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Blason guillaume caluau

Blason de Guillaume Caluau.

Blason caluau arnauld

Blason Arnauld Caluau.

Oisellerie

Château de l'Oisellerie.

Guillaume Caluau ou Calueau est né vers 1465 à Angoulême et décédé vers 1540, certainement en son château familial. Il repose, comme tous ceux de sa famille, dans la chapelle septentrionale de l'église Saint-Jean-de-la-Pallud[1].

Guillaume de Calvo, seigneur de Lozellerie, pour La Chesnaye-Desbois.


Guillaume Caluau, écuyer, seigneur de l'Oisellerie, du Plessis, de Bourlhon et de Beauregard[2], est un membre de la Maison Caluau, échevins d’Angoulême, qui possède, entre autres biens, le fief et château de l'Oisellerie près d'Angoulême. Elle doit son élévation sous le règne de François Ier au fait qu'Arnaud Caluau de l’Oisellerie, le père de Guillaume, celui qui fait construire l'Oisellerie, a été procureur de Louise de Savoie, mère du roi.

Guillaume est le frère de Jean Caluau, Premier maître des requêtes, évêque de Senlis du 1er février 1517 au 29 juin 1522 et l'oncle de Jean Calueau, abbé et aumônier de la reine.

Guillaume, marié à Héliette de Lambertye, de la maison Lambertye qui tient de temps immémoriaux un des premiers rangs dans la noblesse du Périgord, est aussi :

  • Magistrat du XVIModèle:Exp siècle
  • En 1517/1518 Procureur du roi[3].
  • Conseiller au corps de ville d’Angoulême en 1508;
  • Trois fois maire en 1509/1510, en 1517/1518, et en 1530,
  • Échevin en 1534, en 1539[4].
  • Lieutenant général de la sénéchaussée d'Angoumois.
  • Procureur de feu Madame en Angoumois.


François Ier, le dernier Roi chevalier, séjourne en son château de l’Oisellerie, sur le chemin de son retour de Madrid, quand il est libéré, en 1526.

Guillaume est poète [5]. Il est l'auteur de plusieurs acrostiches à propos de la naissance des enfants du roi François Ier, et de la visite de la reine et des enfants du roi à Angoulême, en juillet 1530, et d'un autre, où il fait l'éloge de Louis Estivalle, maire d'Angoulême, comme lui.

C'est aussi Guillaume Caluau qui fait modifier et embellir le château de l'Oisellerie en ajoutant une galerie ouverte surmontée de lucarnes pour relier un logis à pignon du XVModèle:Exp siècle à une aile perpendiculaire bien dans le goût du XVIModèle:Exp siècle[6].

Chez Etienne Maquelilan, notaire royal à Angoulême, on a un acte reçus par ce notaire (du 16 octobre 1538 au 24 mars 1538), portant sur l'acquisition d’une pièce de terre, moyennant 100 sols tournois, par Caluau, écuyer, seigneur de Beauregard.




SA FAMILLE Modifier

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Son mariage (1516) Modifier

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Blason lambertie

Blason des Lambertie.

Acalu1

Château des Lambertye.

Guillaume Caluau de l'oisellerie est le fils de Arnauld Caluau de l'oisellerie.

Guillaume Caluau se marie le 15 février 1516 avec Héliette de Lambertye. Elle est la fille de François, homme d'armes des Ordonnances du Roi dans la Compagnie du Comte de Laval, seigneur de Lambertie, d'Echallat, de Nouhère, de Goussail (Ecuras et Marthon), Domphon, Nouyre, Pressignac (1497), Asnières, Vaux (Asnières), Saint-Saturnin, Dorgeville, Saint-Cybard d'Yeuse (Saint-Cybardeaux), Saint-Genis (1509), Vassoux (1516)... Il rend hommage à Alain d'Albret, le 11 juillet 1515, de tout ce qu'il tient de lui à cause des châteaux de Chalus-Cherval, Maumont et Corbefin en Limousin. Il fait son testament au château de Lambertie, le 11 août 1528, et est décédé avant le 1er avril 1542, date du mariage de sa fille Marguerite. La maison Lambertye est ancienne et illustre. Elle tient de temps immémoriaux un des premiers rangs dans la noblesse du Périgord. Guillaume Caluau a comme belle-mère Marguerite de Maumont, fille d'Antoine, seigneur de Maumont et de Saint-Vitte, Garde des sceaux de la Vicomté de Limoges, Pannetier du roi, et de Catherine de Pierre-Buffière.

