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François le proust

François Le Proust : "De la Ville et chasteau de Loudun..."

François II Le Proust du Ronday est né le 17 août 1548 à Loudun, et mort le 16 juin 16151, dans la même ville. Il est issu d'une famille de jurisconsultes très honorée de protestants de Loudun. Avocat dans sa ville natale1 et au Parlement de Paris, il écrit : De la Ville et chasteau de Loudun, du pays de Loudunois et des habitans de la ville et du pays, publié par son fils. Pierre II Le Proust, sieur de Bar, en 1612. Ce dernier publie la même année : Commentaires sur les coustumes du pays de Loudunois, où se rapportent plusieurs coustumes d'autres pays, ordonnances royaux, jugemens et arrêts, textes de droit commun, auctorités et advis conformes ou contraires à icelles, écrit par le frère de François, maistre Pierre Le Proust, sieur de Beaulieu. François II Le Proust du Ronday est l’ancêtre de maîtres-chirurgiens blancois, et de leurs descendants à Trois-Rivières, Versailles et La Martinique.






Sa familleModifier

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A268

Gravure du château de Kergournadec'h.

Les Le Proust ont une belle lignée, nous dit Le bulletin des recherches historiques de la Société des études historiques, Archives du Québec (1912). Le plus ancien connu est un forestier des forêts d'Hervé III, vicomte de Léon (1239-1265). Guiomar est le père d'un autre Guiomar qui est cité dans un acte d'accord passé en la cour séante à Monrelais (= Morlaix), relativement aux différends qui s'étaient élevés entre Hervé de Léon, seigneur de Châteauneuf, et ses forestiers Eon de Kaeranrous, Benoît de Coetserchou, écuyer, et Guiomar, fils de Guiomar le Proust, sur les droits d'usage de ces derniers dans la forêt de Comburien. Donné tesmoin nostre scel duquel nous usons aux contrats de Monrelaes, о les sceaux auxdits Eon et Benoit о le sceau Alain du Chasteu mês à la requeste doudit Guyomar, le Mercredy emprès les houitaines de la Purification Nostre Dame, tan de grace mil trois cent et un, dixit Morice, Preuves de l'histoire de Bretagne, t. I, col. 1176; pris sur l'original, à Biein. Cette famille fe prétend iffuë des le Prouft de Bretagne, Seigneurs de Kergonadech2, & il ne tient pas à notre François qu'on ne la faffe venir & tous ceux de ce nom du fond de l'Orient : mais fes idées fur cette origine font fi peu liées, qu'il eft inutile de s'arrêter à les développer3... Cependant un mariage est possible avec une fille cadette de cette famille de moyenne noblesse du Léon, elle-aussi. Les forestiers sont des administrateurs des forêts qui comme on le voit dans cet acte sont souvent nobles.


Blason le proust
À la fin du Moyen Âge, deux branches de cette famille bretonne viennent s’établir l’une à Loudun, l’autre dans le comté du Maine. Le blason de celle de Loudun est : De gueules à un chevron d'or accompagné au chef de 2 coquilles d'argent et en pointe d'une étoile d'or4. Celle du Maine porte : D'azur, à un chevron d'or, accompagné en chef de 2 étoiles de même, en pointe une levrette courante d'argent5.


En 1476, le roi René d'Anjou est contraint de conclure un accord avec Louis XI. Loudun est alors réunie à la couronne de France. Louis XI l'érige en bailliage. Étienne Le Proust (ca 1450-ca 1500), arrière-grand-père de François II Le Proust du Ronday est receveur des aides et tailles du bailliage de Loudun, certainement de 1476 à 1483 et pendant le règne de Charles VIII (1483-1498)6. Il est le père de :

