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Amédée d'Allonville

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En 1828 il est sous-lieutenant au 1er Régiment d'Infanterie de la Garde Royale (gravure : Fusilier, Clairon de Voltigeurs.

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Bel-Air, à Montfort-l'Amaury.

Amédée d'Allonville de Réclainville est né le jeudy 23 Messidor An XII (12 juillet 1804) au château de ses grands-parents Tocquiny de Villarseaux, Bel-Air, à Montfort-l'Amaury. Il meurt le 6 septembre 1885, au 9, rue Neuve Notre Dame à Versailles[1].


Amédée d'Allonville est le descendant de l’une des plus anciennes familles de la noblesse française, la Maison d'Allonville[2]. Saint-Cyrien (promotion 1820-1822), Amédée d'Allonville de Réclainville est sous-lieutenant le 1er octobre 1822[3]. Il est nommé sous-lieutenant dans le 1er régiment d'infanterie de la Garde royale, depuis le 27 mai 1828[4].

Après les combats à Paris durant la Révolution de juillet 1830 une Ordonnance du 11 août 1830 s'empresse de dissoudre la Maison militaire de Charles X. Comme beaucoup de légitimistes riches il quitte l'armée. Du fait d'héritages importants il devient un riche propriétaire.

Henri épouse Françoise Gaudelet d'Armenonville, en 1836. Elle est veuve d'Auguste de Rambaud, fille de nobles d'origines bourguignonnes et béarnaises. Elle a deux enfants Ernestine et Ernest de Rambaud que la famille d'Allonville va élever. Ils héritent à leur mort de leurs biens.

Amédée d'Allonville et Françoise Gaudelet d'Armenonville vivent ensemble dans l'hôtel particulier familial, 9, boulevard de la Reine, à Paris et au château de La Hauteville.

La fortune d'Amédée d'Allonville du fait de l'entretien des trois logements et de nombreux domestiques s'amenuise. Il meurt le 6 septembre 1885. Les Rambaud héritent de ses biens.

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Françoise Gaudelet d'Armenonville-de Rambaud, puis d'Allonville (source : La Lettre de la Miniature).

Sa jeunesse Modifier

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Gaspard Gédéon Pétau, seigneur de Maulette.

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Le château des comtes d'Allonville, puis des Rambaud, La Hauteville.

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Paire de pistolets de Gardes du Corps du Roi, modèle 1814.

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Infanterie de la Garde royale, durant la Révolution de juillet 1830.

Amédée d'Allonville de Réclainville est né le jeudy 23 Messidor An XII (12 juillet 1804) au château de ses grands-parents Tocquiny de Villarseaux, Bel-Air, à Montfort-l'Amaury. Il est déclaré à la mairie par son père, Armand Henry d'Allonville, ancien officier au régiment de la Martinique, domicilié à la Hauteville[5], mais aussi son grand-père et son grand-oncle.

Son grand-père est Guy Paul de Tocquigny de Villarceaux, chevalier, Trésorier de France [6] et Grand Voyer en la Généralité de Paris. Son grand-oncle est le député de la noblesse, en 1789, François Petau de Maulette.

Amédée d'Allonville est le descendant de l’une des plus anciennes familles de la noblesse française, la Maison d'Allonville[7]. Elle qui tire son nom de la terre de Dallonville en Beauce, à deux lieues de Chartres. Sa filiation remonte avant Payen d'Allonville, vivant vers 1120.

Saint-Cyrien (promotion 1820-1822), Amédée d'Allonville de Réclainville est sous-lieutenant le 1er régiment d'infanterie de ligne en octobre 1822[8]. Il est nommé sous-lieutenant dans le 1er régiment d'infanterie de la Garde royale, depuis le 27 mai 1828[9].

Les régiments de la Garde sont des régiments d'élite avec les avantages que cela comporte : meilleurs soldes, meilleurs hébergements, meilleurs chevaux et surtout de plus beaux uniformes que ceux de la ligne. L'habit est bleu de roi, les boutons blancs portant les armes de France, les pantalons blancs, les parements et retroussis cramoisis. Les armes sont plus belles[10]. Amédée d'Allonville est caserné à Paris. L'infanterie de la Garde se compose de huit régiments, soit un total de 18.200 hommes dont 7.200 officiers.

