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Brouillon


                                de Rabat


Arc8

Gaston Fébus (1331 - 1391).

Les seigneurs de Rabat : Du VIIIe siècle au XIIIe siècle, la vallée de la Courbière est fortement marquée par la branche dite des Foix-Rabat, des seigneurs fuxéens. Rabat-les-Trois-Seigneurs est dominé par le château de Miramont. Ce château initialement construit pour contenir les Sarrazins qui campent à Genat, au débouché de la vallée du Vicdessos, sur l'autre versant de la crête de Vente-farine qui domine le village.

La seigneurie de Rabat Ravat Ramon Roger I de FoixSaverdunLoup a vécu vers 1243 et a été succédé par ses fils Roger Isarn, Wolf et Bernard qui étaient consenyors Saverdun. Décès après la première date en 1250, son fils Loup II était consenyor tandis qu'un autre fils Saverdun, Roger, était seigneur de Fornet. Loup II a laissé un fils qui a été également nommé Isarn consenyor Saverdun.

Roger de Fornet qui a vécu dans la première moitié du XIVe siècle , a laissé un fils, Corbeiran (Corbeyrand), qui était seigneur de Fornet, Rabat, à La Bastide de Sérou , et Antuzan de Saverdun et était encore en vie en 1402 . il a été succédé par son fils John et Lady de Fornet, Rabat, la Bastide de Sérou, et Antuzan de Saverdun vivant dans les premières années du XVe siècle.

Viscount Coserans

A la mort de Jean II a été remplacé par son fils Roger qui a reçu honorable père, mais moins Saverdun La Tour du Loup, et de la mère a reçu le vicomte des choses et la seigneurie de Massac. Roger est décédé en laissant seulement deux filles célibataires et pas de fils et son frère a hérité Corbeiran III après un an transféré le vicomte à son frère et son frère a quitté le reste des dames leur fils John (III Foix-Rabat) née de son mariage avec Jeanne de la Roque; John III était donc seigneur de Fornet, Rabat (élevé à baronnie) La Tour du Loup, La Bastide de Sérou, pour Massac et Antuzan; marié Catherine de Villemur et a eu deux enfants: Peter, qui lui ont succédé en 1580, mais est mort sans descendance; et George, héritier de son frère, le baron de Rabat, et seigneur de Fornet et Massac.

Roger et son frère John qui a reçu les terres de la baronnie de Rabat, a pris le titre vicomte de Rabat, et a également été Baron Guardiole et seigneur de chant ; Il a laissé un fils, Roger II était John Baron et M. Guardiole Chanter et gouverneur de Foix, étant connu comme les marques de Foix, le titre nominal a également apporté son fils Roger est mort sans succession.

Enrique Baron Gaston Rabat et seigneur de Massac Fornet et à sa mort en 1643 ont quitté la seigneurie de son fils Joan Fornet et Pedro Gaston baronnie de l' autre fils de Rabat Francis Gaston; le premier était aussi Marquis de Castelnau et la seigneurie de poêle a été élevé au marquis, mais il est mort sans issue; son frère Francis Baron Gaston Rabat, a été élevé au vicomte de Rabat, et a appelé "comte de Foix"; mort à la fin du XVIIe siècle, laissant un fils, Roger Christian, connu comme «le comte de Foix," et plusieurs filles, sans problème (ou mort jeune) sauf un, Magdalena Luisa Carlota, marié à Joan Honore Marquis de Sabran, qui Sabran branche a commencé seigneurs de Catalunya.

Rabat-les-Trois-Seigneurs est détruit en 1247, sur ordre de l'Inquisition, pour avoir servi de refuge à de nombreux hérétiques.

¤ Corbeyran de Rabat (1321 - 1402) est le précepteur de Gaston Fébus ;

¤ Catherine de Rabat, maîtresse de Gaston Fébus, lui donne quatre fils.

LES RABAT AVANT LE CATHARISME Modifier

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Raimond-Gaubert peut avoir eu pour fils, Pons et Raimond de Lordat, témoins, au mois de décembre 1163, au traité de mariage d'une fille de Roger-Bernard, comte de Foix, avec ArnaudGuillaume, seigneur de Marquefave. (Arch. duehdl. de Foix). C'est de cette branche qu'on croit descendue celle de Lordat, établie dés la fin du XIIe siècle en Espagne. Raymond Gaubert et Guille de Rabat sont les parents de :

¤ Bernard Amélius de Rabat (ca 1070 - 1121), miles, marié avec Resplendia N. En Ariège, un auteur pourrait presque parler de tribu Ameliu en vallée de Sos aux XIe et XIIe siècle, tant les grandes familles nobiliaires présentes sont en grande partie du groupe Amelius comme à Quié, Rabat ou Marquefave[1]. En 1118, Bernard-Amiel de Rabat et son fils Aycar signent l'acte par lequel Roger II dispense l'abbaye de Lézat du droit d'albergue auquel elle a été jusque-là soumise ; ils figurent au nombre des témoins laïques des chartes que le comte accorde à l'abbaye ; Bernard Amiel y est qualifié de miles ainsi que son fils[2].