  • Étienne-Jacques Le Proust (ca 1480-1541) est apothicaire à Loudun (1528-1541), selon le Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers (1907). Dans Le moyen de parvenir œuvre, de Béroalde de Verville nous trouvons p. 204 et 205 ; Le Preux, ce bon marchand, étoit avec nous, qui venoit fraîchement d'Allemagne; aussi, étoit arrivé en hiver... Le Preux nous contoit des miracles , qu'avoit fails Paracelse en Germanie : Ho! tu t'en souviens bien,Couillette , mon ami, et vous aussi, Connaut, vous faisiez le voyage avec nous? Ainsi il nous emplissoit de telles merveilles, faites à la pointe de la pincette, au ressort de la cornue, au tintin de l'alambic, et à l'ombre du fourneau ; et, ainsi amplifiant sa gloire, nous disoit qu'il avoit guéri toutes sortes de maladies. Comme je lui faisois houeîte: Voire, ce dit-il, il en a même guéri de la bougrerie. Dieu sauve les chameaux hongrès ! Ce n'est assurément pas François II qui n'est contemporain de Paracesle et n'est en rien marchand. Etienne-Jacques est le père de :


    • A269

      Le château de Chandoiseau (près de Loudun).

      Jehan Le Proust de Niriau (ca 1510-1583) est médecin, dans le Laudunois, selon Paul de Longuemare, Une famille d'auteurs aux XVIe, XVIIe, et XVIIIe siècles: les Sainte-Marthe (1970). Il a le même blason que les Le Proust et est dit seigneur de Niriau par toutes les sources et père de :
      • Renée Le Proust de Niriau (ca 1535-1608) mariée en 1555 à Jacques de Sainte-Marthe de Chandoiseau (1517-1587) , médecin des rois Henri II, François II et Henri III. Le château de Chandoiseau , qui relève de Verrières, a été possédé par Emar I Odart (1253)... Il est la propriété de Renée Le Proust, veuve de Jacques de Sainte-Marthe, en 1591.


    • Jacques Le Proust (ca 1510-1582), bourgeois de Loudun, d'après un contrat passé en France, en 1582, sous l'autorité de la reine douairière d'Écosse, Marie Ière d'Écosse (1542-1587), partage ses biens avec les membres de sa famille7. Ils consistent en châteaux, terres, vignobles... nous dit Le bulletin des recherches historiques de la Société des études historiques, Archives du Québec (1912). Honneste homme sire Jacques Leproust, parrain, avec Gilles Gervais, de Françoys Le Proust, en 1548.


    • Ange le proust
      Vincent Le Proust (ca 1540-1597)
      décède à Poitiers (Saint Cybard). Nous avons l'acquisition par Vincent Le Proust, sieur de Renton, de la maison de la Maurinerie, selon l'Inventaire-sommaire des archives départementales. Vienne, par L. Rédet et A. Richard (1883). Le Ranton est un village des environs de Loudun, où il est certainement né. Avec sa seconde épouse, Jacquette Chartier, il est père entre autres de :
      • Louis Le Proust de Ranton, Procureur au présidial de Poitiers, né le 11 mai 1594 à Poitiers (Saint-Cybard). Il se marie à Marie Mayaud, de sa paroisse. Les Mayaud de Poitiers portent : d'argent à un mai de sinople, soutenu d'un croissant d'azur et accosté de deux autres croissants de même. Elle est certainement une fille de Jacques Mayaud, juge-sénéchal de Chauvigny, juge-magistrat au présidial de Poitiers, marié le 5 janvier 1575 avec Nicolle Lucas, inhumée le 8 septembre 1631, paroisse Saint-Cybard à Poitiers. Marie est peut-être la soeur de Jacques Mayaud, écuyer, seigneur du Poyon, maire de Poitiers (1622). Ils sont les parents entre autres de :


    • A270

      Guillaume du Bellay.

