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brouillon


Ahr

La Déclaration des abus (1578).

Abr39

L'hôtel de ville de Marseille.

Apr10

Consuls de Marseille.

Honorat Rambaud ou Honoré est certainement né à Gap, et pas à Esparron-des-Pallières[1]. Mais le spécialiste des archives des Hautes-Alpes, Joseph Roman (1840-1924) précise dans son Tableau historique du département des Hautes-Alpes ... , p.100 écrit : Né à Gap...[2]. Adolphe Rochas écrit aussi né à Gap dans les premières années du XVIModèle:Exp siècle dans sa Biographie du Dauphiné: contenant l'histoire des hommes nés dans cette province qui se sont fait remarquer dans les lettres, les sciences, les arts, etc. Avec le catalogue de leurs ouvrages et la description de leurs portraits, Adolphe Rochas, Charavay, 1860, v.2, p.328... , vers 1516. Son fils, Pierre Rambaud, se marie le 30 novembre 1585. A cette date il vit toujours à Marseille[3].

Honorat Rambaud, maistre d'eschole des enfants des Consuls de Marseille[4] devient un grammairien français célèbre[5].

Sa principale innovation est la création d’un alphabet de 24 lettres nouvelles[6].

Honorat écrit en 1578 La Declaration des Abus que l’on commet en escrivant et le moyen de les editer, & de représenter nayvement les paroles : ce que iamais homme n’a faict[7].

Honorat Rambaud propose son livre, en 1567, aux Consuls de Marseille. Mais dans cette ville au XVIModèle:Exp siècle, seul son ouvrage et un autre sont édités. Donc contrairement à d'autres provinces éditer un livre est un pari pratiquement impossible. D'ailleurs Honorat obtient trois permissions d'imprimer, mais dans d'autres villes.

La première autorisation est à Montpellier le 6 septembre 1567, la seconde à Toulouse le 27 septembre 1567 et la troisième à Lyon le 3 août 1568. Rambaud obtient également un privilège du roi, Henri III, le 18 mai 1577.

Seuls les deux dernières éditions sont conservées. Voici l’extrait du Privilège donné le 18 mai 1577 par le Roy Henri III : Notre cher et bien aimé Honoré Rambaud ayant, pour la commodité de chacun qui voudra apprendre de luy et pour la sienne aussi, composé un alphabet de quelques characteres qui pourront servir grandement à soulager les personnes, mesmes les petits enfans, de lire et escrire. L'invention duquel Alphabet il luy a esté permis de faire imprimer et mettre en lumiere tant à Tholouze qu'à Lyon…[8].

Honorat Rambaud dédicace son livre aux Consuls de Marseille[9].

Son livre mérite l'attention d'un homme curieux. Il reste longtemps trop peu connu parmi les grammairiens, comme l'écrit encore Alphonse Ernaux, en 1846[10]. De nos jours, il est reconnu par les grammairiens du monde entier. Son travail est l'une des principales recherches sur le français qui passionnent les lettrés après l'édit de Villers-Cotterets [11].

Sa femme, Catherine Fabre (1530-après 1585), est la fille et sœur de capitaine de barques. Mais ses ancêtres sont laboureurs, ménagers, avocat et même notaires, souvent connus depuis le XIIIModèle:Exp siècle. Du fait des liens de son fils Pierre Rambaud avec les ligueurs on peut en détruire qu'il est partisan de la Ligue catholique.

Le fils d'Honorat, Pierre Rambaud et sa belle-famille (les Deidier et les Napollon) sont à l'origine de la quatrième compagnie du corail et de Bastion de France, en Tunisie.


Honorat

Extrait de La Declaration des Abus, d'Honorat Rambaud.

Abr19

Rians (Provence).

Le fils des Rambaud n'est pas maintenu en sa noblesse, même s'il ne déroge pas, tout comme ses descendants, marins ou négociants avec l'outre-mer. Toutefois, Honorat Rambaud (1516-après 1585) est l’un des deux seuls écrivains marseillais de son siècle. De nos jours, il est reconnu par les universitaires du monde entier. De son temps, il reçoit un privilège donné le 18 mai 1577 par le roi Henri III. Ce dernier proclame entre autres : Notre cher et bien aimé Honoré Rambaud ayant, pour la commodité de chacun qui voudra apprendre de luy et pour la sienne aussi, composé un alphabet de quelques characteres qui pourront servir grandement à soulager les personnes, mesmes les petits enfans, de lire et escrire. L'invention duquel Alphabet il luy a esté permis de faire imprimer et mettre en lumiere tant à Tholouze qu'à Lyon…. Sa femme, Catherine Fabre (1530-après 1585), est la fille et sœur de capitaine de barques. Mais ses ancêtres sont laboureurs, ménagers, avocat et même notaires, souvent connus depuis le XIIIe siècle. Du fait des liens de son fils Pierre Rambaud avec les ligueurs on peut en détruire qu'il est partisan de la Ligue catholique. Honorat Rambaud et Catherine Fabre (1530-après 1585), mariés vers 1550, certainement à Marseille, sont les parents de :

  • Madeleine Rambaud mariée par Anglez, notaire à Aix-en-Provence, le 27 octobre 1572 (et pas 1769), à Antoine de Rians. Ils ont un fils Joseph de Rians, advocat en la Cour fils de Anthoine et de Rambaude, marié à Sibile d'Etienne, des Seigneurs de Villémus & de Monsuron (acte reçu par le même Notaire). Le blason des Rians : D'azur, à la tour ouverte de gueules, surmontée d'une étoile d'or, accostée de deux autres du même, au croissant montant d’argent en pointe. Les descendants Antoine de Rianss ont un champ de gueules dans leurs armes[12]. D'après les généalogies écrites Antoine de Rians est le fils de Jean de Rians, Secrétaire du roi en Chancellerie prés la Cour du Parlement de Provence, Conseiller du Roi et général de Ses monnaies en Provence. Mais comme la date de mariage ne correspond pas à celle de l'acte notarié, et qu'Antoine n'a pas de charge, il est possible que ce Jean de Rians soit son oncle. Nous avons Guillaume de Rians marié à Delphine Mazargues, probablement une des premières filles de Louis. Louis de Mazargues, marchand d'Aix s'adonne entre autres au trafic de la laine. Il a épousé la fille d'un autre marchand, Antoine de Saint-Jacques[13], famille que nous retrouvons alliée aux Rians à Marseille au XVIIIModèle:Exp siècle. On ne connaît pas le lien entre Gabrielle de Rians et Guillaume de Rians, mais l'on constate que, dans les deux cas, les de Rians sont un maillon essentiel entre les Estienne et les Mazargues[14],

Pierre Rambaud et la famille de Lucresse Reynier-Manoly Modifier

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Abr22

Barque coralline.

