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                      Charles Auguste d'Allonville de Louville



D'ALLONVILLE de louville

Portrait par Alexandre François Caminade (1789 - 1862). Commandé par Louis-Philippe pour le musée Historique de Versailles en 1840. Inscription en haut à gauche sous l’écusson aux armes : Charles Auguste d’Allonville / M[arqui]s de Louville Chambellan de Philippe V Roi d’Espagne[1].

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Charles-Auguste d'Allonville : Mémoires secrets sur l'établissement de la maison de Bourbon en Espagne: extrait de la correspondance du marquis de Louville, gentilhomme de la chambre de Philippe V.

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Louis XIV accepte la succession espagnole. Louville est certainement présent à droite sur cette gravure.

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Copie du portrait par Nattier de sa fille Angélique, marquise de Baglion.

Charles Auguste d'Allonville de Louville est né le 18 mai 1664 au château familial de Louville-la-Chenard[2][3]. Il est mort le 20 août 1731, dans son château de Louville-la-Chenard[4][5][6]. Il est enterré dans l'église de Louville-la-Chenard, le 22 août 1731.


Le Marquis de Louville est un membre de la Maison d'Allonville, famille de bonne noblesse beauceronne qui s'est illustrée dans l'épée[7]. Cependant la terre de Louville n'est érigée en marquisat en faveur de Charles Auguste d'Allonville de Louville[8]. Toutes les sources disent Louville marquis, même les auteurs et documents de son temps, ou de nos jours le Dictionnaire du Grand Siècle et les Archives Nationales[9]. Ses parents sont de bonne noblesse, mais sa parentèle est illustre. En 1696, le futur Marquis, Charles Auguste d'Allonville de Louville, fait des recherches pour retrouver les titres anciens de sa famille.

Louville est formé de bonne heure, comme son frère, Jacques d'Allonville (1671 - 1732). Ses éducateurs sont à la fois des jansénistes, membres de sa famille, et des jésuites. Du fait de sa parentèle il dispose d'une clientèle qui, dès 1690, font que Paul de Beauvilliers (1648 - 1714) nomme ce capitaine d'infanterie dans régiment du Roi, Gentilhomme de la Manche auprès du Duc d’Anjou, en 1690. Louis XIV sait qu'il a vaillamment combattu depuis l'âge de quinze ans comme un brave gentilhomme[10]. Ce mentor gagne l'affection du Prince et se fait des amis à la Cour.

Louville accompagne en 1701 le nouveau roi Philippe V en Espagne. Louis XIV choisit à nouveau Louville (1700 - 1701), cette fois ci comme écuyer, puis Chef de la Maison française et Gentilhomme de la chambre de son petit-fils[11]. Beauvilliers le met en garde contre les manœuvres de Jérôme de Pontchartrain, qui dispose d'émissaires à Madrid chargé de le surveiller[12].

Le Mercure français écrit :

On peut juger dé l'estime que le Roi fait de M. le Marquis de Louville par les emplois de confiance dont il est honoré. Il a beaucoup d'esprit, & il joint à une valeur connue, une grande lecture, & une connaissance exacte des auteurs anciens & modernes, fur lesquels il s'est formé le goût[13].

Au début de 1701, le débarquement français, à la tête duquel se trouve Philippe V, en fait dirigé par les expérimentés marquis de Louville et Montviel, confirme dès les premiers moments une nouvelle orientation politique pour l’Espagne. Le renforcement à tout prix du pouvoir du nouveau roi se trouve devant deux grands obstacles, le pire étant la noblesse espagnole, orgueilleuse de ses privilèges politiques[14].

Le Duc d'Anjou a le mal du pays, mais son mariage lui remonte le moral. Entre 1700 et 1701 Louville gouverne le roi et l'Espagne, nous dit Saint-Simon. Il a une grande part aux affaires d'Espagne, d'abord dans les trois premières années du règne de Philippe V d'Espagne[15].

Hélas pour lui la Reine va décider à la place de son époux et être régente de l'Espagne à 14 ans. Elle subit de son côté l'ascendant de la Princesse des Ursins (1642 - 1722), une créature à la botte de la marquise de Maintenon. Sa rivalité avec cette Princesse qui n'aime pas les Français et qui se prend pour la reine fait que Louville perd son crédit à Madrid trop rapidement.

Quand Louis XIV décide que son petit-fils ira en Italie, il donne l'ordre à Louville de faire ce voyage avec lui. Chargé d'aller demander au Pape l'investiture du royaume de Naples pour le nouveau roi d'Espagne, Philippe V, Louville est bien reçu par Clément XI. Quand Philippe V rencontre son beau-père, Victor-Amédée II de Savoie, à Acqui, Louville lui impose à ce duc de Savoie de rester à sa place.

Louville a le tort de manifester du mépris pour les Espagnols. Il est rappelé en France en novembre 1703[16][17][18][19].

En disgrâce après 1703, il n’est plus que Gouverneur de Courtrai et Gentilhomme de la chambre du duc Alexandre de Bournonville. Il épouse en 1708 la fille de l'ambassadeur à Constantinople, Nointel et puis il est après cela Menin du Duc de Bourgogne, Louis de France (1682 - 1712) (de 1703 au 18 février 1712) et du Duc de Berry, Charles de France (1686 - 1714).

Le régent lui confie en 1716 une nouvelle mission en Espagne, afin d'engager le roi de ce pays à souscrire au traité de la triple alliance et aussi dans le but de prémunir Philippe V, Philippe contre les menées du cardinal Jules Alberoni. Une intrigue de cour fait rappeler le marquis de Louville avant qu'il est obtenu audience du roi d'Espagne.

Le vieux serviteur des Bourbons se retire sur ses terres. A sa mort le marquis de Louville ne laisse que deux filles[20][21].


Jean-Paul Le Flem dans le Dictionnaire du Grand Siècle écrit dans son article sur Louville :

Personnage subtil, mais (selon une vieille et regrettable tradition française) incapable de comprendre l'Espagne et les Espagnols, il fut en politique l'un de ces importants seconds rôles qui attendent encore leur biographie[22].
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Au Buen Retiro, solitude au sein même de sa capitale, La cour de Philippe V est toute espagnole, sauf Louville, et d'Harcourt, l'ambassadeur de France[23].

SA FAMILLE Modifier

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La Maison d'Allonville Modifier

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Albéric d'Allonville. Le blason des d'Allonville figure dans la Salle des croisades (Source : Galeries historiques du palais de Versailles).

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La famille d'Allonville est une des plus anciennes de la Beauce[24].

La Maison d'Allonville, dont le nom s'écrit aussi Alonville et Dalonville, ou bien encore Dallonville[25], est une Maison du Pays Chartrain, d'origine chevaleresqueLa Maison d'Allonville, auteur : Guy de Rambaud, " D'après une généalogie manuscrite dressée au cabinet des ordres du roi, déposée aujourd'hui au cabinet des titres de la Bibliothèque royale. Il y en a un double exemplaire dans le cabinet d'Hozier.[26]. Elle est connue depuis Payen d'Allonville, qui vit au commencement du XIIe siècle, nous dit La noblesse de France aux croisades[27]. Albéric d'Allonville prend part à la troisième croisade. On trouve après lui : Charles d'Allonville (1405 - 1479), chambellan de Louis XI, Grand panetier du roi; Simon d'Allonville, Grand maître des eaux et forêts de France ; François d'Allonville d'Oysonville, Gentilhomme de la chambre sous le règne de François Ier; Charles-Auguste d'Allonville, marquis de Louville, chambellan de Philippe V, roi d'Espagne ; Antoine-Charles-Augustin, chevalier d'Allonville, Maréchal de camp, sous-gouverneur du premier dauphin, fils de Louis XVI, tué le 10 août à l'attaque des Tuileries...

Comme l’écrit François Bluche, la Maison d'Allonville est dite non anoblie, car noble dès le XIIe siècle. Elle est maintenue dans sa noblesse le 22 janvier 1667 (sur preuves de 1370 à 1645), par Caumartin[28].

Après la bataille de Montlhéry, le 16 juillet 1465, Louis XI et la cour séjournent au château de Charles d'Allonville (1405 - 1479), à Louville-la-Chenard. A l’époque du Marquis Charles Auguste d'Allonville de Louville, on verra encore au château de Louville un médaillon en pierre, représentant l'effigie de Louis XI, sculpté par ordre de Charles d'Allonville, maître-d'hôtel de ce prince, en mémoire de ce jour[29]

Le Mercure français écrit :

Louville est d'une des plus anciennes familles de la Beausse dont il est originaire. Il y a plus de trois cens ans que fa famille possède la Terre de Louville de pere en fils. Pierre d'Alonville ayant épousé l'heritiere de Louville en 1403. qui étoit de l'ancienne maison des Chénards, dont Louville porte encore le nom. Jean d'Alonville, fils de Pierre d'Alonville, étoit Chambellan du Roi Louis XI. son fils Edmé d'Alonvillé commanda toute la Noblesse du Païs Chartrain, de l'Orleanois & du Blésois, & il eut pour fils Jean d'Alonville, Chevalier de l'Ordre, qui eut pour fils Efprit d'Alonville auffi Chevalier de l'Ordre, qui épousa Susanne de Laval[30][31].

Le fief de Louville-la-Chenard, vassal du duché de Chartres, ressort pour la justice au bailliage de cette ville. La terre de Louville n'est érigée en marquisat en faveur de Charles Auguste d'Allonville de Louville[32]. Toutes les sources disent Louville, même les auteurs et documents de son temps, ou de nos jours les Archives Nationales.


Article détaillé : Famille d'Allonville


Ses parents Modifier

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Blason des d'Allonville.

Château d'allonville

Plan du chasteau et du village d'Alonville[33].

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Extérieur de l'église de Louville-la-Chenard.

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Intérieur de l'église de Louville-la-Chenard.

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Parc du château familial de Louville-la-Chenard.

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Portail du château familial de Louville-la-Chenard.

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Une des façades du château de Louville.

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Autre vue du parc du château familial de Louville-la-Chenard.

Charles Auguste d’Allonville, est né le 16 mai 1664, au château familial de Louville-la-Chenard, et ondoyé. Il n'est baptisé, par le curé Gaudry, dans l'église de la paroisse de Louville-la-Chenard, dont son père est le seigneur, que le 17 septembre de l’année suivante.

Son parrain est son grand père maternel, Charles de Vaultier (ca 1600 - 1679), écuyer, seigneur de Moyencourt, conseiller & maître d’hôtel ordinaire du Roi, lieutenant en la capitainerie de Saint-Germain en Laye, demeurant à Paris, rue Beaurepaire, en 1650[34]. Il se marie le 9 décembre 1643, à Garancières (peut-être Garancières près Montfort l’Amaury), avec Jeanne Chaillou[35].

Son père, Jacques d’Allonville (1628 - 1707), épouse, le 13 juillet 1663, Marie-Charlotte de Vaultier de Moyencourt (1646 - 1704). Les deux familles sont originaires du pays chartrain.

Jacques est chevalier, Messire Hault et puissant seigneur, chevalier, est seigneur de Louville et du château de Montuel, à Montigny-sur-Avre, reçues de son oncle Jacques, en 1643[36][37][38]. Il est aussi seigneur, en 1658, de Herville[39].

Le 6 juillet 1650, Jacques d’Allonville hérite en effet de son oncle sans enfant, par bénéfice d’inventaire, et fait hommage au roi pour la terre de Louville (27 juin 1651 et 19 juin 1664). Le 22 mai 1667, il établit toutes ses preuves de noblesse[40].

Charles-Auguste d'Allonville est tenu sur les fonts par Philippe de Chaillou, sa grand-tante, femme de Jean Dorat, Conseiller du Roi, Auditeur en sa dite Chambre des Comptes de Paris, parent du poète Jean Dorat et de Claude-Joseph Dorat[41][42].

Au gré de ses Mémoires, Saint Simon considère, en 1694, Charles-Auguste d'Allonville, par ailleurs attaché à sa famille par son père :

C'était un gentilhomme de bon lieu, dont la mère l'était aussi, la famille de laquelle avait toujours été fort attachée à mon père et qu'il avait fort protégée dan sa faveur, et longtemps depuis par M. de Seignelay. Louville, élevé dans ce même attachement, avait été pris, de capitaine au régiment du roi infanterie, pour être gentilhomme de la manche de M. le duc d'Anjou, par M. de Beauvilliers, à la recommandation de mon père, et M. de Beauvilliers, qui l'avait fort goûté depuis, ne l'avait connu, quoique son parent, que par mon père. Louville était d'ailleurs homme d'infiniment d'esprit, et qui, avec une imagination qui le rendait toujours neuf et de la plus excellente compagnie, avait toute la lumière et le sens des grandes affaires et des plus solides et des meilleurs conseils[43].


Jacques épouse le 17 juillet 1663 Marie Charlotte de Vaultier de Moyencourt (1646 - 1704), fille de Charles de Vaultier de Moyencourt et Jeanne Chaillou. Marie est décédée le 5 avril 1704 à Louville, et est enterrée en 1704 en l’église de Moyencourt[44]. Quelques Vaultier de Moyencourt prennent le titre de comtes[45]. Sa mère est la soeur de :

Alexandre de Vaultier (1658 - 1728) (teste avec sa femme le 18 janvier 1727) chevalier, comte de Moyencourt, baron de Reuilly, seigneur de Guérard et de Dubreuil-le Magne, officier de marine, enseigne sur les vaisseaux de guerre du Roi (par brevet du 01/01/1684), chevalier de Notre-Dame du Mont-Carmel & de Saint-Lazare de Jérusalem (03/03/1684), assiste ux sièges de Condé, Bouchain, Aire, Cambrai (blessé à Cambrai), Valenciennes, à Saint-Denis, lieutenant de vaisseaux (01/04/1694), capitaine d’une compagnie franche de la Marine à Rochefort (par commission du 01/04/1694, remplace Saint-Aulaire), sert sur les Escadres de du Quesne, de l'Amiral de Tourville, etc. Aide-major du Port de Rochefort, lieutenant des Gardes de la Marine de la compagnie de Rochefort (01/01/1696, remplace Vaujoux), Commande 300 Gentilshommes-Gardes de Marine (Rochefort ~1701), Almirante ad honorem des Armées Navales Espagnoles (par brevet du Roi d’Espagne à Madrid le 28/06/1701 : Moyencourt avait alors servi 24 ans dont 3 dans le régiment du Dauphin, père du Roi d’Espagne), capitaine de vaisseau (par commission du 01/01/1703), chevalier de l'Ordre de Saint-Louis (28/07/1705), Gouverneur de l'isle de la Grenade (dans les isles du Vent, par provisions du Roi du 01/08/1717 ; remplace Feuquières), puis Gouverneur de La Guadeloupe (par provisions du 01/11/1717, enregistrées à la Guadeloupe le 03/07/1719, remplace encore Feuquières), Colonel de la Nation française à Cadix & du Régiment des Fusiliers d'Anjou à Madrid (sert en tout pendant 55 ans tant sur mer que sur terre) ép. 1) 09/08/1698 Madeleine Thibault de La Carte + ~1699/1700 (veuve de Charles Boscals de Réals, capitaine, commandant les vaisseaux du Roi + 1679) > sans postérité. ép. 2) 13/02/1701 (Rochefort) Marie-Anne de La Croix (teste seule 13/03/1733) + dès le 13/08/1733[46].

Le haut et puissant seigneur Messire Jacques d'Allonville, devenu veuf le 5 avril 1694, est décédé le 9 août 1707, en son château de Louville. Il est enterré à Illiers[47].

Ses frères et sœurs Modifier

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En 1714, son frère, Jacques d'Allonville devient membre de l'Académie des Sciences.

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Vue du cratère Louville, qui porte ce nom du fait de ce Louville.

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Souper avec le Roi Louis XIV est un immense, mais le Chevalier de Louville n'a pas une âme de courtisan.

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Sa soeur devient religieuse à l’abbaye Notre-Dame de l'Eau, le 21 décembre 1694 (Vue générale de l'abbaye, gravure attribuée à Louis Boudan, 1696).

Jacques et Marie-Charlotte ont quatre autres enfants :

¤ Charles Auguste d'Allonville de Louville (1664 - 1731) est l’aîné.


¤ Marie d'Allonville (1666 - 1668).


