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                                Les Lordat 


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Armes des Lordat : D’or à la croix de gueules. alias D’or à la croix alésée de gueules. Supports : deux lions lampassés de gueules. Devise : Pro fide.

Les de Lordat sont une ancienne famille de chevalerie du comté de Foix qui tire son nom du château de Lordat, situé dans la vallée de l'Ariège. La maison de Lordat est une des premières du comté de Foix du fait de son ancienneté [1]. La famille de Rabat est un rameau de la Maison de Foix, selon certaines sources[2]. Raymond-Gaubert de Lordat rend hommage en 1095 à Ermengarde de Carcassonne, sa cousine germaine, héritière de Roger, premier comte de Foix (1012 - 1064), parti en croisade sans descendance (arch. château de Foix)[3]. Cette famille compte également parmi celles qui sont admises aux honneurs de la cour. Une branche des barons de Lordat conserve jusqu'à la révolution sa part d'une possession qui remonte à 800 ans dans cette illustre famille[4].

Origines des Lordat Modifier

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Château de Lordat : la base de certains murs permet de supposer une origine antérieure à l'ouvrage féodal.

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Château de Lordat.

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Château de Lordat.

Les de Lordat sont une ancienne famille de chevalerie du comté de Foix qui tire son nom du château de Lordat, situé dans la vallée de l'Ariège. Sa construction remonte officiellement aux IXe - Xe siècles. Mais un fort ibère, puis romain a précédé cette forteresse. Sur le site on trouve des artefacts celtiques, ainsi que des médailles qui témoignent qu'un castellum déjà installé sur le piton à l'époque romaine. L’étude du bâti et le résultat d’un sondage pour travaux lors de la mise en place de la volière ayant aboutit à la découverte de matériel tardo‐antique[5].

Lordat est néanmoins mentionné pour la première fois que dans des actes en 970 :

...in pago Tolosano, in [mi]nisterio Lordadense...[6].

Le château de Lordat est situé sur la commune de Lordat. Il occupe une position stratégique exceptionnelle : placé sur un piton calcaire situé à 965 mètres d'altitude. Ses murailles surplombent le Sabarthès (la haute vallée de l'Ariège) de 400 mètres.

Lordat est l'une des plus grandes forteresses du haut comté de Foix. Fortification publique comtale antérieure à l’an mil, chef lieu de ministerium[7]. Lordat ferme le pays de Foix sur la frontière d'Espagne et est très important pour la sécurité de ce pays. Trois enceintes ovales aux remparts crénelés protègent le donjon.

La maison de Lordat est une des premières du comté de Foix du fait de son ancienneté [8].

D. Vaissète, dans son Histoire générale de Languedoc[9], fait mention du fief de Lordat en 970. Il relève directement du comté de Foix et en arrière-fief du comté de Toulouse[10]. A la fin du Xe siècle le château de Lordat dépend du comté de Carcassonne comme toute la haute vallée de l’Ariège.

La famille de Rabat est un rameau de la Maison de Foix, selon certaines sources[11]. Toutefois au XIe siècle le château de Lordat dépend du système des castlans.

Certes en 1034, le château est cédé par Bernard Roger de Foix (980 - 1036/1038), à son fils cadet Roger, premier comte de Foix (1012 - 1064)[12]. On a :

...castrum de Lordato... dans les biens du petit‐fils de Roger de Carcassonne qui tient la haute vallée de l’Ariège[13]

Raimond de Niort, Arnaud Guillaume, sont mentionnés dans l’inféodation des années 1068 ‐  1095, pour le comte de Cerdagne[14].

Malgré le développement à partir du XIee siècle d’un lignage éponyme, il semble donc que le château proprement dit soit resté sous autorité comtale directe avec sa garde dévolue à un châtelain, fonction non héréditaire. Les châtelains sont nommés par les comtes de Foix et régulièrement changés comme sur les autres sites du même type (voir Montréal‐de‐Sos, Calamès, etc.)[15].

La famille éponyme est surtout possessionnée en dehors de Lordat, notamment à la fin du Moyen Âge où plusieurs branches s’individualisent. Fin XIIe siècle, un de ses membres est membre du conseil des barons du comte de Foix[16].

Les premiers seigneurs de Lordat Modifier

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La Bezole.

Raymond-Gaubert de Lordat rend hommage en 1095 à Ermengarde de Carcassonne, sa cousine germaine, héritière de Roger, premier comte de Foix (1012 - 1064), parti en croisade sans descendance (arch. château de Foix)[17].