Abr28

Les Deidier font du négoce à partir de Tabarka, avant 1550.

Abr24

Corail (Maghreb).

Abr21

Collier en perle de corail.

Reinier

Monet Deidier rachète les esclaves et exploite le corail.

Abr23

La Calle chef-lieu des établissements de la Magnifique Compagnie du Corail.

Abr25

Marseille en 1578.

Abr20

Casaulx, chef des ligueurs marseillais et dirigeant de la quatrième compagnie du corail.

Abr27

Entrée du duc de Guise à Marseille, 16 février 1596.

Abr29

Marsilia. Marseille au commencement du XVIIe siècle.

Le fils d'Honorat Rambaud, Pierre Rambaud, est lui-aussi marchand, selon la Reconstitution des familles marseillaises du XIVModèle:Exp au XVIe siècle, à partir des actes notariés, de François Barby.

Pierre Rambaud se marie le 30 novembre 1585 à Marseille avec Lucresse Reynier-Manoly (1555-1625). Elle est la fille d'un patron de la Sainte-Marthe, Pierre Manoly Reynier. C'est un homme aux origines modestes, mais qui doit être relativement riche car il teste six fois de 1556 à 1588. D'ailleurs cette famille connaît une rapide ascension sociale, puisque plusieurs membres de la famille Reynier-Manoly figurent dans l’Armorial de Marseille, au XVIIIe siècle.

Sa belle-mère, Jeanne Deidier, est la fille de Monet Deidier, Troisième Consul de Marseille, en 1551[15]. C'est certainement en partie du fait de ce Monet Deidier que mon ancêtre Pierre Rambaud devient un des principaux sociétaires à la création de la quatrième Compagnie du Corail de Tunisie. Comme Marseille fait le commerce avec le Levant et qu'elle bénéficie de privilège datant du bon René, se sont ses négociants qui vont organiser ce trafic de luxe[16].

Deidier fonde une Compagnie pour aller pêcher le corail en mer de Bône. Leur association regroupe tous les anciens associés de Thomas Lenche mécontents de lui (J. Vernet, Octavien Souso, Antoine Armand, Monet Deidier et d'autres) déclare, lors de l'embauchage des mariniers, se référer à certaines autorisations du dey d'Alger, confirmées par lettres patentes de sa majesté. Ces lettres antérieures de quelques mois (1550) à celles obtenues par Lenche et Cie ne nous sont pas connues[17].

Le 20 octobre 1543, la Compagnie de Monet Deidier charge pour Alger 54.600 kilos de sel menu, à Marseille quelque 65.000 kilos de sel[18]. Un des registres conservés aux archives de l'Isère fait état du poste réglementaire tenu par un Marseillais, Deidier. Il rachète les esclaves en Tunisie aux barbaresques et accommode les affaires de la magnifique compagnie du corail. Ce qui montre que Deidier travaille désormais pour Lenche et Cie. Un dessin, dans La fascination du corail, Charles Paolini, évoque mon ancêtre. Il avertit la compagnie des faiblesses du gouverneur-pirate[19].

Monet Deidier est, selon la Reconstitution des familles marseillaises du XIVModèle:Exp au XVIe siècle, à partir des actes notariés, de François Barby, le fils d'Urbanne Napollon, dont l'oncle est Antoine Napollon (1456-1512), maître-calfat royal, grand-père d'Hugona Napollon (1500-1556), femme de Thomas Lenche. Le successeur moral de Thomas Lenche, Sanson Napollon (1583-1633) est l'arrière-petit-fils d'Antoine Napollon. Cette famille Mapollon est d'origines napolitaines[20], même si la mère de Sanson est une Cipriani et si son père vivait en Corse à sa naissance.

Monet Deidier est marié à Jeanne Sauzède, fille de Michel Sauzède (1460-1529) qui figure sur un liste de citoyens qui se se sont distingués pendant le siège de Marseille par Charles de Bourbon, en 1524[21]. Un héros cités parmi les rares principaux bourgeois et marchands de Marseille[22].

Lucresse Reynier-Manoly (1555-1625) est la nièce de Carlin Didier. Nous savons que deux négociants Marseillais, Thomas Lenche et Carlin D[e]idier, sont les premiers qui s'associent dans le XVIModèle:Exp siècle, pour la pèche du corail dans le golfe de Stora ou Asturga, sur les cotes de Barbarie, à l'extrémité du Royaume à Alger, et sur les frontières de celui de Tunis. Ayant obtenu du Sultan Sélim et de Suléyman II (1520— 1566) la permission de s'y établir, et ayant traité avec les CheiKh (= Princes maures) du pays, ils acquièrent, moyennant certaines redevances (appelées lismes), une étendue de cotes que l'on désigne encore aujourd'hui sous le nom de Concessions d'Afrique.

Ils obtiennent, en 1550, de la Régence d'Alger, l'autorisation de pêcher le corail sur toute la côte orientale de la Barbarie moyennant une très forte redevance annuelle. Vers 1553, ils fondent, à 10 de Km à l'ouest de la Calle, au lieu-dit la Vieille Calle, la magnifique compagnie du corail, et le Bastion de France.

Premier établissement français en Algérie, la concession devinet très vite un foyer très actif où des milliers de pêcheurs méditerranéens, pour la plupart d'origine italienne, s'installent au Bastion[23]. Monet Deidier et son fils travaillent donc pour 'la magnifique compagnie du corail. Carlin Deidier (= Corbin Didier) et Thomas Lenche, fondent le premier Bastion de France, dans une crique protégée, près du lac Melah. Plus à l'est, ils occupent le port abandonné de Marsa — Marsa el Kharas — c'est-à-dire le port aux Breloques, qu'ils appellent La Calle. Le contrat signé avec Barberousse leur octroie l'établissement sur la côte entre le Cap Roux et l'Oued Sabah pour le commerce du corail, du blé, des laines, du cuir et des cires...[24].

Carlin Deidier (= Corbin Didier), oncle de Lucresse Reynier-Manoly (1555-1625) est deuxième Consul de Marseille et il a fait partie, avant de créer la magnifique compagnie du corail, de la Nostra Compagnia. Les Riquetti de Mirabeau vont devenir actionnaires de la magnifique compagnie du corail : 45 bateaux corailleurs (avec sept hommes d'équipages) et un capital de 16.200 écus d'or. Le revenu des actionnaires est de 45.000 écus par an.

