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Fumerse de Boulogne

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Lambert de Fontenelle.

Fumerse ou Fumertia de Boulogne
[1] est née vers 615/620. Elle est la fille de Fumers, ou Fumeris (570-630), comte de Boulogne, de Thérouanne[2], et de Saint-Pol, et de Sigetrude du Ponthieu, fille du duc Siegebert de Ponthieu et d'une dame d'Alémanie. Elle est la femme de Erlebert de Thérouanne (ca 620-après 659).

Sigetrude du Ponthieu, sa mère, fait cadeau d'une villa à Sorrus à saint Riquier, en 638.

Erlebert de Thérouanne se marie en 639 avec Fumerse, descendante des comtes de Boulogne, sœur de saint Wulmar (ca 620-697). Elle est aussi la sœur du chancelier Robert, comte de Renti (= Renty). Sous Clotaire III, ce dernier est désigné comme garde du sceau royal, gerulus annuli regii. Robert est référendaire comme Robert = Chrodobert II et père d'Angradème, abbesse, canonisée comme beaucoup de descendants de sa tante Fumerse[3].

Erlebert de Thérouanne (ca 620-après 659). et Fumerse sont les parents de :



Les premiers comtes de Boulogne Modifier

Légendes ou personnages réels Modifier

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Origines du comté de Boulogne.

La légende nous dit que les premiers comtes de Boulogne reçoivent du légendaire Arthur, roi de Bretagne, quittes et libres, dans le comté de Boulogne, Amiens, Térouane et Tournay. Liger, son neveu, est le premier comte de Boulogne, nommée alors Hautemure.

Cette généalogie de la maison de Boulogne remplace Charlemagne par Arthur. Ce qui est rare sur le continent. Ils veulent se différencier et par exemple ne pas identifier Ligier à Lidricus, et faire ainsi des Boulogne une branche cadette des comtes de Flandre[5].

Retournons à la réalité, même si ce sont des temps obscurs... Cette famille n'est pas que légendaire. Elle l'est devenue pour certains, mais nous le retrouvons citée dans les histoires de l'Artois et de BoulognéLa vraie histoire des premiers comtes de Boulogne n'est pas étudiée. Néanmoins en regroupant quelques informations et en élaguant ce qui paraît douteux il est possible d'en savoir un peu plus sur ces temps obscures.



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Un cap dans le Boulonnais en hiver.




Flandebert des Morins (ca 410-451) Modifier

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Les invasions des Huns avant 451.

Le roi Clodion le Chevelu, après avoir fait la conquête de l'Artois, offre à son neveu, fils de Blesinde, Flandebert des Morins (ca 410-451), la partie occidentale de la seconde Belgique, située entre la mer, l'Escaut et la Somme, et répondant assez bien aux circonscriptions de la Morinie[6]. Blesinde est la femme de Warmer, roi des Ruthèniens, cité en 445/448[7]. Les Ruthéniens ou Ruthènes ne sont pas des slaves. Ce sont les populations qui dominent la bande côtière des Morins. Au XIVModèle:Exp siècle, Jacques de Guise place les Ruthènes sur la côte entre Boulogne et Calais[8]. Goldner, chef des Cimbres et des Ruthéniens, accourt pour secourir en 448, la Morinie. Clodion taille son armée en pièces, et le fait prisonnier avec sa fille Théodora. Clodion donne à Flandebert en le mariage la princesse Théodora, fille de Goldner[9]. A la bataille des Champs Catalauniques, en 451, Flandebert, qui a paru au milieu de l'armée coalisée, meurt à la tête des Morins et de ces peuples de la côte saxonique dont le roi Clodion lui a donné le gouvernement. Flandebert en mourant laisse deux fils encore enfants, Léger et Cararic, qui suivent. Toutefois, Christian Settipani nous montre que ce roi Cararic n'est qu'un cousin de Léger et pas son frère[10].




Ligier de Boulogne (448-524) Modifier

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Le roi Arthur.

