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                      Généalogie des premiers Achards



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Berkshire, église de Sparsholt, gisant en bois de Sir Robert IV Achard de Coleshill (1280-1353).

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Blason des La Mothe-Achard.

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Blason des Achard des Hautes-Noë, de Vacognes, de Le Luardière, et de Bonvouloir (Nobiliaire de Normandie).

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Blason des Achard du Poitou.

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Abbaye de Lonlay

Le nom Achard est fort ancien. C’est un nom patronymique connu dans les temps les plus reculés, d'origine germanique formé de deux racines : ac (lame de l'épée) et hard, dur, fort[1]. Selon Marie-Thérèse Morlet, en latin cela donne : Acardus, Aicardus, Aicadrus, Achardus.


Les Achards, les Tisons, et les Voisins, du pays ont chassés les Sarrazins[2].

Les histoires, les chroniques particulières de Poitou, de Normandie, d’Angoumois et de Dauphiné citent les Achard parmi la noblesse la plus ancienne et la plus illustre[3].


Très ancienne famille, elle est, selon François-Alexandre Aubert de La Chesnaye des Bois, sortie des anciens Princes de Montpellier, (de la même race dont étoit le bienheureux Saint Roch), selon les provisions de la Charge de Lieutenant de Roi en Bourgogne, au Département de l'Autunois, de l'Auxois, & de l'Auxerrois, données par le feu Roi Louis XIV à Pierre Joumart-Tison, Marquis d'Argence, le 14 Septembre 1710, dans lesquelles il est dit, qu'il n'y a point de familles qui aient prodigué plus généreusement sa vie & ses biens pour l'Etat.

La maison Achard habite le Poitou dès l'époque mérovingienne. Les Achard donnent leur nom à Chastel-Achard, qui devient Château-Larcher. Avant Hugues Capet, cette famille habite la Normandie, et elle donne son nom au Bourg-Achard, près de Rouen, ainsi qu'à la seigneurie de Perthuis-Achard, terre qu'elle va posséder pendant plusieurs siècles[4]. Cette ancienne famille se divise en plusieurs branches et aui à l'origine de la ville de La Mothe-Achard, en Vendée. Elle est séparée en nombreuses branches implantées en Angoumois, Anjou, Normandie, Poitou et Touraine[5], dans le Berckshire et peut-être les premiers comtes de Lecce. La séparation de ces diverses branches remonte si loin que l'on ne peut en retrouver la trace dans les documents contemporains[6].


Branches : Achard de Perthuis-Achard, des Hautes-Noë, de Vacognes, de Le Luardière, de Saint-Anvieux, de La Haye, et de Bonvouloir, de Pommiers, de Vesac, Desogeis ou des Augiers, de Sufferte, d'Argence, de la Brangelie, de Balauzac, de Légé, de Champagné & des Houlmes, baronnie de La Mothe-Achard... La plupart de ces branches portent aujourd'hui le nom de Joumart, en vertu d'une substitution et celle d'Argence a ajouté au nom de Joumart, celui de Tison-d'Argence[7].


Armes :

D'argent à trois fasces abaissées de gueules, surmontées de trois triangles vidés de sable, entrelacés deux et deux et posés deux et un. L’écu accosté de quatre haches d'armes[8].

Cri :

Achard, hache!

Devise :

Ex virtute nobiltas.


Cette famille d'Achard fut très célèbre en Angleterre et en France. La charte de la fondation de l'abbaye de Lonlay présente parmi les souscripteurs Achard, châtelain de Domfront. Un Achard, avec Henri de Domfront et Mathieu de la Ferté-Macé amenèrent 80 hommes d'armes à Guillaume-le-Conquérant. Guillaume Achard fut gouverneur de Domfront depuis 1091 jusqu'à 1102. Cette famille est éteinte en Angleterre, mais existe encore en Normandie[9].

Dans le cycle arthurien de Chrétien de Troyes tout le roman tourne autour d’un seul et même endroit : la fontaine. Il s’agit de la fontaine de l’Air-Souvre, entre Saint-Auvieu et le Perthuis-Achard, deux fiefs des ACHARD DU PERTHUIS-ACHARD.

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Un Achard évêque et un autre gouverneur.

EN NEUSTRIE Modifier

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Ordination de saint Hilaire de Poitiers (350).

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Saint Achaire évêque et grand référendaire.

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Saint Achard, gravure du XVIIIe siècle.

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Abbaye de Quinçay.

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Abbaye de Jumièges en 1702.

Les Achards sont de noble lignage'[10], une famille distinguée[11]. Leur patronyme et leurs fonctions importantes à la cour des rois de Neustrie[12] amènent à penser qu'ils sont d'origines franques. Mais ils sont aussi des prélats et comptent parmi leurs membres deux saints. C'est une famille établie primitivement en Poitou et que l'on voit figurer dans l'histoire de cette province dès les temps les plus reculés, selon le Nobiliaire de Normandie[13][14].

Effectivement, selon l'Abrégé de l'histoire du Poitou :

L'église bâtie par saint Hilaire conserva pendant quelque temps le nom de Saint-Jean & Saint-Paul, comme on le voit par la charte de donation qui lui fut faite vers l'an 402, du château d'Achard & du terrein qui forme aujourd'hui le bourg de Saint-Hilaire, entre les rivières du Clain & la Boivre. Saint Hilaire avoit établi près de cette église un monastère habité par des religieux, fous le gouvernement d'un abbé[15].

Nous savons que saint Hilaire de Poitiers (315 - 367) fait construire pour sa sépulture, hors les murs, dans le cimetière sud de la ville, une chapelle dédiée aux saints Paul et Jean, martyrs romains morts en 362. Il y fut enterré entre son épouse et sa fille, Sainte Abre. Où est ce château d'Achard cité en 402 ? l'Abrégé de l'histoire du Poitou dit près de Poitiers. Que sait-on des Achard de cette époque ?

Des fouilles conduites par l'INRAP en 2007 et 2008 sur un terrain proche de l'actuelle église Saint-Hilaire le Grand permettent de mettre au jour une nécropole paléochrétienne. Autour de la tombe de saint Hilaire se développé un complexe funéraire et religieux à partir du IVe siècle comprenant une basilique, des édifices annexes et un cimetière. En 412, le site est détruit par les Vandales et en 453 par les Huns.


Au service de Clotaire II (613-629) nous trouvons deux Achard :

  • Saint Achaire de Noyon (avant 594-27 novembre 639 évêque de Tournai et de Noyon, et grand référendaire sous les règnes de Clotaire II (613-629) et de Clovis II (639-652), rois de Neustrie. Il s’est rendu illustre et puisant à la cour de Clotaire II (613-629) dans la charge de grand référendaire que l’on nomme chanceliers. Il est sacré sous le règne de ce dernier monarque[16]. Achaire est canonisé.


  • Dans les murs de Poitiers vit un chevalier du nom de Anschaire de Quinçay (ca 585-après 677). Il est de noble lignage. Ses possessions sont vastes, et chose rare il domine parmi ses concitoyens sans éveiller leur envie. Son épouse, Ermine, doit aussi le jour à de nobles aïeux. Elle est très chrétienne et veut faire de l'un de leurs fils un religieux. Anschaire est seigneur de Quincai, près Poitiers, fort riche, et un des premiers officiers de la cour du roi Clotaire II (613-629)[17]. Il suit Clotaire en maintes expéditions. Toutefois avec les années l'équipage de guerre lui pèse, et le repos lui semble fort désirable[18]. Anschaire et Hermine ont au moins un fils :


    • Saint Achard de Poitiers (613-687), abbé de Jumièges est élevé à l'abbaye Saint-Hilaire de Poitiers. Il fait profession monastique, puis devient abbé de Saint-Benoît à Quincay, non loin de Poitiers. Il est placé à la tête de l'abbaye de Jumièges, près de Rouen, par saint Philibert à qui il succède. Cette abbaye compte environ un millier de moines et il est pour tous un père attentif à leur vie quotidienne et un guide spirituel remarquable. Certaines recherches mentionnent saint Achard comme abbé à Quinçay au VIIe siècle sur une terre donnée par ses parents[19].


De 687 à 732 nous ne savons rien de la vie des Achards. Ils sont des seigneurs du Poitou, qui va se retrouver dans le duché d'Aquitaine du fait des conquêtes d'Eudes d'Aquitaine. Les Aquitains se prennent pour des Gallo-Romains et haïssent les Francs, et donc les Achard ne sont pas à la cour de Toulouse.

ANGOULÊME Modifier

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Achard chassant les Arabes d'Angoulême.

Les Sarrasins s’emparent de la ville d’Angoulême, après la défaite d'Eudes d'Aquitaine à la Bataille de Poitiers (732). Ils transforment les églises en mosquées. Achard, à la tête d'un groupe de volontaires, livre bataille sous les murs de la ville. Il fait ensuite rebénir les églises et rétablit l’évêque de cette ville sur son siège épiscopal.

En mémoire de cette action, l’aîné de la famille des Achards a le droit de conduire l’évêque d'Angoulême, lors de sa première entrée dans cette ville, et ce droit accordé par les premiers rois de France, est confirmé par le roi Louis XIV[20].

Pendant un millénaire on va dans la région de l'Angoumois, sur le grand chemin d'Angoulême à La Rochefoucauld, une croix érigée, pour commémorer le souvenir de combattants d'une bataille contre les Sarrasins. Sur son socle on trouve l'inscription suivante : Les Achards, les Tisons, et les Voisins, du pays ont chassés les Sarrazins[21].

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La charge de l’armée arabo-islamique Omeyyade lors de la bataille de Poitiers.

LES ACHARD, SEIGNEURS DE CHÂTEAU-LARCHER (857-1188) Modifier

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IXe siècle Modifier

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Landes aux alentours de Château-Larcher.

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Seigneur et villageois du temps des Carolingiens.

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Abbaye de Nouaillé de nos jours.

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Du château de Mégon, il ne reste qu'une tour.

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Blason des Achard du Poitou dans les ruines de leur château de Château-Larcer.

Le nom de Château-Larcher, ou, si l'on veut, Chasteau-Achard est absolument inconnu au VIe siècle et ne va être créé que quatre cents ans plus tard, par le fils d'Ebbon. C'est en 857, du temps de Charles le Chauve, petit-fils de Charlemagne, que débute, sur des données certaines, l'histoire de Château-Larcher, qui porte à l'époque le nom de Metgon[22].


Emmon Achard de Mesgon (ca 820 - après 857), propriétaire de Villa Mesgon, dans une charte en août 857, concède à l'abbaye de Nouaillé plusieurs biens de la succession de ses parents. Ceux-ci se composent de maisons, un moulin, des droits de pêche, divers vins et les terres arables, tous étant situé dans le village de Mesgon. Le moulin est au-dessous de son château et quelques autres terres. Don par Emmon à l'abbé Godolenus de deux manses situés l'un à Château-Larcher, traversé par la Clouère et comprenant entre autres choses un moulin à farine et des pêcheries, l'autre dans, un lieu dont on ne peut plus lire le nom, avec la notice de la remise des biens par Emmon[23]. En échange Emmon demande à l'abbé d'édifier un lieu en l'honneur de Notre-Dame, et de la faire desservir par quelques-uns de ses religieux qui auront notamment pour mission de prier pour le salut de son âme et de sa famille. Cette fondation pourrait correspondre à l'ancienne église paroissiale près du cimetière dont on sait qu'elle est dédiée à Notre-Dame. Il est écrit dans cette charte que le généreux bienfaiteur quœ ex successions, parentum meorum obvenit. Ceci établit-il que la villa Metgon dans le pago Pictavo in vicari Vicovedonense, super Fluvium Clodera est depuis assez de temps entre les mains de la famille Achard, si illustre parmi les plus anciennes du Poitou ?[24]. C'est possible, mais nous allons voir dans les actes que les Achard possèdent une partie du Poitou et de nombreux colons ou domestiques. Emmon est le père de :


  • Jacques Achard, qui souscrit le 10 octobre, la troisième année du Règne d’Eudes, roi de France (888-998), donc en 891, l’acte de donation que fait Ebles Manzer, Comte de Poitou de 890 à 892, au chapitre de Saint Martin de Tours, d’un héritage considérable situé dans la paroisse de Saint Savignin, sur la rivière de Charenne[25].
  • Ebbon Ier de Mesgon (ca 850 - après 888), non content de ratifier la pieuse libéralité d'Emmon aux moines de Nouaillé, Ebbon renchérit encore sur ce qu'a fait son père. De concert avec Wisengarde, son épouse, il confirme à Guérin, abbé de Nouaillé, le moulin déjà donné et y ajoute le don de plusieurs autres terres situées dans le voisinage[26]. En 888, en octobre, par un acte Guérin, abbé de Nouaillé, et les religieux de cette abbaye cèdent à Ebbon et à Wisengarde, sa femme, la villa et le château de Mégon, villa Mesgone, una cum ipsa castra, sur la Clouère, dans la viguerie de Vivonne, avec un moulin et des terres, en échange d'autres terres sur les bords de la même rivière et à Vintray, sur le Clain. La villa de Mesgon, alleu de Ebbon, est déjà fortifiée en 888. M. Garaud croit même qu'on a doté cette villa de moyens de défense dès le Bas-Empire romain. Cette place forte reste pendant des siècles aux mains des grands propriétaires[27]. Ce vieux château ou plutôt cette vieille tour existe encore au centre du bourg, d'où elle dresse sa tête découronnée elle a conservé parmi le peuple le nom de Tour-à-Mesgnen. Ebbon et Wisengarde sont les parents de :

Xe siècle Modifier

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Château-Larcher.

