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Le palais comtal devenu l'ancien hôtel de ville de Buzançais, détruit par les nazis en 1944.

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Le Pavillon des ducs est construit par Philippe Chabot.

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Cette maisons ancienne comporte un mur et une tour de l'ancienne enceinte fortifiée.

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Eglise St Honoré – Cliché de Eugène Hubert.

Buzançais (Buzantiacus, Buzenchiacum en 1025, Buzantiacum castrum et Busenchaïcum en 1145, Busances en 1298 ou Busanceis en 1287) est une petite ville située sur l'Indre à vingt-deux lieues sud de Tours et à cinq lieues de Châteauroux.


Avant 1789, la baronnie et le comté de Buzançais dépendent du duché et bailliage de Touraine[1], pour le temporel et la justice. Ils sont du diocèse et de la généralité de Bourges pour le spirituel et les finances. Certains villages du comté, comme Heugnes sont néanmoins des paroisses situées dans la mouvance de Tours[2].

Du temps des Gallo-Romains et au Haut Moyen Age, Buzantiacus se développe autour du gué et de la paroisse de Saint-Étienne. Une première maison seigneuriale de Buzançais est issue de Haimon (830-avant 876)[3]. Il appartient à une famille apparentée au roi[4]. Les Seigneurs de Buzançais possèdent la haute vallée de l'Indre et gardent les anciennes voies romaines aboutissant à Tours par ce côté[5].

C'est vraisemblablement à la mort d’Archambaud, vers 1030, que le comte d’Anjou Foulques Nerra prend le contrôle des biens des Buzançais, en imposant un partage de leurs domaines. Les membres de la première maison restent néanmoins seigneurs de Buzançais et Châtillon-sur-Indre jusqu’au début du XIIIe siècle au moins[6]. Les membres de la première Maison les seigneurs de Buzançais sont remplacés par ceux de la Maison de prie. Son dernier membre meurt à la bataille de Pavie en 1525.


Sous l'autorité de François Ier, la ville de Buzançais est attribuée à l'amiral Philippe de Chabot (1492 - 1543), en 1530[7]. Aymard de Prie, chevalier, seigneur de Montpoupon, grand-maître des arbalétriers de France, vend, par acte du 7 juillet 1532, à l'Amiral Philippe Chabot (1492 - 1543) la seigneurie de Buzançais, qui fait partie de la succession de René de Prie, son neveu.

Les premiers membres de la Maison seigneuriale et Buzançais avant eux et de leur temps: Histoire de Buzançais avant l'an mil


Deuxième article sur Buzançais : Histoire de Buzançais de l'an mil à 1492

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Robert II, seigneur de Buzançais, donne en 989, son consentement à la fondation d'un ermitage à l'origine de l'abbaye de Miseray. Il est aussi à l'origine d'une nouvelle agglomération, à deux kilomètres de l’ancienne Buzantiacus. De l'autre côté du gué de Saint-Etienne.

DU TEMPS DES CHABOT Modifier

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Philippe Chabot (1492 - 1543) Modifier

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Cabinet des médailles. Aymar de Prie, grand maître des arbalétriers, hérite de Buzançais et le vend à l'Amiral Chabot.

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Philippe Chabot (1492 - 1543), Amiral, Comte de Buzançais.

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Françoise de Longwy (fille d'une sœur naturelle légitimée de François Ier), comtesse de Charny et de Buzançais, dame de Pagny et de Mirebeau, épouse le 10 janvier 1526, Philippe Chabot, Amiral.

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Le Château Neuf.

Philippe Chabot (1492 - 1543) est d’une famille poitevine. Élevé dans l’entourage de François Ier, il est son ami. Soldat intrépide, compagnon de captivité du roi après le désastre de Pavie, il est chargé des négociations de paix. Chabot est amiral de France (1526)[8].

Sous l'autorité de François Ier, la ville de Buzançais est attribuée à l'amiral Philippe de Chabot (1492 - 1543), en 1530[9]. Aymard de Prie, chevalier, seigneur de Montpoupon, grand-maître des arbalétriers de France, vend, par acte du 7 juillet 1532, à l'Amiral Philippe Chabot (1492 - 1543) la baronnie de Buzançais, qui fait partie de la succession de René de Prie, son neveu.

C’est à Marseille, l'an 1533, que François Ier fait sceller l’édit d’érection de la baronnie de Buzançais en comté, terre qui est belle, noble et antienne, de grand revenu et valleur, et dont et de laquelle sont tenuz et mouvans plusieurs beaux fiefz, places et seigneuryes. En bon propriétaire, Chabot se fait délivrer par le Parlement de Paris ses titres : un rouleau de 24,70m. de long sur 0,64m. de large de 45 peaux de parchemin collées, détaillant les procédures, depuis l’engagement de la seigneurie par la famille de Prie en 1502 jusqu’à son achat en 1531, moyennant 200.500 livres[10].