¤ Pierre Raymond de Rabat (ca 1075-1155), gendre de Roger IV de Mirepoix. En avril 1095, Bernard-Amiel de Rabat et Pierre-Raymond de Rabat signent trois actes relatifs à l'accord passé entre le comte de Foix, Roger II et sa cousine Ermengarde, vicomtesse de Béziers, au sujet des comtés de Carcassonne et du Rasez... C'est à Pierre-Raymond de Rabat que Roger II de Foix (1055-1124), au moment de partir pour la Terre-Sainte, laisse le commandement du château de Foix : il doit, si le comte meure sans enfants légitimes, le remettre à la vicomtesse Ermengarde et à son fils, le vicomte Bernard-Aton. En 1108, Roger II, revenu de la Croisade en 1105, restitue à l'abbaye d'Alet un droit qu'il a exercé par violence : Pierre-Raymond de Rabat et son frère Raymond-Sanche contresignent l'acte de restitution, et l'abbé verse au comte 80 sous toulousains par l'entremise de Bernard-Amiel... En 1111, dans un accord entre Roger II et le vicomte Bernard-Aton de Béziers, est nommé aussi Pierre-Raymond ; dans l'acte par lequel Roger II accorde certains privilèges à l'abbaye de Frédelas. En 1124, Pierre-Raymond est nommé dans l'acte de soumission des nobles du comté de Carcassonne qui s'étaient révoltés contre Bernard-Aton, vicomte de Béziers et Carcassonne: celui-ci, après avoir perdu cette ville, l'a reprise et exige un nouveau serment de fidélité que prête Pierre Raymond de Rabat, en qualité de coseigneur de Mirepoix et de gendre du seigneur de cette ville.En 1125, Pierre-Raymond de Rabat signe l'accord entre Bernard-Aton et le comte de Foix Roger au sujet de Carcassonne... En 1137, un acte du comte Roger III est contresigné par Pierre-Raymond, Raymond-Sanche, Aycar, Robert et Alzieu, tous de la maison de Rabat : il s'agit de l'acte de vasselage consenti en faveur de Roger III, sauf les droits supérieurs du comte de Toulouse, pour le château de Pereille. En 1155, Pierre-Raymond de Rabat déclare que son père Raimond lui a toujours dit que leur famille n'a à Yarilhes aucune albergue ni dans la maison de l'abbé d'Alet ni dans la maison seigneuriale, mais que leurs droits se bornaient à y tenir en fief une maison de l'abbé d'Alet et le tiers de la justice[3].

¤ Raymond Amélius de Rabat ou de Pailhès (ca 1080-après 1163), qui suit.

Arc7

Liber feudorum Ceritaniae : Bernard Aton avec sa fille Ermengarde et le comte Gausfred III.

Arc12

Le château de Son (Usson) est sous la dépendance d'un Bernard Amiel, fils de Guille, qui en fait hommage, en 1100, à Ermengarde, vicomtesse de Carcassonne.

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Château de Rochefixade appartient aux Rabat en 1163.

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Le château de Montréal de Sos appartient aux Rabat en 1163.

Raymond Amélius de Rabat (ca 1080-après 1163), seigneur de Rabat, Caralp et de Pailhès, marié avec Amateld de Paler (1100-1160)[4]. Un différend a lieu en 1163, entre Roger Bernard comte de Foix d'une part, Raimond-Amélius et Raimond de Ravat de l'autre, seigneurs d'un château de Caralp (prés de Foix). Un accord A lieu, et leur suzerain reçoit le serment et l'hommage dans l'église Saint-Sernin de Caralp[5]. Parmi les seigneurs de Saint-Martin de Caralp, nous trouvons la famille de Rabat qui tient le château.