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Ebbon II donne l'église et le village de Vaux au monastère de Saint-Cyprien.

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Consanguinité entre les Achard, les Morthemer et les vicomtes de Châtellerault.

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Poitiers (Abbaye Saint-Cyprien).

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Chatelaillon.

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Vue aérienne de Château-Larcher.

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Un singe musicien, créature ambiguë de par sa ressemblance avec l’être humain. Chapelle Notre-Dame de Château-Larcher (fin du Xe.

Château-Larcher apparaît au Xe siècle dans les textes sous la forme latinisée Castrum Acardi[28]. La forteresse de Château-Larcher semble due à un propriétaire privé - alleutier - du nom d'Achard[29].


    • Engelric de Iusciacus (= Joussé), fils d'Ebbon et Wisengarde, et son épouse Adalgarde, font une donation à la ulla d'Alexandre... Ebles Manzer, Comte de Poitou de 902 à 934, la souscrit[30]. En 913 Engelric et Hildegard donnent à l'abbaye de Nouaillé des alleux à Champigny-le-Sec et à Maillé, achetés par Engelric à son frère Launon, et des vignes dans la villa d'Alexandre et à Liniers, en en réservant l'usufruit à vie pour leur consanguineus Rothard, moine à Nouaillé. L'acte est souscrit par le comte Ebles Manzer, Comte de Poitou de 902 à 934, Adelelme, les donateurs Engelric et Adalgard, Airaud, Bégon auditor et Engelbert. Peu auparavant, Adelelme, le premier des souscripteurs après le comte, donne à la même abbaye un alleu dans la même villa d'Alexandre, pour l'âme de Gérard et Reintrud, celle-ci sœur d'Engelbert. Les premiers souscripteurs étaient dans l'ordre le comte Eble, Bégon auditor, Aimeri, Airaud et Engelbert . Dans la même année 913, les mêmes époux Engelric et Aldegard vendent au même Launon, qualifié trésorier de Saint-Hilaire, deux alleux sis respectivement à Marcé et à Joussé. On retrouve Engelbert et Airaud (= Haribaud) parmi les souscripteurs[31]. Engelric et Adalgarde sont les ancêtres des Morthemer et des vicomtes de Châtellerault et de nombreux dignitaires de l'Eglise.
    • Trésorier de l'abbaye de Saint-Hilaire Launon ou Launus. Ce n'est qu'en 913, c'est-à-dire lorsque, l'abbaye sort de ses ruines, qu'on doit procéder à une réorganisation de la communauté. La dignité de trésorier apparaît en la personne de Launon, suivi bientôt après d'Alboin (924). En mars 913, Ingelric et Adalgardo sa femme vendent à Launon, trésorier de St-Hilaire, pour le prix de cent sous, des terres avec des serfs, situées dans les vigueries d'Ingrande et d'Usson, dans le pagus de Poitiers. En mars 915 nous avons une vente faite à Launon, trésorier de l'église de St-Hilaire-le-Grand de Poitiers, par Ingelric et Aldegarde sa femme, de plusieurs héritages situés en divers lieux du Poitou.
    • Airaud ou Haribaud de Mesgon (890/900-963), fils de Ebbon et à Wisengarde et père de Ebbon II de Mesgon.


      • Ebbon II de Mesgon (ca 920-avant 996), né à Poitiers, est en 963 ou 964 en relation avec le vicomte Airaud de Chatellerault. Ce dernier souscrit en compagnie d'Ebbon et de Bégon une donation du vicomte Chalon et sa femme Sénégond à Saleignes (canton d'Aulnay, Charente-Maritime)[32]. Ebbon se marie, vers 945/950, à Oda de Châtelaillon, fille du baron Isembert et Oda. Oda, qualifiée de Nobilis mulier, est certainement de très noble extraction. Selon Settipani elle est la sœur de Manassès Ier de Chalon[33]. A Châtelaillon, sa belle-famille vient de s’implanter, les Allio ou Allion, alternant les prénoms Eble et Isembert. En 969 déjà, un Isembert (Isembert Ier ?) fait des dons à l’abbaye de Saint-Cyprien. Cette maison de Châtelaillon va fournir plusieurs évêques au siège de Poitiers. Isembert I de Châtelaillon devient riche grâce au négoce du vin et du sel. Il fait des donations à des monastères et construit celui de l'île d'Aix. En 969, un acte nous décrit la fondation du prieuré de Notre-Dame de Château-Larcher par Ebbon, Ode, sa femme, et Achard, leur fils unique. Ce prieuré, où doivent résider quatre moines, est doté de biens nombreux dans les vigueries de Vivonne, Rom, Bouin, Blanzay, Brion, Jiniers, Melle, etc. , et donné à l'abbaye de Saint-Cyprien. En 976. un autre acte mentionne la fondation d'un premier édifice religieux et la construction d'une première forteresse, un castrum (= un chastel). En 976 ou 977, le vicomte Airaud de Châtellerault se retrouve avec Ebbon accompagné de son fils Achard, en présence d'Engelbert, pour une donation en Loudunais, sur les bords de la Dive, effectuée par une certaine Ementrud, veuve d'un Maingot et sœur d'un Hugues[34]. Ebbon signe l’acte de donation que font en 985 Robert et Adéard, sa femme, au monastère de Saint-Cyprien de Poitiers. Cet acte est rapporté par Besly dans son Histoire des comtes de Poictou et ducs de Guyenne, contenant ce qui s'est passé de plus mémorable en France depuis l'an 811 jusques au roy Louis le Jeune ... Ensemble divers traictez historiques[35]. Vers 991 Ebbon donne aux moines de Saint-Cyprien trente aires de marais salant inmarisco Mazes. Ebbon II et Oda de Châtelaillon sont les parents de :

XIe siècle Modifier

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Donjon de Château-Larcher.

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Ancienne chapelle du château.

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Abbaye de Saint-Laon, à Thouars, fondée par Achard et sa femme Roscie.

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Les vicomtes de Châtellerault deviennent alors dominants à Château-Larcher, après le mariage de Boson avec Amelie, héritère d'Achard.

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Château des vicomtes de Châtellerault.

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La petite-fille d'Achard de Chastel-Achard, Jarsende de Châtellerault est du fait de son mariage avec Foucauld Ier de La Roche l'ancêtre des Vicomtes de Châtellerault, mais surtout de la maison de La Rochefoucauld.

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Blason des vicomtes de Chatellerault.

L'histoire connue de l'abbaye de Nouaillé est à peu près exclusivement celle de-ses relations avec les voisins les plus puissants, comtes du Poitou et de la Marche et à partir du XIe siècle seigneurs châtelains de Lusignan, de Château-Larcher, de Vivonne, de Chitré, de Morthemer, de Lussac ou chevaliers de moindre importance[36].


        • Achard de Chastel-Achard (ca 955 - 1037), dit le Grand, se marie avec Amelia vers 975. Il signe en 990 l’acte de dotation faite par Guillaume, duc de Guyenne et abbé de Saint-Hilaire de Poitiers à un nommé Guillaume[37]. Vers 995, Achard, fils d'Ebbon, donne aux moines de l'église de Saint-Pïerre de Volneuil, sa terre de Deuil avec une église dédiée en l'honneur de la sainte Vierge, de saint Cyprien et de saint Gervais et saint Protais, des maisons, des moulins, des serfs, etc. Achard le Grand donne à Bégon un moulin à Deuil, en la viguerie de Saint-Jean-d'Angély, à condition qu'après la mort de ce dernier les moines de Saint-Cyprien en deviendront possesseurs. Achard rebâtit, dans les dernières années du Xe siècle, la demeure de ses ancêtres, qui prend alors son nom, Château-Larcher. C'est lui sans doute qui creuse les deux douves intérieures séparant le donjon du reste du château. Pour s'abriter du côté du midi, il fait pratiquer au pied de l'église des religieux une seconde tranchée, assez profonde pour que l'eau de la Clouère puisse la remplir. Vers 1000, Achard leur donne des terres, vignes, prés et bois à Fontaines dans la viguerie d'Aunay. Achard et Amélie, sa femme, cèdent en 1005 aux religieux du monastère de Saint-Cyprien de Poitiers des terres et marais salants et l’acte en est signé par eux et par Guillaume, duc de Guyenne, Guillaume, son fils, Gilbert, évêque de Poitiers et le vicomte Boson[38]. Ils sont peut être les parents des ACHARD DE NORMANDIE. Achard et Amelia sont les parents de :


          • Achard, seigneur de Saint-Laon-sur-Dive, épouse Roscie de Mauléon, fille de Fort de Bigorre, vicomte de Lavedan et Wizola de Mauléon, en 1005. Roscie descend d'une branche cadette des comtes de Bigorre et donc des ducs de Vasconie. Aimery IV de Thouars (1024-1093) épouse Aremgarde de Mauléon (v. 1030-v. 1070) fille de Geoffroy de Mauléon et sœur de Raoul de Mauléon. En 1007, Achard et Roscie fondent avec Caladon, leur fils, le 14 des calendes de Mai, l’abbaye de Saint-Laon de Thouars[39]. Selon d'autres sources au XIe siècle, Achard décide d’honorer une relique de saint Laon conservée sur ses terres, en les transférant à Thouars. Ainsi, vers 1021, il confie cette dernière à quatre chanoines et les dote d’une chapelle, placée sous le double vocable de Notre Dame et de Saint-Laon. Le seigneur Achard, assisté de sa femme Roscie de Mauléon, et de leur fils Chaslon, fait bâtir à Thouars une petite église où le corps du saint est transporté. sont les parents de :
            • Caladon Achard (1006–1050), seigneur de Saint-Laon-sur-Dive (diocèse de Poitiers), qui a quelques descendants connus.
            • Acardus de Mota, tige des seigneurs de LA MOTHE-ACHARD.


          • La fille d'Achard et d'Amelia, également nommée Amelia (ca 975-après 1012), épouse Boson I, vicomte de Châtellerault[40]. Les vicomtes de Châtellerault deviennent alors dominants à Château-Larcher. La famille des Sires de Château-Larcher passe alors au second plan. Amelia de Château-Larcher, veuve en 1012, se remarie avec son cousin Manassès de Châtelaillon, neveu de Gilbert, évêque de Poitiers. Il est Vicomte de Chatellerault (1015-1025) et ils sont les parents de : Isembert II évêque de Poitiers. Amelia est la mère du Vicomte Acfred III, fils de Boson Ier, et Gersende sa sœur, épouse de Foucaud de la Roche, mort vers 1037.
          • Jourdain de Chastel-Achard (ca 990 - après 1077), premier du nom parait en 1055 dans un acte en vertu duquel Hugues, vicomte de Châtellerault, et sa femme Girberge renoncent, en faveur de l'église de Saint-Hilaire de Poitiers, à un droit qu'ils ont coutume de lever sur la terre de Benay ou Benêt, dans la paroisse d'Aslonnes. Cet acte est signé par Jourdain de Chastel-Achard, a titre de seigneur suzerain, et contresigné par son prévôt Ménard de Médelle. C'est le seul acte qui nous soit parvenu et dans lequel il soit fait mention de ce Jourdain de Chastel-Achard. Sa femme porte le prénom de Martine (ca 1030-1094) et lui succède[41].

XIIe siècle Modifier

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Ferabœuf est au sud de Marnay qui relève des seigneuries de Gençay et de Château-Larcher.

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Guillaume IX le troubadour.

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Château des Mortemer.

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Généalogie des premiers Morthemer et vicomtes de Chaâtellerault (La noblesse du Midi carolingien: études sur quelques grandes familles..., Christian Settipani).

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Samuel de Morthemer, père d'Amélie, surnommé Le Chanteur. sans doute troubadour, nomme en 1077 un de ses châteaux : Mons-Cantoris (Moncontour).

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Les dames de Morthemer.

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Moine bénédictin vers 1100.

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L'abbaye de Trisay.

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Abbaye de Nouaillé.

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Abbaye de Nouaillé en hiver.

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Portail de l'église de Château-Larcher.

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Démonstrations de combats de chevaliers à Château-Larcher.

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Ancien monastère de Montazay.

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Blason Jousserand.

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Carte de la Troisième croisade.

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Hugues dit le Brun, premier Lusignan seigneur de Château-Larcher.

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Hugues dit le Brun, seigneur de Chastel-Achard, meurt eu siège de Damiette (1218).

On ne peut signaler en faveur des Achard, riches alleutiers, aucune délégation officielle de pouvoir de la part des comtes de Poitiers. Au contraire, à la fin du XIe siècle, Amélie, riche alleutière également, membre de la famille des Morthemer, femme de Jourdain II de Château-Larcher, confirme la donation du village de Ferabœuf aux moines de Nouaillé. Grâce à leur richesse et à leurs mariages heureux, les châtelains de Château-Larcher usurpent des pouvoirs qu'ils n'ont légalement pas reçus[42].