Depuis cette alliance, les Caluau, pour anoblir leur écu, l’écartèlent toujours des armes de Lambertie, qui sont d'azur, à deux chevrons d'or, ainsi qu'elles sont représentées dans plusieurs parties du grand château de l'Oisellerie, notamment dans deux jolis vitraux peints et sur les vasques de la charmante fontaine du jardin.



Sa descendance Modifier

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Acalu34

Le château de La Roque de Saint-Emilion

Fumé hotel

Hôtel des Fumé à Poitiers.

BLASON MAUBUE

Blason des Maubué.

* Leur fils aîné, François Caluau (ou Calueau) est écuyer, sieur et de l'Oisellerie et du Plessis, conseiller et maître d'hôtel ordinaire de la reine. Il épouse Marguerite Royer de La Roque de Saint-Emilion, demoiselle du pays bourdelois. Le château de La Roque Arr. Libourne, c. Lussac, doit remonter à la fin du Moyen-Age, mais les premiers seigneurs connus sont les Royer qui le possèdent vers 1500[7]. Ils ont trois enfants :
    • René, premier vicomte de Saint-Mathieu se marie à Marguerite de Lamarthonie, d'une noble maison du Périgord. Il a pour fils Gaston.
    • Philippe,
    • Charlotte.


  • Leur fille, Héliette Caluau se marie en 1538 avec Nicolas Fumé de La Perrière, Enquêteur en Poitou, Maire de Poitiers en 1546, écuyer, Seigneur de La Perrière et Boisferrant. Famille originaire de l'Anjou, établie en Poitou au XVModèle:Exp siècle, qui est confirmée dans sa noblesse en 1475, 1384 et 1666 et qui comparaît aux bans des nobles du Poitou de 1473, 1703 et 1758. Plusieurs de ses membres figurent dans l'échevinage de Poitiers et dans la magistrature. D'après une note, c'est François Fumé, maire de Poitiers en 1520, qui fait élever ou achever le bel hôtel dit « de la Prévôté », sur la porte duquel on voie pendant un temps un blason écartelé Aubert, Herbert, Fumé et Rat. Il fait élever une chapelle à N.-D., où l'on voit son blason. (Chapelle St-Joseph.) Blason : d'argent à 6 losanges de sable posés 3, 2 et 1[8]. Au moins 12 enfants naissent de ce ménage :
    • Pierre, né le 5 mars 1539, vivant en 1593 ;
    • Françoise, en 1540 ∞ Claude Maubué des Ageons ;
    • Jeanne, née le 26 novembre 1541 en 1541 ∞ vers 1560 à Martin Maubué de Vernay ;
    • François, né le 11 nov. 1542 ;
    • Joseph, en 1544 ;
    • Guy, avant 1544, chanoine de N.-D. de Poitiers ;
    • Françoise, née en 1546, mariée à Claude Maubué, Ecuyer, sgr des Ageons ;
    • Jean, baptisé à Sainte-Opportune (comme les suivants) le 28 fév. 1549 ;
    • Madeleine, baptisée le 28 avril 1550 ;
    • Nicolas, baptisé le 27 août 1551, abbé de N.-D. de la Couture du Mans, chanoine do N.-D.-la-Grande de Poitiers, décédé à Chartres le 23 mai 1592 ;
    • Bonaventure, baptisé le 30 janv. 1553 ;
    • Marguerite, baptisée le 27 fév. 1554 ;
    • autre Françoise, épouse de François du Moustiers, Écuyer, sgr de Vieillevigne[9].


