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Reconstitution de Hasta Regia.

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Asta Regia, la zone d'influence de la civilisation des Tartessos et le Lacus Ligustinus.

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Buste masculin venant de Hasta Regia.

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Vue aérienne du site de Hasta Regia.

Asta Regia ou Hasta Regia esy peut-être la Tarsis des Tartessos[1], située dans l'île de Tartessus[2].


Colonia Asta Regia, colonie d'Ast, autrefois grande ville d'Andalousie[3] (C.A.R. en numismatique) appartient à la Conventus Hispalensis, plus précisément la Bétique.

Ses vestiges archéologiques se trouvent aujourd'hui situés à Mesas de Asta, à 11 km du centre de l'ancienne Xera (= Jerez de la Frontera), en Andalousie. Le site est situé sur le bord de l'A-2000. Sommes-nous en présence de Tarsis, la capitale des Tartessos ? Du fait de l'absence de fouilles sérieuses il est impossible de le prouver[4].

Le site, situé à cette époque sur le bord d'un étier[5], est habité depuis environ 5.000 ans avant Jésus-Christ[6] jusqu'à la fin de XIe et est à l'origine de la ville de Jerez de la Frontera. Asta Regia est fondée par les Tartessos et connaît aussi des périodes phéniciennes, grecques, carthaginoises, romaines, wisigothes byzantines et islamiques.

Certaines études voient en Hasta Regia l'Atlantide. L'oppidum est en zone inondable entre les embouchures des fleuves Bætis (= Guadalquivir) et Guadalete. Le Lacus Ligustinus occupe des terres d'où la mer et l'eau se sont retirés.

Le site est abandonné deux ou trois fois en faveur de l'endroit où s'élève maintenant Jerez de la Frontera.

Selon les spécialistes de cette période, à l'époque romaine, la ville est plus importante que Baelo Claudia ou Italica, d'où son surnom de Regia. Regia se réfère à Marcius Rex, la famille de la grand-mère de César[7].

Hasta Regia est la troisième étape sur la route militaire de Cadix à Cordoue[8].

Les trouvailles faites au cours du XIXe siècle sont aujourd'hui perdues. Il reste un lion de granit, une statue romaine sans tête, un buste, et plusieurs inscriptions [9].

Les fouilles mettent à jour des artefacts de l'âge du bronze méditerranéen qui nous renseignent sur une culture ibéro-saharienne montrant des influences méditerranéennes centrales et comme en témoigne ses poteries incisées, brunies, réticulées, peintes, et décorées, mais aussi de nombreux objets en pierre, notamment des couteaux, lames de faucilles, des grattoirs, des os et même des ustensiles en bronze[10].

L'existence d'un village ibérique est confirmée par des poteries datant de l'âge du fer décorée de type andalou, des urnes cinéraires, des pièces de monnaie ibéro-romaine, des fragments d'amphores puniques, des perles de collier en pâte de verre italo-grecques et de la poterie de Campanie[11].

Les artefacts de l'époque romaine consistent en fragments de poteries à paroi mince et sigillée, en lampes, pièces de monnaie et romaine avec parfois les premières inscriptions chrétiennes[12].

Enfin, des tessons de l'époque byzantine, et surtout du califat, de la poterie ainsi que dirhams, et les restes des fondations d'une maison ou peut-être d'une ferme sont découverts. Toutes les artefacts - non volés - se retrouvent dans la Collection archéologique du Museo Arqueológico Municipal de Jerez de la Frontera.[13].

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Scipion rallie les Celtibères.

LES TARTESSOS Modifier

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L'établissement humain pré-romain Modifier

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Ferme néolithique dans la région de Jerez.

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Cavalier tartesso.

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La langue des Tartessos.

A la fin du néolithique un groupe humain d'une quinzaine de personnes s'installe sur ce site qui va devenir l'Hasta Regia des Romains.

Puis, c'est une cinquantaine de personnes qui y vivent. Ils ont la peau blanche, des cheveux blonds, des connaissances plus grandes que les anciens habitants, notamment au niveau des techniques. Ils font partie d'une nouvelle vague de colons qui s'établit dans cette région. Cette culture se caractérise par ses poteries, ses outils métalliques et ses sépultures dans de grandes jarres, appelé pithoi. Leurs villages sont fortifiés et situés sur des lieux élevés, et composées de maisons rectangulaires et carrées construites en partie en pierre[14].

L'établissement humain pré-romain est fondé par ce peuple guerrier, certainement venu de la Mesata. Ils amènent avec eux leurs types de chars et d'épées[15]. Par la suite les poteries et armes appartiennent à la culture tartéssique.

Ce bourg contrôle et exploite le territoire environnant grâce à sa situation privilégiée, près de la riche vallée du Bætis (= Guadalquivir), des côtes et des marais, où ils peuvent chasser et pêcher. Le poisson séché leur permet aussi de faire des échanges.

