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Georges Strohl.

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Alfred Lucien Strohl est le deuxième fils de Jean Georges, et de Fanny Schneegans, né le 26 mars 1879 à Alger, il est élève à Polytechnique le 12 octobre 1899, et s’engage peu après dans l’Armée.

Jean Georges Strohl naît le 3 janvier 1839 à la Wangenmühl, lieu dit de Wangen, et baptisé le 13 janvier en l’église protestante de Wangen. Il est mort le 27 octobre 1901 à son domicile au 47, boulevard de La Tour-Maubourg, à Paris. Le Général est enterré avec les parents de son épouse, au cimetière de Montrouge (44e ligne Nord n° 17) à Paris.


Georges Strohl est reçu à l'école militaire de Saint-Cyr. Nommé sous-Lieutenant, le 1er octobre 1864, puis est affecté au 3e Régiment de Zouaves en campagne au Mexique, régiment qu’il rejoint le 19 novembre 1864. Le 3 février 1867, le régiment remet la citadelle de Mexico à l'armée de Maximilien. Il quitte la capitale, aussitôt après, arrive le 16 à Orizaba et, le 27, à Vera-Cruz, où il s'embarque pour Bône. Le capitaine Strohl forme à Constantine un escadron de marche[1]. En 1870, Strohl participe à plusieurs batailles en Alsace. Il réussit avec des zouaves et quelques officiers encerclés à Sedan à rejoindre les lignes françaises. Les survivants entrent dans la composition d’un régiment de Marche de Zouaves. Il a une promotion rapide dans le 4e Régiment des Zouaves. A la paix, Georges Strohl quitte Paris durant le mois de mars 1871 avec le 4e Régiment des Zouaves, pour Alger[2]. Il opte pour la nationalité française à la mairie d'Alger, le 21 juin 1872. Georges Strohl prend part aux luttes contre les grandes insurrections de l'année et y sert jusqu'à son retour en France, en 1879. En 1873, Strohl, chef de bataillon d'infanterie (hors cadres), est sous-chef des Affaires indigènes à l'État-Major Général d'Alger[3]. Georges Strohl est nommé chef de bataillon au 85e Régiment d'Infanterie de Ligne. Il commande en second en 1884, l'École militaire d'infanterie de Saint-Maixent. Le 15 avril 1890, il est promu Colonel, il prend le commandement du 20e Régiment d’Infanterie à Montauban, département du Tarn et Garonne. Strohl est, en 1890, commandant de la 41e brigade d'infanterie (21e division, 11e corps d'armée). Le 11 juin 1895, Georges Strohl est promu Général de brigade de la 8e brigade d'infanterie et Gouverneur de la subdivision militaire de Saint-Quentin, département de l’Aisne, où six années plus tard, atteint par la limite d’âge le 3 janvier 1901, il prend sa retraite, passe dans les cadres de réserve.


Le général Georges Strohl reçoit la médaille commémorative de la campagne du Mexique 1862 1862, la médaille coloniale avec agrafe, pour ses années de campagne en Algérie. Il est Commandeur de la Légion d'honneur le 25 décembre 1899 et Officier de l'instruction publique, le 1er février 1900. Le nom d'une rue est dédié au Général Georges Strohl, à Wangen, son village natal.

SA FAMILLE Modifier

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Son grand-père paternel, Johann Georg Strohl (1775 - 1844).

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Sa grand-mère paternelle, Marie Elisabeth Moll.