  • Jacques Caluau, Chanoine d'Angoulême et curé de Magnac, en 1554.
  • Jean, Caluau Chanoine d'Angoulême et prieur de Châteauneuf, en 1554[10].




Maison de Calhau
│ ???
│
Étienne Caluau, prévôt d'Angoulême, en 1463
│ ???
│
Arnaud Caluau de l’Oisellerie
   ∞ ??? 
   │
   ├── André Caluau, échevin en 1518
   │  ∞ ???
   │  │
   │  ├── Jean Calueau (1500-1584)
   │   
   ├── Jean Caluau (1467-1522)
   │
   ├── Guillaume Caluau de l'Oisellerie
      ∞ 1516 Héliette de Lambertye
      │
      ├── François Caluau (1518-1574)
      │  ∞ 1565 Marguerite Royer de La Roque
      │  │  
      │  ├── René de Caluau, vicomte
      │    ∞ Marguerite de Lamarthonie
      │    │  
      │    ├── Gaston de Caluau 
      │      ∞ N des Ruaulx
      │      │  
      │      ├── Jean de Caluau, vicomte
      │        ∞ 1642 Anne du Tillet
      │         
      ├── Héliette de Caluau 
      │ ∞ 1538 Nicolas Fumé de La Perrière
        │
        ├── Jeanne Fumé 
          ∞ Martin Maubué de Vernay   
          │
          ├── Françoise Maubué 
            ∞ 1578 Joseph Le Proust de La Sellounière
            │
            ├── François Le Proust de La Sellounière 
              ∞ 1608 Françoise Barbarin (branche des Barberini)
              │
              ├── Estienne Le Proust de La Varenne 
                ∞ 1646 Marguerite Vergne (1622-1702)
                │
                ├── Jean Le Proust des Varennes (1654-1738) 
                   ∞ 1675 Catherine Michel
                   │
                   ├── Pierre Le Proux de La Rivière (1676-1735) 
                     ∞ 1712 Claude Elisabeth Chamion
                     │
                     ├── Pierre Éloy Le Proux de La Rivière 
                       ∞ 1741 Marie Agathe Mora (1720-1802)
                       │
                       ├── Agathe Le Proux de La Rivière
                         ∞ 1763 Louis Melchior Mottet
                         │
                         ├── Agathe Mottet (1764-1853)
                           ∞ 1785 Benoît de Rambaud

Biographie Modifier

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Sa noblesse Modifier

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Acalu35

Blason des Arnaud de Bouex.

La noblesse de cloche, au premier degré, dont le statut est acquis par des fonctions municipales de maire dans différentes villes, dont Angoulême est accordée à Guillaume Caluau de l'Oisellerie. Il reçoit de Louis XII des lettres patentes après le 19 juin 1507[11].

La similitude du nom des armes des Caluau avec celles de la famille Arnauld de Bouex, est une circonstance remarquable.

René, dont les recherches ont lieu en 1599, ne fait pas remonter sa noblesse au-delà de Guillaume, son aïeul. Il est le 1er vicomte de Saint-Mathieu.



Magistrat du XVIModèle:Exp siècle Modifier

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Arnauld Calueau est procureur-général de Louise de Savoie, comtesse d'Angoulême . Guillaume Caluau a la charge de son père. Mais à l'avènement de François Ier au trône, il prend le premier le titre de procureur du roi. epuis cette alliance, les Calueau, pour anoblir leur écu, l'écartelèrent toujours des armes de Lambertie, qui sont d'azur, à deux chevrons d'or, ainsi qu'elles sont (1) La similitude du nom des armes A'Arnauld Calueau avec ceux de la famille Arnauld de Bouex , est une circonstance remarquable représentées dans plusieurs parties du grand château, notamment dans deux jolis vitraux peints et sur les vasques de la charmante fontaine du jardin.