¤ Jacques d'Allonville (1671 - 1732), son frère, dit le Chevalier de Louville, est chevalier de Malte très jeune. En tant que cadet, il est destiné à l'Église, mais étudie les Éléments d'Euclide et entre d'abord dans la Marine, et se trouve à la bataille de la Hougue en 1690. De là, il passe au service de terre, et est capitaine dans le Régiment du roi. A la fin de 1700, le marquis Charles Auguste d'Allonville de Louville, son frère aîné, Gentilhomme de la Manche du Duc d'Anjou, suit en Espagne ce prince devenu roi de cette grande monarchie, et bientôt après il fait venir le chevalier à cette Cour, où il est nommé Brigadier des Armées du Roi d'Espagne et a un Brevet d'une Pension assez considérable sur l’assiette fiscale, mais qui lui demeure inutile. Car, au bout de 4 ans il est obligé de repasser en France, où il reprend le service. Il est pris à la bataille d'Oudenarde et envoyé prisonnier en Hollande, d'où il ne sort qu'au bout de 2 ans qu'il est échangé. Quand la Paix est faite, il a un brevet de colonel à la fuite des Dragons de la Reine avec une pension de 4.000 livres accordée par Louis XIV. Maître enfin de lui-même, il est astronome et mathématicien. Il est de l'Académie des Sciences, dès 1714. Peu de temps après, la Société royale de Londres l'honore de la même faveur. Quoiqu'il parait s'être renfermé dans l'astronomie, il se mêle de la célèbre Question des Forces vives. Il est le premier de l'Académie des Sciences , qui ose se déclarer contre Gottfried Wilhelm von Leibniz. Quel nom ! Quelle autorité ! Mais si le géomètre par lui-même est fait pour ne pas déférer aux noms et aux autorités, le caractère de Louville le rend à cet égard plus géomètre qu'un autre. Il continue en 1728 la même entreprise, et Jean-Jacques Dortous de Mairan se joint à lui avec une nouvelle théorie. C'est alors l'illustre Bernoulli qu'il attaque[48][49][50].


Le Chevalier de Louville a le sens de l'honneur :

Louis XIV, faisant la guerre en Flandres, tenait table ouverte, où tous les officiers d'une certaine qualité mangeaient les uns après les autres. Un jour, Jacques d'Allonville, plus connu sous le nom de « chevalier de Louville », bon gentilhomme de Beauce, s'étant présenté pour dîner :
Sire, dit M. de Créqui au roi, voilà M. de Louville qui souhaiterait avoir l'honneur de dîner avec votre majesté.
De quel droit ? répondit le monarque.
De Créqui, n'osant rendre la réponse du roi, dit simplement au chevalier « que ce prince lui ayant parlé d'autre chose, il n'avait pu lui parler de lui. » Cependant le soir, de Créqui représenta au roi que le chevalier de Louville, non seulement était d'une bonne et ancienne maison, mais un très bon officier. Louis, intérieurement fâché de la dureté de sa réponse, lui dit de le lui présenter le lendemain[51].
M. de Louville, lui dit alors le roi, prenez place.
Sire, répondit Jacques d'Allonville (1671 - 1732), j'ai dîné.
La noble fierté de cette réponse étonna d'abord le roi ; mais, dit-on, loin de nuire à de Louville, elle ne servit qu'à le rendre d'autant plus estimable aux yeux de ce monarque, qui depuis lui en donna plus d'une preuve[52].


  • Colombe d'Allonville (1674 - 1678)


  • Catherine-Charles-Marie d'Allonville de Louville (29 septembre 1678 Louville-la-Chenard - après 1696) est citée comme marraine à Fresnay-l'Évêque le 22 décembre 1692. Elle devient religieuse à l’abbaye Notre-Dame de l'Eau, le 21 décembre 1694. Appelée en religion sœur des Anges, elle professe le 5 janvier 1696[53].

Recherches de ses origines (1696) Modifier

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Étienne d'Allonville (ca 1250 - 1320) est chevalier. Il va à l’ost royal contre les comtes de Foix et d'Armagnac... et participe à la Croisade d’Aragon [54].

En 1696, le futur Marquis, Charles Auguste d'Allonville de Louville, fait des recherches pour retrouver les titres anciens de sa famille, comme le prouve une lettre à Gaignières, fameux érudit, collectionneur et généalogiste, dans laquelle il lui dit penser que des papiers anciens doivent se trouver à Chartres. En effet, les armes de sa famille figurent à cette époque :

dans la cathédrale de Chartres aux vitres de la troisième fenêtre du chœur, à gauche en entrant par la nef […] mon père croit […] que c’est à cause d’une donation d’un muid de blé froment que nos ancêtres ont donné à l’église de Notre Dame, et que mon père a rachetée […] Mais il est bien sûr que, comme nous sommes originaires du pays Chartrains et vassaux de l’évêque de Chartres, tous nos titres les plus anciens se trouvent parmi ceux du chapitre[55].

En 1200, Allonville est mentionné dans un cartulaire de l’abbaye de Saint-Père (bénédictins à Chartres). En 1315, un Allonville fait hommage à l’évêque de Chartres[56].

Ses ancêtres et sa descendance Modifier

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La branche de Louville s'éteint en 1731, par la mort du Marquis de Louville, Charles-Auguste d'Allonville  :


 Jehan Ier d'Allonville (1320 - 1405)
 x Jehanne Chenard, Dame de Louville
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 | --> Jehan d'Allonville de Louville (1370 - 1405)
    x Catherine Le Fournier
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    | --> Pierre d'Allonville de Louville (1387 - 1469)
         x Jeanne de Languedoue (1400 - 1427)
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         | --> Jehan II d'Allonville de Louville (1423 - 1511)
              x Madeleine de Prunelé (1450 - 1500)
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              | --> Esmé d'Allonville de Louville (1483 - 1536)
                   x 1512 Louise des Fiefs (1485 - 15??) 
                   |
                   | --> Jehan III d'Allonville de Louville (1514 - 1581)
                         x Jehanne Behan de La Rochette (1520 - 1566)
                         |
                         | --> Esprit d'Allonville de Louville (1554 - 1624)
                               x Suzanne de Laval-Montmorency (1560 - 1591)
                               |
                               | --> René d'Allonville (1588 -1676)
                                     x Marguerite Baron (1614 - 1678)
                                     |
                                     | --> Jacques de Louville (1628 - 1707)
                                            x Charlotte de Vaultier de Moyencourt 
                                            |
                                            | --> Marquis de Louville (1664 - 1731)
                                                  x Hyacinthe de Nointel
                                                  |
                                                  | --> Adélaïde de Louville 
                                                  |      x Adrien Bloquel de La Croix
                                                  |        
                                                  | --> Angélique de Louville
                                                        x Pierre de Baglion    
                                                       

SA JEUNESSE Modifier

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Dangeau, Phillippe de Courcillon.

Louville est formé de bonne heure; en cela, semblable à son frère cadet, le chevalier Jacques d'Allonville (1671 - 1732), de l'académie des sciences, qui entend Euclide, sans secours, à l'âge de douze ans, dit Fontenelle. Du reste, aussi actif, aussi pétulant que l'autre est spéculatif et flegmatique, et poussé aux affaires par un penchant irrésistible, tandis que son cadet l'est, de son côté, au calcul et à l'astronomie.

Phillippe de Courcillon (1638 - 1730), Marquis de Dangeau, militaire, diplomate et mémorialiste français, connu surtout pour son Journal où il décrit la vie à la cour de Versailles à la fin du règne de Louis XIV, nous dit à propso de Louville :

Il étoit fort instruit, avoit beaucoup d'esprit et de ces conversations charmantes par un amusement et des saillies toujours nouvelles, et avec cela tout le solide et la mesure possible[57].

Etudes (dans sa famille janséniste, puis chez les jésuites) Modifier

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Jean Dorat est un grand poète. Sa famille devient janséniste au siècle suivant.

Sa famille le confie à un grand-oncle de sa mère, certainement le mari de Philippe de Chaillou, sa grand-tante, Jean Dorat, Conseiller du Roi, Auditeur en sa dite Chambre des Comptes de Paris[58]. Il est parent du poète Jean Dorat et de Claude-Joseph Dorat[59]. C'est un homme de mœurs très pures, d'une grande instruction et janséniste.

Charles Auguste d'Allonville de Louville se souviendra que son grand-oncle et ses amis :

ces messieurs, parlaient toujours des jésuites, et rien parlaient jamais que la gorge ne leur enflât, ce qui le frappe beaucoup[60].

L’un de ses parents, ancien évêque de Québec obtient qu’il soit remis dans les mains des jésuites. Apprend-il alors à haïr ses maîtres d’hier jansénistes ?

En réalité, trente ans après, il écrit à son ami Paul de Beauvilliers qu’il a toujours rejeté par instinct leurs préjugés et leurs passions. Il soutient même une thèse en philosophie contre l’abbé de Langeron, un janséniste[61].

Mais il va surtout avoir des problèmes avec les jésuites qui accaparent le richesses et les pouvoirs en Espagne.

Parentèle et clientèle Modifier

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Claude de Rouvroy de Saint-Simon, que l'on voit sur cette gravure très jeune, est un ami de son père et de apprécie Louville. C'est lui et Jean-Baptiste Colbert de Seignelay qui influent sur Beauvilliers pour que Louville devienne Gentilhomme de la manche du duc d’Anjou (1690).

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Jean-Baptiste Colbert de Seignelay.

En 1629, René de Saint-Simon Grumesnil, cousin du duc de Saint-Simon (1675 - 1755) épouse Marguerite de Vaultier de Moyencourt, de la famille de la mère de Louville[62].

Selon le Journal du marquis de Dangeau :

Louville étoit un gentilhomme de Beauce, de très bon lieu et dont l'ancêtre paternel étoit chambellan de Louis XI et fort bien avec lui. Il est parent de M. de Beauvilliers, et sa mère étoit Moyencourt, d'un bon nom, alliée à une branche éteinte de Saint-Simon, et M. de Saint-Simon avoit pris soin de cette famille dans sa faveur sous Louis XIII[63].

Louville est voisin du Duc de Beauvilliers, dont le domaine de Saint-Aignan jouxte le sien et des liens de famille, existent selon Dangeau et Saint-Simon entre ces trois familles. Le père du duc de Saint-Simon, Claude de Saint-Simon (1607 - 1693), est ami avec le père de Louville, et apprécie son fils.Il possède lui-aussi des terres en pays chartrain[64]. Jean-Baptiste Colbert de Seignelay (1651 - 1690), le protège lui-aussi.

Du fait de sa parentèle il dispose d'une clientèle qui, dès 1690, agit pour que Paul de Beauvilliers (1648 - 1714), nommé Gouverneur, le 25 août 1690, du duc d'Anjou, le nomme Gentilhomme de la Manche auprès du futur roi.

Dangeau écrit :

Quand on mit des gentilshommes de la manche auprès des princes, M. de Saint-Simon en parla à Paul de Beauvilliers, qui ne le connoissoit point[65].

Le marquis de Louville ne connaît pas encore le Duc de Beauvilliers, qui est pourtant son cousin. La duchesse et de la sœur de celle-ci, la duchesse de Chevreuse, sont toutes deux filles de Jean-Baptiste Colbert de Seignelay (1651 - 1690).

L’entente entre lui et elles est complète, au point qu’elles le considèrent un peu comme un jeune frère[66], mais après 1690, selon leurs proches.

Louville est très proche des Colbert. Jean-Baptiste Colbert de Seignelay (1651 - 1690) est son bienfaiteur, ses filles le considèrent un peu comme un jeune frère, et le marquis se marie avec la petite-fille d'une Colbert.

Officier (1673 (?) - 1690) Modifier

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Aalo29-0

Louville ne peut pas être capitaine au Siège de Maastricht (1673). Il n'a que 9 ans !

Aalo2

Capitaine au régiment du roi infanterie, en 1690, Charles-Auguste d’Allonville, marquis de Louville (1664 - 1731) est figuré sur le portrait de Rigaud, en 1708, en armure, une main sur son épée portée à la taille, l'autre tendue vers le côté gauche de la composition, surplombant son casque à joues et panache, posé sur un rebord de pierre.

Charles Auguste d'Allonville de Louville est capitaine au Régiment Dauphin et est blessé au siège de Maëstrich (1673), selon La Gazette de France[67]. Comme il est né en 1664 Charles a 9 ans. Il doit y avoir une erreur. Louis XIV sait qu'il a vaillamment combattu depuis l'âge de quinze ans comme un brave gentilhomme[68]. Mais même à l'autre siège de Maastricht, en 1676, il n'a que 12 ans, ce n'est pas lui.

Le marquis de Louville est lieutenant au régiment du roi, puis capitaine au régiment de Poitou[69]. Le Service historique de l'armée de terre nous dit confirme que Louville est capitaine au régiment de Poitou-infanterie[70], mais sans donner de dates. Louis François du Bouchet (marquis de Sourches) nous dit qu'en 1690 Louville est :

Jeune mais sage gentilhomme d'0rléanois, qu'on disoit être un peu parent de M. le Duc de Beauvilliers. Il avoit été lieutenant dans le régiment d'infanterie du Roi, et étoit alors capitaine dans le régiment de Poitou[71].

Le Duc de Saint-Simon dit que Charles Auguste d'Allonville de Louville est capitaine au régiment du Roi infanterie, en 1690. Il écrit aussi qu'il a fait :

dans l'armée de terre, plusieurs campagnes de la guerre de la ligue d'Augsbourg entre Louis XIV et la Grande Alliance[72].

Selon le Journal du Marquis de Dangeau :

Le père étoit retiré depuis longtemps chez lui, et le fils étoit fort jeune et capitaine au régiment du roi d'infanterie, où il s'étoit même distingué[73].

Il est possible que Louville ne soit plus capitaine dans le régiment de Poitou, mais depuis peu capitaine au régiment du roi d'infanterie. Nous retrouvons son jeune frère nommé capitaine au régiment du roi d'infanterie dix ans plus tard, en 1700. Il s'agit peut-être d'une charge vénale dont il hérite.

AU SERVICE D'UN PRINCE Modifier

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Gentilhomme de la manche du duc d’Anjou (1690) Modifier

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Aalo25

Paul de Beauvilliers (1648 - 1714), peint par Rigaud, en 1693, Duc de Saint-Aignan, Pair de France, Comte de Buzançais, de Montrésor..., Président du conseil des finances (1685), précepteur des petits-fils du roi[74].

Le duc d'Anjou entre alors dans sa huitième année. Louville n'en a que 26. Louville est nommé gentilhomme de la manche du duc d’Anjou le 25 août 1690.

D'ordinaire, les gentilshommes de la manche sont attachés aux fils et petits-fils du roi depuis l’âge de sept ans jusqu’à leur majorité. Ils doivent être assidu(s) auprès de leur personne. Ces gentilshommes ont pour fonction d'accompagner partout les princes, et, comme l'étiquette ne leur permet pas de les tenir par la main, ils ne les touchent qu'à la manche : de là leur nom.

Le Prince a deux gentilshommes de la manche attitrés : Candau, aide-major du régiment des gardes françaises, et le marquis de Louville[75].

La manière de vivre et l’emploi du temps des princes nous sont connus pas le tableau qu’en fait le marquis de Louville, rare témoignage concernant l’éducation de ces princes. Le régime en est alors assez original au point que certains médecins de l’époque le désapprouvent. Peu de vin et beaucoup d’eau, on évite les fruits et les viandes trop salées. Le sport est hautement pratiqué dans le cadre d’un emploi du temps extrêmement réglé où les exercices religieux sont, eux aussi, nombreux[76].

Selon Yves Bottineau, Les Bourbons d'Espagne (1700-1808), le duc d'Anjou est le seul des trois princes à avoir un vrai ami, Louville[77].

L'affection d'Anjou Modifier

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Aalo19

Philippe de France, duc d´Anjou.

Aalo38

Anjou est élevé à Versailles et à Marly.

Aalo18

Cabanès, Éducation de Princes, Philippe de France, duc d'Anjou, 2e fils du Grand Dauphin.

Une grande osmose a lieu dans l’éducation des princes, sous la houlette du Duc de Beauvilliers, leur gouverneur et de Fénelon, leur précepteur. Louis XIV et Monseigneur leur laissent toute liberté dans leur méthode d’éducation[78].

Anjou se prend d'une affection très vive pour Louville, qui a au suprême degré ce que les enfants aiment à rencontrer dans ceux qui les approchent, une humeur libre, franche et gaie. Les supérieurs ne s'opposent point d'ombrage de cette inclination, sachant bien que celui qui en est l'objet n'en abusera pas. Saint Simon ne peut s'empêcher de raconter un petit fait à l'appui de ce qu'il e je viens de dire de la grâce du duc d'Anjou. Il demande un jour à Louville ce que c'est un placet. Celui-ci lui répond :

Monseigneur, c'est »une demande qu'on présente ordinairement aux rois, et dans laquelle on leur dit à peu près ceci : Je vous supplie, Sire, de m'accorder toute sorte de biens pendant ma vie.
Écrivez-moi cela, reprend l'enfant.