Fin XIIe siècle, un plaid tenu à Foix impliquant le comte de Foix, Peire Bernat, et Ramon Amelius et Bernat, frères[6]. En octobre 1163, Raimond-Amiel de Rabat et Raimond de Rabat, qui se croient dispensés de prêter serment de fidélité au comte de Foix pour leur château de Caralp, consentent à le lui prêter dans l'église Saint-Sernin de Caralp[7]. Suite à un différend non précisé, prenant place dans les années 1160, entre le comte de Foix, Rotger Bernat, et la famille de Rabat, Ramon Amiel, sa femme Amateld, Ramon de Ravat et leurs parents négocient avec le comte au sujet de trois fortifications : celles de Caralp, de Sos (ou Son ???) et de Saurat[8]. Saurat est situé dans le comté de Foix, à la frontière entre la vallée de Massat et le Vicdessos. Le comte de Foix fait un accord avec le comte Raimond Amiel de Rabat. D'ailleurs on voit aussi qu'en avril 1095 le Pays de Sault séparé depuis longtemps des domaines des comtes de Cerdagne, est réuni à celui de Carcassonne[9] et le château de Son (Usson) qui en garde l'entrée (via Quérigut et Rouze) est alors sous la dépendance d'un Bernard Amiel, fils de Guille, qui en fait hommage en 1100 à Ermengarde, vicomtesse de Carcassonne et à Bernard Aton, son fils, futur vicomte[10].

En 1163, le castello de Saurat est cédé par Raymond de Rabat au comte de Foix, Roger Bernard de Foix (1130-1188). L’autorité des Rabat sur Caralp a peut-être pour origine un serment pour ce castrum dans le premier quart du XIIe siècle, vers 1111. L’acte des trois Rabat, en 1163, est révélateur. Il engage le lignage entier des Rabat et sont présents des hommes issus de grands lignages de la région. Le moment est solennel, il est un temps de rassemblement des nobiles et participe à la fusion du groupe. L’acte a lieu dans la camera du château de Foix. Le lieu et les personnages sont prestigieux. C’est un serment et son objet est le castrum de Caralp. L’acte mentionne l’antériorité d’un autre serment que nous avons perdu. Celui-ci a tout de l’accord de neutralité ou de régulation, tous s’engagent, les Rabat comme le comte de Foix. Mais c’est aussi un accord - concordia et fine- qui comporte des éléments issus d’une négociation. Les Rabat acceptent de céder les castellos de Saurat et Montréal de Sos au comte pour 15 ans. L’étude de l’acte montre que les Rabat ne sont donc pas des concurrents ou au contraire des seigneurs soumis au comte : leur activité est de participer à la vie politique parce qu’ils font partie du groupe qui la conduit. Ces aristocrates prennent à la fin du XIe siècle le nom de l’habitat tarasconnais et de l’un de leurs castra, Rabat, sont issus d’une parenté identique aux Quié et aux Château-Verdun, celles des Amelius[11]. L'existence du château de Roquefixade est attestée depuis 1034. Les premiers seigneurs connus sont seigneurs de Pailhès, branche de la famille de Rabat, et portent tous le nom de Bernard Amiel de Pailhès. Pendant la croisade contre les Albigeois, ils sont de tous les combats aux côtés des comtes de Toulouse et de Foix dont ils sont les vassaux.


En 1145, Roger III restitue à l'abbaye de Saint-Volusien ce qu'il lui a pris ; dont acte passé en présence de Raymond-Sanche de Rabat, de son neveu Bernard Amelius de Rabat et de deux autres témoins[12].


est coseigneur de Mirepoix et gendre du seigneur de cette ville, Roger IV de Mirepoix.


En 1160, Roger de Rabat et son frère Guillaume donnent au monastère de Boulbonne tout ce qu'ils possèdent dans les montagnes et se réservent la directe de la paroisse de Rabat. En 1160 ou 1161, Raymond de Rabat, mari d'Eva, fille de Roger de Mirepoix, et co-seigneur du château de Mirepoix avec Bernard d'Arnave, rendent hommage au comte de Foix, Roger-Bernard Ier, dit « lo gros[13].


En 1162, une bulle d'Alexandre III réserva les droits de l'église Notre-Dame de Rabat au monastère de Saint-Etienne de Toulouse.


En 1166, Raimond de Rabat, mari d'Eve de Mirepoix, est encore vivant et figure parmi les coseigneurs du château de Mirepoix (3); en 1168, il prête serment de fidélité, ainsi que Roger et Jourdain de Rabat, à Pierre-Raimond pour le château d'Aguilard (4). Le 13 mai 1207, Roger de Rabat achète pour 180 sous toulou- sains tout ce que les seigneurs de Bardenac possédaient aux lieux de Saint-Martial de Bardenac et de Saint-Michel de Bosquet et ce qu'ils avaient tenu en fief de Roger de Rabat et de son frère Jourdain (5).