En 1561, Thomas Lenche et Carlin Deidier (= Corbin Didier), créent, sur les côtes de la province de Bône, l'établissement du Bastion de France, avec l'autorisation du Grand Seigneur et le consentement des tribus arabes des environs, et moyennant certaines redevances[25]

Lucresse Reynier-Manoly (1555-1625), femme de Pierre Rambaud, est, selon la Reconstitution des familles marseillaises du XIVe au XVIe siècle, à partir des actes notariés, de François Barby, du fait de son oncle Carlin Deidier, la cousine germaine de Cosme Deidier. Ce docteur en droit civil de l'Université d'Avignon en 1585 est avocat. Il est Consul de Marseille en 1591, puis député aux États généraux de 1593, dits États de la Ligue. Comme il est envoyé à Paris par Charles de Casaulx (1547-1596), chef de la Ligue à Marseille, nous avons là une preuve de plus de l'appartenance à la Ligue catholique de mes ancêtres marseillais. Cosme revient à Marseille avant d'être allé à Paris[26].

D'ailleurs les héritiers de Carlin Deidier, entre 1591 et 1593, sont évincés du fait de leur participation à la Ligue[27]. Une nouvelle compagnie est crée en 1608. Les actionnaires ne s'attendent sans doute pas à la saisie pratiquée à l'arrivée de leur navire à Marseille, à la requête de Cosme Deidier, un des participants exclus de la compagnie en 1591 et resté en procès avec elle[28].

Magdelaine Deidier, mariée à Jean de Signier, le 22 octobre 1564, à Marseille, est la cousine Germaine de Lucresse Reynier-Manoly (1555-1625)

Revenons à Pierre Rambaud. Nous avons un arrêt du Conseil privé, règnes de Henri III et Henri IV concernant Honoré Venture, Pierre Rambaud, Victor de Lestrade et Simon Bedarides, marchands de Marseille, agissant en leurs noms et en celui de Pierre Vieu, sieur de Noyers et d'autres associés...[29].

En juillet 1591, il est un des principaux sociétaires à la création de la quatrième Compagnie du Corail de Tunisie, fondée et dirigée par Louis d'Aix et Charles de Casaulx (1547-1596), les deux chefs de la Ligue catholique à Marseille[30]. Casaulx est premier consul de 1591 à son assassinat en 1596.

La mort d'Henri III et le triomphe de la Ligue à Marseille permettent à des rivaux de Lenche de créer cette compagnie, formée en 1591. Ce n'est que deux ans après sa formation qu'elle est officiellement reconnue par lettres patentes du duc de Mayenne en date du 23 janvier 1593. L'association est formée en 1591 comprend 32 quaratz. Cette société ne vit à son tour que trois ans[31].

Les lettres patentes de 1593 nomment à côté de Louis d'Aix et Charles de Casaulx (1547-1596) la nouvelle liste d'associés. Les parts semblent êtrerecherchées, car plusieurs adhérents cèdent aussitôt une partie de leurs carats, ou même n'ont souscrit que comme mandataires d'autres personnes. Pierre Rambaud a toujours un carat[32].

10 mai 1594. Enregistrement d'un acte passé par Pierre Blanc, notaire à Marseille, et par lequel Loys d'Aix, Charles de Casaulx (1547-1596), François de Cazaulx, Nicolon David, Nicolas Durnel, Gallias Parasol, Guilheaume Bederide, Claude Beaumier, Symond Beddaride, Honnorat Venture, Honnorat Garnier, Pierre Vieu, Marguerilte Fanarde, André Rondellet, Guilhem Rondellet, Benoist Ferrenc, Pierre Seigneuret, Victor Delesirade, Pierre Rambaud, George Verne, Cari et Lazarin Bergier, déclarent dissoute la Compagnie du Corail créée par eux le 23 juillet 1591[33].

Le 9 juillet 1594, les sociétaires de la quatrième Compagnie du Corail de Tunisie envoient Pierre Barbier à Tunis, pour se plaindre de leurs administrateurs sur place[34].

Pierre Vieu, Pierre Signoret, Honoré Venture, Victor Delestrade, Pierre Rambaud écrivent le 13 novembre 1597 à Antoine Lovico, consul de France à Tunis, au sujet de la pêche du corail[35].


Lucresse et Pierre Rambaud (1555-1627), fils d’Honorat Rambaud sont les parents de :

Blason tournon

Blason des Tournon.

* Jeanne Rambaud, qui épouse, par contrat du 16 février 1629, à Aix-en-Provence, Jean-Christophe de Tournon, d'une famille aixoise graduellement anoblie au XVIe siècle, par l’exercice d’emplois militaires, et maintenue noble en 1668. D'où :
    • Jean Jacques de Tournon, baptisé le 24 juin 1629 à la Madeleine (parrain Jacques Tournon procureur en la cour, marraine Denise Latil).
    • Marguerite de Tournon, baptisée le 9 juin 1641 à la Madeleine d’Aix (parrain Pierre Gaillard, Trésorier général des Etats de Provence, marraine Marguerite de Forbin).
    • Leur fille, Diane de Tournon, épouse le 13 février 1662 à Saint-Sauveur d’Aix, Antoine de Chateauneuf, des Mées, fils de Spérit et de feue Françoise de Magnan[36].


Abr30

Plainte des Rambaud italiens.

* Pierre II Rambaud est né le 14 Décembre 1593 à Marseille, paroisse des Accoules.
    • Pierre III Rambaud (ca 1625-après 1686). Il est arrivé ici, en 1689, écrit le Consul de Seignelay, un événement qui trouble le commerce des sujets de SM et qui demande un prompt remède. Il y a environ six semaines que le patron Pierre Rambaud, de Marseille, nolisa sa barque, Notre-Dame de Lorette à des marchands de Tunis pour faire le voyage de Djerba, prise par un majorquin...[37].
      • Francisco James Rambaud, de San Remo, esclave de Mamet Zaroul, est racheté, le 15 novembre 1688, par Moïse Mendes Ossuna pour 227 pezzes (soit 23.000 sous ou 1.200 livres) et 26 aspri (petite monnaie turque). Ce Moïse est rescatore (= racheteur d'esclaves) officiel du Gouverneur de Tabarka, Alexandro Pastorini[38].
        • Pierre IV Rambaud (ca 16?? - après 1741). Nous avons la vente, par le patron Pierre Rambaud, de sa tartane la Vierge de Grâce, au Levant, en 1716 (Inventaire des Archives de la marine: B3 234-379, Volume 6 de Inventaire des Archives de la marine: Série B. Service général, Inventaire des Archives de la marine, Didier Neuville, Henri Buche, Jean Mallon, Etienne Taillemite, Archives nationales (France) L. Baudoin, 1904. Et un ordre au capitaine Pierre Rambaud, de San Remo, établi à Marseille de commander aucun navire. Versailles 28 septembre 1734.

On peut penser que les Rambaud italiens qui font un procès à Georges Pléville Le Pelley sont de ma famille.




SA FAMILLE Modifier

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Ses parents Modifier

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Louis XII

André de Rambaud est écuyer du Roi Louis XII.

Aar100

Les Rambaud du temps des guerres d'Italie.

A299

Château de Tallard.