Louville obéit, et le prince, ayant aussitôt saisi le papier, écrit dessus :

Bon pour quatre-vingts ans, Philippe.

Il gagne aussitôt et conserve toute sa vie l'affection et la confiance du jeune prince, par des manières pleines de franchise et de gaieté.

Louville décrit une éducation à la spartiate dans ses Mémoires :

Voilà ce qui regarde leur boire et leur manger; mais pour les exercices que l'on leur fait faire, ils sont tels, qu'aucun bourgeois de Paris ne voudroit hasarder un pareil régime sur ses enfans; et il faut avouer qu'à moins qu'ils ne soient aussi sains que ceux-ci le sont, il ne seroit pas sûr de le hasarder. Jamais ils ne se couvrent lorsqu'ils sont dehors, à moins qu'ils ne soient à cheval, ou qu'il ne pleuve; car, quelque chaud, quelque froid, ou quelque vent qu'il fasse, ils ont presque toujours la tête nue, et ils y sont déjà tellement accoutumés, qu'ils ne peuvent plus mettre leur chapeau, et qu'ils n'en ressentent pas la moindre incommodité. Jamais on ne leur fait aucun remède, et ils n'ont jamais été ni saignés ni purgés; ils ont cependant eu quelquefois la fièvre, mais on leur a donné du quinquina. S'ils avoient quelque autre maladie plus pressante, je ne doute pas qu'on ne suivît en ce cas-là l'avis des médecins[79].

Mais l'après-midi trois quarts d'heure sont consacrés à des jeux avec les gentilshommes de la manche et les sous-gouverneurs, comme le tric-trac, les échecs ou les cartes[80].

Aalo40

Château de Versailles.

Des amis à la Cour Modifier

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A703

Le Duc de Saint-Simon (1675 - 1755).

A la Cour écrit Saint Simon :

Louville étoit créature du Duc de Beauvilliers, ami intime de Torcy et très bien avec le duc de Chevreuse[81].


Jean-Baptiste Colbert de Torcy (1666 - 1745) est un remarquable Secrétaire d'État des Affaires étrangères en 1696. C'est le neveu de son ex-protecteur, Jean-Baptiste Colbert de Seignelay (1651 - 1690). Le duc de Chevreuse (1646 - 1712) épouse Jeanne-Marie, fille de Seignelay. Ce mariage fait de lui le beau-frère de Beauvilliers, qui a épousé une des filles de Colbert. Ils sont les grands-parents du cardinal Paul d'Albert de Luynes. En 1670, le dramaturge Jean Racine lui dédie sa pièce Britannicus.

Louville est attaché à Beauvilliers et aux siens en tout temps avec une fidélité et une ardeur inviolables[82].

Beauvilliers le goûta. Il se fait beaucoup d'amis considérables à la cour : toute la parentèle de Beauvilliers et ses amis particuliers, Pomponne, Louis François Marie Le Tellier, marquis de Barbezieux...[83]. Charles Auguste d'Allonville de Louville est choisi par le duc de Saint-Simon pour demander au duc de Beauvilliers une entrevue secrète relativement à une proposition de mariage. Il procure à Saint-Simon une nouvelle entrevue, puis une autre avec Madame de Beauvilliers [84].

Aalo30

Le duc d'Anjou, roi d'Espagne (Château de Versailles).

AU SERVICE DU ROI FELIPE II (1700 - 1703) Modifier

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Louis XIV choisit à nouveau Louville (1700 - 1701) Modifier

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Aalo32

Louis XIV bénissant son petit fils. Le Roi redoute les défauts du Duc d'Anjou et le confie à Louville.

Aalo3

Philippe de France, duc d'Anjou, proclamé roi d'Espagne, par Gérard. L'un des 31 personnages, celui avec le triangle vert, est Louville.

Aalo4

François, baron Gérard (1770 - 1837), et son atelier, Philippe de France, duc d'Anjou. Louville (triangle vert).

Aalo23

Le Duc de Beauvilliers (triangle bleu) et Louville (triangle vert) en 1701.

Le testament de Charles II ayant appelé, en 1700, l'un des petit-fils de Louis XIV à la couronne d'Espagne, la nouvelle de sa mort parvient le 9 novembre à Versailles. Le 16 novembre 1700, Louis XIV annonce à la cour qu'il accepte le testament de son cousin, beau-frère et neveu. Il présente alors son petit-fils, âgé de dix-sept ans, à la cour, par ces mots :

Messieurs, voici le roi d'Espagne.

Puis il déclare à son petit-fils :

Soyez bon Espagnol, c'est présentement votre premier devoir ; mais souvenez-vous que vous êtes né Français pour entretenir l'union entre nos deux nations ; c'est le moyen de les rendre heureuses et de conserver la paix de l'Europe.

Le marquis de Castel dos Rios, ambassadeur d'Espagne, aurait ajouté :

Il n'y a plus de Pyrénées.

À la suite de l'événement, toutes les monarchies européennes, sauf l'Empire, reconnaissent le nouveau roi.

La volonté de Louis XIV est nettement exprimée en plein conseil :

Philippe V ne devait être accompagné que d'Espagnols en touchant le territoire de sa monarchie. Si le duc d'Harcourt résidait auprès de lui, c'était comme ambassadeur de France, revêtu des mêmes pouvoirs qu'il exerçait auprès de Carlos II. Louis XIV avait souvenance que c'était presque toujours cet entourage de Français qui avait perdu lés princes de la maison de Valois et de Bourbon appelés à régner sur les nations étrangères[85].
Il avait néanmoins excepté de cette exclusion générale te marquis de Louville. Charles-Auguste, marquis de Louville, appartenait à une bonne source de noblesse, possédant fiefs au pays Chartrain ; il avait vaillamment combattu depuis l'âge de quinze ans comme un brave gentilhomme; ensuite on l'avait attaché au duc de Beauvilliers, qui lui fit conférer le titre de gentilhomme de la manche de monseigneur le duc d'Anjou. Le jeune prince avait conçu pour Louville la plus vive affection. Ce gentilhomme, âgé alors de trente-trois ans, était doué d'une belle physionomie, impatient de caractère, mais en définitive de bon conseil, d'une éducation excellente, et par-dessus tout dévoué à son beau pays de France. M. de Torcy et le duc de Beauvilliers l'avaient, de concert, chargé de surveiller tous les actes d'administration du jeune prince, et de correspondre directement avec eux sur ce qui pourrait intéresser le service du roi ; il devint le véritable ambassadeur d'intimité et de famille auprès de la couronne d'Espagne[86].

François-Benoît Hoffman écrit :

Louville est donc choisi par Louis XIV pour être le mentor du duc d'Anjou, devenu Roi d'Espagne. Parmi toutes les critiques pour diminuer la gloire de Louis XIV, on n'a jamais osé dire que ce monarque ait mal connu les hommes, et qu'il ait su mal les choisir. Mais si le marquis avait tout l'esprit et toute la raison nécessaires pour servir de guide au jeune roi, Philippe V n'était pas capable de profiter de ses conseils; il n'eut pas même le courage de les écouter[87].

Louis XIV le redoute.

Aalo35

Proclamation de Felipe V Roi à Madrid.

Philippe II et Louville en 1700 Modifier

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Aalo5-0

Portraits inscrits aux livres de comptes en 1700 : Le Roy et le roy d’Espagne, et une copie du portrait du Roy..., le tout 12 000 livres (prix pour trois tableaux). Rigaud fait une [copie] pour M[onsieu]r Delouville, contre 450 livre.

Louville accompagne en 1700 le nouveau roi Philippe V en Espagne. Il est nommé chef de sa Maison française[88].

Louville exerce alors un fort ascendant sur le petit-fils de Louis XIV. Mais, Beauvilliers le met néanmoins en garde contre les manœuvres de Jérôme de Pontchartrain, qui dispose d'émissaires à Madrid chargé de le surveiller[89].

Le Duc de Beauvilliers lui remet avant le départ des instructions, sage développement de celles que Philippe V d'Espagne a reçues de Louis XIV. Fénelon lui écrit, à la même occasion, le 10 octobre 1701, une admirable lettre[90][91].

Louville demande et reçoit en novembre 1700 des instructions verbales de Louis XIV, lui-même[92].

Avant de partir trois tableaux sont faits du futur roi. Louville commande à Rigaud une copie pour 450 livres[93].

De Versailles au palais du Buen Retiro (1700) Modifier

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Aalo6

Jean-Baptiste Colbert de Torcy (1666 - 1745) est Secrétaire d'État des Affaires étrangères depuis 1696 et l'ami de Louville.

Aalo36

Portrait d'Anne-Jules de Noailles, comte d'Ayen, en 1691. Très apprécié par le jeune Roi, il les accompagne. Saint-Simon juge ce maréchal grossier, pesant et moins que médiocre.

Aalo33

Entrée de Felipe V à Madrid.

Torcy, neveu de Jean-Baptiste Colbert, est Secrétaire d'État des Affaires étrangères depuis 1696. C'est lui qui a négocié alors le testament du roi Charles II d'Espagne qui offre la couronne espagnole au petit-fils de Louis XIV. Il va être informé par son ami Louville des faits et gestes du Roi.

Le marquis de Louville est nommé pour accompagner le duc d'Anjou en Espagne, d'abord pour y demeurer en qualité d'écuyer du roi[94].

Philippe V quitte Versailles le 4 décembre et entre en Espagne par Irun le 22 janvier 1701, faisant son entrée triomphale à Madrid le 18 février.

Nous avons un plan qui nous montre la Route que tiendra sa Majesté Catholique Philippe V depuis Versailles jusqu’à Irún en Espagne :

Route que tiendra sa Majesté Catholique Philippe V depuis Versailles jusqu’à Irún en Espagne, dressée et presentée à Sa Majesté Catholique, par Joseph Sauveur, 1700, Biblioteca nacional de España, Mss 7728.

Enfin, séparé de ses frères, de son gouverneur, et du maréchal de Noailles, sur la Bidassoa, désormais accompagné de Louville de d'Ayen, Philippe V passe les Pyrénées, pour entrer bientôt dans sa capitale, comme l'écrit Saint-Simon, qui ne connaît pas du tout la géographie du nord de l'Espagne.

Pendant le voyage, malgré la magnificence des seigneurs espagnols, Louville remarque que le Roi ne trouve ni des équipages dignes de son rang :

ni les commodités auxquelles des Français s'imaginoient devoir s'attendre'. On ne lui a envoyé que mille pistoles, quoiqu'on en eût donné douze mille au connétable ambassadeur.

Louville écrit à son ami Torcy (lettre du 23 janvier 1702) : Tout ressemble à leur gouvernement. Il regrette un peu de ne pas jouir des douceurs qu'il espéroit. Il tiroit du moins un bon augure de la joie qu'il voyoit peinte sur les visages[95].

En dépit de pluies violentes, le nouveau monarque est reçu sur son chemin avec des cris de Vive le roi ! dans une ambiance de fêtes, par ses nouveaux sujets, d'Irun à Madrid, via San Sebastian, Vitoria, Burgos, Guadalajara et Alcala. A Álava il assiste à des corridas et est tellement impressionné que, après avoir vu la mort de vingt taureaux, il demande s'il est possible de voir plus de taureaux combattus.

Selon Louville :

Le Roi est reçu avec les plus vives démonstrations d'amour et de respect. Jusqu'à trois lieues de Madrid, le chemin a été couvert d'environ cinq mille carrosses, et d'une foule innombrable d'Espagnols[96].
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Itinéraire du duc d'Anjou, devenu roi d'Espagne du château de Versailles à Irun.

L'horrible mal du pays du Roi (1701) Modifier

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Aalo34

Felipe V et vues sur le Palais et l'Ermitage de San Antonio dans le Buen Retiro, l'Alcazar et la Plaza Mayor. Madrid.

Aalo35-0

Le Duc d'Anjou a dès son arrivée à Madrid la nostalgie des verts coteaux de Marly et de la société enjouée des jeunes gentilshommes et de femmes élégantes.

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Le Cardinal Luis Fernandez Portocarrero a une grande influence sur la cour. Il va trahir son roi et finir sa vie banni à Tolède.

Don Felipe arrive à Madrid et y fait Parce que très bonne impression. Il est jeune, beau et porte une veste aux couleurs vives... A Madrid, il est proclamé roi sous le nom de Philippe V. C'est le premier Bourbon d'Espagne. Son bagage est grand. Il apporte sa bibliothèque personnelle, composée de 800 livres, qui vont être l'embryon de la Bibliothèque nationale.

Louville, écuyer du Roi, est immédiatement nommé Chef de la chef de la maison civile de Philippe V d’Espagne et Gentilhomme de la chambre[97]. C'est certainement pour que le Roi ait un proche auprès de lui car il est en pleine dépression.

Dès son arrivée à Madrid, le jeune Philippe V ressent cet horrible mal du pays qui le dévore dans les tristesses d'une vie royale toute espagnole.

Le duc d'Anjou a passé son enfance sous les frais ombrages de Versailles, ou dans les verts coteaux de Marly. La société enjouée des jeunes gentilshommes a bercé son adolescence et des femmes élégantes embellissant cette cour si active et si française[98].

Philippe V arrive dans un pays presque inconnu. Il ne parle pas espagnol. Mais, il est entouré d'un cérémonial réglé, d'une gravité froide et compassée. S'il veut se dérober à cette foule de grandesses exigeantes, il a le Buen-Retiro, solitude au sein même de sa capitale, ou bien l'Escurial avec son san-Lorenzo monastique, sa croix de pierre, ses pavillons sans verdure et ses maigres jardins.

La cour compte peu de femmes. Parmi la grandesse, on voie se dessiner ces têtes blanches et tonsurées de franciscains et de dominicains, puissances actives dans l'Etat. La cour de Philippe V est tout espagnole ; il n'a auprès de lui que deux gentilshommes français; Louville, son gouverneur, l'ami de Torcy et de Beauvilliers, et M. d'Harcourt, l'ambassadeur de France[99].

La physionomie vénérable du cardinal Porto-Carrero, chef du conseil de Castille, peut inspirer du respect à un jeune prince ; mais aucun de ces graves conseillers ne croie de sa dignité de jeter quelques fleurs sur la vie de Philippe V. Les Espagnols l'alarment sans cesse par le récit de conspirations et d'absurdes projets que le marquis de Louville a du mal à dissiper.

Le prince se plaint hautement de sa destinée. Il regrette Versailles. Il pleure dans ses longues et chaudes journées d'Espagne ; si bien que Louville écrit plusieurs fois à sa cour pour d'écrire le déplorable état d'esprit du jeune roi[100].

Louville, conseiller et mentor de ce jeune prince âgé de 18 ans, écrit à Torcy :

Le roi me dit hier, dans un accès de mélancolie décourageant, qu'il redeviendroit volontiers duc d'Anjou, et qu'il ne pouvoit souffrir l'Espagne : voilà de quoi faire trembler. Il n'y a pas un moment à perdre, envoyez-nous M. de Beauvilliers, ne fût-ce que pour trois mois ; mais ne me trahissez pas auprès de la duchesse, qui ne me pardonneroit jamais de lui enlever son mari[101].

Mariage de son Roi (2 novembre 1701) Modifier

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Charles Auguste d'Allonville de Louville est présent au mariage de son Roi.

Felipe V d'Espagne se marie, à Figueras, avec sa cousine, Maria Luisa Gabriela de Savoie (17 septembre 1688 - 14 février 1714), le 2 novembre 1701. Marie-Louise est à peine âgée de treize ans quand le 12 septembre 1701 est signé un contrat de mariage. Le 18 septembre, accompagnée d'une petite escorte, la princesse arrive à de Nice. Le 20 septembre Maria Luisa Gabriela rencontre le pape Clément XI. Au cours de la semaine suivante la princesse quitte Nice en direction de Barcelone. Louville l'accueille à Montpellier[102] et l'accompagne sur les frontières du Roussillon. Il fait les compliments du roi à la nouvelle reine[103].

Le très jeune Roi se marie, à Figueres, une petite ville du nord de la Catalogne. Son frère, le duc de Bourgogne, ayant déjà épousé la sœur de Marie-Louise cela inquiète les Habsbourg. Ils les deux familles, mais aussi les trois États mener conjointement une politique anti-impériale.

C'est la Reine qui commande (après novembre 1701) Modifier

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Louville fait une royale réception à la Reine de la parte de son souverain et l'accompagne à Figueres.

Son mariage remonte le moral au jeune souverain d'Espagne. Le mariage avec une fille de Savoie offre quelques distractions à cette royale existence. Hélas pour lui la Reine va décider à la place de son époux et être régente de l'Espagne à 14 ans.