La Famille Strohl est Alsacienne, mais d'origines suédoises[4], descendant d'un Stråle, officier suédois, Sven Olofsson (1468 - ap. 1550). S’orthographiant originalement Strahle, puis Strahl, le nom est une fois encore déformé en raison du dialecte alsacien et prend la forme qu’on lui connaît aujourd’hui – celle de "Strohl" - sous Hans Strohl, dit Le Vieux, bourgeois de Haguenau et de Strasbourg. Tout au long des siècles suivant, la famille Strohl continue à s’illustrer dans l'administration domaniale et citadine. Notamment plusieurs membres au grand Conseil et au Sénat de Strasbourg, bon nombre d’échevins, de prévôts, de baillis, de chefs de tribus de villes d’importance diverse. Un de ses membres, en la personne de Jean-Philippe Strohl est anobli en 1754 par le duc régnant de Deux-Ponts, Christian IV de Bavière[5]. Enfin au long du XIXe et XXe siècles, elle fournit, à la France, un nombre important de hauts-fonctionnaires, des personnalités du monde intellectuel et du monde des arts, cinq officiers d’état-major, plusieurs officiers supérieurs, dont le général Georges Strohl et son fils Georges II Strohl etc.

La Famille Strohl porte :

D’azur à la flèche empennée d’argent posée en pal, la pointe en haut. Devise : Ich Strahle[6].


Les Strohl de Wangen sont Brumath. Ils sont chassés de la ville car luthériens[7].

Johann Georg Strohl (1775 - 1844), marié à Marie Elisabeth Moll, est son grand-père paternel. Il est Tonnelier et maire de Wangen

Georges Strohl est le fils aîné de Jean Georges Strohl (1803 - 1884), tonnelier et maire de Wangen, et de Catherine Riehl (1810 - 1895).

BIOGRAPHIE Modifier

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Sa jeunesse Modifier

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Adossée aux pentes du Wangenberg qui culmine à 391 mètres, la petite ville de Wangen semble plongée dans une paix qui fait penser au décor d'un conte.

Georges Strohl commence ses études à Strasbourg et les termine à Nancy. Bachelier ès lettres et ès sciences, en langues allemande et espagnole.

Il s’engage comme volontaire en 1860, au 38e régiment d’infanterie de Bourges. Il est reçu à l'école militaire de Saint-Cyr en 1862.

Mesurant 1,69 m de taille, ayant des cheveux noirs, et des yeux gris, il est sergent major le 1er octobre 1863, classé 2e de sa promotion sur 231 élèves officiers.

Campagne du Mexique de 1864 à 1867 Modifier

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Zouaves du 3e régiment repoussant une attaque de cavalerie au Siège de Puebla.

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Le général Porfirio Diaz.

Nommé sous-Lieutenant, le 1er octobre 1864, Georges Strohl est affecté au 3e régiment de zouaves et part faire la Campagne du Mexique de 1864 à 1867.

Pendant les mois qui suivent, nos troupes rayonnent sur l'immense territoire du Mexique et sont amenées à opérer dans la Huastéca, région désertique et sans ressources, contre les généraux Ugalde et Campfer.

Le 10 janvier 1865, le régiment de Georges Strohl est devant Oajacca assiégée, où il repousse une sortie de la garnison, que commande le général Porfirio Diaz. Un mois après, celui-ci, accompagné de tous ses officiers, se présente à nos avant-postes, dans le secteur tenu par la 4e compagnie du 2ee bataillon, et rend la ville à discrétion.

Les derniers faits d'armes de quelque importance auxquels prend part le régiment, par la suite, sont :

¤ le combat d'El Chamal, contre le chef de bande Mendez, qui nous livre des armes et des munitions ;

¤ la défaite des quatre cents cavaliers du chef mexicain Espinosa, à la Hacienta et Custodia où, pour le joindre, la colonne volante franchit, sous un ciel de feu, cent quatre kilomètres en deux jours ;

¤ l'assaut de Cerro-Blanco, enfin, mené victorieusement, le 2 novembre, contre un ennemi retranché sur des hauteurs que la raideur des pentes semble rendre inexpugnables.


Le 3 février 1867, le régiment remet la citadelle de Mexico à l'armée de Maximilien. Il quitte la capitale, aussitôt après, arrive le 16 à Orizaba et, le 27, à Vera-Cruz, où il s'embarque pour l'Algérie.

