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                          Bataille d'Avignon (737)


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Charles Martel combattant les Sarrasins (bataille d’Avignon).

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Avignon au Haut Moyen-Âge.

Après leur défaite à la Bataille de Poitiers (732), les vaincus refluent vers les côtes méditerranéennes. Basée à Narbonne, les troupes la vallée du Rhône.

En 734, Mauronte, duc de Provence, se rend à Yūsuf ibn ʿAbd Ar-Raḥmān Al-Fihriyy, gouverneur omeyyade de Narbonne, qui prend Avignon sans combat[1]. Selon Frédégaire, Mauronte livre la ville à Yūsuf et s'allie à lui contre Charles Martel. La Chronique de Moissac confirme l'entrée sans combat des Omeyyades en Avignon. En réaction, Charles Martel envoie en 736 son frère, le duc Childebrand Ier, reprendre la ville, avant de le rejoindre[2].

L'armée franque utilise des échelles et des béliers pour prendre d'assaut la ville[3].

La bataille d'Avignon se déroule en 737 et se conclut par la prise par le Royaume franc de la ville d'Avignon, possession du Califat omeyyade depuis quatre ans. Les armées franques prennent Avignon, égorgent les traîtres, brûlent une partie de la ville après sa capture[4].

Après la prise d'Avignon, les Francs continuent leur campagne et traversent le Rhône[5]. Les troupes sarrasines sont dispersées à Montfrin, puis écrasées sur le plateau de Signargues, près du Pont du Gard.

Puis les Francs vont faire le Siège de Narbonne, dans la Septimanie des Omeyyades[6].

LA BATAILLE D'AVIGNON Modifier

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Arles et Avignon se rendent aux Maures (733) Modifier

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Arles et Avignon se rendent aux Maures (733) Modifier

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Avignon au Haut Moyen-Âge.

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Siège d'une ville par les musulmans.

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Combat d’un chevalier chrétien (à gauche) et d’un cavalier sarrasin (à droite).

Avec les garnisons de Carcassonne et de Béziers, le nombre de soldats réguliers disponibles ne doit pas excéder 6 à 7.000, par contre, le nombre d'auxiliaires, de marins et de pirates installés sur la côte augmente régulièrement. Ils sont alors plus de 15 à 20.000. Ils décident de dériver la majeure partie de ces forces vers un objectif qu'ils convoitent depuis longtemps: les deux cités fortes de l'estuaire du Rhône, Arles et Avignon[7].

En 733, le wāli Yússuf ibn Abd-ar-Rahman al-Fihrí arrive en poste à Narbonne et consolide l'autorité du pouvoir califal sur la région[8].

Les Arabes sont maîtres du sud de la Gaule jusqu'au Rhône. Mais ils ne se sont point interdit de faire sur les possessions franques au delà de la Durance de ces lucratives excursions qui forment alors la solde des armées.

Le Comte Mauronte, un des seigneurs les plus puissants de la Provence, qui apparaît dans la Chronique de Frédégaire en tant que duc de Marseille, appelle à l'aide le wāli de Narbonne Yússuf ibn Abd-ar-Rahman al-Fihrí. Il le fait venir en Provence en 734[9].

Même si la plupart des chrétiens souffrent du fait de leur religion, Mauronte et d'autres chrétiens sont les alliés des mahométans. Mauronte et ses pareils n’empêchent pas selon le Continuateur de Frédégaire la population avignonnaise de se défendre un peu[10]. En représailles la région est dévastée. Le Wāli (gouverneur) de Narbonne, Yússuf ibn Abd-ar-Rahman al-Fihrí, prend, l’année d’après, Arles et pendant quatre années, il dépeuple la ville et ravage toute la province d’Arles, selon la Chronique de Moissac.

Avignon est appelée par eux la roche d'Anyoun, parce que la ville n'occupe alors que la colline où s'élève aujourd'hui le Palais des Papes. Ils chassent les faibles garnisons bandes de Charles Martel de leurs domaines et dévastent tout le pays. Joignant à la force des armes, les ressources de la politique, le wâlî de al-Andalus (734-741) se ménage des alliances, à la faveur desquelles les musulmans pénètrent à nouveau en Provence, en Dauphiné, et jusques dans le Lyonnais[11].

Les Arabes promettent à la Provence paix et protection, mais les chrétiens deviennent esclaves.

Le wāli Yússuf ibn Abd-ar-Rahman al-Fihrí, après quelques mois, est remplacé par Yahya ibn Salama al-Kalbi.


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Les Sarrasins en Provence.


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Gravure du XVIIIe. Siège Avignon. Conquête du Languedoc (737), par Charles Martel.


Article détaillé : Bataille d'Avignon (737)

Bataille de Montfrin Modifier

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Charles Martel.