Guillaume IX, duc de Guyenne, le troubadour, étant décédé le 10 février 1126, son corps est inhumé dans l’abbaye de Monternent, à Poitiers et l’acte de son inhumation est signé par Guillaume, évêque de Poitiers, Wilgrin II, comte d’Angoulême, Émeric vicomte de Thouars, Robert le Bourguignon et Raoul Achard. Raoul Achard (1126) est connu parmi la noblesse distinguée de Poitiers, dit le Comte de Boulainvillers dans un Etat historique de la France fait sur les mémoires des intendants[43], et par Guillaume d’Aspremont[44].


Vers l'an 1085 le fils de Jourdain de Chastel-Achard (ca 990-après 1077), Boson de Chastel-Achard (1030-1091), d'accord avec Cécile, son épouse, signe au pied d'un acte, la restitution des droits usurpés dans l'église de Marnay. Boson et Cécile sont les parents de :


  • Hugues de Chastel-Achard, vicecomitem Ugonem Castri Achardi donne des biens dans Nemore Bornelli à l'abbaye de Nouaillé par une charte datée de 1091/1097, assisté par Iordanis de Castro Achardo .... Hugues confirme à l'abbé de Nouaillé les droits que celui-ci possède dans le bois de Bourneau, entre 1091 et 1097, droits reconnus auparavant par le vicomte Boson II après 1077). La dernière pièce datée où figure Boson II étant de 1088[45].
  • Guillaume de Chastel-Achard. Willelmus Aimerici de Castro Acardi renonce à des droits en faveur de Nouaillé, avec le consentement de frater meus Goscelinus et filius ejus nepos meus Aimericus, par charte datée de juillet 1115/septembre 1140[46].
  • Jocelin de Chastel-Achard a un enfant :
    • Aimery de Chastel-Achard[47]. 1115/1140. Vivien Bedestrau de Morthemer renonce, en faveur de l'abbaye de Nouaillé, à une coutume ou saisine qu'il possédait dans le bois de Bourneau. Il reçoit de l'abbaye trente sûus de monnaie ayant cours à Poitiers. A la suite et sur le même parchemin est la renonciation d'Aimeri de Château-Larcher[48].


  • Jourdain II de Chastel-Achard (1060-1097), Iordanus de Castro Achardi donne des biens à l'abbaye de Nouaillé, avec le consentement de uxoris mee Amélie necnon et filiorum meorum omnium, pour l'entrée dans la vie monacale de filium meum Iob "par une charte datée de 1091/1115. Jourdain II ayant entrepris, vers 1085, d'étendre son droit de viguerie sur le domaine du Vieux-Elarnay, donné par son aïeul aux religieux de Château-Larcher, il suffit à ceux-ci de lui faire connaître les droits acquis, et aussitôt Jourdain se désiste de ses prétentions[49]. Jourdain II se marie avec Amélie de Morthemer (ca 1075-1116). Sa femme est fille de Samuel le riche ou le troubadour de Morthemer. Samuel de Morthemer, père d'Amélie, nomme en 1077 un de ses châteaux : Mons-Cantoris (Moncontour). Sa filiation est confirmée par une charte datée de 1124-1137 qui enregistre un don à Nouaillé de propriété de Samuel ... Dives Mortemarius et Amelia sua ... filia fait par Boso Castro Achardi et Petrus Focaudi filii Amélie. La famille Morthemer, apparentés à la Maison des vicomtes de Châtellerault. Depuis 936, sous le prénom d'Engelelmus ou Ingelelme, les Morthemer sont cités comme signataires, donateurs ou souscripteurs, dans de nombreuses chartes d'Abbayes. Leur signature apparaît toujours après celle des Vicomtes. Leur prédominance s'étend sur : Morthemer, Dienné, Fleuré, Lhommaizé, Lussac, Mazerolles, Verrières... La pieuse Amélie meurt dans son château, 26 mars 1116[50]. A cette occasion un don est fait à l'abbaye de Noaillé par les parents d'Amélie de Mortemer, de la moitié de la terre de Ferrabeu, dont l'autre moitié avait été donnée auparavant à la même abbaye par Pierre Samuel, frère de ladite Amélie, tous deux inhumés à Noaillé. Le même document parle qu'après la mort d'Amélie omnes filii sui ... Hugo Fulcaudi ... cum Filio suo Petro, necnon Petrus cognomento Tallafer, Boso et Iordanus confirment les dons de leurs parents. Amélie de Morthemer, sœur de Pierre Samuel, se remarie vers 1200 avec Hugues Foucaud, dont elle a un fils, Pierre[51]. À la fin du XIe ou au début du XIIe siècle, Amélie, veuve de Jourdain II de Chastel-Achard, concède différents biens au prieuré de Notre-Dame de Château-Larcher lorsqu'elle lui offre son fils Olivier en oblat. Jourdain et son épouse ont six enfants :


    • Pierre Tallafer de Chastel-Achard. L’an 1124, et sous le pontificat de Gilbert, évêque de Poitiers, un Pierre Achard souscrit l’acte de la fondation de l’abbaye de Trisay, en Poitou. La date de fondation de l'abbaye est incertaine. Suivant les sources, elle remonte à 1117, 1125 ou 1132[52].
    • Jourdain III de Chastel-Achard. Une charte datée du 26 mars 1116 rapporte que domina ... Amelia ... en vita sua va promis de faire un don alodum cujus partem dimidiam paterno habebat jure, Faiam raboti à Nouaillé, qu'elle est enterrée dans l'abbaye avec le consentement de domini sui Ugonis Focaudi filiorumque ... Suorum ... filii ipsius domine Petrus Tallafer, Boson, Iordanus, Petrus, qui a également consenti à la donation de l'autre moitié de la propriété par frater germanus ipsius domine, Petrus Samuelis, témoigne" Samuhelis monachi, Iob monachi, Oliverii monachi, ISTI tres filii ipsius domine fuerunt ...[53].
    • Job de Chastel-Achard est moine[54]. Job de Chastel-Achard, entrant au monastère de Noaillé, vers 1092, eut la consolation d'y voir arriver après lui ses deux frères plus jeunes, Samuel et Olivier [55].
    • Samuel de Chastel-Achard est moine[56].
    • Olivier de Chastel-Achard est moine[57].


    • Boson II de Chastel-Achard (1098-1183). Une charte datée du 26 mars 1116 rapporte que domina ... Amelia ... en vita sua a promis de faire un don alodum cujus partem dimidiam paterno habebat jure, Faiam raboti à Nouaillé, qu'elle a été enterré dans l'abbaye avec le consentement de domini sui Ugonis Focaudi filiorumque ... Suorum ... filii ipsius domine Petrus Tallafer, Boson, Iordanus, Petrus, qui a également consenti à la donation de l'autre moitié de la propriété par frater germanus ipsius domine, Petrus Samuelis, témoigne Samuhelis monachi, Iob monachi, Oliverii monachi, ISTI tres filii ipsius domine fuerunt .... Vers 1125 Samuel de Morthemer, frère d'Amélie, sa mère, fait don aux religieux de Noaillé d'un'alleu assez important, exploité par un certain Ayraud de la Mothe. Ce domaine semble si fort à la convenance de Pierre Foucaud et de Boson de Chastel-Achard, demi-frères, qu'ils décident de s'entendre pour s'en emparer. Leur projet reçoit un commencement d'exécution, mais ils s'empressent de restituer aux religieux le domaine concédé par leur oncle[58]. Boson II se marie à Marguerite[59]. Petrus et Boso et Jordanus reconnaissent les limites de leurs droits à Ferrabovem, avec le consentement de Margarite uxoris Bosonis, par une charte datée après le 26 mars 1116. Le domaine de Faye-Rabot (ou Ferabœuf) donne lieu, vers 1172, à un jugement des plus intéressants. Boson II de Chastel-Achard alors âgé de 80 ans était encore seigneur de la châtellenie. Un certain Pierre de Lafond, seigneur du voisinage, lui contesta sur ce domaine le droit d'avouerie. Sur la demande de Boson et de Giraud de Torsay, son fils, les juges se réunissent à la Villedieu pour examiner les droits respectifs de chaque compétiteur[60]. Boson II et sa femme, Marguerite ont au moins deux fils :
      • Géraud de Torçay. Une charte datée 11 avril 1167/7 juillet 1182 enregistre un jugement rendu par Giraudus de Torciaco filius Bosonis dans une revendication contre Nouaillé, confirmant un jugement antérieur rendu par Boson de Castelachart[61]. Ce jugement est rendu par le fils de Boson II contre Maurice de la Font qui revendiquer le domaine de Ferrabeuf donné à l'abbaye de Nouaillé par les prédécesseurs de Boson. Ce jugement en confirme un autre rendu antérieurement à la Villedieu par ledit Boson contre Pierre de la Font. Il maintient Nouaillé en possession de Ferrabeuf, à la charge seulement d'une redevance annuelle de six setiers d'avoine au seigneur de Château-Larcher pour l'avouerie de ce domaine[62].
      • Geoffroy de Chastel-Achard.


      • Boson III de Chastel-Achard (ca 1140-après 1188) épouse, avant 1178, Marguerite Jousserand. Elle est la fille de Pierre et de dame Noue, fille de Hugues de Mairé et la sœur de II Pierre II, qui fait don à Montazai, vers 1178, avec Guillaume et Giraud Tudeboue, ses frères, de tout ce qu'ils ont au Gorbelier. Vers 1178, on a une notice du don de la terre de Forges faite au même monastère par Marguerite, sœur de Pierre de Jousserand et femme de Boson de Château-Larcher[63]. En 1184, Marguerite donne la terre de Forges au monastère de Montazay (paroisse de Savigné, près Civray). L'autre fils de Boson II, Geoffroy de Chastel-Achard, parait comme témoin de cette donation[64]. Selon les Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest, de 1875, Richard, comte de Poitou et fils aîné du roi d'Angleterre, appellent près de lui sa noblesse fidèle. Beaucoup de barons et de petits seigneurs, incapables de fournir aux frais que nécessite une pareille entreprise, se décident, les uns à emprunter de l'argent aux Juifs, les autres à engager ou à vendre leurs terres, afin de pouvoir s'armer, eux et leurs vassaux. Nous inclinons à penser que c'est ce dernier parti que suit Boson de Chastel-Achard. Quoi qu'il en soit, c'est vers 1187 ou 1188, que cette famille cesse d'apparaître dans notre contrée[65]. La Troisième croisade commence en 1189.


Les seigneurs de Lusignan gravitent dans la région de Château-Larcher et dans le réseau de patronage du prieuré dès le XIIe siècle. Ce n'est qu'en 1196 toutefois qu'Hugues dit le Brun, neuvième du nom, est nommément désigné comme seigneur de cette châtellenie, lorsqu'il renonce à exiger un repas du prieuré des Roches-Prémary, au nom des droits du prévôt qui administre alors pour lui Château-Larcher. Faute de sources, les conditions du passage de cette seigneurie aux mains des Lusignan restent obscures. Sans doute faut-il y voir un effet de la faveur du roi d'Angleterre Richard Cœur de Lion, duc d'Aquitaine, qui a pu admirer la vaillance des Lusignan à ses côtés en Terre Sainte au moment de la troisième croisade (1190‑1192)[66].

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Abbaye de Nouaillé.

LES PREMIERS ACHARD DE NORMANDIE Modifier

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Château de Domfront.

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Achard, gouverneur de Domfront.

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Tancrède de Lecce, roi de Sicile et Philippe Auguste, en 1190.

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Chef normand du temps de Guillaume.

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Roger de Beaumont, beau-frère d'Achard II d'Ambrières.

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Guillaume de Montfort-sur-Risle (1054-1124).

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Robert Achard.

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Gisant de Jean Achard, évêque d'Avranches.

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Entrée du château de Domfront, du temps de Guillaume Achard.

Achard le Riche est la tige des branches Achard des Hautes-Noë, de Vacognes, de Le Luardière, de Saint-Anvieu, et de Bonvouloir[67].