Membre du corps de ville d’Angoulême (1508-1538) Modifier

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Acalu27

Mézée (= assemblée) en 1572 du Corps de Ville (© SAHC).

Le 5 fevrier 1508, sire Antoine Gentilz, à esté reçett en l'office d'eschevin, au lieu de feu sire Penot Du Mayne. Ledit jour, M. Guillaume Caluau fût reçeu en l'office de conseiller vacquant par la promotion dudit Gentilz[12].

1509. Gvillavme Calvav fût maire le 17 mars. Il est continué en 1510[13]. 1510. Messire Gvillavme Calvav fût maire.

Le 6 iuillet 1510, ledit Gyillaume Caluau fût reçeu en l'office d'eschevin de sire Helies De Bresme, et luy en celluy de conseiller dudit Caluau, la permutation de leurs dits offices ayant esté admise[14].

Guillaume Caluau est réélu maire en 1517, continué en 1518, et enfin réélu en 1530ref> Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1856 (SER2, T1), p. 284 et suivantes. </ref>.

Échevin en 1534, en 1539[15].



Coutume d'Angoumois (1514) Modifier

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Acalu32

Angoulême du temps de la Renaissance.

La Coutume d’Angoumois est publiée en 1514, en même temps que celle de La Rochelle et du Poitou, en présence des membres des trois états du pays, dont les noms sont mentionnés au procès-verbal.

Le code civil d’un pays de droit écrit, rédigé au XVIModèle:Exp siècle, à partir d’un ensemble d’usages. 121 articles de la Coutume d’Angoumois, publiée le 10 octobre 1514.


  • Maistre Pierre Brun, Procureur de Maistre Jehan Calvau, Abbé de la Couronne
  • Guillaume Caluau, Procureur dudit Seigneur (= futur roi)[16].




Procureur de feu Madame en Angoumois (1525) Modifier

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Le 10 décembre 1525, à l'entrée de monseigneur Antoine de Labarre, comparaissent :

  • Jean de Mareuil, seigneur de Montmoreau ;
  • Guillaume Calluau, procureur de Madame Mère (pour Montbron);
  • Philippe de Laroche, baron de Larochandry ;
  • Jean de Courres, sieur de Genouillet, pour le comte de La Roche Foucauld,
  • Et le sieur d'Argence[17].

Aveu fourni par Guillaume Calveau, sieur de l'Oisellerie, à Antoine de la Barre, évêque, de deux maisons nobles sises en la paroisse St- André d'Angoulême (8 janv. 1526)[18]



François Ier à l'Oisellerie (1526) Modifier

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La chute du roi Modifier

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Acalu29

François Ier à la chasse.

Oisellerie 1

Entrée du château de l'Oisellerie.

En mai 1526, François Ier, le dernier Roi chevalier, crée la ligue de Cognac, dont font partie la France, les états italiens et le Saint-Siège. Ils demandent la fin de la guerre à Charles Quint. En juin la ligue s'empare de Lodi (Italie). Il ne va pas en Italie. Il séjourne à Angoulême sur le chemin de son retour de Madrid quand il est libéré en 1526. Il y reste du 30 mai 1526 au 4 juillet, soit un mois et cinq jours[19].

Le roi est reçu par des groupes de jeunes filles et d’enfants, le gouverneur, le maire et le lieutenant. La bourgeoisie, dont d’autres membres du conseil municipal, une partie de la cour, de nombreux ecclésiastiques et aristocrates sont là aussi. Après avoir festoyé et discuté avec les ambassadeurs de la Saint Ligue et de Charles Le Quint, il décide d’aller chasser[20].