Les Tartessos sont considérés comme les plus cultivés des Ibères, car ils utilisent l'écriture et, selon la tradition, ils ont même écrits des chroniques historiques, des poèmes et des lois qui ont six mille ans d'âge [16]. Ceux de Hasta Regia sont même assez riches et dans cette ville se tiennent les assemblées de ce peuple[17].

La société tartéssique est très structurée. Au sommet de la pyramide sociale se trouve le monarque, sous lui, l'aristocratie ou la classe supérieure des propriétaires, des guerriers et des prêtres. En dessous d'eux il y a une classe moyenne composée de commerçants et artisans. Les travailleurs sont des esclaves.

Du fait de sa situation géographique privilégiée et de ses ressources économiques, Mesas Asta va être le centre du pouvoir en Andalousie à certains moments de son histoire. La directrice du Musée archéologique de Jerez, Rosalia González, précise toutefois que les Tartessos n'ont pas de capitale unique, mais des centres influents du pouvoir, et l'un d'eux est sans doute Mesas de Asta avec une population importante pour l'Andalousie, à cette époque[18].

Un grand port ? Modifier

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Asta Regia est situé sur la côte du Lacus Ligustinus.

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Peintures d'un abri sous roche au nord-ouest de Jimena de la Frontera.

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Étier de marais salants à marée basse. Asta Regia est situéE à cette époque sur le bord d'un étier.

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Navire des Tartessos.

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Le commerce du bronze par les Tartessos.

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Reconstitution de Mesas de Asta avec beaucoup d'imagination.

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Colonisation tartéssienne de l'Ouest de la péninsule ibérique. 1: villes tartéssiennes ; 2: colonies tartéssiennes ; 3: usines tartéssiennes.

La Géographie ancienne abrégée, de Jean-Baptiste Bourguignon d'Anville (1697-1782) nous dit que :

Au-dessous de Séville, le Bætis, auquel on ne connoît actuellement qu'une seule embouchure, se divisoit en deux bras jusqu'à la mer, embraffant une ile, qui dans la haute antiquité étoit célèbre sous le nom de Tarteffus. Nebriffa, aujourd'hui Lebrixa, & Afta, surnommée Regia, dont il ne reste que le nom sur le terrein qu'elle occupoit, étoient adjacentes au bras du Baetis qui n'existe plus.

Les découvertes archéologiques au fond de cet étier confirme une pénétration plus grande de l'influence des marées. Ainsi, le géographe grec Strabon écrit à propos des étiers de Turdétanie :

Elle doit aussi cette facilité aux fleuves et à ces étiers dont j’ai dit plus haut qu’ils ressemblent à des fleuves et qu’ils sont comme ceux-ci accessibles à la navigation à partir de la mer, non seulement pour de petites embarcations, mais aussi pour de grands bâtiments et cela jusqu'aux villes de l’intérieur des terres[19].

Strabon définit les étiers comme certaines dépressions que la mer remplit à marée haute et qui permettent aux bateaux de remonter comme par une rivière à l’intérieur des terres et jusqu'aux villes bâties sur leur pourtour[20].

Strabon ajoute plus loin, en élargissant ses propos à l'ensemble des estuaires de la Basse-Andalousie actuelle :

Quant ils eurent reconnu la nature de ces lieux et qu’ils se furent rendus compte que les étiers assuraient les mêmes services que les fleuves, les habitants fondèrent sur ses rives, comme sur celles des fleuves, des villes puissantes et divers autres établissements. Ce sont notamment Asta (Mesas de Asta) et Nabrissa (Lebrija), Onoba (Huelva), Ossonoba (Faro), Maenoba, et quantité d’autres[21].

Lors du flux, les bateaux peuvent, sur une vingtaine de kilomètres, remonter l'étier d'Asta et Nabrissa jusqu'à atteindre la cité antique d'Asta Regia, devant laquelle la Via Augusta, du temps des Romains, va barrer transversalement l'étier. Un sondage archéologique a permis d'en lever une coupe transversale. Fossilisée par une couche de limons d'un mètre d'épaisseur, la chaussée sert aussi de quai, comme le rappelle toujours le toponyme El Muelle (= Le Quai). Lors du creusement, en 1958, d’un collecteur dans la Marisma de las Mesas, les ouvriers mettent à jour les restes d'une embarcation datée du VIe siècle ap. J.-C., à seulement une vingtaine de mètres en aval du Muelle. Cette découverte fortuite confirme la véracité des écrits de Strabon[22].

Le dégagement de la voie romaine/quai et la prospection des alluvions déposées contre son flanc nord (celui où accostent les navires) seraient sans doute à l’origine de découvertes importantes sur le commerce maritime antique[23], concluent Actes du colloque international de Blaye. Mais faute de volonté d'en savoir plus, et de moyens financiers, les Espagnols ne font rien.

Jusqu'à la conquête musulmane Asta Regia des Romains est un oppidum sur le bord du Lacus Ligustinus, pas très loin des embouchures des fleuves Bætis et Guadalete.

