide possède "....une seule clé qui suffit pour faire tous les dièses et les bémols, que l'on ne peut faire par le doigté ordinaire et c'est en fermant cette clef qu'elle produit son effet....Mon instrument se joue la clef ouverte, on ne la ferme que pour faire les ut et sol dièses de toutes les octaves, et le mi bémol et le fa naturel de la quatrième octave ; ils se font bien justes : on la ferme aussi pour faire le si de la troisième octave qui est parfaitement bon et que l'on ne peut faire que bien difficilement dans tous les autres serpents ; on fait aussi avec la clef le fa naturel de la même octave". (extrait du brevet 1828) Jean Baptiste COEFFET obtiendra plusieurs brevets, en 1844 pour un serpent contrebasse et en 1845 pour un " piston-clef applicable à tous les instruments de musique à pistons, qu'il nomme emboliclave"[15].


Durant ces années, il était installé à Chaumont en Vexin et son fils Jules Modeste COEFFET né le 30 avril 1816, travaillait avec lui. Son épouse Jeanne Modeste GALLERAND était directrice des postes[16].


Jules Modeste COEFFET fils épousa le 25 mai 1842 à Gisors (27) Hyacinthe Euphémie BILLIARD (1821-1859) et s'installa l'année suivante, comme facteur d'instruments à Gisors au n° 61 rue de Cappeville.

Le serpent de Jean-Baptiste Coeffet (vers 1830) Modifier

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Musée de la musique : serpent de Jean-Baptiste Coeffet.

Numéro d'inventaire :E.2204 Jean-Baptiste Coeffet Chaumont-en-vexin, Vers 1830


Le serpent doit son nom à la forme sinueuse donnée au tube sonore qui le constitue et qui permet d’en raccourcir la longueur et d’en faciliter le jeu. C’est un instrument à vent de la famille des cuivres[17].

Description Ce modèle est proche des serpents d’église représentés sur les gravures du XVIIIe siècle. Il est constitué d’un tube en bois de noyer recouvert de cuir et d’un bocal en laiton dans lequel vient s’emboîter une embouchure. Le musicien souffle dans l’embouchure qui met en vibration le corps sonore, percé ici de 6 trous de jeu. Au XIXe siècle, des trous supplémentaires actionnés par des clefs sont ajoutés dans le but de faciliter l’intonation[18].

Attesté dès la fin du XVIe siècle et essentiellement utilisé pour soutenir le chant à l’église, le serpent est introduit dans les orchestres militaires vers le milieu du XVIIIe siècle. En France, cette utilisation est particulièrement vivace pendant la Révolution et deux classes de serpent sont ouvertes dès la fondation du conservatoire en 1795. Le serpent sera progressivement remplacé dans les musiques militaires par l’ophicléide, lui-même supplanté par le tuba. Il demeurera en usage à l’église jusqu’aux premières années du XXe siècle[19].

L'emboliclave (1844) Modifier

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L'emboliclave n'est pas un instrument de torture, mais simplement une espèce de euphonium inventée par JB Coeffet de Chaumont de Vexin en 1844. Mais quelle que soit sa forme ou la taille, l'euphonium tend à induire le respect et la dévotion[20].

La fin de sa vie Modifier

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C'est vers 1844 que J.B Coeffet père quitte Chaumont pour la banlieue parisienne où il s'installe à la Chapelle-Saint-Denis au 18 Grande Rue, où il reste jusqu'à la mort de son épouse, Jeanne Modeste le 27 novembre 1848.

Il habite ensuite avec sa fille, Eléonore Coeffet (1820 - 1872), célibataire, receveuse des postes à Ressous-sur-Martz dans l'Oise. C'est là qu'il décède à 79 ans le 14 septembre 1863.

J.M Coeffet, son fils reste facteur d'instruments de musique à Gisors jusqu'au décès de son épouse le 3 novembre 1859 et de son remariage avec Rosalie Bondet (1827-?), limonadière le 4 février 1863 à Gisors. Dès lors il abandonne la facture pour devenir limonadier.

Mais son petit-fils Jules Edmond Coeffet, né en 1843 travaille aux contributions directes [21].


MARIAGE ET DESCENDANCE Modifier

C'est d'ailleurs dans cette ville qu'il épouse le 25 février 1813 Jeanne Modeste GALLERAND (1783-1848). Ce couple aura 8 enfants dont Jules Modeste COEFFET qui travaillera avec son père et signera ses instruments : " COEFFET Fils".

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

  1. W. Waterhouse : The new Langwill index (1993) B. Kampmann : Evolution en France des basses à embouchure au début du XIXe siècle (in Larigot, n° 11, 1992)
  2. Jean-Baptiste Coeffet...
  3. Jean-Baptiste Coeffet....
  4. Brass Bulletin, Numéros 61 à 64, For holdings inquire in Mu Lib, Éditeur BIM, 1988.
  5. Instruments: l'Ophimonocleide
  6. Instruments: l'Ophimonocleide
  7. Instruments: l'Ophimonocleide
  8. Instruments: l'Ophimonocleide
  9. Instruments: l'Ophimonocleide
  10. Instruments: l'Ophimonocleide
  11. Instruments: l'Ophimonocleide
  12. Jean-Baptiste Coeffet...
  13. Jean-Baptiste Coeffet...
  14. Jean-Baptiste Coeffet...
  15. Jean-Baptiste Coeffet...
  16. Jean-Baptiste Coeffet...
  17. SERPENT - JEAN-BAPTISTE COEFFET
  18. SERPENT - JEAN-BAPTISTE COEFFET
  19. SERPENT - JEAN-BAPTISTE COEFFET
  20. Sounding Brass & the Conductor, Volumes 6 à 7, Novello., 1977. p.148.
  21. Jean-Baptiste Coeffet...

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