La généalogie des Lordat remonte à Jean de Lordat (1040 - après 1096) présent à la Première croisade, en 1096. On trouve dans le Canso de San-Gili, le nom de Jean de Lordat et de beaucoup d'autres chevaliers du Languedoc et principalement de Toulouse, morts en combattant glorieusement dans la Palestine[18]. Il a un frère Guillaume de Lordat, marié à Adalaïs, seigneur en partie du château de Lordat et du Lordadais. Il est dit premier du nom, de la branche des barons de Bram. Jean de Lordat (1040 - après 1096) a un fils :


Raymond Gaubert de Lordat, vivant en 1096, est époux de Guille du Puy. Guille de Rabat est la fille de Raymond-Amélius du Puy et de Guisla de Lautrec. Raymond Gaubert est seigneur de La Bezole, village des Corbières occidentales, situé un peu à l'Ouest de Limoux, sur la limite des anciens comtés de Carcassonne et de Razès [19]. D'après Jules Villain il est chef de la branche considérable de Lordat établie en Espagne, vers le commencement du XIIe siècle[20]. Raimond-Gaubert peut avoir eu pour fils, Pons et Raimond de Lordat, témoins, au mois de décembre 1163, au traité de mariage d'une fille de Roger-Bernard, comte de Foix, avec Arnaud Guillaume, seigneur de Marquefave[21]. C'est de cette branche qu'on croit descendue celle de Lordat, établie dés la fin du XIIe siècle en Espagne.

D'autres seigneurs de Lordat Modifier

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Ermengol VII d’Urgell (1154–1184) et son épouse Douce de Foix (1143-1209).

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Prise de Foix (1272).

La maison de Lordat est une des premières du comté de Foix par le nombre des terres qu'elle possède.

Cette famille compte également parmi celles qui sont admises aux honneurs de la cour. Une branche des barons de Lordat conserve jusqu'à la révolution sa part d'une possession qui remonte à 800 ans dans cette illustre famille[22].

Outre les branches de Lordat établies en France, l'histoire en cite encore trois autres établies en Espagne qui conservent des liaisons avec celles de France. Elles ont seulement ajouté aux armes de Lordat quatre têtes de Maures, les yeux bandés, placées au dessous des bras de la croix. Cette addition prouve que ces Lordat ont servi l'Etat dans les guerres des Rois de Castille contre les Maures. Des Guerriers de même nom s'illustrent encore au service des Rois d'Aragon et de Majorque.

Ruffi, dans son Histoire de Marseille[23], rapporte que les seigneurs de Lordat possèdent en partie, avec les comtes de Foix, la baronnie de Mirepoix, plus de 200 ans avant que Simon de Montfort la donne par droit de conquête à Gui de Levis, en 1209. Le Fossat, que leur apporte une riche héritière au commencement du douzième siècle, la baronnie de Rabat, la possession de la ville et du territoire de Prades, de Saverdun en partie, du château et du pays de Balaguier, et un grand nombre de fiefs sur les deux rives de l’Ariège, jusques dans le haut Languedoc, composent leur patrimoine[24].

En 1190, Guillaume de Lordat est témoin d'un accord passé le 6 des nones d'octobre entre le comte d'Urgell et Arnaud, vicomte de Castelbon, acte par lequel le comte s'oblige à reconstruire le château de Ciudad[25].

Arnaud de Lordat, conseiller et vice-chancelier de Jacques, roi de Majorque et comte de Roussillon, est envoyé par ce prince, en 1308, pour demander au comte de Foix l'hommage qui lui est dû par ce dernier[26]. Le 7 juillet 1337, Arnaud de Lordat conclut à Toulouse un traité au nom du roi de Majorque avec Gaston, comte de Foix, et Roger-Bernard, vicomte de Castelbon, son frère, qui, par ce traité, s'obligent de rendre hommage

Guillaume de Lordano vend le château et franc-alleu de la Guardia au comte de Foix; le 15 des calendes de juin (4 mai) 1227[27]. Cet acte est le seul exemple même en Espagne, où son nom est écrit de Lordano; il l'est constamment de Lordad, de Lordalo dans les titres en latin.