Campagne en Algérie de 1867 à 1870 Modifier

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Cour intérieure de la caserne de la Casbah à Constantine.

Dans le courant d'avril, le 3e régiment de zouaves débarque à Bône et rejoint ses garnisons après une campagne qui a duré près de cinq ans. Le régiment de Strohl obtient la Légion d'honneur pour sa conduite à la bataille de San Lorenzo (15 avril 1867).

Georges Strohl est rapatrié le 14 avril 1867 avec le régiment en Algérie, et il y combat jusqu'au 17 juillet 1870.

Le Capitaine Strohl forme à Constantine un escadron de marche[8].

Guerre de 70 Modifier

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Le 21 juillet 1870, le 3e régiment de zouaves quitte Philippeville, à l'effectif de deux mille deux cents hommes.

A peine débarqué à Marseille, il est dirigé, par les voies rapides, sur Strasbourg, où il entre dans la composition de la 4e division, du 1er corps de l'armée du Rhin en formation.

Batailles en Alsace Modifier

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Zouaves du 3e passant sur la place Gutenberg à Strasbourg le 20 juillet 1870.

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Paul Déroulède et son jeune frère à la bataille de Frœschwiller-Wœrth.

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Mort du Général et deux de ses zouaves.

Le 4 août, le 3e régiment de zouaves, Colonel Bocher (Ire Brigade de la 4e Division, Général de Lartigue,) est à Haguenau, et où il échange les premiers coups de fusil, avec les avant-postes prussiens.

Dans la nuit du 5 au 6, le régiment à la gauche de la 4e Division est déployé, en tirailleurs sur la lisière Ouest du Bois du Niederwald, qu'il reçoit mission de défendre.

Le 3e régiment de zouaves s'illustre le 6 août 1870 à la bataille de Frœschwiller-Wœrth.

Le 6 août, le 11e corps prussien, repart à l'attaque vers 13 h 30 et borde la lisière sud du bois du Niederwald. Les Prussiens pénètrent dans la forêt, ils en ressortent par la lisière nord vers 14 h 30, après avoir décimé les trois quarts des effectifs du 3e régiment de zouaves[9].

De grand matin, les Prussiens cherchent à se rendre maîtres de cette importante position, véritable clef du champ de bataille, sans pouvoir y réussir ; vers midi, après avoir reçu de nombreux renforts, ils renouvellent leur tentative. Une lutte effroyable s'engage, coupée d'alternatives d'avance et de recul; les zouaves sont attaqués, harcelés, assiégés de plusieurs côtés à la fois et sur une immense étendue. Mais ils sont d'autant plus tenaces qu'ils connaissent l'importance de leur mission et qu'ils savent que la perte du bois peut entraîner la ruine de leur division. Presque tous les officiers sont atteints, mais aucun ne quitte son poste. Le drapeau, déchiré par les balles, est devenu l'objectif des efforts prussiens; un moment, il est en danger, mais les sapeurs le dégagent.

Bien que les renforts demandés n'arrivent pas, les zouaves résistent, en dépit des pertes énormes qu'ils subissent, et ne se laissent pas entamer; ils parviennent ainsi à maintenir l'ennemi à distance jusqu'à 2 heures de l'après-midi.

Ce 6 août 1870, à la bataille de Froeschwiller, Strohl fait partie de la 4e compagnie, du 3e bataillon du 3e régiment de zouaves. Au cours de cette funeste journée, le régiment a 20 officiers tués, dont le Lieutenant-colonel Desharties de Beaulieu, et 21 officiers blessés, plus de 1.500 hommes sont mis hors de combat.

Les rescapés du malheureux régiment, parmi lesquels se trouve le Lieutenant Strohl, se replient sur Saverne, puis sur le camp de Châlons-sur-Marne où le régiment se reconstitue.

Bataille de Sedan Modifier

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Défaite de Sedan.