Sceau mevouillon

Premier sceau des Mevouillon.

A101

Blason des Rambaud à Marseille.

Antoine Rambaud est le fils de noble André de Rambaud, dit Drevon, né avant 1439 et décédé, en 1503, dans le Gapençais. Seigneur de Montgardin, mari d’Annette Richier, il combat en Italie avec les troupes de Charles VIII, puis a l'honneur d'être écuyer du roi Louis XII (1498-1515).

Antoine est un fils cadet, né vers 1492. Il a de nombreux frères et sœurs. Il meurt peu de temps après son père[39], vers 1520, selon l'Armorial haut-alpin. Sa veuve, Jeanne Montauban du Villard, est la fille de Perceval, bâtard des Montauban, et d'Antoinette Alleman, d'Uriage. La mère d'Antoine se remarie, en 1525, avec Grégoire Platel, d'une famille de notaires et avocats de Tallard. Elle décède encore jeune en 1527. Honorat a un frère qui est certainement l'ancêtre d'Antoine Rambaud, de Tallard, au début du siècle suivant.

Simon, frère de Jeanne Montauban du Villard, se marie avec Marguerite Rambaud de Montgardin, sœur d'Antoine. A cette époque, il est très fréquent qu'un frère et une sœur se marie avec une sœur et frère d'une autre famille. La deuxième fille de cette Rambaud se prénomme Honorade. Pourtant, Honorat et Honorade ne sont pas des prénoms très fréquents, dans le Gapençais du XVIModèle:Exp siècle. Esprit Rambaud, qui est certainement son grand-oncle, prêtre de l'église de Guillestre, y fonde le Chapitre de Saint-Honorat, vers 1507, à l'époque de sa naissance[40]. D'où son prénom ?

Au niveau d'un manuscrit de la Bibliothèque nationale de France[41], il est écrit que : ... l'auteur de ce livre rencontré à Lyon, il estoit noir de poil, de l'âge environ de cinquante ans. Ce qui peut laisser présupposer l'hypothèse suivante : en 1568 il a environ 52 ans, il est donc né vers 1516. Gauthier parle de lui, page 152, quand il est plus âgé[42]. Vers 1550[43], il travaille à ce qui va devenir La Déclaration des abus que l’on commet en écrivant et le moyen de les éviter, et de représenter naïvement les paroles : ce que jamais homme n’a fait[44]. En 1576, il dit enseigner depuis 38 ans, 1538. Ce qui laisse supposer là encore qu'il est né vers 1515.

Joseph Roman, le baron de Ladoucette, Théodore Gautier, la revue de Marseille et de Provence, la revue du Dauphiné, René Merle, et bien d'autres sources, voit Honorat natif de Gap. Joseph Roman, le spécialiste des archives des Hautes-Alpes, dans sa Critique du nobiliaire du Dauphiné[45], le classe parmi les membres de la famille Rambaud de Montgardin, mais sans filiation précise. Néanmoins, sur la même page que Guélis II Rambaud et sa descendance.

En 1785, Claude-François Achard, dans son Dictionnaire de la Provence et du Comté-Venaissin, édité par J. Mossy, écrit : il est né de parents honnêtes, mais peu favorisés des biens de la fortune. Comme il fait éditer à compte d'auteur un livre à cette époque, et que son fils, Pierre Rambaud, va devenir un riche actionnaire de la Compagnie du corail, l'on peut toutefois avoir des doutes sur la réelle misère de sa famille. Honorat, avant d'enseigner aux fils de consuls, a certainement fréquenté des écoles et l'université, ce qui est un privilège même au sein de la bourgeoisie et de la noblesse. Les seuls enfants de pauvres qui deviennent sont certains prêtres.

Les Rambaud sont certainement une branche cadette des Mevouillon. Or, le premier sceau des Mevouillon ressemble étrangement au blason des Rambaud, sur l'armorial de Marseille, et à celui des Rambaud de Maillou et de La Roque, eux-aussi originaires du Dauphiné et, selon Salomon, apparentés aux Rambaud de Montgardin.

Trois blasons presque identiques alors que la division en trois branches remonte à cinq siècles !



LE MAISTRE D'ESCHOLE DES FILS DE CONSULS Modifier

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Apr12

Quand il arrive à Marseille le nouvel hôtel de ville est en constuction.

Ahr3

Maître d'école (XVIe s.).

Ahr1

A Messeigneurs les Consuls de la ville de Marseile.

Ahr4

Maître d'école et petits enfants.

A106

Les Rambaud habitent un quartier qui va être complètement rasé par les nazis en 1943.

Apr13

La rue de La Guirlande ou Près le Petit Mazeau mène à la place du même nom.

René Merle pense qu'il est descendu de Gap tenir école à Marseille, à partir de 1546. Willy van Hoeke de l'Université catholique de Louvain (Louvain), nous dit aussi qu’il s’installe à Marseille vers 1546[46] Mais si Adolphe Rochas écrit qu’en 1578, il y a 32 ans qu'il exerce cette profession[47], il a donc autour de 30 ans quand il arrive à Marseille. D'autres sources, dont Honorat parlent de trente huict ans en 1578. Ce qui ramène à 1540. Il a peut-être enseigné à Gap ou dans une autre ville, ou alors il s'installe à Marseille en 1540.

Honorat précise qu'il est un Occitan francisateur... comme tant d'autres. Honorat dit dans sa Déclaration qu'il enseigne dans sa maison et qu'elle est mal pourvue des choses nécessaires à un bon enseignement[48].

Mais le fait qu'il soit maistre d'eschole ne doit pas nous tromper sur son milieu social. En effet, ce n'est pas tout le monde qui, en 1560, et qui peut donner enseigner à des fils de riches consuls en français. Il doit appartenir à une classe sociale élevée ou du moins aisée. Le fait qu'il ait les moyens financiers de faire imprimer un livre en français, en 1578, confirme cette hypothèse. Ajoutons à cela que le roi Henri III parle de : Notre cher et bien aimé Honoré Rambaud et son mariage et ceux de ses descendants.

Les Fabre (famille de sa femme), Reynier-Manoly (famille de sa belle-fille), Laveison sont des familles que nous retrouvons nobles au siècle suivant. Les Tournon et les Rians le sont déjà. Et puis il ne faut se tromper sur le Marseille du XVIModèle:Exp siècle. Comme l'écrit René Merle, dans son long article sur Honorat Rambaud, il existe une sorte de dichotomie :

  • français (+ provençal car langue maternelle) = lettré.
  • provençal = non-lettré.

La connaissance du français joue aussi comme un démarcateur social.

Honorat propose son livre en 1567-1568 aux Consuls dont il enseigne les enfants. Il existe à Marseille dès le XVModèle:Exp siècle un collège et des écoles privées, mais les Consuls confient dès le plus jeune âge leurs enfants à un précepteur.