Achard le Riche (ca 970-avant 1036), chevalier, seigneur, gouverneur de Domfront, Achardus Dives, miles de Donnifronte. Vers 1010-1020, Guillaume de Bellême fait construire une première fortification, sans doute essentiellement en bois, sur l'éperon dominant la cluse de La Varenne. Achard signe la charte de fondation du monastère de Lonlai, vers 1026, et l'acte par lequel est rétabli le service divin à Saint-Antoine de Domfront en 1028. Achard est surnommé le Riche par ses contemporains, et ses biens s'étendent jusque dans le Roumois. La terre de Saint-Anvieu va appartenir à ses descendants pendant des siècles[68]. D'après la notice de M. Passy, sur l'ancien prieuré du Bourg-Achard[69], on croit que c'est lui qui donne son nom au Bosc-Achard, appelé depuis Bourg-Achard, dans le Roumois, près Rouen. Bourg-Achard, Nenori Achardi en 1060, Burgum Achardi en 1198... doit en tous les cas son nom et son blason à la famille Achard, établie dans le Domfrontais au début du XIe siècle[70]. Achard de Domfront laisse, en mourant, vers 1030/1035, dix enfants, cinq fils et cinq filles, et une veuve nommée Helvise. Ce qui explique comment son domaine de Bourg-Achard, dès le XIIe siècle est entre les mains de la famille du Bosc. Achard ne survit pas longtemps à son seigneur et ami, Guillaume de Bellesme, mort en 1030, puisque vers 1036 la charte de fondation du prieuré de Saint-Jean-Baptiste de La Motte constate sa mort[71]. Il est le père de dix enfants, dont cinq fils :



  • Achard II d'Ambrières (1030-1116), dit Acardus se distingue surtout aux sièges des châteaux de Mayenne (1063) et d'Ambrières, dont les habitants, excités par Geoffroy de Mayenne, se sont révoltés contre le duc Guillaume. Ce prince lui conserve la châtellenie d'Ambrières, dont il ne fait pas détruire le château comme celui de Mayenne. On trouve parmi les souscripteurs d'une charte de la jeunesse de Guillaume le Conquérant un seigneur nommé Acardus[72]. Deux années après cette expédition, c'est-à-dire en 1066, Achard d'Ambrières, ainsi que Henri de Domfront et Mathieu de la Ferté-Macé, amènent à ce prince 80 hommes d'armes du Passais Normand, pour les mener à la conquête de l'Angleterre[73]. C'est pour cette participation à la Conquête de l'Angleterre qu'il figure sur la liste[74] et est est inscrit au Domesday dans les comtés de Sussex, de Buckingham et de Worcester. Aussi, dès que ce prince monte sur le trône d'Angleterre, il récompense Achard par la donation de sept manoirs dans le Berkshire, dont les principaux sont Sparsholt, Adelmanston, Estmanton, Westcote, Sulhamstead... A quel moment la villa du Bosc est-elle devenue le Bourg-Achard ? Au moment où Achard s'empare des droits de tonlieu, et, pour mieux en assurer la perception, fait entourer sa villa de murs. La charte de fondation de Saint-Georges de Bocheville, donnée par Guillaume de Tancarville entre 1050 et 1060, et la donation déjà citée de Duneline de Pont-Audemer, constatent que, vers le milieu du onzième siècle , une portion de forêt dans les environs de Honguemare et de Bouquetot est connue sous le nom de bois d'Achard : Boscus Achardi, nemus Achardi[75]. Ce second Achard est celui-là même qui, vers 1070, fonde le prieuré de Saint-Pierre de Soudai[76]. Achard II d'Ambrières est marié à Dunelme de Pont-Audemer, arrière-petite-fille de Anslech ou Anslec de Bricquebec, sœur de Roger de Beaumont (1015-1094), son suzerain, laquelle donne vers 1080 à Saint-Léger-de Préaux un métayer tenant 40 acres de terre à Bourg-Achard[77]. Dunelme n'est pas que moniale à l'abbaye Saint-Léger de Préaux, comme l'écrit Véronique Gazeau, Normannia monastica (Xe-XIIe siècle) : II-Prosopographie des abbés bénédictins, elle est la grand-mère de Guillaume de Montfort-sur-Risle (1054-1124), le troisième abbé de l’abbaye Notre-Dame du Bec[78]. Achard II et Dunelme de Pont-Audemer ont au moins deux filles et un fils :


    • Une religieuse à l'abbaye Saint-Léger de Préaux[79].
    • Albreda Achard se marie vers 1053 à Thurstan de Montfort-sur-Risle[80][81]. Thurstan et son épouse ont eu un enfant:
    • Robert Fitz-Achard (après 1066-1161) est la tige des deux branches de la famille Achard, dont l'une est celle de Pierre Achard, gouverneur de Poitiers, LES ACHARD DE POMMIERS ; et la seconde, celle de Yves Achard, LES ACHARD DU PERTHUIS-ACHARD. Le troisième fils du chevalier Robert est Jean Achard de Saint-Victor, évêque d'Avranches en 1162, bien connu dans l'histoire de l'Église par la sainteté de sa vie et ses ouvrages théologiques[83]. Robert Fitz-Achard a aussi comme descendants les ACHARD DU BERKSHIRE et :


      • Jean Achard de Saint-Victor, vraisemblablement fils de Robert Fitzachard (1070-1161), est peut-être né au manoir de Aldermaston (Berkshire), vers 1100. La noble Norman family of de Pertins of Domfront correspond aux Perthuis du Passais. Il est d'abord prieur du prieuré anglais de Bridlington, dans le Yorkshire][84], puis chanoine régulier de Saint-Augustin, à l'abbaye de Saint-Victor-lez-Paris. À la mort de l'abbé Gilduin de Saint-Victor en 1155, Achard lui succède. Jean est désigné ainsi dans les manuscrits de Saint-Victor : Achardus, Normannus, ex illustri et antiqua familia de Perthuis-Achard, in comitatu, de Domfront oriundus...[85]. En 1157, le chapitre cathédrale de Séez le choisit comme successeur de l'évêque Gérard II. Henri II roi d’Angleterre (1133-1189) ne met aucune opposition à son élection au siège d'Avranches en 1161. Il le choisit pour être le parrain de sa fille Aliénor (1161-1214), futur reine de Castille[86]. Il joue un grand rôle dans les affaires de son temps[87]. Il est présent à Londres en 1163 lors de la translation du corps de saint Édouard le Confesseur, à l'abbaye de Westminster. En 1164, il approuve la fondation, par Hasculphe de Subligny, de l'abbaye Sainte-Trinité de la Lucerne. Il meurt en odeur de sainteté, le 29 mars 1172, et est enterré dans l’église de la sainte Trinité de l’abbaye de la luzerne en diocèse d'Avranches. Il est le seul évêque d'Avranches à avoir laissé une œuvre doctrinale importante, parvenue jusqu'à nous. Ce mystique a écrit un traité de métaphysique et un recueil de sermons[88]. On a de ce prélat divers ouvrages, entre autres : de Divisione Animae, de Sancta Trinitate, de Tentatione domini in deserto, et une histoire de la vie de saint Gezelin.


  • Guillaume Achard de Domfront (ca 1040-1102) est probablement le frère cadet de Achard d'Ambrières (1036-1116). Il est, suivant la liste des châtelains de Domfront, gouverneur de cette ville, depuis l'an 1091 jusqu'en 1102, époque présumée de sa mort. Les Domfrontins secouent le joug de leurs seigneurs et députent Guillaume Achard, leur gouverneur, auprès de Henri Ier, frère de Robert II, duc de Normandie, pour lui offrir la vicomté de Domfront, s'engageant à lui livrer et bailler armes et argent. Guillaume Achard a la garde de la forteresse au nom de Roger de Montgomery, gendre de Guillaume II de Bellesme[89]. Henri s'avance vers Domfront, et là, aidé des habitants, il chasse la garnison laissée par Montgomery, et s'empare de la place, grâce à Guillaume Achard qui a tout organisé[90]. Henri confirme Achard dans ses fonctions de gouverneur[91]. Il défend Domfront avec avantage contre Robert de Normandie et Robert de Bellesme[92]. Guillaume Achard est seigneur du Perthuis-Achard (1091-1102), et de Boudé. Avec Borde de Saint-Auvieu ils sont les parents de :


    • Pierre Achard, capitaine du pays de Domfront.
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Robert Achard et des héros normands.

LES ACHARD DU PERTHUIS-ACHARD Modifier

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Des seigneurs du Passais Modifier

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Fontaine de l’Air-Souvre.

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La forêt du Passais ne fait qu'un alors avec celle des Andaines.

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Château de Saint-Auvieu et sa chapelle du XIIe siècle.

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Blason des Achard du Perthuis-Achard.

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Abbaye de Savigny.

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Les seigneurs du du Perthuis-Achard participent à la Troisième croisade (1189-1191).

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La prise de Damiette (1249).

Vers le Xe siècle, Achard le Riche (ca 970-avant 1036), gentilhomme membre de la famille Achard du Poitou, vient se fixer en Normandie. Il s'arrête sur les confins du Mortainais, et, pour se former un domaine, fait un perthuis (ouverture) dans la forêt du Passais : d'où le Perthuis-Achard, dans la paroisse de Saint-Mars-d'Egrenne, non loin de la Luardière. Le Perthuis est-il le premier manoir des Achards en Normandie ? Avec le temps, ils agrandissent leur domaine en établissant des cultures sur les territoires actuels de Saint-Mars, de Saint-Gilles et de la Haute-Chapelle[93].

Comme nous l'indiquions plus haut, la forêt du Passais ne fait qu'un alors avec celle des Andaines, et comprend en outre la Brasse, où est maintenant Saint-Roch. Quand le comte de Bellême devient maître de ce pays, il reconnaît la noblesse des Achard et les laisse jouir des privilèges qu'ils ont possédés jusque-là, sans leur imposer aucune redevance, ni d'autre charge que de lui rendre foi et hommage.


Dans le cycle arthurien de Chrétien de Troyes tout le roman tourne autour d’un seul et même endroit : la fontaine. Il s’agit de la fontaine de l’Air-Souvre, entre Saint-Auvieu et le Perthuis-Achard, deux fiefs des ACHARD DU PERTHUIS-ACHARD. Les écrits arthuriens sont liés à la réalité théologique du fait de l'influence des théologiens trinitaires et des cisterciens dans leur rédaction et leur diffusion, cet Achard de Saint-Victor, originaire de la plus vieille famille du Passais, évêque de Sées puis d'Avranches au XIIe siècle et familier d'Aliénor d'Aquitaine[94].


Yves du Perthuis-Achard est peut-être né au manoir de Aldermaston (Berkshire), vers 1095/1100 et décédé après 1160. Il est chevalier, seigneur du Perthuis-Achard et des Boudes. Non moins zélé que son frère pour la religion, il prend à fief, en 1160, à l'abbaye de Savigny, au comté de Mortain. Il possède les seigneuries et vavasseries de Saint-Auvieu[95], ainsi qu'en faisait foi un titre de ladite abbaye, mentionné dans les archives de la famille Achard. Nous n'avons pas retrouvé le texte primitif de la cession faite par l'abbaye de Savigny à Yves Achard. Mais un, acte d'aveu conservé au Terrier de Domfront et se reportant à un titre de 1242, nous apprend que ce domaine contenait cent journaux de terre (cinquante acres) et que les moines ont droit de logement pour leur porcher et leurs porcs, qu'ils peuvent envoyer paître dans la forêt de Passais. Ils se réservent également la dîme des grains et une rente seigneuriale de cinq livres[96]. Les Achard, propriétaires de Saint-Auvieu, font représenter l'évêque d'Avranches en un vitrail de leur chapelle : un second vitrail figure l'ancien gouverneur de Domfront[97]. Yves est l'époux de Ursine d'Ardenne[98]. Cette Ursine est peut-être un membre de la famille bretonne d'Ardaine-d'Ardenne. Yves et Ursine sont les parents de :

  • Robert Achard (ca 1150-après 1190) qui fait partie de la Troisième croisade, en 1190[99]. Les Achard demeurent nombreux en revanche dans le Domfrontais. On les trouve aux Croisades, aux XIIe et au XIIIe siècles[100].
  • Guillaume Ier Achard (ca 1150-après 1224), en 1205, après la confiscation de la Normandie par Philippe-Auguste, quitte cette province et va s'établir en Angleterre. Guillaume siège aux assises d'Avranches, en 1224, selon le Cartulaire du Mont-Saint-Michel[101].
  • Alain du Perthuis-Achard, né vers 1160, Chevalier, seigneur du Perthuis-Achard, de Boudé et de Saint-Auvieu, se marie en 1195 à Adrienne de Hennard. Alain et Adrienne sont les parents de :


    • Guillaume II Achard (ca 1200 - après 1269) est dit dans des chartes, dont deux originales portent les dates de 1241 et 1243, chevalier, établi près de Vire, au XIIIe siècle. La charte de Guillaume, en 1241, a un sceau, qui présente très distinctement les armes que les Achard de Normandie[102]. En 1249, ont voit deux Achard, Guillaume et Robert, prendre part à la première croisade de saint Louis. Ils sont fils du seigneur de Saint-Auvieu, Alain Achard. En 1269, Guillaume Achard vend à Guillaume Chalopin une portion d'obole assise sur une vigne située en la vallée de Bellême[103].
    • Robert du Perthuis-Achard (ca 1195 - après 1249) 1195, chevalier, varlet (= jeune seigneur, au temps de la chevalerie), prend part à la VIIe croisade (1249-1254)[104]. Il suit saint Louis à Damiette et y signent des emprunts, en 1249. Ils sont cités, avec son frère, dans la charte de Damiette comme étant de Normandie. Il est témoin de deux emprunts de 20 livres et de 25 livres contractés devant Damiette par Guillaume Alard et Guillaume de la Chaussée, au mois de novembre 1249. Ces différents prêts sont faits par Odo Pancia, marchand génois[105]. Robert Achard se marie à Guillemette de Mongommery, peut-être fille de Robert, comte d'Alençon (1160-1217) et d'Emma de Laval (1197-1264). Robert et Guillemette sont les parents de :


      • Jean du Perthuis-Achard, né vers 1240, seigneur de Saint-Auvieu et du Pas-de-la-Vente, escuyer en l'Écurie du Roi, dans la seconde moitié du XIIIe siècle[106], en 1295, se marie avec Jeanne de Torcé, dame de la Corbelière, sans doute sœur de Jean de Torcé[107]. Dès le XIIIe siècle, la seigneurie de paroisse est attachée à la terre de Torcé. Jeanne lui apporte en dot le fief de la Corbellière, qui va rester près de 400 ans dans la famille et dénommé dans les diverses chartes du temps, le Fief-Achard[108]. Jean et Jeanne sont les parents de :


        • Léon du Perthuis-Achard, né vers 1295, chevalier, seigneur du Perthuis et de Saint-Auvieu, se marie à Barbe de Torchamps, fille de Galo. Elle lui apporte moyennant cent sous de rente, ce qui restait aux moines de Saint-Auvieu[109]. Ils sont les parents de :


          • Guillaume du Perthuis-Achard (ca 1310-1387), fils de Léon, fait partie de la compagnie de Richard-le-Carbonel, dans les guerres de Normandie en 1379, et de Flandre en 1386 et 1387[110]. C'est un écuyer de la compagnie de Richard de Carbonnel dans les guerres contre les Anglais, en Normandie, en 1379, et en Flandre en 1386 et 1387. Il épouse vers 1325 damoiselle Catherine De Brécé. Il figure au premier degré d'une généalogie prouvée devant les Élus de Domfront en 1540[111].