François Ier se livre avec une sorte de fureur au plaisir de la chasse, qu’il n’a pas pu pratiquer pendant sa détention. Les documents du temps parlent de plusieurs chasses où sont pris plusieurs beaux et grands cerfs et sangliers. Un jour, courant après un cerf, son cheval trébuche son cheval et s'abat sous lui. Sa suite consternée accourt. Mais le roi, que l'on croie à moitié mort, en est quitte pour un bras cassé et de simples contusions. On l'emporte évanoui au château de l'Oisellerie, propriété de son procureur général, Guillaume Caluau.

Les habitants de la ville d’Angoulême sont très tristes. Il y a même deux processions. Ainsi que le rapportent les registres de l'Hôtel-de-Ville d'Angoulême.

Le souvenir du passage de François Ier est resté populaire dans la contrée, et le fait dont nous venons de parler est très connu dans le pays. Les habitants sont du reste persuadés que c'est à François Ier lui-même qu'est due la construction du château de l'Oisellerie. On y voit un balcon à balustres dorés, sur lequel Louise de Savoie, selon l’histoire locale, son illustre mère, s'avança, suivie des dames qui composaient sa cour, pour recevoir le roi-chevalier, au retour de sa captivité. Le château de l'Oisellerie, ce manoir gothique, reste pour certains l’ancienne demeure d'un de nos grands rois.


Laurent Journault. Réception de François Ier au retour de sa captivité en 1526.



L'Oisellerie Modifier

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Acalu6

Partie Renaissance du château de l'Oisellerie.

C'est Guillaume Caluau de l'Oisellerie qui fait modifier et embellir le château de l'Oisellerie en ajoutant une galerie ouverte surmontée de lucarnes à fronton triangulaire, pour relier un logis à pignon du XVModèle:Exp siècle à une aile perpendiculaire bien dans le goût du XVIModèle:Exp siècle[21].

Tout cela annonce l'architecture de Fontainebleau et des constructions parisiennes. Un pavillon d'angles contient un escalier à rampes droites et une modeste chapelle. Une tour ronde à l'opposé protège un portail à crénenages de fantaisie [22].

Ce qui fait l'agrément de ce château se sont ses jardins. In en subsiste un salon couvert de forme carrée, avec banc de pierre et vasque centrale, d'où l'eau jaillit par deux lions. Et les fossés étroits que domine une terrasse ne sont que le prtétexte à viviers et parterres compartimentées qui rejoignent des escaliers de pierre[23].



La reine Éléonore et les Enfants de France à Angoulême (22 juillet 1530) Modifier

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Éléonore de Habsbourg (1498-1558) est la deuxième épouse de François Ier, veuf depuis 1524. Le mariage a lieu le 4 juillet 1530. Son nouvel époux lui préfère de loin Anne de Pisseleu. Rejetant alors son affection sur ses beaux-enfants, cédés très jeunes comme otages à Charles Quint.

Guillaume Caluau reçoit la reine Éléonore, en 1530, dans sa mairie d'Angoulême. Il représente tout le corps des dites villes et cité[24]. La jeune reine est accompagnée de Louise de Savoie et de ses beaux-enfants qui viennent d'être libérés. Il est l'auteur d'un acrostiche (= poème), dont les initiales nous donnent son nom Sire Guillaume Calueau, Escuier.

Ses vers, si vers on peut les appeler, se trouvent au folio 64 d'un registre en parchemin de 133 feuillets in-fol., relié en bois, recouvert en basane, et contenant les actes et délibérations de la commune d'Angoulême depuis le 23 janvier 1375 jusqu'à mars 1657.

Ils sont inscrits au-dessous d'une miniature, où Louise de Savoie est représentée sous les traits de la Prudence, assise sur un trône et donnant la main droite au roi et la gauche à un autre personnage. L'on voit le maire à genoux, barbu, à la longue chevelure, en robe noire piquetée d'or, avec col de fourrure, souliers noirs et chausses rouge. Il présente à François Ier l'image de la ville dominée par les deux clochers de la cathédrale. Auprès de lui un écu à ses armes avec sa devise presque effacée : Prias mori et le blason D'azur, à deux étoiles d'argent, au croissant de même en pointe, et au chef de gueules chargé d'un vol d'argent.