Georges Strohl est nommé capitaine au corps, le 20 août, et se bat avec le 3e régiment de zouaves, sous les murs de Sedan le 1er septembre. La bataille se termine le 2 septembre avec la capitulation sans conditions de l’Empereur Napoléon III.

Officier d’ordonnance du Général Fraboulet de Kerliadec, le Capitaine Strohl rejoint son régiment. Le général Fraboulet de Kerleadec est blessé par un éclat d’obus à l’épaule et fait prisonnier.

A la fin de la journée du 1er septembre, après avoir brillamment combattu, le régiment est séparé en 2 fractions ; un groupe relie le Lieutenant-colonel Méric, et la Compagnie du drapeau (parmi les 17 officiers de ce groupe se trouve le Capitaine Strohl), longe la frontière belge, marche pendant la nuit du 1er au 2 septembre sous une pluie battante, atteint Rocroi le 2 septembre à minuit, puis Hirson, d’où un train l’amène à Paris, dans la matinée du 5 septembre, à minuit, avec la drapeau du régiment.

Le 4e régiment de zouaves Modifier

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Zouave, guerre de 70.

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Combat de La Malmaison. Charge des zouaves.

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Zouave prisonnier d'un Uhlan.

Georges Strohl participe le 19 septembre à la première bataille de Châtillon.

Les débris du 3e régiment de zouaves à Paris, entrent dans la composition d’un régiment de Marche de Zouaves, formé le 26 septembre 1870, sous les ordres du Colonel Fournès.

Georges Strohl prend le commandement de la 2e compagnie du 3e. Il participe aux combats de la défense de la capitale.

Le Régiment des Zouaves de la Garde cesse d'exister le 2 octobre 1870, à Metz. Le même jour, à Paris, le 4e Régiment de Zouaves est créé en partie avec les zouaves de la Garde restés au dépôt. Strohl commande à partir du 10 octobre 1870, la compagnie des Éclaireurs volontaires, qui le même jour fait une sortie de Paris.

On incorpore par la suite les soldats de Metz qui se sont évadés, puis après l'armistice, ceux qui reviennent de la captivité. Le 4e Régiment de Zouaves est donc l'héritier direct du Régiment des Zouaves de la Garde.

Le 12 octobre est créé au régiment une compagnie d'éclaireurs volontaires qui, fractionnée en trois sections de quarante hommes chacune, — une par bataillon — est recrutée parmi les volontaires du corps. Le capitaine Strohl, venant du 3e zouaves, en prend le commandement[10].

1er novembre il se retrouve Capitaine au 4e Régiment des Zouaves. Car au courant du mois de novembre, l’armée de Paris est réorganisée, le régiment de Marche de Zouaves devient le 4e Régiment de Zouaves.

À peine constitué, le Régiment se couvre de gloire à Champigny, le 30 novembre 1870. C'est durant cette journée que le Sergent-Fourrier Dieudonné, grièvement blessé, saisit un clairon, sonne la charge et meurt épuisé, en immortalisant son geste. Dans la journée, 8 officiers sont tués, et 14 officiers blessés. Le lendemain, le régiment est cité à l’ordre de l’armée de Paris.

Le 12 décembre 1870, Georges Strohl est promu Capitaine Adjudant Major. Il se trouve aux combats de Drancy, du Bourget, les 19, 20, et 21 décembre. Le régiment fait aussi merveille à la bataille de Montretout-Buzenval, le 19 janvier 1871, où 7 officiers sont blessés, et 7 tués. C'est la dernière affaire importante.

Un armistice est signé le 26 janvier 1871, le Capitaine Strohl rentre à Paris le 28 janvier 1871, à la fin du siège de la capitale. L'armistice met fin le 28 février 1871 à cette campagne funeste.

Campagne en Algérie de 1871 à 1879 Modifier

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Répression de la révolte des Mokrani. Le 11 mai, Tizi Ouzou assiégée depuis le 17 avril est dégagé par la colonne du général Lallemand.

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Insurrection en Kabylie en 1871.