Adolphe Rochas ajoute dans sa biographie d’Honorat : C'était, à ce qu'il paraît, un homme rempli de zèle pour la première éducation littéraire des enfants, qualité plus rare qu'on ne le pense, surtout chez les savants magisters sortis de nos écoles normales[49].

Honorat sert désormais de modèle à certains enseignants : Travaillant ensuite en classe de perf, avec en majorité des enfants du voyage que l’orthographe ne passionnait pas, j’ai cependant fait mienne une prise de position très ancienne d’Honoré Rambaud , Maistre d’eschole en 1578 : "Je désire bien fort, à fin que tous, usques aux laboureurs, bergiers et porchiers puissent clairement escrire, puis que tous en ont besoing[50].

Toutefois si Rambaud observe aussi : qu'il y a trop peu de gents qui scauent lire et escrire une réforme de l’écriture, pour en faciliter l’accès aux laboureurs, bergers, porchiers, qui n’ont pas le temps de se consacrer à l’orthographe..., cela ne veut en rien dire qu'Honorat Rambaud est le maître d'école des enfants du peuple ou même des marchands pauvres ou des artisans.

Ce n'est qu'à l'arrivée de la Compagnie du Saint-Sacrement, en 1640, à Marseille que les enfants de la Charité et les enfants abandonnés reçoivent instruction et formation professionnelle. Pour les filles la Chambre des servantes n'est crée qu'en 1684, un siècle après la mort d'Honorat Rambaud. L'école gratuite des Accoules n'ouvre qu'en 1665, celle de la paroisse de la cathédrale de la Major en 1658. Cet enseignement va être donné par l'Église.

S’il veut les hommes rendre moins ignorants grâce à sa réforme, il ne l’a pas fait tout de suite et reconnaît avoir fessé les enfans trente huict ans dans son ouvrage. Il veut juste changer toutes ces méthodes.

Néanmoins il fait partie des quelques hommes instruits et pacifiques, qui cultivent les lettres au milieu des fracas des guerres civiles. Cependant les liens de son fils, Pierre Rambaud, avec la ligue et Casaulx montre qu'il n'est certainement pas réformé comme sa famille resté en Dauphiné. Marseille est très favorable à la Ligue, il est dangereux de s'opposer aux ultras catholiques.

Honoré Rambaud honore sa profession de maître d'école, à Marseille, écrit Louis Merry. Sa renommée dépasse son propre siècle et Marseille[51].



LE GRAMMAIRIEN FRANÇAIS Modifier

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Guillaume Farel

Guillaume Farel.

Honorat

Extrait de La Declaration des Abus, d'Honorat Rambaud.

Apr14

Paysans chez un avocat. Le peuple et une partie des élites ne savent pas lire.

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Jean Antoine de Baïf, réformateur du français vivant à la même époque.

Ahr6

Pierre de la Ramée (1515-1572), dit Ramus, autre réformateur du français vivant à la même époque que Rambaud.

Guillaume Farel, qui est son cousin éloigné, selon Joseph Roman, veut que les chrétiens lisent la bible en français. Comme Luther, pour l’allemand, Farel traduit les textes anciens en français. Il permet ainsi à une partie du peuple d’accéder à la culture. Rambaud est aussi, par ses livres, l’un des premiers écrivains francophones.

Honorat Rambaud veut que tous les hommes soient capables de lire, même les plus pauvres. Les idées d’Honorat Rambaud sont celles des hommes cultivés de la Renaissance, mais contrairement à la plupart d’entre eux, il ne semble pas adhérer aux idées de la révolution religieuse du XVIModèle:Exp siècle. Il justifie la mission qu'il s'est fixée par Dieu : ...il faut bien user des graces qu'il a plu à Dieu nous donner, et qu'il nous en demandera compte[52]. S’il bat les enfants, c’est car il croit y déceler la volonté divine en corrigeant la source de tous ces maux. C'est sa mission, ce à quoi Dieu l'appelle.

Mais même si nous retrouvons cette violence et cette idée de justice divine chez un Guillaume Farel, nous ne pouvons en conclure qu’il est son disciple ou calviniste. Cette violence est commune à tous les hommes de ce temps. Les guerres de religion et leurs massacres en sont la preuve éclatante.

Guillaume Farel en traduisant la Bible veut la rendre compréhensible au peuple. Mais les personnes sachant lire ne sont pas le peuple à cette époque. Honorat Rambaud en est conscient et invente donc un alphabet nouveau qu'il considère comme plus facile à apprendre. Sa préoccupation est sociale et pour arriver à ses fins, il préconise une réforme révolutionnaire pour permettre au peuple d’accéder à la culture. C’est une tâche prioritaire, mais difficile.

Alphonse Ernaux dans Nouvelle orthologie ; ou, Recherches sur les articulations de la langue française: suivies d'une méthode nationale élémentaire de lecture du français et du latin, basée sur le rapport rythmique des voyelles et des consonnes..., écrit : Pour sa part, le grammairien Honorat Rambaud (1516-1586) voulut proposer, lui aussi, une orthographe calquée sur la prononciation. Dans La Declaration des Abus que l’on commet en escrivant Et le moyen de les euiter, & de représenter nayuement les paroles: ce que iamais homme n’a faict, il considéra qu'il fallait augmenter le nombre des lettres latines si l'on voulait transcrire fidèlement les sons du français. Le traité de 351 pages de Rambaud proposait 24 nouvelles lettres de plus et atteignait les 52 lettres. Du temps de Rambaud, les gens riches et écrivaient le français, bien que leur langue maternelle soit un dialecte (patois). Quant aux pauvres, ils ne parlaient pas français et n'écrivaient pas du tout. Rambaud enseignait aux notables, mais désiraient que les gens du peuple puissent éventuellement écrire le français. Malgré la grande cohérence graphique proposée, le système de Rambaud fut perçu comme l'œuvre d'un fou par les érudits de son époque. Bref, les études de Meigret, de Rambaud démontrent qu'il n'est pas aisé de calquer l'orthographe sur la prononciation. Une orthographe étymologique permet de garder la langue fixe, alors qu'une orthographe calquée sur la prononciation est soumise au changement périodique [53].

Tâche difficile en effet de réformer le français, mais il faut accoustrer et réparer l'alphabet, attendu que c'est le chemin de Dieu[54]. Ronsard fit machine arrière. Le v et le j consonnes avaient bousculé le i et le u, mais le k et le z restèrent en panne sur la route, la route de sable qu’allaient emprunter les cent seize réformes d’Ambroise Firmin Didot.

