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Authaire

Médaillon du portail des Marmoussets de l'abbatiale Saint-Ouen, dont la lecture est en boustrophédon représentant la bénédiction d'Authaire, Aïga, et ses quatre enfants par saint Colomban (à gauche).

Clotaire II

Clotaire II, traité avec lombards.

Authaire de Sancy, Audechaire, Autharic, Autharius, Auginus, Audecharius[1], vulgairement appelé saint Oys[2], est né vers 565, certainement à Sauciacum oppidum (Sancy, entre Soissons et Laon) et décédé, vers 620, dans le saltus Joranus[3]. Il est enterré dans le parc de sa Villa Vulciacum (Ussy-sur-Marne, Seine-et-Marne)[4].


En ce qui concerne la famille d'Autharius, voir l'article Descendance de Latinius, patrice de Lyon. Authaire est également lié aux Burgondofara, parentèle des Agilolfing, duc de Bavière. Selon certains auteurs :

La terre de Braine fut donnée aux ancêtres du Seigneur Authaire, père de S. Ouen, avec les deux terres de Condé & de Sancy. Authaire fixoit fa réfidence ordinaire à Sancy. Il faifoit valoir fes deux terres de Condé & de Braine, par le miniftere de fes Intendans[5]. Nous retrouvons cette soi-disant donation dans La France pontificale ... histoire chronologique et biographique des archevêques et évêques de tous les diocèses de France[6].

Mais Authaire n'est qu'un Comte des rois francs, avant 613. Selon les Annales bénédictines de Saint-Médard[7], Clotaire II (584 – 629), étant à Braine, et y chassant sur les bords de l'Aisne, est sauvé de la noyade par le seigneur Authaire, père de saint Ouen, qui fait partie de sa suite. Pour récompenser son sauveur d'un tel bienfait, le roi lui fait don de la terre et du château de Braine (613)[8][9].

Le seigneur réside ordinairement à Sancy, près Soissons, et exploite ses terres de Braine, ainsi que celles de Condé. Les terres de Braine, de Condé et de Sancy, que saint Ouen, son fils, va donner à l'Eglise, sont arrosées par la Vesle, navigable à cette époque. Elles sont très fertiles en productions de toutes sortes[10].

L'historien Jonas nous apprend qu'au commencement du VIIe siècle, Autharius, Grand fonctionnaire Royal à la cour, convive du roi, personnage qui est dans la familiarité du roi franc, au nombre de ses fidèles) du roi d'Austrasie Théodebert (598 - 612), est parent de Hagnéric, comte de Meaux. Authaire est un leude mérovingien, mais d'origines en partie gallo-romaines et burgondes [11]. Hagnéric est peut-être le frère de la femme d'Authaire.

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L'abbaye de Saint-Ouen est construite à l'emplacement d'une basilique dédiée à Saint-Pierre, qui reçoit en 684 le corps de Ouen, saint évêque de Rouen.

Ussy-sur-Marne (après 604)Modifier

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Saint Authaire/Sanctus Autarius. Vitrail église Saint-Médard - Lizy-sur-Ourcq.

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Domaine de Ussy où vit Autharius dès 604.

Sous les rois francs, il existe sur l'emplacement qui nous occupe une vaste forêt de feuillus appelée Joranum ou Juranum. Dans les dernières années du VIe siècle, Théodebert, roi d'Austrasie (595 - 612), possesseur du pays meldois, fait don à l'un de ses leudes ou convives, Authaire, à titre de bénéfice, de la superficie du sallus Joranus. Autharius possède donc en plus de Braine et Condé le saltus Joranus, c'est-à-dire le district dont le vicus gallo-romain de Jouarre est le chef-lieu. Il s'étend même au-delà dans le Multien[12].

Peu après la naissance de Dadon (Ouen), donc vers 603 - 604, notre convive royal et sa famille s'établissent à Ussy-sur-Marne. Authaire y habite une villa nommée Wultiacum, ou Vultiacum et Ultiacum (Ussy), située à 500 mètres au nord de Fay-le-Bac, près de la voie romaine qui en ce lieu traverse la Marne, au port de Fay, appelé aussi Fay-le-Bac. Cette villa, dont on retrouve les substructions, est située au lieu dit le Buisson de Voyard. Le vicus (bourgade chef-lieu) du saltus Joranus est situé à 500 mètres à l'ouest de Jouarre actuel, ce qu'atteste encore la présence de nombreux vestiges de substructions gallo-romaines[13].

Autharius, soit directement, soit par délégation de Hagnéric, exerce sur les bords du Morin et de la Marne, des fonctions civiles et militaires. Il gère un véritable centre humain réunissant en son territoire toutes les activités rurales de l’époque, le pagus. Mais il n'est propriétaire du sol qu'en 613. En effet, selon les Annales bénédictines de Saint-Médard[14], Clotaire II (584 –629), étant à Braine, et y chassant sur les bords de l'Aisne, est sauvé de la noyade par le seigneur Authaire, père de saint Ouen, qui fait partie de sa suite. Pour récompenser son sauveur d'un tel bienfait, le roi lui fait don de la terre et du château de Braine (613)[15].