La rivière Salado à Asta Regia et toponymie témoignant aussi de la végétation des marais avec Loma de espartinas démontre que le sel y est exploité très tôt[24]. Outre le bronze des grandes quantités d'argent sont échangées avec le bassin oriental de la Méditerranée[25].

Asta Regia partage avec d'autres villes l'estuaire du Guadalquivir, comme Ebora (Cortijo de Évora, Sanlúcar de Barrameda), Nabrissa (Lebrija), Conubaria (Las Cabezas de San Juan) ou même Caura (Coria del Río). Cette zone facilite le développement du royaume des Tartessos par la colonisation des rives de l'Atlantique, sans aucun doute faite par mer. Cette ville porte le nom de Regia, compte tenu de son étendue, son emplacement, son nom et son alliance avec Gades, comme il ressort de la référence citée par Strabon[26].

ASTA REGIA : INFLUENCES PHÉNICIENNES, CELTES ET GRECQUES Modifier

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Du temps des Phéniciens Modifier

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Navire phénicien passant les Colonnes d'Hercule

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Marchands phéniciens et navires.

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Les sarcophages phéniciens du musée de Cadix.

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Artéfacts venant de Asta Regia.

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Tartessos : poteries venant de Asta Regia.

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Hasta Regia du temps des Phéniciens.

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Reconstitution d'une épée phénicienne trouvée à Asta Regia.

Les navigateurs et les traitants de Phénicie, ces marchands aventureux, dès une antiquité très reculée, vers le XVe avant notre ère, viennent offrir aux Ibères des objets de peu de valeur, mais curieusement travaillés, des vases de verre, des toiles pointes, des vêtements et des ornements de femmes, et, en échange, ils reçoivent des minerais d'or et d'argent, des huiles, des vins, des laines, en un mot les plus précieux produits du pays [27].

Les premières traces écrites sur le xérès nous viennent de Strabon, géographe grec du IeT siècle av. J.-C., qui écrit dans son livre Géographie (Livre III) que les vignes de Jerez sont apportées dans la région par les Phéniciens vers 1.100 av. J.-C. Plusieurs anciens pressoirs à vin découverts sur le site archéologique d'origine phénicienne du château de Doña Blanca, situé à côté de Hasta Regia, confirment que ce sont les fondateurs de Gades (= Cadix), en provenance des terres lointaines du Liban actuel, qui introduisent dans la région l'art de cultiver la vigne et d'élaborer le vin.

La ville de Tarsis, selon l'opinion la plus répandue, est à l'emplacement d'Asta Regia. L'identification des Tartessos avec la Tarsis biblique permet de reculer l'origine des établissements phéniciens jusqu'au Xe siècle av. J.-C.[28].

À ce stade précoce de la ville, le commerce avec les communautés côtières phéniciennes est déjà très important. Les habitants importent du vin et des produits artisanaux (poterie phénicienne), en échange de produits locaux et de minéraux métalliques, tels que le fer ou le cuivre[29]. La métallurgie du cuivre et de l'argent, les mines de la Sierra Morena, les terres de la campagne environnante, et la navigabilité possible sur le Bætis, font d'Asta Regia le pilier de l'économie régionale.

Tarsis est un des buts lointains de la navigation des Phéniciens, avant et après que soit fondée la colonie de Cadix[30].

Quand des colonies sont fondées dans le royaume des Tartessos, la plus célèbre est Gadès (= Cadix). Le port devient le terme des voyages des Phéniciens dans la Méditerranée, et le point de départ de leurs expéditions maritimes dans l'Atlantique.

Les villes et villages s'installent toujours sur des oppidums du fait des luttes intestines entre les tribus proches. Au sein de ces villages, les maisons sont réparties le long des rues[31].

Néanmoins, selon le professeur d'archéologie à l'Université de Cadix, Diego Ruiz Mata, à la fin du Congrès international Péninsulaire sur la Préhistoire consacré aux Tartessos, tenu à Jerez en septembre 1968 :

Le royaume des Tartessos est le résultat d'un processus d'interaction des communautés autochtones et phéniciennes et non un rapport au sens strict d'une culture dominante et une autre dominée[32].

Des marchés et comptoirs phéniciens s'établissent, surtout sur la côte d'Andalousie ou Bétique et même dans l'intérieur, sur le Bætis ou Guadalquivir. Ce sont bientôt des villes florissantes, sortes de républiques phéniciennes, vivant en bonne amitié avec les tribus voisines et uniquement préoccupées de l'extension de leur commerce. On peut citer parmi les plus importantes : Abdera, Salambina, Malaca, sur le littoral de la Bétique ; Carteia, près d'Algésiras : Gadir ou Gadès (la moderne Cadix), Asta Regia, Onoba, Nebrissa, Oripo, Cordoba, Castulo sur le Bætis ou dans les environs du fleuve[33].