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Des descendants célèbres Modifier

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Les Achard de Bonvouloir :


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    Luc René Charles Achard de Bonvouloir.

    Luc René Charles Achard de Bonvouloir (1744-1827), comte issu d'une vieille famille noble française, est page de Louis XV, puis capitaine de cavalerie, élevé au titre de chevalier de l'Ordre de Saint-Louis. Achard de Bonvouloir est député de la noblesse pour le bailliage de Coutances, lors des États généraux de 1789. Il a épousé, en 1772, Marie-Anne-Jeanne de Saint-Denis, dame de Verveines[112].


  • Julien Alexandre Achard de Bonvouloir (1749-1783). Frère cadet du précédent, agent secret, officier retraité du régiment du Cap, il s'embarque de Londres pour Philadelphie, le 8 septembre 1775. Sa rencontre secrète avec Benjamin Franklin au Carpenters' Hall conduit à l'Alliance française. Il est mort en 1783 en Inde.

LES ACHARD DU BERKSHIRE Modifier

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Achards de Aldermaston Modifier

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Le manoir d'Aldermaston du temps des Achards[113].

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L'église de St Mary the Virgin, à Aldermaston, date en partie du temps des Achards (1150), mais le manoir a été reconstruit.

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Robert de Coleshill (1280-1353) est à l'origine de l'église de Sparsholt.

Lors de la conquête normande parmi les familles dont la propriété foncière dans le Berkshire est des plus considérables peuvent être comptés les Achards, dont le nom est cité d'abord sous le règne de HenryIer[114].


Robert Fitz-Achard (1070-1161) naît après la conquête au manoir de Aldermaston (Berkshire), selon la Royal Berkshire History, ce qui n'est en rien certain. Robert Achard est fils d'Achard et pas de Guillaume. En 1091, Robert, châtelain de Domfront, avec son oncle, est envoyé auprès de Henri, comte de Cotentin, pour remettre cette ville entre ses mains, et reçoit de ce prince, devenu roi d'Angleterre, en 1100, le don de plusieurs manoirs dans le Berkshire[115]. Il se voit accorder le domaine de Aldermaston en 1102, par le Roi Henri I d'Angleterre, mais aussi six autres manoirs : Woolhampton, Childrey, manoir de Rampayns, Sparsholt, Eastmanton, Sulhamstead Bannitser et Wescot. Le manoir de Sulhamstead Bannitser n'est pas mentionné dans le Domesday Book, mais par la suite transmis à Robert Achard[116].

Avec son épouse, qui n'est pas une Guillemette de Montgomery, Robert a aussi comme descendants les ACHARD DU BERKSHIRE.

Aldermaston se trouve sur la frontière sud du comté de Berks, attenant au Hampshire, non loin de l'ancienne ville romaine de Silchester dans ce dernier comté. Le Manoir de ce lieu, avant la conquête, appartenait au comte Harold (1022-1066). Le roi Henri Ier l'accorde à Robert Achard. Un document confirmant ce don est toujours conservé à Aldermanston. Ce cadeau royal est confirmé par la reine Elizabeth, et au début du règne de George III. Au Sparsholt, écrit Leland, les Achards sont honorablement enterrés dans une chapelle dans l'église [117].

Les Acardus, Achards sous-tiennent :

- de Roger II de Montgommery, deux hides et demie de terre (= 25 hetares), dans la centenie (= 100 domaines) de Bonestede[118].

- de Guillaume Fitz-Ansculf, sept hides et une vergée de terres (= 75 hectares), à Redlingham.

- du même Fitz-Ansculf, d'autres terres à Swinforde et à Pevemore[119].

Le manoir de Spersholt fait partie du domaine royal, jusqu'au roi Henry Ier. Il existe plusieurs tombeaux de la famille anglo-normande d'Achard, dans une des chapelles de l'église de Sparsholt. Elle porte aussi le nom de Sporton. Ces Achard anglo-normands portent donc le nom de Sporton ou de Sporton-Achard, seigneurie qu'ils possèdent aux XIIe et XIII siècles. Cette branche paraît s'être éteinte, en Angleterre, sous le règne d'Édouard III, après la mort de son unique héritière, femme d'un sieur de La Mare, dont elle n'a qu'une fille, par laquelle les biens de son père et de sa mère passent dans la famille des Forster, du Berkshire[120].

Généalogie des différents seigneurs de cette famille Modifier

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Généalogie des Achards de Aldermaston.

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Gisant d'Adam Achard (1221) Recteur.

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Edouard Ier (1272-1307) en 1282.

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Gisant de Robert III Achard (1298).

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Lady Joan (1280-1336), première épouse de Sir Robert IV Achard De Coleshill (1290-1353).

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Robert Achard, chevalier, Agnès de Coudray, sa femme, et Thomas de Coudray, chevalier, son beau-frère au sujet du manoir de Hereyerd (1348).

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Sir Robert Achard (1353).

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Agnès de Coudray (ou Cowdrey) (1290-1359), deuxième femme de Robert IV.

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Descendants de Joan Achard de Coleshill.

Huit chartes découvertes récemment, des XIIe et XIIIe siècles, fournissent de nouvelles informations sur les Achards du Berkshire[121].


Robert Fitz-Achard (après 1080-avant 1161), mile normand, magister de Henri Ier, chevalier. L'histoire de Aldermaston peut être retracée à partir du moment où Henri Ier accordé le manoir à Robert (pas Richard, comme le raconte Leland). Ce dernier a occupé certaines hautes fonctions à la cour, notamment professeur de droit civil. Un des témoins à l'octroi de Henry étant la reine Mathilde, l'acte date donc du début du XIIe siècle. Le manoir, compte cinq terres considérables, et donne droit au titre de chevalier. Au moyen-âge, en Angleterre on appelle des Knight-services est une forme de Tenure. Le chevalier tient un fief ou une succession de terres appelées une knight's fee (= terre de la taille correspondant à la terre des chevaliers). Il est le vassal de son suzerain et lui doit l'équivalent de l'ost pour les nobles français (= service militaire). Il est le père de :


  • Richard Achard de Aldermaston (1100-11??). Le fils de Fitz-Achard, fait construire le nord du transept de l'église paroissiale de Sparsholt. Sous le règne d'Henri Ier, Richard Achard, fils et héritier du concessionnaire, reçoit comme vassaux, trois milites des domaines de Fynchamstead, Silhamstead et Colethorp. Les deux premiers sont détenus par deux chevaliers[122], Alard Banactum, Johannem Banactum, Hugonem de Brutinoll. Il est le père de :


    • William Ier Achard de Aldermaston (1120-1167) x (1160) Béatrice Rumenel (1140-1168). Dans le milieu du XIIe siècle, la famille Achard bâtit l'église de St Mary the Virgin[123]. William Achard, fils de Richard, hérite de cette propriété, et son nom apparaît dans le Liber Niger Scaccarii, en 1166. Il donne à l'église de Aldermaston des biens et aussi au prieuré de Shirburn, dans le Hampshire. Ce don est confirmé par son fils, également nommé William[124]. William fait un don entre 1153 et 1161, au prieuré Sherborne, à Monk Sherborne, dans le Hampshire[125]. William, comme les autres Achards, se marie avec une jeune fille de la moyenne noblesse. Béatrice est la petite-filles de David Rumenel, le premier maréchal chargé des faucons du roi, du temps d'Henri Ier (1100-1135)[126]. Les Rumenel (Romney) sont lords et châtelain de Ilmer. Une autre petite-fille de David de Rumenel, Aubrey de Jarpenville, fait un procès à Robert II Achard, Roger de Cauz, Almaric De Nowets, et Gilbert de Sainte-Claire, qui réclament une part de Ilmer et Aston dans le cadre de l'héritage de son père. William Ier et Béatrice Rumenel sont les parents de :


      • William II Achard de Aldermaston (1149-1217) x Margaret (1160-11??). En 1167, dans le Pipe Rolls, Aldermaston devient Aldermannestun. Il possède des biens à Reading. William II est un important agent du roi dans le Berkshire, en 1197[127]. William II et Margaret sont les parents de :


        • Walter ballistarius Achard (1196-1272) est l'arbalétrier et sergent d'armes du roi jusqu'en 1272 [128]. Il est marié à Mary qui est veuve de lui en 1272 et obtient 10 sterlings, pour les arriérés de 50 ans. laquelle le susdit roi Henri, au moment de sa mort, due à la susdite Walter pour le moment qu'il était au service du roi Henri II[129].
        • Robert II Achard de Aldermaston (1190-1241) x Hawisia (1205-après 1240). Robert Achard II se charge de plusieurs commissions faisant la justice locale dans le Berkshire en 1225 et 1232. Il est est un important agent du roi en 1234[130]. La famille Achard accueille le Roi Henri III au manoir en 1227. Le don de Aldermaston est confirmé par une charte d'Henri III (1229), qui dit que Robert II Achard succède à William II[131].


          • Peter Achard de Aldermaston (1225-1278) x (après 1250) Isabelle Englefield (1226-1299), fille de Sir William de Englefeld (1204-1264), l'un des juges itinérants pour les comtés du Sussex, Southampton et Wilts en 1255 ; Norfolk et le Suffolk en 1257 ; Bedford, Essex, Hertford, et Kent en 1262 ; et Southampton et Wilts en 1263. William de Englefeld (1204-1264) est le descendant des seigneurs de Englefeld. Son trisaïeul est le fils ou le neveu de Guillaume Fitz-Ansculf. William of Englefield, possède desbiens dans six comtés. Theobald, archevêque de Canterbury et Iocelin, évêque de Salisbury, confirment les liens entre la famille Achard et le prieuré de Sherborne, à Monk Sherborne, jusqu'à ce qu'au milieu du XIIIe siècle. Peter est un administrateur royal en 1258[132]. Peter Achard se charge des terres de Patrick de Chaworth, père de Maud Chaworth (1282-1362) après 1260. Il est également le locataire de Ralph Musard, à Eastmanton et dans le Haut-Lambourn[133]. Peter et Isabelle Englefield sont les parents de :
              • William Achard de Woodcote (1273-1341), frère de Robert, et normalement son héritier est déshérité, et il devient le locataire d'un petit domaine à Woodcote, près Goring. Ainsi, à la fin du XIIIe siècle le dernier des Achards n'est plus locataire en chef de la couronne.
              • Robert III Achard de Aldermaston (1255-1298) se marie à Joan Gurden (1260-1319), fille de Adam de Gurdon, chevalier anglais qui s'est rebellé contre le roi Henri III et a combattu en combat singulier le prince Edward, fils du roi et futur roi. Ils se sont réconciliés par la suite et Adam, son beau-père sert Edward fidèlement. Il est seigneur de Alton, East Tisted, East Worldham, Foley, Nutley, Selborne, et Woolmer Forest[134]. Sa femme hérite des terres de son père vers 1305. Le mariage de Robert à Joan témoigne de la position importante des Achards avant de perdre leurs terres à la fin du XIIIModèle:Exp siècle. En 1277, Robert, fils et héritier de Pierre, rend hommage au roi pour son terres. Robert Achard III a un carrière intéressante durant le règne de Edouard Ier (1272-1307). En 1289, il ramène des prisonniers à la cour du roi. Robert voyage à l'étranger. Edward lui donne des lettres, datées de Winchester le 20 avril 1290, le chargeant de porter des messages au Brabant au sujet du mariage prochain de la fille du roi, Margaret of England (1275–après 1333), à Jean II de Brabant. Le mariage est discutée devant la cour royale de Amesbury (Wilts) le 18 avril 1290[135]. En 1291, Robert III Achard évalue à trente shillings quinze carucates (= charruées) de terre à Sparsholt, et cinq shillings et huit pences pour deux charruées et trois quarts à Westcote. En 1292, Edward Ier accorde le droit au seigneur du manoir d'organiser un marché dans le village. Les Achards mettent en place aussi une foire annuelle le jour du martyr de Saint-Thomas le 7 Juillet. Toujours en 1292, Robert III obtient la suppression de certaines taxes pour Aldermaston, Sparsholt, Eastmanton, Westcote, Sulhampstead Bannister et Challow. Robert Achard III continue à gérer les domaines de Pierre. Avant 1298 il porte des lettres royales à John de Warenne, Gardien du royaume et des terres d'Ecosse. Robert voyage à l'étranger comme envoyé du Roi Edouard Ier (1272-1307). En novembre 1295, il est envoyé à Bayonne avec 20.000 £ pour financer le corps expéditionnaire anglais, parti vers la Gascogne le 9 octobre 1295. Robert reçoit la protection du roi à nouveau, le 12 Janvier 1297, afin de conduire Margaret of England (1275–après 1333) au Brabant. Les membres de l'escorte sont Humphrey de Bohun, William de Carleton, Maître John Lovel, et d'autres hommes connus pour leurs activités diplomatiques. Robert et ses compagnons négocient avec les gouvernements du Brabant et de Flandre les échanges avec les pays d'Angleterre. Peu de familles du Berkshire ont des fonctions aussi importantes à la cour[136]. Robert III est mort en 1298[137], sans enfant. La plupart de ses biens passent de sa famille de Robert de Coleshill, son neveu. Une donation faite en 1298, par Joan Gurdun, veuve de Robert Achard lui attribue les terres d'Aldermaston et Sparsholt.
              • Margaret Achard (1260-13??), sa sœur, x Ellis de Coleshill (1260-1316). Les terres de Larkeby et Caldecote à Coleshill sont détenus par Sir Robert Achard de Coleshill (1280-1353), probablement par héritage de son père, Ellis de Coleshill, comme le manoir de Aldermaston. Margaret et Ellis de Coleshill sont les parents de :


