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Dadilà de Nîmes

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brouillon


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Un comte traversant un village du temps des Carolingiens.

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L'abbaye de Conques.

Dadilà de Nîmes, Dadon, Dadilanus, est né vers 770, mais pas dans le Velay[1], certainement dans le Quercy[2]. Il teste le 5 juin 813 à Nîmes[3]. Comme sa femme teste en 815 et qu'il est décédé il doit être décédé en 814, dans les environs de Nîmes ou à Marionallus (Maruéjols-lès-Gardon), petit village de la Gardonnenque.


Dadila est un personnage de la haute noblesse, qui vit au début du IXe siècle est peut- être comte de Nîmes ou de Magalona, ou le gouverneur nommé par Charlemagne. Il teste en 813 à Nîmes. Il fait des dons considérables aux abbayes de Psalmodi, Aniana et Conques. Il s'agit de propriétés avaient dans les diocèses de Nîmes, Uzès, Magalona et les comtés de Rouergue, de Gévaudan et du Velay. Il reçoit des dons précieux de Charlemagne qui l'apprécie beaucoup. Son testament mentionne Gregory, son père, et ses deux filles, dont l'une est nommée Pauleta et a une fille et un fils, Agierlinam[4]. L'autre, Dadon, est déjà décédée. Il a hérité de ses biens. Dadila et Dadon sont des noms vraiment très rarement employés. On peut le rapprocher du fondateur de Conques au début du IXe siècle, lui-même nommé Dadon de Conques, membre de l’aristocratie rouergate[5]. Cet ermite est apparenté aux Guilhemides. Ce prénom se retrouve au niveau des premiers comtes de Quercy : Déda, Dadon. Ils sont eux-aussi apparentés aux Guilhemides.

En tant que témoin à l'acte on trouve un évêque nommé Jean, peut être le Jean Mgr de Magalona ou l'archevêque Jean II d'Arles. Sa veuve Ermengarda teste deux ans plus tard également en faveur principalement de l'abbaye de Psalmodi et de son abbé Teodemir [6].

SES ORIGINES Modifier

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Chez les Quercy, le prénom Doda, Dadon, Dédo est fréquent[7].

Dadila-Dadon est né vers 760, certainement dans le Quercy[8]. Son testament mentionne son père Gregory, seigneur in locum Vetulla[9]. Vetulla, Vels, est un hameau de Loupiac, dans le Quercy. Grégoire est décédé en 813[10]. Il fait donation à un de ses parents nommé Ingulfrede.

On rapprocher Dadila-Dadon du fondateur de Conques au début du IXe siècle, lui-même nommé Dadon et membre de l’aristocratie rouergate. Ce rapprochement repose sur le nom de Dadon, vraiment très rarement employé. Dadon de Conques est de la famille des Guillelmides[11]. Ce prénom se retrouve au niveau des premiers comtes de Quercy : Déda, Dadon. Ils sont eux-aussi apparentés aux Guilhemides. Le père de ce grand seigneur est - on l'a vu possessionné dans le Quercy.

BIOGRAPHIE Modifier

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Un des plus riches comtes de la Septimanie Modifier

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Les vicomtes résident à Nimes dans le château des Arènes.

Dadila est un seigneur des plus riches de la Septimanie, par les terres considérables qu'il possède en divers pays, et singulièrement dans les diocèses de Nîmes, d'Uzès et de Maguelonne (Melgueil), dans le Rouergue, le Gévaudan[12] et le Velay. C'est un personnage de la haute noblesse, qui vit au début du IXe siècle et est certainement le comte de Nîmes ou de Magalona (Melgueil).

Dadila reçoit des dons importants de Charlemagne, qui l'estime beaucoup, mais aussi des vases en or de Louis le Pieux[13].

Il teste en mai 813 à Nîmes. Il fait des dons considérables aux abbayes de Psalmodi, d'Aniane et de Conques[14].

Sa femme et sa descendance Modifier

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Dhuoda (Dodana).

Ermegunde, Ermengarda, est sa femme. Son testament la mentionne, ainsi que ses deux filles et ses petits-enfants :

- Dadon est décédée en 813. Dadila a hérité de ses biens[15].

- Pauleta a une fille, Atìgurline[16], et un fils, Agierlinam[17].

Les serviteurs d'Ermegunde, sa femme, sont affranchis. Dadila recommande qu'on les fasse jouir de tous les privilèges de la liberté, et qu'ils soient aussi considérés que les fils d’Affranchis.

Sa veuve Ermengarda teste deux ans plus tard également en faveur principalement de l'abbaye Psalmodi et son abbé Teodemir[18].

