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Château de la Ferté (Reuilly)

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Château de la Ferté (commune de Reuilly et de Lazenay, dans le Cher)[1].

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Atlas de Trudaine - XVIIIe siècle ; généralité de Bourges - vol. III. Grand chemin de La Ferté-sous-Reuilly, passant par Diou.

Le château de la Ferté, ou la Ferté-Gilbert, ou bien encore La Ferté La Fond, est un château français, situé sur le territoire de la commune de Reuilly, dans le département de l'Indre en région Centre-Val de Loire.

Le fondateur, à la fin du Xe siècle des châteaux-forts de la Ferté et de Mézières, dans la Brenne, est Gilbert de Brenne. Il a deux fils Gilbert II de Brenne et Pierre de Saltu Briona (1010 - ap. 1097). Après le château est possédé par de nombreuses maisons de la noblesse française :


  • Maison de Vierzon (avant 1177 - 1215)
  • Blanche de Brabant (1280 - 1329)
  • Maison de Linières (1215 - 1410)
  • Maison de Vaudenay (1410 - 1477)
  • Maison de Châteauneuf (1477 - 1524)
  • Maison Robertet (1524 - 1533)
  • Maison La Chastre (1533 - 1633)
  • Maison Pot de Rhodes (1633 -1646)
  • Maison de Lhospital (1646 - 1656)


La construction du château par Mansard débute en 1659. Il y a une agglomération considérable de terres aux XVIIe et XVIIIe siècles autour de la terre de la Ferté-Gilbert[2].


  • Maison La Fond (1656 - 1754) - la Ferté la Fond
  • Maison Riffardeau de Rivière (1754 - 1791)
  • Adam Parcel de Saint-Christau (1791 -1794)
  • Pradet, Luzarche, Hémery (1824 - 1859)
  • Geoffre de Chabrignac
  • Alfred d'Escherny
  • Maison de la Villesboisnet
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Le château de Reuilly.

LE CHÂTEAU AVANT 1658 Modifier

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Le fondateur : Gilbert de Brenne (Xe siècle) Modifier

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Construction d'un château-fort.

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Gilbert incendie l'église de l'abbaye de Saint-Cyran.

La terre de La Ferté dépend à l'origine de l'abbaye bénédictine de Reuilly, fondée par Dagobert vers 635[3].

Gerbert ou Gilbert, dit l'Ancien, de Brenne (ca 965 - ap. 1013), Princeps [4], est le fondateur du château-fort de la Ferté, à la fin du Xe siècle. Le mot La Ferté est un vocable qui qualifie une forteresse. Son nom apparaît dans les mentions anciennes de La Ferté-Reuilly de 987 à 1013[5]. Le jeune Gilbert de Brenne s'installe là, au sud de la seigneurie de Reuilly, dépendant de l'abbaye royale de Saint-Denis depuis 638.

Gilbert de Brenne, Girberto de Brenia, est aussi seigneur de Mézières et à l'origine de son château. En 1012, il est témoin de la charte de fondation du chapitre de Saint-Sylvain de Levroux, par Eudes l'Ancien de Déols (1012 - 1044). Il est aussi seigneur de Mézières, dans la Brenne. La Généalogie des loups nous apprend qu'il incendie l'église de l'Abbaye de Saint-Cyran-en-Brenne[6].

Gilbert de Brenne signe dans une charte du Cartulaire de Saint-Sulpice de Bourges : Girbertus Firmitatus Princeps. Faut-il voir là de l'orgueil féodal ? Certes il n'est qu'un seigneur local, comme les seigneurs de Déols[7]. Néanmoins, Gilbert de Brenne est l'un des premiers chevalier du Berry ayant accès à la puissance banale[8]. La seigneurie banale ou seigneurie noble est, au Moyen Âge en Europe, un territoire dont le titulaire exerce des droits de puissance publique : pouvoir de justice, pouvoir de police, pouvoir de commandement (droit de ban)...

Gilbert de Brenne, peut-être marié à une Dame Beatrix, a au moins deux enfants :

  • Gilbert II de Brenne
  • Pierre de Saltu Briona (1010 - ap. 1097), qui suit.


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Girberto de Brenia est le fondateur du château-fort de la Ferté et ce celui de Mézières, à la fin du Xe siècle.

Pierre de Saltu Briona (1010 - ap. 1097) Modifier

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La Ferté-Gilbert et la Brenne au XIe siècle.

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Nobles français à la fin du XIe siècle.

Petrus de Saltu Briona (1010 - ap. 1097) est mentionné, comme seigneur de la Ferté-Gilbert, dans une charte du Cartulaire de Saint-Sulpice de Bourges, datant de la fin du XIe siècle. Il commet avec son frère des exactions contre les moines de l'Abbaye de Saint-Cyran-en-Brenne avant de faire amende honorable dans la seconde moitié du XIe siècle[9].

Le même cartulaire, Carta de Magniaco, nous fait connaître une donation, faite à cette Abbaye de Saint-Cyran-en-Brenne, qui fait partie de la seigneurie de Brenne, par Robert et Ebrard d'Arfeuille d'un four qu'ils possèdent à la Ferté-Gilbert, jouxte le château, par charte datée du règne de Philippe, roi des Francs de 1060 à 1108 et du patriarcat d'Aymon, archevêque de Bourges, par conséquent, après 1066. En 1101, Philippe, roi des Francs, rachète pour une forte somme (60 000 sols d’or) la vicomté de Bourges.

Vers 1097 Petrus de Saltu Briona vend son four à l'abbaye qu'il a reconstruit dans son château[10]. L'existence d'un four banal à la Ferté-Gilbert et le droit de mesure attribué à cette seigneurie, nous prouvent qu'elle a dès lors le titre de Châtellenie, et, par conséquent, une importance assez considérable.

Robert et Ebrard possessionnés à Arfeuille (= Arpheuilles, dans la Brenne) et à La Ferté Gilbert sont certainement des parents ou des vassaux des de Brenne.


De 1097 à 1177 on se sait pas ce qu'il advient du château de la Ferté. Le père ou le grand-père de Hervé Ier de Vierzon (1130 - 1189) se marie peut-être à une héritière de Pierre de Saltu Briona (1010 - ap. 1097) ou ils achètent la Ferté-Gilbert ?

Maison de Vierzon (avant 1177 - 1215) Modifier

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Blason famille de Vierzon.

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Hervé se croise en l'année 1163.

