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                          Le troisième capitaine Furmeyer




Antoine

Lesdiguières, son cousin, le nomme gouverneur de Gap en 1576, puis en fait un diplomate.

Blason Rambaud de Mongardin

Blason des Rambaud de Montgardin et d'Ancelle : Alias d'azur, au pin d'or, chargé au sommet d'une colombe d'argent.

Blason rambaud de furmeyer

Blason Rambaud de Furmeyer.

Rambaud andré

Extrait de la Production de Gaspard de Rambaud pour la vérification de ses titres de noblesse.

Signature furmeyer

Signature de Jacques de Rambaud.

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Signature de Jacques, Seigneur de Furmeyer, sur ses testaments et d'autres documents, après la mort de son frère Antoine.

Jacques Rambaud de Furmeyer naît vers 1525, au château d’Ancelle, et est mort le 25 juillet 1594 dans son château d'Ancelle.


Jacques est le fils de Guélis II Rambaud et le frère d'Antoine Rambaud de Furmeyer, dit le capitaine Furmeyer[1], un membre de la famille Rambaud.

Dans sa jeunesse, Jacques Rambaud de Furmeyer est pourvu d’un premier canonicat, le 22 avril 1540[2], puis d’un autre à Rome[3][4]. Puis, il est prieur de Saint-Bonnet en mars 1544 (A.D. HA, G. 1609), sacriste de Veynes le 15 nov. 1559 et promu prévôt du Chapitre de Gap le 18 février 1551[5][6][7][8][9][10][11][12].

Du fait d’une alliance entre l'une de ses tantes et le frère du théologien et chef calviniste Guillaume Farel[13][14][15][16] et de l’influence de plusieurs membres du clergé de Gap ou des anciens officiers des Guerres d'Italie il adopte les idées nouvelles[17][18] :

Il rejoint le parti protestant et s'y comporte encore plus vaillamment que son frère, Antoine Rambaud de Furmeyer, dit le capitaine Furmeyer[19].

Le 20 avril 1562 Jacques est déchu de ses fonctions de prévôt pour incapacité, car hérétique[20]. Cet acte de rigueur du chapitre de Gap à l'égard de Jacques Rambaud est probablement la cause immédiate de la prise d'armes imminente des protestants du Gapençais, de la première guerre de religion à Gap, selon Joseph Roman[21]. C’est en effet le 2 mai 1562, c'est-à-dire dix jours plus tard, qu'Antoine Rambaud de Furmeyer, dit le capitaine Furmeyer, celui qui porte par excellence le nom d'Furmeyer, s'empare de Gap.

Dans un premier temps Jacques de Rambaud combat aux côtés de son frère aîné dans ses expéditions militaires et le conseille quand il est nommé, en 1563, commandant des troupes réformées dans le Haut-Dauphiné, gouverneur des Montagnes, commandant à Gap, Embrun et Briançon, lieutenant général de la Reine-Mère[22][23].

Après la mort de ses frères, Jacques est gouverneur de La Bâtie-Neuve, bourgade à côté de Montgardin, au début de la Deuxième guerre de religion (1567 – 1568)[24]. Rambaud est nommé par Jean Flotte, seigneur d'Aurouze, gouverneur en Gapençais, puis gouverneur de Tallard en Gapençais le 26 décembre 1567, où il remplace Daniel Rambaud de La Buissière[25].

Jacques Rambaud de Furmeyer hérite des biens de ses frères en 1569 et de ceux de sa mère en l'année 1571. Il fait construire un temple en 1570, à Ancelle[26].

Ce Rambaud est nommé gouverneur général du Gapençais en 1571 et de Gap en 1576, pendant la cinquième guerre de religion (1574 - 1576), comme le confirme La Chenaye-Desbois[27][28][29][30][31][32].

Jacques est un mestre de camp, l'un des plus braves de son temps[33][34], employé par le parti protestant à d’importantes négociations avec le gouvernement du Dauphiné et la cour[35]. Jacques devient donc diplomate, l'un des commissaires chargé par les réformés de régler avec la reine Catherine de Médicis, les conditions de l'établissement de l’Édit de Poitiers (1577) dans le Dauphiné[36][37].

Jacques est également choisi pour être l'un des députés qui du 12 mai au 17 juin 1581 négocient dans le bourg de Mens avec les commissionnaires du parlement de Grenoble pour tâcher, mais en vain, de rétablir la paix en Dauphiné[38][39].

Enfin, au mois de juillet 1588, il est choisi par son cousin François de Bonne, duc de Lesdiguières pour traiter avec Saint-Jullin, gouverneur du Gapençais pour les catholiques, d'une trêve pour les villes de Gap et de Tallard[40][41][42].

Jacques Rambaud de Furmeyer redevient gouverneur de Tallard en 1585, après que le gouverneur de Provence en est chassé les ligueurs le 23 mai, avec l'aide de Jacques de Faudon. À la fin de sa vie, Jacques Rambaud de Furmeyer gère ses terres et rachète même le domaine de Prabaud. Il fait restaurer le château d’Ancelle.

Marié, le 3 mai 1565, avec une noble catholique, Louise de Moustiers (1545 - 1607), Jacques de Furmeyer, Coseigneur d'Ancelle, de Veynes et Montgardin, très malade, rédige un premier testament le 5 octobre 1580 (ADHA Série G 1592), puis un autre, à la fin de sa vie, le 18 juin 1591 (F. Vallon-Corse). Il nomme Jean de Rambaud de Beaurepaire, son fils naturel, en partie son héritier, mais ses neveux et nièces héritent du reste. Il charge Jean de Rambaud de porter son nom et ses armes[43][44]. Celui-ci est légitimé par le roi Henri IV de France, en 1595[45].

L'acte de sépulture de Jacques Rambaud de Furmeyer figure sur le registre des protestants d'Ancelle[46].

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La ville de Gap.

SA FAMILLE Modifier

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Ses ancêtres Modifier

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Jacques Rambaud de Furmeyer n'est pas originaire de Guyenne, mais d'Arles[47].

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Viguier rendant la justice à Arles.

Une Famille du Lyonnais. Les Rambaud,..., d'Émile Salomon (1910), parle d'un ancêtre des Rambaud légendaire : Rablo l'enragé, compagnon de Charlemagne, combattant les maures en Espagne[48].

Le prénom fréquent de cette famille après ceux usités de lieux ou de terres, est occitan et correspond aux Raimbaud-Rimbaud-Raymbaud du nord de la Gaule. Un nom de baptême, transmis à chaque génération, comme ceux des d'Adhémar, d'Artaud, de Bérenger, Guigues et tant d'autres, est devenu, comme ceux-ci surnom héréditaire d'une famille noble provençale[49].

Émile Salomon nous rattachent aux Rambaud de Guyenne (1320), mais Antoine Rambaud de Furmeyer, dit le capitaine Furmeyer et ses frères et sœurs sont les descendants de Poncius d'Arles, d'après de nombreux documents démontrant la présence des Rambaud dans le Dauphiné et en Provence bien avant 1320.

Les Rambaud de Furmeyer, gouverneurs de Gap, ne sont pas les ancêtres de Jean II Rambaud (1703-1762). C'est une autre branche. Il descend des Ra(y)mbaud d'Aix-en-Provence (1364 - 1564), puis des Rambaud des bords de l’Étang de Berre[50].

Par contre les alliances de Jean II Rambaud (1703-1762) sont exactes (Lieutaud, Pléville Le Pelley, Mottet de Ribécourt, Gaudelet d'Armenonville, Leclerc de Pulligny sont les bonnes[51].

Ses parents Modifier

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Les Rambaud du temps des guerres d'Italie.

Pavie

Siège de Pavie (1524 - 1525).

Son père, Guélis II Rambaud (1491 - 1569), est grièvement blessé au début du siège de Pavie, en décembre 1524[52][53]. Il est lui-même le fils d'André de Rambaud, l’un des écuyers du roi Louis XII (1498 - 1515), en Italie. Sa mère, Anne Matheron de Pennes de Peynier de la Faurie (1500 – 1571) est la fille du seigneur Pierre Matheron des Pennes et de Pétronille de Russan[54]. L’armorial du Dauphiné donne la date de 1516 pour leur mariage[55]. Sa mère a comme grand-oncle Jean de Matheron, chambellan du roi René en 1468, comte palatin en 1474, et Président de la Cour des Comptes, en 1494, mais aussi ambassadeur de France à Florence.

Son oncle aîné, Jean, est tué à la bataille de Cérisoles, et un autre Antoine Rambaud de Furmeyer, dit le capitaine Furmeyer, est grand capitaine, comme l'écrit Jacques Auguste de Thou[56] acquiert beaucoup de réputation[57] pendant les guerres d'Italie. Jacques Rambaud de Furmeyer a huit frères et sœurs qui vont tous être soit capitaines des armées protestantes, soit mariées à des chefs de guerre protestants. Le plus connu est Antoine Rambaud de Furmeyer, dit le capitaine Furmeyer.

Jacques est le cousin du théologien protestant Guillaume Farel et tous ensemble ils vont guider leur cousin, François de Bonne, duc de Lesdiguières, vers le protestantisme et le métier des armes. Lesdiguières va être le dernier des connétables français,

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Furmeyer.

UN ECCLÉSIASTIQUE CONSIDÉRABLE Modifier

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Chanoine (1540 - 1558) Modifier

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Un chanoine (du nom latin médiéval canonicus de même sens, lui-même issu de l'adjectif du latin classique canonicus : relatif à une règle, régulier ; et du grec ancien κανών (kanôn), règle) est un membre du clergé attaché au service d'une église.

Guillaume Farel

Guillaume Farel.

Avant la révolution religieuse de la Renaissance, les Rambaud comptent à chaque génération des membres de l'église catholique. Jacques a plusieurs oncles religieux. Jean, par exemple, est prieur de Saint-Bonnet. Gabriel est chanoine en 1521, puis archidiacre, le 30 mars 1524, comme l'un des frères de Jacques, Gabriel.

Après une courte jeunesse très studieuse, Jacques de Rambaud étant un cadet, est pourvu d'un canonicat, le 22 avril 1540[58].

Son père, Guélis II Rambaud (1491 - 1569) ne professe pas la religion catholique avec un zèle ardent, comme il est parfois à tort. Comme les biens de Jean Farel, frère du théologien réformé, Guillaume Farel, condamné pour crime d'hérésie, en 1541[59], sont saisis et vendus. Guélis II Rambaud, seigneur de Montgardin et Furmeyer les rachête. Ce seigneur est un parent rapproché des Farel et ses neuf enfants vont être, peu d'années plus tard, les chefs des réformés du Gapençais. Il est donc infiniment probable que cet achat n'est pas sérieux. Sans doute, le seigneur de Montgardin est un prête-nom chargé de conserver intacts les biens des expatriés. En 1547, à la suite d'un nouvel arrêt du parlement, il les leur rend tous sans difficulté[60]. Cet arrêt du Parlement de 1547 existe, mais il ne le force à restituer ces biens à leurs anciens maîtres[61].

En 1542, on a le mariage de Jean Farel avec Jeanne de Montorcier, fille de Guillaume de Montorcier et de Marguerite Rambaud, fille d'André de Rambaud, tante de Jacques. Jean Farel va plus tard occuper des fonctions assez importantes dans l'Etat de Berne. Il sait probablement prendre bientôt une grande influence sur sa famille d'adoption, sur ses alliés et sur ses amis, et il sait l'employer habilement à répandre le protestantisme autour de lui. Il voie familièrement à Gap, chez son beau-père, les trois frères Rambaud : Daniel, Jacques et Antoine (tous trois neveux de sa mère), Gaspard de la Villette, seigneur de Veynes, Simon de Montauban, seigneur du Villar, Balthazar de Jouven, seigneur du Mas, neveux de sa femme par alliance, Jean, Albert et Pierre Martin de Champoléon, beaux-frères du précédent...[62].

Jacques de Rambaud étant un cadet est sous-diacre, puis chanoine le 18 septembre 1547. Il est cité à nouveau comme chanoine le 20 novembre 1555, le 2 décembre 1557, le 20 février et le 29 novembre 1558[63]. Il est également cité comme sacristain à Veynes en 1559.

Jacques Rambaud est aussi récompensé pour sa foi et sa parfaite connaissance des textes sacrés par un canonicat à Rome, dont il est mis en possession le 22 avril 1549[64].

Certes, le 28 mars 1553, un monitoire est lancé par l'évêque de Gap, Gabriel de Clermont, contre les hérétiques. Mais Jacques est, comme un certain nombre de membres de l’église, très hésitant à rompre avec Rome et abandonner ses privilèges.

Un Prévôt du chapitre tenté par la réforme (1561 - 1562) Modifier

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Prébende de Montalquier.