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Le monument aux de la bataille d'Icheriden et des Zouaves.

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Tombe de Frederik Nicolas Schousboë (Tanger, 1810 – Alger, 1876), doyen des interprètes militaires.

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Un bataillon de zouaves embarque à Alger pour l'expédition du Tonkin en 1885. Compte tenu de son âge Strohl est renvoyé en métropole.

Le 10 mai 1871 est signé le traité de paix à Francfort, par lequel l’Alsace et un partie de la Lorraine sont cédées à l’Allemagne.

A la paix, Georges Strohl quitte Paris durant le mois de mars 1871 avec le 4e Régiment des Zouaves, pour Alger[11]. Il rejoint Toulon où il embarque le 21 mars, et débarque à Alger, le 24 mars 1871.

Georges Strohl prend part aux luttes contre les grandes insurrections de l'année et y sert jusqu'à son retour en France, en 1879.

Le régiment fait partie des colonnes Cérès et Lallemand contre les Kabyles révoltés, et à Icheriden, pour la première fois, il ajoute un nom au glorieux palmarès du Régiment de la Garde. Son 1er Bataillon réprime 1'insurrection de l'Aurès.

En 1872, on renforce le 4e Régiment des Zouaves des éléments d'un 4e Zouaves de marche, formé à l'Armée de la Loire avec les dépôts d'Afrique des autres Régiments de Zouaves et il devient définitivement le 4e Régiment des Zouaves.

Le Régiment a pour garnison Alger et quelques localités de cette province. Alsacien, Georges Strohl opte pour la nationalité française à la mairie d'Alger, le 21 juin 1872.

Le 25 novembre 1872, l'escadron des éclaireurs algériens de la province de Constantine arrive à Bône. Son capitaine commandant, est Strohl, capitaine d'infanterie[12]. À Alger il est sous-chef de section des affaires indigènes de l’état-major d’Alger[13].

A Alger Strohl participe à la commission des conférences de la Réunion d'Alger avec d'autres officiers :

... Le capitaine Strohl conclut à la nécessité d'un ordre de bataille dispersé dans les conditions de précision et de portée des armes actuellement en usage; il en indique les dispositions générales et termine par l'examen détaillé des feux que l'infanterie doit employer contre les diverses armes[14].
... Le 15 juin, M. le capitaine Strohl avait pris pour sujet d'entretien la vie du général Daumesnil ; le 22 juin, il retraçait à ses auditeurs la vie du général Desaix. ... Et le 13 juillet, M. le capitaine Strohl a lu, devant un public au moins aussi nombreux, des extraits de l'0ffrande : une grande patriote et la légende de Ludre[15].

En 1873, Strohl, chef de bataillon d'infanterie (hors cadres), est sous-chef des Affaires indigènes à l'État-Major Général d'Alger[16].

En 1873, Strohl donne un rapport sur un certain Weber qui grâce à sa connaissance du pays d'islam a su acquérir au Maroc une grande influence[17]. C'est le Consul d'Allemagne à Berlin qui fournit aussi des armes aux tribus algériennes en rébellion.

En 1876, Georges est un proche de Frederik Nicolas Schousboë (Tanger, 1810 – Alger, 1876), doyen des interprètes militaires. On trouve à son décès, parmi les hommes qui tiennent les cordons du poêle, les commandants Aublin et Strohl, de la section des affaires indigènes et Louis Machuel, professeur d’arabe au lycée[18].

On confie des recherches difficiles de chefs rebelles au chef de bataillon Strohl, notamment avant mars 1877[19].

A Fez, au printemps de 1877, arrive l’ambassade de M. de Vernouillet. Le commandant Georges Strohl, officier arabisant, accompagne les ambassadeurs à la cour chérifienne[20]. Après cette mission le commandant Georges Strohl affirme que les doctrines de l'Iman El Mahi ne se sont pas encore fait jour dans l'Empire de Moulay Hassan[21].