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Chapelle Saint Pierre, édifiée à Fournè par Charles Martel.

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Fontaine de Font Cluse.

Le lendemain de la Bataille d'Avignon (737), avant l'aurore, Charles Martel remonte à cheval. Il passe le Rhône que les Sarrasins se sont empressés, dès la veille, de mettre entre eux et lui, mais il les poursuit, vers la plaine de Signargues, près de Remoulins.

Les Sarrasins, harcelés par les Francs, se divisent en deux parties : la première passe le Gardon à Remoulins, et l’autre se dirige sur Montfrin.

Charles Martel, après quelques moments d’hésitation, se détermine à poursuivre ses derniers, et les atteint près de Montfrin. Il leur livre bataille, et les met en déroute. Trois jours entiers sont consacrés à enterrer les morts. Charles Martel, en commémoration de ce fait d’armes, fait construire sur les lieux mêmes, une église appelée Saint-Jean des Vignes, à Montrin.

Après quelques jours de repos, le vainqueur force le passage du Gardon à l’aide d’un cavalier de Montfrin qui lui indique un gué favorable. Il atteint l’autre division de Sarrasins et en fait un horrible carnage. Cette seconde bataille est livrée à peu de distance de la rive droite du Gardon non loin de Montfrin. La résistance qu’opposent les sarrasins aux troupes de Charles Martel fait qu’un grand nombre de soldats français restent en arrière du corps d’armée, et ne peuvent être secourus par leurs frères d’armes.

Quelques-uns, ranimés par le bruit d’une source voisine, se traînent jusqu’à elle, et y lavent leurs blessures. Les plaies se cicatrisent avec une rapidité qu’on reconnait immédiatement à cette source une vertu particulière[12].

Charles Martel, informé de cet événement, veut voir cette eau, et ordonne à ses médecins de la décomposer. Ces derniers découvrent qu'elle renferme des parcelles dissoutes de vitriol, de fer et de soufre, qui, jointes à son excessive fraîcheur, opèrent ces cures merveilleuses.

Charles Martel fait creuser un grand bassin, et construire sur ses côtés trois niches dans une desquelles est un Saint-Jean-Baptiste ; dans une autre, une simple croix, et dans la troisième, une image de la Vierge. Par ses ordres cette fontaine est recouverte ; de là il vient le nom de Font-Cluze ou fontaine close, aujourd’hui fontaine de Meynes[13].

L'église Saint-Pierre de Signargues, d'après l'auteur de l'Histoire des rois d'Arles, est bâtie en 798, par les ordres de Charlemagne, en mémoire de la victoire remportée par Charles Martel sur les Sarrasins, dans la plaine de Signargues où s'élève cette église. La vallée contiguë à la plaine de Signargues porte encore le nom de Coumbo de Mars, vallée de Mars.

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. Pierre Riché (trad. Michael Idomir Allen), The Carolingians : A Family Who Forged Europe, Philadelphie, University of Pennsylvania Press, 1er mars 1993 (ISBN 0812213424), p. 45.
  2. Paul Fouracre, The Age of Charles Martel, Longman, 8 juin 2000 (ISBN 0582064767), p. 96.
  3. Guy Halsall, Warfare and Society in the Barbarian West, 450 – 900, Londres, Routledge, 15 mai 2003 (ISBN 0415239400).
  4. Guy Halsall, Warfare and Society in the Barbarian West, 450 – 900, Londres, Routledge, 15 mai 2003 (ISBN 0415239400).
  5. Paul Fouracre, The Age of Charles Martel, Longman, 8 juin 2000 (ISBN 0582064767), p. 97.
  6. Paul Fouracre, The Age of Charles Martel, Longman, 8 juin 2000 (ISBN 0582064767), p. 97.
  7. CAROLINGIENS CONTRE MUSULMANS 718 - 768
  8. Philippe Sénac, Présence musulmane en Languedoc, Islam et chrétiens du Midi, Cahier de Fanjeaux, n°18, 2000, p.50-51.
  9. Geary, Patrick J. Before France and Germany. Oxford University Press: 1988.
  10. Pierre Riché (trad. Michael Idomir Allen), The Carolingians : A Family Who Forged Europe, Philadelphie, University of Pennsylvania Press, 1er mars 1993 (ISBN 0812213424), p. 45.
  11. L'Art de vérifier les dates depuis l'année 1770 jusqu'à nos jours, formant la continuation de l'art de vérifier les dates, Arthus-Bertrand, 1821.
  12. Statistique du département du Gard, Volume 2, Jacques Nicolas Hector Rivoire, Ballivet et Fabre, 1842.
  13. Rivoire Hector – Statistique du département du Gard, 1842, p. 646.

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