Jacques de Rambaud est nommé prévôt du chapitre de Saint-Arnoul, en 1591, et le reste jusqu'en 1562[65]. Il succède à un vieillard vénérable, Antoine de Rousset, d'une vieille famille du Gapençais alliée aux Rambaud, probablement issue des comtes de Forcalquier, et dont on retrouve des membres dès l'an 1060. Jacques Rambaud, est élu à sa place[66].

Jacques de Rambaud est prévôt du chapitre de Gap officiellement le 18 février 1561 et est cité le 27 mars 1561[67][68][69][70][71][72][73][74][75][76].

Jacques obtient l'une des deux prébendes de Montalquier, situées sur le territoire même de Gap[77].

LA PREMIÈRE GUERRE DE RELIGION (1562 - 1563) Modifier

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Son apostasie se passe le 22 avril 1562. Or, à cette époque, les réformés, indignés par la nouvelle du massacre de Vassy, se soulèvent dans la France entière[78]. Comme Jacques de Rambaud est en famille avec la plupart des anciens officiers des Guerres d'Italie du Gapençais son éviction de l'Eglise va y mettre le feu aux poudres.

Jacques, prévôt, est chassé de l'Eglise (20 avril 1562) Modifier

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La main d’Arnoul reste tout au long du Moyen Âge l’insigne épiscopal, ainsi ce sceau apposé le 12 mai 1309 par Geoffroi de Launcel, par la grâce de Dieu évêque de Gap († DEI GRAtia EPiscoPI VAPINCENSIS). Archives départementales des Hautes-Alpes, G 1202[79].

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Les chanoines vivent dans le quartier de la cathédrale[80]. Le 22 avril 1562, dans une réunion extraordinaire, Jacques Rambaud est déclaré déchu de ses qualités de prévôt et de chanoine, dépouillé de ses bénéfices et de la prébende de Montalquier.

Chorier prétend qu'en l'année 1559 Gabriel de Clermont-Tallart (1500 - 1572) est dépossédé de son siège pour avoir donné dans les erreurs de Calvin. Il a pour successeur Etienne d'Estienne, lequel est reconnu dans sa ville épiscopale. Juvenis soutient le contraire. Mais ce qui prouve que l'évêque apostat occupe encore le siège de ce diocèse en 1561, c'est une transaction intervenue cette même année entre les consuls, manans et habitans de Gap, d'une part, et le révérend père en Dieu messire Gabriel de Clermont, évêque et seigneur temporel du dit Gap...[81].

L'évêque de Gap, Gabriel de Clermont, n'est pas le seul ecclésiastique considérable qui embrasse à Gap les nouvelles doctrines. Une conversion dont les conséquences sont bien autrement graves est celle de Jacques de Rambaud, prévôt du chapitre de Saint-Arnoul[82]. Son cousin, le théologien, Guillaume Farel convertit presque toute la noblesse de la contrée[83].

Du fait d’une alliance entre la fille de sa tante et le frère de Guillaume Farel, celui-ci est en effet son cousin[84][85][86][87] et de l’influence de plusieurs membres du clergé de Gap, dont l’évêque de Gap, Gabriel de Clermont (1526 - 1571), qui adoptent les idées nouvelles, dès le 15 novembre 1561 Jacques Rambaud apostasie et embrasse le protestantisme[88].

Le Chapitre ne peut admettre que l'un de ses principaux dignitaires soit un hérétique. Par une mention du registre des assemblées capitulaires de Mutonis, notaire épiscopal, nous apprenons que le 20 avril 1562, les ecclésiastiques le chassent pour incapacité et hérésie[89]. A sa place les chanoines élisent comme prévôt, l’ancien prévôt, Barthélemy Martin. Donc ils sévissent avec énergie contre le prévôt qui ressort de leur juridiction, contrairement à l'évêque[90].

Le 22 avril, dans une réunion extraordinaire, Jacques Rambaud est déclaré déchu de ses qualités de prévôt et de chanoine, dépouillé de ses bénéfices et de la prébende de Montalquier. Jacques est même probablement menacé d'un procès criminel, car il quitte la ville plein de colère et va se réfugier près de son frère Antoine Rambaud de Furmeyer, dit le capitaine Furmeyer[91].

Les causes des guerres de religion dans le Haut-Dauphiné (avril 1562) Modifier

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Guillaume Farel défendant un gentilhomme protestant agressé par un moine fanatique.

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Le massacre de Wassy, par le duc de Guise.

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Zones en violet contrôlées par la noblesse huguenote. Zones en violet clair contestée entre nobles huguenots et catholiques. Zones en gris contrôlées par la noblesse luthérienne.

Les anciens officiers de la Légion du Dauphiné sont tous plus ou moins cousins avec Guillaume Farel et les frères Rambaud. Le théologien, né à Gap, est doté d'un tempérament ardent et d'un grand talent oratoire. Quand il revient en 1561 dans sa petite patrie, après avoir été répandre les idées nouvelles à Genève et à Neuchâtel, une propagande occulte ne peut suffire à son esprit dominateur et exalté par de nombreux succès en Suisse. Il convertit à la réforme presque toute la noblesse de la contrée et couronne son oeuvre en recevant l'apostasie de Gabriel de Clermont, évêque de Gap et de Jacques Rambaud de Furmeyer, prévôt du chapitre, et d’Antoine.

Jusqu'en 1561 le Haut-Dauphiné jouit du calme le plus complet. Joseph Roman écrit :

Deux hommes d'énergie Guillaume Farel et Antoine Rambaud, capitaine Furmeyer, allumèrent l'incendie qui dura quarante ans. Plusieurs membres du clergé de Gap ayant adopté les idées nouvelles sont exclus de l’Eglise, parmi eux, Jacques de Rambaud... Cet acte de rigueur du chapitre de Gap à l'égard de Jacques de Rambaud est probablement la cause immédiate de la prise d'armes des protestants du Gapençais. Jacques se retire auprès de son frère Antoine et fait passer dans son cœur la colère qui déborde dans le sien. Or, Antoine est depuis quelque temps le chef secret des réformés dans les Alpes.

Jacques fait passer dans le cœur de son frère la colère qui est dans le sien[92].

Il rejoint le parti protestant et s'y comporte encore plus vaillamment que son frère le capitaine Furmeyer[93].

L'injure faite à Jacques de Rambaud par le Chapitre de Gap est la cause immédiate de la prise d'armes des protestants du Gapençais[94].

Pendaison du Lieutenant général du Dauphiné (27 avril 1562) Modifier

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Le gouverneur La Motte-Grondin, coupable de nombreux crimes, est pendu en 1562.

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En 1562, la cathédrale Saint Apollinaire de Valence est incendiée par les protestants.

Chez le marquis Charles du Puy-Montbrun, une cinquantaine de personnes se réunissent et préparent des dizaines d'attaques des catholiques. François de Bonne, duc de Lesdiguières dit au Baron des Adrets :

Vous avez sous vos yeux l'élite de la noblesse des montagnes, les représentants de tout un peuple. Ces deux hommes en habit gris, qui causent avec M. de Montbrun, sont les deux frères Rambaud de Furmeyer, les chefs des religionnaires de Gap, où leur famille a commandé de tous temps...[95].

Le lendemain les cinquante seigneurs partent accomplir leur mission à Romans. Le lieutenant-gouverneur La Motte-Grondin fait exécuter à Romans, le pasteur Duval et le gentilhomme Louis Gay, sans raison sérieuse et massacrer des paysans et leurs femmes sur un marché. Le peuple se soulève, mais l'évêque réussit à les calmer. Le gouverneur, responsable de ces crimes, se croit en sécurité dans son château, mais il se trompe : des Adrets, Furmeyer, Beaumont et Miribel le pendent le 27 avril 1562, puis ils prennent Valence[96].

Marche sur Gap (27 avril/2 mai) Modifier

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Le Baron des Adrets prend Valence, Vienne, Grenoble et Lyon.

Comme Guillaume Farel est emprisonné, Antoine le fait évader par une corbeille qu’il glisse le long des murs de la prison de Gap. Farel s'évade de la citadelle, mais il est bien décidé à revenir à Gap.

Furmeyer, dès le soir du 27 avril 1562, chevauche jusqu’à Saint-Bonnet, dans le Champsaur. Arrivé sur place, il réunit ses partisans. Autour du Champsaur, le Baron des Adrets prend Valence, Vienne, Grenoble et Lyon. A peine la nouvelle des premiers succès éclatants du Baron des Adrets parviennent à Furmeyer. Chef secret des réformés du Çhampsaur et du Trièves, il réunit autour de lui trois ou quatre cents partisans bien armés.

Antoine Rambaud de Furmeyer, dit le capitaine Furmeyer marche sur Gap. A ses côtés, on compte ses deux frères, Jacques, l'ancien prévôt du chapitre, et Daniel Rambaud de La Buissière, les trois frères Albert, Jean et Pierre Martin de Champoléon, les deux Chapans, surnommés les Parisiens, Jean Bontoux, seigneur de la Salette, et François de Bonne, son parent, Gaspard de la Vilette, Simon et Gaspard de Montauban du Villard, Sébastien de Roux, dit le capitaine Bastien, Salomon Arabin, dit le capitaine Roure, Benoît du Serre, seigneur du Rivail, le jeune Benoît de Montorcier et bien d'autres braves hommes d'armes, la plupart originaires du Champsaur, du Gapençais et du Trièves.

La marche de ce petit corps d'armée doit se faire nuit, car, à Gap, les papistes ne doivent pas se douter en aucune manière de ce qui se prépare.

Prise de Gap (2 mai 1562) Modifier

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Tour médiévale à Gap.

C’est en effet le 2 mai 1562, c'est-à-dire six jours après la liquidation du sanguinaire lieutenant-gouverneur La Motte-Grondin, qu'Antoine Rambaud de Furmeyer, celui qui porte par excellence le nom de capitaine Furmeyer, s'empare de Gap. A la tête de ses compagnons d'armes, il fait son entrée dans la ville sans éprouver de résistance, les portes n'en sont même pas fermées[97].

A la première alarme, les consuls et les principaux d'entre les ecclésiastiques se réunissent dans là maison capitulaire et se promettent mutuellement de faire tous leurs efforts pour préserver de la destruction et du pillage les biens de l'Eglise[98].

Cette délibération est consignée dans procès-verbal par le notaire du chapitre ; mais c'est une lettre morte, car rien ne peut détourner les malheurs qui vont fondre sur les biens de l'Eglise à Gap[99].

Le trésor de la cathédrale est pillé Modifier

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Gap est protégée par des murailles et des tours.

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L'église cathédrale gothique (1300 - 1567).

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L'église cathédrale du XIe siècle est remplacée par une église gothique (1300 - 1567), puis pas cette église au XVIIe siècle.

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L'arrière de l'église Saint-André-des-Cordeliers et du couvent. A gauche la cathédrale du XVIIIe siècle.

Les soldats de Furmeyer, guidés par l'ancien prévôt du chapitre, pillent le trésor de la cathédrale. Ils s'emparent d'une statue de la Vierge en vermeil, des reliquaires du bras de Saint-Arnoul et de la Sainte-Epine, en argent, d'un collier superbement travaillé en vermeil, d'un bénitier, d'un custode, de plusieurs calices et vases sacrés, de six mitres, dont une ornée de lames d'argent, de perles fines et de pierres précieuses[100].

Ils prennent également un grand nombre d'autres objets de prix qui sont en partie recouvrés moyennant finances; quelques autres, cachés par les soins des consuls ou mis en gage chez des particuliers, peuvent échapper aux recherches des soldats huguenots[101].

Ceux-ci s'acharnent avec une furie extraordinaire sur les monuments ecclésiastiques : la cathédrale, l'église de Saint-Jean-le-Rond, qui en et voisine, et le palais capitulaire furent démolis. En 1574, on disait encore la messe à. Gap dans une grange, faute d'église, et l'évêque priait à cette époque le roi de France de l'aider à reconstruire sa cathédrale. Les historiens ont tous attribué ces actes de vandalisme à Lesdiguières, qui prit Gap une deuxième fois en 1571 ; les documents les plus authentiques, émanant de l'évêque et du chapitre, contredisent absolument ce récit, font remonter à Furmeyer la responsabilité de ces attentats et en lavent la mémoire du grand connétable[102].

Une terreur extraordinaire paraît à cette époque avoir régné dans Gap, et beaucoup de catholiques prennent la fuite et se réfugient à Embrun. Il en existe une preuve singulière autant que convaincante : du mois de mai au mois de septembre 1562, le notaire Mutonis, qui est le plus achalandé de Gap, ne reçoit aucun acte et doit fermer boutique. Les transactions peuvent reprendre leur cours normal alors seulement que Gap est de nouveau occupé par les catholiques, nous dit Roman[103]. Mais il cite aussi ce Mutonis quand il affirme qu'Henri III est le dernier roi de France. Ce propos montre qu'on a affaire à un ligueur. Les catholiques, dits royalistes, soutiennent Henri IV.