Hervé Ier de Vierzon (1130 - 1189) est seigneur de Vierzon, Lury, la Ferté-Imbaud, la Ferté-Gilbert... Sa Maison remonte au règne d'Hugues Capet. Il prend l'abbaye de Masçay sous sa protection, en 1152, et amortit le fief que Robert de Masçay tient de lui et qu'il a donné à celte abbaye. Hervé se croise en l'année 1163, et part le jour de Saint-Vincent, après s'être rendu au chapitre pour demander pardon aux religieux des torts qu'il a pu leur avoir faits, et leur faire plusieurs dons. De retour de ce voyage, il bâtit et fonde, en 1164, l'église collégiale de la Ferté-Imbaud, en l'honneur de Saint-Taurin, dort le prieuré est uni à l'archidiaconé de Sologne, en l'église de Bourges. En 1177, Hervé seigneur de Vierzon, et Evrard, seigneur de Prungé, acensent à Barthélémy, abbé, et aux moines d'Olivet, en Berry, trente arpents de marais, à la mesure de la Ferté-Gilbert, entre la Ferté-Gilbert et la ville appelée Dio (= Diou), à la charge de leur payer quatre deniers de cens annuel, monnaie de Vierzon, en présence d'Aimeri Coraus d'Argenton, de Regnaud Morrel, de Raoul, fils d'Evrard de Prungé, qui reçoit cinq sous; de Ruimond Potin, de Pierre de la Porte. Hervé affranchit les habitants du château de Lury, comme le montre une charte de l'année 12l3, mentionnée plus loin ; Il vit encore en 1189, et permet l'établissement de chanoines dans l'église de Saint-Barthélemy de Vierzon. Dans son testament il fait un don à l'église de la Ferté-Gilbert[11].

Hervé Ier et Aénor de la Ferté-Imbaud sont les parents d'une fille, Hersende de Vierzon (1170 - ap. 1227), qui épouse Guillaume III, seigneur de Linières, et nous présumons que, par suite de cette alliance, les terres de la Ferté-Gilbert, de Ménetou-sur-Cher et de Pruniers, passent de la maison de Vierzon à celle de Lignières.

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L’Arnon en confluence avec le canal de la Théols.

Blanche de Brabant (1280 - 1329) Modifier

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Godefroy de Brabant est gendre de Jeanne de Brenne.

Blanche de Brabant (1280 - 1329) est fille de Godefroy de Brabant et de Jeanne de Vierzon, et petite-fille de Jeanne de Brenne.

Blanche de Brabant (1280 - 1329) épouse le 18 février 1290 Jean Berthout († 1304), vicomte de Thouars. Elle est Dame de La Ferté-Gilbert. Ils restent sans postérité.

Il est donc, à présumer que La Ferté-Gilbert lui vient d'un des membres de la famille de Brenne, car dans une charte du XIe siècle nous voyons figurer comme seigneur de La Ferté-Gilbert, Pierre de Saltu Briona (1010 - ap. 1097)[12].

Maison de Linières (1215 - 1410) Modifier

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Blason Maison de Linières.

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Moulin sur la Théols du château de la Ferté.

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Guillaume II, seigneur de Linières, donne au capitaine de sa terre le château du Plaix en apanage.

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Descendance de Louis de Brosse.

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Godemar III de Linières (1360 - 1396) décède en combattant les Turcs en Hongrie, en 1396. L'exécution des prisonniers de Nicopolis par les Ottomans.

Hersende de Vierzon (1170 - ap. 1227), femme de Guillaume II, seigneur de Linières, dont enfants. Etant veuve, elle fait plusieurs dons aux religieuses de Mennetou-sur-Cher, par charte du mois de février 1227 (Tit. original aux archives de M. le comte Jules de Menou.). Le Gallia Christiana la date, par erreur, de l'an 1226. C'est par suite de cette alliance, que les seigneuries de la Ferté-Gilbert, de Mennetou-sur-Cher et de Pruniers, entrent dans la maison de Lignières.


Guillaume III de Linières (1190 - ap. 1268), Seigneur de Linières-en-Berry (1227), épouse Marguerite. Guillaume affranchit les habitants de Mennetou-sur-Cher, ce qui est confirmé, après sa mort, par Hervé IIIe du nom, son frère et successeur, au mois de novembre 1269[13].


Guillaume IV, sire de Linières (1230 - 1290), Baron de Brécy, marié en 1250 avec Jeanne de Villebéon (1240 - av. 1289), dame de Méréville, sgr de Méréville, d'Achères, de Rougemont et de Brécy.


Jean III de Linières (1260 - av. 1338), sgr de Linières-en-Berry, de Méréville, d'Achères, de Brécy et de Rougemont-en-Beauce. Il se marie avec Florie de Jarez (1270 - ap. 1338), dame de la Roche-Taillée.


Godemar de Linières (1300 - 1340), Baron, chevalier, sr de Mereville, sr de Rougemont, d'Achères et de Marans épouse Agnès de Sancerre, fille de Louis de Sancerre. Laquelle étant décédée, il prend une seconde alliance avec Marguerite de Precigny (1310 - ap. 1342), fille de Renaud de Precigny, Chevalier, S. de Laleu, de Marant, de la Bretiniere & de Loumeau. Il s'accorde l'an 1340. avec Gaucher de Frolois et Beatrix de Linières, sa sœur, de huit cens livrées de terre, qu'il lui a promise en mariage l'année précédente. Il meurt sur la fin de l'année 1340.


Godemar II de Linières (1330 - ap. 1386), issu au cinquième degré de Guillaume et d'Hersende de Vierzon, est seigneur de Méréville, Rougemont, Mennetou-sur-Cher, la Ferté-Gilbert et autres terres, et rend hommage au duc de Berry pour la seigneurie de la Ferté-Gilbert, mouvante du château de Mehun-sur-Yèvre, en 1380. Il a de son mariage avec Jeanne de Brosse, entre autres enfants :


Godemar III de Linières (1360 - 1396), dit le Jeune, chevalier, sr de Mereville, sr de Mennetou-sur-Cher, de Rougemont la Ferté-Gilbert, et d'Achères. Il décède en Hongrie à la croisade contre les Ottomans qui aboutit au désastre de Nicopolis. Il épouse, vers 1380, Agnès Trousselle (1360 - 1402), fille de Jacques Trousseau, vicomte de Bourges. Il en a plusieurs enfants, parmi lesquels:

  • Godemar IV de Linières (1380 - 1406), seigneur de Mennetou-sur-Cher et de la Ferté-Gilbert, qui rend hommage au duc de Berry pour les château et châtellenie de la Ferté-Gilbert, le 2 janvier 1402. Il vit en 1406, et semble décédé sans postérité.
  • Jeanne de Linières (1385 - 1459), qui suit.


Maison de Vaudenay (1410 - 1477) Modifier

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La Ferté-Gilbert et la France après 1450.

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Le duc d'Orléans achète entre autres la moitié de la Ferté—Gilbert, en 1481.