Honorat Rambaud, sur cette route, fait le point : Escrire est faire un chemin, par et moyennant lequel voulons conduire et guider nous mesmes, et les autres aussi. Et puis qu’il est necessaire que tous hommes, femmes, enfants, presents et advenir, y passent, il est tres necessaire qu’il soit bien aisé. Et l’on a faict tout au rebours : tellement que peu de gents y peuvent passer : et quasi tous ceux qui y passent le font par contrainte et à force de coups. Et je n’en parle pas par ouïr dire : car il y a trente huict ans que je contrains les enfans à passer par ledit chemin[55].

René Merle note au passage que : Les spécificités qui sont notées par Honorat Rambaud résultent de l'influence marseillaise. Le français n'est dans cette ville qu'encore une langue seconde.

Honorat Rambaud va plus loin encore dans l'audace que Ramus et ses proches. Ramus souhaite en 1562, que les poètes français fassent leurs vers par mesure de syllabes longues et brèves, ce qui règlerait la quantité. Rambaud écrit son livre, quatre ans après, des vers mesurés de Jean Antoine de Baïf, et parle d’un système vraiment phonétique, afin de faciliter l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. En réalité, Rambaud n'est pas qu'un réformateur, mais l'inventeur d'un alphabet vraiment nouveau[56]. Selon Hnorat, l’ancien alphabet est corrompu. Il invente donc son alphabet nouveau et préconise l'abandon radical de l'alphabet latin, inapte à noter 34 des 52 sons repérables dans l'usage du temps, ce qui représente une grande révolution pour la grammaire.



FAIRE ÉDITER LA DÉCLARATION... Modifier

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Imprimerie de Gutenberg.

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Privilège du Roy pour faire éditer "La déclaration..."

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Henri III.

Honorat Rambaud propose son livre dès 1567-1568 aux Consuls de Marseille , dont il enseigne les enfants. Il obtient d'ailleurs la permission d'imprimer son livre des autorités de Toulouse le 27 septembre 1567. Son livre est donc terminé à cette date[57].

Par contre il obtient le privilège du Roy Henri III, dont j'ai cité un extrait, que le 18 mai 1577, soit dix ans après. Il fait presser son ouvrage à Lyon en 1578 par Jean II de Tournes, imprimeur du roi[58]. Un seul artiste, à cette époque, à Lyon est capable de fabriquer de nouveaux poinçons, selon Nina Catach, citée par Hermans, à savoir Robert Granjon. Il a aussi dû faire affaire avec quelqu'un pour créer les cases pour former sa graphie.

Le livre de Rambaud est trop favorablement reçu pour ne point allécher de nombreux imitateurs. Laurent Joubert publie en 1579, à Paris, un dialogue sur la Cacographie française avec annotations sur son orthographe ; mais cet ouvrage ne jouit guère d'une longue existence. Il meurt en naissant.

Les disciples de Ronsard se déclarent les protecteurs ardents de toutes les chimériques fantaisies des Ramus, des Meigret et des Rambaud. Non-seulement ils veulent les mettre en pratique, mais on les voit eux-mêmes marcher sur les brisées de ces novateurs[59].

Charles Nodier écrit en 1840, à propos du livre d’Honorat Rambaud : Le maître d'école de Marseille n'étoit pas un de ces révolutionnaires circonspects qui marchent à pas mesurés dans la réforme et qui soumettent le désordre et la destruction à une apparence de loi. Radical en néographie, il débute modestement par la suppression de l'alphabet, et lui en substitue un nouveau composé tout d'une pièce pour cet usage. Cette manière de procéder prouve du moins que Rambaud avoit la conscience de son entreprise et qu’il savoit apprécier à leur juste valeur les tentatives de ses prédécesseurs et de ses émules. Aussi n'hésiterai-je pas à le regarder comme l'homme de génie de la bande, et le seul qui offre, dans son fatras quelques vues ingénieuses et fortes. La question de savoir si l'alphabet usuel est bon ou mauvais n’étoit pas difficile à résoudre le fait est qu'il est détestable dans la figure des signes dans leurs attributions et dans leur ordre, et qu’il en est de même de tous les alphabets anciens et modernes. Mais la difficulté n'est pas même de créer, un alphabet meilleur que le nôtre et besoin n'était pour cela des doctes labeurs d'un maître d'école. Le moindre de ses écoliers y auroit pu suffire de reste Ce qu'il y a d'embarrassant, ce n’est pas de le faire tant bien que mal, une espèce d'alphabet rationnel et philosophique, propre à faciliter l'enseignement de la lecture et à rendre peu sensibles et même tout à fait nulles les équivoques et les ambigüités de l'orthographe C'est d'appliquer cet alphabet à une langue, écrite sans altérer sans détruire peut-être son esprit et son caractère.

Honorat Rambaud va être cependant considéré comme un original pendant des siècles. Antónia Szabari parle encore en 2003, elle, de fantaisie évangélique de l’écriture, dans Lyon et l’illustration de la langue française à la Renaissance[60]. René Merle voit en lui un facteur Cheval de l'orthographe.

Mais de nos jours son travail est étudié par de nombreux universitaires à travers le monde. Et si ce pédagogue et son alphabet sont parfois mal perçus par des conservateurs, le sous-titre de son ouvrage explique aussi leur médisances. Honorat Rambaud veut Représenter naïvement les paroles, permettre aux manouvriers et aux paysans de savoir lire et écrire. Sa préoccupation est sociale et annonce les combats des hommes de progrès au XIXModèle:Exp siècle pour permettre au peuple d'accéder à la culture.



SON ÉPOUSE ET SA DESCENDANCE Modifier

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Son épouse Modifier

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Blason fabre

Blason des Fabre.

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Cloître à Rians.

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La Calle chef-lieu des établissements de la Magnifique Compagnie du Corail.

Sa femme, Catherine Fabre (1530-après 1585), est la fille et sœur de capitaine de barques. Certains de ses ancêtres sont connus depuis le XIIIModèle:Exp siècle. Honorat Rambaud et Catherine Fabre (1530-après 1585), mariés vers 1550, certainement à Marseille, sont les parents de :

  • Madeleine Rambaud, mariée par Anglez, notaire à Aix-en-Provence, le 27 octobre 1572 (et pas 1569), à Antoine de Rians. Ils ont un fils Joseph de Rians, advocat en la Cour fils de Anthoine et de Rambaude, marié à Sibile d'Etienne, des Seigneurs de Villémus & de Monsuron (acte reçu par le même Notaire). Le blason des Rians : D'azur, à la tour ouverte de gueules, surmontée d'une étoile d'or, accostée de deux autres du même, au croissant montant d’argent en pointe. Les descendants Antoine de Rians ont un champ de gueules dans leurs armes[61]. D'après les généalogies écrites Antoine de Rians est le fils de Jean de Rians, Secrétaire du roi en Chancellerie prés la Cour du Parlement de Provence, Conseiller du Roi et général de Ses monnaies en Provence. Mais comme la date de mariage ne correspond pas à celle de l'acte notarié, et qu'Antoine n'a pas de charge, il est possible que ce Jean de Rians soit son oncle. Nous avons Guillaume de Rians marié à Delphine Mazargues, probablement une des premières filles de Louis. Louis de Mazargues, marchand d'Aix s'adonne entre autres au trafic de la laine. Il a épousé la fille d'un autre marchand, Antoine de Saint-Jacques[62], famille que nous retrouvons alliée aux Rians à Marseille au XVIIIModèle:Exp siècle. On ne connaît pas le lien entre Gabrielle de Rians et Guillaume de Rians, mais l'on constate que, dans les deux cas, les de Rians sont un maillon essentiel entre les Estienne et les Mazargues[63].