Furmeyer va s’acharner particulièrement contre les biens du Chapitre de Gap, mais la ville n’est pas incendiée, contrairement à certaines légendes[104]. Selon Joseph Roman, ce sont juste les églises Saint-Arnoul et Saint-Jean-le-Rond qui sont détruites pas les hommes de Furmeyer.

Inventaire du bien estant à la trésorerie de l'Esglise Cathedrale de Gap Modifier

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Le trésor de la cathédrale est dispersée à cette époque.

Cet inventaire est revu avec soin en 1561 et on y ajoute, à plusieurs reprises, ainsi que le prouvent les diverses teintes de l'encre, des notes spécifiant les objets respectés, pris ou rendus par les Huguenots, mis en gage chez divers particuliers ou chez les consuls de la ville de Gap. Ces annotations sont ajoutées surtout après la première prise de Gap, le 2 mai 1562, par le capitaine Jacques Rambaud de Furmeyer, alors que les chanoines, l'inventaire à la main, veulent se rendre compte de ce qui a échappé aux soldats de ce capitaine, prévôt apostat du chapitre de Gap[105].

Cadena pour Catena. Rière eulx : ce mot, souvent répété signifie : par devers eux, c'est-à-dire gardé par les Huguenots[106].

On remarque dans le trésor : une Vierge en vermeil, des reliquaires renfermant le bras de Saint-Arnoulx et une sainte épine, un collier en vermeil superbement travaillé, un bénitier, un custode, plusieurs calices et vases sacrés du même métal, six mitres dont l'une enrichie de lames d'argent, de perles et de pierres fines[107].

Les huguenots se partagent les biens ecclésiastiques Modifier

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La messe peut être célébrée dans le Gapençais que seulement dans certaines places fortes pas encore libérées comme la Bâtie-Neuve.

A peine maîtres du Gapençais, les huguenots songent à se partager les biens ecclésiastiques. Ils s'emparent des titres de propriété et des livres terriers contenus la plupart dans une armoire de la cathédrale. Les terres du Chapitre, de l'évêché, des cures et des prieurés sont saisies par les gentilshommes réformés.

Antoine Fulcon-Saint prend possession des seigneuries de Poligny et Villeneuve, appartenant à l’évêque, et de celle de Rabou, appartenant au Chapitre. Il se fait appeler M. de Villeneuve[108].

Biaise Penchinat s'empare du prieuré d'Antonaves, qu'il garde plus de trente ans, prenant le nom de seigneur d'Antonaves. Reymond de Grégoire eut les prieurés de Savournon, d'Oze et du Bersac ; Balthazard Autard de Bragard, ceux d'Urpierre et Trescléoux; les familles de Poligny, de Gouvernet, de Bonne et bien d'autres s'enrichissent des revenus ecclésiastiques[109].

Il ne reste plus dans tout le diocèse de Gap que trois ou quatre églises intactes, et la messe peut être célébrée seulement dans certaines places fortes comme la Bâtie-Neuve, dont les protestants n'ont pu s'emparer[110].

Grâce à une cavalerie nombreuse et bien montée, les réformés tiennent la campagne et parcourent le pays en tous sens, empêchant les bénéficiers de toucher leurs revenus et de célébrer l'office divin[111].

Les catholiques et le roi se partagent les biens des ecclésiastiques Modifier

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Les familles de Flotte et de Moustiers s'emparent de prieurés, dont celui d'Avançon.

Les gentilshommes catholiques, mal payés de leurs services et jaloux de voir les huguenots se faire des rentes avec tant de facilité, s'empressent de les imiter et mettent également, sans scrupule, la main sur les bénéfices qui les avoisinent.

Le catholique Claude de Gruel, seigneur du Saix, Laborel et Villebois. s'empare des prieurés du Saix et de Véras. Les familles de Flotte et de Moustiers en font de même à la Roche, Montmaur, Ventavon, Lazer et Saint-Pierre-d'Argenson[112].

Enfin, le roi de France lui-même vient contribuer à la restitution des biens du clergé en le forçant à aliéner la plus grande partie des biens qui lui restent et à lui en remettre le produit pour l'aider à soutenir la guerre contre ses sujets rebelles. Du reste, en procédant ainsi, le roi suit la politique de ses prédécesseurs qui, considérant, suivant les traditions de la monarchie française, les biens de main-morte comme à leur entière et libre disposition, ne se font pas faute d'user de cette ressource pour se procurer de l'argent dans les moments difficiles[113].

Les affrontements auxquels participent son frère et parfois Jacques Modifier

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prise de Tallard (12 juin 1562).

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Charge de chevau-légers protestants comme les 300 que commandent les frères Rambaud.

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Furmeyer est nommé Gouverneur des Montagnes.

Antoine Rambaud de Furmeyer, dit le capitaine Furmeyer est de tous les affrontements qui ensanglantent le Dauphiné et la Provence, au début des guerres de religion (1562/63) :

  • Pendaison du Lieutenant général du Dauphiné
  • Prise de Gap (2 mai 1562)
  • le siège de Tallard (4 mai 1562),
  • les incendies de la Chartreuse de Durbon (4 juin 1562),
  • la prise de Tallard (12 juin 1562)
  • Furmeyer & Lesdiguieres dans Cisteron assiégé (4 juillet 1562)
  • La bataille de Lagrand (août 1562)
  • Furmeyer dans le Vivarais (24 septembre 1562)
  • la bataille pour Beaurepaire (27 octobre 1562)
  • la marche sur Grenoble (10/15 novembre)
  • Bataille du Drac (16 novembre 1562)
  • la prise de Serres (1er mars 1563)
  • la prise de Romette (13 mars 1563).

Jacques participe à certaines de ses batailles. Bien entendu, Jacques est cité parmi les chefs huguenots, aux côtés de Lesdiguières et de son frère, lors des batailles, mais aussi du pillage de la Chartreuse de Durbon, vers Saint-Julien-en-Beauchêne.

Le Baron des Adrets trouve fâcheux que la meilleure cavalerie... une forêt de ces bonnes lances, soit remplacée entre autres par des chevau-légers. Montbrun lui dit :

je peux vous montrer en ce genre des échantillons qui ne vous déplairont pas.

A ces mots, il conduit le baron dans une grande cour extérieure. Ils s'arrêtent d'abord auprès d'un bâtiment construit en planches où se trouvent les trois cents chevau-légers des frères Furmeyer, qui sont allés à la montagne pour inspecter d'autres troupes. L'enseigne colonelle du corps, le jeune de Bonne de Lesdiguières, venant au-devant des deux chefs, fait aussitôt sonner le boute-selle et s'empresse de faire manœuvrer toute sa troupe devant eux. Le baron, remarquant la bonne mine du jeune enseigne et la manière dont il commande, se fait un plaisir de rendre justice à l'ensemble et à la promptitude dés évolutions que facilite du reste l'équipement des cavaliers. Au lieu d'une armure massive et complète, ils ne portent que la cuirasse, la lance et l'épée large[114].

Jacques conseille Antoine, quand il est nommé le 6 février 1563 commandant des troupes réformées dans le Haut-Dauphiné, gouverneur des Montagnes, commandant à Gap, Embrun et Briançon, lieutenant général de la Reine-Mère[115][116].

Conservation de sa prébende (1562 - 1566) Modifier

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A302

Le Pape Pie V.

Jacques Rambaud prend encore le titre de prévôt du chapitre au début de l’année 1564. Le 7 octobre 1564, Jacques devient apostat. Il consent à la résigner entre les mains du chanoine Antoine Michel.

Les protocoles de Mutonis, notaire et secrétaire capitulaire de Gap, contiennent l'acte de résignation par Jacques Rambaud de Furmeyer entre les mains d'Antoine Michel, de la prébende de Mont-Alquier, qu'il possède encore malgré son abjuration. Cet acte est signé Furmeyer et daté du 7 octobre 1566, preuve qu'à cette époque Antoine Rambaud de Furmeyer, dit le capitaine Furmeyer est mort, et que c’est Jacques, son frère, qui lui a succédé dans la possession de la terre de Furmeyer.

Jacques conserve néanmoins jusqu'au 17 octobre 1566 l'usage de sa prébende.

Son acte de résignation lui vaut une bulle du pape Pie V, élu pape le 7 janvier 1566, qui approuve la décision de son très cher fils Jacques Rambaud[117]. C’est un pape très sage qui essaie de réformer l’église de l'intérieur après le concile de Trente.

Assassinat de son frère (décembre 1565) Modifier

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Aar7

Furmeyer, déjà capitaine du temps des Guerres d'Italie, est assassiné à Gap, en décembre 1565.

De 1562 à 1566, Jacques de Rambaud, qu'il ne faut pas confondre avec son frère, Daniel Rambaud de La Buissière[118], gère les biens de son frère Antoine, et essaie de lui trouver des soutiens et des soldats.

Antoine Rambaud de Furmeyer, dit le capitaine Furmeyer n’assiège pas Gap en 1564, car cette année là est une des rares périodes de paix. Donc il n'est pas mort aux Césaris, en janvier 1564, en se réfugiant à La Bâtie Neuve fuyant la peste, comme le raconte un site internet.

Furmeyer est encore en vie le 19 janvier 1565, il passe ce jour-là une quittance, mais comme le notaire ne dit pas s'il fait commencer l'année à la Nativité, l'Incarnation ou à Pâques, il y a doute si l'année exacte est 1565 ou 1566. Il est assassiné à Gap, certainement en décembre 1565, et sa maison est rasée jusqu'en ses fondements, dans le courant de l'année suivante par les catholiques[119].

Joseph Roman croit que c'est cette dernière date, car c'est en 1566 seulement, et à la fin de l'année que nous voyons Jacques de Rambaud, frère de Furmeyer et son héritier, prendre le titre de seigneur de Furmeyer[120].

Quand remplace-t-il exactement la première signature par la seconde, tout le problème est là et se complique car il y a, selon Roman, un second capitaine Furmeyer, Daniel Rambaud de La Buissière ! Comme Jacques se fait appeler officiellement capitaine Furmeyer, il est étonnant qu'il y ait deux capitaines du même nom.

LA DEUXIÈME GUERRE DE RELIGION (1567 - 1568) Modifier

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Le deuxième capitaine Furmeyer (1565 - 1566) Modifier

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Aar33

Furmeyer n'arrive pas à prendre le château de La Buissière.

Aaram12

Son frère, Daniel Rambaud de La Buissière, prend la forteresse de La Buissière (surnommée Château Dauphin) défendue par les catholiques, d'où son nom de guerre.

Aar43

Clocher de Romette où l'on alerte les Gapençais.

A299

Château de Tallard.

Aar15

Tallard, la salle des gardes.

Antoine Rambaud de Furmeyer, dit le capitaine Furmeyer et Jacques ont un frère, Daniel Rambaud de La Buissière, qui décède certainement juste après 1569. Joseph Roman fait de lui le deuxième capitaine Furmeyer (1566 - 1569).

Daniel de Rambaud, prénommé d'abord Gabriel, est clerc, chanoine plus précisément, et hérite d'un oncle paternel Gabriel, lui aussi chanoine.

Daniel Rambaud de La Buissière (1524 - 1569), est un homme de guerre, comme ses ancêtres avant lui. Furmeyer l'envoie à Grenoble. Il traverse le Champsaur amenant à Grenoble, le 11 mai 1562, 50 chevaux (cavaliers) et plusieurs compagnies de gens de pied.

Daniel Rambaud de La Buissière prend la forteresse de La Buissière (surnommée Château Dauphin) défendue par les catholiques, d'où son surnom, dans les livres d’histoire régionale Buissière ou La Bruyère ou bien encore Brussailles.

Selon de Thou, Furmeyer envoie La Buissière à l'avant-garde[121]. Le 13 mars 1563, IL se présente avec deux soldats Guyot (de Veynes) et David (de La Roche) à Romette et neutralise le gouverneur. Il fait partie avec Antoine, son frère des 15 hommes qui avec Lesdiguières font fuir les papistes qui attaquent Furmeyer à Romette.

Daniel Rambaud de La Buissière est marié selon les Actes de la Huguenot Society of London à une héritière de la Maison de Berdolle[122]. Il laisse seulement un fils naturel qui porte un prénom tiré de l'ancien testament : Abraham. Son oncle Jacques de Rambaud lui donne quelques terres à Montgardin[123]. Les descendants de ce fils vivent obscurément prés d'un siècle dans la ville de Gap. Cette branche bâtarde s'éteint en la personne de Françoise Rambaud, mariée en 1663 à Jean Siméon, bourgeois de Remollon, arrondissement d'Embrun (registre de catholicité de Gap).