Lors de leurs premières rencontres Charles Auguste d'Allonville apprécie beaucoup Marie-Louise Gabrielle de Savoie dès qu’il la rencontre[104]. Le marquis de Louville, rendant compte à son ami le ministre Jean-Baptiste Colbert de Torcy de l’admirable conduite de la reine cite ce mot d’elle :

J'ai toujours eu envie de n’avoir d’autres volonté que celle que je dois avoir[105]. Il va rapidement changer d'avis.

Après la nuit de noces du couple royal à Figueres, le 3 novembre 1701, Louville est stupéfait en apprenant du roi que, dans les premiers instants de leur union, la reine, digne fille de Victor-Amédée II de Savoie, ne l'a entretenu que de politique ? Il parait qu'on lui a recommandé d'engager Philippe V à ne point quitter son royaume, et à confier à son beau-père le soin de ses affaires d'Italie[106].

Louis XIV donne en 1701 pour camarera mayor au nouveau couple, la Princesse des Ursins (1642 - 1722), créature à la botte de la marquise de Maintenon.

Entre 1700 et novembre 1701 Louville gouverne le roi et l'Espagne Modifier

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Selon le duc de Saint-Simon, il gouverne bientôt le roi et l'Espagne[107].

Des Français s'installent aux postes importants à Madrid et à Bruxelles et orientent de façon nouvelle la politique espagnole.

Le marquis de Louville obtient du roi la grandesse pour le d'Estrées et l’ordre de la Toison d'or pour le frère du duc d'Harcourt, l’ambassadeur de France[108].

Charles Auguste d'Allonville de Louville obtient du roi, à la prière du duc de Monteleon, une permission tacite de faire enlever sa fille pour la marier en France au marquis de Westerloo. Instruit de l'arrêt épouvantable rendu par le conseil de Castille contre le duc de Monteleon, il va trouver le roi et en obtient un ordre pour en empêcher l'exécution[109].

Le duc de Saint-Simon dans l'intimité duquel il vit, dit de lui, que :

jusqu'après la campagne d'Italie, en 1702, il fut le modérateur de la monarchie espagnole, le seul confident du roi, et le distributeur des grâces. C'était assez pour recommander son nom à la postérité, trop peu pour faire apprécier son caractère et sa conduite[110][111].

Voyage de Louville en France (12 novembre 1701) Modifier

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Louville vient bientôt à Paris pour conférer avec Torcy, et demander, au nom du roi d'Espagne, la permission d'aller combattre ses adversaires d'Autriche en Italie, où se donnent alors les batailles.

Le 12 novembre 1701, Louville vient à Fontainebleau chercher les ordres de Louis XIV en 1701. Louis XIV décide que son petit-fils ira en Italie et sera à la tête de l'armée des deux couronnes, et que Louville doit faire ce voyage avec lui.

Charles Auguste d'Allonville de Louville accompagne donc Philippe V, et s'oppose en maintes occasions aux prétentions du duc de Savoie, qui aurait voulu dominer sous le nom de son gendre dans cette partie des États espagnols[112][113].

Louville est aussi un des intimes du roi Philippe V, et remplit l'une des premières charges de sa cour. Mais, c'est un Français spirituel, satirique, vain et frondant tout ce qui n'est pas français ; d'ailleurs ennemi personnel de la Princesse des Ursins (1642 - 1722), à qui il nuit beaucoup à Paris par la causticité de ses rapports[114].

Les rapports que Louville fait au Roi et à Madame de Maintenon lui aliènent Madame la duchesse de Bourgogne[115].

Colonel du Régiment de Lombardie (1702) Modifier

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Aalo

Charles Auguste d'Allonville, marquis de Louville.

A696

Le Roi et le Maréchal Louis-Joseph de Vendôme.

Aalo52

Felipe V lui donne le Gouvernement de Courtray.

Aalo54

Vaudémont dispose en Italie de 60.000 Français et Piémontais. Nos alliés, les Grands, méprisants et agressifs commandent 2.000 Espagnols.

En 1701, Sa Majesté Catholique confirme au Marquis de Louville, le poste de Chef de sa maison Françoise. En allant en Italie pour y servir auprès de lui, ce monarque le fait Gentilhomme de sa Chambre et lui donne la Clef d'Or. II sert ce Prince en qualité d'Aide de Camp pendant la Campagne, et il commande le Régiment de Lombardie[116][117].

Son frère Jacques d'Allonville (1671 - 1732) est nommé Brigadier des Armées du Roi d'Espagne (général). Par la suite il a un brevet de colonel à la suite des Dragons de la Reine avec une pension de 4.000 livres accordée par Louis XIV.

Louville est le commandant en second avec le titre d'maestre de campo[118]. Il s'avise spontanément de charger les gardes du marquis de Créqui, et de blesser même dans la mêlée un officier du régiment d'Anjou.

L'un des officiers français de son régiment de Lombardie est tué par nos soi disant alliés espagnols[119]. A quelques jours de là, Louville est victime - avec ses gens - de fainéants voleurs et assassins espagnols :

Une querelle s'est engagée ici entre plusieurs officiers du régiment de Lombardie, que j'ai l'honneur de commander sous le prince Pio, et des gens à moi, à propos de fourrages que ceux-ci avoient faits pour mes chevaux et que ces messieurs voulurent enlever, parce qu'ils ne savent ce que c'est que de prendre la moindre peine, et d'exécuter les ordres qu'on leur donne d'envoyer ou d'aller aux fourrages. Je dormois sous ma tente, qui est voisine de la barraque du roi, quand je fus subitement reveillé par les cris de mes gens, et n'ayant trouvé autour de moi qu'une paire de grosses bottes, je les mis à crud et courus tout nud dans cet équipage au secours de ces pauvres diables, dont je rencontrai aussitôt deux qui avoient déjà, l'un la tête fendue d'un coup de sabre, et l'autre les reins percés d'entre en outre d'un coup d'épée. Ceux qui les poursuivoient ainsi cruellement étoient un capitaine de Lombardie et deux sous-lieutenans. Je m'avançais d'abord sur le capitaine, et lui ayant demandé s'il ne me reconnoissoit pas bien le visage, sur sa réponse insolente, je lui jetai son chapeau à terre, ce qui, dans la vérité, passé ché les Espagnols pour un grand affront et je fis conduire les assassins au prévôt. Notez que l'affaire alloit devenir chaude, car les marmitons du quartier étoient accourus au secours de mes valets, avec des broches dont ils allaient infailliblement embrocher mes braves. Pendant ce temps, le roi étoit a la fenêtre qui essayoit en vain de se faire obéir de sa garde, déjà prête à se mettre de la partie ; j'eus beaucoup de peine à éteindre ce feu, mais enfin, les coupables une fois emmenés,tout se calma. Le duc de Medonia-Sidonia et Saint-Estevan n'osant point empêcher qu'on ne fit le procès aux assassins ne cessoient de répéter qu'il étoit malheureux car les coupables étoient espagnols. Il avoit imaginé un bel expédient pour les sauver, c'étoit de dire que, comme je ne m'étois pas encore fait recevoir à la tête, de mon régiment, mes officiers pouvoient bien ne m'avoir pas reconnu non plus que mes gens. Je leur ai fait un chemin plus large et plus droit, en demandant la grâce des coupables, que j'ai obtenue. Mais Dieu ne me saura aucun gré de cette action, ne l'ayant faite que parce que j'ai su qu'on m'accusoit de vouloir me débarrasser du capitaine pour ne lui point donner satisfaction du chapeau jeté à terre. Le misérable est donc sorti, après quoi il a tout bonnement replacé son chapeau sur sa vilaine tête, et il ne l'a pas mis de travers, comme vous l'allez voir, puisque le roi, l'ayant fait venir et lui ayant dit, selon Pesage, qu'il prenoit l'affront sur lui, ce redoutable capitaine ne m'est rien venu dire ...[120].
Vous saurez que le prince Pio m'a très-mal soutenu dans cette affaire, et cependant il me doit son régiment et le gouvernement de Navarre, qui lui vaut trente mille livres de rente... Depuis l'aventure. de mes gens, les grands m'ont pris dans une superbe aversion[121].

Sa rivalité avec la La Princesse des Ursins (1702 - 1703) Modifier

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Aalo29

Marie Anne de la Trémoille, princesse des Ursins, en 1700, attribué à René Antoine Houasse.

Saint-Simon dans ses Additions à Dangeau écrit :

Louville écrit est celui de tous ceux qui étoient à Madrid à qui la Princesse des Ursins (1642 - 1722), faisoit le plus de caresses et a l'expulsion duquel elle travailloit avec le plus de soin, parce qu'il avoit la plus grande part dans l'habitude et dans la confiance du roi d'Espagne et dans celle du Louville, autrefois grand favori du roi Phillipe V, très patronné par le Beauvilliers et de Torcy, et qui avoit le plus d'esprit pour la cour et de vues et de capacité pour les affaires. Sa liaison avec les cardinaux, dont le Cardinal d'Estrées, et avec tous ceux qui avoient eu part au testament lui étoit encore insupportable[122].

La Reine d'Espagne va subir l'ascendant de la Princesse des Ursins (1642 - 1722). Mais pendant de longs mois c'est toujours la Princesse des Ursins que Louville attaque avec des traits empoisonnés. Il prétend tenir du Roi Phillipe V même qu'elle ne peut souffrir les Français. Elle l’importune et le fait enrager, par ses invectives contre eux.

Cette Princesse des Ursins (1642 - 1722) est en rapport avec le Roi de France. Mais, aux direx de Louville, elle se croie déjà reine d'Espagne[123]. Elle va d'ailleurs jouer un rôle politique de premier ordre à la cour d'Espagne au XVIIIe siècle en tant que camarera mayor de la future épouse du roi Phillipe V, Marie-Louise Gabrielle de Savoie.

Comme il arrive souvent dans les intrigues de cour, il se fait à Madrid un changement soudain dans la situation des personnes. La Princesse des Ursins (1642 - 1722) se voit au comble de la faveur auprès du roi et de la reine et s'en sert pour éloigner de la cour tous ceux qui peuvent lui faire ombrage. Ainsi le Cardinal d'Estrées, à qui elle doit en partie son élévation, et donc le marquis Louville, chef de la maison française de Philippe V, et devenu le confident de ce prince, doivent s'éloigner de Madrid. Beaucoup d'autres Français, qui ont acquis quelque influence à la cour d'Espagne, sont ainsi contraints de la quitter[124].

En effet Louville, autrefois grand favori du roi Phillipe V, très patronné par le Duc de Beauvilliers encourt la disgrâce de Princesse des Ursins (1642 - 1722) qui excite la reine Marie-Louise Gabrielle de Savoie contre lui et le fait renvoyer en France en 1703[125].

Une autre cause de sa disgrâce est l’attitude de la reine et du beau-père du roi à son égard.

Accord partiel avec le Pape Modifier

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Aalo51

Pape Clément XI.

Chargé d'aller demander au pape l'investiture du royaume de Naples pour le nouveau roi d'Espagne, Philippe V, Louville est bien reçu par ce Clément XI. Mais, intimidé par la présence d'une armée impériale, le pape évite de se prononcer sur l'investiture.

Le marquis de Louville est envoyé aussi à Rome pour presser le pape d'envoyer à Naples un légat a latere. Il réussit dans sa mission malgré les agissements du cardinal Grimani[126].

Rencontre de Philippe V avec son beau-père (17 avril - 2 juin 1702) Modifier

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Aalo55

La Famille Ducale de Savoie en 1697 avant le mariage de Marie-Louise Gabrielle de Savoie.

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Victor-Amédée II de Savoie en veut à Louville qui lui refuse d'avoir un fauteuil devant le roi.

Philippe V rencontre son beau-père, Victor-Amédée II de Savoie, à Acqui. L'entrevue est froide.

Louville déplaît au duc de Savoie, car il est là pour défendre les intérêts de son roi et de l'alliance franco-espagnole. Cela va influer sur la suite de sa vie[127][128][129].

Quand Philippe V rencontre Victor-Amédée II de Savoie, à Acqui, c’est un politique rusé qui une entrevue d'affaires avec un roi de 18 ans, qui joint à la naïveté de son âge celle de l'insouciance ! Mais, par un fâcheux contre-temps, il se trouve auprès de cette proie en espérance, un surveillant aussi fin que le chasseur, et de plus très franc et très hardi. Ce surveillant, c'est Louville.

Le duc le connait si bien sans l'avoir vu, qu'après avoir salué le roi catholique, Victor-Amédée II de Savoie demande d'abord au comte de Phélippeaux, l'ambassadeur de France à Turin :

si ce monsieur Louville était pour lors auprès de son gendre ?

L'envoyé ayant répondu que oui.

Alors le marquis est bientôt comblé de caresses, car Victor-Amédée II de Savoie a toujours à sa disposition, selon les temps et les personnes, autant de grâces et de bienveillance qu'il lui importe d'en montrer[130].

Gabriel Paul Othenin de Cléron Haussonville écrit :

'Victor-Amédée arrivait donc pour souper, plein d'espoir. Mais il trouva du changement. Chose singulière, ce fut un Français, Louville, ce gentilhomme de la manche qui était là[131].

Selon le duc de Saint-Simon, le marquis de Louville est averti par M. de Vaudémont que Victor-Amédée II de Savoie doit avoir un fauteuil devant le roi. Il représente à ce prince que MM. de Savoie ne l'ont jamais eu devant les princes de la maison de France, ni prétendu l'avoir. Le fauteuil est retiré[132]. Felipe V, choqué par autant d'arrogances ne le reçoit pas à souper[133].

Mais Louville s'étant montré hostile aux prétentions du duc de Savoie, celui-ci le dénonce à la reine d'Espagne, Marie-Louise Gabrielle de Savoie, comme un ennemi. Elle pleure à nouveau comme une enfant capricieuse.

À son retour en Italie, le marquis de Louville se voit écarté du roi. Il perd son logement dans le palais[134].

Les Grands d’Espagne Modifier

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Le plus intéressant de la peinture politique dans "Ruy Blas" vient pour une part décisive des écrits de Louville[135].

La misère du peuple Modifier

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La misère du peuple.

Charles Auguste d'Allonville de Louville est choqué par la misère du peuple, les prêtres et les Grands d'Espagne accapareurs de la fortune, de la puissance et des honneurs. Il l'écrit dès 1700 et 1701, au Marquis de Torcy, ministre de Louis XIV[136][137].

Les centres de transformation des aliments sont sous le contrôle de l'église. La guerre de succession espagnole voit tout le territoire du pays envahi. Paradoxalement, la population augmente de 40% tout au long de ce siècle. Malgré cela, la paysannerie du Nord accuse une grande pauvreté qui se reflète dans la nécessité urgente d'intégrer d'autres cultures que le blé. La faim fait que les malades sont très nombreux.

Les négociants avec l'outre-mer étrangers à Séville et Cadix s’enrichissent et les fausses élites espagnoles, mais le peuple reste dans la pire des misères. Les domestiques et employés de ces négociants sont généralement Auvergnats ou du Limousin.

Les Jésuites accaparent pouvoirs et richesses Modifier

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Aalo59

Ça n'est pas Felipe qui règne sur l'Espagne, mais la Reine, la Princesse des Ursins, les prélats comme Luis Manuel Fernandez Portocarrero et Guzmán Bocanegra et les Grands.

Louville écrit :

Souvenez-vous bien que vous aurez deux prêtres proposés pour la présidence de Castille. Nous avons déjà un prêtre gouverneur du Mexique, et un autre âgé de soixante-dix ans qui dirige notre commerce à Séville avec le succès que vous savez. A mesure que les présidences des conseils deviendront vacantes, on proposera des prêtres pour les remplir, et je ne désespère point de voir des nominations semblables pour les commandemens des armées et des escadres quand nous en aurons.

Les Jésuites se sont emparés du pays et de ses richesses. Bien entendu, Les confesseurs de Philippe V sont tous jésuites[138].

Le marquis de Louville, chef de la maison française de Philippe V, est obligé de recommander aux représentants de la France de s’entretenir avec Daubenton, le confesseur du Roi, régulièrement, et faire en sorte qu’il ne se mêle en rien des affaires temporelles. Cependant, si nous reprenons l’instruction du R. P. Général Aquaviva de 1608, portant sur les Devoirs des confesseurs des princes, celle-ci prévoit un rôle plus large pour le confesseur, dans la mesure où sa fonction ne consiste pas à donner une simple absolution, mais aussi à parler avec une religieuse franchise à son pénitent, non seulement des choses entendues en pénitence, mais aussi sur les abus dont il aurait eu connaissance. Comme le rapporte un contemporain :

le P. Daubenton est souvent mandé pour dire son avis dans les choses qui regardent ou qui ont quelques rapports à la conscience et il est peu de matières que la religion du roi d’Espagne ne trouve avoir rapport à cette même conscience.