Se met en place un bailliage seigneurial, qui applique la justice du duché de Touraine. Le seigneur de Buzançais désigne des officiers de justice pour déléguer ses droits de justice aux personnes qu'il choisit ou qui offrent leur service. Le seigneur s'entoure de nombreux officiers de justice pour assurer le bon déroulement des procédures judiciaires. Pour ce faire, les procès et sentences sont prononcés dans l'auditoire situé dans le couvent de Sainte-Croix en 1789. Le bailliage de Buzançais comprend néanmoins une particularité dans les fonctions du personnel judiciaire. En effet, du fait d'une criminalité faible en terme d'homicides dans le comté, il semble que le rôle du bailli ne se concentre que sur les délits mineurs, mais l'officier conserve certaines prérogatives : présider les séances, garantir la sécurité ou fixer le prix de denrées par l'émission d’ordonnances. Malgré le passage de la Révolution française, le système juridique du bailliage est gardé jusqu'en décembre 179020 puis laissa la place à une nouvelle juridiction naissante.

Philippe Chabot est comte de Buzançais, amiral de France, ministre d'état, gouverneur de Bourgogne et de Normandie, seigneur de Brion, Aspremont, Châtelaillon ; baron de Pagny et Mirebeau (par sa femme) ; comte de Charny (avec Pouilly, Mont-Saint-Jean, Arnay-Le-Duc, par donation de sa tante Philibertede Luxembourg) ; comme Gouverneur de Bourgogne, seigneur & Châtelain de Rouvre (1526, don du Roi en usufruit) et aux revenus des Greniers à sel d’Avallon et Saulieu, seigneur de Beaumont-sur-Vingeanne, baissey, Champagne-sur-Vingeanne, Dampierre, Blagny, Oisilly, Lais, Seurre, Anthime, La Bruyère, etc. (acquêts 1526-1536)... Il meurt le 1er juin 1543, laissant plusieurs enfants de son mariage avec Françoise de Longwy. Les Maussabré, et les autres seigneurs locaux rendent hommage au comte de Buzançais. Françoise de Longwy, veuve de l'amiral, est dame entre autres d'Heugnes, Lamp et Écueillé[11].

Le Pavillon des ducs est construit par Philippe Chabot, comme le Château Neuf, aujourd’hui disparu, dont les lucarnes portent ses armes (écartelé au 1 et 4 de 3 chabots, au 2 d’un lion, au 3 d’un rais) accompagnées d’une ancre marine et du collier de l’ordre de Saint-Michel. La vue de l’ingénieur du roi Chastillon au début du XVIIee siècle montre une grande façade dépouillée, mais imposante.

La résistance des autorités religieuses au changement fait que la paroisse n'est déplacée au nouveau village qu’au XVIe siècle.

Leonor Chabot (1525 - 1597) Modifier

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Léonor Chabot, comte de Charny, sauve du massacre de la Saint-Barthélemy les Huguenots de cette province.

Léonor Chabot (1525 - 1597), comte de Buzançais, seigneur d'Ecueillé, grand-écuyer de France et sénéchal du duché de Bourgogne, a du premier lit Catherine Chabot qui suit. Il n'a de son second mariage Marguerite Chabot, femme de Charles Ier de Lorraine, duc d'Elbeuf.

Catherine Chabot-de Saulx (1561 - 1609) Modifier

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Sa fille, Catherine Chabot, comtesse de Buzançais, a comme parrain et marraine Antoine de Bourbon, roi de Navarre et Catherine de Médicis. Elle est, en 1576, la première femme de Guillaume de Saulx, vicomte de Tavannes, (1553 - 1633). Il est lieutenant du roi en l'absence (lieutenant du lieutenant général) en Bourgogne, à partir de décembre 1571, pendant le gouvernement du duc de Mayenne et la lieutenance générale de son beau-père, Léonor Chabot, dit Chabot-Charny. Elle lui donne sept enfants. Elle décède en juillet 1609.

Claude de Saulx (1580 - 1638) Modifier

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Claude de Saulx, son fils, comte de Buzançais, dit comte de Tavannes ; † en 1638 à Bayonne. Il ne laisse pas de postérité, le comté de Buzançais échoit à Charles de Lorraine.

Duchesse d'Elbeuf (1596 - 1663) Modifier

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En 1636 la Paroisse appartient à Madame la Duchesse d'Elbeuf.

Charles III de Lorraine (1596-1657), duc d'Elbeuf, hérite de ce comté à cause de Marguerite Chabot, son aïeule maternelle. En 1636, Heugnes appartient à la Duchesse d'Elbeuf (1596 - 1663)[12]. Mais Charles de Lorraine le vend peu de temps après à Jean Phélypeaux de Villesavin.

Jean Phélypeaux de Villesavin Modifier

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Etat du fonds de la justice d’Argy, postérieur à la vente de la seigneurie en 1636 à Jean Philippeaux, seigneur de Buzançais et de Villesavin. L’union des deux seigneuries explique la présence de cet inventaire d’Argy dans le greffe du comté de Buzançais.