Le 1er régiment d'infanterie de la Garde royale est à Paris durant la Révolution de juillet 1830. Les quelques régiments de la garde sont seuls face à de nombreux émeutiers, car l'armée ne se bat pas.

Après la Révolution de juillet 1830 et l'expulsion de la branche aînée des Bourbons, le principe d'une garde privilégiée s'avère incompatible avec les idées libérales qui ont élevé les barricades. Aussi une Ordonnance du 11 août 1830 s'empresse de dissoudre la Maison militaire et la Garde royale de Charles X.

Comme beaucoup de légitimistes riches Amédée d'Allonville quitte l'armée. Il élève les deux enfants de sa femme, Ernestine et Ernest de Rambaud. Amédée d'Allonville et Françoise Gaudelet d'Armenonville vivent l'été, au château de La Hauteville. L’hiver, ils demeurent Faubourg Saint Germain à Paris ou dans leur hôtel particulier de Versailles.

Après son mariage (1834) Modifier

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Son épouse Modifier

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Son épouse, Françoise Gaudelet d'Armenonville.

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Françoise est élevée en partie au château de La Bourdaisière, reconstruit par son grand-père, Joseph Dubernad.

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Louis XVIII et au premier plan Auguste de Rambaud, premier mari de sa femme, en uniforme de Commissaire des Guerres.

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Son beau-fils, Ernest de Rambaud, à la bataille de Balaklava. Ce polytechnicien est aide de camp du Général d'Allonville, un cousin d'Amédée.

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Ernestine de Rambaud, sœur d'Ernest de Rambaud est l'ancêtre des Gaillard de Saint Germain. Sur ce portrait elle a plus de 70 ans. Sa mère la confie souvent à sa grand-mère Agathe de Rambaud.

Amédée d'Allonville, du fait d'héritages importants devient un rentier, un propriétaire, comme on dit à cette époque pour désigner les jeunes oisifs.

Sa future femme, Françoise Gaudelet d'Armenonville, figure dans le Dictionnaire des femmes libraires en France, 1470-1870 (2003)[11]. Elle est libraire le 23 octobre 1827 et remplace Louise, Elisa Rémy, épouse Barré. Son adresse est au 25, rue Saint-Dominique. C'est dans cette rue qu'Honoré de Balzac situe les plus beaux hôtels particuliers de la Comédie humaine. Elle demeure à Fontenay-aux-Roses chez sa cousine, la Princesse de Chimay.

Françoise Gaudelet d'Armenonville doit connaître le comte d'Allonville depuis longtemps[12]. En effet, elle est présente au mariage du capitaine Frédéric François Le Pippre avec Elisabeth Augustine Groult Desrivières, sa cousine germaine, le 28 août 1820 à Hanche. Les d’Allonville y sont également présents. Ils sont cousins avec son oncle le général-comte Louis Groult des Rivières par les Petau et originaires de Montfort-l’Amaury.

Henri épouse Françoise Gaudelet d'Armenonville, le 18 novembre 1834, à Paris (Saint Germain-les Prés, 6e arrondissement de Paris). Elle est veuve d'Auguste de Rambaud, décédé en 1834, à Mexico et a deux enfants Ernestine et Ernest de Rambaud que la famille d'Allonville va élever. Ils héritent à leur mort de leurs biens.

Françoise Gaudelet d'Armenonville est née à Morlaix, rue Longue-section de la Roche, la rue des riches négociants et armateurs. Les témoins à sa naissance sont son oncle Gouin et son frère Henri-Jacques-Marie Goüin-Moisant négociant, maire de la ville de Tours en 1795, vice-Président de la Chambre de Commerce de Paris, chevalier de la Légion d'Honneur, et député de l'Indre-et-Loire de 1815 à 1822.

Françoise Gaudelet d'Armenonville est élevée à Morlaix, à Paris et à Meaux. Elle vit jusqu'à l'âge de deux ans avec sa mère au château de La Bourdaisière.

Son épouse est la fille d'un ancien émigré, devenu très anti-bonapartiste quand l'empereur nationalise sa manufacture des tabacs de Morlaix. La faillite de sa banque, dont parle l'empereur et qui selon Cambacérés a été la première d'une longue bien trop longue liste, achève d'en faire un ennemi de l'usurpateur. Au retour de Louis XVIII il est un royaliste actif. Il devient Inspecteur général de tous les services, près des troupes alliées (anglaises), pour le département de la Seine, puis celui du Nord, en 1815.