      Le père de François II Le Proust du Ronday, François Le Proust du Ronday (ca 1525-1617), est désigné par François Rabelais au I.IV. ch. 27 sous le nom de François Proust, quand il séjourne à Loudun8. Rabelais se trouve avec Guillaume du Bellay (1491-1543), à la fin de 1542... qui est lieutenant-général des armées du roi en Piémont... Rabelais ne compte que des amis dans la maison de Guillaume du Bellay, composée alors de François de Genouillac, seigneur d'Assier; de François Erault, seigneur de Chemant, du seigneur de Mailly, du seigneur de Saint Ay, et de Jacques d'Aunay, seigneur de Villeneuve-le-Guyard; de Gabriel Taphenon, médecin; de Cohuau, Massuau, Majorici, Bullou, Cercu dit Bourguemaitre, François Proust... selon les Oeuvres de F. Rabelais, de P. L. Jacob (1841). Une note du même ouvrage nous dit qu'il est le père de François et de Pierre Le Proust, mais auss qu'il est l'ami de Guillaume du Bellay. Il va hériter de ce grand seineur en 1543. De 1594 à 1598, nous trouvons, dans une liste des membres de l'église de Loudun, qui contribuent par leurs dons à l'entretien du pasteur Claude Soumain, sieur de Clairvixe, le nom de Pierre Malherbe, sieur de Courson, à côté de ceux de Pierre Ackem, conseiller du roi, Charles Ferron, Sieur du Goulu, François Le Proust, sieur du Ronday... Sa mère, Marguerite Ferron, dame du Ronday est d’une très riche famille bourgeoise de Loudun, dont parle Beauchet-Filleau, dans son Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou. Elle est la fille de Nicole Ferron, Sgr de Goulu, licencie en Droit et de Renée Hasnes. Leur ancêtre, Jehan Ferron, acquiert le pré Gameau, à Loudun en 1453. Nous avons un Ferron qui appartient à la maison de Guillaume du Bellay en 1542, avec son mari. François et Marguerite ont quatre enfants :


      • Pierre Le Proust, seigneur de Beaulieu (1555-1609), prend le parti du barreau, et le suit à Paris pendant trente ans. Il est à la suite du parlement séant à Tours en 1591. Le travail et son tempérament lui ayant occasionné une maladie de langueur, il lui est conseillé d'aller prendre l'air natal. Il va à Loudun, et y entreprend son Commentaire, qui lui demande deux ans de travail. Il meurt quelque temps après, suivant toutes les apparences, et laisse son ouvrage entre les mains de François, son frère, qui y fait, avec Pierre II, son neveu (frère de François), des additions nt nous avons parlé. Pierre n'a que cinquante-trois ans quatre mois lors de sa mort, selon l'Histoire des protestants et des églises réformees du Poitou, de Auguste-François Lièvre.
      • Jean Le Proust se marie à Jeanne David.



Sa première femme, Anne Herbert (1553-1577) n'est pas officiellement protestante comme lui. Sa cousine Catherine Herbert, dame de Sigon, lui fait don de ses robes et bijoux le 11 août 1560. Les Herbert sont maintenus nobles par sentence du 24 septembre 1667. Elle est la fille de Jacques Herbert, lui-même fils de François Herbert (1480-1544), second du nom, seigneur de la Couture, de Jaunay et de Bellefont, qui épouse Bernardine Vernon, fille de Yves Vernon, échevin de Poitiers en 1523, à la place de son oncle Simon, décédé le 12 mars de la même année. Jacques Herbert, est huguenot. Jacques d'Albon, maréchal de Saint-André, reprend Poitiers aux réformés. Il fait pendre Herbert et quelques autres. Jacques est le mari de Françoise Acquet, de la famille des Acquet, une protestante. Néanmoins leur fille, Anne, est baptisée le 6 novembre à Poitiers (paroisse Sainte-Opportune).

La première épouse de Joseph Le Proust décède en 1577. Il se remarie avec Demoyselle Françoise de Maubué, fille de Martin, écuyer et seigneur de Vernay, natif du Blanc. Sa mère, Jeanne Fumé, est la fille de Nicolas Fumé de La Perrière, enquêteur en Poitou, maire de Poitiers en 1546, écuyer, seigneur de Boisferrant. La grand-mère de sa seconde épouse est une membre de la Maison Caluau, fille d'une Lambertye.


Ils ont sept enfants, dont :


        • Blason barbarin

          Blason des Barbarin.