Quand, Flandebert, le père de Ligier de Boulogne (448-524) est tué en 451, ce dernier a trois ans. Néanmoins, à l'imitation-des romains, les rois Francs établissent des chefs dans les provinces, avec les titres de Ducs et de Comtes. Léger, fils de Flandebert, succède à son père dans le commandement de la frontière maritime, depuis l'Escaut jusqu'à la Somme. Il établit sa résidence à Boulogne, chef-lieu du comté. Liéger, au dire de certaines chroniques, réunit en ses mains les gouvernements de Boulogne, d'Amiens, de Térouanne et de Tournehem. Léger passe en Angleterre pour aller secourir le roi de Cornouailles. Celui-ci, Erich de Cornouaille ?, par reconnaissance, lui donne en mariage sa fille Gania de Cornouaille ?, et tout le pays qu'il recouvre, pour dot. La légende de la parenté avec Arthur est née de cela. Léger n'est qu'un comte, ainsi appelé, placé à Boulogne par Clovis ou son successeur, en qualité de gouverneur. Léger, institué par le prince, ne peut avoir d'autre mission que celle des comtes de l'époque, c'est à dire l'administration du pays, au nom et comme représentant du monarque. Gania de Cornouailles est peut-être Gontix dans la réalité ? Léger, en 520,à la tète des Morins, combat des envahisseurs vikings. Ils sont battus par les Francs au moment de leur rembarquement. Quelques années après, en 524, les Huns et les Vandales remplissent tout-à-coup les villes et les campagnes de la désolation la plus affreufe. Lucinus vole, avec des troupes auxiliaires, au fecours de Léger, menacé d'être la victime de leur férocité. Ils ont l'un et l'autre le malheur de succomber et d'être égorgés. Deux fils du comte, Théodore et Thierri, encore jeunes, subissent le même sort. Les corps de ces Princes reporent dans le même tombeau. Leur épitaphe est par la suite trouvée dans le monastère de Crotoy, bâti par un comte de Boulogne, dans le Ponthieu. La perte de ce comte expose la Morinie aux fureurs des barbares. Léger et Gontix ont au moins deux enfants :
  • Mathilde de Boulogne, comtesse de Ternois, dont Arques devient en 530 la propriété. Elle est la petite-fille de Flandebert, chef des Morins et des Ménapiens. Elle se marie avec un prince de la maison de Brandebourg, en 525. Ils sont les parents du comte Adalric, père d'Agneric qui se marie avec sa cousine, Léodegonde de Meaux.
  • Le prochain gouverneur de Boulogne va être le comte Aymeric de Boulogne, qui suit.




Aymeric de Boulogne (485-556) Modifier

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Saint Honoré d'Amiens.

Aymeric de Boulogne (485-556) est, dit le père Ignace, un grand seigneur du pays. La Chronique, entre autres, le donne pour fils de Léger. Malbrancq nous dit que la seonde 'épouse d'Aymeric est Maurianne, veuve de Ragnacaire, roi des Francs à Cambrai, tué en 506 par son cousin Clovis. Ce roi laisse le Ponthieu pour elle et son fils Magnacar, dont elle est enceinte. Comte d'abord de Ponthieu, car son père est encore comte de Boulogne Aymeric s'établit à Port, une petite ville qu'il agrandit. On le dit nouveau duc de la France maritime, mais ces données ne sont pas certaines. Aymeric n'administre peut-être qu'en sous ordre une partie de la province. Il est nommé par le roi Clotaire, mais est confondu avec le duc Haymon, qui vit un siècle plus tard. Aymeric est, comme son père et ses frères, tué par les Barbares. La tradition locale va désigner l'endroit où s’élève à cette époque le château d'Aymeric. D'après le témoignage du P. Ignace : On en voyait encore subsister quelques ruines au XVIIModèle:Exp siècle. Nous savons par Les manuscrits françois de la Bibliothèque du roi que Eymes gist à Episnencort. Mauriane, docile aux conseils de Clovis devient chrétienne. Elle et son second mari, Aymeric, laissent pour enfants :
  • Rodolphe de Boulogne, qui suit,
  • Vagon, comte de Ponthieu, père d'un autre Vagon, comte de Ponthieu.
  • Saint Honoré d'Amiens est évêque d'Amiens vers l'an 554. Vincent de Beauvais et la plupart des hagiographes pensent que saint Honoré est le fils d'Aymeric, comte de Ponthieu[11]. Honoré n'est pas le demi-frère de saint Riquier qui est né 40 années avant lui.