Strohl prend part aux combats contre les grandes insurrections algériennes et sert en Algérie jusqu'à son retour en France, en 1879.

85e Régiment d'Infanterie de Ligne (1879 - 1884) Modifier

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Cosne Revue du 85e Régiment d'infanterie de Ligne.

Georges Strohl est nommé chef de bataillon au 85e Régiment d'Infanterie de Ligne. Il vit à la caserne Binot de Cosne-sur-Loire, à Paris, puis à Montargis.

Tout en étant un militaire, Strohl est un protestant très actif[22].

Son fils cadet, Alfred Lucien Strohl (1879 - 1970), est né à Alger. C'est encore un bébé. L'aîné, Georges II Strohl (1874 - 1955) est lui-aussi en bas-âge.

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Officier supérieur (1884 - 1901)Modifier

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Le 15 avril 1890, il est promu Colonel, il prend le commandement du 20e Régiment d’Infanterie à Montauban.

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Etat de services de Georges Strohl.

Le 4 mars 1884, Georges Strohl est nommé commandant en second de l'Ecole Militaire d'Infanterie de Saint-Maixent l’Ecole, département des Deux-Sèvres, après avoir obtenu le Brevet de l’Ecole d’Etat-major, le 10 décembre 1883. Son arrivée est signalée dans la presse[23]. Les revues et ouvrages d'histoire disent qu'il est un brillant second à la brillante carrière[24].

Le 21 décembre 1886, il est nommé à la Place de Dunkerque pour remplir les fonctions de Chef d'Etat-major.

Le 13 janvier 1887, Georges Strohl est nommé Lieutenant-colonel, et est affecté au 1er Régiment d’Infanterie.

Le 17 septembre 1888, il est affecté au 44e Régiment d’Infanterie à Lons-le-Saunier, département du Jura.

Le 15 avril 1890, il est promu Colonel, il prend le commandement du 20e Régiment d’Infanterie à Montauban, département du Tarn et Garonne. Strohl est, en 1890, commandant de la 41e brigade d'infanterie (21e division, 11e corps d'armée).

Le 11 juin 1895, Georges Strohl est promu Général de brigade de la 8e brigade d'infanterie et Gouverneur de la subdivision militaire de Saint-Quentin, département de l’Aisne, où six années plus tard, atteint par la limite d’âge le 3 janvier 1901, il prend sa retraite, passe dans les cadres de réserve.

Georges Strohl s’installe au 47, boulevard de La Tour-Maubourg à Paris VIIe. Il ne jouit pas de sa retraite, bien méritée et décède à 62 ans. Il est enterré au Cimetière parisien de Montrouge (44e ligne Nord n°17, dans la tombe de la famille Schneegans).

MARIAGE ET DESCENDANCE Modifier

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Mariage Modifier

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Georges Strohl, alors capitaine adjudant major, au 4ème régiment de zouaves et son épouse,Sophie Schneegans.

Le 28 février 1874, Jean Jacques Edouard Georges Strohl épouse à Nancy Sophie Odile Elisabeth Fanny Schneegans (1852 Strasbourg - 1943 Tain-l’Ermitage, Drôme) fille de Henri Edouard Schneegans (1824 Strasbourg - 1892 Paris), agent de change, domicilié à La Nouvelle Orléans et de Fanny Emma Wagner (1828 - 1907).

Fanny Schneegans est citée dans le Journal d'une jeune fille mal dans son siècle. C'est avant son mariage :

Fanny Schneegans est venue dans le courant de l'après-dîner nous inviter pour lundi pour prendre le thé chez elle. Elle nous a amené madame Siegel, la sœur de monsieur BrandhofTer, qui est en courses avec elle[25].

Polytechnicien, brillant officier, Alfred Lucien Strohl (1879 - 1970), en 1907, se retire au domicile de sa mère au 47, Boulevard La Tour-Maubourg.