La coexistence avec ces colons venant de royaumes éloignés apporte des changements dans les coutumes, les croyances et le mode d'organisation économique et sociale. La culture ibérique qui se développe à partir du VIe ​​siècle avant J.C., jusqu'à la conquête romaine, est née en partie d'influences orientales et dans une moindre mesure, indo-européennes, sur les descendants de la culture tartéssique[34].

L'apogée du royaume des Tartessos ne dure que 150 ans. Quand, à la fin du VIe siècle av. J.-C., le trafic des Phéniciens se trouve perturbé en amont, quand les communautés de l'intérieur ibérique menacent les forteresses des Tartessos, les tombes très riches dans les cités disparaissent[35].

Du temps des Celtes et des Grecs Modifier

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Mesas de Asta du temps des Grecs.

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Casque grec venant de Asta Regia.

Dans la péninsule ibérique, les Grecs forment le second grand courant méditerranéen[36].

Les Grecs écrivent des pages importantes dans l'histoire de la région, qui plonge ainsi ses racines au plus profond de la culture méditerranéenne avec la culture du vin.

Un exemple : Pitocée, ville de l'Ionie (Asie-Mineure), située près de l'embouchure du Caïque, sur le golfe de Cumes, est une importantes villes de l'antiquité qui font du commerce à l'ouest de la Méditerranée jusqu'à Tartessus.

Le Bætis apporte la prospérité de cette région, que Carthage et Rome vont bientôt conquérir. Le fleuve est incessamment sillonné du temps des Grecs jusqu'à Hispalis (= Séville), où les plus gros navires s'arrêtent. Là des embarcations plus légères transportent leurs marchandises jusqu'à Ilipa (= Alcala del Rio, selon d'Anville), et de là d'autres barques, plus petites encore, remontent le fleuve jusqu'à Cordoba[37].

On retrouve sur toute la vallée du Guadalquivir des artefacts grecs[38].

La production d'amphores de type grec à Gades, dans la zone du détroit de Gibraltar, Santa María, Puerto Real ou le territoire de Hasta Regia est très importante.

On retrouve aussi en Andalousie les traces de la présence très ancienne des Celtes[39]. Les Celtes trouvent dans le voisinage des Grecs et leurs échanges sont fructueux[40].

ASTA REGIA DU TEMPS DES CARTHAGINOIS Modifier

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Le Lacus Ligustinus du fait des alluvions devient peu à peu des marais.

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Sphère d'influence carthaginoise avant la première guerre punique (264 BC).

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Les dernières fouilles à Asta Regia n'ont pas été suffisamment profondes.

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Expansion carthaginoise en Ibérie.

Les villes, comme Carmo, Asta Regia ou Castulo, qui peuvent atteindre 50 ha, à la fin du VIe siècle av. J.-C., poursuivent leur existence à la tête d'un petit territoire indépendant, jusqu'à la fin du IIIe siècle av. J.-C.. A cette date Asta Regia fait partie intégrante de l'Empire carthaginois[41].

Cadix, le grand comptoir des Phéniciens en Espagne, est attaqué par les Turdétans et invoque la protection de Carthage, la grande colonie phénicienne. Son intervention dans les affaires de Cadix lui donne l'héritage de Tyr, en fait comme la métropole de toutes les colonies de même origine en Espagne. Elle entre en relations pacifiques avec de nombreuses tribus de ce pays.

Du temps de la première guerre punique, Carthage conquiert les régions méditerranéennes de la péninsule ibérique pour créer un nouvel empire carthaginois. Hamilcar Barca fait de Cadix, une place forte et envahit la vallée du Bætis, dont les rois par la force ou la diplomatie, soutiennent Carthage.

Hamilcar Barca doit affronter, sur les contreforts de la sierra, au nord de Séville et de Cordoue, la résistance des Tartessos, appuyés par des peuplades celtibères plus septentrionales, commandées par deux frères, dont l'un, dit Diodore de Sicile, s'appelle Istolatios. L'objectif immédiat d'Hamilcar est de sécuriser l'accès à l'or et l'argent des mines de la Sierra Morena, par un contrôle direct et indirect[42]. Les négociations avec les tribus Tartessos sont conclues avec succès. Les Ibères ont le soutien de tribus Celtibères. Hamilcar Barca vainc les peuples confédérés, en 235 avant J.C.. Il tue leurs chefs et incorpore 3.000 prisonniers ennemis dans son armée. Les Tartessos se rendent, confirme Diodore de Sicile.

La guerre est l'une des activités les plus nobles dans la société des Tartessos. Les affrontements, d'abord internes, sont contre les Carthaginois et les Romains. L'aristocratie est guerrière.

Dans ce contexte, les armes, prennent de plus en plus de l'importance. Les guerriers ibères utilisent différents types de casques. Les boucliers sont les scutums (de forme rectangulaires) ou caetras (circulaires). Les armes offensives employées sont l'arc, la fronde, la lance, le javelot[43]. Dans les différents types d'épée, le plus important est le falcata ou sabre recourbé. Souvent, on retrouve ces armes à l'intérieur des tombes de guerriers. Parfois, elles sont tordues pour empêcher ainsi toute tentative de réutiliser l'arme après avoir pillé la tombe[44].