              • Robert IV Achard de Coleshill (1278-1353), chevalier, hérite des manoirs de son oncle Robert III Achard de Aldermaston (1255-1298). Robert fait hommage pour le manoir en 1299 et obtient la saisine, à l'exception de la dot accordée par le roi à Joan Gurdun (1260-1319), la veuve de Robert III Achard. Robert de Coleshill prend le nom de Achard comme il succède à son oncle maternel. Robert IV Achard de Coleshill (1278-1359) se marie avec Joan (1280-1336). Il participe à la Première guerre d’indépendance de l’Écosse qui oppose l’Écosse à l’Angleterre, de 1300 à 1314[138]. En 1335, Sir Robert Achard est à l'origine de messes à l'autel de Corpus Christi. Sir Robert Achard est poursuivi pour une dette en 1340 par Alice et son 4e mari, Reynold de Paveley, Sheriff of Wiltshire[139]. Il se remarie avec x Agnès (1300-1359), fille de Fulk (= Foulques) Cowdray (= Coudray). Robert Achard est souvent en compagnie de Foulques de Coudray, locataire de cinq manoirs dans le Berkshire, Buckinghamshire, et le Hampshire[140]. En 1338, il fait un testament pour le manoir avec sa seconde épouse, Agnès de Coudray. Robert de Coleshill (1280-1353) fait reconstruire l'église de Sparsholt à la fin de sa vie. Il y repose avec sa femme et des membres de sa famille. Un testament est fait en 1342 en faveur de Sir Peter Achard de Coleshill (1300-1361), le fils de Robert de sa première femme Joan, mais aussi en faveur de sa fille, Joan Achard de Coleshill (1300-13??), et son gendre Sir Peter de La Mare (1294-1361). Robert est mort en 1353 et Agnès est dame de Aldermaston jusqu'à sa mort en 1359. Pierre Achard en est le seigneur de 1359 à 1361. Peter décédé le manoir passé aux de La Mares, sa femme Elizabeth l'ayant précédé. Robert IV et Joan sont les parents de :


                • Peter Achard de Coleshill (1300-1361) se marie à Cecily, fille et héritière de sir John de Knovill, puis vers 1336 à Elizabeth (1315-avant 1361). Peter Achard est le fils et l'héritier de Sir Robert Achard, d'Aldermaston, Berkshire, décédé en 1353, et de sa première épouse, Joan. Il décède le 29 octobre 1361. Peter semble être le père d'un Thomas Achard de Coleshill (1337-1360) né en décembre 1337, fils d'Elizabeth, décède avant son père.
                • Joan Achard de Coleshill (1300-13??) se marie à Sir Peter de La Mare (1294-1361), chevalier[141]. Ils sont les ancêtres entre autres de Sir Peter de la Mare (1330-1387), un président de la Chambre des communes au cours du Bon Parlement de 1376.
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Les premiers manoirs des Anglo-Normands.

ACHARD DE POMMIERS Modifier

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La tour de Pierre Ier Achard à Poitiers (1156).

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Fresques représentent des chevaliers sous la conduite de Geoffroy Martel, frère du comte d'Angoulême, et d'Hugues VIII de Lusignan, poursuivant Nour el-Dîn de Mossoul (chapelle des Templiers de Cressac).

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Remparts de Saint-Éloi, à Bordeaux, édifiés au XIIIModèle:Exp siècle.

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Mathieu II de Montmorency en 1214 combat à Bouvines, où il s'empare de douze bannières ennemies.

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Prise de Foix (1272).

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Château de Jean de Grailly à Bénauges.

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Hommage d'Edouard à Philippe IV, comme duc de Guyenne.

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Le cousin de Louis Achard de Pommiers, Jean II de Grailly, prend à la bataille de Poitiers à revers l'armée du roi de France Jean II le Bon, ce qui permet la victoire des Anglo-Gascons.

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Château des Achards de Pommiers.

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Le Prince Noir.

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Bataille de Rosebeck (1382).

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Le Roi Charles VI devient fou (1392).

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Siège d'Orléans (1429).

La famille Achard, à travers plusieurs branches familiales en Saintonge, Angoumois, Périgord et Bordelais, conserve les fiefs de Pommiers, de Vérac et les maisons nobles de Literie (Leyterie) à Vérac et La Lande de Fronsac durant plusieurs siècles.

Le pont dit Achard existe dès le mois d'octobre 991. Il est connu à cette époque sous le nom de Tentenonus. Quelques années plus tard, il porte le nom de Pons Acardi, ainsi qu'il résulte d'une charte de 1017. Les mémoires domestiques de la famille Achard ont raison d'attribuer cette construction à un membre de la famille Achard, mais il ne s'agit pas de Pierre[142]. En 1156, Pierre Ier Achard (1095/1100-après 1162), Gouverneur de Poitiers, fait bâtir dans cette ville, non pas un pont, mais une porte qui subsiste encore sous le nom de la Porte-Achard. Les Achards du Poitou sont propriétaires de ce quartier de Poitiers depuis au moins le Xe siècle. Pierre est encore vivant en 1162. Il épouse Elisabeth Raymond. Ils sont les parents de :


  • (hyp) Guillaume Achard de Clermont (1140/1150-1185) est seigneur de Mirambeau du fait de sa femme, Agnès d’Angoulême (1168-1200), dame de Virouil et de l’île d’Oléron. Elle est la fille de Geoffroy Martel, neveu de Guillaume IV Taillefer, comte d'Angoulême, qui commande avec Hugues de Lusignan l'armée franque victorieuse sur les Sarrazins menés par Nourreddine, dans la plaine de la Bocquée, en 1163. Il meurt jeune et elle se remarie à Geoffroi III de Pons (1151-1192). Guillaume et Agnès sont les parents de :
    • Mabilie de Mirambeau (° 1184) se marie à Geoffroy IV Rudel de Baye (1174-1254).


  • Achard de Pommiers (ca 1150-après 1202) est envoyé à Bordeaux en 1202, à la tête d’une compagnie de cent archers ou gendarmes. C’est un poste fort honorable pour cette époque. Il est fils de Pierre Achard, gouverneur de Poitiers, selon l'Histoire de Touraine depuis la conquête des Gaules par les Romains, jusqu'à l'année 1790[143]. On lui donne pour femme la fille unique du seigneur de Pommiers[144], duquel il prend les armes, qui sont trois étoiles. En 1177, Henri II fonde le prieuré de Pommiers-Aigres près Chinon, commune de Cravant. Il apparaît donc du fait de très nombreux documents que les Achard de Pommiers sont du Bouchardais et du Chinonais et en rien du château de Pommiers, dans le Fronsac, au moins aux premières générations[145]. Pierre est aussi seigneur de Narçay, paroisse de Cravant. Ils sont les parents de :


    • Pierre II Achard de Pommiers (ca 1180-après 1214), Petrus Achardi, fils du précédent, Seigneur de Pommiers (1214) et de Cravant, appartient à cette illustre famille du Poitou[146]. Philippe crée cinquante-cinq chevaliers bannerets parmi lesquels on compte un seigneur de Pommiers, Achard de Chinon[147]. Le titre de banneret est accordé à des seigneurs d'importance qui ne sont pas obligatoirement des barons, des comtes ou des ducs, mais puissant de lainage, de terre et de mise. Un banneret est accompagné de quelques dizaines de combattants placés sous ses ordres. Pierre III se trouve à la Bataille de Bouvines (1214), où il perd sa bannière, mais il contribue par sa valeur à la victoire. Pierre Achard, Sgr de Cravant, chevalier banneret de Touraine, vivant en 1213[148] est père de :


    • Pierre III Achard de Pommiers (ca 1220-après 1271), chevalier de la baillie de Tours, lors de la Convocation de l'Ost de Foix en 1271, reconnoît par aveu qu'il devoit au roi service par l'ost, en allant et revenant à ses propres dépens[149]. Il porte : D'azur, au lion d'argent, armé, lampassé de gueules et chargé de deux fasces de même. (Famille établie en Touraine, Poitou et Normandie.) Il est seigneur de Cravant en 1240[150]. Il est père d’Olivier Achard de Pommiers, duquel descendent les seigneurs de ce nom.


      • Olivier Achard de Pommiers (ca 1240-après 1269) souscrit en 1269 l'acte de l'accord fait entre Alphonse de France, Comte de Poitiers, & l’évêque d'Agen. On lui donne pour femme une Demoiselle de Grailly, certainement fille de Pierre 1er de Grailly, qui contracte au moins trois alliances et demie-sœur cadette de Jean Ier de Grailly. Ils sont les parents de :


        • Robert Achard de Pommiers (ca 1270-après 1348) compris dans un rôle arrêté le 14 juin 1294, au rang des Vicomtes désignés par Edouard I, Roi d'Angleterre, pour palier en Gascogne au service de ce Prince dans la guerre qui s'étoit allumée l'année précédente entre lui & le Roi de France Philippe IV, dit Le Bel, & laquelle fut terminée heureusement par Raoul de Clermont dit de Nefle, Connétable de France, après la défaite des Anglois à deux reprises, & leur avoir enlevé la Ville de Bordeaux & plusieurs autres Places. On lit dans un titre de l'Abbaye d'Orbestier, du Lundi avant les Cendres de l'an 1348 : Nomina Nobilium qui tenentur refidentiam in Castro Thalomon annis singulis......scilicèt Helias Achardy per tres menses fequentes continuos haradelfque Gumberti de Mothâ per quindecim die continuos tenentur facere refidentiam in Castro de Thalomone. Il est le père de :


          • Louis Achard de Pommiers (ca 1310-après 1369), Seigneur de Pommiers, suit en 1345 le parti d’Édouard III, Roi d'Angleterre, contre Jean de France, duc de Normandie, & se distingue à la bataille de Poitiers le 19 Septembre 1356. On lui donne pour femme Livie, fille du Seigneur de Fronsac. Guillaume-Sanche de Pommiers, vicomte de Fronsac, marie une de ses filles, Livie de Pommiers (dite de Fronsac) à Louis Achard qui reçoit alors en dot la sirerie de Pommiers. Ce dernier passe en Espagne avec Guillaume-Sanche de Pommiers, vicomte de Fronsac. Edouard, Prince de Galles, surnommé le Noir, selon l'auteur de l'Histoire de Charles V, dirige cette expédition. Les noms des Seigneurs qui accompagnent le Prince de Galles en ce voyage l'an 1369 étoient le captal de Buch, les Sires de Pons & de Parthenay, les Comtes d'Armagnac, de Périgord & de Mucidan, le Sire d'Albret, le Seigneur de Pommiers, & ses frères, dits Achards, ceux de l'Efparre & de Curton. L'armée du Prince Noir séjourne parfois à Pommiers. Louis et Livie sont les parents de :


            • Charles Achard de Pommiers (ca 1340-après 1382), seigneur de Pommiers. Son fils, Charles Achard, rend un Hommage féodal au duc de Guyenne en 1373 pour sa Seigneurie de Pommiers. Puis il change de camp et accompagne le Roi Charles VI au voyage de Flandres, et est l'un des Chevaliers qui restent auprès de ce Prince pour sa garde pendant la bataille donnée à Rofebecq, bataille de Rosebeck, entre Ypres et Courtray, le 17 novembre 1382. Les Flamands, qui se sont révoltés contre leur Comte, sont défaits par les Français. L'Abbé le Laboureur dans son Histoire de Charles VI, dit qu'il ne reste auprès de la personne du Roi, pour sa garde, que l'élite des plus braves, et des plus renommés Chevaliers de ce temps sçavoir, Meffire Raoul de Renneval, le Bègue de Villaines, le Sire de Pommiers, le Vicomte d'Acy, Messire Guy le Baveux, &c Meffire Enguerrand de Heudin, tout le reste de l'armée ayant mis pied à terre. La femme de Charles Achard est, selon un mémoire domestique, une Demoiselle de la Maison de Cadillac, laquelle le rend père de :


            • Jacques Achard de Pommiers (ca 1370-1429), écuyer, seigneur de la Rangelie, Légé, Pommiers et Vérac, épouse en 1415 Jeanne Joumart, dame de Sufferte. Il meurt noyé au siège d'Orléans le 6 mai 1429.


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Jacques Achard de Pommiers meurt noyé au siège d'Orléans le 6 mai 1429.

LES LA MOTHE-ACHARD Modifier

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Motte féodale à La Mothe-Achard.

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Blason de la ville de La Mothe-Achard.