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Fibules mérovingiennes.

SAINT COLOMBAN (hiver 610/611) Modifier

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Autharius et ses fils béni par Saint Colomban.

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Saint Colomban bénissant les enfants d'Authaire.

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Eglise Saint-Authaire à Ussy-sur-Marne.

En ce début du VIIe siècle la société aristocratique mérovingienne est un mélange de différents peuples (Gallo-romains, Francs, Alamans, Burgondes…). Ces unions sont facilitées par l’apport de la religion chrétienne qui joue un rôle de catalyseur. Dans un tel contexte on comprend mieux l’engagement monastique de cette famille.

La reine Brunehilde, en 610, profite du conflit de Colomban avec l'Église franque pour lui ordonner de partir avec ses disciples irlandais et armoricains. C'est donc le départ de Luxeuil vers Nantes. Après un échouage, ils se retrouvent sur la côte Sud de Bretagne. Colomban décide de rester sur le continent et d'aller voir le roi de Neustrie. Ils poursuivent leur route par Rouen, puis Soissons. Colomban est très bien accueilli par Clotaire II qui lui accorde son amitié et l'invite à s'installer près de lui. Colomban préfère poursuivre son périple. Le groupe de disciples passe par Meaux, La Ferté-sous-Jouarre. Accompagnés du comte Hagnéric, lequel est parent et ami d'Authaire, Colomban arrive dans cette villa au milieu des bois, un soir d'hiver. Authaire exerce l'hospitalité comme un devoir religieux. Autharius accueille avec cordialité, avec vénération l'homme de Dieu. Colomban et ses disciples passent l’hiver 610-611 dans la famille d'Autharius[16].

La pieuse épouse de Autharius lui présente ses enfants pour qu'ils les bénissent. Le Saint recommande bien à leurs parents de leur inspirer de bonne heure le désir de servir Dieu. La rencontre des fils d'Authaire (Adon et Dadon (Ouen) et du très pieux saint Colomban est déterminante dans leur cheminement vers l'ordination.

Jonas de Bobbio écrit dans la Vie de saint Colomban que le moine irlandais bénit Adon et Dadon (Ouen), en employant le qualificatif d’infantuli (bébé) ce qui laisse à supposer qu'Autharius s'est installé après 604 dans le saltus Joranus.

Colomban poursuit début 611 son périple vers Metz, capitale du roi Théodebert II d'Austrasie. Le roi lui propose aussi de s'installer sur son domaine mais Colomban doit quitter l’Austrasie à cause de la défaite de Tolbiac (612), où Théodebert II est battu par son frère Thierry II de Bourgogne.

L'ECOLE DU PALAIS (613) Modifier

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Saint-Médard de Soissons.

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Le chancelier de France Eloy remet les scels à Clothaire II.

Autharius est un grand fonctionnaire royal de la cour de Clotaire II, quand il devient roi de l'ensemble des Francs en 613.

Autharius et sa femme donnent à leurs enfants le premier goût de la piété. Ils les mettent ensuite quelques années à l'abbaye Saint-Médard de Soissons, pour y apprendre les lettres, et après les avoir en même temps formés dans les principes d'une solide religion, ils les envoient fort jeunes à la cour de Clotaire.

Du temps des Mérovingiens, l'enseignement public paraît dans toute sa pureté et dans toute son étendue, au niveau de l'école du palais. La chapelle du palais est le berceau de l'école. Cette grande école du palais réunit à la cour, les fils des plus hauts dignitaires du royaume. Authaire, haut fonctionnaire du palais, y fait instruire ses trois fils, Adon, Dadon et Radon. Il leur est donné une grande culture et une initiation à l'administration royale. Il faut d'excellents maîtres à des disciples destinés aux plus hautes dignités de l'Église, et dès lors on comprend le décret de Clotaire II, qui réserve au prince le droit de choisir des évêques parmi les clercs de sa chapelle, à cause de leur mérite et de leur science[17].

Mais cet enseignement religieux, ce noviciat d'élèves jeunes n'est pas si sévère, qu'il repousse la jeunesse attirée au palais par une coutume déjà vieille chez les Germains. Dès le temps de Tacite, les chefs se faisaient gloire de recevoir dans leur cortège les fils des nobles. Plus tard, on voit les rois, les grands, sont entourés de jeunes gens que leurs pères ont recommandés. Au temps de la jeunesse du roi Dagobert (629-638), c'est encore parmi les étudiants que le roi Dagobert va choisit ses ministres et ses évêques[18].