Joseph Roman écrit dans Lesdiguières, François de Bonne (1543-1626 ; duc de). Actes et correspondance du connétable de Lesdiguières que Daniel Rambaud de La Buissière est mort en 1563 et que sa race s'éteignit dans le courant du XVIIe siècle[124]. Selon les Actes de la Huguenot Society of London il meurt au combat lors de la prise de Romette, le 13 mars 1563[125].

Mais pratiquement tout ce que raconte un certain major Rambaut, sur sa famille Rambaut, soi-disant originaire de Guyenne, est né en grande partiede son imagination.

Daniel et Antoine de Rambaud, fils de Guélis, transigent avec Marguerite Blanvine et Gaspard de La Villette, leur beau-frère, le 29 juin 1563, au sujet de Montgardin.

Il existe un document où il est dit encore clerc, le 1er février 1564.

Buissière ou La Bussière, est cité le 7 octobre 1566 et c'est en 1566 seulement, et à la fin de l'année que nous voyons Jacques de Rambaud, son frère, prendre le titre de seigneur de Furmeyer[126].

Daniel Rambaud de La Buissière est sieur de Montgardin le 26 décembre 1567 après la mort d'Antoine Rambaud de Furmeyer, dit le capitaine Furmeyer. A cette date Jacques de Rambaud signe Furmeyer depuis un an, ce qui contredit Roman qui voit Daniel se faire appeler Furmeyer.

Ce Rambaud est nommé par Jean Flotte, seigneur d'Aurouze, gouverneur de Tallard en Gapençais, le 26 décembre 1567[127][128]. Tallard et Serres sont les deux places fortes réformées du Haut-Dauphiné.

Jean Flotte est le successeur de son frère, Antoine Rambaud de Furmeyer, dit le capitaine Furmeyer, comme Gouverneur des montagnes. Jacques de Rambaud s'empare, avec Daniel et le secours de quelques provençaux religionnaires, de Gap, en 1568.

Daniel teste le 9 mars 1569[129].

Le testament de Jacques Rambaud de Furmeyer, son frère, daté de 1580, confirme qu’il est mort.

Gouverneur de La Bâtie-Neuve et de Tallard (1567) Modifier

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Agr10-0

Ruines du château de La Bâtie-Neuve.

Aaram13

Château de Tallard.

Le 26 septembre 1567 est considérée comme marquant le début de la Deuxième guerre de Religion (1567-1568). Les villes du Dauphiné et du Midi, aux ordres de Louis de Condé, se soulèvent. Des violences surviennent de part et d’autre. A Nîmes, à la Saint-Michel, le 30 septembre 1567, c’est la Michelade, où 80 notables, prêtres, religieux sont précipités dans le puits de la cour de l’évêché[130].

Jacques de Rambaud n'est pas qu’un homme de guerres, mais il combat aux côtés de ses frères, de leur cousin François de Bonne de Lesdiguières et du Baron des Adrets. Le nom de Antoine Rambaud de Furmeyer, dit le capitaine Furmeyer est prestigieux aux yeux des protestants et de la plupart des habitants de la province, Rambaud le reprend donc. Il devient le nouveau capitaine Furmeyer. Mais, Jacques, homme cultivé, n'est pas qu'un capitaine, il est aussi un diplomate et en administrateur.

Après la mort de son frère Antoine, Jacques est gouverneur de La Bâtie-Neuve, bourgade à côté de Montgardin, au début de la Deuxième guerre de religion en 1567[131].

Puis, Rambaud est nommé par Jean Flotte, seigneur d'Aurouze, successeur de son frère Furmeyer comme gouverneur des montagnes, Gouverneur de Gapençois, plus précisément de Tallard, le 26 décembre 1567, où il remplace Daniel Rambaud de La Buissière[132][133].

LA TROISIÈME GUERRE DE RELIGION (1568 - 1570) Modifier

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La paix de Longjumeau est fragile car le pouvoir royal ne fait plus confiance au prince de Condé, et l’idée d’une coordination internationale des catholiques pour la répression du protestantisme s’accrédite, par exemple, avec l’exécution de Cocqueville[134]. La paix de Longjumeau permet surtout aux belligérants d'organiser leurs armées.

Prise de Gap (1568) Modifier

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Aaram15

Le Prince Louis de Condé doit reprendre les hostilités du fait des persécutions contre les protestants.

Aar40

Jacques de Rambaud prend Gap en 1558.

Aar3

Les terres des Rambaud du Gapençais : Furmeyer (à côté de Veynes), Montgardin (Chorges), Ancelle (Champsaur).

Jacques de Rambaud est chassé de Tallard, le 24 août 1568, avec Louis du Suau, un chef protestant qui tue plusieurs catholiques.

Les huguenots expulsés de Tallard errent pendant quelque temps dans l’étendue de l’évêché de Gap, sans savoir où planter la crémaillère. Mais ils apprennent que le Prince Louis de Condé[135], et Coligny sont partis le 23 août de Bourgogne pour la ville de La Rochelle où ils regroupent les armées protestantes. C'est de début de la Troisième guerre de Religion en France.

Alors ils s’adjoignent des Provençaux réformés comme eux, et comme eux chassés de leurs foyers. Les réformés étant devenus les plus forts dans le Gapençais portent la terreur chez les carcistes (papistes) dans tous les environs. Ils publient qu’ils veulent seulement se mettre à couvert des desseins de leurs ennemis, et qu’ils ne songent point à enfreindre le second édit de pacification.

Tous ensemble ils viennent se présenter en bataille dans les prairies de Camargues. Les consuls se disposent sans doute à punir cette bravade; mais, sans leur donner le temps de respirer, les huguenots entourent la ville , escaladent les remparts et pénètrent dans la place, où ils égorgent impitoyablement près de cent catholiques qu’ils trouvent en armes sous l’erwlos des murailles‘.

Jacques Rambaud de Furmeyer joint à sa troupe tous les protestants qui errent dans la contrée, dont des Provençaux.

Le nouveau Furmeyer prend Gap. Excédés d’être chassés de partout et massacrés impunément, selon la Revue du Dauphiné  :

ils égorgent à leur tour près de cent catholiques qu’ils trouvent en armes dans l’enclos des murailles[136].

Mais menacés par de Gordes venant au secours des catholiques avec sept compagnies d'înfanterie. Le Précis De L'histoire De La Ville De Gap nous dit que :

Le 10 novembre 1568 après s’être emparés des biens, fruits et meubles et avoir laissé les maisons toutes vides et si mal pourvues qu’il y en avait aucune de logeable, ils quittent Gap[137].

Avec quelques hommes Jacques part à Furmeyer. Daniel Rambaud de La Buissière est peut-être blessé. Il teste quelques mois plus tard.

A l’issue de longues négociations, une paix est signée le 23 mars 1568 : c’est l’édit de Longjumeau qui rétablit l’édit d’Amboise[138].

Le 10 octobre 1569, une prise de possession a lieu dans les murailles de l'esglise cathédrale Notre-Dame de Gap, ruynée par les schismatiques, hérétiques et rebelles du Roy [139].

Héritages et temples protestants Modifier

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Aaram14

Les Rambaud créent deux temples protestants (triangles rouges) : Veynes en 1572 grâce à Isabeau de Rambaud-La Villette et Ancelle en 1970 grâce à Jacques).

Jacques Rambaud de Furmeyer hérite du nom, mais aussi des biens de son frère Daniel Rambaud de La Buissière, en 1569. Son père teste le 9 mars 1569, Isabeau fait un procès à son frère Jacques, au sujet de la succession paternelle. Sa mère dégoûtée de son attitude fait hériter le dernier de ses fils. Nous avons le testament de Dame Anne Mataronne, veuve de noble Guélis Rambaud, Coseigneur de Veynes par lequel elle institue Jacques de Rambaud, seigneur de Furmeyer, coseigneur de Veynes, qui hérite en l'année 1571.

Jacques fait construire un temple en 1570, à Ancelle, qui sera démoli en vertu d’un arrêt du conseil du Roi du 18 juin 1685[140].

Son beau-frère, Gaspard de La Villette, et sa sœur héritent d'une partie de Furmeyer, en 1566, à la mort d'Antoine Rambaud de Furmeyer, dit le capitaine Furmeyer. Isabeau fait un long procès à son frère Jacques pour le titre de seigneur de Furmeyer. Celui-ci se fait appeler capitaine Furmeyer à la mort de son frère. Elle prétend que le titre revient à son mari qui en est le seigneur majeur.

Jacques n’est vraiment seigneur majeur de Furmeyer que le 18 novembre 1578[141][142] et également coseigneur d'Ancelle[143].

Aaram16

Jacques Rambaud de Furmeyer prend Gap en 1568.

LA QUATRIÈME GUERRE DE RELIGION (1572 - 1573) Modifier

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A187

Catherine de Médicis, Saint Barthélémy, Louvre.

Le massacre de la Saint-Barthélemy, à Paris, se passe dans la nuit du 23 au 24 août 1572. La tuerie dégénère en massacre populaire les jours suivants et fait quelque 3.000 morts à Paris. Les gardes suisses, les gardes du roi, les milices bourgeoises contribuent au massacre[144].

La tuerie s’étend à plusieurs villes de province en dépit de l'ordre royal d'arrêter l'effusion de sang, entre autres à Meaux (25 août), Orléans (26 août), Lyon (31 août)31… Le culte protestant est interdit et les Réformés encouragés, voire forcés, à se convertir[145]. Le conflit est relancé.

Par l’édit de Boulogne, appelé aussi Paix de la Rochelle (11 juillet 1573), Charles IX remet en vigueur les clauses d'Amboise et enlève aux protestants Cognac et La Rochelle. Mais les protestants du Dauphiné et de Provence le rejettent et restent en armes[146].

LA CINQUIÈME GUERRE DE RELIGION (1574 - 1576) Modifier

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Aaram8-0

Jacques de Rambaud est nommé gouverneur général de Gap fin 1576, avant la prise de la ville par Lesdiguières.

Le 2 janvier 1574, les offices se célèbrent dans le palais épiscopal de Gap :

in deambulatorio inherenti magne aule. ob ruinam et demolicionem illius ecclesie in tumultu et comotione belli civilis occasione religionis in regno Francie ultimate eventus factum[147].

Mutonis nous dit donc que les offices se célèbrent dans le déambulatoire de la grande salle. à cause de la ruine et de la démolition de la cathédrale dans le tumulte et la commotion de la guerre civile, dite de religion, sous le dernier roi de France. C'est un partisan des extrémistes catholiques. Il veut parler d'Henri III. Les catholiques modérés vont soutenir Henri IV.

Jacques Rambaud de Furmeyer est nommé gouverneur de Gap en 1576, pendant la Cinquième guerre de religion (1574 - 1576), comme le confirme La Chenaye-Desbois[148][149][150][151][152].

LA SIXIÈME GUERRE DE RELIGION (1577) Modifier

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Agr25

Dévastation de Gap en 1575, en représailles d'incursions sanglantes dans le Champsaur (dessin de Gilbert Bouchard pour Mémoire du Champsaur).

Aaram17

Lesdiguières s'édifie une citadelle sur la colline de Puymaure, d'où il domine tout Gap.

Aar53

Gap est dominée à partir de 1568 par la forteresse de Puymaure.

Des Diguières, devenu de Lesdiguières, est de mieux en mieux considéré, même par Henri IV qui utilise ses capacités de commandement pour l’envoyer prendre La Rochelle. Mais quand il revient, furieux de voir que les catholiques continuent leurs incursions par le col Bayard, il tombe sur eux en pleine nuit du 3 janvier 1577.

Gap est portant protégée pourtant par 20 tours. Les réformés incendient les moulins, entrent dans la ville. François Philibert, dit Cadet de Charance, lui ouvre la porte Saint-Arey, et lui permet de pénétrer par surprise dans la ville[153]. Aux cris de Tue ! Tue ! ses hommes procèdent à une véritable boucherie[154].

Lesdiguières incendie la cathédrale et le palais épiscopal pille les couvents[155] Le clocher de la cathédrale de Gap, qui est d'une hauteur prodigieuse est renversé ce 3 janvier 1577 :

y estoit le sieur, des Degières et ses troupes. L'on a tout voullé et sagagé et fait tumber le doucher de St Arnoux, une des plus belles pièces de France[156].

Il s'approprie les biens des habitants de Gap, emprisonne les ecclésiastiques et chasse un grand nombre de ses 8.000 habitants qu’il veut remplacer par des Champsaurins.

De 1567 à 1577, la salle des archives de l'évêché sert de sacristie. Après la démolition du palais épiscopal (6 janvier 1577), les offices du culte catholique cessent complètement à Gap. Le 8 novembre 1582, il se célèbre de nouveau dans la maison des chanoines[157].

