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Chevalier de Charles d'Anjou.

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Les Mottet à Arles.

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Bataille de Bénévent, en 1266.

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Bataille de Tagliacozzo, en 1268.

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Reconstitution du château de Sant Aniceto.

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Le château de Sant Aniceto dont Motet est le châtelain, en 1278/1279.

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Les Vêpres siciliennes (1282).

Adam Motet, Ade Moret[1] est né vers 1225/1330 certainement à Arles et est mort le 31 mars 1282 assassiné lors des Vêpres siciliennes.

Adam Motet appartient à la famille Mottet. Il n'est pas consul d'Arles, pas non plus un membre des ordres militaires, comme Raymond Motet ou Galiot Mottet ou Moutet. On ne connaît pas grand chose de sa biographie avant qu'il soit châtelain du château de Sant'Aniceto. Il semble être le fils de Poncius Motetus (ca 1200-1270), consul d'Arles en 1245[2]. Il est peut-être le frère du gentilhomme troubadour d'Arles,Jacme Motet, ou Mote, ou Mota ou bien encore Moter, d'Arles (ca 1225-1300), et d'un au autre consul d'Arles, Bertrand Motetus (ca 1230-après 1264).

Charles d'Anjou (1226-1285) soumet et s'allie à Arles et Avignon (1251), Tarascon (1256) et Marseille (1257). Il reçoit du prince d'Orange, Raymond des Baux les droits pour être régent du royaume d'Arles. Ce comte de Provence et de Forcalquier soumet en 1562 définitivement la Provence. Grâce aux futures recettes de ces impôts et taxes en Provence Charles va financer ses campagnes militaires.

Le 15 mai 1265, une grande partie de la noblesse arlésienne s'embarque à Marseille. Le 6 janvier 1266, toute l'armée de Charles d'Anjou (1226-1285) est à Rome. Il se lance à la conquête du royaume de Sicile Naples grâce au soutien de la noblesse provençale au sein de laquelle figure :

  • Adam Motet,
  • Johannes et Radulfus de Mota, hommes d'armes en 1275 ;
  • Rogerius de Mota, écuyer dans les troupes royales en 1278 ;
  • Rostandus de La Mota, chevalier dans les troupes royales en 1272 ;
  • Guillelmus de Mota Engalire, écuyer dans les troupes royales en 1279 ;
  • Andri Mote, écuyer, châtelain de place forte en 1278-1280[3].
  • la famille des Porcellets, bientôt parente des Motet, notamment Guillaume III des Porcellets, châtelain de Licata et de Pozzuoli, puis seigneur de Calatafimi et de Calatamauro[4].

Ainsi, la noblesse arlésienne se transforme et va désormais rechercher les honneurs, rentes et carrières auprès du comte. Arles et la Provence vont alors perdre progressivement le rôle central qu'ils ont jusqu'alors dans les affaires comtales désormais accaparées par l'Italie.

Charles d'Anjou (1226-1285) réussit à s'emparer du royaume de Naples en battant Manfred, lors de la bataille de Bénévent, en 1266.

La bataille de Tagliacozzo oppose, en 1268, les prétendants au royaume de Sicile; Charles d'Anjou et Conrad de Hohenstaufen. En dépit de son infériorité numérique, Charles remporte la victoire. La capture et l'exécution de Conradin mettent fin à la lignée des Hohenstaufen. La bataille permet à Charles de conserver définitivement le royaume.

Charles d'Anjou prend donc possession des deux parties (insulaire et péninsulaire) du royaume de Sicile. Dans une lettre à Adamo Motet, du 11 mars 1268, écrite à Lucques, Charles d'Anjou (1226-1285), lui confie une forteresse royale. Le coût de cette garnison doit être financé par des revenus ecclésiastiques[5].

Adam est châtelain. Il fait partie de ces Français chargés comme châtelains ou concierges de la garde des châteaux-fots ou des palais royaux. Le titre de châtelain est porté par les commandants de places fortes ; celui de concierge (dans les actes latins, conciergius ou custos), par les personnages préposés aux palais royaux. Les émoluments de ces officiers varient suivant qu'ils sont chevaliers ou écuyers, et qu'ils possèdent ou non des terres dans le royaume de Sicile. Ils sont tous placés sous la surveillance d'espèces d'intendants appelés pourvoyeur des châteaux (dans les actes latins, provisor castrorum), qui vérifient l'effectif des garnisons ou le nombre des gardiens inférieurs, et réglent en conséquence le total des soldes à payer[6].

Adam Motet est châtelain du château de Sant Aniceto, escuier, qui n'a point de terre. Il a sous ses ordres un chapelain et neuf serjanz[7]. Selon Santo Niceto nella Calabria medievale: storia, architettura, tecniche edilizie, de Francesca Martorano il est châtelain du château de Sant Aniceto en 1278/1279, donc en 1268 Charles d'Anjou (1226-1285), lui confie une autre forteresse royale.

Charles d'Anjou (1226-1285) rend son gouvernement si odieux aux Siciliens que ceux-ci, guidés par Jean de Procida, conspirent contre lui. En 1282, tous les Français qui se trouvaient dans Palerme sont massacrés le lundi de Pâques, à l'heure des vêpres, d'où le nom de Vêpres siciliennes donné à cette révolte. Adam Motet est certainement assassiné comme tous les autres Français.



Descendance d'Halduin Motetus Modifier

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Blason Mottet médiéval (Dauphiné-Provence)

A Faucon il existe encore en 1783 un oratoire où Jean de Matha ou Mota (1160-1213) prie. Il s'appelle l'oratoire de saint Michel, à cause que l'ancêtre des Motet/Mota qui pour nom Michel[8].


Michel


Halduin Motetus (ca 1030-après 1060)






NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. Castelli, chiese, abbazie nel giustizierato di Calabria, Domenico Angilletta, Città Calabria edizioni, 2006, p.570.
  2. Mémoires historiques et critiques, sur l'ancienne république d'Arles, Louis Mathieu Anibert, François Seguin, A. Raspal, 1781, p.255.
  3. Les archives angevines de Naples: étude sur les registres du roi Charles Ier ... (1887), Paul Durrieu, Volume: no. 51, E. Thorin 1887.
  4. Martin Aurell - Actes de la famille Porcelet. 972-1320 - Comité des travaux historiques et scientifiques, 2000, collection Document inédits Histoire, numéro 27.
  5. Actes et lettres de Charles Ier, roi de Sicile, concernant..., Naples (Kingdom) Sovereigns (1266-1285 (Carlo I)), 1926, p.19.
  6. LES FRANCAIS DANS LE ROYAUME DE SICILE
  7. I registri della Cancelleria angioina, Volume 23 Testi e documenti di storia napoletana, I registri della Cancelleria angioina : ricostruiti da Ricardo Filangieri con la collaborazione degli archivisti napolentani, L'Accademia Pontaniana, 1971, p.333.
  8. Histoire Géographique, Naturelle, Écclésiastique Et Civile Du Diocese D'Embrun, Volume 1, 1783, p.383.
  9. Procès-verbaux des preuves des chevaliers

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