Daubenton est accueilli comme un «ange venu du Ciel par tous les jésuites qui se pressent à l’envie de l’avoir dans leurs maisons.

Les rivalités monastiques sont la plaie invétérée de l’église d’Espagne. Aussi, malgré la ferveur de sa piété et les ménagements parfois risibles de sa prudence, Philippe V ne parvient-il point à la guérir, bien que, selon le conseil de Louville, il ne va jamais à la messe chez les jésuites sans aller à vêpres chez les dominicains.

L’ordre des Prêcheurs ou des Frères Prêcheurs (O.P. — en latin : Ordo Fratrum Prædicatorum), plus connu sous le nom d’ordre dominicain, est un ordre catholique lié à l'Inquisition, dont mon ancêtre, Joseph Dubernad va être l'une des dernières victimes à Séville.

Philippe V envoie Louville et Orry à Versailles en les chargeant d'un mémoire où les cardinaux d'Estrées et Portocarrero sont accusés des projets les plus condamnables.

La corruption Modifier

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Aalo46

Luis Francisco De la Cerda Aragón, IXe duc de Medinaceli (1654 – 1711).

C'est Louville qui est responsable de la fameuse distinction entre nobles du Royaume et nobles du Roi. Victor Hugo lui emprunte avec une fidélité qui va jusqu'aux formules les traits caractéristiques de la décadence espagnole. Il reprend, dans Ruy Blas, la critique de Louville sur les :

ministres véritable oligarchie, composée de gens unis par l'orgueil, divisés par l'ambition et endurcis par la paresse[139].

Dans ses rapports à Torcy, le marquis, avec sa vivacité ordinaire, écrit que le duc de Medinaceli, le champion du parti espagnol, est :

un homme sans religion et sans probité, sept fois grand d'Espagne, et par conséquent sept fois plus corrompu que les autres[140].

Charles Auguste écrit à peu près à la même époque que :

quand même un ange descendrait du ciel pour prendre les rênes du gouvernement, on se trouverait désappointé dans les espérances que l'on s'était forgées, vu l'état présent de l'Espagne, qui était gangrenée d'un bout à l'autre[141][142].

José Manuel de Bernardo Ares parle de la volonté de Louis XIV de renforcer la monarchie aux dépens des Grands et des prélats :

Au début de 1701, le débarquement français, à la tête duquel se trouvait Philippe V, en fait dirigé par les expérimentés marquis de Louville et Montviel, confirmerait dès les premiers moments cette nouvelle orientation politique pour l’Espagne. Le renforcement à tout prix du pouvoir du nouveau roi se trouvait devant deux grands obstacles, à savoir la noblesse espagnole, orgueilleuse de ses privilèges politiques, exercés au travers des Conseils...[143].

Les Grands et la conduite de la guerre Modifier

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Aalo60

Les prélats et autres Grands sont entre autres responsables de la perte de Gibraltar... qui n'était pas gardé par cent hommes.

Aalo61

Le Marquis de Villafranca, grand d'Espagne, mayordomo mayor tient le roi presque prisonnier au Palacio de Retiro.

Les Grands sont incapables de gérer l'Etat et le négoce avec les colonies, mais aussi l'armée. Le Roi n'est pas protégé par ses gardes. Donc Louis XIV doit le faire protéger.

Autre abus de pouvoir des Grands :

Le Marquis de Villafranca, grand d'Espagne, mayordomo mayor tient le roi prisonnier au Palacio del Retiro. Il a les clés des portes et parfois le roi ne peut pas aller. Il a juste le droit de recevoir les Grands d'Espagne[144].

Le Roi et Louville vont devoir se battre pour que la cour se déplace, comme c'est le cas en France, et que le roi puisse aller chasser sans en arracher la permission[145].

A la cour les Grands sont odieux. À l’armée, pendant la guerre de Succession d'Espagne, c’est pire ! Louville demande à combattre en Italie. L'un des officiers français de son régiment de Lombardie est tué par nos soi disant alliés espagnols[146].

Louville écrit à Beauvilliers, les 22 juillet et 15 septembre 1702 :

Nous sommes environ soixante-deux mille hommes, y compris le corps de Vaudémont, savoir : soixante mille Français ou Piémontais, et deux mille Espagnols, le tout sous les ordres du duc de Vendôme en Italie...

Louville écrit à Torcy, le 8 août 1702 :

Pour les Grands, officiers espagnols, qui avaient suivi Philippe V en Italie, l'armée ne consistait que dans leurs deux mille hommes. Peu s'en fallait qu'ils ne prissent les autres corps pour des bandes aventurières que l'on pouvait traiter comme une troupe de serviteurs à gages.

Louville continue ses critiques :

Il fallait entendre discourir ces illustres frondeurs les Grands. S'agissait-il de troupes ? L'Espagne avait besoin de soldats, sans doute ; mais c'était à la France à en fournir, à condition que les généraux seraient espagnols. De l'argent ? La France en retirait assez de son commerce avec l'Espagne, pour payer les trois quarts des dépenses de la guerre, ce qui ne devait pas empêcher que les Indes ne fussent absolument fermées aux vaisseaux français, et ainsi du reste. Avec cela, une indolence, une incurie pour les premiers intérêts de cette patrie dont on se montrait si jaloux, que les esprits les plus prévenus pour la grandeur castillane ne pouvaient que gémir à ce spectacle, ou s'indigner. La perte de Gibraltar fut un effet de cette orgueilleuse paresse ; Gibraltar, la clef des deux mers, ce redoutable rempart qui faisait respecter l'Espagne des deux mondes, n'était pas gardé par cent hommes. Le duc de Grammont sut que les Anglais en méditaient l'attaque ; il en prévint le conseil de Madrid, qui ne tint compte de l'avertissement, et Gibraltar tomba le 4 août 1704[147].

La disgrâce Modifier

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A702

Prise de Barcelone, par Berwick, en 1714.

Louville, quoique de la maison de Philippe V, n'est pas sujet espagnol, et ne l'a jamais été[148][149].

A la cour, on assiste à des luttes croisées entre les austracistes (Almirante) et les bourboniens (Portocarrero), sans oublier la lutte fratricide entre les Français eux-mêmes (la princesse des Ursins, première dame de la reine, et Jean Orry, contre Louville lui-même et le tout puissant ambassadeur de France, le cardinal d’Estrées[150][151].

Souvenons-nous que :

Louis XIV avait souvenance que c'était presque toujours cet entourage de Français qui avait perdu les princes de la maison de Valois et de Bourbon appelés à régner sur les nations étrangères. Il avait néanmoins excepté de cette exclusion générale le marquis de Lou ville. Charles-Auguste, marquis de Louville, appartenait à une bonne source de noblesse, possédant fiefs au pays Chartrain ; avait vaillamment combattu depuis l'âge de quinze ans comme un brave gentilhomme ; ensuite on l'avait attaché au duc de Beauvilliers, qui lui fit conférer le titre de gentilhomme de la manche de monseigneur le duc d'Anjou. Le jeune prince avait conçu pour Louville la plus vive affection. Ce gentilhomme, âgé alors de trente-trois ans, était doué d'une belle physionomie, impatient de caractère, mais en définitive de bon conseil, d'une éducation excellente, et par-dessus tout dévoué à son beau pays de France. M. de Torcy et le duc de Beauvilliers l'avaient, de concert, chargé de surveiller tous les actes d'administration du jeune prince, et de correspondre directement avec eux sur ce qui pourrait intéresser le service du roi ; il devint le véritable ambassadeur d'intimité et de famille auprès de la couronne d'Espagne[152].

Sa mission est donc voué à l’échec. Les Grands et le clergé qui accaparent le pouvoir et les richesses de l'Espagne parlent de mainmise étrangère sur le roi d'Espagne.

Le marquis de Louville est rappelé en France en novembre 1703. Il attribue cette disgrâce au confesseur du roi, Guillaume Daubenton, et accuse aussi les Jésuites[153]. Mais Guillaume Daubenton est victime lui aussi de la princesse des Ursins et ne reviendra en Espagne qu’en 1716, comme Louville, après sa disgrâce.

Donc, qu'il soit prêt à beaucoup de compromis comme Daubenton ou critique, un Français avec des fonctions importantes à la cour d'Espagne est presque condamné dès le départ à retourner au royaume de France.

La cour de Philippe V était tout espagnole. Toutefois c’est une franco-italienne désignée par Louis XIV comme camareria major, qui va combattre ouvertement l'influence de la France ! La princesse des Ursins parvient à éloigner du conseil de son souverain le fidèle Louville, le seul gentilhomme français qui accompagne Philippe V dans le sombre Escurial[154]


Sa Majesté Catholique, Felipe V, le nomme Gouverneur et Grand-Bailli de Courtrai au retour de la guerre[155]

AU SERVICE DE LOUIS XIV (1703 - 1715) Modifier

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Louville reçoit ordre de revenir de son souverain, le roi de France, et obtient du Roi d'Epagne une grosse pension et 100.000 livres, avec lesquelles il se bâtit une retraite agréable[156].

Depuis le Traité d'Utrecht (1713), qui lui ôtent le grand bailliage de Courtrai, il n'est même plus rien à l'Espagne. Il ne touche même plus de pension[157][158].

Louis XIV fait Louville gouverneur de Navarreins. Il l'est de 1703 à 1721, et il reste toujours officiellement chambellan de Philippe V, ce qui lui assure une forte pension. Il discute avec ses amis, sans regret de sa fortune, oubliant presque les royaumes et des cours à gouverner<[159][160].

Menin des Princes de France Modifier

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Ce portrait du duc de Bourgogne, par Hyacinthe Rigaud, est pendant très longtemps au château de Louville.

Louville est Menin de Monseigneur le duc de Bourgogne, Louis de France (1682 - 1712) et du Duc de Berry, de 1703 au 18 février 1712[161][162].

Un portrait du Duc de Bourgogne, par Hyacinthe Rigaud, est au château de Louville[163]. Ce portrait est de 1703, nous retrouverons en 1708 l’armure et casque au niveau du portrait de Louville.

Louis de France (1682 – 1712), duc de Bourgogne, est le fils de Louis de France, le grand dauphin et de Marie-Anne de Bavière. Ses grands-parents maternels sont Ferdinand-Marie, Électeur de Bavière et Henriette-Adélaïde de Savoie, fille de Victor-Amédée, le duc de Savoie. Il est l'héritier en seconde ligne de son grand-père paternel Louis XIV mais est mort avant ce dernier. Son plus jeune fils devient le roi Louis XV en 1715.

Château de Louville rebâti (1703) Modifier

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Hôtel d'Humières (coté jardin).

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Façade arrière du château de Louville.

Louville à son retour en France en 1703 ne pense qu’à retrouver ses amis à Paris et faire rebâtir son château pour le rendre agréable à vivre, selon le duc de Saint-Simon. Le marquis de Louville fait rebâtir son Château de Louville sur le modèle de l'Hôtel d'Humières, à Paris[164]. Il héberge son cousin lointain, le chevalier Jacques d'Allonville, ancien capitaine au régiment de la reine. Jacques d'Allonville est d'une autre branche de la Maison d'Allonville, les Réclainville, seigneurs aussi du Claquin. Ils habitent à La Hauteville, mais ce Jacques d'Allonville meurt dans le château de son cousin.

Paul Cassegrain est nommé chapelain au château de Louville-la-Chenard, il s'y rend immédiatement, et est reçu avec une joie égale aux regrets qu'il laisse à Sainville. Là, comme partout, il est très-estimé. C'est le cas avec Louville :

M. d'Allonville, marquis de Louville, personnage considérable par les emplois qu'il avait occupés à la cour d'Espagne et à Rome sous le pontificat de Clément XI, donna, en le visitant, en s'entretenant avec lui, des preuves de la plus haute considération[165].

AU SERVICE DU RÉGENT (1715 - 1723) Modifier

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Le régent, en 1716, voulant pressentir la cour de Madrid au sujet de la Triple Alliance (1717), envoie Louville comme ambassadeur extraordinaire en Espagne en qualité d'envoyé extraordinaire, et le charge d'éclairer Philippe V contre les menées du cardinal Alberoni.

Les menées du cardinal Alberoni (1716) Modifier

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Giulio Alberoni.

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Felipe V n'est plus en 1716 un roi espagnol, ancien prince français et ami de Louville, c'est une marionnette manipulée et méprisée par les Grands et les jésuites. C'est même l'abbé Alberoni - qui a étudié chez les jésuites - qui choisit sa seconde épouse et est fait cardinal en 1717.

Louville obéit au Régent. Il ne demande qu'à jouer un rôle de conseiller à Madrid. Il part plein de confiance. Son but est de faire connaître au roi d'Espagne la résolution du roi d'Angleterre de lui rendre Gibraltar, en échange de fin des entraves commerciales, selon Saint-Simon. Compte-tenu de l'importance de Gibraltar son retour à l'Espagne cela semble chimérique.

Le marquis arrive à Madrid le 24 juillet 1716. Depuis quelques jours ses ennemis sont informés de son voyage. Tous ceux qui accaparent le pouvoir et se partagent les richesses de l'Espagne à la cour ont eu le temps de dresser leurs batteries.

Le Premier ministre espagnol, Jules Alberoni, répand en Espagne, et en France, le bruit que le roi d'Espagne a pris une aversion mortelle contre Louville, depuis qu'il l'a chassé d'Espagne pour ses insolences et ses entreprises.

Jules Alberoni, instruit par ses espions de l'arrivée de l'envoyé extraordinaire du duc d'Orléans, lui fait donner l'ordre formel de sortir sur-le-champ d'Espagne. Donc à son arrivée à Madrid, Louville reçoit un ordre d'en partir sur l'heure.

Le marquis reçoit la visite d'Albéroni qui lui renouvelle cet ordre. En vain il montre ses lettres de créances et menace de faire usage de ses pouvoirs. Il a beau aussi s'aboucher en secret avec plusieurs Espagnols mécontents, il en est pour ses frais de diplomatie et doit quitter Madrid sans avoir obtenu une audience du roi.

Louville se flatte du moins que cet affront sera accompagné de quelques marques de violence qui forçant le Régent à prendre fait et cause pour lui, mais en cela encore son espérance est aussi vaine que sa politique.

Quelle témérité aussi de retourner si légèrement dans une cour où il s'est fait tant d'ennemis, auprès d'un prince qu'il a essayé de brouiller avec sa femme !

Un témoin et un conseiller (1716 - 1731) Modifier

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Un Conseil des ministres du temps de la Régence.

A la suite de cette mésaventure, le marquis se retire dans ses domaines et se console en écrivant ses Mémoires politiques[166][167][168][169][170].

Louville quitte parfois sa Beauce pour aller à Paris. En août 1719, le roi Louis XV et le duc d'Orléans travaillent l'après-dîner durant près de quatre heures, avec le duc de Saint-Simon, le petit Renaut, Dalman et Louville sur la dîme royale. Ils ont la patience de se faire lire un mémoire fort long, fait par Louville, et fort bien fait :

Le résultat de cette conférence est que M. le duc d'Orléans ne prendra point son parti sur l'établissement de la dîme royale dans le royaume que dans un an, quand il aura vu comme on s'en trouvera dans la généralité de La Rochelle et dans une élection de Normandie où Cilly l'a établie et dans laquelle élection M. le duc d'Orléans a beaucoup de terres [171].

Ses travaux, ses voyages, le rôle qu'il a joué en Espagne, lui ont fait acquérir des connaissances précieuses, en matière de finances, de commerce, d'administration générale et de politique. Plusieurs mémoires qui se sont trouvés dans ses papiers, sur les monnaies, les principes du change, les manufactures, et même sur quelques affaires spéciales, telles que celles des princes légitimés, prouvent que sans être toujours écouté, comme l'atteste l'établissement des conseils à l'instar de ceux d'Espagne, il n’est étranger à aucune des mesures importantes prises par le duc d'Orléans, dans les deux premières années de la régence[172].

Navarreins (1719 - 1721) Modifier

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Louville succède en 1719 à Jean Denis, marquis de Blécourt, le gouvernement de Navarreins.

Le 16 août 1721, le Régent ne quitte pas le roi et couche au Louvre. Il donne au mari de sa nouvelle maîtresse le gouvernement de Navarreins en Béarn, que monsieur de Louville a vendu 80.000 livres, qui n'ont guère coûté à payer[173][174].

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Remparts de Navarrenx.

1728, Montuel : ses origines Montmorency-Laval Modifier

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L'ancien château des templiers, Montuel, appartient à Louville, du fait de ses origines Montmorency-Laval.

Jacques est chevalier, Messire Hault et puissant seigneur, chevalier, est seigneur de Louville et du château de Montuel, à Montigny-sur-Avre, reçues de son oncle Jacques, en 1643[175][176][177]. Il est aussi seigneur, en 1658, de Herville[178].