Jeanne de Linières (1385 - 1459) est arrière-petite-fille de Louis de Brosse. Devenue dame de Méréville, de la Ferté-Gilbert, de Ménetou-sur-Cher, de Pruniers, elle épouse en 1410 Dreux ou Drouin (Droco) de Vaudenay (1380 - 1451), écuyer, seigneur de la Mothe-de Sully, Nérez et Feusines, Seigneur, à cause de sa femme de la Ferté—Gilbert. Mennetou reste en définitive à Jeanne de Linières, qui en fait aveu le 13 août 1451. Elle est sans doute obligée de vendre Méréville pour payer ses dettes et un procès. Elle meurt vers 1459. Ils ont plusieurs enfants, dont :

  • Claude de Vaudenay, seigneur de la Mothe-de-Sully et autres terres, qui rend hommage au roi pour la châtellenie de la Ferté-Gilbert, le 18 novembre 1446. Il est chambellan du roi, capitaine des nobles du duché de Berri, fait foi et hommage le 1er novembre 1459 et fournit son aveu et dénombrement le 20 janvier 1467[14]. Il épouse Jeanne de Bar de Bautiy et meurt sans postérité. Ses sœurs se disputent sa succession, dont la Ferté-Gilbert, et en 1477.
  • Catherine de Vaudenay est mariée à Hugues de Chamborant, noble bandit, dont Raynal raconte l'histoire Il a commencé la série de ses méfaits par des violences sur la personne de Drouin ou Dreux de Vaudenay[15]. Le duc d'Orléans, futur Roi Louis XII, achète entre autres la moitié de la terre et seigneurie de la Ferté—Gilbert à Catherine de Vaudenay et son mari, Hugues de Chamborant, en 1481.
  • Jeanne de Vaudenay, sans enfant, donne la Ferté—Gilbert à Catherine de Vaudenay le 21 novembre 1460.
  • Héliette de Vaudenay (1415 - ap. 1485)


Maison de Châteauneuf (1477 - 1524) Modifier

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Château de Pierrebrune.

Héliette de Vaudenay (1415 - ap. 1485), après avoir longtemps plaidé avec ses sœurs, devient dame de la Ferté-Gilbert, en 1477. Elle se marie avec Guillaume de Châteauneuf, de Pierrebrune, à Espinasse (Pays des Combrailles), chevalier. En 1443, il est l'un des vassaux des Rochedragon, écuyers et seigneurs de Marcillat.


Jean de Châteauneuf, marié avec Jeanne Trousselle, vicomtesse de Bourges, sa cousine.


Antoinette de Châteauneuf, dame de la Ferté-Gilbert, veuve de Jean du Moustier, chambellan du roi et bailly de Berry, en 1492 et 1497, épouse Guichard de Viersac, seigneur de Saint-Aubin, et de la Ferté-Gilbert, en 1506.


Gilbert de Viersac, seigneur de la Ferté-Gilbert, en 1524.

Maison Robertet (1524 - 1533) Modifier

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Blason Robertet.

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Florimond Robertet (1459 - 1527) achète la Ferté-Gilbert.

Nous croyons qu'une vente fait entrer, peu de temps après, la Ferté-Gilbert dans la famille Robertet, vers 1524.


Florimond Robertet (1459 - 1527) se marie à Michelle Gaillard de Longjumeau, fille du trésorier des finances. Florimond Robertet est baron d’Alluyes et de Brou (1509), seigneur de La Guierche, Villemomble (1507), Bury (Molineuf, par achat), Paray-sous-Briailles et La Court (don du Roi François Ier et d’Orléans, étudie les humanités à Lyon & le droit à Orléans, conseiller à la Cour des Comptes du Forez (Montbrison), secrétaire de la Reine Anne, Notaire & secrétaire du Roi (protégé de Pierre de Beaujeu, comte de Forez), Secrétaire d’Etat, Diplomate (Naples, Vatican, Venise), Général & Trésorier de France (sous François Ier), Ambassadeur. Il fait bâtir l’hôtel d’Alluyes à Blois (1505 - 1508) et le château de Bury (1511 - 1515). Le Roi lui fait faire des funérailles solennelles.


Anne Robertet (1505 - ap. 1585), dame de la Ferté-Gilbert, est aussi dame d’Orléans (10 mai 1554), Montreuil-sous-Bois, La Pissotte et Arcy, dame d’honneur de la Reine Catherine de Médicis. Anne Robertet est mariée deux fois :

  • la première, le 23 février 1520, avec Claude d'Estampes, seigneur des Roches et de La Ferté-Saint-Aubin, † 24 avril 1528.
  • la seconde, le 3 novembre 1533, avec Claude Ier de La Châtre.


Maison La Chastre (1533 - 1630) Modifier

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Claude II de la Chastre (1536 - 1614).

Claude Ier de La Châtre (1500 - 1558), baron de Maisonfort, Sandré, Nouans-le-Fuzelier, La Ferté-sous-Reuilli, chevalier des ordres du roi, bailli du Berri, gouverneur d'Orléans d'abord pour la Ligue, puis ensuite pour le roi, quitte son gouvernement pour aller à la cour, où il est appelé, afin d'y recevoir le prix de ses efforts lors de la soumission des habitans d'Orléans à Henri IV, à laquelle il a tant contribué. Il est le fils de Gabriel, seigneur de Nançay (Cher) et Baron de La Maison-Fort, Chambellan & maître d’hôtel du Roi, et de Marie de Saint-Amadour.


La terre de la Ferté-Gilbert est possédée ensuite par son fils, Claude II de la Chastre (1536 - 1614), seigneur et baron de La Maisonfort, capitaine catholique des guerres de religion. Claude II de la Châtre est né en 1536 au château de la Maison-Fort, paroisse de Genoully. En 1593, il est fait maréchal de France par le duc de Mayenne. Il fait finalement sa soumission en 1594, remet au roi les villes d’Orléans et de Bourges, en récompense de quoi il est confirmé dans ses charges de maréchal de France et de gouverneur d'Orléans et de Bourges. Il se marie en 1564 avec Jeanne Chabot (ca 1541 - 1586) et transmet la Ferté-Gilbert à :


Louis de la Chastre (1565 - 1630), son fils, baron de La Maison Fort, 1616 maréchal de France, marié vers 1600 à Elisabeth II d’Étampes (1582 - 1654), fille de Jean d’Étampes, seigneur de Valençay (maison d'Estampes). Le sieur de la Maison Fort et de La Ferté Gilbert qui apartenoit à Mr de la Chastre, mareschal de France, bailly de Berry et gouverneur du pais et duché d’Orléans, 1635[16].

Maison Pot de Rhodes (1633 -1646) Modifier

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Charles de Valois, Duc d'Angoulème (1573-1650), père du premier mari de Louise-Henriette de la Chastre (1602 - 1634).

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Le château de la Maison Fort.

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Marie-Louise Pot de Rhodes duchesse de Vitry, fille de de Louise-Henriette de la Chastre (1602 - 1634).