Dhuoda (Dodana) (802 - 843), qui a un lycée et une rue portant son nom à Nîmes, est-elle sa fille illégitime, puisque non signalée dans son testament ? C'est une hypothèse raisonnable de considérer Dhuoda comme pouvant appartenir à la famille de ce seigneur de la région de Nîmes. Son nom est Dadila et il a une une fille aînée décédée prénommée Dodane[19].

Dadila a peut-être une soeur, l'épouse du Comte Milon de Narbonne (ca 735-791). Ses descendants sont possessionnés dans les mêmes endroits que Dadila, font des dons aux mêmes abbayes, et l'un d'eux se prénomment Dadila, nom extrêmement rare.

Legs à l'abbaye de Conques Modifier

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Conque reçoit l'intégralité de Gressa et la part qui revient à Dadila de l'héritage de son père Grégoire in locum Vetulla[20].

Legs à l'abbaye d'Aniane Modifier

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L'abbaye d'Aniane de nos jours.

Aniane se voit attribuer la part que Dadila détient à locum Petroniaco (Parignargues) dans le pagus d'Uzès, l'intégralité du locum de Paccionaco, dans le pagus de Rodez et la part de Maruéjols-les-Gardons[21][22].

Dès le début du IXe siècle Aniane investit le Cami de la Saou qui conduit du littoral au Malgoires avec Psalmodi pour ligne de mire. Grâce aux donations de Dadila et Braidingus, riche marchand nîmois les moines des bords de l'Hérault sont présents à Aimargues, Cavairargues, à Parignargues, à Tavillan et à Nozières[23].

Legs à l'abbaye de Psalmodi Modifier

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Ruines de l'abbaye de Psalmodi.

A l'époque Carolingienne, effectivement, les dons affluent en faveur de l'abbaye de Psalmodi. A l'exemple et sur l'invitation de Charlemagne, de grands personnages de l'époque font de nombreuses libéralités au couvent : Jean, évêque de Sisteron, le prêtre Marguerie, Brindingus, riche habitant de la ville de Nimes, Dalila, l'un des gouverneurs de la Septimanie, Ermengarde, sa femme, et d'autres encore[24].

C'est d'abord le prieuré de Saint Jean de Nozet, au bord du Vidourle en face de Galazanègues (le grand Gallargues) :

le 24 mai 812 Dadila laisse à son épouse Ermengarde sa servante Prima, à ses fils quelques serfs et dans un geste chrétien il affranchit tous ses serviteurs "tanquam de ingenuis parentibus nati" et donne à Psalmodi les sanctuaires de Saint Jean de Nozet et de Saint Julien de Salinelles ("Salignanello"), plus, des terres au lieu de Parignargues "Petroniaco" (diocèse d'Uzès). Ces legs ne reçoivent pleine exécution que quatre ans plus tard alors que Charlemagne est déjà mort (26 septembre 815)[25][26].

L'ACTE Modifier

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Le comte et son évêque administrent les Pagi.

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Dadila donne de nombreux biens à l'abbaye de Psalmodi.

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Dadon, fondateur de Conques.

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Les campagnes nîmoises conservent leur aspect du temps des Gallo-Romains.

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Charlemagne et ses comtes.

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Un Missi dominici de Charlemegne.

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Abbaye de Psalmodi.

Acte n°982 dans Chartes originales antérieures à 1121 conservées en France, Cédric GIRAUD, Jean-Baptiste RENAULT et Benoît-Michel TOCK, Nancy : Centre de Médiévistique Jean Schneider; éds électronique : Orléans : Institut de Recherche et d'Histoire des Textes, 2010. (Telma) :