Guillaume Callueau. Réception de la reine Eléonore, deuxième femme de François Ier en 1530. Peinture de Joos van Cleve, 1530.



Un poète Modifier

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Acalu37

Vers de Guillaume Caluau recevant la reine Éléonore, en 1530.

Acalu38

Fin de l’acrostiche de Caluau.

Guillaume caluau

Miniature d'Appolo ayant devant lui l'image d'Angoulême et trois personnages féminins tenant des banderoles. On y voit les armes des d'Estivalle.

Acalu36

Acrostiche de Guillaume Caluau célébrant la naissance des deux enfants de François Ier.

Voici ces acrostiches :


Soubz l'influence de Mars et de Saturne,
Juno dicta, quelque temps importune.
Retour souldain l'an mil trente et cinq cents,
En liesse des filz François absens.
Guerre cessa, et en ce nombre d'or
Vint en France la royne Alyénor.
Joyeuse entrée firent en la cyté;
Ce peuple estoit à grand ioye incité.
Ca dilligence et pollice du maire
Actrict l'emprunct et fit trésoriers taire,
Voyre o l'aide de la dame Prudence,
Mère du roi, d'amour en préférence.
Emmy le pré la roche estoit plantée
Curieuse de toute l'assemblée.
Aydant Dieu, la ville en son entier
Libère fut de peste et de dangier,
Vaccabons prins, fustiguez et penduz,
En justice à tous guerdons rendus.
Aduynt que lors près Lhoumeau fut construict
Ung hospital qui moult fera de fruict,
st une tour fort belle grosse et grande
Soingneusement près la porte de Chande.
COppides sont d'honneur ieunes et vieulx,
JC Rends à tous grâces si faict n'ay myeulx.


En bas est écrit : Plus tost mourir que faire ung lâche tour[25].


Ces lignes rimées ne donnent pas une haute idée du talent poétique de ce contemporain de notre élégant Saint Gelais; et si la harangue que Guillaume Caluau fait à Éléonore, durant un gros quart d'heure, ne vaut pas mieux que ses vers, peut-être, en dépit de l'étiquette, la belle reine aurait-elle préféré a l'éloquence et à la poésie de notre honorable compatriote le gros bona dies du gentilhomme limousin[26].

Le registre déjà cité renferme au folio 46 un autre acrostiche que Gvillavme Calveav, Escvier, compose sur sa seconde administration. Le voici; il entre dans notre plan de le transcrire, puisqu'il célèbre la naissance des deux enfants de François Ier qui font leur entrée dans notre ville avec la reine Éléonore :

Maxime augure! mil cincq cens dix sept,
Graces a Dieu, comme chascun le sçait,
Vint au monde, pour mettre guerre a fin,
Joyeux désir de France le Daulphin.
Le sainct père Léon, pape régent,
L'a bien nommé François selon sa gent.
Au dimanche de repouz il est né,
Voulant monstrer que paix nous a donné;
Meints ennemys a reconsiliez,
Et aux Anglois nous a faict alliez.
Craint il sera, redoubté, vertueux,
Acheminé de son père le preux.
L'an ensuyuant mil cincq cens dix huyt,

... [27].



Réception de l’Empereur Charles Quint en 1539 Modifier

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Guillaume Caluau est échevin en 1539, donc il reçoit l’Empereur Charles Quint en décembre 1539, lors de son séjour à Angoulême[28].