En 1728, Charles Auguste d'Allonville de Louville devient le seigneur de Montuel et vit sur ses terres.

Esprit d'Allonville, Chevalier de l'Ordre, épouse Suzanne de Laval-Montmorency, Dame de Montuel. La généalogie de la maison d'Allonville se trouve dans Duchesne et dans l'Addition aux Mémoires de Castelnau, dans les articles qui regardent les maisons de Montmorency et de Rochehouart, auxquelles ils sont alliés[179]

Son décès (1731) Modifier

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Montmorency-laval

Louville descend par les femmes des Montmorency-Laval.

Charles Auguste d'Allonville de Louville est mort le 20 août 1731 dans son château de Louville-la-Chenard. Il est inhumé comme toute sa famille depuis des siècles dans l'église de Louville-la-Chenard le 22 août 1731. Toute la noblesse des environs est présente à son enterrement et de nombreux ecclésiastiques[180].

Il ne laisse que deux filles de son mariage. Avec lui la branche des d'Allonville de Louville s'éteint. Les branches d'Oysonville et de Réclainville s'éteignent au XIXe siècle.

Mon ancêtre, Françoise Gaudelet d'Armenonville, veuve d'Auguste de Rambaud, se marie avec Amédée d'Allonville, un jeune Saint-Cyrien, mais ils n'ont pas d'enfants. Ils élèvent les enfants du 1er mariage : Ernest de Rambaud, polytechnicien, ami d'Henri Dunant, et Ernestine, ancêtre de la Famille Gaillard de Saint Germain, qui héritent du dernier Comte.

SON MARIAGE ET LEUR DESCENDANCE Modifier

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Son mariage (1708) Modifier

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La marquise de Louville ou l'élégance rigaldienne Modifier

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Allonville-béchameil

La marquise de Louville en 1708.

D&#039;ALLONVILLE de louville

Charles Auguste d'Allonville, marquis de Louville (Paris, hôtel Drouot, FL Auction, 29 juin 2016, lot. 9).

La superbe effigie de la marquise de Louville, née Hyacinthe Sophie Béchameil de Nointel (1690 - 1757), est longtemps conservée dans la famille du modèle au château de Louville-la Chénard (près de Chartres, en Beauce), demeure classique copiant la disposition de l'hôtel d'Humières à Paris. Le portrait passe ensuite dans la galerie Ségoura à Paris, dans les années 1980, où elle est acquise par l'actuel collectionneur. Elle est vendue chez Christie's Londres (le 5 juillet 2011), en estimation basse de 300.000 £[181].

C’est à l’occasion de son mariage, le 18 juin 1708, que Madame de Louville passe sous le pinceau de Hyacinthe Rigaud, en même temps que son époux, Charles Auguste d'Allonville de Louville (1664 - 1731). Elle est la fille de Madeleine Le Ragois et de Louis Béchameil de Nointel (1630 - 1703), conseiller d’État et ambassadeur à Constantinople (selon Saint-Simon), financier grassement enrichi dans la fourniture aux armées durant la Fronde et devenu par grâce royale, marquis de Nointel, Intendant de la Généralité de Tours de 1688 à 1691, et maître d’hôtel de Louis XIV. On attribue au marquis la création en 1700 de la fameuse sauce béchamel[182].

Quant au marquis de Louville, d’une ancienne famille distinguée par ses alliances et ses faits d’armes, il est ancien capitaine au régiment du Roi-Infanterie, colonel au régiment de Lombardie, ami de Fénelon, Gentilhomme du duc d’Anjou (1690), et accompagne le nouveau roi Philippe V en Espagne. C'est un familier du duc de Bournonville, attaché au duc de Bourgogne (de 1703 à 1712) et au duc de Berry, Gouverneur et Grand-Bailli de Courtrai. Saint Simon le juge :

homme d'infiniment d'esprit, et qui, avec une imagination qui le rendait toujours neuf et de la plus excellente compagnie, avait toute la lumière et le sens des grandes affaires et des plus solides et des meilleurs conseils.

Les deux portraits, l’un, féminin, évoquant la fidélité et l’ardeur du ménage par la figuration des œillets rouges, l’autre, la fougue du commandant des armées et l’assurance des faveurs royales par la vêture toute militaire, sont inscrits aux livres de comptes de Rigaud pour l’année 1708 donc, et ceci contre la modique somme de 300 livres chacun. Mais il est vrai que ce paiement, stipulé comme habillement répété, semble devoir s’inspirer de compositions plus anciennes[183].

Les Béchameil de Nointel Modifier

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Monument aux morts de la tribu Érechthéis, trouvé à Athènes en 1674, par son beau-père, Louis II Béchameil de Nointel.

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Louis II Béchameil de Nointel.

Hyacinthe-Sophie Béchameil de Nointel ne se marie que plusieurs années après le retour de Louville, le 18 juin 1708.

Qui est-elle ?

Charles Auguste d'Allonville épouse en 1708 cette fille d'ambassadeur français à Constantinople, Nointel[184]. Marquis de Nointel seigneur de Condé, conseiller au parlement de Paris (1674), il est Intendant de Tours (1680), puis Chalons-en-Champagne (1689), Conseiller d'État et Commissaire pour l’exécution des ordres du Roi en la province de Bretagne. Son beau-père va rapporter les Tables antiques, chargées de noms de guerriers, connues au Louvre, sous le nom de Tables de Nointel[185].

Louis II Béchameil de Nointel est le fils de Louis Béchameil de Nointel (1630 – 1703), fermier général fort riche, surintendant de la maison du duc d’Orléans, avant de faire l’acquisition de la charge de maître d’hôtel de Louis XIV. Il est chargé de l'intendance de Bretagne ce gourmet est à l'origine de la béchamel[186][187].

Sa grand-mère paternelle est une Colbert et sa mère Magdeleine, est une Le Ragois de Bretonvilliers.

Sa femme est la nièce de Nicolas Desmarets (contrôleur général des finances), ministre et grand trésorier des Ordres du Roy et d’Artus Timoléon Louis de Cossé de Brissac, 5e duc de Brissac, Grand panetier de France, Pair de France et brigadier. Elle est donc aussi la cousine germaine de Jean-Baptiste François Desmarets, marquis, dit le maréchal de Maillebois et Jean Paul Timoléon de Cossé-Brissac, Grand panetier et maréchal de France[188].

Madame Desmarets essaie d'obtenir pour son mari le pardon de Saint-Simon et de l'entourage du roi dans une affaire de scandale.

Le 20 décembre 1715, Charles Auguste de Louville, ami intime du duc de Saint-Simon, sept ans après, va le voir et lui demande de pardonner à Nicolas Desmarets (contrôleur général des finances).

Adrien Maurice de Noailles veut expédier l’oncle de sa femme en exil à Maillebois, et celui-ci a besoin de l’appui du duc. Louville les réconcilie et Saint-Simon parle dès le lendemain Régent. Il obtient que Desmarest ne soit point exilé'[189]. Le duc de Saint-Simon écrit :

J'avertis promptement Louville de ce que j'avais obtenu, qui, après louanges et remercîments, me demanda si je refuserais de les recevoir de Desmarets. Il alla lui porter la bonne nouvelle, et revint aussitôt me conjurer de lui permettre de venir chez moi. J'eus la malice de me laisser encore presser, puis je consentis à le voir cinq ou six jours après chez Louville, comme par hasard, pour ne pas joindre de si près un raccommodement public à ce qui venait de se passer. On peut juger de ce que Desmarets me dit chez Louville ; il vint après chez moi, et nous nous revîmes[190].

Les noces (1708) Modifier

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Façade d'entrée du château de Bercy à la veille de sa destruction.

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Hyacinthe-Sophie Béchameil de Nointel, devenue veuve, hérite de l'Hôtel de Poulpry, 12, rue de Poitiers.

Charles Auguste d'Allonville de Louville épouse Hyacinthe Sophie Béchameil de Nointel (1688 - 1757), le 18 juin 1708. Saint-Simon nous dit que Le duc de Saint-Simon en fait un portrait, il décrit les belles qualités de son épouse. Hyacinthe- Sophie est une grande dame, mais comme son mari elle est restée très simple et bonne. Saint-Simon n’hésite pas à la comparer à un ange, compliment rare chez cet auteur, d’habitude si prêt à critiquer tous ses contemporains. Il écrit :

Charles Auguste eut le bonheur d'épouser une femme bien faite, vertueuse, sensée, gaie, entendue, qui vécut comme un ange avec lui, et qui ne songea qu'à ses devoirs et à entretenir ses amis, quoique beaucoup plus jeune, et qui se fit aimer, estimer et considérer partout[191].

La noce a lieu chez le gendre de Nicolas Desmarets (contrôleur général des finances), Charles Henri de Malon de Bercy, conseiller au Grand Conseil, maître des requêtes ordinaires de l’Hôtel du roi, chargé de la direction générale des Ponts et Chaussées de France, intendant des finances, membre honoraire de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Cela se passe au château de Bercy construit en XVIIe siècle sur l'actuelle commune de Charenton-le-Pont.

Outre les familles, la noce est honorée de la meilleure compagnie, dont son ami le duc de Saint-Simon.


Le 28 novembre 1705, l'hôtel de Poulpry, 12, rue de Poitiers a été vendu à Louis II Béchameil de Nointel. Après son décès il passe à sa fille, Hyacinthe Sophie Béchameil de Nointel (1690 - 1757), veuve de Charles Auguste d'Allonville de Louville, en 1738[192].

Le 29 janvier 1757 est inhumé dans l'église de Louville-la-Chenard le corps de dame Charles Auguste d'Allonville de Louville, Hyacinthe Sophie Béchameil de Nointel[193].

Leur descendance Modifier

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Angélique d'Allonville de Louville (1710 - 1756).

A sa mort le marquis de Louville ne laisse que deux filles[194][195]. Charles et Hyacinthe Béchameil de Nointel ont les enfants suivants :

¤ Adélaïde d'Allonville de Louville (1715 - 1745) est une fille brune, bien faite, aux yeux de Circassienne[196]. Elle rend fois et hommages en 1733, pour les terres de la fabrique d'Ouarville, au seigneur de la Bezègue, à Villeneuve-Languedoue. Adélaïde épouse le baron Adrien Antoine Bloquel de La Croix (1697 - 1759) en 1735. Elle a 20 ans. Ce sont de belles noces[197]. Il est seigneur de Wismes, où il réside. Admis au collège Mazarin, sur preuves de noblesse, en 1710, il obtient du roi Louis XV, en mai 1724, des Lettres Patentes en forme de charte qu'il fait enregistrer au Conseil d'Artois, et par lesquelles en considération de son ancienne noblesse, il est autorisé, ainsi que ses descendants, à porter sur l'écu de sa famille, une couronne à 5 fleurons et à prendre pour supports deux griffons. On le retrouve admis en 1747 aux États d'Artois, député à la cour par lesdits États, et il obtient par Lettres Patentes de 1759, l'érection en baronnie de la seigneurie de Wismes. Le baron Adrien Antoine Bloquel de La Croix se remarie à Anne Marguerite de Pracomtal en 1746.


¤ Angélique d'Allonville, Dame de Louville (10 février 1710 - 23 septembre 1756), dame de Louville, épouse le marquis Pierre de Baglion (1700 - 1799), comte de La Salle, le 16 juin 1733. D’abord officier aux Gardes-Françaises, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, on le retrouve colonel d’infanterie du régiment des gardes, puis gentilhomme de la manche des Enfants de France et du roi, et Premier chambellan du Comte d’Artois. Il a le droit aux Honneurs de la cour. Angélique est citée le 3 juillet 1747, à Ymonville et est inhumée à Louville, en présence de nombreux nobles beaucerons. Pierre de Baglion de la Salle et Angélique ont une fille :

¤¤ Scholastique de Baglion (1734 - 1814) épouse Denis de Beauvoir de Grimoard du Roure (1700 - 1780), le 24 janvier 1759. Comte du Roure, marquis de Grisac, baron des villes de Barjac, Florac, de Route, et des États de Languedoc, de Tenières. Il est seigneur de Bancoury, de La Bastide, Virac, Saint-Brest, Fraissinet de Lozère, Saint-Frézal de Ventadon, St-Andéol de Clerguemort, St-Michel de Dèze, St-Hilaire de Lavit, Saint-André de Lancize, St-Perivat de Vallongue, Grizac, Fraissinet de Fourques, Florac, Frugères, Bédouès, Allenc, Planchamp, Chazorne, Prévenchères, Puylaurens, Chasseradès, St-Jean-la-Fouillouse, Pierrefiche, et du fait de son épouse seigneur de Louville-la-Chenard, Herville, Villiers, Dignonvilliers, Épinay, Villeneuve-Languedoue, Coltainville... Il est aussi le légataire de la duchesse de La Force. Denis de Beauvoir de Grimoard du Roure est en son temps menin de feu monseigneur le Dauphin, maréchal des camps et armées du roi, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, gouverneur des villes et citadelles de Pont-Saint-Esprit. Il commande successivement le régiment des Grenadiers de France, celui de Saintonge, et enfin le régiment du Dauphin-Infanterie (en Corse). Denis de Beauvoir de Grimoard du Roure est Vénérable de la loge maçonnique de Barjac et prend part en 1789 aux Assemblées de la noblesse du Gévaudan. Scholastique de Baglion est dame de Madame la comtesse de Provence, Marie-Joséphine de Savoie. Son inventaire après décès est réalisé le 26 brumaire en X, dans un hôtel qu'elle loue rue Saint Dominique, à Paris, et au château de Louville.

¤¤¤ Scipion de Beauvoir de Grimoard du Roure, comte du Roure, descendant par les femmes du marquis de Louville, publiera en 1818 : Les Mémoires secrets sur l'établissement des Bourbons en Espagne (extraits de la correspondance de Louville).

ARCHIVES MINISTÈRE AFFAIRES ETRANGÈRES Modifier

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Le texte original de la correspondance de Louville représente quatre gros volumes. Il est aux archives du Quai d'Orsay.

Papiers et correspondance de Charles Augustin d'Allonville, marquis de Louville, gentilhomme de la manche et chef de la maison du roi Philippe V d’Espagne. 1700 - 1717, (1724, 1830) Modifier

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Vol. 2 Papiers et correspondance de Charles Augustin d'Allonville, marquis de Louville, à propos de l’accession au trône de Philippe V d’Espagne et de la guerre de succession d’Espagne. 1700-1716, (1830) 2-3[198]. Notes sur les papiers du marquis de Louville, papiers et notes du marquis. f. 1- 12v. Notes sur les papiers du marquis de Louville et la famille de Louville, table des documents des quatre tomes. [1830] f. 13-49 Relacion de el modo con que sucedio en la corona de España a Don Carlos Segundo, ultimo rey de la baronia de Austria, Don Phelipe Quinto, primero de la de Borbon s.d. f. 50-73 Copie (en espagnol) des votes du marquis de Villafranca, du comte de Santisteban, et du marquis de Manzeca. s.d. f. 74-83v Lettre d’un Espagnol à un François. Madrid, 9 mai 1716. 1716 f. 84-98 « Mémoire sur le testament du roi d’Espagne Charles II ». s.d. f. 100 Brevet du roi, contresigné par Phélypeaux, accordant au marquis de Louville permission de résider en Espagne. Versailles, 3 décembre 1700. 1700 f. 101-106 Etat présent des affaires de Flandre. Janvier 1702 f. 107-114 Notes pour la conduite de Philippe V (extraites d’un mémoire fait à Dax en 1701). s.d. f. 115-123 Questions et réponses concernant la conduite que devra tenir le marquis de Louville. s.d. f. 124-132 Notes pour la conduite de Philippe V. s.d. f. 133-146v Notes pour l’éducation des ducs de Bourgogne, d’Anjou et de Berry[199].

Correspondance entre le marquis de Louville, le duc et la duchesse de Beauvilliers, Jean-Baptiste Colbert de Torcy, le roi Philippe V et la reine douairière d’Espagne Modifier

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f. 147-465 Principalement, lettres du duc et de la duchesse de Beauvilliers au marquis de Louville. Egalement, lettres de Colbert de Torcy à Louville (f. 153-154v, 169-170v, 192-v, 205-210v, 221-223v, 226-229v, 250-254, 271-272v, 296-304v, 334-v, 357-358, 390-396v, 404-413, 422-436v, 441-v, 448-450, 464-465), de Louville à Colbert de Torcy (f. 171-172, 224-225v, 243-246, 263-v, 279-295, 317-322v, 335-336v, 361-362v, 369-375), de Louville au duc de Beauvilliers (f. 215-216v, 242-v, 259-262, 337-v, 341-343v), du duc de Beauvilliers à Philippe V (f. 348-350, 382-383v, 414-415v, 444-447, 457-459v), de Louville à la reine douairière Décembre 1700-février 1702[200].