Devenue veuve, Fanny Schneegans, s’installe près de ses enfants au 1, avenue de l’Esterel à Juan-les-Pins.


Descendance Modifier

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Georges II Strohl (1874 - 1955).

Jean Jacques Edouard Georges Strohl et Sophie Odile Elisabeth Fanny Schneegans ont 2 fils nés en Algérie :

¤ Georges II Strohl (1874 - 1955), général.

¤ Alfred Lucien Strohl (1879 - 1970), polytechnicien.


Georges Strohl est le cousin du général d'armée Charles Mast et de Geoffroy Velten.

Le nom d'une rue est dédié au général Georges Strohl à Wangen.

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

  1. La guerre de 1870-1871, la mobilisation de l'armée, mouvements des dépôts ..., page 286, de Aristide Martinien, Armée. Service historique, État-Major, 1911 - 463 pages.
  2. Dictionnaire de biographie des hommes célèbres de l'Alsace depuis les temps ... - page 843, de Édouard Sitzmann – 1973.
  3. Almanach national. 1873.
  4. Henry Strohl, L'Histoire des Strohl, Tome 1 (pages 5 à 15).
  5. Henry Strohl, L'Histoire des Strohl, Tome 1 (pages 5 à 15).
  6. Armorial Rietstap-Rolland (Tome 3); Armorial général d'Hozier (Bibliothèque nationale, P.0.2730, blason 61.033, rubrique généralités de Strasbourg, Registre 4, n° 392)
  7. La Vie en Alsace, 1938.
  8. La guerre de 1870-1871, la mobilisation de l'armée, mouvements des dépôts ..., page 286, de Aristide Martinien, Armée. Service historique, État-Major, 1911 - 463 pages.
  9. Alsace: 1870 L'Année Terrible, pages 35 + 36, de Raymond Oberlé. Éditions G4J.
  10. "Épopée des zouaves: 4e zouaves et zouaves de la garde; Illus. de Paul de Sémant; les cartes ont été dressées par MM. Lesbordes et Gousseau et Lanisson"
  11. Dictionnaire de biographie des hommes célèbres de l'Alsace depuis les temps ... - page 843, de Édouard Sitzmann – 1973.
  12. La Seybouse
  13. Revue d'histoire diplomatique pub. par les soins de la Société d'histoire ..., p.282.
  14. Bulletin de la Réunion des Officiers, Volume 5, 1875.
  15. Bulletin de la Réunion des Officiers, Volume 5, 1875.
  16. Almanach national. 1873.
  17. Le Maroc et l'Europe, 1830-1894: Vers la crise, Volume 4 de Le Maroc et l'Europe, Jean Louis Miège, Presses Universitaires de France, 1963.
  18. LES ARABISANTS ET LA FRANCE COLONIALE. ANNEXES | Alain Messaoudi.
  19. Le Makhzen et le Sous al-Aqsala correspondance politique de la Maison d ..., de Mohammed Ennaji, Paul Pascon - 1988 - 248 pages, page 23.
  20. Travaux et mémoires, de Faculté des lettres et sciences humaines d'Aix (France), Faculté des lettres et sciences humaines..., p.20 et L'Année géographique, de Vivien de Saint-Martin, Louis Vivien de Saint-Martin – 1880, page 31.
  21. Travaux et mémoires, Numéros 51 à 52, Faculté des lettres et sciences humaines d'Aix (France). 1968.
  22. Les bibles et les initiateurs religieux de l'humanité, de Louis Leblois, p.18.
  23. Revue d'histoire diplomatique pub. par les soins de la Société d'histoire ..., p.282.
  24. Historique de l'Ecole militaire de l'infanterie et des chars de combat: Avord, 1873-1879; Saint-Maxient, 1881-1927, Impr. Garnier, 1927.
  25. Journal d'une jeune fille mal dans son siècle: 1840-1859, Amélie Weiler, La Nuée bleue, 1994.


¤ Charles Mast

¤ Geoffroy Velten

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