Le grand-père paternel de Françoise Gaudelet d'Armenonville est Jean-Baptiste III Gaudelet, sieur d’Armenonville, dernier Trésorier de la Marine de Louis XVI ruiné par la Révolution. Son oncle est le général-comte Louis Groult des Rivières, commandant les Suisses du comte d'Artois avant 1789, veuf de la fille unique du maréchal Philippe Charles de La Fare, nièce du cardinal-duc Etienne Joseph de La Fare, l'ennemi des jansénistes.

Sa tante, Marie Pauline Behic est la petite-nièce du premier évêque constitutionnel Louis-Alexandre Expilly de La Poipe, la belle-sœur du frère du général Moreau (1763 - 1813), le député et préfet Joseph Moreau. Elle est également la belle-sœur du vice-amiral Jacques Bergeret (1771 - 1857) et la tante de deux contre-amiraux.

Côté maternel, la famille de Françoise Gaudelet d'Armenonville est plus modérée au niveau des idées et des actes. Son grand-père, Joseph Dubernad est un financier, mais aussi un révolutionnaire. Cependant presque tous ses ancêtres maternels, les du Bernad (de La Plume, Gascogne), les Lannux de La Chaume (de La Plume et avant du Béarn) ou les Saulnier de Cugnon (Lorraine et Luxembourg) appartiennent à des familles nobles très anciennes. Ils sont négociants avec l'outre-mer, ce qui leur permet de ne pas déroger. Mais ils se soucient plus de leurs affaires que de leur noblesse. La plupart sont consuls d'autres royaumes avant 89, puis de l'Empire.

Les Dubernad sont aussi des descendants de Jean de Fourcade, bourgeois de Bayonne. Ils sont donc parents avec un grand nombre de personnes célèbres. Tous ses descendants gardent des liens pendant des générations et sont presque tous soit des hommes d’affaires, soit des diplomates, parfois les deux. Une grande partie d’entre eux vivent en Espagne et sont merveilleusement bien intégrés à une frange de l’aristocratie espagnole libérale. Les Dubernad sont des parents proches à la fois des Cabarrus, mais aussi des Lesseps, de la future impératrice Eugénie de Montijo. Sa cousine, Thérésa Cabarrus, est la fille de François Cabarrus, ministre espagnol, ami de Goya. Divorcée de Tallien, maîtresse de Barras, elle est devenue par son mariage princesse de Chimay. Françoise Gaudelet d'Armenonville demeure un temps dans le château de Fontenay-aux-Roses appartenant à son illustre cousine.

Sur le portrait de Blaise, on peut noter que Françoise Gaudelet d'Armenonville est à cette époque une très jolie jeune fille. Elle est aussi quelqu'un de très cultivé, un temps femme libraire.

Versailles, Paris, château de la Haute-Ville Modifier

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Blason des d'Allonville.

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Hotel d'Allonville à Versailles.

Amédée d'Allonville et Françoise Gaudelet d'Armenonville vivent avec les enfants du précédent mariage, l'été, au château de La Hauteville. Cette jolie bâtisse, en bordure de la forêt de Rambouillet, est entourée de 150 hectares de terres, auxquelles s'ajoutent de nombreux bois. La famille possède aussi 40 hectares de terres, devant la gare de Montfort-l'Amaury.

Saint-Allais précise dans son tome II que :

Cette branche des d'Allonville existe encore en 1873 et vit au château de la Haute-Ville (canton de Houdan)[13].

L’hiver, ils demeurent dans le Faubourg Saint Germain ou dans leur hôtel particulier de Versailles.

Amédée peut vivre en rentier, car sa mère est d'une famille de financiers, dont le fermier général François Baudon d'Issoncourt, qui vend sa charge à Lavoisier.

Amédée est dit propriétaire en 1844.

Depuis son départ et grâce à sa belle-mère, sa femme touche une partie de sa demi-solde et une pension de 600 francs du roi. Cette pension sera maintenue par Louis Philippe en exécution de la loi du 23 décembre 1831[14].