Correspondance de Charles Augustin d'Allonville, marquis de Louville, notamment durant la campagne militaire menée par le roi Philippe V en Italie Modifier

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3-3 f. 1-464v Principalement, lettres adressées au marquis de Louville par le duc de Beauvilliers, la duchesse de Beauvilliers, Jean-Baptiste Colbert de Torcy, lettres adressées par le marquis de Louville, d’Espagne et d’Italie, au duc de Beauvilliers et à Colbert de Torcy. Egalement, lettre de Pontchartrain à Louville (f. 25-v), lettre du duc de Beauvilliers au roi Philippe V (f. 47-48), lettres de Louville à Marie Louise Gabrielle de Savoie, reine d’Espagne (f. 100-103, 295-296), à la duchesse de Beauvilliers (f. 208-211v, 275-280v), lettre du maréchal de Villeroy à Louville (Strasbourg, 22 janvier 1703, f. 446-447). 3 mars 1702-29 janvier 1703[201].

Correspondance de Charles Augustin d'Allonville, marquis de Louville, durant la guerre de succession d’Espagne. 1703 Modifier

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f. 1-477 Principalement, lettres adressées au marquis de Louville par le duc de Beauvilliers, la duchesse de Beauvilliers, Jean-Baptiste Colbert de Torcy, lettres adressées par le marquis de Louville au duc de Beauvilliers et à Colbert de Torcy. Egalement, lettres de Louville à la duchesse de Beauvilliers (f. 144-148, 174-176, 289-301v), lettres adressées à Louville par Marcin (Paris, 2 mai 1703, f. 250-253v), Pontchartrain (Versailles, 1er juin 1703, f. 331), une abbesse à propos de l’arrestation du père Quesnel dans les Pays-Bas espagnols (17 juin 1703, f. 332-333), le duc de Popoli (Naples, 12 juillet 1703, f. 352-353), le cardinal de Noailles (Conflans, 21 août 1703, f. 446-v), lettre de Louville à Chamillart (Madrid, 23 août 1703, f. 448-459v). 3 février-28 août 1703[202].

Correspondance et papiers de Charles Augustin d'Allonville, marquis de Louville, durant la guerre de succession d’Espagne puis sous la Régence. 1703-1717, (1724) Modifier

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f. 1-95 Principalement, lettres adressées au marquis de Louville par le duc de Beauvilliers, la duchesse de Beauvilliers, lettres de Louville au duc de Beauvilliers. Egalement, lettres adressées à Louville par Pontchartrain (f. 5-6, 21), Colbert de Torcy (f. 38-40), Mlle de la Motte (f. 92-95), lettres de Louville à la duchesse de Beauvilliers (f. 43-49v), au cardinal de Noailles (f. 50-57, 88-91). 2 septembre-28 octobre 1703[203].

Correspondance du marquis de Louville après son retour en France Modifier

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f. 96-164 Principalement, lettres adressées au marquis de Louville, d’Espagne, par l’abbé Jean d’Estrées, ambassadeur de France à Madrid, et le chevalier de Louville, frère du marquis de Louville. Egalement, lettre du marquis de Louville au chevalier de Louville (Versailles, 16 mars 1704, f. 140-142), copie de lettres patentes de Maximilien Emmanuel, duc de Bavière et vicaire général des Pays-Bas, nommant le marquis de Louville commandant de la ville de Courtrai (Munich, 8 février 1704, f. 163-164). 6 janvier-25 août 1704[204].

Mission du marquis de Louville à Madrid sous la régence Modifier

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f. 165-182v Lettres de créance adressées par le Régent à la reine d’Espagne et à Philippe V, signées Louis et contresignées Phélypeaux (Paris, 25 juin 1716, f. 165-168), instructions secrètes pour le marquis de Louville, signées par le Régent (25 juin 1716, f. 169-174), chiffre de Louville, sur parchemin (f. 174-176), lettre de Louville à Philippe V d’Espagne (juillet 1716, f. 177-178v), lettre du duc de Saint-Aignan, ambassadeur de France à Madrid, au duc de Saint Simon (18 août 1716, f. 179-v), notes de Louville sur sa mission à Madrid (s.d., f. 180-182v). Juin-août 1716[205].

Correspondance du marquis de Louville au lendemain de sa mission à Madrid Modifier

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f. 183-454 Principalement, correspondance entre le duc de Saint-Aignan, ambassadeur à Madrid, et le marquis de Louville. Egalement, lettres de Louville, probablement au duc de Saint-Simon (f. 189-192v, 303-309v, 342-343v), copie d’une lettre d’Alberoni à Legendre (f. 209-v), nouvelles de Rome et de Turin (f. 394-v). 31 août 1716-22 août 1717[206].