Cette même année, dans les coutumes de Mirepoix données par les coseigneurs et chevaliers de ce château, Raymond de Rabat figure comme l'un des principaux suzerains (6). Il fut dépouillé ainsi que les co-feudataires, lors de la guerre des Albigeois, par Simon de Montfort au profit de Guy de Lévis, de 1209 à 1223 : çetté année-là, où-le comte de Foix Raimond-Roger (7) mourut ou venait de mourir, ce dernier ayant repris Mirepoix sur Guy de Lévis, rendit cette place à ses an- ciens coseigneurs, parmi lesquels Raimond-Sanche de Rabat et, comme nous l'avons dit, Loup de Foix que l'on peut considérer comme un bâtard de Raymond-Roger (8). Sous le règne de Roger-Bernard II, dit le Grand (9), Raimond-Sanche de Rabat et son frère Auger (10) si- gnent l'acte par lequel le jeune Trencavel, vicomte de Béziers, accorde des chartes (11) au comte de Foix en reconnoissance de ce qu'il avait été élevé par son père (12). En 1230, le château de Rabat figure parmi ceux dont le comte de Toulouse (13) réclame à Roger-Bernard II, qui a fait à Saint-Jean-de-Verges sa soumission au vice-légat du Pape, l'hommage auquel il avait renoncé en 1220 (1) ; « le seigneur du château de Rabat »,-sans que son nom soit donné plus exactement, est mentionné dans les chartes que le ccmte Raymond accorde à Roger- Bernard II à qui il rend Saverdun. En 1236, Raymond Sanche de Rabat figure, ainsi que Roger-Isarn, parmi les témoins de l'acte par lequel Roger-Bernard II donne sa sœur Esclarmonde en mariage à Bernard d'Alion (2). En 1240, Raymond Sanche de Rabat est men- tionné dans la confession du comte Roger-Bernard : celui-ci dit qu'il l'a retiré de l'hérésie et que ce personnage « occasione cuiusdam vulneris reddiderat se haereticis in quodam castro quod dicitur Ave- sola (3) ». Un acte tiré des archives de l'inquisition de Toulouse et Carcassonne nous apprend qu'en 1244 un diacre hérétique prêcha auprès de Mirepoix ; que Roger-Raymond de Rabat assista à ses con- férences ; que Guiraud de Rabat et son frère Raymond ne prirent, en 1242, aucune part au meurtre des inquisiteurs d'Avignonnet (4), qui provoqua la croisade particulière dont l'objet fut le siège, la prise et le sac du château de Montségur et le supplice d'un grand nombre d'hérétiques. En 1244, Raimond-Sanche de Rabat et son fils Pierre- Raymond firent hommage de leurs domaines au comte Roger IV (5) ; ce qui semble bien prouver que tous les membres de la maison de Rabat ne furent pas impliqués dans les procès d'hérésie de cette époque (6). 1 En 1247 Raimond et Pierre Raymond Sanche de Rabat (7) consentent à la démolition du château de Miramont qui était sous leur dépen- dance (8). En 1250 Raymond de Rabat se plaint au comte Roger IV de ce qu'il s'est emparé de ses biens sous prétexte des dépositions extor- quées contre lui, dit-il, « de quelques prévenus du crime d'hérésie, par l'official de Foix, inquisiteur qui luy estoit suspect, quoyqu'il n'eut jamais été soupçonné de ce crime par les inquisiteurs d'aupa- ravant » (9) ; le seigneur de Rabat se soumet volontiers au jugement des anciens inquisiteurs. En 1252, Auger de Rabat est signalé parLouis IX, dans une lettre datée de JatIa (1), parmi les chevaliers qui servaient en Terre Sainte sous les ordres de son frère Alphonse, comte de Poitiers et de Toulouse (2). En novembre 1257, un acte relatif à l'engagement du pays de Nebouzan et de Gévaudan au comte de Foix est passé en présence de Loup de Foix et de « R. Sanen de Rabat » ; ce qui doit être une mauvaise lecture pour Raymond Sanche (3). En 1270, l'inquisiteur de Narbonne décharge « Raymond-Sancius de Rabat, fiis d'un père ayant rnêmenmn, des pèlerinages, visitations et passage d'ou- tremer qu'il avoit été condamné de faire pour le crime d'hérésie » : il reste obligé à visiter l'église de Saint-Antonin de Pamiers (4). En 1279, par suite des dépenses causées par les guerres et les procès d'hérésie, Raimond-Sanche de Rabat et sa femme Esciarmonde sont obligés d'en- gager les quettes (5) de Rabat et autres lieux en faveur d'un mar- chand à qui ils devaient pour 150 livres toulsas de drap (6). En mars 1294 Guillaume Davars, dominicain inquisiteur de France, décharge de toute peine morale et matérielle pour prévention d'hérésie Ray- mond-Sans ou Cencius de Rabat (7). En 1305 Jourdain de Rabat est témoin de l'acte par lequel, le 10 des calendes d'août, à Tarascon, le seigneur de Château-Verdun ratifie une sentence arbitrale, relative aux différends qu'il avait eus avec les gens de la vallée de Miglos ; , sentence qui avait été rendue à Tarascon le 6 des calendes de juin et que le comte de Foix Gaston Ier (8), comme coseigneur de Château- Verdun, ratifia à Tarascon le 7 des ides de juin 1308 (9). En 1316, Breda d'Arnave, abbesse de Valnegre près de -Saverdun, reçut dans ce couvent Indiana, fille de Raimond de Rabat, damoiseau (1 et coseigneur de Barbazan, et de dame Fize qui promit, en présentant sa fille, de fournir par an quatre setiers de blé et trois charges de bon vin (1).