          François Le Proust de La Sellounière est né le 1er novembre 1580 à Poitiers (Saint-Didier). Il a comme parrains Noble homme Françoys... conseiller du roy et Vincent Le Proust, sieur du Ranton, bourgeois, mari de Françoise Pelletier et en secondes noces de Jacquette Chartier, grand-père de Ange Le Proust. Il épouse vers 1608 Françoise Barbarin, fille Jean III Barbarin du Monteil, écuyer, sieur du Monteil, Puyfragnoux, la Cour de Bussière. Il est homme d'armes de la compagnie de La Vauguyon, et d'après plusieurs certificats qui lui sont délivrés, il a été compris dans les rôles de la compagnie du sieur de La Vauguyon, pour les années 1562 à 1568. La mère de sa femme est une Barbarin d'une autre branche. Les Le Proust sont des chirurgiens à l’origine de la création de l’école de chirurgie du Blanc, dont parle Chantal de La Véronne dans son Histoire du Blanc. . François est maître-chirurgien au Blanc. Son neveu, Louis Le Proust est chirurgien et juré.


        • A274

          Un Perussaut, Sylvain Perussault (1679-1753).

          Jacques Le Proust de La Sellounière
          est né le 10 août 1584 à Poitiers (Saint-Didier). Il a comme parrain Messire Jacques de Sainte Marthe, docteur en médecine, médecin des Rois Henri II, François II et Henri III, mari de la fille de son oncle à la mode de Bretagne, Renée Le Proust de Niriau. Il a comme marraine Guillemette Le Proust, veuve de Hilaire Rogier, sieur de Nouzillet, conseiller. Nous avons vu dans l'Inventaire analytique des archives du château de La Barre, de Alfred Richard, qu'il hérite de Rachel Vernou en 1627. Les Leproust sont cités comme chiruriens-jurés. Ils sont très nombreux au Blanc et regroupé en une puissante corporation. Ils font payer leurs élèves entre 120 et 160 livres par an et leur demandent de nettoyer leurs boutiques. Jacques Le Proust, écuyer, épouse une Perussault, de Saint-Gaultier. Les Le Proust sont originaires de Bretagne et se sont répandus au cour des siècles en Anjou, Poitou et Berry. Ce Jacques, seigneur de Sellonnière, le 8 mars 1643, vend 5 quartiers de vignes, situé au Pied froid à maître Pierre Fontenettes, un avocat, moyennant la somme de 350 livres tournois.






BIOGRAPHIEModifier

Ses écritsModifier

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Pierre le proust

Écrits des Le Proust.

François II Le Proust fait des études et prend le parti du barreau. Il est reçu au serment d'avocat, au Parlement de Paris, à l'ouverture d'après la Saint-Martin, en 1571.

Ses établissemens ou son inclination le retiennent dans sa ville, où il exerce les fonctions d'avocat, ce qui n'est pas alors une profession très brillante et récompensée de l'estime publique.

Il travaille aux recherches qui sont publiées par son fils, sous ce titre : De la Ville et Château du Loudunois, du Pays de Loudunois, et des Habitant de la Ville et Pays. François Le Proust donne, en préface aux Commentaires sur les coustumes du pays de Loudunois de son frère Pierre Le Proust, Revue historique du Centre-Ouest, La Société des antiquaires de l'Ouest, 2004. Elles sont publiées et jointes au Commentaire de la Coutume de Lodunois, de Pierre, son frère.

A273

Loudun au XVIIe s.

C'est un ouvrage assez mince en tous sens. Le style en est ancien, ce qui est compréhensible, et de surcroît obscur. Ce qu'il dit des antiquités de Loudun et du territoire est peu exact. Il y a pourtant des choses sur ce territoire qu'on ne trouve pas ailleurs, et qui ont leur mérite : ce sont celles qui concernent les limites et la juridiction. Il se base sur des conjectures quand il aborde le sujet du château.

Ce qu'il dit de la prononciation de Loudun et Loudunois où il faut, dit-il, prononcer ainsi, et non pas Lodunois, est fort douteux. Il argumente que le terme de dun ajouté à quelques autres noms de villes, telles que Châteaudun, Verdun... est un mot gaulois qui signifie fort, élévation, ce qui est exact. Mais il en déduit qu'il faudrait dire Loudun, Loudunois, parce que c'est ainsi que les Poitevins le prononcent encore, comme on faisait autrefois. C'est une idée hasardeuse, car l'étymologie n'est pas difficile à tirer du mot Juliodututm, s'il est vrai que ce soit le vrai nom latin de cette ville. Pour les instructions qu'il donne sur les grands hommes de ce territoire, il y a très peu de chose à y apprendre.