La fille unique de Louis de la Chastre (1565 - 1630), Louise-Henriette de la Chastre (1602 - 1634), baronne de la Maison-Fort, Dame de la Ferté-Gilbert..., se marie le 26 février 1622 à François d'Angoulême (1598 - 19 septembre 1622), comte d'Alais, baron de Coucy et de Folembray. François de Valois est le petit-fils naturel de Charles IX. Elle perd son mari la même année (1622)[17].

Ayant repris une seconde alliance le 7 janvier 1625 avec François de Crussol (1604-1680), duc d'Uzès, Louise-Henriette de la Chastre (1602 -1634) fait rompre le mariage sous prétexte de défaut de consentement quatre ans après sa paisible consommation[18].

Louise-Henriette de la Chastre (1602 -1634) finit, par épouser secrètement, le 6 août 1633, Claude Pot de Rhodes (1617 – 1642), seigneur de Rhodes, comte de Romorantin, vicomte de Bridiers, de 1622 à 1642 4e Grand-Maître des cérémonies de France, des ordres du roi. Mais cette vie si accidentée tourne au tragique. La dame d'Alais s'est depuis quelque temps retirée en Berry où elle habite le château de la Maison Fort, lorsqu'en mars 1634 elle se confine en sa maison de la Ferté-sous-Reuilly, avec quatre ou cinq domestiques, y demeure trois mois entiers sans voir personne et y accouche secrètement. On n'a point appelé de sage-femme et elle a accouche avec Heurtant, médecin à Bourges. Elle en meurt sans être munie des sacrements. A l'instant même de sa naissance, l'enfant est soustrait à la vue de sa mère, emporté, caché et dérobé aux yeux de tout le monde[19].


Le mariage secret a t'il été régulièrement contracté ? Une naissance a t-elle eu lieu ? Un autre enfant a t'il été substitué à un enfant décédé ? Telles sont les questions que se posent de suite les héritiers collatéraux de la jeune femme, dont la succession s’élève à plus de 50.000 livres de revenu en immeubles[20].

Le Curé d'Egreville procède à l'ouverture du caveau qui ne renferme plus que les restes des tombeaux violés pendant la Révolution. Les documents rassemblés permettent d'établir que Louis de La Châtre, inhumé le premier en 1630, est suivi d'abord par sa fille Louise-Henriette, marquise de Rhodes, dont le corps est ramené de La Ferté-Reuilly le 12 juillet 1634, puis par sa veuve Elisabeth d’Étampes, morte en 1654, et enfin par leur petite-fille Marie-Françoise-Elisabeth, duchesse de l'Hôpital-Vitry, morte en 1684 et transportée à Egreville, le 28 juin 1685, de l'église Saint-Eustache de Paris. Leur arrière-petite-fille, marquise de Torcy, en qui s'éteint la postérité de Louis de La Châtre, est enterrée à Paris[21].


Quant au Sieur Pot de Rhodes, après avoir produit l'extrait de son acte de mariage en date du 6 août 1633, signé Mathivet, curé, il se fait adjuger la garde noble de sa fille par sentence dû bailli de Mehun du 13 juin 1634 et ayant obtenu, le 18 du même mois, un acte solennel par lequel l'aïeule maternelle de l'enfant, Louise-Elisabeth d'Estampes-Valençay, veuve du maréchal Louis de La Châtre, assistée de tous les d'Estampes-Valençay, la reconnaisse pour légitime, le procès s'engage[22]. Il transmet tous ses biens à sa fille unique.

Maison de Lhospital (1646 - 1656) Modifier

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Dessin de la pierre tombale de François-Marie de l’Hospital avant sa destruction pendant la révolution.

Marie-Louise Elisabeth Aimée Pot (1634 - 1684) épouse en 1646 François-Marie de Lhospital (1620 - 1679), fils de Nicolas de l'Hopital, capitaine des Gardes du Corps de Louis XIII, maréchal de France et de Lucrèce Bouhier.

François-Marie de Lhospital est duc de Vitry-Châteauvillain (par Lettres 06/1650), capitaine de 100 hommes d’armes, mestre de camp, lieutenant & mestre-de-camp du régiment d’infanterie de la Reine-Mère Anne d’Autriche, Gouverneur de Meaux, Lieutenant-Général en Brie, Ambassadeur à la Diète de Ratisbonne (03/1662), Maréchal de camp auprès du Roi (1672), Envoyé extraordinaire en Bavière (1672, 1673), Ambassadeur à la Paix de Nimègue (1675), conseiller d’Etat d’Épée (01/1678).


La Ferté-Gilbert passe d'Anne Robertet, par les femmes au duc de Vitry, François-Marie de l'Hôpital, qui la vend, le 4 mai 1656. François-Marie de Lhospital (1620 - 1679), duc de Vitry-Châteauvillain vend la terre de la Ferté-Gilbert à Jacques de la Fond, seigneur de la Beuvrière, secrétaire du roi, par acte du 4 mai 1656, moyennant 84,000 livres, et 100 louis d'or pour la chaîne de madame la duchesse.

LE CHÂTEAU APRES 1656 Modifier

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Un château de François Mansart (1656 - 1659) Modifier

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François Mansart (1598-1666).

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L'une des quatre tours rondes coiffées de dômes à lanternons, comme au château de Valençay

On attribue les plans du château de la Ferté à Mansart (1598 - 1666). La plupart des nombreux et estimables édifices érigés par ce Mansart ont presque tous disparu et ne sont connus que par les gravures ou par la liste qu’en a laissée Charles Perrault. Aujourd’hui, il ne reste plus pour apprécier le talent de François Mansart, en dehors du Val-de-Grâce, que le château de Maisons-Lafitte, gravé en sept planches par Mariette. À Paris, il ne subsiste plus que la façade restaurée de l’hôtel Carnavalet, et le temple du Marais, rue Saint-Antoine.

Dans les années 1650, Mansart devient la cible des attaques des ennemis politiques du premier ministre le cardinal Mazarin, pour lequel travaille souvent Mansart. Après l'accession en 1654 de Louis XIV au trône, Mansart perd beaucoup de projets, dont la rénovation du Louvre et le mausolée royal à Saint-Denis. L’hôtel de Guénégaud (60, rue des Archives - Paris) qui est réalisé entre 1651 et 1655 pour Henri de Guénégaud comte de Montbrison, marquis de Plancy, secrétaire du Roi, maître des Comptes et conseiller d'État.

Jacques de la Fond, secrétaire du roi, contrôleur et receveur des consignations en Touraine, garde des rôles des officiers de France, puis conseiller d'État, fait construire, entre 1656 et 1659, par Mansart (1598 - 1666), le château que l'on remarque encore aujourd'hui à la Ferlé-Gilbert, et auquel il tente de donner son nom.