Rodolphe de Boulogne (511-560) Modifier

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Rodolphe de Boulogne est né au château familial de Port, Rodolphe va succéder à son père dans les biens patrimoniaux. Il est marié à une fille d'un seigneur de Cambrai. Romphle, ou Rodolphe, combat vaillamment les Saxons, et refoule ces pirates vers les côtes de la Bretagne[12]. Ses enfants sont :

  • Robert de Boulogne, qui suit.
  • une fille mariée avec Lédegond, comte des Meldes, dans la région de Meaux. Son père, en faveur de ce mariage, la gratifie d'un démembrement du comté de Ternois. Leur fille :
    • Lédegonde épouse en 590 Agnéric, comte d'Arques. Cinq enfans, nés de cette alliance, se consacrent au service de Dieu.




Robert de Boulogne (ca535-581) Modifier

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Ronulphe engenra Rokin, qui apres lui fu quens de Bouloigne ; et cil Rokins, par se proece et par se cevalerie, conquist Flandres et Normendie. En 562, le comte de Boulogne s'appelle Rokin, (= Robert). La Chronique en fait un chef valeureux et distingué : Cil Rokin, par ses prouesses, acquit Flandre et Normandie. Ces prouesses du comte Robert en Flandre ont-elles lieu lors de l'injuste agression de Chilpéric contre son frère Sigebert ? Le comte de Boulogne se trouvant sous la domination du roi de Soissons, qui, sans doute, lui a conféré sa charge, doit au roi son concours dans toute expédition militaire. Quelques succès et une occupation momentanée, ont acquis à Robert une renommée qui survit à sa conquête. Les exagérations du temps font le reste, mais signalent son courage en Flandre[13]. Robert se marie avec une fille du duc Launebode de Toulouse et de Bérétrude de Verdun.




Notes et références Modifier

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  1. Les origines franco-saxonnes des Capétiens: essai, Joseph Denoyelle-Lelong, Martine Denoyelle-Lelong, Selbstverl. der Verf.
  2. Les origines franco-saxonnes des Capétiens: essai, Joseph Denoyelle-Lelong, Martine Denoyelle-Lelong, Selbstverl. der Verf 1994.
  3. Gaston de Renty: 1611-1649, Raymond Triboulet, Beauchesne, 1991.
  4. Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, Ve - XVIIIe siècle, P.S.R 2004, p. 45.
  5. Ecritures de l'Histoire : XIVe-XVIe siècle, Volume 406 de Travaux d'Humanisme et Renaissance, Danièle Bohler, Catherine Magnien-Simonin, Centre Montaigne, Librairie Droz, 2005.
  6. Histoire du Boulonnais, Volume 1, Hector De Rosny, Joseph-Hector de La Gorgue de Rosny, Yvert, 1868.
  7. Histoire généalogique de la Francie, du Ve au XIIe siècle, Histoire et généalogie, Didier-Georges Dooghe, MCD, 2000.
  8. Mémoires de la Commission départementale des monuments historiques du Pas-de-Calais, Volumes 16 à 17, Publications du Centre régional d'études historiques de l'Université de Lille III, Commission départementale des monuments historiques du Pas-de-Calais, 1976.
  9. Essai historique, topographique et statistique sur l'arrondissement communal de Boulogne-Sur-Mer, Boulogne, Leroy-Berger 1810, JF Henry, Leroy-Berger, 1810.
  10. Christian Settipani, Clovis, un roi sans ancêtre ?, dans Gé-Magazine, no 153, octobre 1996.
  11. Mémoires de la Société des antiquaires de Picardie, Volume 46, Lemeraîné, 1936.
  12. Histoire du Boulonnais, Volume 1, Hector De Rosny, Joseph-Hector de La Gorgue de Rosny, Yvert, 1868.
  13. Histoire du Boulonnais, Volume 1, Hector De Rosny, Joseph-Hector de La Gorgue de Rosny, Yvert, 1868.

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