Lesdiguières s'édifie une citadelle sur la colline de Puymaure, d'où il domine tout Gap[158].


Noble Jacques Rambaud de Furmeyer est plege (caution), le 15 décembre 1577, de Joseph Martinel, dit le capitaine Martinel, et de Jacques Ricoul, fermier du prieuré d'Ancelle [159].

LA SEPTIÈME GUERRE DE RELIGION (1579 - 1580) Modifier

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Cette septième guerre n’a pas l’ampleur des précédentes. En novembre 1579 le prince Henri de Condé s’empare de La Fère en Picardie dont il est gouverneur, mais où il n’est pas obéi par les catholiques. Les troubles recommencent en Dauphiné et en Provence ravagée par des bandes de pillards[160].

Le troisième capitaine Furmeyer, un diplomate Modifier

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A301

François de Bonne, duc de Lesdiguières.

Aaram10

Les séductions des filles d'honneur de Catherine de Médicis, auxiliaires de sa politique, ne parviennent à entamer le farouche montagnard.

Aaram18

Soffrey de Calignon.

Aaram19

Le maréchal de Bellegarde.

Lesdiguières fait de Jacques Rambaud de Furmeyer un diplomate. succéder à Montbrun, dont la tête vient de tomber sous la hache du bourreau. Il n'est cependant pas accepté sans protestations par les autres chefs de l'armée protestante, dont son avènement déconcerte l'ambition, et il lui faut huit autres années de luttes et de succès pour conquérir l'adhésion des Désunis. Même s'il s'est rangé sous les ordres d'Antoine Rambaud de Furmeyer, dit le capitaine Furmeyer, un des chefs du parti calviniste dauphinois, frère de Jacques et qu'ils cousins, le troisième capitaine Furmeyer est l'un des Désunis[161].

Comme Lesdiguières est le commandant suprême des forces protestantes en Dauphiné la reine Catherine de Médicis veut pour le ramener à la cause royale. Elle ne croit pas inutile de venir elle-même à Grenoble. Voyage inutile, car ni les intrigues de l'astucieuse italienne, ni les séductions de ses filles d'honneur, auxiliaires de sa politique, ne parviennent à entamer le farouche montagnard[162].

Venant de Nérac par le Languedoc et la Provence, Catherine de Médicis, arrive à Grenoble, où elle séjourne sept semaines, le 22 juillet 1579. Elle cherche, mais inutilement, à y attirer Lesdiguières, qui, retranché dans les montagnes du Gapençais, commande à tout le Haut-Dauphiné. Jaloux d'échapper à l'action immédiate de sa souveraine et, peut-être, flairant quelque piège, le Renard du Dauphiné, décline toutes les invitations, laissant habilement à quelques gentilshommes, assistés des jurisconsultes Soffrey de Calignon et d'Estables, le soin de débattre avec elle les intérêts du parti. Ces gentilshommes appartiennent presque tous à là faction dite des Désunis, parce qu'elle ne veut pas se réunir à Lesdiguières[163].

Ces gentilshommes se nomment Aimé de Glane, sieur de Cugy, seigneur d'Eurre, André des Massues, sieur du Mas, Marius ou Mary de Vesc, seigneur de Comps, Louis de Marcel-Blain, seigneur du Poet-Célard, et Jacques de Rambaud, seigneur de Furmeyer[164].

Le 16 septembre, la reine-mère part de Grenoble et va coucher à la Côte-Saint-André. Le 19, elle est à Lyon. Elle y demeure jusqu'au 14 octobre, attendant chaque jour, mais vainement, l'annonce de l'arrivée de Bellegarde et des négociateurs protestants. Enfin, ils se décident à obéir[165]. A l'annonce de leur prochaine venue, Catherine de Médicis part de Lyon et couche, le 16 octobre, à Montléans; le 17, elle arrive à Montluel, un village perdu au fin fond de la Bresse[166].

Le maréchal de Bellegarde et les députés des églises protestantes du Dauphiné ne tardent pas à l'y rejoindre. Ce sont Cugie, du Mas, de Comps, Jacques de Furmeyer, du Poët, les conseillers d'Estables et Calignon[167]. Ces commissaires protestants doivent régler les conditions de l'établissement de l’Édit de Poitiers (1577) dans le Dauphiné[168].

Calignon est l'orateur choisi pour faire valoir les griefs des protestants. La reine est outrée de le voir se faire à Montluel l'organe de demandes nouvelles et inacceptables, après avoir signé avec elle, à Nérac, un acte qu'elle considère comme définitif[169].

Jacques de Rambaud discute avec la reine des prétentions de ses coreligionnaires. Un article spécial de la requête présentée à cette occasion par les protestants à la Reine-mère, stipule que Furmeyer ne pourra pas être inquiété pour son passé[170].

A la fin de la guerre, Henri de Navarre est enfermé dans Cahors, Henri de Condé dans La Fère, d’où il s’échappe pour regagner l’Allemagne. François de Lesdiguières est vaincu en Dauphiné. Quelques conflits sporadiques ont encore lieu jusqu’à la signature du traité de Fleix, le 26 novembre 1580, qui confirme l’édit de Poitiers. Les places de sûreté protestantes doivent être rendues dans un délai de six ans[171].

Testament Jacques de Rambaud le 5 octobre 1580 Modifier

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Aaram6

Testament Jacques de Rambaud en 1580.

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Henri III (1574-1589), Écu d'or au Soleil. Une échelle de valeur est fixée par rapport à l’écu d’or, stabilisé à 60 sous.

Jacques de Rambaud teste une première fois en 1576, chez Maître Gaignaire[172]. Il teste à nouveau le 5 octobre 1580[173] :

5 octobre 1580. Ancelle château du testateur. Testament de "n. Jacq. de Rambaud, sgr de Furmeyer, Veyne et Montgardin" malade. Il veut être enterré là où il mourra "à la forme des chrestiens. Il donne 30 escus à ceux qui assisteront à sa sépulture, à la discrétion de s. Christofle Bataille et Jacq. Ebrard ; 50 escus aux pauvres d'Ancelle ; 50 escus aux pauvres de Furmeyer ; à Claude Phelipe, sa chambrière, à 5 pauvres filles, 3 d'Ancelle, 2 de Furmeyer, 20 escus chacune ; à Jean de Rambaud, naturel au dit s. testateur... pour sa nourriture et entièrement à l'étude et profession de vertu 600 escus, que les consuls de Furmeyer lui doivent à condition de n'avoir que les revenus de cette somme jusqu'à ce qu'il ait 25 ans, d'après l'avis du capitaine Martinel, neveu du dit s. testateur ; à Jacq. Martinel fils du dit s. Joseph Martinel et d'Honorade de Montauban, nièce du dit s. testateur, 50 escus, dus par la communauté de Furmeyer ou par Guigues et Claude Torres à Abraham de Rambaud, fils naturel de Gabriel de Rambaud, frère du dit s. testateur, 83 escus à lui dus par la communauté de Mongardin et son domaine acquis d'Anne Trenquier ; à sa nièce Marguerite Gras, fille de n. Michel, s. de La Tour, 50 escus que son frère Charles Gras lui payera ; à la 1re fille de Balthazar du Mas et Jeanne Rambaud, sa soeur, quand elle se mariera ; à Alix de Rambaud, sa soeur, femme de Marcellin de Guibert, s. du Collet 100 escus ; à Marguerite de Rambaud, sa soeur, 100 escus ; à Louise de Moustiers, sa femme bien aymée, ... l'or et l'argent monoye ou non monoye qui se trouvera lors du décès du dit s. testateur tant en son chasteau d'Ancelle, où nous sommes présentement, que dans sa maison d'habitation à Gap, et oultre ce un pension annelle de 20 charges de blé, moitié froment, moitié seigle, à la mesure de Faudon, trente setiers de vin de Remollon, 40 escus, 40 léas de boys pour son chauffaige, l'usage de son chasteau d'Ancelle, l'usufruit de son domaine de Manse, acquis d'Honorat Rieu ; à son neveu n. Charles Gras, fils de n. Michel Gras, s. de La Tour, et Dlle Anne de Rambaud, sa soeur, tout ce qu'elle possède à Montgardin et une vigne à Remolon, appelée Vie Pleine, sur les confins de Téus et Remolon, sa petite cuve de Remolon, et ses deux grands chevaux et 50 escus ; à Daniel de La Villette, fils de feu Gaspard et Dlle Isabeau de Rambaud, sa sœur, tout ce qu'il possède à Furmeyer et Veynes, à condition de satisfaire Arthur de La Villette, et leurs sœurs en ce qu'ils pourraient prétendre de son héritage. Héritier universel n. Gaspard de Montauban, sr du Vilar, neveu du dit s. testateur. Témoins Ant. Davin, médecin à Gap, n. Claude Bataille, Messire Antoine Dromenc, piètre, Claude Ebrard, Jean Escallier, Jean Ollivier, Claude Aubert, tailleur de pierres, de Saint-Maurice en Trièves[174].

LA HUITIÈME GUERRE DE RELIGION (1585 - 1598) Modifier

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La huitième guerre de Religion est souvent présentée comme la guerre des trois Henri : Henri III, Henri de Guise, Henri de Navarre. Ce dernier en sort vainqueur treize années plus tard. Lesdiguières essaie de maintenir la paix en négociant les parlementaires de Grenoble sont presque tous favorables à la Ligue. Il envoie entre autres comme député à Mens, en 1581, Jacques de Rambaud.

Député à Mens en 1581 Modifier

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Aaram-1

Une paroisse réformée du Dauphiné : Mens-en-Trièves.

Jacques de Rambaud est également choisi pour être l'un des députés qui du 12 mai au 17 juin 1581 négocient dans le bourg de Mens avec les commissionnaires du Parlement de Grenoble pour tâcher, mais en vain, de rétablir la paix en Dauphiné[175][176].

Le 21 mai 1581, Lesdiguières propose à Messieurs de la Cour de Parlement de Dauphiné de déléguer des représentants pour tenir une conférence à Mens où seront discutées les questions en litige. Des courriers sont échangés avec les chefs catholiques et le roi pour essayer de trouver un arrangement. Ses courriers sont tous signés Lesdiguières, Morges, Furmeyer (Jacques de Rambaud), Vercoyran et Mirabel. Toutes les démarches des protestants sont dirigées de Gap[177]. Ce sont des négociations difficiles : les parlementaires de Grenoble sont presque tous favorables à la Ligue.


En 1584, un arrêt enjoint à Jacques Rambaud, sieur de Furmeyer, et à Perceval Anglès de produire leurs griefs pour l'instruction d'un procès[178].

Jacques de Rambaud de Furmeyer assiège Tallard (1586) Modifier

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Jacques de Rambaud de Furmeyer assiège Tallard (1586).

Le 23 mai 1585, le Grand-prieur, gouverneur de Provence, passe la Durance en face de Tallard pour chasser les ligueurs du Gapençais, avec l'aide de Jacques de Faudon (d'Ancelle). Le 28 juillet 1586, les huguenots tentent vainement de surprendre Tallard; octobre, La Valette, gouverneur de Provence, fait lever le blocus de Tallard par les protestants de Jacques de Rambaud de Furmeyer.

Le Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes nous dit qu'en août 1586 :

Le landemein, dernier julhiect, le seur de Furméier est veneu en ceste ville avec ledit sieur de Prunièrez, pour ledist tracté, et fère seicer ledits maux ; et, après avoir acordé entre eux, pour quelque tanps, lesdites troupes sont desparties d'autour ceste ville, le samedy, second d'auost 1586, après avoir rompeu les molins estant au deseu ceste ville[179].

Lesdiguières à Montgardin et négociations (1587/1588) Modifier

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Apr3

Lesdiguières vient deux fois à Montgardin, avec son état-major, chez son cousin, pur lui demander de négocier avec les chefs catholiques.

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Jacques réussit à négocier avec Charles de Lorraine, duc de Mayenne, frère des ducs de Guise.

Le 22 septembre 1587, Jacques Rambaud de Furmeyer reçoit Lesdiguières à Montgardin. Celui-ci le choisit avec Marquet pour traiter avec Gabriel de La Poype, seigneur de Jullin, gouverneur de Gap, pour les catholiques, d'une trêve pour les villes de Gap et de Tallard.

Le 20 décembre 1587 Lesdiguières fait halte à nouveau avec son état-major chez son cousin. Le 10 juillet 1588, Lesdiguières choisit les mêmes diplomates : les sieurs de Furmeyer et Marquet rencontrent Monsieur de Saint-Jullian pour l'engager à rendre la ville de Gap. Ils retournent à Gap le 12, pour obtenir la reddition des catholiques[180].