Ce superbe château d'art classique est érigé à la place d'un château fort du XModèle:Exp siècle.

La façade nord comporte deux ailes parfaitement symétriques comprenant des retours et terminés par des galeries à l'italienne ouvertes sur la cour intérieure. Quatre tours rondes coiffées de dômes à lanternons sont flanquées aux quatre coins. La façade sud s'ouvre sur un jardin à la française et les eaux de la Théols.

La toiture, brûlée en 1907, a été refaite, comme les écuries.

Les eaux de la Théols entourent le château qui possède, à quelques pas, un pigeonnier à ciel ouvert et un vieux moulin qui rappellent les droits seigneuriaux.

Maison La Fond (1656 - 1754) - la Ferté la Fond Modifier

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Blason des de La Fond.

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Château de la Ferté-Gilbert.

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Le château de la Ferté-Gilbert vu du gite du Moulin de La Farté.

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Vue aérienne du Château de la Ferté-Gilbert.

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Les écuries de la Ferté.

Jacques de La Fond (1620 - 1679), l'acquéreur de La Ferté, appartient à une grande famille de robe et de  finances qui porte : d'or au chevron de sable accompagné en pointe d'un arbre de sinople, issant de la pointe de l'écu. Il est contrôleur et receveur des consignations en Touraine (vers 1675), secrétaire du roi, garde des rôles des officiers de France, puis conseiller du Roi Louis XIV. Il épouse Marguerite Bannelier. Jacques de La Fond meurt le 4 avril 1679. Il est seigneur de La Beuvrière et restaure en 1655 le château. A sa seigneurie de la  Ferté-Gilbert (1656), Jacques de La Fond réunit toute la terre de la Beuvrière et de Saint-Georges, ancien fief des Thienges (11 avril 1659) ; les terres et seigneuries de Belle-Fiolle et de la Salle-du-Bois-Saint-Croix provenant des d'Estampes (21 juillet 1670) ; la  seigneurie du port de Lazenay, vieille  possession  des Sardé (12 août 1670)[23].

Trois des descendants de Jacques de La Fond sont conseillers au Grand Conseil : Claude de La Fond (25 janvier 1673); Claude-Adrien de La Fond (26 juin 1705); Charles-Jean de La Fond, marquis de Paudy (5 décembre 1740).


Claude de La Fond (1650 - 1719) est seigneur de La Beuvrière, Saint-Georges, Lezernay, Diou, Paudy, La Ferté-La-Fond et autres terres en Berry, Limesy, Brunville en Normandie, et des Laisses,près de La Rochelle. Il est Secrétaire du Roi et garde des Rôles sur la résignation de son père (1671), membre du Grand Conseil (1673), maître des Requêtes (1676). Plus tard, il est intendant de la généralité de Besançon 1683-1686, 1688-1698, il est ensuite nommé intendant d'Alsace (1698 -1700). Le 28 juin 1677, il épouse Jeanne Philippe Bence, baronne d'Oulmes en Poitou, dame de Criqueville-en-Auge et du Breuil-en-Auge (1654-1734), fille d'Adrien Bence, seigneur de Criqueville-en-Auge, secrétaire du Roi, et de Jeanne de Chastillon, qui lui donne au moins cinq enfants.


Claude-Adrien de la Fond (1679 - 1726), seigneur des mêmes terres, Conseiller au Grand-Conseil, Maître des Requêtes le 17 août 1717, mort à son château de la Ferté la Fond, le 17 juillet 1726. Marié le 9 février 1718, Marie Anne Louise Céleste de la Rivière de Mur (1695 - 1754), fille de Charles-Yves, Comte de la Rivière & de Ploeuc (1662 - 1729), Gouverneur de Saint-Brieuc et de la Tour de Cesson, et Marie Francoise-Céleste de Voyer, Marquise de Paulmy, Vicomtesse de la Roche de Gennes, et Baronne de Boisé (1662 - 1732). La Maison de la Rivière tire son origine des anciens comtes de Mûr et de Corlay qui descendent eux-mêmes des puissants comtes de Cornouaille. Ils laissent un fils unique mort prématurément.


Charles-Jean de la Fond, né en 1720, seigneur de la Ferté, Lazenay, la Beuvrière, Marquis de Paudy en Berry, Vicomte en Normandie, Baron d'Oulmes en Poitou, de Criqueville et de Victot en Normandie. II recueille, en 1734, la riche succession de Jeanne-Philippe Bence, son aïeule paternelle, Baronne d'Oulmes en Poitou, Dame de Criqueville, du Breuil et de Victot. Ce conseiller au grand conseil, meurt à Paris, sans alliance, le 10 mars 1740, après avoir institué sa mère sa légataire universelle.

Maison Riffardeau de Rivière (1754 - 1791) Modifier

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Vigée Lebrun - Charles de Riffardeau de Rivière (1763 - 1822), né au château de La Ferté.

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Rivière joue un rôle capital dans la venue de la Vénus de Milo au Musée du Louvre.

Marie Anne Louise Céleste de la Rivière (1695 - 1754) épouse  en secondes noces Charles-Jean de Rivière (1717 - 1786), vicomte, le 29 août 1750, et n'en a pas d'enfant. Charles-Jean de Riffardeau de Rivière appartient à une famille d'ancienne noblesse, mi-partie berrichonne, mi-partie bourbonnaise, dont il est fait mention dès les premières années du XIVe siècle. Elle porte : fascé d'argent et d'azur au chevron de gueules brochant sur le tout. Ce Lieutenant de vaisseau se qualifie seigneur de Riffardeau, la Ferté-Gilbert, Paudy, la Beuvrière..., en 1760, et demeure au château de la Ferté et à Paris. Son mari se rend alors acquéreur des immeubles considérables dépendant de sa succession et en 1768 on le qualifie Charles Jean, vicomte  de la Rivière, chevalier, seigneur de Riffardeau, La Ferté, Lazenay, Paudy, Diou, la  Beuvrière et Saint-Georges. Il a d'Agnès Elisabeth Cailleteau de la Chasseloire, sa seconde femme, trois filles et un fils [24].