François Le Proust a lu le Journal d'Étienne Rousseau, enquêteur au bailliage, personnage amateur et curieux, chercheur de choses antiques.



ProtestantModifier

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A275

Duplessis-Mornay et Henri IV.

Philippe Duplessis-Mornay (1549-1623) est un théologien réformé, un écrivain et un homme d'État français. Il va mener le combat politique et militaire pour Henri IV, devenant, dès 1576, son conseiller et son ambassadeur. En 1577, François Le Proust le rencontre à Saint Jean d'Angely. Les Mémoires de Madame de Mornay (1868) nous montre que ce chef protestant dit au sr du Ronday de Loudun, personnage notable qui estoit avec luy, que dans peu, ils seroient en extrême danger, mais qu'il s'asseuroit que Dieu les en délivreroit tous. Et le mesme soir, près de l'Isle Dieu, furent attaquez des vaisseaux du Roy et de ceux de la coste d'Aulonne qui les prirent, faillirent d'abordée à le tuer de coups d'espée, le mirent à nud et tous ses gens, en pendirent par les pieds aucuns, les plongeant en l'eau, attachés à une corde, faisans semblans de les noyer, et leur faisant diverses menaces pour leur faire dire qui il estoit; mais, par la grâce de Dieu, ils tinrent tous serré 1, se ressouvenans de ce qu'il leur avoit commandé de dire qu'ilz estoient marchans. Et n'eut loisir, tant furent prévénus, que de jeter ses commissions, instructions, lettres et blancz en la pompe. Il eschappa au dit sr du Ronday, qui estoit avec luy, pressé rigoureusement de dire qui il estoit, de respondre en ces mots : « Je suis à Monsieur, » parlant de monsr du Plessis, qu'ilz remarquèrent bien et en fut en extrême danger. Un autre de ses gens, la dague sur la gorge, ne vouloit point bailler une ceinture qu'il avoit autour du corps, où y avoit huit cens escus; mais enfin monsieur du Plessis la lui fit bailler, craignant qu'on ne l'outrageast. De 1594 à 1598, nous trouvons, dans une liste des membres de l'église de Loudun, qui contribuent par leurs dons à l'entretien du pasteur Claude Soumain, sieur de Clairville, le nom de Pierre Malherbe, sieur de Courson, à côté de ceux de Pierre Adam, conseiller du roi, Charles Ferron, sieur du Goulu, et François Le Proust, sieur du Ronday, parent de ce Ferron...



Mariage et descendanceModifier

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François II Le Proust du Ronday se marie en août 1580 avec Jeanne David, d’une famille protestante de Loudun, fille de Pierre, sieur de La Courance. Ils ont au moins quatre enfants :


  • A276

    Blason d'Aubert.