Aaa4

Prise de Foix (1272).

C'est dans le commencement du XIVe siècle que Roger de Foix, petit-fils d'un bâtard du comte Raymond-Roger ou Roger-Bernard II, aurait épousé, selon toutes vraisemblances, '« l'héritière de Rabat, une des plus anciennes maisons du pays de Foix », écrit le P. Anselme, et qui était la descendante des seigueurs dont nous avons rappelé quelques noms et certains actes, sans chercher à en établir la généalogie. Nous disons : dans le commencement du XIVe siècle. En effet, si Corbeyran fut fils de Roger de Foix et de l'anonyme « héritière de Rabat », on verra qu'il dut être l'aîné de Gaston-Phébus et par conséquent naître environ dix ans avant ce célèbre personnage, soit vers 1321. Supposons que Roger de Foix se soit marié vers 1320 et que par cette union le fief de Rabat, dont la branche fait le nom, est entré dans cette maison.

En 1331 Roger de Foix, qualifié de seigneur de Rabat, figure, ainsi que Pierre-Raymond de Rabat et que Loup de Foix, seigneur de Durban, parmi les témoins du contrat de mariage, passé à Toulouse, en février entre Jeanne, sœur du comte de Foix Gaston II, et Pierre, comte de Ribagorca et d'Empurias, frère du roi d'Aragon Alphonse IV, qui se marient effectivement après Pâques[14].

Roger de Foix, qualifié de seigneur de Rabat, et Pierre-Raymond de Rabat figurent encore parmi les nobles qui se portent garants des 35.000 livres de monnaie de Barcelone promises par Gaston II, le 9 des calendes de novembre 1330, à sa sœur Jeanne pour épouser Pierre, fils de Jacques d'Aragon, et que le comte de Foix promet le 16 mai 1331 de relever de leur caution. Le fait que Roger de Foix est qualifié en 1331 de seigneur de Rabat, semble confirmer ce que nous avons dit plus haut : qu'il esyétait déjà uni à « l'héritière de Rabat », et que celle-ci, probablement fille unique, lui avait apporté le château de Rabat en dot[15].

Ajoutons que Jourdain de Rabat, chevalier — probablement un cousin de la femme de Roger de Foix, - nous est connu comme maître de l'hôtel (6) de Roger-Bernard Ier de Castelbon, le frère de Gaston II, puis comme son viguier d'Urgelet (1) et comme seigneur de Miglos (2).

En mars 1349 (3) il fut désigné par Roger-Bernard de Castelbon, frère du feu comte de Foix Gaston II et oncle de Gaston Phébus, pour être le troisième de ses exécuteurs testamentaires (4). - Roger de Foix-Rabat — appelons-le ainsi, et ce sera aussi la ma- nière de désigner ses descendants, — est par conséquent celui que désigne la montre d'armes de 1338 parmi les chevaliers non barons qui accompagnèrent le comte Gaston II (5). Enfin ce fut le, père d'un personnage important, dont le nom a déjà été prononcé dans ce qui précède, et sur lequel nous insisterons tout particulièrement : Corbey- ran Ier de Foix-Rabat, qui fut la première gloire véritable de cette famille dont les origines offrent, on le voit, assez de difficultés, non seulement des légendes dont nous avons cherché à faire justice, mais encore des obscurités qui ne nous ont pas permis de la rapporter certainement au comte Raymond-Roger ou au comte Roger-Bernard II[16].