In Christi nomine. Incipit testamentum Dadilae et divisionale bonorum. Itaque predictus Dadila omnes omnino mancipiola mea utriusque sexus, excepto quod ad nepotem meam, nomine Agierlinam, donando concessi, id est Martino et Verae, et ad uxorem meam, nomine Ermegundis, ancillam nomine Primam et Flodoberto, Teudericode, Genituria, Ilegundis, Ingulfredo donando concessi, alios vero ingenuos et absolutos esse volo, ut tanquam de ingenuis parentibus nati vel procreati fuissent, ita se in splendore ingenuitatis manere congaudeant concessum illis sit. Omne pecus et peculiarem illorum mobilem vel immobilem, quidquid tempore meo conquisierint, aut in antea, Deo propitio, acquirere potuerint, faciendi exinde quod voluerint in Dei nomine habeant potestatem: patrocinium vero meum vel defensionem, ut dum vivo mihi deserviant, post vero meum discessum ubi vel ambulare voluerint liberam in Dei nomine habeant potestatem. In locum vero Salignacio et Salignanello, quod ponitur in territorio Magdalonensi, dono atque concedo partibus beati Petri apostoli monasterii Psalmodiensis quidquid in praedicta loca habere videor vel possidere de luctuosa quondam filia mea Dadana: id est tam in domibus, curtis, exitis et regressis eorum, sive et basilica Sancti Joannis, Sancti Juliani, quae in ipsa villa esse dignoscitur, in hortis, in terris, in vineis, sive cum omnem potestatem loci illius, quidquid de ipsa luctuosa mihi obvenit, ut ipsum praenominatum monasterium ad proprium sibi vindicet atque defendat, pro remedio animae meae. Ea vero ratione, ut ab omnibus custodiatur in omnibus, sicut in priore scriptura quae ad ipsum monasterium Sancti Petri jamdudum fieri jussi continetur [...]. In alia vero loca, de ipsa luctuosa ad filiam meam Pauletam dono ac reservo [...] Ad monasterium Agnanense, id est Sanctae Mariae et sancti Salvatoris, dono atque concedo omnem portionem mihi debitam in loco Petronaco, quod ponitur in territorio Ucetico, id est in domibus, curtis cum exeo suo et regressu, earum hortis, terris, vineis, sive et in vallem vel molinis, quae ad ipas loca pertinent, necnon et in pago Rotenico locum Paccionaco sub omni integritate, et locus Marionallus, quod est in valle Gardionenqua, quidquid in ipsis locis habere videor de portione mea, id est in omnibus curtis, exeis et regressu earum, hortis, terris, vineis vel [...] praestationem in locis nominatis, ut et ipse monasterium hoc sibi vendicet ad proprium pro remedio animae meae atque deffendat perenniter, volo atque instituo. Ad monasterium vero, quod dicitur Conchis, quod est in honore sancti Salvatoris dedicatum, quod ponitur in territorio Rodenico, dono atque concedo locum Gressa sub omni integritate cum omni sua praestatione. Et in locum Vetulla portionem mihi debitam, quae de quondam patre meo Gregorio mihi obvenit, id est in domibus, curtis, exeis et cum regressu earum, hortis, terris, vineis cultis et incultis vel omni praestatione loci ipsius, ut ipsum monasterium pro remedio animae meae ad proprium sibi vindicet atque deffendat. Baucos vero meos aureos, quos a domino ac piissimo domino Karolo imperatore accepi vel ipse mihi donare jussit, ipse cui ego eleemosynam meam injunxero pro remedio animae meae in sacerdotibus ac pauperibus erogare faciat. Vasa argentea vel aeramenta auro et argento vel ferramenta, vel quidquid ullius metalli esse videntur, vel alia ornementa et vestimenta, vel suppellectile domus meae Ermengaudis sub omni integritate, unacum arma mea, quae ad meum opus habeo, id est in spatis, lanceis, brugnis et in scutis, vel alia mobilia, vel quadripedem meum, ipse praedictus cui eleemosynam meam injunxero in sacerdotibus et pauperibus, orfanis et viduis in eleemosynam pro remedio animae meae erogare faciat. Facta pagina testamenti mei reservata firmitate. Facta pagina testamenti mei sub die nonas calendas junias, anno XLVI regnante domino nostro Karolo imperatore. S. Dadilani qui hanc paginam testamenti mei fieri volui, manu mea signavi, feci, et testes adfirmare rogavi. S. Argimirus diaconus rogatus a suprascripto in hac pagina testamenti manu mea. S. Ausebertus in hac pagina testamenti manu mea. S. Basila rogatus manu mea. S. Bonus ac si indignus presbyter rogatus a suprascripto in hac pagina testamenti manu mea. S. Bertha teste in hac pagina testamenti manu mea. Didannus rogatus scripsi. In Christi nomine Joannes ac si indignus episcopus signum feci. Ilarinus presbyter qui rogatus hoc testamentum signavit. Audesindus ac si indignus presbyter rogatus hanc paginam testamenti manu mea signum feci. In Christi nomine Marteres ac si indignus diaconus testamentum rogatus signavi. Aldemarus clericus a suprascripto hanc paginam testamenti scripsi et relegi, sub die et anno quo supra. Explicit[27].


Ermegunde, épouse de Dadila qui lui laisse en mourant l'usufruit de grands biens et un mobilier considérable sous la condition qu'elle gardera sa viduité. Elle prend, en 815, à bail à vie, des moines de Psalmodi, des biens que son mari a légués à ce monastère[28].