Charles-François de Riffardeau de Rivière est né au château de la Ferté, le 17 décembre 1763, marquis, puis duc de Rivière en 1825, pair de France. Entré de bonne heure, à l'École militaire, en 1776, sous-lieutenant en 1778, dans l'état-major des gardes françaises[25]. Lors de l'émigration des princes, il n'hésite point à les suivre. Charles-François, seigneur de la Ferté, vend ses terres à Paris le 17 mai 1791 afin d'en éviter la saisie et émigre en Angleterre, près du Comte d'Artois, futur Charles X. L'argent des ventes sert à assurer sa subsistance à l'étranger. Le reste est par lui aux princes, à la cause desquels il s'attache avec un dévouement qui, pendant quarante ans, ne connaît pas un jour, pas une heure de défaillance. Il est un ami du comte d'Artois (futur Charles X), et son aide de camp pendant l'émigration. Le comte d’Artois, confiant en lui, lui confie plusieurs missions en Bretagne et Vendée auprès de Charette et Stofflet. Arrêté en Vendée, il est emprisonné à Nantes d’où il s’évade. Il rentre en France avec Charles Pichegru en 1804, puis est impliqué dans le complot de Cadoudal. Il est arrêté et condamné à mort le 21 prairial an XII. Sur l'intervention de Joséphine et de Murat, sa peine est commuée. D'après l'abbé Bachelier, sa soeur, Agnès-Charlotte, faisant jouer sa parenté avec les Beaumarchais, réussit dans un premier temps à faire commuer sa peine de détention perpétuelle, puis pour raison de santé, en liberté surveillée à Paudy. Ce qui est sûr, c'est que Charles-François à la Restauration est fait duc de Rivière, Pair de France. A cinquante et un ans, il représente le roi de France Louis XVIII, de 1815 à 1821, dans l'un des postes les plus élevés et les plus difficiles de la diplomatie, à Constantinople. Capitaine des gardes à Charles X à son retour, il le nomme Gouverneur de monseigneur le duc de Bordeaux, en mars 1826.

Il joue un rôle capital dans la venue de la Vénus de Milo au Musée du Louvre.

En 1820, un paysan de l’île de Milos découvre une statue de femme. Olivier Voutier, un officier de marine exhume la statue et un autre officier français, Jules Dumont d'Urville alerte l'ambassadeur de France à Constantinople, Charles Francois, marquis de Rivière. Rivière envoie un secrétaire d'ambassade, le vicomte de Marcellus chercher la statue. Rivière offre la statue à Louis XVIII en 1821 et la Vénus se trouve au Louvre depuis lors.


En 1840, sa petite-fille, Adrienne Charlotte de Rivière de Riffardeau (1814 - 1875) fait legs d'une somme de 1.200 francs, fait aux pauvres de Reuilly, de Lazenay (Cher) et de la Ferté, mais aussi d'une rente annuelle de 10000 francs, affectée par la même testatrice à l'entretien d'une école de filles.dans la commune de Paudy (Indre). Elle fait aussi des legs aux pauvres de Reuilly, 52 francs de rentes, à ceux de Saint-Lizaigues, 178 francs, à ceux de Diou, 158 francs, à ceux de Paudy, 254 francs, à ceux de Saint-Hilaire-sous-Cour 102 francs de rentes. Sans oublier deux libéralités faites aux indigents de Saint-Lizaigne et de Diou par la même testatrice, et consistant, l'une, en une rente de 178 francs, et l'autre, en une autre rente de 92 francs.

Adam Parcel de Saint-Christau (1791 -1794) Modifier

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Fouquier-Tinville, Accusateur public au tribunal révolutionnaire.

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Adam Parcel de Saint-Christau est guillotiné en même temps que Lavoisier.

Charles-François, seigneur de la Ferté, vend ses terres à Paris le 17 mai 1791 à Adam Parcel de Saint-Christau (1740 - 1794), fermier général. C'est un fermier général, noble et très riche, d'une famille de financiers[26]. Receveur et miseur à Nantes en 1781 et 1782. commandant du bataillon de Saint-Eustache, puis chef de division de la garde nationale

Du 9 Juin 1790, du matin, en l'une des salles du Châtelet de Paris, en présence de Messieurs Brion & Baustel, Adjoints :

Sieur Adam-François-Parcelle de Saint Cristau, âgé de près de quarante ans, l'un des Fermiers-Généraux & Chef de la quatrième division de la Garde Nationale Parisienne, demeurant à Paris, rue Thevenot; après serment par lui fait de dire Se déposer vérité; qu'il nous a représenté copie de l'assignation à lui donnée le jour d'hier par Fayel, Huissier à Verge en ce Siège, lecture à lui faite des arrêté & réquisitoire sus énoncé, & de l'Ordonnance fus datée, a déclaré n'être parent, allié, serviteur ni domestique des Parties.
Dépose qu'il n'est pas allé à Versailles le 5, ni le 6 Octobre dernier, n'a su les malheureux événemens qui s'y font passés.

Sur la maison de campagne du fermier général Parcel-Saint-Cristau, à la Ferté-sous-Reuilly,

Procès-verbal de transport des citoyens Houdaille et George, commissaires du Comité de sûreté générale, en la maison du citoyen Saint-Cristau, au village de la Ferté, accompagnés d'un officier municipal et de deux gendarmes de la commune de Reuilly, ainsi que du citoyen Coulon, secrétaire de l'Agence révolutionnaire de Vierzon, et apposition des scellés sur la porte de l'appartement de la citoyenne Saint-Cristau, et à l'aile gauche sur trois petites chambres des hommes de confiance de la maison, sur trois petites chambres destinées à des amis, sur une porte donnant dans l'une des tours de la maison et sur un salon au rez-de-chaussée, ensuite lesdits commissaires ayant requis l'ouverture d'un endroit qui leur apparu être une chapelle, y ont trouvé un calice et une patène, avec différents ornements qu'ils ont déposés, du consentement du citoyen Saint-Cristau, entre les mains de l'officier municipal présent, et ont en outre remis la personne du citoyen Saint-Cristau à la charge et garde des gendarmes. Le 2 nivôse an II, Copie conforme, A. JV. (F7 477510)
...en présence de Fouquier-Tinville, accusateur public, par Adam François Parcel Saint-Cristau, âgé de 44 ans, né à Rennes (Ille-et-Vilaine), ci-devant fermier général, demeurant à Paris, rue Thévenot, et à la campagne à la Ferté-sous-Reuilly, district d'Issoudun (Indre), auquel il est demandé de quel département il était chargé, a répondu qu'il était chargé du plat pays de Paris pour les Aides et de la correspondance des eaux-de-vie. Il lui est encore demandé s'il ne s'est pas rendu coupable de dilapidations des finances du gouvernement, d'exactions, de concussions et de fraudes envers le peuple, a répondu négativement, s'il a un conseil, comme il n'en connaît pas, lui est donné Chauveau. Le 18 floréal an II, Original, signé de Dobsent, Saint-Cristau, A.-Q. Fouquier et Nénot, A. JV., (W 362, 785).


Il est condamné et exécuté le 19 floréal an II (8 mai 1794)[27] avec 28 autres fermiers généraux, dont Lavoisier. Il figure sur la Liste Complète des Personnes qui ont comparu devant le Tribunal révolutionnaire de Paris (Plon 1866). Il est condamné pour avoir ajouté de l'eau et des ingrédients nuisibles au tabac.