Manuel Esteve Guerrero reconnaît la céramique rouge aux Alcores de Carmona dans le site ibéro-punique de Asta-Regia, près de Jerez de la Frontera, mêlée à des patères à émail noir grec des IIIe et IIIe siècles avant J.C.[45].

La présence romaine dans la péninsule ibérique commence à la fin du troisième siècle avant J.C. et coïncide avec l'apogée de la guerre entre les Romains et les Carthaginois.

Scipion rallie les Celtibères. De là, il mène ses troupes contre les armées carthaginoises dans la vallée du Haut Guadalquvir, en 208 av. J.-C.. Le but est de s'emparer des mines qui ont longtemps fait la richesse de Carthage[46]. A l'est de Cordoue, à la [2], il rencontre l'armée d'Hasdrubal Barca, alors que celui-ci quitte l'Espagne pour rejoindre son frère Hannibal en Italie. C'est une grande victoire romaine.

ASTA REGIA DU TEMPS DES ROMAINS Modifier

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Amphithêatre d'Italica.

Les Carthaginois abandonnent l'Andalousie et leur présence est remplacée par les Romains, qui doivent néanmoins faire face à quelques poches de résistance. En 206 avant J.C. Scipion l'Africain assied le pouvoir de Rome et fonde Italica (= Séville). Cette province devient le plus important centre économique de la Basse Espagne.

Il convient de noter que, pendant la domination romaine, Hasta Regia est une véritable forteresse impériale en mesure de défendre la région des estuaires, comme en témoignent les textes classiques.

Turris Lascutana Modifier

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Alcala de los Gazules : Torre Lascutana.

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Bronze de Lascuta.

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Escalier à Turris Lascutana.

Le bronze de Lascuta est une plaque avec un traité de l'hospitalité à la latine trouvé en 1840 sur le site de Lascuta (= Alcalá de los Azules), une bourgade de l'Andalousie hispano-romaine. Ce document datant de janvier 189 avant J.C., concerne les habitants de la Turris Lascutana. Il stipule que les servi Hastensium sont libérés et conservent leurs champs et oppidum sous réserve que le Sénat et le Peuple romain confirment que telle est leur volonté[47].

On a beaucoup discuté sur ce texte. En effet, pour un Romain, il est impensable qu'un esclave puisse être propriétaire d'un bien quelconque. C'est là un principe qui ne souffre pas d'exception : Qui in potestate nostra est nihil suum hàbere potest, déclare Gaius.

On ne peut imaginer qu'une collectivité d'esclaves soit appelée à s'organiser dans un oppidum, un village fortifié, avec à l'entour des terres qui en dépendent. Plus anormale encore est l'idée que la libération d'un esclave puisse être dépourvue d'effets sur la condition des choses le concernant[48].

Comme pour Tityre, c'est à Rome qu'il faut régler en fin de compte, la libération des esclaves-propriétaires, selon les principes du droit romain. Dans un cas comme dans l'autre, le statut de la terre n'est pas modifié en ce qui concerne les droits des occupants sur cette terre, encore qu'à Mantoue la libération de Tityre fait de son bien une propriété de droit Quiritaire[49].

L'épigraphie fournit une description partielle de Turris Lascutana, que les Romains, en 179, libèrent définitivement de sa servitude vis-à-vis d'Hasta Regia. On apprend à cette occasion que la "tour" possède un habitat (oppidum) et un territoire propre[50].

L'existence de ce type d'établissement peut s'expliquer de deux manières. La première explication est d'ordre démographique ; la seconde, politique, au sens large du terme. Le fait que ces poblados soient en général des créations ex novo pourrait faire penser que leur fondation a permis à certaines communautés de résoudre leurs problèmes démographiques[51].

Le rattachement à Hasta, ville très liée à Gadés doit dater des bons rapports entre Rome et Gadès. La libération de Lascuta a lieu après la révolte des villes phéniciennes[52].

Guerre contre Rome Modifier

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Fouilles des ruines romaines de Hasta Regia.

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Statue romaine représentant un lion venant de Hasta Regia.

En tout lescas, en 186 av. J.-C., Hasta Regia, privée trois ans plus tôt de la Turris Lacustana, sa dépendance, se range, la chose est sûre, dans le camp des Lusitaniens que combat alors le propréteur C. Atinius.

Un passage de Tite-Live, parle datant de 186 av. J.-C. parle de la fin du royaume turdetano de Asta. Le gouverneur de l'Hispania Ulterior, Gaius Atinius, est victime de la rébellion turdetana[53]. C'est une dernière tentative de résistance de ce royaume menée avec le soutien de mercenaires lusitaniens.

Tite-Live dit que les Romains ont du tuer 6.000 hommes pour effrayer les autres et saisir la cité fortifiée[54].