RÉFÉRENCES Modifier

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  1. d'ALLONVILLE DE LOUVILLE Charles Auguste
  2. Notice du Musée impérial de Versailles, Musée national de Versailles, Eudoxe Soulié, C. de Mourgues Frères, 1861, p.203.
  3. Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter, Léon Chrétien Ferdinand Hoefer, Firmin Didot frères, 1862, p.53.
  4. Notice du Musée impérial de Versailles, Musée national de Versailles, Eudoxe Soulié, C. de Mourgues Frères, 1861, p.203.
  5. Bibliothèque chartraine antérieure au XIXe siècle, Lucien Merlet, Slatkine, 1971.
  6. Dictionnaire du Grand Siècle, Indispensables de l'histoire, ISSN 1778-509X, François Bluche, Fayard, 2005. p.911/912.
  7. Dictionnaire du Grand Siècle, Indispensables de l'histoire, ISSN 1778-509X, François Bluche, Fayard, 2005. p.911/912.
  8. Archives du diocèse de Chartres, Charles Métais, 1902, v.6.
  9. Dictionnaire du Grand Siècle, Indispensables de l'histoire, ISSN 1778-509X, François Bluche, Fayard, 2005. p.911/912.
  10. Louis XIV, son gouvernement et ses relations diplomatiques avec l'Europe, Volume 2, Capefigue (Jean Baptiste Honoré Raymond), Bélin-Leprieur, 1844.
  11. Dictionnaire du Grand Siècle, Indispensables de l'histoire, ISSN 1778-509X, François Bluche, Fayard, 2005. p.911/912.
  12. Les Pontchartrain, ministres de Louis XIV: Alliances et réseau d'influence sous l'Ancien Régime, Collection "Histoire", ISSN 1255-2364, Charles Frostin, Presses universitaires de Rennes, 2006.
  13. Mercure français, Éditeur Au bureau du Mercure, 1708.
  14. [http://www.parlements.org/publications/congres_CIHAE_2006_Jose_Manuel_de_Bernardo_Ares.pdf LA FIN DU POUVOIR INTERMÉDIAIRE DE LA NOBLESSE HISPANIQUE. L’EFFACEMENT DES ASSEMBLÉES ARISTOCRATIQUES OU CONSEILS (1701-1709), José Manuel de Bernardo Ares (Université de Cordoue)]
  15. Mémoires secrets sur l'établissement de la maison de Bourbon en Espagne, Louville
  16. Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les ..., Hoefer (Jean Chrétien Ferdinand), Firmin Didot frères, fils et cie, 1862, p.55.
  17. Abbé Millot, Mémoires politiques qu'il a rédigés pour la maison de Noailles.
  18. Mémoires secrets sur l'établissement de la maison de Bourbon en Espagne, Louville
  19. Notice du Musée impérial de Versailles, Eudoxe Soulié, C. de Mourgues Frères, 1861.
  20. Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les ..., Hoefer (Jean Chrétien Ferdinand), Firmin Didot frères, fils et cie, 1862, p.55.
  21. Notice du Musée impérial de Versailles, Eudoxe Soulié, C. de Mourgues Frères, 1861.
  22. Dictionnaire du Grand Siècle, Indispensables de l'histoire, ISSN 1778-509X, François Bluche, Fayard, 2005. p.911/912.
  23. Louis XIV, son gouvernement et ses relations diplomatiques avec l'Europe, Volume 2, Capefigue, Bélin-Leprieur, 1844.
  24. Œuvres de Fénélon, François de Salignac de La Mothe-Fénelon, Augustin Pierre Paul Caron, Jean Edmé Auguste Gosselin, Publié par J. A. Lebel, 1829, p.334.
  25. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Volume 24, André F. Borel d'Hauterive, Albert Révérend, Champion, 1867.
  26. Œuvres de Fénélon, François de Salignac de La Mothe-Fénelon, Augustin Pierre Paul Caron, Jean Edmé Auguste Gosselin, Publié par J. A. Lebel, 1829, p.334.
  27. La noblesse de France aux croisades, Paul André Roger, Derache 1845, p.545.
  28. Nobiliaire de Normandie, Volume 1, Gabriel O'Gilvy, William Allan et Cie, 1864.
  29. Mémoires secrets sur l'établissement de la maison de Bourbon en Espagne, Louville
  30. Mercure français, Bureau du Mercure, 1708.
  31. Les Hommes illustres de l'Orléanais: biographie..., Brainne, Debarbouiller, Lapierre, A. Gatineau, 1852.
  32. Archives du diocèse de Chartres, Charles Métais, 1902, v.6.
  33. Dessin de Louis Boudan, Inventaire des dessins exécutés pour Roger de Gaignières et conservés aux départements des Estampes et des Manuscrits, Paris, 1891, vol. 2, n. 5203, Bailleau-l'Évêque (Eure-et-Loir / France) -- Château d'Allonville, Genre iconographique : Paysages -- XVIIe siècle.
  34. MC/ET/XLV/191, 14/05/1650
  35. Registre de tutelles AN Y3986B, 28/06/1680, émancipation d’âge de son fils Alexandre, et AN Y3996A, 12/02/1683, avis du conseil de tutelle de la mineure Marie Thérèse Vaultier.
  36. Bulletin de la Société archéologique d'Eure-et-Loir, n°.69 2001, p.17.
  37. Œuvres de Monsieur de Fontenelle, Bernard Le Bouyer de Fontenelle, Chez Saillant, 1767, VOL. 6, p.545.
  38. Correspondance de Bossuet, Jacques Bénigne Bossuet, Charles Urbain, Eugène Levesque, Académie française, Hachette, 1912, v.6, p.879.
  39. Mémoriaux du Conseil de 1661, France Conseil du roi, Jean Georges Léon Michel de Boislisle, Renouard, 1905, v.2, p.94.
  40. ALLONVILLE, Charles Auguste d´, Biografías 1650-175044, Catherine Désos, 2010.
  41. Archives du diocèse de Chartres, Volume 6, Charles Métais, 1902.
  42. Armorial général de la France, Louis-Pierre d'Hozier, Firmin-Didot, 1741.
  43. Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon.... A. Sautelet, 1830.
  44. Archives du diocèse de Chartres, Charles Métais, 1902, v.6, p.28.
  45. Histoire généalogique et héraldique sur la maison des Tyrel, sires, puis princes de Poix : et sur les familles de Moyencourt et de Poix (en Picardie, en Berry, en Poitou et en Touraine) depuis l'an 1030 jusqu'en 1869, avec tableaux généalogiques et preuves ..., Cuvillier-Morel-d'Acy, 1869, p.253.
  46. Famille de Vaultier, tige de MOYENCOURT aux Antilles
  47. Archives du diocèse de Chartres, Charles Métais, 1902, v.6, p.28.
  48. Histoire de l'Académie royale des sciences ... avec les mémoires de ..., par Fontenelle (Bernard Le Bovier), Jacques Cassini, Académie royale des sciences (France, Dortous de Mairan, Académie royale des sciences (France), p.184.
  49. Histoire de l'astronomie au dix-huitième siècle, par M. Delambre... ; M. Mathieu,..., p.318.
  50. Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos ..., Hoefer (Jean Chrétien Ferdinand), Firmin-Didot, p.55.
  51. Le Valère-Maxime François : Livre Classique Pour servir à l'éducation de la jeunesse et de l'adolescence françoise, Volume 2, Pierre Antoine de La Place, Didot, 1792. p.332.
  52. Le Valère-Maxime François: Livre Classique Pour servir à l'éducation de la jeunesse et de l'adolescence françoise, Volume 2, Pierre Antoine de La Place, Didot, 1792. p.332.
  53. La Maison d'Allonville, Guy de Rambaud, D'après une généalogie manuscrite dressée au cabinet des ordres du roi, déposée aujourd'hui au cabinet des titres de la Bibliothèque royale. Il y en a un double exemplaire dans le cabinet d'Hozier.
  54. Selon L’Histoire de la maison de Ségur dès son origine, 876. Marquis, comtes et vicomtes de Ségur en Limousin, en Guienne, en Périgord, en l'Ile de France, en Champagne, en Autriche et en Hongrie, par le comte Victor de Ségur-Cabanac.
  55. ALLONVILLE, Charles Auguste d´, Biografías 1650-175044, Catherine Désos, 2010.
  56. ALLONVILLE, Charles Auguste d´, Biografías 1650-175044, Catherine Désos, 2010.
  57. Journal du marquis de Dangeau... [et al.] : 1701-1702, Volume 8, F. Didot frères, 1856.
  58. Archives du diocèse de Chartres, Volume 6, Charles Métais, 1902.
  59. Armorial général de la France, Louis-Pierre d'Hozier, Firmin-Didot, 1741.
  60. Mémoires secrets sur l'établissement de la maison de Bourbon en Espagne, Louville
  61. Mémoires secrets sur l'établissement de la maison de Bourbon en Espagne, Louville
  62. Cahiers Saint-Simon, Numéro 19, Société Saint-Simon, 1991. p.83.
  63. Journal du marquis de Dangeau publié en entier pour la première fois par mm. Soulié ... [et al.]: 1701-1702, Volume 8, F. Didot frères, fils et Cie, 1856.
  64. ALLONVILLE, Charles Auguste d´, Biografías 1650-175044, Catherine Désos, 2010.
  65. Journal du marquis de Dangeau, Philippe de Courcillon Dangeau, Louis de Rouvroy Saint-Simon, Firmin-Didot, 1856, p.235.
  66. ALLONVILLE, Charles Auguste d´, Biografías 1650-175044, Catherine Désos, 2010.
  67. Table ou abrégé des cent trente-cinq volumes de la Gazette de France, depuis son commencement en 1631 jusqu'à la fin de l'année 1765, Volume 3, La Gazette de France, 1768.
  68. Louis XIV, son gouvernement et ses relations diplomatiques avec l'Europe, Volume 2, Capefigue, Bélin-Leprieur, 1844.
  69. Le duc de Beauvillier: 1648-1714, Georges Lizerand, Société d'édition "Les Belles Lettres", 1933.
  70. La Guerre et les grands bâtiments: index de la correspondance expédiée par François-Michel Le Tellier marquis de Louvois, secrétaire d'Etat de la guerre et surintendant des bâtiments du roi, 1683-1691 : sous-série A1 696-1033. ISSN 1269-7397. Thierry Sarmant, Mathieu Stoll, Service historique, Service historique de l'Armée de terre, 1999.
  71. Mémoires sur le règne de Louis XIV, Louis François Du Bouchet-Sourches, Bertrand de Broussillon, Hachette, 1884. p.287.
  72. Mémoires secrets sur l'établissement de la maison de Bourbon en Espagne, Louville
  73. Journal du marquis de Dangeau, Philippe de Courcillon Dangeau, Louis de Rouvroy Saint-Simon, Firmin-Didot, 1856, p. 235.
  74. BEAUVILLIERS Paul de
  75. L'artiste de cour dans l'Espagne du XVIIIe siècle: étude de la communauté des musiciens au service de Philippe V, 1700-1746, Volume 36 de Bibliothèque de la Casa de Velázquez, Nicolás Morales, Casa de Velázquez, 2007.
  76. Mémoires secrets sur l'établissement de la maison de Bourbon en Espagne, Louville
  77. Les Bourbons d'Espagne (1700-1808), Nouvelles Etudes Historiques, Yves Bottineau, Fayard, 1994.
  78. ALLONVILLE, Charles Auguste d´, Biografías 1650-1750, Catherine Désos, 2010.
  79. L'artiste de cour dans l'Espagne du XVIIIe siècle: étude de la communauté des musiciens au service de Philippe V, 1700-1746, Volume 36 de Bibliothèque de la Casa de Velázquez, Nicolás Morales, Casa de Velázquez, 2007. p.130.
  80. L'artiste de cour dans l'Espagne du XVIIIe siècle: étude de la communauté des musiciens au service de Philippe V, 1700-1746, Volume 36 de Bibliothèque de la Casa de Velázquez, Nicolás Morales, Casa de Velázquez, 2007. p.130.
  81. Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon.... A. Sautelet, 1830.
  82. Journal du marquis de Dangeau... Firmin-Didot, 1856.
  83. Journal du marquis de Dangeau, Par Philippe de Courcillon Dangeau, Louis de Rouvroy Saint-Simon, Firmin-Didot, 1856, p. 235.
  84. Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon.... A. Sautelet, 1830.
  85. Louis XIV, son gouvernement et ses relations diplomatiques avec l'Europe, Volume 2, Capefigue, Bélin-Leprieur, 1844.
  86. Louis XIV, son gouvernement et ses relations diplomatiques avec l'Europe, Volume 2, Capefigue, Bélin-Leprieur, 1844.
  87. Œuvres : précédées d'une notice sur sa vie, Volume 3; Lavigne, 1834.
  88. Dictionnaire du Grand Siècle, Indispensables de l'histoire, ISSN 1778-509X, Rédacteur François Bluche, Fayard, 2005. p.911/912.
  89. Les Pontchartrain, ministres de Louis XIV: Alliances et réseau d'influence sous l'Ancien Régime, Collection "Histoire", ISSN 1255-2364, Charles Frostin, Presses universitaires de Rennes, 2006.
  90. Lettres inédites de la Princesse des Ursins, Ana M de la Tremoilla Ursinos, Didier et Cie., 1859, p.114 et 115.
  91. Biographie universelle, ancienne et moderne; ou, Histoire, par ordre alphabétique: de la vie publique et privée de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes, Joseph Fr Michaud, Louis Gabriel Michaud, Publié par Michaud frères, 1820.
  92. Lettres inédites de la Princesse des Ursins, Ana M de la Tremoilla Ursinos, Didier et Cie., 1859, p.114 et 115.
  93. Philippe V, 1701
  94. Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon sur le siècle de Louis XIV et la régence, Louis de Rouvroy de Saint-Simon, Henri de Saint-Simon, publié par A. Sautelet, 1830, III, p.48.
  95. Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon sur le siècle de Louis XIV et la régence, Louis de Rouvroy de Saint-Simon, Henri de Saint-Simon, publié par A. Sautelet, 1830.
  96. Mémoires secrets sur l'établissement de la maison de Bourbon en Espagne, Louville
  97. Les acquisitions des Archives
  98. Louis XIV, son gouvernement et ses relations diplomatiques avec l'Europe, Volume 2, Capefigue, Bélin-Leprieur, 1844.
  99. Louis XIV, son gouvernement et ses relations diplomatiques avec l'Europe, Volume 2, Capefigue, Bélin-Leprieur, 1844.
  100. Louis XIV, son gouvernement et ses relations diplomatiques avec l'Europe, Volume 2, Capefigue, Bélin-Leprieur, 1844.
  101. Dépêche de Louville à M. de Torcy, ann. 1701.
  102. Dictionnaire du Grand Siècle, Indispensables de l'histoire, ISSN 1778-509X, Rédacteur François Bluche, Fayard, 2005. p.911/912.
  103. Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon.... A. Sautelet, 1830.
  104. Les reines d'Espagne, suivies des reines de Portugal: suivies des reines de Portugal, A. Celliez, Adamant Media Corporation, 1856, p.214.
  105. Les reines d'Espagne, suivies des reines de Portugal: suivies des reines de Portugal, A. Celliez, Adamant Media Corporation, 1856, p.214.
  106. Biographie universelle, ancienne et moderne..., Michaud frères, 1820.
  107. Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon.... A. Sautelet, 1830.
  108. Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon.... A. Sautelet, 1830.
  109. Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon.... A. Sautelet, 1830.
  110. Duc de Saint-Simon, cité par Mémoires secrets sur l'établissement de la maison de Bourbon en Espagne, Louville
  111. Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les ..., Hoefer (Jean Chrétien Ferdinand), Firmin Didot frères, fils et cie, 1862, p. 55.
  112. Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon..., A. Sautelet, 1830.
  113. Lettres inédites de la Princesse des Ursins, Didier et Cie., 1859.
  114. Personnages énigmatiques, histoires mystérieuses, événements peu ou mal connus, Friedrich Bülau, William Duckett, Publié par Poulet-Malassis et de Broise, 1861, Vol. 1, p.183.
  115. Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon.... A. Sautelet, 1830.
  116. Mercure français, Éditeur Au bureau du Mercure, 1708.
  117. Revue d'histoire diplomatique, Société d'histoire générale et d'histoire diplomatique, 1991, v.105, p.183.
  118. Revue d'histoire diplomatique, Société d'histoire générale et d'histoire diplomatique, 1991, v.105, p.183.
  119. Souvenirs du Midi, ou, L'Espagne, telle qu'elle est sous ses pouvoirs religieux et monarchique, Raymond Faure, Chatet, 1831, p.384.
  120. Mémoires secrets sur l'établissement de la maison de Bourbon en Espagne, Louville]
  121. Mémoires secrets sur l'établissement de la maison de Bourbon en Espagne, Louville
  122. Lettres inédites de la Princesse des Ursins, Didier et Cie., 1859.
  123. Les reines d'Espagne, suivies des reines de Portugal: suivies des reines de Portugal, A. Celliez, Adamant Media Corporation, 1856, p.213.
  124. Mémoires, Muséum national d'histoire naturelle (France), Laboratoires Rhône-Poulenc Rorer, 1862, p.158.
  125. Les reines d'Espagne, suivies des reines de Portugal: suivies des reines de Portugal, A. Celliez, Adamant Media Corporation, 1856, p.227.
  126. Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon..., A. Sautelet, 1830.
  127. Nouvelle biographie générale..., Hoefer, Firmin Didot frères, 1862,.
  128. Notice du Musée impérial de Versailles, Eudoxe Soulié, C. de Mourgues Frères, 1861.
  129. Mémoires secrets sur l'établissement de la maison de Bourbon en Espagne, Louville
  130. Mémoires secrets sur l'établissement de la maison de Bourbon en Espagne, Louville
  131. La duchesse de Bourgogne et l'alliance savoyarde sous Louis XIV, Gabriel Paul Othenin de Cléron Haussonville, Calmann Lévy, 1901, v.2, p.408.
  132. Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon..., A. Sautelet, 1830.
  133. Les Bourbons d'Espagne (1700-1808), Nouvelles Etudes Historiques, Yves Bottineau, Fayard, 1994.
  134. Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon..., A. Sautelet, 1830.
  135. Ruy Blas, Anne Ubersfeld, Tome 1, Presses Univ. Franche-Comté 1971. p.45.
  136. Mémoires de Noailles, tome II, p. 130, cités par COXE dans L'Espagne sous les Bourbons.
  137. Souvenirs du Midi, ou, L'Espagne, telle qu'elle est sous ses pouvoirs religieux et monarchique, Raymond Faure, Chatet, 1831, p.384.
  138. Les confesseurs jésuites de Philippe V au début du XVIIIe siècle : agents français ou ministres du roi d’Espagne ?, Revista Mágina : Entre el cielo y la tierra. Las elites eclesiasticas en la Europa Moderna (UNED, Centro Asociado « Andrés de Vandelvira »), Jaén, 13 (2009), pp. 159-174.
  139. Ruy Blas, Anne Ubersfeld, Tome 1, Presses Univ. Franche-Comté 1971. p.45.
  140. Les Hommes illustres de l'Orléanais: biographie..., Brainne, Debarbouiller, Lapierre, A. Gatineau, 1852.
  141. Mémoires de Noailles, t. II, p. 35.
  142. Souvenirs du Midi, ou, L'Espagne, telle qu'elle est sous ses pouvoirs religieux et monarchique, Raymond Faure, Chatet, 1831.
  143. [http://www.parlements.org/publications/congres_CIHAE_2006_Jose_Manuel_de_Bernardo_Ares.pdf LA FIN DU POUVOIR INTERMÉDIAIRE DE LA NOBLESSE HISPANIQUE. L’EFFACEMENT DES ASSEMBLÉES ARISTOCRATIQUES OU CONSEILS (1701-1709), José Manuel de Bernardo Ares (Université de Cordoue)]
  144. Les Bourbons d'Espagne (1700-1808), Nouvelles Etudes Historiques, Yves Bottineau, Fayard, 1994.
  145. Sevilla y corte: las artes y el lustro real (1729-1733), Volume 114 de Collection de la Maison de Velázquez, Nicolás Morales, Fernando Quiles García; Maison de Velázquez, 2010.
  146. Souvenirs du Midi, ou, L'Espagne, telle qu'elle est sous ses pouvoirs religieux et monarchique, Raymond Faure, Chatet, 1831, p.384.
  147. Souvenirs du Midi, ou, L'Espagne, telle qu'elle est sous ses pouvoirs religieux et monarchique, Raymond Faure, Chatet, 1831, p.384.
  148. Lettres inédites de la Princesse des Ursins, Didier et Cie., 1859.
  149. Mémoires secrets sur l'établissement de la maison de Bourbon en Espagne, Louville
  150. AMAE (Archives du ministère des Affaires étrangères), CP (Correspondance Politique), E (Espagne), t. 122, ff. 413r.-417r.
  151. José Manuel de Bernardo Ares, Los tres reyes de la monarquía católica según las cartas reales de 1704; La correspondencia entre Felipe V y Luis XIV. I : Estudio histórico, informático y traductológico, Córdoba, Publicaciones UCO y CajaSur, 2006, p.21-29.
  152. Louis XIV son gouvernement et ses relations diplomatiques avec l'Europe suivi de Philippe d'Orléans, régent de France, Jean-Baptiste-Honoré-Raymond Capefigue, Meline, Cans et compagnie, 1844.
  153. Les Hommes illustres de l'Orléanais : biographie générale des trois départements du Loiret, d'Eure-et-Loir et de Loir-et-Cher, Brainne, Jebarbouiller, Lapierre, A. Gatineau, 1852.
  154. Louis XIV son gouvernement et ses relations diplomatiques avec l'Europe suivi de Philippe d'Orléans, régent de France, Jean-Baptiste-Honoré-Raymond Capefigue, Meline, Cans et compagnie, 1844.
  155. Mercure français, Au bureau du Mercure, 1708.
  156. Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon..., A. Sautelet, 1830.
  157. Lettres inédites de la Princesse des Ursins, Didier et Cie., 1859.
  158. Mémoires secrets sur l'établissement de la maison de Bourbon en Espagne, Louville
  159. Nobiliaire universel de France ou Recueil général ..., Nicolas Viton de Saint-Allais, de Saint-Pons, Bureau du Nobiliaire universel de France, 1814.
  160. Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon...A. Sautelet, 1830.
  161. Nobiliaire universel de France ou Recueil général ..., Nicolas Viton de Saint-Allais, de Saint-Pons, Bureau du Nobiliaire universel de France, 1814.
  162. Revue d'histoire diplomatique, Société d'histoire générale et d'histoire diplomatique, 1991, v.105, p.183.
  163. La duchesse de Bourgogne et l'alliance savoyarde sous Louis XIV : la réconciliation, avec la Savoie et le mariage de la duchesse de Bourgogne, Gabriel Paul Othenin de Cléron Haussonville, Calmann Lévy, 1908, v.4, p.608.
  164. Dictionnaire de la noblesse ... de France, François Alexandre Aubert de la Chenaye Desbois, 1770, p.196.
  165. Souvenirs de Beauce. Biographies des hommes remarquables d'Angerville. La Gate; Cassegrain, Blanchet, Tessier, Ernest Menault, Paul Cassegrain, 1859, p.10.
  166. Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon.... A. Sautelet, 1830.
  167. Les Hommes illustres de l'Orléanais: biographie générale des trois départements du Loiret, d'Eure-et-Loir et de Loir-et-Cher, Charles Brainne, J. Debarbouiller, Charles Ferdinand Lapierre, Publié par A. Gatineau, 1852, t.2, p.210 et 211.
  168. Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les ..., Hoefer (Jean Chrétien Ferdinand), Firmin Didot frères...
  169. Notice du Musée impérial de Versailles, Eudoxe Soulié, C. de Mourgues Frères, 1861, p.203.
  170. Histoire des Français, Amédée Renée, p. 281.
  171. Journal du marquis de Dangeau... Firmin Didot frères, 1860.
  172. Mémoires secrets sur l'établissement de la maison de Bourbon en Espagne, Charles Auguste d'Allonville Louville, Maradan, 1818.
  173. Journal et mémoires de Mathieu Marais ... sur la régence et le règne de Louis XV (1715-1737)..., Mathieu Marais, Mathurin Lescure, Firmin Didot frères, 1864, p.186.
  174. Chansonnier historique du XVIIIe siècle, Émile Raunié, A Quantin, 1880, p.39.
  175. Bulletin de la Société archéologique d'Eure-et-Loir, n°.69 2001, p.17.
  176. Œuvres de Monsieur de Fontenelle, Bernard Le Bouyer de Fontenelle, Chez Saillant, 1767, VOL. 6, p.545.
  177. Correspondance de Bossuet, Jacques Bénigne Bossuet, Charles Urbain, Eugène Levesque, Académie française, Hachette, 1912, v.6, p.879.
  178. Mémoriaux du Conseil de 1661, France Conseil du roi, Jean Georges Léon Michel de Boislisle, Renouard, 1905, v.2, p.94.
  179. Mercure français, Au bureau du Mercure, 1708.
  180. Actes de sépulture de la paroisse de Louville-la-Chenard, AD 28 numérisées.
  181. La marquise de Louville ou l'élégance rigaldienne, Stéphan Perreau)
  182. La marquise de Louville ou l'élégance rigaldienne, Stéphan Perreau)
  183. La marquise de Louville ou l'élégance rigaldienne, Stéphan Perreau)
  184. Personnages énigmatiques, histoires mystérieuses, événements peu ou mal connus, Friedrich Bülau, William Duckett, Publié par Poulet-Malassis et de Broise, 1861, Vol. 1, p.183.
  185. Œuvres de Fénélon, François de Salignac de La Mothe-Fénelon, Augustin Pierre Paul Caron, Jean Edmé Auguste Gosselin, Publié par J. A. Lebel, 1829, p.334.
  186. Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon.... A. Sautelet, 1830.
  187. Mémoires de la Société académique d'archéologie, sciences et arts du département de l'Oise, 1871 (T8) p.30.
  188. Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon.... A. Sautelet, 1830.
  189. Journal du marquis de Dangeeau... Firmin Didot frères, 1860.
  190. Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon..., A. Sautelet, 1830.
  191. Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon.... A. Sautelet, 1830.
  192. Veyrier Henri, Le faubourg Saint-Germain, Henri Veyrier, 1976, p.163.
  193. Actes de sépulture de la paroisse de Louville-la-Chenard, AD 28 numérisées.
  194. Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec le.., Hoefer (Jean Chrétien Ferdinand), Firmin Didot frères, fils et cie, 1862, p. 55.
  195. Notice du Musée impérial de Versailles, Musée national de Versailles, Eudoxe Soulié, C. de Mourgues Frères, 1861, p.203.
  196. Ainsi vivaient les Français: des croisades à la Troisième République d'après les archives d'une très ancienne famille, Armel de Wismes, Robert Laffont, 1962, p.308.
  197. Ainsi vivaient les Français: des croisades à la Troisième République d'après les archives d'une très ancienne famille, Armel de Wismes, Robert Laffont, 1962, p.308.
  198. Ministère des Affaires étrangères, SÉRIE : ACQUISITIONS EXTRAORDINAIRES, Acquisitions réalisées de 1990 à 1992
  199. Ministère des Affaires étrangères, SÉRIE : ACQUISITIONS EXTRAORDINAIRES, Acquisitions réalisées de 1990 à 1992
  200. Ministère des Affaires étrangères, SÉRIE : ACQUISITIONS EXTRAORDINAIRES, Acquisitions réalisées de 1990 à 1992
  201. Ministère des Affaires étrangères, SÉRIE : ACQUISITIONS EXTRAORDINAIRES, Acquisitions réalisées de 1990 à 1992
  202. Ministère des Affaires étrangères, SÉRIE : ACQUISITIONS EXTRAORDINAIRES, Acquisitions réalisées de 1990 à 1992
  203. Ministère des Affaires étrangères, SÉRIE : ACQUISITIONS EXTRAORDINAIRES, Acquisitions réalisées de 1990 à 1992
  204. Ministère des Affaires étrangères, SÉRIE : ACQUISITIONS EXTRAORDINAIRES, Acquisitions réalisées de 1990 à 1992
  205. Ministère des Affaires étrangères, SÉRIE : ACQUISITIONS EXTRAORDINAIRES, Acquisitions réalisées de 1990 à 1992
  206. Ministère des Affaires étrangères, SÉRIE : ACQUISITIONS EXTRAORDINAIRES, Acquisitions réalisées de 1990 à 1992

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