Françoise Gaudelet d'Armenonville confie sa fille à sa belle-mère, Agathe de Rambaud et envoie son fils, Ernest de Rambaud, dans des pensionnats.

Selon le recensement de 1836, Henry Amédée D'Allonville est propriétaire à la Hauteville, il a 31 ans et il est veuf. Comme sa femme figure toutefois à la fin du document. Il s'agit d'une erreur.

La fin de leurs vies Modifier

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Françoise Gaudelet d'Armenonville décède le 30 mars 1877.

Amédée d'Allonville est dit propriétaire en 1844. Il constitue une dot de 62.500 francs pour sa belle fille, Ernestine de Rambaud. Mais il n’est pas présent au mariage. Lui et sa femme sont des anti-naundorfistes toujours prêts à critiquer Agathe de Rambaud et le fiancé est naundorfiste et roturier.

Selon le recensement de 1846, Henry Amédée D'Allonville est propriétaire à la Hauteville, il a 44 ans et il est veuf. Sa femme Thérèse Gaudelet figure sur le recensement et a 45 ans.

En 1856, Amédée, dit André, d'après le recensement vit avec sa femme, son père Henry (84 ans), rentier, et deux domestiques, Victoire Doucet (42 ans) et Alexis Lelaidier (14 ans). Comme nous pouvons le voir, ils font des erreurs au niveau des prénoms. Alexis est un fils de paysans de la commune. Charles d'Allonville ne vit pas avec eux. Il a 81 ans et est rentier.

En 1866, le foyer est composé du père, Henri Armand d'Allonville qui a 94 ans, de sa vieille domestique, Victoire Doucet (60 ans), d'Henri Amédée (63 ans), de sa femme Thérèse Gaudelet (66 ans), et de leur domestique Alexandrine Le Trou Blanc (25 ans).

La fortune d'Amédée d'Allonville du fait de l'entretien de trois logements et de nombreux domestiques s'amenuise. Il meurt le 6 septembre 1885, au 9, rue Neuve Notre Dame à Versailles, un petit immeuble comme il y en a tant à Versailles. Sa femme y est morte avant lui le 30 mars 1877[15]. Les derniers d’Allonville et les Tocqui(g)ny de Villarceaux sont âgés ou malades et n’ont plus de descendance. Les Rambaud héritent d'eux.

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. Bulletin et mémoires ..., Volume 109‎ - Page 146, Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine - 2005.
  2. Le Petit Versaillais (10 mars 1899).
  3. Œuvres de Lavoisier: correspondance, Volume 4, Ministère de l'éducation nationale, Antoine Laurent Lavoisier, Rédacteur René Fric, Belin, 1955, p.188.
  4. Almanach royal, Testu et cie, 1829, p.594.
  5. Armorial général d'Hozier: ou, Registre de la noblesse de France, Louis Pierre d'Hozier, Ambroise Hozier (Louis Marie d'.), Abraham Charles Augustin Hozier (comte d'.), L'Écureux, 1854.
  6. Bulletin de la Société de l'histoire de Paris et de l’île-de-France, H. Champion, 1973, vol. 97-102, p.210.
  7. Le Petit Versaillais (10 mars 1899).
  8. Œuvres de Lavoisier: correspondance, Volume 4, Ministère de l'éducation nationale, Antoine Laurent Lavoisier, Rédacteur René Fric, Belin, 1955, p.188.
  9. Almanach royal, Testu et cie, 1829, p.594.
  10. Gazette des uniformes, n° 99, décembre 1986, Alain de Jenlis, Un défi à l'Europe victorieuse.
  11. Dictionnaire des femmes libraires en France, 1470-1870, Ecole pratique des hautes études. Section 4, Sciences historiques et philologiques, Volume 26 de Histoire et civilisation du livre, Roméo Arbour, Droz, 2003, p.446.
  12. Bulletin et mémoires ..., Volume 109‎ - Page 146, Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine - 2005.
  13. Nobiliaire universel de France, ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume. Tome second / par M. de Saint-Allais ; avec le concours de MM. de Courcelles, l'abbé de l'Espines, de Saint-Pons.
  14. Liste imprimée, Paris, imprimerie royale 1833, Bibliothèque Nationale, cote LF 158 53.
  15. Bulletin et mémoires ..., Volume 109‎ - Page 146, Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine - 2005.

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