Mais derrière le discours de Tite-Live d'autres problèmes existent. Le Sénat romain nomme d'abord préteur le riche L. Baebius Dives, après une première victoire sur les Astienses et la pacification de la région. Il devient gouverneur de l'Hispania Ulterior (= l'Andalousie romaine). L. Baebius meurt sur le chemin qui le conduit à Hispania, victime d'une attaque de pirates ligures[55].

Rome nomme immédiatement après, en 186 av. J.-C., pour le remplacer ce Gaius Atinius, membre de la gens Atinia, qui meurt en attaquant les remparts de Regia. A près le traité d'Apamée, Rome veut être présente aux deux extrémités de ce qu'elle appelle déjà Mare Nostrum, donc dans le sud de l'Hispania.

La Hispania Ulterior Modifier

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Buste d'un Romain âgé venant de Hasta Regia.

Hasta Regia est prise, elle perd à son tour son autonomie, puisque Vager Hastensis ayant disparu, sur son emplacement s’élève, avant César (100 av. J.-C. - 44 av. J.-C.), selon Menéndez Pidal, une colonie romaine[56].

Ainsi commence ce qu'on appelle la romanisation. Le sud de la péninsule, la province Hispania Ulterior, est la zone où cette acculturation, voir assimilation est la plus rapide et la plus intense[57].

Pourtant l'arrivée du frère de Scipion Émilien comme consul de l'Hispanie Citérieure change la donne au niveau des guerres contre les Ibères. Celui-ci provoque les lusitaniens dans la plaine du Guadalquivir et leur inflige une sévère défaite, en 144 avant J.-C..

Vers 138 av. J.-C., Scipion Émilien pacifie la Bétique, instaurant ainsi la domination romaine et favorisant un flux commercial florissant de produits de cette région vers la métropole. Les Gaditans vendent à Rome de l'huile d'olive, du vin de la région de Ceret et du garum, sorte d'escabèche. à l'époque, la renommée du Vinum Ceretensis traverse déjà les frontières et il est apprécié non seulement à Rome, mais aussi dans de nombreuses autres provinces de l'Empire, comme l'attestent de multiples vestiges archéologiques, sous forme d'amphores marquées selon leur contenu pour des raisons fiscales

César (100 av. J.-C. - 44 av. J.-C.) Modifier

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Tombeau d'une riche famille, datant de la fin de République romaine (509 - 44 av. J.-C.), comme le sont la plupart des objets de Hasta Regia. Musée de Jerez de la Frontera.

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Pierres avec des inscriptions romaines venant de Hasta Regia. Musée de Jerez de la Frontera.

Le nom de Regia fait allusion à l'ancien royaume des Tartessos[58].

En 45 avant notre ère, la ville prend le parti de Pompée devient cible de César. Mais César n'assiège colle il est dit dans certains textes latins, il négocie la reddition de la ville en échange d'un montant d'argent[59].

Selon Mvnvs Qvaesitvm Meritis. Homenaje a Carmen Codoñer, Asta Regia est probablement fondée par le triumvir de César en 44 av. J.-C. ou peu après, et pour les mêmes raisons que la colonie Genetiua comme représailles pour l'appui de Tartessus à Pompée[60].

Hasta Regia fait partie des colonies romaines installées par les Romains pour leurs vétérans. Nous disposons pour certaines colonies comme Carthago Noua, Celsa, Hispalis, et bien sûr Urso de plus d’informations qui, étudiés en comparaison, nous permettent ainsi d’établir l’éventualité de l’initiative de César (100 av. J.-C. - 44 av. J.-C.) quant à leur fondation. En revanche d’autres colonies sont plus difficilement datable comme Tarraco, Asta Regia et Emporiae[61]. Néanmoins il existe une relation entre les cognomen de la famille de César et Hasta Regia[62]. Regia se réfère à Marcius Rex, la famille de la grand-mère de César[63].

Asta Regia est évoquée par Pomponius Mela, le plus ancien géographe romain, qui écrit aux alentours de 43, dans le "De Chorographia" : et procul a litore Hasta colonia. Pline (23 - 79) lui appose la nomenclature de Regia. Il est le seul à la nommer ainsi. La mention de Pomponius Mela nous renseigne sur le fait que cette cité ait accueilli une colonie.

Selon E. Vittinghoff, Hasta accueille une colonie césarienne bien qu’elle ne porte pas d’épithète Césarienne. Cette hypothèse est largement discutée. Il semble que l’on ne dispose essentiellement que des descriptions des géographes que nous avons précédemment cités[64].

l’influence italienne se reflète dans l’apparition de fours rectangulaires, trouvés notamment à Mesas de Asta (antique Hasta Regia), qui remplacent par endroits les fours ovales avec pilier central qui caractérisaient la production punique[65].

César est divinisé et son fils adoptif Octave, vainqueur de Marc Antoine, achève la réforme de la République romaine, qui laisse place au principat et à l’Empire romain.