La famille Achard de La Mothe édifie une motte féodale à La Mothe-Achard, puis un château fortifié avec mur d’enceinte et douves. De par sa position privilégiée entre terre et mer, la Mothe-Achard est dès le XIIe siècle un centre commercial important : des foires renommées s'y sont tenues, sous la protection des princes de Talmont.

Appellations :

Mota au XIe siècle, Castrum de Mota, Mota Achart, la Mote-Achart' au XIIIe, Motha Acardi en 1533.


Acardus de Mota (1030-après 1090), premier seigneur du lieu, édifie au XIe siècle au confluent de l’Auzaire et de l’Auzance, près de l'emplacement du camp romain de l'Auzaire, à La Mothe-Achard. Il a au moins deux fils :


  • Acardus de Mota (1030-après 1090), dit le jeune, est deuxième seigneur du lieu.
  • En 1096, son frère, Guillaume de La Mothe-Achard (1040-après 1096), sire de la Motte, est l’un des seigneurs qui signent, le 6 des Nonnes, 2 mars 1096, l’acte de restitution d’une partie de l’Isle d’Oléron, faite à Guillaume, duc de Guyenne, comte de Poitou, par Ebles de Chastellaillon[151]. Il est le père de :


    • Guillaume II de La Mothe-Achard (° ca 1090). Il est le père de :


    • Guillaume III de La Mothe-Achard (° ca 1115) marié à Olive de La Roche-Servière, fille d'Herbert. Ils sont les parents de :
      • Marguerite de La Mothe-Achard (° ca 1155), Dame de la Maurière et de la Rocheservière, mariée à Thibaut IV Chabot (1145-1213), Seigneur de La Rocheservière d'Oulmes et de la Grève.


    • Aimary de La Mothe-Achard (° ca 1120). Il est le père de :
    • % Guillaume IV de La Mothe-Achard (ca 1150-après 1222) marié à une Chabot, fille de Sebran II.

En 1222 Don d'un moulin fait à l'abbaye de Boisgrolland par Guillaume de la Mothe-Achard, chevalier, en présence de Guillaume, abbé de Boisgrolland, et l'abbé de St-Jean-d'Orbestier. Ils sont les parents de :

      • Sauvage de La Mothe-Achard (ca 1190-1252) mariée vers 1210 à Raoul de Retz (1190-1253). Leur fille :
        • Jeanne de Retz se marie avec Maurice II de Belleville-Montaigu, chevalier, seigneur de Belleville, de Montaigu, de La Garnache, de Beauvoir sur Mer, de Commequiers, de La Roche sur Yon and de Luçon.