Il faut donc admettre, pour que le partage ait eu lieu entre les deux cousins, que le possesseur initial ait été leur grand-père, Raymond Gaubert, époux de Guille de Rabat, vivant en 1096. Un document non daté, mais qui doit être de 1122 ...


1ère mention en 1095 de Amiel de Rabat dans un traité du comte de Foix

1118 : l’église Sainte Marie de Rabat (en Ariège) appartient à l’abbaye de Lagrasse.

1160 : donation à l’abbaye de Boulbonne des montagnes de la paroisse de Rabat ; la famille de Rabat est coseigneur de Mirepoix (HGL)

1162 : l’église de Rabat appartient à l’évêché de Toulouse

1213 : Le « castrum de Ravado » et celui de Miramont dépendent du comte de Foix sous la suzeraineté de Pierre II d’Aragon (Fl. Guillot)

1228 : rappel que l’église Sainte Marie de Rabat appartient à l’abbaye de Lagrasse

1230 : Le comte de Toulouse rend au comte de Foix les droits qu’il possède dans le castro de Rabat

1238 : Guillaume Bernard d’Arnave et Loup de Foix sont seigneurs de Rabat

Arc11

Comté de Foix.

Des seigneurs cathares Modifier

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Roger II Béziers

Roger II Trencavel, vicomte de Béziers.

Acal42

Chevalier et son chien devant Montségur.

Mise en cause dans l’hérésie cathare d’habitants et de la famille seigneuriale de Rabat (y compris dans le massacre d’Avignonet, opéré par la garnison de Monségur où vivait Guiraud de Rabat, gendre de Raymond de Péreille et coseigneur de Mirepoix). Nombreux parfaits à Rabat. En 1247, le comte de Foix confisque les biens de Raymond de Rabat pour cause d’hérésie  et fait raser le château de Miramont qui avait servi de refuge aux hérétiques et notamment Bernard Marty.

Le château est donné en gage de la promesse de Raymond-Roger au concile de Lavaur

1272 : la vallée et le château de Rabat font partie du comté de Foix.

Début du 14éme : la seigneurie de Rabat passe dans la famille de Lordat (hommage de Sicard de Lordat en 1316 à Gaston II de Foix)

Rabat devient la 1ére baronnie du comté de Foix avec la venue de Loup.

En 1390 (« Ravat »), lors du dénombrement du Comté de Foix, l’on compte 64 feux (ce qui ferait, selon la règle controversée de Voltaire 288 habitants) : c’est, donc, à cette période là, l’une des cités les plus peuplées du Comté de Foix. Il y est fait mention d’une des 11 forges du Pays de Foix et d’un moulin appartenant au seigneur de Rabat et sénéchal de Foix, Corbeyran.

Le seigneur de Capoulet et Junac, Mondoya de Vone (fils de Margaride de Rabat), y tient une ferme

Corbeyran, seigneur de Rabat, en 1401 rend hommage pour Fornex, Rabat (avec le château), le lieu et château de Montfa, la moitié du lieu de la Bastide de Besplas, le lieu de Loubaut ; et en 1445 : Rabat et Gourbit

Ressortissait de la châtellenie de Quiè en 1450

1391 : Corbeyran de Foix (descendant de Loup de Foix), seigneur de Rabat (et de Fornex), est sénéchal du comté de Foix : origine de la famille Foix-Rabat.


leurs armes : d’or, à 3 pals de gueules sur l’angle droit de l’écu, brisé de 3 losanges


Avignonet, France 28 mai 1242 : Massacre des inquisiteurs à Avignonet. Mené par des gens de Montségur (en particulier Pierre-Roger de Mirepoix).


1247 : Mise en cause dans l'hérésie cathare d’habitants et de la famille seigneuriale de Rabat (y compris dans le massacre d’Avignonet, opéré par la garnison de Monségur où vivait Guiraud de Rabat, gendre de Raymond de Péreille et coseigneur de Mirepoix). Nombreux parfaits à Rabat. En 1247, le comte de Foix confisque les biens de Raymond de Rabat pour cause d’hérésie et fait raser le château de Miramont qui avait servi de refuge aux hérétiques et notamment Bernard Marty

Persécutions des descendants des cathares Modifier

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Arc3

Devant les ruines du Château de Miglos du XIIIe siècle danse des Gantchous.