A la cour la sagesse des fils d'Autharius fait que le roi les apprécie, et tout le monde est forcé d'avouer qu'ils méritent d'être aimés. Ils ont l'avantage de trouver en cette cour un officier qui est pour eux un guide fidèle dans un pays si glissant. C'est saint Eloi, qu'une rare piété a aussi rendu cher au roi. Ces jeunes seigneurs s'attachent à lui comme à un véritable ami et la singulière affection qui se forme principalement entre Dadon et lui, donne longtemps au monde et à l'Eglise un exemple édifiant de la solide amitié des saints. Ce Dadon c'est saint Ouen, qui n'est aujourd'hui connu que sous ce dernier nom.

Veuf, Authaire prend pour seconde épouse Mode, qui après le décès de son mari se retire au monastère de Jouarre. De son vivant, Authaire participe aux futures fondations monastiques de la Brie en donnant ses terres et contribue ainsi au développement de la mouvance colombanienne.

Authaire meurt avant 630. La paroisse d’Ussy-sur-Marne est encore aujourd’hui sous le vocable de saint Authaire. La légende raconte qu’Authaire est enterré dans cette église mais les origines de celle-ci remontent au XIe siècle.

MARIAGES ET DESCENDANCE Modifier

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Mariages Modifier

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Abbaye de Jouarre.

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Ouen.

La racine Agil se retrouve dans toute une série de familles appartenant à un même groupe : chez les Faronides (saint Agil, fils de Chagnoald), dans la famille des fondateurs de Jouarre (Aïga, épouse d'Autharius, Agilbert)[19]. Aïga est la sœur d'un Neustrien noble nommé Betto, qui est père de l'évêque Agilbert et de Theodechildis, abbesse de Jouarre. Autharius porte un nom gallo-romain. Par contre, sa première femme, Aiga pourrait évoquer une origine franque. Toutefois il faut se méfier des romanisations de noms francs, ainsi que des francisations de noms romains[20].

Aïga, épouse d'Autharius, décède. Celui-ci se remarie avec Mode, qui est la sœur de sainte Balde et de Abolin, évêque de Ebrégisile. Mode, dont l'origine familiale nous est inconnue[21]. Le monastère double de Jouarre est dès son origine sous l’autorité d’une abbesse, sainte Théodechilde, sa cousine sainte Agilberte lui succède et sainte Balde parente des deux précédentes abbesses gouverne sous le troisième abbatiat du monastère. Sa vie, parle de ses débuts dans la profession religieuse et du rôle qu’elle aurait joué dans la vocation de ses nièces et la fondation de la communauté de femmes de Jouarre. Nous ne savons rien sur son abbatiat qui semble avoir été long. Après sa mort elle est enterrée dans la crypte de Jouarre.

Après la mort d'Autharius une partie de ces vastes domaines est concédée aux monastères de Jouarre et de Reuil, ces monastères ne sont point chargés de représenter dans la contrée le pouvoir civil[22].

Descendance Modifier

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Trois enfants sont nés de son premier mariage avec Aïga, Adon (fondateur de Jouarre), Dadon (futur saint Ouen), et Rado. Après la mort d'Authaire, ses deux fils, du consentement du roi, se partagent l'héritage paternel[23].


¤ Après la mort du Seigneur Authaire, S. Ouen fon fils eut en partage les terres de Braine, de Condé & de Sancy. Élevé par fon mérite fur le fiége Epifcopal de Rouen, il fit préfent à fon Eglife, de fes terres & de leurs dépendances. Le territoire fertile en productions naturelles, en grains, en foin, en légumes & en bois, traverfé par la chauffée Romaine, qui conduifoit de Reims à Soiflbns, & arrofé par la rivière de Vefle, qui paroît avoir été navigable dans ce temps-là, procuroit à fes poffeuffeurs autant d'utilité que d'agrément[24]. Dadon, depuis appelé Ouen, remplit sous Dagobert et sous Clotaire II les fonctions de référendaire ou garde du sceau royal. C'est à cette époque que voulant donner aux siècles futurs une preuve éclatante de l'estime et de la vénération qu'il a pour l'ordre monastique, il fonde, sur un emplacement qu'il a obtenu du roi, dans la pagus Briensis, au diocèse de Meaux, l'abbaye de Rebais en 634, et à sa demande saint Aile, moine de Luxeuil, est peu après institué, par saint Faron, parent de Ouen, le premier abbé de ce monastère[25].


¤ Rado (fondateur du monastère de Radolium (Reuil-en-Brie). Radon, est palatii thesaurorum custos (= trésorier) de Dagobert Ier, Le troisième fils, Radon, fonde le prieuré de Reuil-en-Brie. Ussy-sur-Marne peut donc être considéré comme le berceau du monachisme briard. http://en.wikipedia.org/wiki/Rado_(mayor_of_the_palace)


¤ Adon, lui, quitte assez rapidement la cour du roi pour se faire moine. Il construit alors un monastère de moines sur le site de Jouarre qui lui appartient, et le dote de son patrimoine exceptionnel.