  • Pierre Rambaud et sa belle-famille (les Deidier et les Napollon) sont à l'origine de la quatrième compagnie du corail et de Bastion de France, en Tunisie.


  • André Rambaud[64].


  • Honorade Rambaud mariée au capitaine Estienne Lantoin de Marseille.



NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. L'erreur sur le lieu de sa naissance vient que dans la permission d'imprimer son livre, accordée par la ville de Lyon, il est dit que Honorat Rambaud est natif d'Esparron (Var), diocèse d'Aix en Provence.
  2. Tableau historique du département des Hautes-Alpes / par J. Roman, A. Picard (Paris), p.100
  3. François Barby, Reconstitution des familles marseillaises du XIVe au XVIe siècle, à partir des actes notariés/Geneanet/Rambaud/Marseille/canebiere - folio 113, cote des actes  : 381E-186 Honoré RAMBAUD
  4. Tableau historique du département des Hautes-Alpes / par J. Roman, A. Picard (Paris), p.100. et La déclaration des abus (1578), d’Honorat Rambaud, la pratique de l’enseignement de l’écriture et la nécessité d’un système universel de transcription phonétique Willy van Hoeke (Katholieke Universiteit Leuven) The history of linguistic and grammatical praxis, Piet Desmet, Peeters Publishers, 2000, p.43 à 61
  5. Biographie du Dauphiné: contenant l'histoire des hommes nés dans cette province qui se sont fait remarquer dans les lettres, les sciences, les arts, etc. Avec le catalogue de leurs ouvrages et la description de leurs portraits, Adolphe Rochas, Charavay, 1860, v.2, p.328 et La déclaration des abus (1578) d’Honorat Rambaud, la pratique de l’enseignement de l’écriture et la nécessité d’un système universel de transcription phonétique, Willy van Hoeke (Katholieke Universiteit Leuven) The history of linguistic and grammatical praxis, Piet Desmet, Peeters Publishers, 2000, p.43 à 61 ou bien encore entre autres Précis de l'histoire de la ville de Gap, suivi de notices biographiques sur les évêques de cette ville, Théodore Gautier, 1844, p.152....
  6. Tableau historique du département des Hautes-Alpes, J. Roman,... A. Picard (Paris), p.100 et René Merle et La déclaration des abus (1578) d’Honorat Rambaud, la pratique de l’enseignement de l’écriture et la nécessité d’un système universel de transcription phonétique Willy van Hoeke (Katholieke Universiteit Leuven) The history of linguistic and grammatical praxis, Piet Desmet, Peeters Publishers, 2000, p.43 à 61...
  7. La déclaration des abus (1578) d’Honorat Rambaud, la pratique de l’enseignement de l’écriture et la nécessité d’un système universel de transcription phonétique, Willy van Hoeke (Katholieke Universiteit Leuven) The history of linguistic and grammatical praxis, Piet Desmet, Peeters Publishers, 2000, p.43 à 61...
  8. The history of linguistic and grammatical praxis, Piet Desmet, Peeters Publishers, 2000, p.551 et Bibliothèque d'humanisme et Renaissance: Travaux et documents, Association d'humanisme et renaissance, Librairie Droz., 1993, p.591.
  9. Précis de l'histoire de la ville de Gap, suivi de notices biographiques sur les évêques de cette ville, Théodore Gautier, 1844, p.152. et Nouvelle orthologie; ou [Recherches sur les articulations de la langue française: suivies d'une méthode nationale élémentaire de lecture du français et du latin, basée sur le rapport rhythmique des voyelles et des consonnes..., Alphonse Ernaux, 1846, p.43 et suivantes]
  10. Nouvelle orthologie ; ou, Recherches sur les articulations de la langue française: suivies d'une méthode nationale élémentaire de lecture du français et du latin, basée sur le rapport rythmique des voyelles et des consonnes ..., Alphonse Ernaux, 1846, p.48.
  11. BOUSQUET, Robert, E. 1981. The Sixteenth Century Quest for a Reformed Orthography: The Alphabet of Honorat Rambaud. Bibliotheque d'Hunw- nisme et Renaissance 43. 545-566.
  12. Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire et la chronologie des familles nobles de France, François-Alexandre Aubert de La Chesnaye des Bois, Vve Duchesne, 1778.
  13. Le Notaire, la famille et la ville: Aix-en-Provence à la fin du XVIe siècle, Histoire Notariale, Claire Dolan, Presses Univ. du Mirail, 1998.
  14. Le Notaire, la famille et la ville: Aix-en-Provence à la fin du XVIe siècle, Histoire Notariale, Claire Dolan, Presses Univ. du Mirail, 1998.
  15. Histoire analytique et chronologique des actes et des deliberations du corps et du conseil de la... Louis Mery, F. Guindon p. 8.
  16. La fascination du corail, Charles Paolini, Le gerfaut, 2004.
  17. Mémoires, Institut historique de Provence, 1936, v.13 1936,p.30.
  18. Histoire du commerce de Marseille, Volume 3, Chambre de commerce et d'industrie de Marseille, Gaston Rambert, Plon, 1951.
  19. La fascination du corail, Charles Paolini, Le gerfaut, 2004.
  20. Études d'histoire provençale, Volume 72 de Publications universitaires de lettres et sciences humaines d'Aix-en-Provence, Ophrys, 1971.
  21. Histoire analytique et chronologique des actes et des deliberations du corps et du conseil de la..., Louis Mery, F. Guindon, p.222.
  22. Provincia (Marseille. 1921), Société de statistique, d'histoire de d'archéologie de Marseille et de Provence, 1926 (T6), p.213.
  23. Histoire d'El Kala (La Calle)
  24. [L'histoire du corail rouge en Tunisie, Jeanne Zaouali.]
  25. Mémoires historiques et géographiques sur l'Algérie, Eugène Pellissier, Impr. royale, 1844.
  26. Procès-verbaux Volume 48 de Collection de documents inédits sur l'histoire de France, Etats généraux, Auguste Bernard, Imprimerie royale, 1842.
  27. La Chorographie ou Description de Provence et l'histoire chronologique du même pays. Tome premier [- second]. Par le Sieur Honoré Bouche... Louis Rollin, Chez Rollin Fils, 1736.