Pradet, Luzarche, Hémery (1824 - 1859) Modifier

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En 1852, Claude Pradet et ses gendres, Victor Luzarche et Antoine Luzarche, deviennent propriétaires du domaine d'Azay-Le-Ferron.

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Château d'Azay-Le-Ferron. Portraits de membres de cette famille.

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Le château de Lazenay.

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Le château et ses jardins.

Le château de la Ferté-sous-Reuilly est vendu comme bien national après l'exécution d'Adam François Parcel de Saint Christau.


??? La mère de la comtesse de Montijo, María Manuela Kirkpatrick (1794 - 1879), est paraît il propriétaire du château de la Ferté[28].


??? En 1822 un certain Hémery, de Lazenay, propriétaire-cultivateur à la Ferté et à Lazenay. Son père a-t'il acheté ses terres comme biens nationaux ? Hémery de Lazenay fait des expériences sur ses moutons, comme c'est la mode.


Après diverses péripéties, le château échoit en 1824 à Claude Pradet (1790 - 1858), maître de forges à Buzançais[29]. Il s'est enrichi au moment de la Révolution dans la vente de munitions et de fournitures aux armées. C'est vraisemblablement à l'occasion de ce commerce qu'il entre en contact avec Julien Ouvrard[30]. Claude Pradet (1790 - 1858), propriétaire à La Ferté-sur-Arnon, marié à Marie Sophie Elisabeth Guignard. En 1833, la société Pradet, Luzarche et Aubertot achète des propriétés d'Azay et de Mézières, moyennant une somme de 180.000 francs, à Michel Jeune, jadis financier du 18 Brumaire. La tuilerie de Charnizay passe en 1835, à Pradet-Aubertot et Cie. Conrad de Gourcy écrit dans Notes extraites d'un voyage agricole dans l'ouest, le sud-ouest, le midi et le centre de la France et le nord de l'Espagne, en 1851 :

Chez M. Pradet, au château de la Ferté-Reuilly, j'ai admiré des champs considérables couverts de superbes betteraves, dont une partie est cultivée par lui, une autre par son fermier flamand.

En 1852, Claude Pradet et ses gendres, Victor Luzarche (maire de Tours en 1847 et 1848) et Antoine Luzarche, deviennent enfin propriétaires du domaine d'Azay-Le-Ferron. Ils ont acheté ce château en viager en 1833 à Michel Jeune. De réputation bien autrement honorable, la famille Luzarche d'Azay posséda la propriété pendant près d'un siècle et y tint jusqu'à l'autre guerre un brillant équipage bien connu dans les annales de la vénerie de France[31]. Claude Pradet est conseiller de l'arrondissement d'Issoudun, habitant au château de La Ferté en 1857, selon l'Almanach royal et national. Claude Pradet a trois filles :


  • Thalie Pradet, mariée à Reuilly à Antoine Luzarche (1801 - 1872), né à Tours le 6 ventôse an IX, maître de forges à Vierzon. L'Équipage d'Azay est à Antoine Luzarche d'Azay qui depuis 1832 découple sur le loup et le cerf[32]. La tuilerie de Charnizay, en 1845, revient à Antoine Luzarche, maître de forges également à Clavière. Après la mort de son beau-père et de son frère Antoine Luzarche devient l'unique propriétaire du domaine d'Azay-Le-Ferron jusqu'à sa mort, en 1872. Ils ont un fils unique :
    • Alfred Luzarche entretient un bel équipage de vénerie dont la devise était "Jusques au bout". Un loup empaillé dénommé "cacao" est exposé dans le grand escalier. Il est le père de la donatrice du château d'Azay-le-Ferron à la ville de Tours.


  • Zulman est femme de Victor Luzarche. Le couple s'établit au château de la Ferté-Gilbert [33]


  • Marie Julie Philippine Pradet (1816 - 1865) mariée à Pierre Camille Hémery, dit de Lazenay, (1810 - avant 1862), avocat, maire de Lazenay en 1845. Elle est châtelaine de la Ferté en 1862 et 1864, et décédée le 20 janvier 1865, à Cannes. Ils ont un fils et une fille :
    • Jean Constant Hémery, né le 18 janvier 1843 à Lazenay, et son épouse Louise Barrois font construire sur l'emplacement d'un châtelet antérieur au XIIe siècle, au milieu du XIXe siècle le château de Lazenay[34]. Il est maire et conseiller d'arrondissement, habitant au château de Lazenay le 28 janvier 1895.
    • Louise Alice Hémery de Lazenay (1838 - 1904), mariée à Henri Louis Charles Dieudonné de Geoffre de Chabrignac.


Geoffre de Chabrignac Modifier

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Henri Louis Charles Dieudonné de Geoffre de Chabrignac.

La fille de Marie Julie Philippine Pradet (1816 - 1865) et Camille Hémery, dit de Lazenay, (1810 - avant 1862), Louise Alice Hémery de Lazenay est née le 21 avril 1838, au château de La Ferté, à Reuilly, et décédée en 1904 à Orléans. Elle se marie le 4 avril 1859 avec Henri Louis Charles Dieudonné de Geoffre de Chabrignac (1829 - 1902). Il est né au château de Serre-du-Parc, près Montélimar (Drôme), le 11 décembre 1829, décédé au château de la Ferté, par Reuilly (Indre), le 4 décembre 1902. Entré à l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, le 4 décembre 1847, sous-lieutenant au 8e d'Infanterie de ligne, le 1er octobre 1849, lieutenant au 3e Zouaves en 1852, capitaine au 1er Zouaves en 1854. Il prend part à toutes les campagnes de 1850 à 1861 et à la conquête de la Grande-Kabylie; sous-intendant militaire au camp de Satonay en 1861, emmené en captivité en Allemagne depuis la prise de Metz (octobre 1870) jusqu'en 1871, intendant militaire du 3e corps d'armée (Rouen), en 1882, intendant général d'armée en 1891, admis au cadre de réserve, le 11 décembre 1894; chevalier de la Légion d'honneur en 1857, officier à Metz, le 10 octobre 1870, commandeur, le 14 juillet 1889, grand-officier de l'Ordre du Nicham-Iftikar (Tunis) en 1889, décoré de la médaille coloniale avec agrafe « Algérie » pour douze ans de services en Afrique. Il est 3e Marquis de ce nom, Intendant Général des Armées, Commandant de la Légion d'Honneur. La famille de Geoffre est une famille de la noblesse Limousine. Ils ont deux enfants :


  • Louis de Geoffre de Chabrignac (1860 - 1902), ancien élève de l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, promotion des Drapeaux (1879-1881), Capitaine de cavalerie au service de l'Etat-major de l'armée territoriale, membre du conseil d'arrondissement de Saumur. Il se marie à Jeanne de La Selle d'Eschuilly...