Des membres de la famille d'Authaire, tels que Agilbert et Ebrégisile rejoignirent Adon à Jouarre, puis c'est au tour de Mode, sa soeur Balde et leurs nièces Telchilde et Aguilberte pour former une communauté de femmes. C'est ainsi que l'abbaye de Jouarre devient un monastère double, où hommes et femmes mènent une vie monastique, en même lieu, en des bâtiments séparés. Techilde en est la première abbesse. Ainsi, les cryptes de Jouarre sont le tombeau des fondateurs[26].


Adon fonde le Monastère de Jouarre, et son sarcophage (VIIe) repose dans la crypte mérovingienne de Jouarre, avec une partie de sa famille.

Notes et références Modifier

  1. Famille et pouvoir dans le monde franc: VIIe-Xe siècle, Volume 33 de Publications de la Sorbonne: Histoire ancienne et médiévale, Régine Le Jan, Publications de la Sorbonne, 1995.
  2. Vies des pères des martyrs et des autres principaux saints: tirées des actes originaux et des monuments les plus authentiques, Alban Butler, Godescard, Godescard (abbé), Vanlinthout et Vandenzande, 1832.
  3. Bulletin de la Société d'archéologie, sciences, lettres et arts du département de Seine-et-Marne... 1873 (VOL7) - 1874.
  4. Hidegaire, Vie de Saint Faron, IXe siècle.
  5. Histoire du Duché de Valois, Claude Carlier, Juillyn, 1764.
  6. La France pontificale ... histoire chronologique et biographique des archevêques et évêques de tous les diocèses de France, Honoré Jean P. Fisquet 1864.
  7. Annales bénédictines de Saint-Médard t. 2, p. 219.
  8. Grégoire de Tous au Concile de Braine, Sagnier et Bray, 1847.
  9. Monographie de l'ancienne abbaye royale Saint-Yved de Braine, avec la description des tombes royales et seigneuriales renfermées dans cette église, Stanislas Prioux, V. Didron, 1859.
  10. Histoire de Braine et de ses environs, Stanislas Prioux, Dumoulin, 1846.
  11. Revue historique, Volume 83, Librairie G. Bailleère, 1965.
  12. Bulletin de la Société d'archéologie, sciences, lettres et arts du département de Seine-et-Marne... 1869 (VOL6)-1872.
  13. Bulletin de la Société d'archéologie, sciences, lettres et arts du département de Seine-et-Marne... 1869 (VOL6) - 1872.
  14. Annales bénédictines de Saint-Médard t. 2, p. 219.
  15. Grégoire de Tous au Concile de Braine, Sagnier et Bray, 1847.
  16. Gilles Cugnier, Histoire du monastère de Luxeuil à travers ses abbés, tome 1, Guéniot Langres 2004-2006.
  17. La civilisation chrétienne chez les francs: recherches sur l'histoire ecclésiastiqué, politique et littéraire des temps mérovingiens et sur le règne de Charlemagne, Volume 4 de Oeuvres complètes de A.F. Ozanam: Études germaniques, Federico Ozanam (Beato), Simon Raçon et Compagnie (Paris), Jacques Lecoffre et Cie 1861.
  18. Maurice Bouvier-Ajam, Dagobert Roi des Francs, Tallandier, coll. « Figures de proue », 2000.
  19. Famille et pouvoir dans le monde franc (VIIe-Xe siècle): Essai d'anthropologie sociale, Volume 33 de Publications de la Sorbonne: Histoire ancienne et médiévale, Régine Le Jan, Publications de la Sorbonne, 1995.
  20. Les rois fainéants: de Dagobert à Pépin le Bref, 629-751, Jean Verseuil, Critérion, 1996.
  21. Les rois fainéants: de Dagobert à Pépin le Bref, 629-751, Jean Verseuil, Critérion, 1996.
  22. Bulletin de la Société d'archéologie, sciences, lettres et arts du département de Seine-et-Marne..., 1873 (VOL7) - 1874.
  23. Histoire de Saint-Cyr-sur-Morin et des hameaux environnants compris dans la censive de l'abbaye de Jouarre, depuis l'époque féodale jusqu'à nos jours, par Gombert-Alexandre Réthoré ; publiée par les soins de Ed. Dubuisson, Réthoré, Gombert Alexandre, A. Picard et fils (Paris) 1896.
  24. Histoire du Duché de Valois, Claude Carlier, Juillyn, 1764.
  25. La France pontificale ... histoire chronologique et biographique des archevêques et évêques de tous les diocèses de France, Honoré Jean P. Fisquet 1864.
  26. L'Histoire de Jouarre.