  28. Les Compagnies du corail; Étude historique sur le commerce de Marseille au 16 siècle et les origines de la colonisation française en Algérie-Tunisie, Masson, Paul, 1863 - Sujet: les sociétés coloniales ; coraux, Fontemoing 1908.
  29. Inventaire des arrêts du Conseil privé: (règnes de Henri III et de Henri IV). p. 252, François Dumont - 1976.
  30. Volume 14, Deutsches Historisches Institut (Paris, France), Germany (West). Bundesministerium für Bildung und Wissenschaft, Artemis Verlag, 1986.
  31. La France en Tunisie
  32. La France en Tunisie
  33. La France en Tunisie
  34. La France en Tunisie: A la fin du XVIe siècle (1582-1600), Volume 1 de La France en Tunisie, Pierre Grandchamp, Impr. rapide, 1920.
  35. La France en Tunisie: A la fin du XVIe siècle (1582-1600), Volume 1 de La France en Tunisie, Pierre Grandchamp, Impr. rapide, 1920.
  36. Anciennes familles de Provence, article (de) Tournon
  37. Histoire des établissements et du commerce français dans l'Afrique barbaresque (1560-1793) (Algérie, Tunisie, Tripolitaine, Maroc), Masson, Paul, 1863-1938.
  38. Codice diplomatico delle colonie Tauro-Liguri durante la signoria dell Ufficio di S. Giorgio (MCCCCLIII-MCCCCLXXV), Volume 6, Partie 1 -Volume 7, Partie 3 de Atti della Societa ligure di storia patria, Amedeo Vigna, Tip. del R. I. dei Sordo-Muti, 1938.
  39. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Volume 1.
  40. Inventaire sommaire des archives communales antérieures à 1790, Collection des inventaires sommaires des archives communales antérieures à 1790, Guillestre (France), Paul Guillaume, Jean Peyrot, 1906.
  41. Cette notice est signalée et publiée par Gautier (1838) qui suggère que l'annotation serait faite par un certain Monsieur Bleyn de Lyon. Le texte n'est accessible que par le biais de Guillaume, Histoire de la ville de Gap et du Gapençais, Gap : Imprimerie et Librairie Alpines.
  42. Gautier, Théodore (1780-1846) Précis de l'histoire de la ville de Gap ; suivi de Notes et éclaircissements et de notices biographiques sur les évêques de cette ville, par Théodore Gautier, A. Allier (Gap), p.152.
  43. En 1578 il écrit qu'il a travaillé pendant 28 ans au projet de sa Déclaration.
  44. Honorat Rambaud, maître d’école à Marseille, à Lyon, par Jean de Tournes, imprimeur du Roi, M.D.LXXVIII.
  45. (F 2234)
  46. La déclaration des abus (1578) d’Honorat Rambaud, la pratique de l’enseignement de l’écriture et la nécessité d’un système universel de transcription phonétique Willy van Hoeke (Katholieke Universiteit Leuven) The history of linguistic and grammatical praxis, Piet Desmet, Peeters Publishers, 2000, p.43 à 61
  47. Biographie du Dauphiné: contenant l'histoire des hommes nés dans cette province qui se sont fait remarquer dans les lettres, les sciences, les arts, etc. Avec le catalogue de leurs ouvrages et la description de leurs portraits, Adolphe Rochas, Charavay, 1860, v.2, p.328
  48. La Maigre Orthographe et Honorat RAMBAUD
  49. Biographie du Dauphiné: contenant l'histoire des hommes nés dans cette province qui se sont fait remarquer dans les lettres, les sciences, les arts, etc. Avec le catalogue de leurs ouvrages et la description de leurs portraits, Adolphe Rochas, Charavay, 1860, v.2, p.328
  50. Le nouvel éducateur – n° 160 – Juin 2004, p.18.
  51. Histoire de Provence, Louis Méry.
  52. Honorat Rambaud cité par Nouvelle orthologie ; ou, Recherches sur les articulations de la langue française: suivies d'une méthode nationale élémentaire de lecture du français et du latin, basée sur le rapport rythmique des voyelles et des consonnes ..., Alphonse Ernaux, 1846, p.44.
  53. 5 Les première descriptions du français.
  54. Honorat Rambaud cité par Nouvelle orthologie ; ou, Recherches sur les articulations de la langue française: suivies d'une méthode nationale élémentaire de lecture du français et du latin, basée sur le rapport rhythmique des voyelles et des consonnes ..., Alphonse Ernaux, 1846, p.46.
  55. Le Monde, Vendredi 14 décembre 2007. Orthographe ?, Alain Garric, d’après La réforme de l’ornithorynque, L’Autre Journal.
  56. Lyon et l'illustration de la langue française à la renaissance: Champs et perspectives, Jean-Pierre Angoujard, Gérard Defaux, Sophie Wauquier-Gravelines, Bernard Colombat, Jean Balsamo, Collaborateur Jean-Pierre Angoujard, Gérard Defaux, Sophie Wauquier-Gravelines, ENS, 2003, p.18.
  57. Louis Meigret: humaniste et linguiste, Franz Josef Hausmann, Gunter Narr Verlag, 1980, p.94.
  58. Bibliothèque d'humanisme et Renaissance: travaux et documents, Association d'humanisme et renaissance, Librairie Droz, 1989, p.64 et A History of the French Language, Peter Rickard, Routledge, 1993, p.95.
  59. Des perfectionnements que reçut la langue française au XVIIModèle:Exp44, Ernest Bouvier, 1853, p.29.
  60. Antónia Szabari, Lyon et l’illustration de la langue française à la Renaissance, ENS, 2003.
  61. Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire et la chronologie des familles nobles de France, François-Alexandre Aubert de La Chesnaye des Bois, Vve Duchesne, 1778.
  62. Le Notaire, la famille et la ville: Aix-en-Provence à la fin du XVIe siècle, Histoire Notariale, Claire Dolan, Presses Univ. du Mirail, 1998.
  63. Le Notaire, la famille et la ville: Aix-en-Provence à la fin du XVIe siècle, Histoire Notariale, Claire Dolan, Presses Univ. du Mirail, 1998.
  64. Cote de l'article 412 E 312, Site de conservation Marseille, Lien vers le fonds 412 E 1-478 - Fonds des notaires de Miramas et Saint-Chamas - Etude NICOLAS - 1602 - 1403-1802 - 412 - E - 1 - 478, Minutes, 1594-1608, Etude NICOLAS - 1602, RAMBAUD - André - 1594 - 1608.


La Déclaration des abus que l'on commet en escrivant et le moyen de les éviter et représenter nayvement les paroles, ce que jamais homme n'a faict, par Honorat Rambaud (version numérisée).

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