Arc8

Au XIVModèle:Exp siècle, le Château de Mézerville appartient au Comté de Foix où règne Gaston Phébus (1331 – 1391).

Arc9

En 1247, le château de Rabat-Miramont est rasé par Roger IV de Foix.

Attesté en 779, le château de Rabat est rasé en 1247. La forteresse surveille le pays alors envahi par les Sarrasins, et que ceux-ci ne réussissent pas à la faire capituler. En 1247, le château de Miramont est rasé par Roger IV de Foix qui dépouille sous prétexte d'hérésie Raymond de Rabat de tous ses biens. Celui ci lui fait un procès pour s'en plaindre en 1250.


Roger de Foix, en 1311, a en paréage avec son frère aîné Loup IV la seigneurie de Saverdun. Il paraît probable que Roger de Foix, seigneur de Fornex, écrit le P. Anselme, épouse l'héritière de Rabat[17].


Le samedi, veille de Pâques 1342 (3 mars 1343), Jourdain de Rabat, chevalier, seigneur de Miglos, cédait pour toujours à Roger de Salesse, commandeur de l'Hôpital de Capoulet, le droit de prendre du bois de chauffage et de construction et de faire paître ses troupeaux dans la forêt de las Quints, comprise dans la vallée de Miglos[18].

De même que son prédécesseur Bernard cle Son, Jourdain de Rabat chercha à pressurer ses vassaux dès les premiers temps de sa prise de possession de la seigneurie. Il s'efforçait, en effet, d'obtenir d'eux le payement de la quête volontaire ainsi que plusieurs autres droits. Moins conciliant encore que Bernard cle Son, il fit saisir par ses gens les biens des récalcitrants comme gage des redevances à lui dues [19].

Acr0

Vestiges de l'escalier du château des Rabat, Miramont.

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Peinture sur bois, reconstitution du bûcher de Montségur.

Arc13

Monument commémorant les deux cents Parfaits brûlés à Montségur.

Les habitants de la vallée adressèrent alors une requête au sénéchal du comté, qui était alors Raymond Saquet, chevalier, coseigneur cle Calmont et de Château-Verdun[20]. Celui-ci, de l'avis même du comte de Foix, enjoignit au baile de Miglos d'avoir à faire restituer sur-le-champ aux gens de la seigneurie les biens arbitrairement saisis, jusqu'à concurrence d'une modique somme, pour ne point préjudiciel" aux droits du seigneur. Mais Jourdain de Rabat, au mépris de la décision du comte et du sénéchal, s'empare de nouveau des biens restitués à ses vassaux. De là, nouvelle plainte et seconde lettre formelle du sénéchal au baile (7 juin 1343). Toutefois, afin d'éviter de nouveaux obstacles à l'exécution de ses ordres, le sénéchal charge le châtelain de Quié de se pourvoir devant le juge-mage du comté pour l'accomplissement rigoureux du mandat dont il l'investissait. Celui-ci, par lettre datée de Pamiers le lendemain de la fête des apôtres Pierre et Paul (30 juin), ordonna au baile de Miglos, au châtelain de Quié et à tous autres officiers de justice, sous peine de 100 marcs d'argent, d'exécuter de point en point et aussi tôt les instructions contenues dans la lettre du sénéchal. Il y a tout lieu de supposer que les habitants de Miglos obtinrent enfin satisfaction ; mais le seigneur, comme nous l'avons vu, n'en retira pas moins un certain bénéfice[21].

Jourdain de Rabat mourut vers 1360, sans enfant mâle, laissant la seigneurie de Miglos à sa fille Brunissen, sous la tutelle de noble Guilhem Arnaud de Château-Verdun, chevalier. Celui-ci, en qualité de tuteur de la dame de Miglos, rendit hommage pour ce fief au comte Gaston Phébus, le 25 mai 1373[22].

Signalons dans le même acte les hommages des chevaliers de la vallée Guilhem Ysarn et Ramon de Miglos, ce dernier comme possesseur de quelques terres et rentes à Château-Verdun[23].


L'héritière de la baronnie de Miglos épousa quelques années plus tard un chevalier de la maison de Ascnava ou à'Amave, Guilhem-Bernard, descendant du chevalier de même nom, coseigneur de la place cle Saverdun, qui sus- citait au milieu du treizième siècle, par son esprit remuant et son attitude insolente, des difficultés sans nombre au comte de Foix[24].