Jean Phélypeaux de Villesavin, secrétaire du roi, n'a de sa femme, qui lui succède, qu'une fille unique.

Léon Bouthillier de Chavigny (1608 - 1652) Modifier

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Léon Bouthillier (1608 - 1652), comte de Chavigny.

Léon Bouthillier de Chavigny (1608-1652), en épousant en 1627 Anne Phélypeaux de Villesavin, en reçoit en dot le comté de Buzançais.


Nous avons la châtellenie d'Heugnes en 1668, qui fait partie du comté de Buzançais. D'après un aveu rendu en 1668, ce comté comprend, outre la ville et les faubourgs de Buzançais, les paroisses de Saint-Étienne et de Notre-Dame du Verger, les châtellenies d'Heugnes, de Lamps et de Lair, les paroisses de Songé, Saint-Pierre, Saint-Martin, Menestreol-sous-le-Landais, Habilly, Saint-Lactencin, La Chapelle-Heurtemale, Chambon; les fiefs des Rosiers, de Montenay, de Labourie et du Petit-Rosier.

Armand-Léon Bouthillier de Chavigny (1608 - 1652) Modifier

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Armand-Léon Bouthillier de Chavigny meurt en 1694, maître de requête. Armand-Jean Bouthillier de Chavigny, fils aîné de Léon, est le dernier de cette famille qui possède le comté de Buzançais.


Paul de Beauvilliers, duc de Saint-Aignan, comte de Buzançais, de Palluau, de Montrésor et d’Argy est le gendre du ministre Colbert. Il fut lui-même ministre d’Etat et capitaine du château de Loches. Philippe V l’a fait grand d’Espagne et son comté est ainsi appelé « comté grandat ». Sa femme, Henriette-Louise Colbert, se montra généreuse pour les Hôtels-Dieu de Buzançais et de Palluau.

Le dernier duc de Saint-Aignan est Charles-Paul-François de Beauvilliers. Homme éclairé, partisan de la Révolution, il est emprisonné pendant la Terreur. Mais ce propriétaire des forges de Bonneau dirigeait une industrie stratégique, comme on dirait aujourd’hui : des patriotes témoignent en sa faveur et il est relâché. En 1804, le haut-fourneau de Bonneau et les mines alentour employaient 300 ouvriers et rapportaient 67 000 francs ! Beauvilliers est maire de Buzançais, membre du conseil général de l’Indre, dont il est président de 1817 à sa mort. Mais sans doute pour préparer sa succession, après avoir vendu sa forge en 1812, il vend son château de Buzançais en 1828 : à sa mort dans son hôtel parisien quelques mois plus tard, il ne laisse, avec beaucoup de biens fonciers, qu’une somme de 13 302 francs provenant de la vente du mobilier de son château berrichon.

Ainsi finit le dernier comte de Buzançais, et le palais comtal devint la mairie et la justice de paix, siège du nouveau pouvoir administratif et judiciaire qui remplaçait les seigneurs de jadis[13].

RÉFÉRENCES Modifier

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  1. Klimrath Henri, Warnkönig Leopold August, Travaux sur l'histoire du droit français,- Recueillis, mis en ordre et précédés d'une... p. 204.
  2. Bulletin de la Société archéologique de Touraine, Guillaud-Verger (Tours). 2000 (T46).
  3. La noblesse du Midi carolingien: études sur quelques grandes familles d'Aquitaine et du Languedoc du IXe au XIe siècle, Toulousain, Périgord, Limousin, Poitou, Auvergne, Volume 5 de Occasional publications of the Oxford Unit for Prosopographical Research, Volume 5 de Prosopographica et genealogica, Christian Settipani, Occasional Publications UPR, 2004.
  4. L. Halphen, R. Poupardin, Chroniques des comtes d'Anjou et des seigneurs d'Amboise, Paris, 1913, p. 21.
  5. HISTOIRE DE FOULQUES-NERRA, COMTE D'ANJOU, D'APRÈS LES CHARTES CONTEMPORAINES ET LES ANCIENNES CHRONIQUES
  6. Histoire du château de Châtillon-sur-Indre, Jean-Pascal Foucher, Bulletin Monumental, Année 2010, Volume 168, Numéro 1, pp. 3-15.
  7. Christophe Marchais, Le bailliage seigneurial de Buzançais (1787-1790), Tours, coll. Université François Rabelais (mémoire de maîtrise d'histoire), 1989, p. 15.
  8. Les grandes heures du comté de Buzançais, Marc du POUGET
  9. Christophe Marchais, Le bailliage seigneurial de Buzançais (1787-1790), Tours, coll. Université François Rabelais (mémoire de maîtrise d'histoire), 1989, p. 15.
  10. Les grandes heures du comté de Buzançais, Marc du POUGET
  11. Coustumes du Duché et Bailliage de Touraine, Jean Baret 1591.
  12. Mémoire pour Jean et Victor de Rochechouart. Paris, 1753, p. 8.
  13. Les grandes heures du comté de Buzançais, Marc du POUGET

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