Puis ,Jacques Rambaud de Furmeyer est le représentant de Lesdiguières, et cette fois-ci de l'assemblée de Veynes, pour aller traiter avec le duc de Maine, qui se trouve auprès de Vienne. Les Sieurs de Morges, de Bacons, Le Villar et Callignon, connus comme non saisis de fraudes et prémunis de passion, accompagnent Jacques Rambaud de Furmeyer qui doit faire comprendre au chef ligueur la volonté du roi de créer des places de sécurité et de faire respecter l'Édit de Pacification. Il apparaît dans les actes qu'il réussit dans cette tache très difficile.

Le duc de Maine l'envoie à Gap, pour faire raser le fort de Gap par le sieur de Saint-Jullin. Quinze jours après, le fort n'existe plus[181].

Charles de Mayenne se trouve en Dauphiné quand il apprend l'assassinat de ses deux frères, ducs de Guise, les 23 et 24 décembre 1588.

Les organisations ligueuses Modifier

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Aaram23

Lesdiguières s'allie avec La Valette, chef des royalistes modérés.

Dominées par les notables locaux, les organisations ligueuses gardent une certaine autonomie. Elles s’opposent violemment aux troupes royales, faisant parfois régner la terreur comme à Marseille. Leur indépendance va jusqu’à ébaucher une Union du Sud-est avec le Lyonnais et la Provence.

Mais la Ligue n’a pas de véritable unité. Beaucoup de nobles restent réservés vis-à-vis de ces associations dominées par la bourgeoisie des hommes de loi, des marchands et des manieurs d’argent[182].

Les événements vont amener eux-mêmes un rapprochement entre les protestants et les catholiques. Contre la Ligue, qui triomphe à Grenoble, Lesdiguières'unit en 1588 avec La Valette, chef des royalistes modérés, puis avec Ornano, lieutenant général de la province.

Enfin, par un heureux coup de main, Lesdiguières s'empare, le 25 décembre 1590, de la ville de Grenoble et l'offre, comme don de joyeux avènement, au roi Henri IV[183].

Rambaud est à l'origine d'un un traité de trêves Modifier

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A304

Lesdiguières.

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Puymaure à Gap : fortification d’inspiration italienne qui donnera des idées à Vauban pour ses places fortes futures.

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Furmeyer mène d'importantes négociations avec le gouverneur du Dauphiné et la Cour, pour le compte du futur Henri IV. Celui-ci le récompense en légitimant son fils naturel en 1595[184].

Après les négociations de Furmeyer avec Gabriel de La Poype, gouverneur de Gap, en 1587, le 14 juillet 1588, un traité de trêves est signé entre Monseigneur des Diguières et les consuls et habitants des villes de Gap et de Tallard. En voici un extrait, où nous voyons le rôle important qu’a aussi Jacques de Rambaud dans l’application et le respect de ces accords :

Qu'il sera faicte nomination de deux personnages de chasque party pour vuider sommairement les différens qui pourroyent survenir sur les prétendues contreventions d'une part et d'autre et faire chastier les infracteurs et contrevenans, et en cas que quelquesfois pour occasion notable ils se trouvent partis en opinions ils pourront conférer aveq les chefs d'un party et d'autre pour en juger définitivement par leur advis et en l'absence desdicts chefs, aveq ceux qui auront le pouvoir et commandement en leur absence, lesquelles sentences par eux données sortiront leur plein et entier effect sans aucune difficulté, ayant ledict sieur des Diguières nommé de sa part pour arbitres les sieurs de Furmeyer et d'Estables et de la part de ceux de Gap Monsieur d'Hièbes et Monsieur Gaspard de Gautier, juge dudict Gap et ait deffaut dudict Gautier, Monsieur le juge Girard… Ce moyenant ce que dessus toutes ruynes de maisons, forestages, degast et perte de bleds qui se font et se sont faictes auxdictes villes et terroir d'icelles cesseront dès à présent et ne sera loisible à ceux d'un et d'autre party de faire plainte ny recherche à l'advenir de tout ce que dessus comme de chose non faicte ny advenue et ceux qui y contreviendront seront remis au jugement desdits sieurs arbitres pour estre chastiés…
Pour plus grande asseurance de ce que dessus, ledict sieur de Saint-Jullin, lesdicts consuls et principaux desdictes villes jureront et promettront l'observation dudict traicté aveq obligation que ledict sieur de Saint-Jullin passera en son privé nom de payer audict sieur des Diguières la sommes de vingt mille escus au cas que par ledict sieur de Saint-Jullin, les consuls, manans et habitans desdictes villes soit contrevenu audict traicté de laquelle somme de vingt mille escus les sieurs de la Laborel et de Creyers se rendront caution, respondans, propres detteurs et payeurs pour ledict sieur de Saint-Jullin en cas de ladicte contrevenance.
Ledict sieur des Diguières promettra et jurera aussy l'observation dudict traicté tant en son nom que de tous ceux de son party et de ne contrevenir en aucune à iceluy ayant prié Messieurs de Furmeyer et de Champoléon[185] de se rendre respondans de sadicte promesse soubs semblable peine de vingt mille escus ce qu'ils ont fait volontairement et moyennant ce toutes les troupes dudict sieur des Diguières seront séparées et vuideront incontinant les terroirs dudict Gap et Tallard sans emporter aucune chose des habitans desdicts lieux[186][187][188][189].

Le Sieur de Furmeyer mène ensuite pour le parti protestant d'importantes négociations avec le gouverneur du Dauphiné et la Cour, pour le compte du futur Henri IV. Celui-ci le récompense en légitimant son fils naturel en 1595[190]. De ce fait et comme il est né avant la réforme de 1602, on ne lui dispute point sa noblesse[191].

LA FIN DE SA VIE (1590 - 1594) Modifier

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A305

Ancelle (Hautes-Alpes).

Production

Production, de son petit-fils Gaspard, pour la vérification de ses titres de noblesse par devers Monseigneur Dugué, Intendant Commissaire Député pour la Vérification des titres de noblesse de cette province du Dauphiné.

Gaspard

Voilà ce que dit Nicolas Chorier (1612 - 1692), qui fait des recherches avec Gaspard sur la noblesse des Rambaud de Montgardin, dans L'estat politique de la province de Dauphiné. Tomes I-III.

Jacques Rambaud de Furmeyer à cette époque est un homme âgé, fatigué par bien des années de guerres. Il s’installe dans son château d'Ancelle en Champsaur. Il a converti au protestantisme la plus grande partie de ses vassaux[192] et a établi dans ce village un temple qui subsistera jusqu'à la Révocation de l’Édit de Nantes.

Jacques Rambaud de Furmeyer gère ses terres et rachète même le domaine de Prabaud[193].

Rambaud fait restaurer son château dont il ne restera plus du temps de Joseph Roman que des ruines. Cet archiviste et historien décrit la porte principale du château. Elle aura été utilisée pour construire la porte d'une maison de pauvres cultivateurs :

Les pieds droits se composent d'assises de pierres de taille alternativement plates et vermiculées; en haut on voit un grand écusson ovale de la famille Rambaud avec ses armoiries; d'azur au pin d'or surmonté d'une colombe essorante de même. Cette sculpture porte tous les caractères de la fin du XVIe siècle.

Jacques redevient-il prévôt du chapitre de Gap en 1590 ? Joseph Roman écrit que c'est impossible. D'ailleurs, l'acte de décès de Jacques figure sur le registre des protestants d'Ancelle[194]. Jacques de Rambaud est donc décédé protestant en son château d’Ancelle le 25 juillet 1594[195].

Jacques Rambaud de Furmeyer teste une première fois en 1576, en faveur de ses neveux, puis en 1580 en faveur d’un seul d’entre eux : Gaspard de Montauban-Rambaud, seigneur du Villars et en partie de Jean de Rambaud de Beaurepaire, son fils naturel[196], et une troisième fois en 1590[197].


Joseph Roman écrit :

Je possède le livre original des reconnaissances passées en 1593 en faveur de Jacques Rambaud, par ses vassaux du mandement de Faudon. C'est un in folio de 375 pages d'une superbe calligraphie qui donne le détail de tous les droits seigneuriaux de ce fief... La mort du testateur ne tarda pas sans doute à suivre ce dernier acte de ses volontés. Il en résulte qu'il mourut sans postérité[198]

Joseph Roman conclut un peu trop vite. Le 18 juin 1594, noble Jacques de Furmeyer, coseigneur de Veynes et Montgardin, teste une quatrième fois et nomme Jean de Rambaud, son fils naturel. Il le charge de porter son nom et ses armes. Une enquête, en 1619, montre qu'il ne peut faire légitimer son fils naturel de son vivant, malgré ses démarches du fait de sa mort prématurée, le 25 juillet 1594. Mais, il parle dans tout son testament en père de Jean de Rambaud de Beaurepaire, son fils naturel, et demande au roi de le reconnaître comme noble. Henri IV légitimé par lettres patentes, en 1595, décision confirmée par Louis XIII en 1610. Gaspard de Montauban-Rambaud, son neveu hérite d'Ancelle.

Aaram20-0

Entrée d'Henri IV à Paris, le 22 mars 1594. Jacques décède quatre mois plus tard, le 25 juillet 1594.

MARIAGE ET DESCENDANCE Modifier

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Mariage Modifier

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Blason des Rambaud de Furmeyer sur une vieille maison d'Ancelle venant certainement de leur château détruit par les papistes.

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Blason des Moustiers.

Jacques Rambaud de Furmeyer épouse Louise de Moustiers (1545 - 1607), fille d’Henri, seigneur de Ventavon et de Suzanne de Combourcier[199][200]. Le contrat de mariage est signé le 11 mars 1565 : mariage de noble Jacques de Rambaud, seigneur de Furmeyer, coseigneur de Montgardin... fils de Guélis...[201][202]. Le mariage a lieu le 26 mai 1565 à Ventavon.

Les Moustiers sont une noble et ancienne famille du Gapençais de laquelle est Anselme de Moustiers, considéré à la cour de Bérenger II, comte de Provence en 1150, et qui porte :

d'azur au lion d'or[203].

Mais cette famille est aussi engagée dans le camp catholique que les Rambaud le sont dans le camp protestant. Charles, un de ses frères est capitaine chez les carcistes. Balthazard de Moustiers, c’est le fameux capitaine Gargas qui se bat avec Antoine Rambaud de Furmeyer pour la possession de Tallard en 1562.

Ce Cargas tue en duel à Paris, en 1545, avant les Guerres de religion, Claude de La Chaux. Il est condamné à mort et ses biens saisis, puis absous[204].

Et puis on a un autre frère, Jean, qui participe à l’assassinat de Chissé de La Marcouse, gouverneur de Tallard, pour venger un guet-apens tendu à Lesdiguières, mais il conspire avec le duc de Savoie, l’ennemi juré des protestants et d’Henri IV, ce qui lui vaut d'être décapité sur ordre dudit connétable et sa famille est bannie du royaume.

Deux neveux, fils de Charles, mourront les armes à la main : Henri, estropié des guerres de Savoie, provoqué et tué en duel, le 25 août 1599, par Marc Antoine de Castellane de Saint-Jurs, et Jacques, tué d'un coup d'arquebuse à la bataille de Chambéry.

Bien entendu, ce mariage a lieu entre deux guerres. Le couple n'a pas d'enfant.

Un fils naturel reconnu Modifier

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Blason Montauban du Villar

Blason des Montauban du Villar ou Montauban-Rambaud

Jacques de Rambaud est séduit par le charme de Marguerite de Montauban, la fille du seigneur Simon de Montauban et de Marguerite Rambaud. Marguerite, née en 1541, est donc sa jeune nièce. Il lui fait un enfant ! Les hommes du XVIe siècle ne condamnent pas la consanguinité, comme leurs descendants. Les dispenses de consanguinité sont nombreuses, permettant des mariages en famille. Marguerite est d'une famille très ancienne qui joue un rôle considérable dans l'histoire du Haut-Dauphiné et du Diois. Veynes, par exemple, fait partie du fief des comtes de Die, ses ancêtres, puis de ses héritiers, les Aix-Artaud de Montauban[205].

Jacques Rambaud de Furmeyer, Coseigneur de Veynes et Montgardin, le 18 juin 1594, teste et nomme Jean de Rambaud, son fils naturel, en partie son héritier. Il le charge de porter son nom et ses armes[206][207]. Celui-ci est légitimé par le roi Henri IV de France, en 1595[208]. L'acte de sépulture de Jacques Rambaud de Furmeyer figure sur le registre des protestants d'Ancelle[209].