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. Archives généalogiques et historiques de la Noblesse de France: ou recueil de preuves memoires et notices généalogiques, servant à constater l'origine, la filiation, les alliances et les illustrations religieuses civiles et morales de diverses maisons et familles nobles du royaume, Volume 11, P. Louis Lainé, 1850.
  2. Chroniques romanes des comtes de Foix / composées au XVe siècle par Arnaud Esquerrier et Miégeville ; et publiées pour la première fois, Félix Pasquier,... Henri Courteault,... Esquerrier, Arnaud (14..-1461), Miégeville, Gadrat aîné (Foix), A. Picard et fils (Paris) 1895.
  3. Jean-Lou Dinand-Jules Villain dans : La France moderne, grand dictionnaire généalogique, historique et biographique - tome III : Haute-Garonne et Ariège (volume 2) - 1928.
  4. Archives généalogiques et historiques de la Noblesse de France: ou recueil de preuves memoires et notices généalogiques, servant à constater l'origine, la filiation, les alliances et les illustrations religieuses civiles et morales de diverses maisons et familles nobles du royaume, Volume 11, P. Louis Lainé, 1850.
  5. Florence Guillot. Programme Collectif de Recherche Naissance, évolutions et fonctions des fortifications médiévales dans les comtés de Foix, Couserans et Comminges - Rapport des travaux 2009. Rapport dactylographié. 2009.
  6. Florence Guillot. Programme Collectif de Recherche Naissance, évolutions et fonctions des fortifications médiévales dans les comtés de Foix, Couserans et Comminges - Rapport des travaux 2009. Rapport dactylographié. 2009.
  7. Florence Guillot. Programme Collectif de Recherche Naissance, évolutions et fonctions des fortifications médiévales dans les comtés de Foix, Couserans et Comminges - Rapport des travaux 2009. Rapport dactylographié. 2009.
  8. Archives généalogiques et historiques de la Noblesse de France: ou recueil de preuves memoires et notices généalogiques, servant à constater l'origine, la filiation, les alliances et les illustrations religieuses civiles et morales de diverses maisons et familles nobles du royaume, Volume 11, P. Louis Lainé, 1850.
  9. D. Vaissète, Histoire générale de Languedoc, t. II, p. 100, et Preuves, col. 122.
  10. Archives généalogiques et historiques de la Noblesse de France: ou recueil de preuves memoires et notices généalogiques, servant à constater l'origine, la filiation, les alliances et les illustrations religieuses civiles et morales de diverses maisons et familles nobles du royaume, Volume 11, P. Louis Lainé, 1850.
  11. Chroniques romanes des comtes de Foix / composées au XVe siècle par Arnaud Esquerrier et Miégeville ; et publiées pour la première fois, Félix Pasquier,... Henri Courteault,... Esquerrier, Arnaud (14..-1461), Miégeville, Gadrat aîné (Foix), A. Picard et fils (Paris) 1895.
  12. Archives généalogiques et historiques de la Noblesse de France: ou recueil de preuves memoires et notices généalogiques, servant à constater l'origine, la filiation, les alliances et les illustrations religieuses civiles et morales de diverses maisons et familles nobles du royaume, Volume 11, P. Louis Lainé, 1850.
  13. Florence Guillot. Programme Collectif de Recherche Naissance, évolutions et fonctions des fortifications médiévales dans les comtés de Foix, Couserans et Comminges - Rapport des travaux 2009. Rapport dactylographié. 2009.
  14. Florence Guillot. Programme Collectif de Recherche Naissance, évolutions et fonctions des fortifications médiévales dans les comtés de Foix, Couserans et Comminges - Rapport des travaux 2009. Rapport dactylographié. 2009.
  15. Florence Guillot. Programme Collectif de Recherche Naissance, évolutions et fonctions des fortifications médiévales dans les comtés de Foix, Couserans et Comminges - Rapport des travaux 2009. Rapport dactylographié. 2009.
  16. Florence Guillot. Programme Collectif de Recherche Naissance, évolutions et fonctions des fortifications médiévales dans les comtés de Foix, Couserans et Comminges - Rapport des travaux 2009. Rapport dactylographié. 2009.
  17. Jean-Lou Dinand-Jules Villain dans : La France moderne, grand dictionnaire généalogique, historique et biographique - tome III : Haute-Garonne et Ariège (volume 2) - 1928.
  18. Canso de San-Gili, rapportée dans le Nobiliaire Toulousain, d'Alphonse Brémond
  19. L'Histoire de la Bezole et de ses environs (Aude), Volume 1 de Mémoires de la Société d'études scientifiques de l'Aude, Nouvelle série, Jacques Lemoine, Société d'études scientifiques de l'Aude, 1970.
  20. Jean-Lou Dinand-Jules Villain dans : La France moderne, grand dictionnaire généalogique, historique et biographique - tome III : Haute-Garonne et Ariège (volume 2) - 1928.
  21. Arch. de Foix
  22. Archives généalogiques et historiques de la Noblesse de France: ou recueil de preuves memoires et notices généalogiques, servant à constater l'origine, la filiation, les alliances et les illustrations religieuses civiles et morales de diverses maisons et familles nobles du royaume, Volume 11, P. Louis Lainé, 1850.
  23. Ruffi, Histoire de Marseille, t. 11, p. 157.
  24. Archives généalogiques et historiques de la Noblesse de France: ou recueil de preuves memoires et notices généalogiques, servant à constater l'origine, la filiation, les alliances et les illustrations religieuses civiles et morales de diverses maisons et familles nobles du royaume, Volume 11, P. Louis Lainé, 1850.
  25. Chdt. de Foix, caisse 26; Rec. de Doat, t. lV,jol. 315
  26. Arch. de Foix, caisse 18, tr 22
  27. Rec. de Doat , t. V, fol. 74, 275

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