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. Devic, Claude ; Vaissette Joseph. Histoire générale de Languedoc. Toulouse: Edouard Privat Libraire éditeur, 1872.
  2. Sébastien Fray. L'aristocratie laïque au miroir des récits hagiographiques des pays d'Olt et de Dordogne (Xe-XIe siècles). Histoire. Université Paris-Sorbonne - Paris IV, 2011.
  3. Nîmes, AD Gard, H 113
  4. Nîmes, AD Gard, H 113
  5. Sébastien Fray. L'aristocratie laïque au miroir des récits hagiographiques des pays d'Olt et de Dordogne (Xe-XIe siècles). Histoire. Université Paris-Sorbonne - Paris IV, 2011.
  6. Devic, Claude ; Vaissette Joseph. Histoire générale de Languedoc. Toulouse: Edouard Privat Libraire éditeur, 1872.
  7. Sébastien Fray. L'aristocratie laïque au miroir des récits hagiographiques des pays d'Olt et de Dordogne (Xe-XIe siècles). Histoire. Université Paris-Sorbonne - Paris IV, 2011.
  8. Sébastien Fray. L'aristocratie laïque au miroir des récits hagiographiques des pays d'Olt et de Dordogne (Xe-XIe siècles). Histoire. Université Paris-Sorbonne - Paris IV, 2011.
  9. Les chemins à travers les âges, en Cévennes et bas Languedoc, Pierre A. Clément, Illustré par Alain Gas, Édition 5, Presses du Languedoc, 2003.
  10. Devic, Claude ; Vaissette Joseph. Histoire générale de Languedoc. Toulouse: Edouard Privat Libraire éditeur, 1872.
  11. Sébastien Fray. L'aristocratie laïque au miroir des récits hagiographiques des pays d'Olt et de Dordogne (Xe-XIe siècles). Histoire. Université Paris-Sorbonne - Paris IV, 2011.
  12. Notice des diplômes, des chartes et des actes relatifs à l'histoire de France...: de 23 à 841, Louis Etienne de Foy, Imprimerie royale, 1765.
  13. Le Rouergue au premier Moyen Âge (vers 800 - vers 1250): les pouvoirs, leurs rapports et leurs domaines, Volume 2, Archives historiques du Rouergue, ISSN 1245-9747, Jacques Bousquet, Société des lettres des sciences et des arts de l'Aveyron, 1992.
  14. Devic, Claude ; Vaissette Joseph. générale de Languedoc. Toulouse: Edouard Privat Libraire éditeur, 1872.
  15. Devic, Claude ; Vaissette Joseph. générale de Languedoc. Toulouse: Edouard Privat Libraire éditeur, 1872.
  16. Notice des diplômes, des chartes et des actes relatifs à l'histoire de France...: de 23 à 841, Louis Etienne de Foy, Imprimerie royale, 1765.
  17. Nîmes, AD Gard, H 113
  18. Devic, Claude ; Vaissette Joseph. Histoire générale de Languedoc. Toulouse: Edouard Privat Libraire éditeur, 1872.
  19. Archives du Gard : H. 113.
  20. Les chemins à travers les âges, en Cévennes et bas Languedoc, Pierre A. Clément, Illustré par Alain Gas, Édition 5, Presses du Languedoc, 2003.
  21. Les chemins à travers les âges, en Cévennes et bas Languedoc, Pierre A. Clément, Illustré par Alain Gas, Édition 5, Presses du Languedoc, 2003.
  22. Le Rouergue au premier Moyen Âge (vers 800 - vers 1250): les pouvoirs, leurs rapports et leurs domaines, Volume 2, Archives historiques du Rouergue, ISSN 1245-9747, Jacques Bousquet, Société des lettres des sciences et des arts de l'Aveyron, 1992.
  23. Les chemins à travers les âges, en Cévennes et bas Languedoc, Pierre A. Clément, Illustré par Alain Gas, Édition 5, Presses du Languedoc, 2003.
  24. Les Ruines du couvent de Psalmodi
  25. PSALMODY, par Georges Rivals, 1937
  26. Les chemins à travers les âges, en Cévennes et bas Languedoc, Pierre A. Clément, Illustré par Alain Gas, Édition 5, Presses du Languedoc, 2003.
  27. Nîmes, AD Gard, H 113
  28. Notice des diplômes, des chartes et des actes relatifs à l'histoire de France...: de 23 à 841, Louis Etienne de Foy, Imprimerie royale, 1765.

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