Epoque impériale Modifier

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Sculpture du visage d'une jeune fille de Hasta Regia.

On ne peut assurer l'origine des colons pour Hasta Regia. La ville a d'excellentes communications par voie terrestre grâce à la Via Augusta, ainsi que les estuaires du Guadalquivir.

Hasta Regia a perdu son autonomie, puisque vers le temps d'Auguste (27 av. J.-C. - 14 ap. J.-C.) elle ne figure pas dans la liste plinienne des oppida stipendiarla. Selon Menéndez Pidal, c'est une colonie romaine[66].

Asta Regia frappe des pièces de monnaie à l'époque impériale. Il existe une petite pièce de monnaie de bronze avec la légende P. COL. ASTA RE. F Colonia Asta Regia Felix[67].

ASTA REGIA DU TEMPS DES WISIGOTHS, BYZANTINS, PUIS DES MAURES Modifier

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Fragment d'une mosaïque venant de Asta Regia. Malgré la religion musulmane des envahisseurs la vigne continue d'être cultivée.

Le Sud de l'Espagne connaît un grand bouleversement politique l'occupation arabe, qui s'accompagne de modifications du réseau urbain avec, en particulier, la disparition de quelques vieilles cités comme Asta Regia ou Ugia[68]. On ne sait pas ce que devient la ville du temps des Wisigoths et Byzantins.

Selon Jerez siempre la villae est détruite par les Vandales. Mais la Ravennatis Anonymi Cosmographia la mentionne encore en 670. Donc la destruction date plutôt de l'époque musulmane.

Le Sud de l'Espagne connaît un grand bouleversement politique avec l'occupation arabe, qui s'accompagne de modifications du réseau urbain. La Via Augusta, adaptée au réseau urbain romain, est, sur certains tronçons, abandonnée ou doublée par des chemins nouveaux. Cet abandon précoce peut s'expliquer par un déclin rapide de la colonie romaine de Asta Regia au profit de Jerez de la Frontera[69].

A la fin du califat (1031), le site de Asta Regia est définitivement abandonné et inhabité en raison de l'ensablement de l'embouchure de la rivière Guadalquivir et la présence probable de maladies découlant de cette circonstance, comme le paludisme[70].

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La Jerez musulmane.