Jean de Rambaud, leur fils, se marie en 1613 avec Judith d'Armand (1601 - 1655), née à Eyguians, fille de Daniel, conseiller du Roi, avocat à la Chambre de l'Édit, bailli de robe courte en Piémont et Savoie, seigneur de Saleon et Vors, coseigneur de Châteauvieux, et baron de Lus[210][211][212]

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Jouglard père et fils, 1901, v.6 1901, Page xxvi.
  2. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Impr. Jouglard père et fils, 1901, v.6 1901, Page xxvi.
  3. Caputulaire-Mutonis, Registre des assemblées capitulaires de Mutonis, notaire épiscopal 63 03
  4. AD05, G911.
  5. Les trois Furmeyer, Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Impr. Jouglard père et fils, 1901, v.6 1901, Page xxvi.
  6. Bulletin historique et littéraire, Société de l'histoire du protestantisme français (France), Agence centrale de la Société, 1882, t.31-32 (1882-1883), p.364.
  7. La France protestante, Eugène Haag, Librairie Sandoz et Fischbacher, 1888, v.6 Easme-Gasparin, p.409.
  8. BULLETIN HISTORIQUE ET LITTERAIRE - Page 364, 1882.
  9. Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes, Société d'études des Hautes-Alpes, 1907, p.287.
  10. Recherches sur la population et la superficie des cités remontant à la période gallo-romaine, Ferdinand Lot, E. Champion, 1945, p.480.
  11. Bibliothèque de l'École des hautes études, École practique des hautes études (France). Section des sciences historiques et philologiques, n°.287 1945, p.480.
  12. Albanès, Joseph Hyacinthe (1822-1897). Gallia christiana novissima. Histoire des archevêchés, évêques et abbayes de France. 1899.
  13. Les trois Furmeyer
  14. Bulletin historique et littéraire, Société de l'histoire du protestantisme français (France), Agence centrale de la Société, 1882, t.31-32 (1882-1883), p.364.
  15. BULLETIN HISTORIQUE ET LITTERAIRE - Page 364, 1882.
  16. Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes, Société d'études des Hautes-Alpes, 1907, p.287.
  17. Les trois Furmeyer
  18. Bulletin historique et littéraire, Société de l'histoire du protestantisme français (France), Agence centrale de la Société, 1882, t.31-32 (1882-1883), p.364.
  19. La France protestante, Eugène Haag, Librairie Sandoz et Fischbacher, 1888, v.6 Easme-Gasparin, p.407.
  20. Les trois Furmeyer.
  21. La première guerre de religion à Gap. Roman, Joseph (1840-1924). Gap 187?.
  22. Biographie Du Dauphiné - Page 323, Adolphe Rochas – 1860, p.323.
  23. Eugène Arnaud, Histoire des protestants du Dauphiné aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, Les grands classiques, 1875, v.1, p.178.
  24. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Archives départementales des Hautes-Alpes, Jouglard père et fils, v.4. 1897, p.366.
  25. AD 05 BMG R 8670, 788.
  26. TABLEAU HISTORIQUE DES HAUTES-ALPES : ANCELLE
  27. La Chesnaye Desbois, Dictionnaire de la noblesse de la France, XVI, 761.
  28. B.N. Mss. p.171.
  29. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Archives départementales des Hautes-Alpes, Impr. Jouglard père et fils, v.4 1897, p.366.
  30. La France protestante: ou, Vies des protestants français qui se sont fait un ... - Page 368, Eugène Haag, Émile Haag – 1858.
  31. Bulletin de l'Académie delphinale, Impr. de Prudhomme (Grenoble), 1879 (SER3,T15), p.163
  32. Un voyageur dauphinois resté inconnu, Antoine de Brunel, seigneur de St. Maurice-en-Trièves (1622-1696), Charles Jules Revillout, Ch J Revillout, G. Dupont, 1880, p.39.
  33. "Dictionnaire historique, chronologique, géographique, généalogique, héraldique, juridique, politique et botanographique du Dauphiné", Guy Allard - 1864, p.629.
  34. Livre - Bibliothèque Historique Et Littéraire Du Dauphine, Bibliothèque Historique Et littéraire Du Dauphine, Gariel H., p.627.
  35. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Impr. Jouglard père et fils, 1901, v.6 1901, Page xxvi.
  36. Les trois Furmeyer
  37. Proceedings, Huguenot Society of London, Spottiswoode, Ballantyne, 1937, p.135.
  38. Bulletin de Société de l'histoire du protestantisme français (France), Siège de la Société, 1882, v. 31 (1882), p.366
  39. Les trois Furmeyer.
  40. Les trois Furmeyer
  41. Bulletin de Société de l'histoire du protestantisme français (France), Siège de la Société, 1882, v. 31 (1882), p.366.
  42. Bulletin historique et littéraire / Société de l'histoire du protestantisme français, Agence centrale de la Société (Paris), 1882 (A1,SER3,T31). Page 366.
  43. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Impr. Jouglard père et fils, 1901, v.6 1901, Page xxvi. G.1561, cf. G. 1590, p. 104
  44. G. 1599.
  45. Annales des Alpes: Recueil périodique des Archives des Hautes-Alpes, Archives départementales des Hautes-Alpes, Archives départementales, 1901, v.5-6, p.100
  46. Qui se trouve au CARAN, à Paris, en TT231/4, page 856.
  47. Émile Salomon, Une Famille du Lyonnais. Les Rambaud,.... Gérente (Aix-les-Bains) 1910.
  48. Émile Salomon, Une Famille du Lyonnais. Les Rambaud,.... Gérente (Aix-les-Bains) 1910.
  49. Archives généalogiques et historiques de la Noblesse de France; ou, recueil de preuves, mémoires et notices généalogiques, servant à constater l'origine, la filiation, les alliances et les illustrations religieuses, civiles et militaires des diverses maisons et familles nobles du ..., Volume 7. P. Louis LAINÉ. 1841.
  50. Émile Salomon, Une Famille du Lyonnais. Les Rambaud,.... Gérente (Aix-les-Bains) 1910.
  51. Émile Salomon, Une Famille du Lyonnais. Les Rambaud,.... Gérente (Aix-les-Bains) 1910.
  52. Société de l'histoire du protestantisme français. 1866 Joseph Roman, Les Trois Furmeyer
  53. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Archives départementales des Hautes-Alpes, Impr. Jouglard père et fils, 1897, v.4, p.367.
  54. BMG R 8670, 1281
  55. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Archives départementales des Hautes-Alpes, Jouglard père et fils, v.4 1897, p.366.
  56. Histoire Universelle : Depuis 1543 jusqu'en 1607, 1593-1596, de Jacques Auguste de Thou, Londres 1734, p.311.
  57. Chorier Nicolas, Histoire générale du Dauphiné Les trois Furmeyer
  58. Registre des assemblées capitulaires de Mutonis, notaire épiscopal 63 03 et AD05, G9115.
  59. Archives de l'Isère.
  60. Histoire de la ville de Gap, Roman, Joseph (1840-1924). Gap : 1892.
  61. Calvini opera Brunswig, 1873, t. II, p. 356.
  62. La première guerre de religion à Gap. Roman, Joseph (1840-1924). Gap 187?.
  63. La première guerre de religion à Gap. Roman, Joseph (1840-1924). Gap 187?.
  64. Registre des assemblées capitulaires de Mutonis, notaire épiscopal. AD05, G9115
  65. TABLEAU HISTORIQUE DES HAUTES-ALPES
  66. La première guerre de religion à Gap. Roman, Joseph (1840-1924). Gap 187?.
  67. Les trois Furmeyer
  68. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Impr. Jouglard père et fils, 1901, v.6 1901, Page xxvi.
  69. Bulletin historique et littéraire, Société de l'histoire du protestantisme français (France), Agence centrale de la Société, 1882, t.31-32 (1882-1883), p.364.
  70. La France protestante, Eugène Haag, Librairie Sandoz et Fischbacher, 1888, v.6 Easme-Gasparin, p.409.
  71. BULLETIN HISTORIQUE ET LITTERAIRE - Page 364, 1882.
  72. Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes, Société d'études des Hautes-Alpes, 1907, p.287.
  73. Recherches sur la population et la superficie des cités remontant à la période gallo-romaine, Ferdinand Lot, E. Champion, 1945, p.480.
  74. Bibliothèque de l'École des hautes études, École pratique des hautes études (France). Section des sciences historiques et philologiques, no.287 1945, p.480.
  75. Albanès, Joseph Hyacinthe (1822-1897). Gallia christiana novissima. Histoire des archevêchés, évêques et abbayes de France. 1899.
  76. AD 05. G911.
  77. Les trois Furmeyer
  78. La première guerre de religion à Gap. Roman, Joseph (1840-1924). Gap 187?.
  79. Olivier Hanne. La genèse médiévale d’une figure de l’épiscopat de Gap : saint Arnoux (c.1065-c.1079). Les évêques de France au XXe siècle, Sep 2011, France. pp.1-11, 2016.
  80. “Les Médiévalpes” n° 26 : Les chanoines de Gap (3/4)
  81. REVUE DU DAUPHINE 1837.
  82. La première guerre de religion à Gap. Roman, Joseph (1840-1924). Gap 187?.
  83. Lesdiguières, François de Bonne (1543-1626 ; duc de), Actes et correspondance du connétable de Lesdiguières / publiés sur les manuscrits originaux, par le Cte Douglas et J. Roman,..., Impr. de E. Allier (Grenoble), t.I , p.XXII.
  84. Les trois Furmeyer
  85. Bulletin historique et littéraire, Société de l'histoire du protestantisme français (France), Agence centrale de la Société, 1882, t.31-32 (1882-1883), p.364.
  86. BULLETIN HISTORIQUE ET LITTERAIRE - Page 364, 1882.
  87. Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes, Société d'études des Hautes-Alpes, 1907, p.287.
  88. Roman, Joseph (1840-1924), Tableau historique du département des Hautes-Alpes, A. Picard (Paris), p.98.
  89. Les trois Furmeyer
  90. La première guerre de religion à Gap. Roman, Joseph (1840-1924). Gap 187?.
  91. La première guerre de religion à Gap. Roman, Joseph (1840-1924). Gap 187?.
  92. Lesdiguières, François de Bonne (1543-1626 ; duc de), Actes et correspondance du connétable de Lesdiguières, publiés sur les manuscrits originaux, par le Cte Douglas et J. Roman,..., Impr. de E. Allier (Grenoble), t.I , p.XXII.
  93. La France protestante, Eugène Haag, Librairie Sandoz et Fischbacher, 1888, v.6 Easme-Gasparin, p.407.
  94. Lesdiguières, François de Bonne (1543-1626 ; duc de), Actes et correspondance du connétable de Lesdiguières, publiés sur les manuscrits originaux, par le Cte Douglas et J. Roman,..., E. Allier (Grenoble), t.I, p.XXII.
  95. Montbrun ou les Huguenots en Dauphiné, Edmond Badon, Prudhomme, 1838.
  96. Les Guerres dites de religion en Provence au XVIe siècle, Paul François Marius Audibert, Presses universelles, 1973.
  97. La première guerre de religion à Gap. Roman, Joseph (1840-1924). Gap 187?.
  98. La première guerre de religion à Gap. Roman, Joseph (1840-1924). Gap 187?.
  99. La première guerre de religion à Gap. Roman, Joseph (1840-1924). Gap 187?.
  100. La première guerre de religion à Gap. Roman, Joseph (1840-1924). Gap 187?.
  101. La première guerre de religion à Gap. Roman, Joseph (1840-1924). Gap 187?.
  102. La première guerre de religion à Gap. Roman, Joseph (1840-1924). Gap 187?.
  103. La première guerre de religion à Gap. Roman, Joseph (1840-1924). Gap 187?.
  104. Légendes nées récemment, venant d'un site catholique et attestées par aucune source sérieuse, même venant d'historiens catholiques.
  105. Inventaires du trésor du chapitre de Saint-Arnoul de Gap : 1559, 1566, 1715, Joseph Roman,... Paris : 1874.
  106. Inventaires du trésor du chapitre de Saint-Arnoul de Gap : 1559, 1566, 1715, Joseph Roman,... Paris : 1874.
  107. Inventaires du trésor du chapitre de Saint-Arnoul de Gap : 1559, 1566, 1715, Joseph Roman,... Paris : 1874.
  108. La première guerre de religion à Gap. Roman, Joseph (1840-1924). Gap 187?.
  109. La première guerre de religion à Gap. Roman, Joseph (1840-1924). Gap 187?.
  110. La première guerre de religion à Gap. Roman, Joseph (1840-1924). Gap 187?.
  111. La première guerre de religion à Gap. Roman, Joseph (1840-1924). Gap 187?.
  112. La première guerre de religion à Gap. Roman, Joseph (1840-1924). Gap 187?.
  113. La première guerre de religion à Gap. Roman, Joseph (1840-1924). Gap 187?.