[Simon Moreau. Réception de l’Empereur Charles Quint en 1539. Peinture de Bernaer van Orley, 1490, Musée du Louvre]





NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1887 (SER5,T9)
  2. Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1856 (SER2, T1), p. 284 et suivantes.
  3. Histoire de l'Angoumois. Suivie du Recueil en forme d'histoire de ce qui se trouve par écrit de la ville et des comtes d'Angoulême, François Vigier de la Pile, François de Corlieu, Jean Hippolyte Michon, 1846.
  4. Histoire de l'Angoumois. Suivie du Recueil en forme d'histoire de ce qui se trouve par écrit de la ville et des comtes d'Angoulême, François Vigier de la Pile, François de Corlieu, Jean Hippolyte Michon, 1846.
  5. DICTIONNAIRE DES CHARENTAIS ET DE CEUX QUI ONT ILLUSTRÉ LES CHARENTES
  6. Jacques Baudet, Dictionnaire biographique des Charentais, Paris, Le Croît vif, 2005, p.262.
  7. Le Guide des châteaux de France: Gironde, Volume 33, Jacques Gardelles, Hermé, 1985.
  8. Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou. Tome troisième, Dabadie-Gautreau (Seconde éd. entièrement refondue, considérablement augmentée et publiée par H. Beauchet-Filleau et Paul Beauchet-Filleau avec le concours des RR. PP. H. et G. Beauchet-Filleau,... et la collaboration pour la partie héraldique de M. Maurice de Gouttepagnon), Société française d'imprimerie et de librairie (Poitiers), 1905, p.627.
  9. Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou. Tome troisième, Dabadie-Gautreau (Seconde éd. entièrement refondue, considérablement augmentée et publiée par H. Beauchet-Filleau et Paul Beauchet-Filleau avec le concours des RR. PP. H. et G. Beauchet-Filleau,... et la collaboration pour la partie héraldique de M. Maurice de Gouttepagnon), Société française d'imprimerie et de librairie (Poitiers), 1905, p.627.
  10. Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1887 (SER5,T9)
  11. L'anoblissement par charges avant 1789, Volume 24, François Bluche, Pierre Durye, Central de l'Ouest, 1962, p.32.
  12. Histoire de l'Angoumois. Suivie du Recueil en forme d'histoire de ce qui se trouve par écrit de la ville et des comtes d'Angoulême, François Vigier de la Pile, François de Corlieu, Jean Hippolyte Michon, 1846.
  13. Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1856 (SER2, T1), p. 284 et suivantes.
  14. Histoire de l'Angoumois. Suivie du Recueil en forme d'histoire de ce qui se trouve par écrit de la ville et des comtes d'Angoulême, François Vigier de la Pile, François de Corlieu, Jean Hippolyte Michon, 1846.
  15. Histoire de l'Angoumois. Suivie du Recueil en forme d'histoire de ce qui se trouve par écrit de la ville et des comtes d'Angoulême, François Vigier de la Pile, François de Corlieu, Jean Hippolyte Michon, 1846.
  16. Coutumes du pais et duché d'Angoumois, Aunis et gouvernement de La Rochelle...Jean Vigier de la Pile 1738.
  17. Cartulaire de l'évêché
  18. Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, Volume 7, Saintes 1880, p.23.
  19. Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1856 (SER2, T1), p. 284 et suivantes.
  20. Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1856 (SER2, T1), p. 284 et suivantes.
  21. Jacques Baudet, Dictionnaire biographique des Charentais, Paris, Le Croît vif, 2005, p.262.
  22. Histoire d'Angoulême et de ses alentours, Univers de la France et des pays francophones: Série Histoire des villes, Pierre Dubourg-Noves, Privat, 1989.
  23. Histoire d'Angoulême et de ses alentours, Univers de la France et des pays francophones: Série Histoire des villes, Pierre Dubourg-Noves, Privat, 1989.
  24. Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1856 (SER2, T1), p. 284 et suivantes.
  25. Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1856 (SER2, T1), p. 284 et suivantes.
  26. Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1856 (SER2, T1), p. 284 et suivantes.
  27. Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1856 (SER2, T1), p. 284 et suivantes.
  28. Histoire de l'Angoumois. Suivie du Recueil en forme d'histoire de ce qui se trouve par écrit de la ville et des comtes d'Angoulême, François Vigier de la Pile, François de Corlieu, Jean Hippolyte Michon, 1846.

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