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. L'épopée des Phéniciens, Grandes études historiques. Aventure des civilisations, Sabatino Moscati, Traduit par Pierre Arcelin, Carlo Sala, Fayard, 1971. p.145.
  2. Abrégé de geographie moderne, rédigé sur un nouveau plan, ou Description historique, politique, civile et naturelle des empires, royaumes, ..., J. Pinkerton et C.A. Walckenaer. Biblioteca Provinciale, Regio Istituto Orientale : Biblioteca Matteo Ripa, Regio Officio Topografico, 1811.
  3. Antiquités, mythologie, diplomatique des chartres, et chronologie: A-Chlaena, Volumes 9 à 13, Antoine Mongez, chez Panckoucke, 1786.
  4. Tartessos: otra mirada
  5. Patrimoine et estuaires. Culture - Gestion intégrée - Développement (Actes du colloque international de Blaye, 5-6-7 octobre 2005), éditions Confluences, renaissance des cités d’Europe, Coll. "Des lieux et des hommes", p. 77-100.
  6. Mesas de Asta, un crisol de culturas|Jerez|Abc.es
  7. University of California Publications: Classical studies, Volumes 30 à 31, University of California Press, 1983.
  8. HASTA REGIA or Asta (Mesas de Asta) Càdiz.
  9. HASTA REGIA or Asta (Mesas de Asta) Càdiz.
  10. HASTA REGIA or Asta (Mesas de Asta) Càdiz.
  11. HASTA REGIA or Asta (Mesas de Asta) Càdiz.
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  13. HASTA REGIA or Asta (Mesas de Asta) Càdiz.
  14. MUSEO ARQUEOLÓGICO Cordoba
  15. Roman Córdoba, Volume 30 de Classical studies: University of California publications, Calif University of California Berkeley, Robert C. Knapp, University of California Press, 1983.
  16. (Strabon, III 1.6.)
  17. Abrégé de géographie moderne, rédigé sur un nouveau plan, ou Description historique, politique, civile et naturelle des empires, royaumes, ..., J. Pinkerton et C.A. Walckenaer. Biblioteca Provinciale, Regio Istituto Orientale : Biblioteca Matteo Ripa, Regio Officio Topografico, 1811.
  18. Mesas de Asta, un crisol de culturas|Jerez|Abc.es
  19. Livre III, 2-4 ; Lasserre, 1966, p.33.
  20. Patrimoine et estuaires. Culture - Gestion intégrée - Développement (Actes du colloque international de Blaye, 5-6-7 octobre 2005), éditions Confluences, renaissance des cités d’Europe, Coll. "Des lieux et des hommes", p. 77-100.
  21. Livre III, 2-4 ; Lasserre, 1966, p.33.
  22. Patrimoine et estuaires. Culture - Gestion intégrée - Développement (Actes du colloque international de Blaye, 5-6-7 octobre 2005), éditions Confluences, renaissance des cités d’Europe, Coll. "Des lieux et des hommes", p. 77-100.
  23. Patrimoine et estuaires. Culture - Gestion intégrée - Développement (Actes du colloque international de Blaye, 5-6-7 octobre 2005), éditions Confluences, renaissance des cités d’Europe, Coll. "Des lieux et des hommes", p. 77-100.
  24. Le sel atlantique hispanique dans l’Antiquité, Nuria Morère, Presses universitaires de Rennes, 2006. p. 65-85.
  25. Tartessos: otra mirada
  26. [http://ifc.dpz.es/recursos/publicaciones/29/54/11almagrotorres.pdf Acta Palaeohispanica X Palaeohispanica 9 (2009), pp. 113-142, LA COLONIZACIÓN DE LA COSTA ATLÁNTICA DE PORTUGAL:¿FENICIOS O TARTESIOS? Martín Almagro-Gorbea, Mariano Torres Ortiz]
  27. L'Espagne antique.
  28. L'épopée des Phéniciens, Grandes études historiques. Aventure des civilisations, Sabatino Moscati, Traduit par Pierre Arcelin, Carlo Sala, Fayard, 1971. p.145.
  29. El Oppidum Ibérico de Ilturir-Iliberri.
  30. Encyclopédie des gens du monde, répertoire universel des sciences, des lettres et des arts : avec des notices sur les principales familles historiques et sur les personnages célèbres, morts et vivans, par une société de savans, de littérateurs et d'artistes, français et étrangers. T. 21.2 SOM-TEU, Treuttel et Würtz (Paris), 1833-1844.
  31. MUSEO ARQUEOLÓGICO Cordoba
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  33. L'Espagne antique.
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  36. Entre Celtas e Íberos, Volume 8 de Anejos de Complutum, Volume 3 de Anejos de Lucentum, Publicaciones del Gabinete de Antigüedades: Bibliotheca archaeologica hispana, Philippe Gardes, Luis Berrocal-Rangel, Real Academia de la Historia, 2001. p.35.
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  40. POLYBE, HISTOIRE GÉNÉRALE, TOME TROISIÈME, LIVRE XXXIV, Traduction française, Félix BOUCHOT.
  41. Entre Celtas e Íberos, Volume 8 de Anejos de Complutum, Volume 3 de Anejos de Lucentum, Publicaciones del Gabinete de Antigüedades: Bibliotheca archaeologica hispana, Philippe Gardes, Luis Berrocal-Rangel, Real Academia de la Historia, 2001. p.35.
  42. Lancel Serge. Hannibal. Wiley-Blackwell 1999.
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  44. MUSEO ARQUEOLÓGICO Cordoba
  45. Céramique rouge brillante de l'Ouest méditerranéen et de l'Atlantique, Cintas Pierre, Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1953, Volume 97, Numéro 1. p.73.
  46. Lancel, Serge (1999). Hannibal . Wiley-Blackwell.
  47. Gadès et l'empire romain, William Seston, Publications de l'École française de Rome, Scripta Varia. Mélanges d'histoire romaine, de droit, d'épigraphie et d'histoire du christianisme 1980, pp. 397-409.
  48. Gadès et l'empire romain, William Seston, Publications de l'École française de Rome, Scripta Varia. Mélanges d'histoire romaine, de droit, d'épigraphie et d'histoire du christianisme 1980, pp. 397-409.
  49. Gadès et l'empire romain, William Seston, Publications de l'École française de Rome, Scripta Varia. Mélanges d'histoire romaine, de droit, d'épigraphie et d'histoire du christianisme 1980, pp. 397-409.
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  55. HASTA REGIA. La ciudad en el contexto de la colonización romana, Jesús Montero Vítores
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  62. La Arqueología clásica peninsular ante el tercer milenio: en el centenario, A. García y Bellido, 1903-1972, Volume 34 de Anejos de Archivo Español de Arqueología, Antonio García y Bellido, Manuel Bendala Galán, Editorial CSIC - CSIC Press, 2005.
  63. University of California Publications: Classical studies, Volumes 30 à 31, University of California Press, 1983.
  64. Guerre civile et contrôle de l’Espagne, Laurent Gohary, 2005
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  66. Gadès et l'empire romain, William Seston, Publications de l'École française de Rome, Scripta Varia. Mélanges d'histoire romaine, de droit, d'épigraphie et d'histoire du christianisme 1980, pp. 397-409.
  67. HASTA REGIA or Asta (Mesas de Asta) Càdiz.
  68. Mesas de Asta, un crisol de culturas|Jerez|Abc.es
  69. Un autoportrait de Joris Hoefnagel devant Cabeças (Andalousie). Enquête sur le pont romain fortifié de Las Alcantarillas.
  70. Mesas de Asta, un crisol de culturas|Jerez|Abc.es

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