  114. Montbrun, ou Les Huguenots en Dauphiné, Tome 1, Badon, Edmond (1808-1849), Prudhomme (Paris) 1838.
  115. Biographie Du Dauphiné - Page 323, Adolphe Rochas – 1860, p.323.
  116. Eugène Arnaud, Histoire des protestants du Dauphiné aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, Les grands classiques, 1875, v.1, p.178.
  117. Bulletin historique et littéraire, Société de l'histoire du protestantisme français (France), Agence centrale de la Société, 1882, t.31-32 (1882-1883), p.365.
  118. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Impr. Jouglard père et fils, 1901, v.6 1901, Page xxvi. et AD 05 : G. 1590, p. 104 et G. 1599, p.152.
  119. Précis de l'histoire de la ville de Gap: suivi de notes et éclaircissements et de notices biographiques sur les évêques de cette ville, Théodore Gautier, Alfred Allier, 1844.
  120. Bulletin - Société de l'histoire du protestantisme français 1916 (A65 = SER5, A14)-1917 (A66 = SER5, A15).
  121. Histoire universelle de Jacque-Auguste de Thou depuis 1543 jusqu'en 1607, traduite sur l'édition latine de Londres, Jacques-Auguste de Thou, Publié 1734.
  122. Proceedings, Huguenot Society of London, Spottiswoode, Ballantyne, 1937, p.135.
  123. La première guerre de religion à Gap. Roman, Joseph (1840-1924). Gap 187?.
  124. Lesdiguières, François de Bonne (1543-1626 ; duc de), Actes et correspondance du connétable de Lesdiguières, publiés sur les manuscrits originaux, par le Cte Douglas et J. Roman, Impr. de E. Allier (Grenoble), t. II p. 462 à 484.
  125. Proceedings, Huguenot Society of London, Spottiswoode, Ballantyne, 1937, p.135.
  126. Bulletin - Société de l'histoire du protestantisme français 1916 (A65 = SER5, A14)-1917 (A66 = SER5, A15).
  127. AD 05, BMG R 8670, 788 et G 1513.
  128. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Archives départementales des Hautes-Alpes, Jouglard père et fils, v.4 1897, p.367.
  129. AD 05 BMG R 8670, 16853. G 1576.
  130. Deuxième guerre de Religion (1567-1568)
  131. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Archives départementales des Hautes-Alpes, Jouglard père et fils, v.4. 1897, p.367.
  132. AD 05 BMG R 8670, 788.
  133. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Archives départementales des Hautes-Alpes, Jouglard père et fils, v.4 1897, p.366.
  134. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Fayard, 4 février 1980, (ISBN 978-2245014349).
  135. Revue du Dauphiné, Jules Ollivier, Paul Colomb de Batines, 1838, p.80.
  136. Revue du Dauphiné, Jules Ollivier, Paul Colomb de Batines, 1838, p.80.
  137. Précis De L'histoire De La Ville De Gap. Suivi De Notes Et Éclaircissements Et De Notices Biographiques Sur Les Évêques De Cette Ville, Théodore Gautier, Alfred Allier, Gap 1844, p.79.
  138. Deuxième guerre de Religion (1567-1568)
  139. AD HA. G. 843. Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes, Gap : 1967.
  140. TABLEAU HISTORIQUE DES HAUTES-ALPES : ANCELLE
  141. Armorial des Hautes-Alpes.
  142. AD 05 (1E 8050, cf 1E 2221)
  143. Lesdiguières, François de Bonne (1543-1626 ; duc de), Actes et correspondance du connétable de Lesdiguières / publiés sur les manuscrits originaux, par le Cte Douglas et J. Roman,..., E. Allier (Grenoble), t.I , p.566.
  144. Arlette Jouanna, La Saint-Barthélemy : Les mystères d'un crime d'État, 24 août 1572, Paris, Gallimard, 2007.
  145. Michel Péronnet, Le XVIe siècle, Hachette U, 1981.
  146. Arlette Jouanna, Jacqueline Boucher et Dominique Biloghi, Histoire et dictionnaire des guerres de Religion, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1998, ISBN 2-221-07425-4.
  147. AD HA. G. 843. Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes, Gap : 1967.
  148. La Chesnaye Desbois, Dictionnaire de la noblesse de la France, XVI, 761.
  149. B.N. Mss. p.171.
  150. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Archives départementales des Hautes-Alpes, Jouglard père et fils, v.4 1897, p.366 et La France protestante: ou, Vies des protestants français qui se sont fait un ... – p. 368, Eugène Haag, Émile Haag – 1858.
  151. Bulletin de l'Académie delphinale, Impr. de Prudhomme (Grenoble), 1879 (SER3,T15), p.163.
  152. Un voyageur dauphinois resté inconnu, Antoine de Brunel, seigneur de St. Maurice-en-Trièves (1622-1696), Charles Jules Revillout, Ch J Revillout, G. Dupont, 1880, p.39.
  153. Richard Duchamblo, Histoires de notre ville, Gap, ses hommes, ses rues, Librairie des Hautes-Alpes, 1994 (ISBN 2-909956-10-5), p. 126-127.46.
  154. Faure de Prégentil, Encyclopédie du Champsaur, Éditions des Hautes-Alpes, 2005 (ISBN 2-909956-49-0), p. 26 et 47.
  155. Richard Duchamblo, Histoires de notre ville, Gap, ses hommes, ses rues, Librairie des Hautes-Alpes, 1994 (ISBN 2-909956-10-5), p. 126-127.46.
  156. Mémoires pour l'avenir, B.S.E.H.A., 1886, p. 60 et G. 1499.
  157. AD HA. G. 843. Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes, Gap : 1967.
  158. Faure de Prégentil, Encyclopédie du Champsaur, Éditions des Hautes-Alpes, 2005 (ISBN 2-909956-49-0), p. 54.
  159. Volume 6 de Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Hautes-Alpes (France). Archives, Paul Guillaume, Impr. Jouglard, 1901.
  160. Septième guerre de Religion (1579-1580)
  161. Prudhomme A. Ch. Dufayard. - Le Connétable de Lesdiguières. (Thèse présentée à la Faculté des Lettres de Paris.) Paris, Hachette 1892. In: Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome 6, N°22, 1894. pp. 215-221.
  162. Prudhomme A. Ch. Dufayard. - Le Connétable de Lesdiguières. (Thèse présentée à la Faculté des Lettres de Paris.) Paris, Hachette 1892. In: Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome 6, N°22, 1894. pp. 215-221.
  163. Bulletin d'archéologie et de statistique de la Drôme, Volume 7, Valence 1873.
  164. Bulletin d'archéologie et de statistique de la Drôme, Volume 7, Valence 1873.
  165. Catherine de Médicis en Dauphiné (1579)/Roman, Joseph (1840-1924). Grenoble 1883.
  166. Catherine de Médicis en Dauphiné (1579)/Roman, Joseph (1840-1924). Grenoble 1883.
  167. Catherine de Médicis en Dauphiné (1579)/Roman, Joseph (1840-1924). Grenoble 1883.
  168. Proceedings, Huguenot Society of London, Spottiswoode, Ballantyne, 1937, p.135.
  169. Catherine de Médicis en Dauphiné (1579)/Roman, Joseph (1840-1924). Grenoble 1883.
  170. Lesdiguières, François de Bonne (1543-1626 ; duc de), Actes et correspondance du connétable de Lesdiguières/publiés sur les manuscrits originaux, par le Cte Douglas et J. Roman,..., Impr. de E. Allier (Grenoble), t. II p. 462 à 484.
  171. Septième guerre de Religion (1579-1580)
  172. Les trois Furmeyer.
  173. AD HA. série G 1592.
  174. AD HA. série G 1592.
  175. Bulletin de Société de l'histoire du protestantisme français (France), Siège de la Société, 1882, v. 31 (1882), p.366 et Joseph Roman, note 2, page 462.
  176. Les trois Furmeyer.
  177. AD 05 : G.1025.
  178. Inventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Série B, Archives départementales de l'Isère, Jean Joseph Antoine Pilot de Thorey, Auguste Prudhomme - 1884. p.27.
  179. Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes 1886 (A5), p.68.
  180. Lesdiguières, François de Bonne (1543-1626 ; duc de), Actes et correspondance du connétable de Lesdiguières,/ publiés sur les manuscrits originaux, par le Cte Douglas et J. Roman,..., Impr. de E. Allier (Grenoble), t. II p. 462 à 484
  181. Lesdiguières, François de Bonne (1543-1626 ; duc de), Actes et correspondance du connétable de Lesdiguières / publiés sur les manuscrits originaux, par le Cte Douglas et J. Roman,..., E. Allier (Grenoble), t. II p. 462 à 484.
  182. Huitième guerre de Religion (1585-1598)
  183. Prudhomme A. Ch. Dufayard. Le Connétable de Lesdiguières. (Thèse présentée à la Faculté des Lettres de Paris.) Paris, Hachette 1892. In: Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome 6, N°22, 1894. pp. 215-221.
  184. Annales des Alpes: Recueil périodique des Archives des Hautes-Alpes – p.100, de Archives départementales des Hautes-Alpes – 1901.
  185. Le beau-père de son neveu, Daniel de La Villette, Aubert Martin de Champoléon.
  186. Les trois Furmeyer
  187. Bulletin de Société de l'histoire du protestantisme français (France), Siège de la Société, 1882, v. 31 (1882), p.366.
  188. Bulletin historique et littéraire / Société de l'histoire du protestantisme français, Agence centrale de la Société (Paris), 1882 (A1,SER3,T31), p.366.
  189. Lesdiguières, François de Bonne (1543-1626 ; duc de), Actes et correspondance du connétable de Lesdiguières / publiés sur les manuscrits originaux, par le Cte Douglas et J. Roman, Impr. de E. Allier (Grenoble), t. II p. 462 à 484.
  190. Annales des Alpes: Recueil périodique des Archives des Hautes-Alpes – p.100, de Archives départementales des Hautes-Alpes – 1901.
  191. Dictionnaire historique, chronologique, géographique, généalogique, héraldique, juridique, politique et botanographique du Dauphiné, Guy Allard, H. Gariel, Grenoble, Allier, 1864, p.458.
  192. Les trois Furmeyer et Bulletin de Société de l'histoire du protestantisme français (France), Siège de la Société, 1882, v. 31 (1882), p.366
  193. Prabaud de pratum - le pré et Baldi - nom d'homme Baud. L’une des deux seigneuries de Furmeyer, avec sa maison forte. Joseph Roman ne le mentionne pas parmi les seigneurs. Cette terre appartient à Gaspard de Bonne dit le capitaine Prabaud, puis à sa fille mariée à un Martin de Champoléon.
  194. Qui se trouve au CARAN, à Paris, en TT231/4, page 856.
  195. Inventaire sommaire des Archives Départementales antérieures à 1790, Jouglard père et fils, 1901, v.6, Page xxvi.
  196. AD 05 : Mutonis. 4 cf Buisson 3, F°114.
  197. AD 05 : Minutes de Maître Souchon, notaire. Étude de Maître Gaignaire à Gap.
  198. Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes, 1899/01 (A18,SER2,N29)-1899/12 (A18,SER2,N32)
  199. Armorial Haut-Alpin, article Moustiers
  200. AD13 Malte, Dossier 53.
  201. Armorial Haut-Alpin, article Moustiers.
  202. AD.05. Acte reçu par Raymond Chitron, notaire de Veynes et Louis Jullien, notaire de Ventavon, G1513.
  203. Dictionnaire historique, chronologique, géographique, généalogique, héraldique, juridique, politique et botanographique du Dauphiné, Guy Allard,... ; publié pour la première fois et d'après le manuscrit original par H. Gariel, Allard, Guy (1735-1716), Gariel, Hyacinthe (1812-1890). Grenoble : Allier, 1864, p.205.
  204. Armorial Haut-Alpin, article Moustiers.
  205. Armorial Haut-Alpin, article Montauban.
  206. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Impr. Jouglard père et fils, 1901, v.6 1901, Page xxvi. G.1561, cf. G. 1590, p. 104
  207. G. 1599.
  208. Annales des Alpes: Recueil périodique des Archives des Hautes-Alpes, Archives départementales des Hautes-Alpes, Archives départementales, 1901, v.5-6, p.100
  209. Qui se trouve au CARAN, à Paris, en TT231/4, page 856.
  210. Ad Drôme, E 37, AM Grenoble, CC 422.
  211. La France protestante ou vies des protestants français qui se sont fait un nom dans l'histoire, depuis les premiers temps de la réformation jusqu'à la reconnaissance du principe de la liberté des cultes par l'Assemblée nationale ; ouvrage précédé d'une Notice historique sur le protestantisme en France ; et suivi de pièces justificatives / Eugène et Emm. Haag Lieu / Paris : Genève : J. Cherbuliez, 1846-1859, p.368.
  212. Proceedings, De Huguenot Society of London, Spottiswoode, Ballantyne, 1937, p.136.