  • Marie de Geoffre de Chabrignac


Alfred d'Escherny Modifier

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Alfred d'Escherny vend à Jean-Baptiste Faure sa villa « les Roches ».

Marie Henriette Amédée de Geoffre de Chabrignac, née le 31 mai 1863, à Tours, mariée le 26 janvier 1887, à Paris, à la Madeleine, dans le VIIIe, avec le comte Alfred d'Escherny. Il est deuxième secrétaire d'ambassade à Berne, selon l'Almanach de Gotha, membre de la Société des steeple-chases en 1887. Il vit au château de Lazenay en juillet 1889. Le baryton Jean-Baptiste Faure (1830 - 1914) lui achète à Étretat sa villa les Roches, appelée aussi Château-Les Roches. La villa est revendue, transformée en hôtel-restaurant de 1937 à 1950, elle est abandonnée et finalement détruite en 1983. Alfred d'Escherny et Marie de Geoffre de Chabrignac ont une fille :
  • Marguerite d'Escherny


Maison de la Villesboisnet Modifier

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Paire de pare-feu de main du mariage de Bisson de la Roque et Espivent de la Villeboisnet 1839.

Marguerite d'Escherny est née le 5 octobre 1888 au château des Graviers, à Duclair n annonce en décembre 1907 dans la Revue illustrée les fiançailles de Carl Espivent de la Villeboisnet, lieutenant au 21e de chasseurs à cheval, avec Mlle d'Escherny. Marguerite d'Escherny se marie à Charles Espivent de la Villesboisnet, né le 28 septembre 1881 - Legé (Bretagne) et décédé le 25 février 1954 - Paris, à l’âge de 72 ans. C'est un capitaine de cavalerie. Son père Georges Espivent de la Villesboisnet est décédé le 11 février 1918, au château de Reuilly, à l’âge de 70 ans.

Elisabeth Espivent de la Villesboisnet est née le 26 janvier 1913, à Limoges (Limousin) et décédée en 2002. Elle se marie le 28 mai 1935, à Paris, avec Gabriel de Pontac (1910 - 1945).

Alain de Pontac se marie avec Chantal Bonhomme de Montaigut, dont Delphine de Pontac.

Architecture Modifier

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La façade nord comporte deux ailes parfaitement symétriques comprenant des retours et terminés par des galeries à l'italienne ouvertes sur la cour intérieure. Quatre tours sont flanquées aux quatre coins. La toiture, brûlée en 1907, a été refaite, comme les écuries. Les eaux de la Théols entourent le château qui possède, à quelques pas, un pigeonnier à ciel ouvert et un vieux moulin qui rappellent les droits seigneuriaux.

Le salon est décoré par des toiles peintes du XVIIIe. La chapelle comporte un décor sculpté et peint.

L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques, le 19 mai 1944[35], puis le 27 juin 1967. L'édifice est classé au titre des monuments historiques, le 20 mai 1986[36].

Notes et références Modifier

  1. [1]
  2. Mémoires de la Société historique, littéraire, artistique et scientifique du département du Cher.
  3. Merveilles des châteaux d'Auvergne et du Limousin, Collection Réalités, Georges Conchon, Réalités Hachette, 1971.
  4. Civilisations et sociétés, Volume 19, École pratique des hautes études (France). Section des sciences économiques et sociales, Centre de recherches historiques, Mouton & Company, 1973.
  5. La Grande Brenne aux périodes préindustrielles (Indre)
  6. La Grande Brenne aux périodes préindustrielles (Indre)
  7. Histoire du Berry depuis les temps les plus anciens jusqu'en 1789, Volume 4, Louis-Hector Chaudru de Raynal, Vermeil, 1845.
  8. Civilisations et sociétés, Volume 19, École pratique des hautes études (France). Section des sciences économiques et sociales, Centre de recherches historiques, Mouton & Company, 1973.
  9. La Grande Brenne aux périodes préindustrielles (Indre)
  10. Mémoires de la Société des antiquaires du Centre. 1912.
  11. Mémoires de la Société historique, littéraire, artistique et scientifique du département du Cher.
  12. Mémoires de la Société historique, littéraire, artistique et scientifique du département du Cher.
  13. Menetou-sur-Cher
  14. Mennetou
  15. Histoire de Vierzon et de l'Abbaye de Saint-Pierre, Volume 2635 de Monographies des villes et villages de France, ISSN 0993-7129, Émile comte de Toulgoët-Tréanna, Livre d'histoire, 2007.
  16. A.D. 18-B 1061, art. 59, fol. 7 r°.
  17. Mémoires de la Société historique, littéraire, artistique et scientifique du département du Cher.
  18. Mémoires de la Société historique, littéraire, artistique et scientifique du département du Cher.
  19. Mémoires de la Société historique, littéraire, artistique et scientifique du département du Cher.
  20. Mémoires de la Société historique, littéraire, artistique et scientifique du département du Cher.
  21. Mémoires de la Société historique, littéraire, artistique et scientifique du département du Cher.
  22. Mémoires de la Société historique, littéraire, artistique et scientifique du département du Cher.
  23. Mémoires de la Société historique, littéraire, artistique et scientifique du département du Cher.
  24. Mémoires de la Société historique, littéraire, artistique et scientifique du département du Cher.
  25. Les pacifications de l'Ouest, 1794-1801, Volume 3, His Etudes documentaires sur la Revolution francaise, Charles-Louis Chassin, J. Floch, 1973.
  26. Le Journal de ma vie, Jacques-Louis Menetra, Albin Michel, 1998.
  27. Le Journal de ma vie, Jacques-Louis Menetra, Albin Michel, 1998.
  28. À la France : sites et monuments. Le Centre de la France (Allier, Cher, Indre), notices de Onésime Reclus - 1900-1906.
  29. Merveilles des châteaux d'Auvergne et du Limousin, Collection Réalités, Georges Conchon, Réalités Hachette, 1971.
  30. Peintures du XIXe siècle, 1800-1914: catalogue raisonné, Volume 1, Véronique Moreau-Miltgen, Musée des beaux-arts de Tours, Le Musée, 2001.
  31. Azay-le-Ferron: notice historique et descriptive, Monographies des châteaux de France, Boris Lossky, Barry, 1961.
  32. Encyclopédie de la vénerie française, Olivier Perrin, 1961.
  33. Peintures du XIXe siècle, 1800-1914: catalogue raisonné, Volume 1, , Véronique Moreau-Miltgen, Musée des beaux-arts de Tours, Le Musée, 2001.
  34. Le Département du Cher. Ouvrage topographique, historique, statistique et archéologique. Tome 1 et 2, Fremont Auguste, Laffitte Reprints - Date : 1981.
  35. Base Mérimée.
  36. Base Mérimée.

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