1342 : la seigneurie de Miglos appartient à un membre de la famille Foix-Rabat (Jourdain de Rabat) ; sans fils, elle passe à la famille des seigneurs d’Arnave par le mariage de sa fille, Brunissende avec Guillaume Bernard d’Arnave[25].

1342-1360. — JOURDAIN DE RABAT. (Archives de la Haute-Garonne, fonds de Malte, Gabre et Capoulet, liasse 8. Archives de l'Ariège, B. 1.)

fervente albigeoise

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

.

  1. Fl. Guillot, « Seigneurs et castra en Sabarthés au XI et XIIè S.
  2. Bulletin de la Société ariégeoise des sciences, lettres et arts, 1897 (VOL6)-1898.
  3. Bulletin de la Société ariégeoise des sciences, lettres et arts, 1897 (VOL6)-1898.
  4. Via domitia, Volumes 20 à 22 Annales (Université de Toulouse, Faculté des lettres et sciences humaines), Faculté des lettres, 1978
  5. Orig. charte partie parch., oct. 1163. Layettes du Trésor des chartes, t.V, n°62, p.20-21.
  6. Lignage de Rabat, 1086-1095, Cop. B.N., ms lat. 9323, fol. 104. Magnou-Nortier (E.), Magnou (A.-M.), Recueil des chartes de l’abbaye de Lagrasse, Paris 1996, tome 1, acte 134.
  7. Bulletin de la Société ariégeoise des sciences, lettres et arts, 1897 (VOL6)-1898.
  8. Archives Nationales, J.879 ; 20. Cop. B.N., Doat, 167, f°247r - 248v.
  9. Cartulaire de Boulbonne p.280.
  10. Cartulaire de Boulbonne p.273.
  11. Florence Guillot, Seigneurs et castra en Sabartès (haute vallée de l'Ariège) aux XIe-XIIe siècles, CHATEAUX PYRENEENS AU MOYEN ÂGE, Naissance, évolutions et fonctions des fortifications dans les comtés de Foix, Couserans et Comminges, colloque de Seix – 2007.
  12. Bulletin de la Société ariégeoise des sciences, lettres et arts, 1897 (VOL6)-1898.
  13. Bulletin de la Société ariégeoise des sciences, lettres et arts, 1897 (VOL6)-1898.
  14. Bulletin de la Société ariégeoise des sciences, lettres et arts, 1897 (VOL6)-1898.
  15. Bulletin de la Société ariégeoise des sciences, lettres et arts, 1897 (VOL6)-1898.
  16. Bulletin de la Société ariégeoise des sciences, lettres et arts, 1897 (VOL6)-1898.
  17. Bulletin de la Société ariégeoise des sciences, lettres et arts, 1897 (VOL6)-1898.
  18. La baronnie de Miglos : étude historique sur une seigneurie du haut comté de Foix, C. Barrière-Flavy, Barrière-Flavy, Casimir (1863-1927), Chauvin et fils (Toulouse) : 1894.
  19. La baronnie de Miglos : étude historique sur une seigneurie du haut comté de Foix, C. Barrière-Flavy, Barrière-Flavy, Casimir (1863-1927), Chauvin et fils (Toulouse) : 1894.
  20. La baronnie de Miglos : étude historique sur une seigneurie du haut comté de Foix, C. Barrière-Flavy, Barrière-Flavy, Casimir (1863-1927), Chauvin et fils (Toulouse) : 1894.
  21. La baronnie de Miglos : étude historique sur une seigneurie du haut comté de Foix, C. Barrière-Flavy, Barrière-Flavy, Casimir (1863-1927), Chauvin et fils (Toulouse) : 1894.
  22. La baronnie de Miglos : étude historique sur une seigneurie du haut comté de Foix, C. Barrière-Flavy, Barrière-Flavy, Casimir (1863-1927), Chauvin et fils (Toulouse) : 1894.
  23. La baronnie de Miglos : étude historique sur une seigneurie du haut comté de Foix, C. Barrière-Flavy, Barrière-Flavy, Casimir (1863-1927), Chauvin et fils (Toulouse) : 1894.
  24. La baronnie de Miglos : étude historique sur une seigneurie du haut comté de Foix, C. Barrière-Flavy, Barrière-Flavy, Casimir (1863-1927), Chauvin et fils (Toulouse) : 1894.
  25. Miglos

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