    Pierre Le Proust de Bar, coseigneur de Beaulieu du fait de son maiage, avocat au parlement, rassemble toutes les pièces de l'ouvrage de son oncle, les observations de son père, et ce qu'il a fait lui-même; il en fait un corps, et publie le tout en 1612, sous le titre qui suit : Commentaire sur les Coutumes du Pays de Lodunois, où se rapportent les Coutumes de plusieurs autres Pays, Ordonnances royaux, Jugemens et Arrêts, Textes de Droit commun. Autorités et Avis conformes ou contraires à icelles. Il joint à ce commentaire les Recherches sur la Ville de Loudun et sur le Loudunois, de François, son père. L'auteur prouve par la conformité de sa Coutume avec les autres, le degré d'autorité qu'elle doit avoir. En effet, elle ne fait point une loi, qu'autant qu'elle se trouve confirmée par l'usage et les coutumes voisines, faute d'avoir eu la solennité de l'homologation au parlement. L'avocat général Servin, en parlant de son authenticité, dit que le défaut d'homologation ne la devait faire considérer que comme on considère, dans notre jurisprudence, l'avis de plusieurs jurisconsultes réunis sur le même sentiment, qui n'a jamais la force de loi. On trouve à la tête de cette édition des stances de Pierre le Proust, l'éditeur. On y voit un jurisconsulte ; mais certainement on n'y reconnaît pas un poète. On en jugera par les vers qui suivent. Ils renferment dans un langage plutôt désordonné qu'embelli par la rime, la définition que les jurisconsultes donnent des lois comprises sous le nom de Coutumes. Il se marie à Elisabeth d'Aubert vers 1625. Elle est la fille de René d'Aubert, seigneur de Launay et de Beaulieu, qui épousa en premières noces le 23 Juin 1607, Renée de Houllière, selon l'Armorial général de la France, Volume 7, Par Louis-Pierre d' Hozier. Ils sont les parents de :
    • Renée Le Proust se marie avec René de Granges, écuyer, Sgr de la Gibonnière, du Ronday, de Bar... est déclaré exempt de l'imposition du sel par sentence des officiers du grenier à sel de richelieu. Par contrat du 21 avril 1653, il épouse Renée Le Proust. Renée Le Proust et ses filles, Elisabeth et Benée, sont maintenues dans leur noblesse, le 5 décembre 1667, par Voisin de La Noiraye, intendant de Touraine.
    • Pierre Le Proust du Ronday (1629-1686) est RPR et tué au mois de mars 1686 selon l'Inventaire-sommaire des archives communales antérieures à 1790 de Loudun. Il se marie avec Judith du Moustiers, fille d'un Procureur à Loudun, Sieur de Nardanne.


  • BLASON DUJON

    Blason du Jon (Berry)

    Renée Le Proust se marie le 1er 1616, à Loudun, avec Jean du Jon de La Vallée, nom d'une famille du Berry anoblie, en 1507, par Louis XII, en récompense des services rendus dans l'expédition de la Navarre par Guillaume Du Jon, sieur de La Boffardinière. Son mari est écuyer, Trésorier général de la cavalerie légère et Intendant des meubles. Il est natif d'Issoudun Un mariage est célébré en 1652 en conséquence d'arrêt rendu en la chambre de l'édit de Guyenne, dans lequel ladite Le Proust, veuve de Jean Dujon, est une des parties. Leur fille Louise se marie avec Guy du Faur, Sgr du Verger et de Mortumier. Leur fils, François, est maintenu noble en Berry le 26 mar 1667. Il se marie avec Elizabeth Bigot et ils sont les parents de Frédéric François du Jon de La Vallée. Ils sont parents de François du Jon, Franciscus Junius (1er mai 1545, Bourges - 13 Octobre 1602, Leiden ), également connu sous le nom Francis Junius , Franz Junius, et François du Jon, un huguenot savant et théologien, et le père de Franciscus Junius le jeune .


De Diderot février 28, 2012 à 11:51 (UTC)







Notes et références de l'articleModifier

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  1. Loudun, histoire civile et religieuse, Auguste Louis Lerosey, Blanchard, 1908.
  2. Château de Kergournadec'h
  3. Du Radier, Jean-François, Bibliothèque historique, et critique du Poitou, contenant les vies des savans de cette Province, depuis le troisième siècle jusqu'à présent ; une notice de leurs ouvrages, avec des observations pour en juger ; la suite historique et chronologiques des Comtes héréditaires, et celle des Evêques de Poitiers depuis Saint Nectaire / par M. Dreux Du Radier, avocat au Parlement, p.39.
  4. Revue catholique d'histoire, d'archéologie et littérature de Normandie, p.305.
  5. Colonel Arnaud, Répertoire des généalogies françaises imprimées.
  6. Histoire littéraire du Poitou: Précédée d'une introd., et continuée jusqu'en 1840, Volumes 1 à 2, Dreux du Radier (Jean-François, M.), Lastic Saint-Jal (vicomte de), Robin (1842).
  7. Bulletin des recherches historiques, De Société des études historiques (Québec), Archives de la province de Québec, v.18-20, p.4 et Les Ursulines des Trois-Rivières depuis leur établissement jusqu'à nos jours, p. 450, 1911.
  8. Revue des études Rabelaisiennes, de François Rabelais Société des études rabelaisiennes, v.1 p. 80. ·
















De Diderot février 20, 2012 à 13:20 (UTC)

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