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. Marie-Thérèse Morlet, Dictionnaire étymologique des noms de famille, Perrin 1997, article Achard, p.25.
  2. Théologie, spiritualité et métaphysique dans l'œuvre oratoire d'Achard de Saint-Victor: études d'histoire doctrinale précédées d'un essai sur la vie et l'œuvre d'Achard ..., Volume 58 de Études de philosophie médiévale, Jean Châtillon, Université de Paris, 1969. p.31.
  3. Dictionnaire des familles de l'ancien Poitou, L 1 p. 3.
  4. Premier registre de livre d'or de la noblesse de France, Claude Drigon de Magny, 1844, pp.1 et 2.
  5. L'héraldique médiévale en Touraine, Volume 4 de Marchés d'armes, Robert Nussard, Léopard d'or, 1989. p.37
  6. Nobiliaire de Normandie, Édouard Drigon, comte de Magny, 1863. p.201 et suivantes.
  7. Nobiliaire universel de France: ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, Volume 21, M. de Saint-Allais (Nicolas Viton), Ange Jacques Marie Poisson de La Chabeaussière, Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Lespines (abbé de), Ducas, Johann Lanz, Au bureau du Nobiliaire universel de France, Réimprimé à la Librairie Bachelin-Deflorenne, 1843. p.26 et suivantes.
  8. La France héraldique par Ch. Poplimont, Volume 1, Edw. Gailliard, Azur, 1870. p.13.
  9. Annales civiles, militaires et généalogiques du Pays d'Avranches ou de toute la Basse-Normandie, Jean-Jacques Desroches, A. Hardel, 1856. p.203.
  10. Vie de Saint Achard, abbé de Jumiège, extraite des annales de Hainaut, par Jacques de Guyse, (livre XI, chapitre XXXI), Marquis de Fortia, H. Fournier 1830.
  11. Biographie nationale de Belgique/Tome 1/ACHAIRE, Saint
  12. Dictionnaire généalogique, héraldique, chronologique et historique, contenant l'origine et l'état actuel des premières Maisons de France, des maisons souveraines & principales de l'Europe... les familles nobles du royaume... François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois, Académie des sciences, belles-lettres et arts chez Duchesne, 1765, p.1 et suivantes.
  13. Nobiliaire de Normandie, Édouard Drigon, comte de Magny, 1863. p.201 et suivantes.
  14. Nobiliaire universel de France: ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, Ange Jacques Marie Poisson de La Chabeaussière, de Saint-Allais (Nicolas Viton), Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Lespines (abbé de), Ducas, Johann Lanz, Au bureau du Nobiliaire universel de France, Réimprimé à la Librairie Bachelin-Deflorenne, 1843. p.26 et suivantes.
  15. Abrégé de l'histoire du Poitou contenant tout ce qui s'est passé de remarquable dans cette province de remarquable dans cette province depuis le règne de Clovis jusqu'au commencement de ce siècle, M. Thibaudeau, avocat à Poitiers: ouvrage dédié à M. le Comte d'Artois, Antoine-René-Hyacinthe Thibaudeau, Desmonville, 1782, p.49.
  16. Nobiliaire universel de France: ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, Ange Jacques Marie Poisson de La Chabeaussière, de Saint-Allais (Nicolas Viton), Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Lespines (abbé de), Ducas, Johann Lanz, Au bureau du Nobiliaire universel de France, Réimprimé à la Librairie Bachelin-Deflorenne, 1843. p.26 et suivantes.
  17. Vie de Saint Achard, abbé de Jumiège, extraite des annales de Hainaut, par Jacques de Guyse, (livre XI, chapitre XXXI), Marquis de Fortia, H. Fournier 1830.
  18. Vie de Saint Achard, abbé de Jumiège, extraite des annales de Hainaut, par Jacques de Guyse, (livre XI, chapitre XXXI), Marquis de Fortia, H. Fournier 1830.
  19. [1]
  20. Voyez les provisions données par ce prince à Pierre JOUMARD TISON, marquis d’ARGENCE, pour la Charge de Lieutenant du Roi en Bourgogne, du 16 septembre 1710.
  21. Théologie, spiritualité et métaphysique dans l'œuvre oratoire d'Achard de Saint-Victor: études d'histoire doctrinale précédées d'un essai sur la vie et l'œuvre d'Achard ..., Volume 58 de Études de philosophie médiévale, Jean Châtillon, Université de Paris, 1969. p.31.
  22. Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1875 (T39). P.202 et suivantes.
  23. Chartes de l'abbaye de Nouaillé de 678 à 1200 / publiées par dom P. de Monsabert, Renault (Poitiers), Société des Archives historiques du Poitou (Paris) 1936.
  24. Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1875 (T39). P.202 et suivantes.
  25. Histoire des comtes de Poictou et ducs de Guyenne, contenant ce qui s'est passé de plus mémorable en France depuis l'an 811 jusques au roy Louis le Jeune ... Ensemble divers traictez historiques, Besly, Jean (1572-1644), G. Alliot (Paris), 1647.
  26. Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1875 (T39). P.202 et suivantes.
  27. Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, 1961/07 (SER4,T6)-1961/09. p.185.
  28. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979, p. 178b.
  29. Histoire du Poitou et des pays charentais: Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Collection "Histoire des régions françaises", Jean Combes, Gilles Bernard, Editions de Borée, 2001. p.145.
  30. La noblesse du Midi carolingien: études sur quelques grandes familles d'Aquitaine et du Languedoc du IXe au XIe siècle, Toulousain, Périgord, Limousin, Poitou, Auvergne, Volume 5 de Occasional publications of the Oxford Unit for Prosopographical Research, Christian Settipani, Occasional Publications UPR, 2004. p.268.
  31. NOTES SUR LES VICOMTES DE CHÂTELLERAULT, XIe siècle-XIIIe siècle
  32. NOTES SUR LES VICOMTES DE CHÂTELLERAULT, XIe siècle-XIIIe siècle.
  33. La noblesse du Midi carolingien: études sur quelques grandes familles d'Aquitaine et du Languedoc du IXe au XIe siècle, Toulousain, Périgord, Limousin, Poitou, Auvergne, Volume 5 de Occasional publications of the Oxford Unit for Prosopographical Research, Christian Settipani, Occasional Publications UPR, 2004. p.268.
  34. NOTES SUR LES VICOMTES DE CHÂTELLERAULT, XIe siècle-XIIIe siècle.
  35. Dictionnaire généalogique, héraldique, chronologique et historique, contenant l'origine et l'état actuel des premières Maisons de France, des maisons souveraines & principales de l'Europe... les familles nobles du royaume... François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois, Académie des sciences, belles-lettres et arts chez Duchesne, 1765, p.1 et suivantes.
  36. Chartes de l'abbaye de Nouaillé de 678 à 1200 / publiées par dom P. de Monsabert, Renault (Poitiers), Société des Archives historiques du Poitou (Paris) 1936.
  37. Dictionnaire généalogique, héraldique, chronologique et historique, contenant l'origine et l'état actuel des premières Maisons de France, des maisons souveraines & principales de l'Europe... les familles nobles du royaume... François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois, Académie des sciences, belles-lettres et arts chez Duchesne, 1765, p.1 et suivantes.
  38. Histoire des comtes de Poictou et ducs de Guyenne, contenant ce qui s'est passé de plus mémorable en France depuis l'an 811 jusques au roy Louis le Jeune ... Ensemble divers traictez historiques, Besly, Jean (1572-1644), G. Alliot (Paris), 1647. p.277.
  39. Dictionnaire généalogique, héraldique, chronologique et historique, contenant l'origine et l'état actuel des premières Maisons de France, des maisons souveraines & principales de l'Europe... les familles nobles du royaume... François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois, Académie des sciences, belles-lettres et arts chez Duchesne, 1765, p.1 et suivantes.
  40. La noblesse du Midi carolingien: études sur quelques grandes familles d'Aquitaine et du Languedoc du IXe au XIe siècle, Toulousain, Périgord, Limousin, Poitou, Auvergne, Volume 5 de Occasional publications of the Oxford Unit for Prosopographical Research, Christian Settipani, Occasional Publications UPR, 2004. p.268.
  41. Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1875 (T39). P.202 et suivantes.
  42. Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, 1961/07 (SER4,T6)-1961/09. p.185.
  43. Etat historique de la France fait sur les mémoires des intendants, tome V. p.339.
  44. V. BESLY, Histoire du POITOU, P.129.
  45. Seigneurs de Château-Larcher (FMG)
  46. Seigneurs de Château-Larcher (FMG)
  47. Seigneurs de Château-Larcher (FMG)
  48. Chartes de l'abbaye de Nouaillé de 678 à 1200 / publiées par dom P. de Monsabert, Renault (Poitiers), Société des Archives historiques du Poitou (Paris) 1936.
  49. Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1875 (T39). P.202 et suivantes.
  50. Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1875 (T39). P.202 et suivantes.
  51. Archives historiques du Poitou, Volume 49, Paul Guérin, Société des antiquaires de l'Ouest (Poitiers, France), H. Oudin, 1936, p.310.
  52. Seigneurs de Château-Larcher (FMG)
  53. Seigneurs de Château-Larcher (FMG).
  54. Seigneurs de Château-Larcher (FMG).
  55. Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1875 (T39). P.202 et suivantes.
  56. Seigneurs de Château-Larcher (FMG).
  57. Seigneurs de Château-Larcher (FMG).
  58. Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1875 (T39). P.202 et suivantes.
  59. Seigneurs de Château-Larcher (FMG).
  60. Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1875 (T39). P.202 et suivantes.
  61. Seigneurs de Château-Larcher (FMG)
  62. Chartes de l'abbaye de Nouaillé de 678 à 1200 / publiées par dom P. de Monsabert, Renault (Poitiers), Société des Archives historiques du Poitou (Paris) 1936.
  63. Mon. de Montazai, T.18, p.511.
  64. Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1875 (T39). P.202 et suivantes.
  65. Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1875 (T39). P.202 et suivantes.
  66. Le temps des Lusignan
  67. Volume 1 de Recherches sur le Domesday; ou, Liber censualis d'Angleterre: ainsi que sur le Liber de Winton et le Boldonbook, contenant Io. une description de ces registres, pour servir d'introduction; 2o. trois tables accompagnées de notes historiques et généalogiques sur les familles françaises et anglaises inscrites dans ces registres; 3o. un glossaire; 4o. une statistique de l'Angleterre, Recherches sur le Domesday; ou, Liber censualis d'Angleterre: ainsi que sur le Liber de Winton et le Boldonbook, contenant Io. une description de ces registres, pour servir d'introduction; 2o. trois tables accompagnées de notes historiques et généalogiques sur les familles françaises et anglaises inscrites dans ces registres; 3o. un glossaire; 4o. une statistique de l'Angleterre, Léchaudé d'Anisy, C.M. Lesaulnier, 1842, pp.48 et 46.
  68. Histoire de Domfront ou recueil de nombreux documents sur Domfront depuis son origine jusqu'a nos jours, F. Liard, F. Liard, 1864, p.4.
  69. Bibliothèque de l'École des chartes, tome XXII
  70. Nobiliaire universel de France: ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, Ange Jacques Marie Poisson de La Chabeaussière, de Saint-Allais (Nicolas Viton), Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Lespines (abbé de), Ducas, Johann Lanz, Au bureau du Nobiliaire universel de France, Réimprimé à la Librairie Bachelin-Deflorenne, 1843. p.26 et suivantes.
  71. Notice sur le cartulaire du prieuré de Bourg-Achard
  72. Mémoires et notes de Auguste Le Prévost pour servir à l'histoire du département de l'Eure, Delisle, A. Hérissey, 1862. p.392.
  73. Notice sur le cartulaire du prieuré de Bourg-Achard
  74. Falaise Roll, Recording the Companions of William Duke of Normandy at the Conquest of England
  75. [http://bibnum.enc.sorbonne.fr/omeka/files/original/50f5d06bb768a3398d6890df5493a445.pdf NOTICE SUR LE PRIEURÉ DE BOURG-ACHARD].
  76. Notice sur le cartulaire du prieuré de Bourg-Achard
  77. Mémoires et notes de Auguste Le Prévost pour servir à l'histoire du département de l'Eure, Delisle, A. Hérissey, 1862. p.392.
  78. Véronique Gazeau, Normannia monastica (Xe-XIIe siècle) : II-Prosopographie des abbés bénédictins, Caen, Publications du CRAHM,‎ 2007, p.13-16.
  79. SEIGNEURS de PONT-AUDEMER, SEIGNEUR de VIEILLES
  80. SEIGNEURS de PONT-AUDEMER, SEIGNEUR de VIEILLES
  81. Véronique Gazeau, Normannia monastica (Xe-XIIe siècle) : II-Prosopographie des abbés bénédictins, Caen, Publications du CRAHM,‎ 2007, p.13-16.
  82. Véronique Gazeau, Normannia monastica (Xe-XIIe siècle) : II-Prosopographie des abbés bénédictins, Caen, Publications du CRAHM,‎ 2007, p.13-16.
  83. Premier registre de livre d'or de la noblesse de France, Claude Drigon de Magny, 1844, pp.1 et 2.
  84. Marie-Thérèse d'Alverny, Note sur deux œuvres théologiques du XIIe s., Bibliothèque de l'École des Chartes, année 1954 (Mélanges), p.249.
  85. Nobiliaire universel de France: ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, Volume 21, M. de Saint-Allais (Nicolas Viton), Ange Jacques Marie Poisson de La Chabeaussière, Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Lespines (abbé de), Ducas, Johann Lanz, Au bureau du Nobiliaire universel de France, Réimprimé à la Librairie Bachelin-Deflorenne, 1843. p.26 et suivantes.
  86. La Quête du saint Graal et l'imaginaire, essai d'anthropologie de l'Imaginaire arthurien. Georges Bertin. 1995.
  87. Notice sur le cartulaire du prieuré de Bourg-Achard
  88. Abbé Jean-Baptiste Lechat, Calendrier du diocèse de Coutances, fête du 29 avril.
  89. Notice sur le cartulaire du prieuré de Bourg-Achard
  90. La Quête du saint Graal et l'imaginaire, essai d'anthropologie de l'Imaginaire arthurien. Georges Bertin. 1995.
  91. Volume 1 de Recherches sur le Domesday; ou, Liber censualis d'Angleterre: ainsi que sur le Liber de Winton et le Boldonbook, contenant Io. une description de ces registres, pour servir d'introduction; 2o. trois tables accompagnées de notes historiques et généalogiques sur les familles françaises et anglaises inscrites dans ces registres; 3o. un glossaire; 4o. une statistique de l'Angleterre, Recherches sur le Domesday; ou, Liber censualis d'Angleterre: ainsi que sur le Liber de Winton et le Boldonbook, contenant Io. une description de ces registres, pour servir d'introduction; 2o. trois tables accompagnées de notes historiques et généalogiques sur les familles françaises et anglaises inscrites dans ces registres; 3o. un glossaire; 4o. une statistique de l'Angleterre, Léchaudé d'Anisy, C.M. Lesaulnier, 1842, pp.48 et 46.
  92. Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne. 1898 (T17).
  93. Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne. 1898 (T17).
  94. La Quête du saint Graal et l'imaginaire, essai d'anthropologie de l'Imaginaire arthurien. Georges Bertin. 1995.
  95. Premier registre de livre d'or de la noblesse de France, Claude Drigon de Magny, 1844, pp.1 et 2.
  96. Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne. 1901 (T20).
  97. Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne. 1898 (T17).
  98. Filiations bretonnes. 1650-1912, recueil des filiations directes des représentants actuels des familles nobles, de bourgeoisie armoriée ou le plus fréquemment alliées à la noblesse, d'origine bretonne ou résidant actuellement en Bretagne, depuis leur plus ancien auteur vivant en 1650, Volume 6, Henri Frotier de La Messelière (vicomte), J. Floch, 1976. p.3.
  99. Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne. 1898 (T17).
  100. Études de philosophie médiévale, Volume 58. J. Vrin, 1969. p.34.
  101. Nobiliaire universel de France: ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, Volume 21, M. de Saint-Allais (Nicolas Viton), Ange Jacques Marie Poisson de La Chabeaussière, Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Lespines (abbé de), Ducas, Johann Lanz, Au bureau du Nobiliaire universel de France, Réimprimé à la Librairie Bachelin-Deflorenne, 1843. p.26 et suivantes.
  102. Nobiliaire universel de France: ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, Volume 21, M. de Saint-Allais (Nicolas Viton), Ange Jacques Marie Poisson de La Chabeaussière, Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Lespines (abbé de), Ducas, Johann Lanz, Au bureau du Nobiliaire universel de France, Réimprimé à la Librairie Bachelin-Deflorenne, 1843. p.26 et suivantes.
  103. Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne. 1896 (T15).
  104. Mémoires de la Société archéologique de Touraine, Volume 18, La Société, 1866, p.49.
  105. Nobiliaire de Normandie, publ. par une société de généalogistes sous la direction de Édouard Drigon comte de Magny, 1863.
  106. Nobiliaire de Normandie, publ. par une société de généalogistes sous la direction de Édouard Drigon comte de Magny, 1863.
  107. Province du Maine, Société des archives historiques du Maine, Société des archives historiques du Cogner, 1970, p.15 et 159.
  108. Nobiliaire de Normandie, publ. par une société de généalogistes sous la direction de Édouard Drigon comte de Magny, 1863.
  109. Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne. 1898 (T17).
  110. Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne. 1898 (T17).
  111. Nobiliaire de Normandie, publ. par une société de généalogistes sous la direction de Édouard Drigon comte de Magny, 1863.
  112. Achard de Bonvouloir
  113. Views of the Seats of Noblemen and Gentlemen: In England, Wales, Scotland, and Ireland, Volume 4, John Preston Neale, Thomas Moule, Sherwood, Jones and Company, 1828.
  114. Volume 1 de Magna Britannia: Being a Concise Topographical Account of the Several Counties of Great Britain, Daniel Lysons, Samuel Lysons, T. Cadell and W. Davies, 1806. p.178.
  115. Achard de Bonvouloir
  116. SOME DOCUMENTS CONCERNING A BERKSHIREFAMILY AND MONK SHERBORNE PRIORY, HAMPSHIRE, K. J. STRINGER
  117. Views of the Seats of Noblemen and Gentlemen: In England, Wales, Scotland, and Ireland, Volume 4, John Preston Neale, Thomas Moule, Sherwood, Jones and Company, 1828.
  118. Volume 1 de Recherches sur le Domesday; ou, Liber censualis d'Angleterre: ainsi que sur le Liber de Winton et le Boldonbook... Léchaudé d'Anisy, C.M. Lesaulnier, 1842, pp.48 et 46.
  119. Volume 1 de Recherches sur le Domesday; ou, Liber censualis d'Angleterre: ainsi que sur le Liber de Winton et le Boldonbook... Léchaudé d'Anisy, C.M. Lesaulnier, 1842, pp.48 et 46.
  120. Volume 1 de Recherches sur le Domesday; ou, Liber censualis d'Angleterre: ainsi que sur le Liber de Winton et le Boldonbook... Léchaudé d'Anisy, C.M. Lesaulnier, 1842, pp.48 et 46.
  121. SOME DOCUMENTS CONCERNING A BERKSHIREFAMILY AND MONK SHERBORNE PRIORY, HAMPSHIRE, K. J. STRINGER
  122. Journal of the British Archaeological Association, Volume 16, British Archaeological Association, 1860. p.63 et suivantes.
  123. Martin, SA; Braithwaite, R; Jeffcoate, P; Girling, T; Moore, C (2005), Memories of Life in an English Country Village, Aldermaston, Berkshirev : Le Book Project.
  124. Journal of the British Archaeological Association, Volume 16, British Archaeological Association, 1860. p.63 et suivantes.
  125. SOME DOCUMENTS CONCERNING A BERKSHIREFAMILY AND MONK SHERBORNE PRIORY, HAMPSHIRE, K. J. STRINGER
  126. The Kings and Their Hawks: Falconry in Medieval England, Robin S. Oggins, Yale University Press, 2004. p.58.
  127. SOME DOCUMENTS CONCERNING A BERKSHIREFAMILY AND MONK SHERBORNE PRIORY, HAMPSHIRE, K. J. STRINGER
  128. SOME DOCUMENTS CONCERNING A BERKSHIREFAMILY AND MONK SHERBORNE PRIORY, HAMPSHIRE, K. J. STRINGER
  129. Issues of the Exchequer: being a collection of payments made out of His Majesty's revenue, from King Henry III. to King Henry VI. inclusive ; with an appendix, extracted and translated from the original rolls of the ancient Pell Office, now remaining in the custody of the Right Honourable Sir ..., Frederick Devon, Sir John Newport, England. Exchequer, John Murray, 1837. p.81.
  130. SOME DOCUMENTS CONCERNING A BERKSHIREFAMILY AND MONK SHERBORNE PRIORY, HAMPSHIRE, K. J. STRINGER
  131. Journal of the British Archaeological Association, Volume 16, British Archaeological Association, 1860. p.63 et suivantes.
  132. SOME DOCUMENTS CONCERNING A BERKSHIREFAMILY AND MONK SHERBORNE PRIORY, HAMPSHIRE, K. J. STRINGER
  133. SOME DOCUMENTS CONCERNING A BERKSHIREFAMILY AND MONK SHERBORNE PRIORY, HAMPSHIRE, K. J. STRINGER
  134. SOME DOCUMENTS CONCERNING A BERKSHIREFAMILY AND MONK SHERBORNE PRIORY, HAMPSHIRE, K. J. STRINGER
  135. SOME DOCUMENTS CONCERNING A BERKSHIREFAMILY AND MONK SHERBORNE PRIORY, HAMPSHIRE, K. J. STRINGER
  136. SOME DOCUMENTS CONCERNING A BERKSHIREFAMILY AND MONK SHERBORNE PRIORY, HAMPSHIRE, K. J. STRINGER
  137. Journal of the British Archaeological Association, Volume 16, British Archaeological Association, 1860. p.63 et suivantes.
  138. The English Aristocracy at War: From the Welsh Wars of Edward I to the Battle of Bannockburn, Volume 26 de Warfare in history, David Simpkin, Boydell Press, 2008. p.24.
  139. Volume 5 de Year Books of the Reign of King Edward the Third, 15 Volume Set, Luke Owen Pike, Cambridge University Press, 2012. p.69.
  140. SOME DOCUMENTS CONCERNING A BERKSHIREFAMILY AND MONK SHERBORNE PRIORY, HAMPSHIRE, K. J. STRINGER
  141. A Rebel of 1483: Sir Thomas de la Mare, by Kenneth Hillier
  142. Le guide du voyageur à Poitiers, Charles Chergé, H. Oudin, 1851, p.225.
  143. Histoire de Touraine depuis la conquête des Gaules par les Romains, jusqu'à l'année 1790, Jean-Louis Chalmel, 1841, p.102.
  144. Histoire de la Touraine, Volume 688 de Que sais-je ? Le point des connaissances actuelles, Pierre Leveel, Presses Universitaires de France, 1956. p.37.
  145. Tablettes chronologiques de l'histoire civile ecclésiastique de Touraine suivi de mélanges historique relatif à la même province, Jean-Louis Chalmel, Letourny, 1818. p.119.
  146. La Touraine, histoire et monuments, Jean-Jacques Bourassé, A. Mame, 1860.
  147. Époques saumuroises on esquisses historiques et anecdotiques sur Saumur et ses environs, J. B. Coulon, Javaud, 1842. p.128.
  148. Mémoires de la Société archéologique de Touraine, Volume 18, La Société, 1866. p.49.
  149. La Touraine, histoire et monuments, Jean-Jacques Bourassé, A. Mame, 1860.
  150. L'héraldique médiévale en Touraine, Volume 4 de Marchés d'armes, Robert Nussard, Léopard d'or, 1989. p.37.
  151. Dictionnaire généalogique, héraldique, chronologique et historique, contenant l'origine et l'état actuel des premières Maisons de France, des maisons souveraines & principales de l'Europe... les familles nobles du royaume... François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois, Académie des sciences, belles-lettres et arts chez Duchesne, 1765, p.1 et suivantes.
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